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Nouvelles

Trois questions à Gaston Eguédji, promoteur du FITMHAND:«J’ai ciblé les personnes handicapées parce qu’elles ont vraiment du talent»

Le Festival international de théâtre et de musique pour personnes handicapées (FITMHAND), créé depuis 2010 est un évènement culturel majeur qui offre l’opportunité aux personnes dotées de talents artistiques mais souffrant de handicap de se mettre en évidence. L’évènement a fait du chemin depuis cinq ans et son bilan n’est pas moins prometteur, estime son initiateur Gaston Eguédji, qui en fait ici un bref bilan.

La Nation : Depuis 2010, vous avez initié le FITMHAND. Pourquoi un festival dédié aux personnes handicapées ?

Gaston Eguédji : J’ai ciblé les personnes handicapées parce que j’ai constaté qu’elles ont vraiment du talent. Mais à cause de leur handicap, elles ne parviennent pas à s’extérioriser. Il faut donc quelqu’un pour les sortir de leur isolement. C’est ce que j’ai compris en initiant ce festival étant donné qu’après les sondages que j’ai personnellement faits dans les écoles et dans certains centres, j’ai pu me rendre compte que les personnes handicapées sont très douées en matière d’art. Le FITMHAND est donc initié pour les encourager afin qu’ils puissent exprimer leurs talents et se faire valoir sur le plan artistique. Le but aussi est de montrer aux autres que nous sommes tous des handicapés ambulants et que porter un handicap n’est pas une fin en soi.
Vous pouvez donner la parole aux personnes handicapées qui participent au festival pour vous expliquer un peu ce qu’elles tirent comme avantages. Je voudrais également profiter de cette occasion pour inviter nos gouvernants à commencer par prévoir dans nos salles de spectacles, des passages pour personnes handicapées. C’est ce message que nous essaierons de passer aux ministères de la jeunesse, des sports, de la famille et de la culture. Revenons à ce qu’ils gagnent dans le festival. Pour moi, ils doivent avoir un cachet. Un cachet consistant de toutes les façons. Je ne veux pas vous dévoiler le contenu de ce cachet. Mais ce que je puis vous dire, c’est qu’ils ne sont jamais mécontents de ce que je leur donne. L’autre chose, c’est qu’ils sont complètement pris en charge pendant le festival. Je veux parler de la restauration, de l’hébergement, du déplacement. Je le fais ainsi parce que vu les talents que j’ai découverts en eux, je me dis qu’ils sont les futurs ambassadeurs de la musique béninoise. Ils en ont les potentialités. Le cas du couple malien, Amadou et Myriam est bien édifiant d’ailleurs. Les deux sont handicapés et pourtant, ils font la fierté de leur pays à travers le monde entier. C’est ce que je veux pour nos artistes handicapés.

Quel bilan faites-vous de la dernière édition du festival organisé à Lokossa ?

Je dirai que je suis vraiment satisfait du bilan que nous avons réalisé avec ce festival. Je le dis parce que déjà, chaque année, les personnes handicapées m’appellent et me bousculent pour participer à l’événement. Je constate donc par-là qu’ils se préparent à cela parce que ça leur permet inévitablement de s’épanouir. L’autre chose aussi, c’est que j’ai remarqué qu’ils créent, chaque année, pour prendre part à ce festival. Il y a aussi bien les artistes chanteurs-compositeurs que les acteurs du théâtre qui sont handicapés. Parfois, ils m’invitent même à voir leurs nouvelles créations qu’ils envisagent présenter à l’événement. On sent donc qu’ils sont très enthousiastes par rapport à ce festival, le seul qui, jusqu’à ce jour, leur est consacré. En gros, je dirai donc qu’il y a une sorte d’engouement qui anime les personnes handicapées autour de ce festival. Et ça, pour moi, c’est une grande source de satisfaction. Je crois qu’il y en a quatre qui ont déjà sorti leur album. Je peux citer Ottis Newton, Roger Tchaou sans oublier Ras Ibaré qui se bat….
La prochaine édition du festival aura lieu les 3, 4 et 5 décembre 2015 mais le lieu, nous ne l’avons pas encore déterminé. Nous connaissons néanmoins la date pour pouvoir lancer les appels à candidature.

Vous êtes également l’initiateur du FESTOM. Est-ce toujours pour les personnes handicapées ?

FESTOM, c’est le Festival Top Musique. Je l’ai initié parce que quand j’allume les chaînes de télévision nationale, je constate, tout en étant pas professionnel de la musique, que les gens chantent mal. J’ai réfléchi et l’idée m’est venue de créer ce festival afin que les artistes puissent d’abord montrer au public leurs produits avant de les envoyer en studio. J’ai alors décidé de parcourir les départements pour y dénicher les top des top afin de les montrer en exemple. On a alors fait le premier essai à Lokossa en ne prenant rien que les musiciens du coin. FESTOM est aussi itinérant et passera dans chaque département. Pour le premier essai qu’on a fait à Lokossa, il y avait eu du grand monde. Les spectateurs ont apprécié l’idée. Ce qui m’a encouragé à continuer avec la 2e édition qui se tiendra cette année.

Culture 27 janv. 2015


Meilleur accès des populations à l’électricité:Plus de 38 milliards F CFA de financement accordés au Bénin

La France, l'Union européenne et la Banque européenne d'investissement s’engagent pour un meilleur accès des populations béninoises à l’électricité. Elles ont procédé avec le Bénin, vendredi 23 janvier dernier au ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, à la signature de deux conventions de financement pour un montant global de 58 millions d’euros, soit plus de 38 milliards de F CFA relatives au projet de modernisation des réseaux de la SBEE et à l’électrification du département de l’Atlantique.

Le déficit en énergie électrique auquel le Bénin est confronté depuis plusieurs années, le contraint à une grande dépendance vis-à-vis des pays de la sous-région. A cela, il faudra ajouter le faible taux d’accès à l’électricité caractérisé par l’incapacité du pays à satisfaire la demande sans cesse croissante de ses populations. Ce qui porte atteinte à sa croissance et annihile par la même occasion ses efforts dans le cadre de la mise en œuvre de sa Stratégie de Croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) et de sa politique énergétique. Du coup, s’observe un déséquilibre croissant entre le développement rapide des zones urbaines et la situation socio-économique des zones rurales.
D’où l’importance du projet de modernisation des réseaux de la SBEE et d'électrification du département de l'Atlantique, pour un meilleur accès à l’électricité dont les conventions de financement ont été signées, vendredi 23 janvier dernier à Cotonou. C’est l’ambassadrice de France près le Bénin, Aline Kuster-Menager, et la directrice de l’Agence Française de Développement (AFD) au Bénin, Catherine Bonnaud, qui les ont signées respectivement au nom de la France et de l'Union Européenne aux côtés du ministre de l'Economie, des Finances et des programmes de Dénationalisation, Komi Koutché, et de l’ambassadeur, chef de délégation de l'Union Européenne, Josep Coll.

Un appui conséquent

Le montant global des deux conventions de financement est de 58 millions d’euros, soit plus de 38 milliards de F CFA. En somme, environ 55 000 nouveaux ménages et 81 nouvelles localités rurales de l’Atlantique, dont une lacustre, auront ainsi accès à l’électricité, soit au total 450 000 bénéficiaires.
« Prenant la forme d’un prêt concessionnel de 20 millions d’euros, la contribution de l’Agence française de Développement s’assortit d’une subvention de l’Union Européenne de 20 millions d’euros pour le compte du Fonds fiduciaire Union Européenne-Afrique pour les infrastructures, volet "Sustainable Energy For All". A ces 40 millions d’euros, soit environ 26,3 milliards de F CFA, s’ajoute également la contribution de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui, sous la forme d’un prêt concessionnel, s’élève à 18 millions d’euros », a précisé l’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster-Menager. «Dans le prolongement des objectifs d’intervention de l’aide française au Bénin, tels que définis dans le Document cadre de partenariat (DCP), le renforcement des infrastructures d’accès à l’énergie s’inscrit aussi, plus largement, en faveur d’un développement durable », poursuit-elle. « Nous espérons que le plan directeur de l’électricité en cours de finalisation constituera le document de planification de référence qui fondera et orientera toutes les actions dans le secteur et permettra à la France de poursuivre son engagement dans le secteur de l’électricité en complémentarité des autres bailleurs», a laissé entendre Aline Kuster-Menager.

Amélioration de la qualité

Tout en appuyant la politique énergétique du pays grâce à l’amélioration des moyens de distribution de l’énergie électrique et la promotion de l’électrification rurale, le projet permettra l’amélioration de la disponibilité et de la qualité de l’électricité pour les abonnés de la SBEE à travers une meilleure fiabilité du réseau. Il suscitera aussi l’augmentation de l’accès à l’énergie électrique dans le département de l’Atlantique, puis contribuera au redressement financier de la SBEE, par la réduction des pertes techniques et commerciales, suscitant un développement à court, moyen et long termes de ladite société.
L'Union Européenne, a précisé son ambassadeur et chef de délégation au Bénin, Josep Coll, considère ce projet comme une matérialisation concrète de sa vision en terme de développement et de coopération telle que portée par l'Agenda pour le Changement, qui fait la promotion des instruments financiers innovants tels que le mixage, c’est-à-dire une combinaison de subventions et de prêts concessionnels, dans des secteurs productifs prioritaires tels que l'énergie. Il a expliqué que ce montage limite le niveau d'endettement des pays bénéficiaires, mettant en avant les aspects sociaux du projet grâce à la partie "en dons", en l'occurrence la composante d'électrification rurale. Ce projet, a-t-il confié, est l'un des tous premiers en Afrique à bénéficier de la nouvelle fenêtre créée par l'Union Européenne sur le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures afin de soutenir l'initiative des Nations Unies communément appelée en anglais "Sustainable Energy for All".
Le ministre Komi Koutché a rassuré les partenaires techniques et financiers de la mise en œuvre du projet, en tenant compte du cadre règlementaire indiqué en la matière.
L’apport de la SBEE et des futurs abonnés représente 7,4 millions d’euros, portant ainsi le montant total du projet à 65,4 millions d’euros.

Actualités 25 janv. 2015


Mécanisme africain d’Evaluation par les pairs (MAEP):Le rapport d’étape 2013 enrichi et validé

En prélude au prochain forum du Mécanisme africain d’Evaluation par les pairs (MAEP) auquel le chef de l’Etat prendra part à Addis-Abeba, la Commission nationale de Gouvernance du Mécanisme africain d’Evaluation par les pairs (CNG-MAEP) a procédé à la validation du rapport d’étape 2013 du plan d’action du Bénin. C’est à la faveur d’un atelier tenu, vendredi 23 janvier dernier à Cotonou, sous la présidence de Gilbert Médjè.

Les structures nationales impliquées dans le Mécanisme africain d’Evaluation par les pairs(MAEP) ont enrichi de leurs observations le rapport d’étape du Plan national d’actions du Bénin sur l’état de la gouvernance au titre de 2103 à eux soumis par la Commission nationale de Gouvernance du MAEP.
Mais avant les travaux proprement dits, Gilbert Médjè, président de ladite commission, a fourni quelques précisions sur le processus d’élaboration du rapport. Selon lui, la validation nationale du Plan d’actions 2013, comme les précédentes, est le couronnement d’un long processus enclenché depuis le niveau local jusqu’au sommet. Il s’agit d’un processus d’élaboration fondé sur les principes de large participation et d’inclusivité si chers au MAEP. L’élaboration du rapport se fait chaque année dans tous les pays de l’Union Africaine sur la base de questionnaires pays. Ces questionnaires qui, a-t-il soutenu, sont adaptés aux réalités de chaque pays, constituent de véritables outils de rapportage et permettent de recueillir depuis la base les vraies préoccupations des populations.
De façon globale, ces informations sont relatives à l’état de la gouvernance dans le pays au titre de l’année 2013. Elles couvrent les quatre domaines que sont la démocratie et la gouvernance politique, la gouvernance et la gestion économique, la gouvernance d’entreprise et le développement socio-économique. En ce qui concerne leur utilité, le président de la CNG-MAEP a indiqué que le PNA vise à recenser les domaines de la gouvernance qui nécessitent des améliorations. Il vise aussi à mobiliser les efforts au niveau national en vue d’introduire les changements nécessaires pour renforcer l’état de la gouvernance et du développement socio-économique. Mieux, c’est ce rapport validé qui sera présenté par le président de la République au forum du MAEP à Addis-Abeba très prochainement. A cette occasion, il rendra compte à ses pairs de l’état de la gouvernance au Bénin au titre de l’année 2013. Aussi, a-t-il attiré l’attention des participants sur l’importance de leur mission au cours des travaux avant de les inviter à faire des observations pertinentes pour améliorer l’ensemble de la perception de la gouvernance au Bénin

Actualités 25 janv. 2015


Alimentation en eau dans la ville de Cotonou et ses agglomérations:Des infrastructures de fourniture d’eau inaugurées

Le président de la République a procédé, samedi 24 janvier dernier, à l’inauguration des infrastructures construites dans le cadre du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et de ses agglomérations. Le Bénin tutoie désormais une cible importante des OMD.

Le Bénin vient de frapper un grand coup dans l’atteinte des OMD en matière d’accès des populations en eau potable. Les infrastructures de la deuxième phase du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et ses agglomérations sont désormais opérationnelles, permettant à plus de 2 millions de Béninois de bénéficier de l’eau propre à la consommation. En particulier, les populations de Cotonou, d’Abomey-Calavi et de Sèmè-Podji! Ces infrastructures, indique David Babalola, directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB), permettent d’augmenter de 52 000 m3 par jour la capacité d’approvisionnement, soit 52 millions litres d’eau par jour. La construction et l’équipement de 16 nouveaux forages à Houèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi fait désormais porter la capacité de production d’eau brute de 66 000 m3 à 118 000 m3 par jour, soit une augmentation de près de 80%. «Avec cette production, nous disposerons encore d’une réserve suffisante de 8300m3/jour soit 8 300 000 litres jusqu’en 2020. Et sur une hypothèse de consommation spécifique de 50 litres par jour et par habitant, la capacité installée permet de couvrir les besoins de 2.300.000 personnes, d’améliorer les conditions d’exploitation par la mise en place d’un système de télégestion des équipements», affirme-t-il. Le coût global du projet est de 27 milliards de francs CFA, financé par un pool de partenaires, à savoir les Pays-Bas, le Fonds allemand de développement (KFW), l’Union Européenne et la Banque européenne d’investissement. La SONEB y a contribué pour 3 milliards F CFA. Outre, la construction de nouveaux forages, les travaux ont consisté en la fourniture et la pose de 26 km de conduites de refoulement, la réhabilitation et l’extension des stations de traitement d’eau de Godomey et de Vêdoko, la mise en place d’un système de télégestion des installations, la fourniture et la pose de 107 km de conduite de distribution en PVC, la construction d’un château d’eau de 1750 m3 à Cococodji, la réhabilitation des châteaux d’eau existants à Maro-militaire, Vêdoko, Akpakpa et Porto-Novo.

Des avancées significatives !

David Babalola constate du coup que des avancées significatives ont été enregistrées en matière d’adduction d’eau en milieu urbain et péri-urbain. Il en veut pour preuve les travaux de renforcement et d’extension des systèmes d’alimentation en eau potable réalisés dans les villes de Pobè, Adja-Ouèrè, Comé, Grand Popo, Malanville, Kétou, Bantè, Porto-Novo, Natitingou, Djougou, Tchaourou, Tanguiéta, Nikki, Bembèrèkè, Banikoara, Savè, Dassa-Zoumé et Glazoué.
Barthélémy Kassa, ministre en charge de l’Energie et de l’Eau annonce que le gouvernement, dans le but de faciliter l’accès des ménages aux adductions d’eau, a lancé la première phase de réalisation de 10 000 branchements sociaux à coût réduit dans tous les départements. Le coût du branchement particulier ordinaire d’eau est passé de 105 000 F CFA à un coût forfaitaire de 50.000 F CFA.
«Avec ce projet, le compte est en train d’être bon en matière d’Objectifs du Millénaire pour le développement», se réjouit le président de la République. Boni Yayi estime que ces infrastructures feront désormais passer le taux de desserte en eau potable dans les milieux urbains à 82% en 2015, dépassant largement le taux des OMD fixé à 75%. En milieu rural, il devra passer à 67,3% cette année, grâce notamment au projet de construction de 100 forages financé par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). «Une troisième phase du projet est lancée. L’étude est actuellement en cours au niveau de la Banque européenne d’investissement pour un coût de 25 milliards F CFA», informe le chef de l’Etat qui soutient que le Bénin travaille et doit continuer de travailler pour mériter la confiance de ses partenaires.

Société 25 janv. 2015


Présentation de vœux au ministère de l’Evaluation des politiques publiques:Sous le signe de l’engagement pour l’accomplissement des diverses missions

Le ministre de l’Evaluation des politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social, Antonin Dossou et son personnel ont sacrifié à la tradition d'échanges de voeux, vendredi 23 janvier dernier. La cérémonie qui s’est déroulée à Cotonou, a enregistré la participation de plusieurs représentants résidents des organisations et institutions internationales et d’invités.

Au nom du personnel, la secrétaire générale du ministère de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social, Alvine Chaudanson, a présenté au ministre Antonin Dossou, à sa famille et à tous ceux qui comptent pour lui, les meilleurs vœux de santé, de prospérité et de bonheur.

Elle a profité de l’occasion pour jeter un regard rétrospectif sur les activités menées au cours de l’année qui s’est achevée, mais aussi pour prendre de nouveaux engagements au titre de celle qui commence.
On peut retenir à ce sujet que les efforts tant individuels que collectifs consentis s’illustrent à travers les résultats satisfaisants obtenus dans la mise en œuvre des actions ayant en ligne de mire l’institutionnalisation et le renforcement de la pratique évaluative, la bonne conduite des réformes structurelles à caractère économique et à partir de la fin du mois d’août, la promotion de la bonne gouvernance et du dialogue social.
Toutefois, a relevé Alvine Chaudanson, des difficultés rencontrées, loin d’émousser l’ardeur du personnel, ont plutôt permis de prendre conscience des efforts supplémentaires à consentir.
Pour l’année 2015, elle a fait part de sa conviction que sous la direction du ministre et en cohérence avec la nouvelle dynamique de développement qu’il a imprimée et les nouveaux repères structurels du Bénin, les agents joueront encore mieux leur partition pour une meilleure synergie dans les interventions publiques retenues en faveur des citoyens.

La mutualisation des efforts

Une meilleure synergie dans les actions que réitère Antonin Dossou du fond de son cœur, recevant avec plaisir les vœux de son personnel. «Je formule pour vous et vos familles respectives, des vœux de paix, de santé avec esprit de sérénité; puisse Dieu vous combler de ses bénédictions», a souhaité en retour le ministre de l’Evaluation des Politiques publiques.
Appréciant les résultats qui venaient ainsi d’être présentés, il a retenu que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs et qu’il faut compter avec les autres. Tirant leçon des causes qui justifient de pareils résultats, il a alors déclaré qu’il leur revient d’être proactifs en apprêtant à temps leurs dossiers afin de les introduire dès l’ouverture du SYGFIP. « Je suis fier et honoré d’avoir des collaborateurs aussi engagés pour la cause républicaine ; je salue votre endurance et vous convie à la persévérance et à l’abnégation», a confié le ministre Antonin Dossou.
Revenant sur les préoccupations relatives à la conduite/maintien du dialogue social, il a estimé qu’il faut une anticipation pour prévenir et éviter les hôpitaux morts, les écoles et collèges sans activités, en réalité la promotion d’une diplomatie sociale digne du nom.
Sur un autre registre, et par rapport aux élections qui pointent à l’horizon, «le service public doit être assuré même en période électorale», conçoit-il, en prévision de l’activisme politique de certains agents publics qui favorise le fonctionnement au ralenti de l’Administration publique, qui est pourtant le bras opérationnel de la politique de développement de l’Etat.
Pour finir, Antonin Dossou a convié l’ensemble du personnel à la mutualisation des efforts et atouts afin d’engager le ministère de l’Evaluation des politiques publiques dans la certification ISO 9001 version 2008.
Emmanuel Djossou, au nom des agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite qui ont reçu chacun un cadeau, a confié qu’ils n’ont pas envie de partir. Il a témoigné sa reconnaissance au ministre et souhaité qu’il laisse également son empreinte, et sa marque à l’instar de son prédécesseur.

Actualités 25 janv. 2015


Convergence d’actions pour l’unité nationale au Bénin:Une tribune pour combattre le régionalisme et renforcer l’unité nationale

L’association Convergence d’actions pour l’unité nationale au Bénin (CAUNAB) réédite son Forum de réflexion et d’échanges sur la problématique du régionalisme et de l’unité nationale. Samedi 24 janvier dernier au ministère chargé des Relations avec les Institutions (MCRI), elle a mobilisé à nouveau des acteurs à divers niveaux de la vie politique, économique et sociale pour échanger à ce propos. La finalité de l’exercice reste le même: travailler à consolider les bases de la cohésion nationale et affaiblir les relents régionalistes.

Les participants au Forum de réflexion et d’échanges sur la problématique du régionalisme et de l’unité nationale organisé par le CAUNAB ont eu droit à cinq communications portant sur différents aspects de la vie du pays. La première a porté sur la «Contribution des jeunes à la construction de l’unité nationale», la seconde était intitulée «Les femmes face à la construction de l’unité nationale» et la troisième sur «Les forces armées nationales actrices et garantes de l’unité nationale». Les deux dernières communications avaient respectivement pour thème «Mission des organisations confessionnelles dans la construction de l’unité nationale» et «Rôle de la presse dans la construction de l’unité nationale». Face aux communicateurs et au présidium mis en place à cet effet, il y avait, outre le ministre Antonin Dossou, des personnalités politiques de tous ordres: anciens ministres, anciens députés, anciens ambassadeurs…, des cadres à divers niveaux, des personnalités religieuses, des jeunes et bien d’autres. En réalité, c’est un échantillon assez représentatif de la vie sociale, politique et économique du Bénin qui a effectué le grand déplacement pour écouter, non pas seulement les cinq communications du jour, mais aussi et surtout les débats qui ont permis à chacun de polir ses idées sur l’unité nationale et d’enrichir les moyens d’actions pour la renforcer et s’éloigner du régionalisme.
Le sociologue Narcisse Yédji à qui est revenu l’honneur de se faire le porte-parole des jeunes à travers la présentation sur la «Contribution des jeunes à la construction de l’unité nationale », a dans un premier temps procédé à une clarification des concepts avant de déboucher sur la problématique de l’intégration nationale et le sort réservé à la jeunesse à ce propos. Au finish, le porte-voix des jeunes à cette tribune a beaucoup plus fait des suggestions pour soigner les petites plaies qui empêchent l’apport des jeunes à la construction de l’unité et de la cohésion. Avec le Dr Ariane Djossou de l’Université d’Abomey-Calavi, intervenant pour le compte des femmes, le rôle social de ces dernières au niveau de la société béninoise dans les foyers, la communauté, leur statut juridique et leur faible représentativité dans les instances de prise de décisions ont été évoqués. Ici aussi des propositions d’actions pour l’effectivité de la contribution de la femme aux tâches de construction de l’unité nationale ont été faites.
Quid des Forces armées béninoises ? Le général de brigade aérienne Séidou Mama Sika, ancien ministre de l’Intérieur, s’est penché sur cette problématique. Pour lui, le maniement des armes requiert de la rigueur et de la discipline. « La baillonnette intelligente, c’est de cela qu’il s’agit », dit-il, soulignant à propos de l’unité nationale que les forces armées «y ont contribué dans une large mesure . Idem pour les confessions religieuses qui en ont fait une mission quotidienne, si l’on s’en tient aux explications du père Efoé Pénoukou. Les médias n’ont pas été du reste, appuie Guy Constant Ehoumi, président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les Médias (ODEM). Il a également invité ses pairs à comprendre le « Rôle d’invitation permanente à la tolérance, au dialogue qui reste un outil majeur de gouvernance efficace». Aux termes des travaux et débats, une déclaration finale a été rendue publique. Laquelle porte l’engagement solennel des participants « de conjuguer leurs efforts dans la définition des stratégies et actions citoyennes pour la mise en œuvre des tâches retenues afin de contribuer au changement des mentalités de division et d’opposition entre nationalités et à la prise de mesures destinées à corriger les inégalités de développement entre les régions du pays ».

Société 25 janv. 2015


Jean Gbéto Dansou, ministre de la Communication, de l’Information et de la Communication:« L’adoption de cette loi est un événement inédit »

« Mes impressions sont celles de soulagement, de gaieté puisque désormais le Bénin dispose d’un Code de l’information et de la communication. Je remercie le chef de l’Etat pour avoir introduit le projet de loi à l’Assemblée nationale. Je remercie aussi les honorables députés pour avoir travaillé avec célérité cette loi et pour l’avoir votée.

La liberté de la presse est en train de devenir une réalité au Bénin. Je crois que ce qui vient de se passer est un événement inédit. Nous avons voulu dans un premier temps finir complètement avec les peines privatives de liberté mais il y a certaines dispositions de la loi où ces peines d’emprisonnement ont été maintenues. Nous nous en tenons à la décision de l’Assemblée nationale qui a bien voulu doter notre pays de ce Code.

Le gros lot revient aux professionnels des médias. Les journalistes doivent faire preuve de conscience professionnelle pour être des hommes de médias de renom et faire promouvoir la démocratie au Bénin. Je suis très content de l’adoption de ce Code quand bien même il est appelé à évoluer comme toute loi. Car, peut-être qu’un jour, il y aura une autre loi qui viendra améliorer celle-ci.
Je remercie tous ceux qui de près ou de loin ont favorisé l’adoption de cette loi, notamment des professionnels des médias qui ont fait un travail remarquable en amont».

Actualités 23 janv. 2015


Franck Kpochémé, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin:« La dépénalisation n’est pas une faveur pour les journalistes »

« Mes impressions sont naturellement bonnes. L’aboutissement de cette loi est le couronnement d’un travail de longue haleine par toutes les associations professionnelles des médias.

Il faut rappeler que c’est un projet de loi. Nous avons pu avoir sur le chemin l’appui de certains membres du gouvernement comme le ministre Komi Koutché et l’actuel ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC). Et il faut surtout remercier les députés, notamment la commission qui a eu en charge l’étude du dossier. Ils ont compris la nécessité de doter le Bénin d’un Code de l’information et de la communication moderne. Car, le projet de loi déposé par le gouvernement contenait les peines privatives liberté. Les associations professionnelles des médias ont travaillé avec la commission qui a pu se convaincre de ce que, débarrasser le projet de loi des dispositions privatives de liberté n’était pas une faveur qu’on faisait pour les journalistes mais que c’était le Bénin qu’on mettait en exergue.

La toute première innovation c’est que le Bénin finit avec une législation éclatée en matière de la presse. Parce que depuis toujours, on évoluait de manière éparse. La presse écrite avait son texte; l’audiovisuel également le sien, ainsi de suite. Nous disposons désormais d’un Code qui prend en compte tous les domaines concernant le secteur de l’information et de la communication.
L’autre innovation c’est que certaines notions ont été clairement définies dans le Code. On peut dire désormais qui est journaliste au Bénin. On sait également comment on peut mettre en place une entreprise de presse et finir avec les petits organes de presse.
Il y a aussi comme innovation importante, l’accès aux sources d’information. On reproche aux journalistes de ne pas aller vers les sources ; mais la réalité est qu’aussi ce n’est pas facile pour les professionnels des médias d’accéder à ces sources d’information en temps utile au niveau de l’administration. Avec ce Code qui vient d’être voté, les rédactions peuvent vérifier facilement telle ou telle information pour pouvoir équilibrer les articles.
Une autre innovation importante c’est la dépénalisation. Nous avons eu un Code qui exclut désormais d’envoyer les journalistes en prison pour délits de presse. Evidemment, le document adopté contient encore des peines d’emprisonnement notamment pour les délits de presse contre la chose publique. Les associations des professionnels des médias ont essayé de faire le débat avec la commission sur ce point, celle-ci n’a pas voulu être flexible. Les peines d’emprisonnement subsistent dans la loi, seulement qu’il ne s’agit plus de peines pour des délits de presse envers les personnes ».

Propos recueillis par Thibaud C. NAGNONHOU A/R Ouémé-Plateau

Actualités 23 janv. 2015


Deuxième journée du groupe D:Ghana # Algérie : une affaire de mondialistes

Cet après- midi à Estadio de Mongomo, le groupe D entre en lice pour le compte de la 2è journée avec un premier match à suspense. Il oppose à 17h heure locale les Black Stars du Ghana aux Fennecs d’Algérie. Une affaire de mondialistes en somme, même si chacune des deux formations ne démarre pas avec les mêmes fortunes.

Défaits par le Sénégal au bout du temps additionnel (1-2) alors qu'ils avaient ouvert le score sur pénalty, les Black Stars du Ghana sont dans une situation peu confortable au coup d’envoi de cette rencontre face à une formation d’Algérie comptée parmi les favoris de la compétition. Il revient aux coéquipiers des frères Ayew de garder la tête froide et de mouiller impérativement les maillots pour s'imposer, histoire de ne pas compromettre leurs chances de qualification.
Quant à l'Algérie elle a parfaitement réagi après l'ouverture du score par les sud-africains en début de la seconde période lors de la rencontre qui l’a opposé aux Bafana Bafana. Elle aurait pu être menée 2-0 sans le pénalty manqué par Rantie. Les Algériens peuvent remercier leur gardien Mbohli, qui leur a permis de s'imposer finalement 3 buts à 1.

Les statistiques qui parlent...

Pour les amateurs de statistique, il convient de mentionner qu’Algériens et Ghanéens s’affronteront aujourd’hui à Estadio de Mongomo pour la 10è fois de leur histoire.La première rencontre entre les deux équipes fut jouée le 12 janvier 1973 au stade Suru-léré de Lagos dans le cadre des Jeux africains, organisés par le Nigeria. Le Ghana l’avait emporté 2-0 sur des réalisations de Oppong et Yansam.
Cinq années plus tard, plus précisément le 25 juillet 1978, les deux formations se retrouvent au stade du 5 juillet d’Alger pour le compte des Jeux africains qui se sont déroulés en Algérie. Les Verts (appellation de l’équipe d’Algérie à l’époque) l’emportent (2-0) sur des buts d'Ighili et Belkerdoussi. Pour une deuxième fois, l’Algérie vient au bout du Ghana. C’est en 1984 à la CAN organisée par la Côte d’Ivoire. Ce 8 mars à Bouaké, les Verts remportent leur match de poule face aux Black stars (2-0) grâce à Menad et Bensaoula.
Neuf ans plus tard, Algériens et Ghanéens se retrouvent pour les qualifications de la Coupe du Monde, USA 1994. Après avoir perdu à Accra (2-0), les coéquipiers d’Abdelhafid Tasfaout empochent le gain de la manche retour jouée le 27 février 1993 au stade Birouana de Tlemcen, sur un doublé signé Mohamed Brahimi.
Le dernier match, amical, joué entre les deux équipes, a eu lieu le 5 décembre 2001 au stade du 5 juillet d’Alger. Algériens et Ghanéens qui préparaient la CAN 2002 se sont séparés sur un score nul (1-1). Bley Georges a marqué pour le Ghana et Rafik Saifi égalise à la 55è mn de jeu.
Au total sur les 9 matches joués entre les Fennecs d’Algérie et les Black Stars du Ghana, les Fennecs comptent 3 victoires, 2 nuls et 4 défaites pour dix buts marqués et onze buts encaissés.
Ce soir, ce sera une autre paire de manche. Les Algériens sur un nuage pour avoir remporté leur premier match face aux Bafana Bafana, seront à l’aise pour développer leur jeu face à une formation des Black Stars qui a laissé filer sa victoire face aux Lions du Sénégal.
Ils ont besoin d’une victoire pour espérer sortir de l’auberge. Il va falloir que cette jeune formation se concentre sur la rencontre et joue solidaire. S’ils arrivent à le faire, ce sera une rencontre de belle facture. Et c’est tant mieux pour les spectateurs.

Sports 23 janv. 2015


Deuxième dissémination des données Afrobaromètre:Les violences faites aux femmes en recul au Bénin

Pour la deuxième fois, Afrobaromètre rend public les résultats du round 6 de ses enquêtes au Bénin. Pour cette édition, les enquêtes ont porté sur les violences faites aux femmes et le modèle chinois et les autres modèles de développement. La séance de restitution assurée par l’Institut de Recherche Empirique en Economie politique (IREEP) a eu lieu, hier jeudi 22 janvier à l’Infosec de Cotonou.

Un double thème a préoccupé les chercheurs de l’Institut de Recherche Empirique en Economie politique (IREEP). Il s’agit des violences faites aux femmes et participation citoyenne, puis du modèle chinois et les autres modèles de développement.

Dans son mot de bienvenue, Léonard Wantchékon, président de l’African School of Economics, souligne l’importance des thématiques avant de lancer la restitution des résultats des enquêtes qui ont couvert la période de mai-juin 2014. La séance de dissémination a consisté en la présentation des résultats des enquêtes faites auprès des Béninois sur les deux sujets sur la période du 25 mai au 9 juin 2014. Les données relatives à la première thématique ont été restituées par Lucresse Ahandagbé, assistante de recherche. Elle révèle que ces données indiquent d’une part que «les violences faites aux femmes ont diminué». A propos des statistiques, Lucresse Ahandagbé précise que sept Béninois sur 10 ont exprimé cette opinion sur la question. Les types de violence ciblés sont le viol, la mutilation génitale, les violences sexuelle, physique et psychologique, sans oublier le harcèlement sexuel. D’autre part, poursuit la communicatrice, parmi les femmes qui estiment que les violences persistent encore à leur endroit, la majorité, soit 8 sur 10, se dit disposée à participer à une réunion de la communauté ou à s’associer à d’autres pour aborder le problème. L’autre tendance qui se dégage des résultats, c’est que les femmes trouvent que « les violences psychologiques et le harcèlement sur le lieu de travail ont diminué à leur endroit ». Rappelant que les conséquences des violences faites aux femmes sont néfastes sur plusieurs plans, Lucresse Ahandagbé se réjouit des résultats pour souligner qu’ils constituent une «source d’encouragement pour la lutte» contre ce phénomène.
Quant au second volet relatif au modèle de la Chine par rapport aux autres modèles de développement, il a été présenté par Romaric Samson, assistant de recherche à l’IREEP. Il ressort de la présentation que la Chine rivalise avec les autres modèles de développement pour le Bénin. Dans l’entendement de 26% des Béninois, rapporte le communicateur, la Chine serait le meilleur modèle de développement futur pour leur pays contre 27% en faveur de la France. 70% des citoyens béninois enquêtés apprécient plutôt positivement l’influence économique et politique de la Chine sur le Bénin. A ce titre, beaucoup se félicitent du volume des investissements chinois en matière d’infrastructures et du coût des produits chinois. Mais les Béninois dénoncent la qualité des produits chinois.
Après chaque communication, des débats ont eu lieu soit pour des éclaircissements, soit pour des contributions afin qu’à l’avenir, les enquêtes Afrobaromètre soient améliorées. Notons que les participants ayant marqué assez d’intérêts pour la séance sont des représentants des Organisations de la Société civile, des professeurs d’université et des hommes des médias.

Société 23 janv. 2015


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