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Nouvelles

Pratiques de la gestion axée sur les résultats de développement:Le rapport d’évaluation du Bénin en attente de validation

Un atelier de haut niveau sur la Gestion axée sur les résultats de développement (GRD) se tient depuis hier jeudi 22 janvier à Cotonou. La présente rencontre qui bénéficie de l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), tient au respect de la feuille de route de la Communauté béninoise de pratiques de la GRD (Cop-Bénin) et sera consacrée par la validation du rapport d’évaluation des capacités du Bénin en matière de GRD.

L’approche de la GRD est un outil technique destiné à orienter les ressources vers des cibles définies et à utiliser les informations sur les performances pour améliorer la prise des décisions. Elle est surtout, selon le représentant de la BAD au Bénin, Daniel Ndoye, un processus de gestion du changement qui influence la manière de penser et d’agir pour produire des impacts positifs sur les conditions de vie des populations. A ce titre, poursuit-il, elle requiert notamment un leadership fort basé sur la volonté et l’engagement des décideurs politiques avec un sens clair des attentes des citoyens.

D’où, reconnaîtra-t-il, tout comme le vice-président de la Cop-Bénin, Aurélien Atti Dègla et le directeur de cabinet du ministre chargé de l’Economie, président de la Cop-Bénin, Servais Adjovi, l’intérêt de cet atelier de haut niveau prévu pour s’achever ce jour. Ayant pour but de sensibiliser les responsables de haut niveau de l’administration publique, du secteur privé et des Organisations de la société civile, de même que toutes les parties prenantes qui ont participé de façon active au lancement de la Cop-Bénin, il s’inscrit dans le cadre de l’Initiative sur les résultats en Afrique (Afrik4R). Par ailleurs, il fait suite à celui organisé en avril 2014 qui avait permis d’évaluer les performances du Bénin en matière de GRD au niveau de la santé, de l’éducation, des infrastructures, des transports et de l’énergie, puis d’en décliner un plan.
En effet, c’est dans la perspective d’une mise en œuvre effective de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, que la Communauté africaine des pratiques de la gestion axée sur les résultats de développement (AfCoP-GRD) a été lancée en février 2007. C’était à l’occasion de la 3e Table ronde internationale sur la Gestion axée sur les résultats de développement. Sa mission, a indiqué le directeur de cabinet Servais Adjovi, consiste à assurer le renforcement des capacités de ses membres. L’ambition de l’AfCop, a insisté le représentant de la BAD, est d’être un acteur majeur dans la réalisation du programme de la transformation de l’Afrique par l’utilisation de l’approche de la GRD, en mettant l’accent sur l’intégration régionale. Ainsi, avec l’appui de la BAD, a rassuré Daniel Ndoye, AfriK4R a été développée pour servir de cadre d’action en vue de concrétiser cette vision. «Pour ancrer ce processus au niveau des pays et maximiser ses effets sur le terrain, AfCop a inscrit dans sa stratégie, la mise en place de Communautés des pratiques aux niveaux régional et national», a expliqué le représentant de la BAD. Daniel Ndoye a félicité le Bénin dont la communauté nationale mise en place, est déjà au travail avec entre autres, la culture du résultat et de l’obligation de rendre compte et l’adoption des budgets programmes dans le cadre de la nouvelle loi organique de la loi des finances adoptée.
L’objectif poursuivi à travers cet atelier est donc d’assurer le renforcement du leadership pour la GRD au sommet et un consensus sur les priorités. Il s’agira de procéder à la budgétisation des actions proposées dans le plan, de déterminer les sources de financement pour leur réalisation et d’élaborer un système de suivi-évaluation de la mise en œuvre dudit plan en vue de faciliter l’appréciation des résultats et les réajustements nécessaires.

Les grandes lignes des résultats de l’évaluation du Bénin

En dehors de la capacité de l’ensemble du gouvernement à produire des résultats à travers le cycle de gestion et l’ensemble des systèmes et processus, l’évaluation a également permis d’apprécier comment les principes et outils axés sur les résultats sont utilisés dans la formulation, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation pour atteindre les objectifs visés par les politiques régionales. Ainsi, la moyenne du Bénin en matière de Gestion axée sur les résultats de développement s’établit à 3,15 sur un score de 5. Le pilier budgétisation axé sur les résultats vient en tête avec un score moyen de 3,89 et contribue à cette performance à hauteur de 21%. Viennent ensuite les piliers «planification pour les résultats» (3,27), «leadership pour les résultats» (3,09), et «capacité institutionnelle à délivrer des biens et services» (3,08) avec une contribution de 17% chacun. Les piliers «redevabilité pour les résultats» (2,85) et «système d’information, capacité statistique, suivi et évaluation» (2,39) arrivent en dernière position. Estimées respectivement à 15% et 13%, leurs contributions sont les plus faibles.
Au regard de ce qui précède, beaucoup de défis restent à relever. D’où l’élaboration du plan d’action qui définit les objectifs et résultats pour l’amélioration des capacités et performances en matière de pratique de la GRD au Bénin. M.G.

Actualités 23 janv. 2015


Groupe A : A l’heure du dénouement

Encore 48 heures et le groupe A connaîtra son dénouement avec ses deux équipes qualifiées pour la suite de la compétition. Ce sera à la faveur de sa troisième et dernière journée des matches de poules.

Mercredi dernier au stade de Bata, les Diables rouges du Congo ont réalisé un véritable exploit, en venant à bout (1-0) des Panthères du Gabon. Après quinze ans d’absence en phase finale de la CAN, les poulains de Claude Le Roy venaient ainsi de signer leur première victoire depuis 1974, soit 41 ans. Du coup, ils ont pris une belle option pour les quarts de finale en s'emparant de la tête du groupe A avec provisoirement 4 points devant le Gabon de Pierre Emerick Aubameyang, Ndong, Evouna, Ovono, Madinda, 3 points, le Nzalang National de la Guinée Equatoriale, 2 points et les Etalons du Burkina Faso, 1 point. Même avec une défaite après-demain contre le Burkina lors de la dernière journée, ils peuvent passer au second tour si la Guinée Equatoriale fait match nul avec le Gabon ou l’emporte finalement. Que dire des Etalons du Burkina Faso qui désormais, sont en sursis. Finaliste lors de la précédente édition, ces derniers peinent à retrouver leurs marques. Battu lors de la première journée par le Gabon, le Burkina Faso a compromis ses chances de se qualifier pour les quarts de finale, après avoir été accroché (0-0) par la Guinée Equatoriale, mercredi dernier. Il n’est plus maître de son destin. Avec seulement 1 point obtenu, même une victoire contre le Congo au cours de la troisième et dernière journée des matches de groupe, dimanche 25 janvier prochain, ne lui garantira pas une qualification pour les quarts. Ce qui n’est pas le cas des Nzalang de la Guinée Equatoriale qui conservent encore leurs chances, mais à condition qu’ils battent ce même dimanche, devant le public acquis à leur cause les Panthères. Les poulains de Ruo Aguas veulent bien rééditer l’exploit de 2012.

Quant aux Gabonais, ils peuvent toujours s’en sortir. Mais pour éviter tout calcul, une défaite contre la Guinée Equatoriale leur est interdite lors de cette dernière journée. Elle pourrait leur être suicidaire. La troisième journée de ce groupe A se joue dimanche prochain avec les matches Gabon # Guinée Equatoriale à Bata et Congo # Burkina Faso à Ebibeyin, à la même heure.

Sports 23 janv. 2015


1ère Réunion de la CAD Borgou-Alibori au titre de 2015:Point d’avancement des grands chantiers à Parakou et environs

Mercredi 21 janvier dernier, s’est tenue à la salle de conférence de la Préfecture du Borgou-Alibori à Parakou, la toute première réunion de la Conférence administrative départementale (CAD) au titre de l’année 2015. Le niveau d’instruction et/ou d’avancement des travaux publics sur les chantiers ouverts dans la ville de Parakou et environs était au menu des échanges.

Quatre projets étaient essentiellement au cœur de l’exposé du directeur départemental des Travaux publics et des Transports du Borgou-Alibori, Abdoulaye Garba, à la faveur de la CAD du mercredi dernier à Parakou. Il s’agit des projets de transport urbain dans la ville de Parakou comprenant la traversée et le contournement de la ville, de la reprise des travaux de la route Parakou-Béroubouay longue de 142,000 km, de la construction et de l’équipement partiel de l’aéroport de Tourou et de la réalisation du port sec de Parakou.
D’un montant global de 57 375 000 000 de francs CFA environ, les travaux de la traversée et du contournement de Parakou démarreront au plus tard dans le 2e trimestre de l’année 2015, selon Abdoulaye Garba. Après la visite de site avec les entreprises soumissionnaires qui a eu lieu le 8 janvier dernier, le dépôt des offres est prévu pour le 10 février prochain, a-t-il précisé. Les travaux sont divisés en quatre lots et comprennent, entre autres, la mise en 2x2 voies bitumées de certaines sections de la ville, la construction d’une passerelle aux environs du marché Arzèkè, l’aménagement et le pavage de 7 km de voies urbaines, la réhabilitation des marchés Arzèkè et Guéman, de deux centres de promotion sociale, du Centre des arts et métiers, de l’aménagement de trois carrefours ainsi que la construction d’une gare routière à l’entrée Sud de la ville.
En ce qui concerne l’aménagement de la route Parakou-Béroubouay, suite à la résiliation du marché de l’entreprise RCC qui était en charge des travaux, c’est désormais l’entreprise SOGEA-SATOM qui est commise pour cette tâche pour un délai d’un an, soit le 20 janvier 2016 au plus tard.
Pour ce qui est des travaux de construction et d’équipement partiel de l’aéroport de Tourou, les travaux de construction des chaussées aéronautiques sont achevés et réceptionnés le 28 août 2014 ; mais la réalisation de la clôture de sûreté aéroportuaire prévue dans ce lot a été différée, a confié Abdoulaye Garba. Concernant la construction des bâtiments de l’aéroport (aérogare passagers, centrale électrique, dispositif de ravitaillement en eau, etc.), le taux physique d’exécution des travaux est estimé à 66,40%. Quant à la fourniture des équipements, elle est estimée à 95% mais les travaux d’installation des équipements sont à 25%.La fin probable de l’ensemble des travaux est annoncée pour le 31 juin prochain.

Le projet du port sec de Parakou, un projet privé de parc à conteneurs financé à 100% par le compatriote Samuel Dossou-Aworet, s’étend sur un domaine clôturé d’environ 50 ha de superficie. La première phase des travaux démarrée depuis le 22 mai 2013 est prévue pour s’achever à la fin de l'année.
Le directeur départemental des Travaux publics et des Transports du Borgou-Alibori, Abdoulaye Garba, a également présenté sommairement le niveau d’avancement d’autres projets. Il s’agit notamment des travaux de renforcement et de réhabilitation de la route Parakou-Wèwè (73,000 km) qui viennent de démarrer, de l’aménagement et du bitumage de la route Kandi-Ségbana-Frontière du Nigeria (117,618 km) et Contournement de Kandi (4 km) prévus pour finir en avril 2017, de la route Bodjécali-Madécali-Iloua-Frontière Nigeria (30 km) achevée à l’exception du pont prévu sur le tronçon.

Société 23 janv. 2015


1ère édition de la Nuit du micro ouvert au Centre culturel américain:Pour détecter des «Martin Luther King Jr» au Bénin

Dans le cadre de la célébration de la journée Martin Luther King Jr, l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin a organisé, à l’intention de la jeunesse béninoise un concours dénommé "Nuit du micro ouvert". Cette cérémonie qui a connu une forte mobilisation des jeunes s’est déroulée, mercredi 21 janvier dernier, au Centre culturel américain (CCA).

Dénommée «Open Mic Night», c’est-à-dire «Nuit du micro ouvert» en français, la compétition, initiée par l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin dans le cadre de la célébration de la journée Martin Luther King Jr, a connu la participation de 19 jeunes Béninois. En effet, le 19 janvier dernier, le peuple américain a une fois encore rendu hommage à celui qui est considéré comme l’un des ardents défenseurs de l’égalité entre les races au pays de l’Oncle Sam. A Cotonou, pour mieux marquer cette journée, la représentation diplomatique américaine a décidé, à travers la compétition «Open Mic Night», de détecter des jeunes talents qui seront, peut-être, les futurs «Martin Luther King Jr». Ceux-ci étaient en compétition dans quatre catégories, à savoir, la danse, les chansons, le poème et le discours.

Dans son discours d’ouverture, la directrice des affaires publiques par intérim à l’ambassade des Etats-Unis, Carolyn Turpin, a expliqué que l’objectif de la compétition est d’identifier parmi les jeunes Béninois les «Martin Luther King Jr» de demain. «Martin Luther King Jr» était un jeune extraordinaire de son temps. En cette période où nous nous souvenons de lui, j’ai la ferme conviction que le Bénin regorge également de jeunes talents aussi charismatiques que lui, déclare-t-elle.
Elle a, par ailleurs, émis le vœu de voir les années à venir, la jeunesse béninoise marquer le développement et l’histoire de son pays, tout comme l’avait fait Martin Luther King en influençant l’histoire des Etats-Unis et en contribuant à un meilleur changement de son pays.
Devant le public et les membres du jury, les compétiteurs ont pris le devant de la scène. Et, durant plus de deux heures d’horloge, ils ont planché chacun devant les membres du jury et du public. Au terme du concours dans la catégorie danse, c’est Francis Soglo qui a reçu le trophée. Juste-Bernace Amendiet lui, est reparti avec le trophée du meilleur chanteur, et dans la catégorie poème ou slam, c’est à Précieuse Sèmanou qu’est revenu le trophée. Enfin dans la catégorie discours, Flore Sèssinou est sortie gagnante.
Le grand prix appelé "champion des gagnants" de la meilleure performance toutes catégories confondues est revenu à Précieuse Sèmanou.
En plus du trophée, elle a reçu une tablette Kindle Fire H7.
Très heureuse de s’être hissée haut avec ce grand prix, elle s’est confondue en remerciement et a témoigné toute sa gratitude aux organisateurs dudit concours. «Ce prix est un signe d’encouragement à aller plus loin et être une battante comme Martin Luther King Jr», a-t-elle laissé entendre.

Culture 22 janv. 2015


Recrutement d’agents de bureau de vote à la CENA: Toujours de longues files d’attente à quelques heures de la clôture

Ce jeudi 22 janvier à 17 heures, les candidats aux postes de président, assesseur ou assistant coordonnateur ne pourront plus déposer leurs dossiers. A quelques heures de la clôture de cette opération, de longues files s’observent toujours aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur de la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Par Bertrand HOUANHO (Stag)

Bousculades, disputes, tentatives de forcer la porte d’entrée de la Commission électorale nationale autonome (CENA) malgré la présence des forces de l’ordre. ils sont des milliers de jeunes pour la plupart des étudiants à postuler, suite au communiqué de recrutement d’agents de bureau de vote et de 1690 assistants coordonnateur lancé par la CENA. A l’intérieur, de longues files attendent devant les quatre (4) postes installés pour recevoir les dossiers des postulants. Pour le département du Littoral, deux postes sont retenus. Le 1er reçoit les dossiers des postulants du 1er au 6e arrondissement et le second ceux du 7e au 13e arrondissement. Les deux autres postes reçoivent les dossiers des postulants des autres communes du Bénin. Il faut préciser à cet effet que les chefs-lieux des départements sont aussi retenus pour recevoir les dossiers de ceux qui sont à l’intérieur du pays. Hier à 11 heures, au poste 1 du Littoral, 765 dossiers ont été déjà enregistrés contre 1150 à la même heure au poste 2 qui reçoit les dossiers des postulants du 7e au 13e arrondissement. Souvent les postulants font le rang pendant des heures et c’est une fois devant les agents qui reçoivent les dossiers qu’ils sont orientés vers le poste de l’arrondissement ou de la commune de leur ressort. Ils devront alors reprendre tout le processus et cela crée des grincements de dents et le découragement chez certains.
Après quelques heures d’attente dans les rangs, Marius Kowé vient de déposer son dossier pour le poste d’assesseur dans la commune d’Abomey-Calavi. Tout heureux d’avoir enfin rempli cette formalité, il décrit le processus. «Il faut en premier lieu s’inscrire et prendre la fiche de renseignement gratuite. Le véritable problème, c’est de franchir le portail puisque les forces de l’ordre font entrer les gens par petits groupes. Une fois à l’intérieur de la CENA, vous êtes certains de déposer votre dossier. Seulement, je constate que les agents qui reçoivent les dossiers renvoient ceux qui n’ont pas légalisé la photocopie de leurs pièces d’identité alors que cela n’est pas précisé dans le communiqué. Ce n’était pas mon cas et j’ai pu déposer mon dossier. Mon inquiétude maintenant, c’est comment ils arriveront à sélectionner les gens vu le nombre de postulants», confie-t-il.
Son compère Gilbert Houézéklounon vient de déposer son dossier toujours pour le poste d’assesseur dans la commune d’Abomey-Calavi. Il regrette le cafouillage qu’il y a à l’entrée de même que l’attitude de certains commerçants véreux qui ont photocopié un nombre impressionnant de fiches d’inscription pour les revendre plus cher. Edwige Dansou quant à elle n’a pas encore pu déposer son dossier. Avec le niveau BTS, elle se présente pour le poste d’assistant coordonnateur. «Je suis là depuis 9 heures mais j’espère déposer bientôt puisque je suis déjà à l’intérieur», a-t-elle expliqué. Aux environs de 11 heures, les agents de sécurité, visiblement débordés, se sont vus obligés de laisser tous ceux qui étaient encore à l’intérieur de la CENA.
Conditions à remplir pour être assesseur ou assistant de coordonnateur
Ceux qui auront la chance d’être retenus comme agents de bureau de vote seront chargés, entre autres, de la mise en place du matériel de vote (tables, chaises, isoloirs, urnes, etc.), la réception du matériel électoral, l’ouverture, le déroulement et la clôture du scrutin, le dépouillement au poste de vote des résultats du vote... Quant aux assistants coordonnateurs, ils auront à assister les coordonnateurs d’arrondissement dans l’organisation et la gestion des élections au niveau de l’arrondissement de leur ressort. Pour postuler à ces postes, il faut être de nationalité béninoise, avoir le Baccalauréat ou un diplôme équivalent et résider dans la commune du centre de vote de son choix.

Actualités 22 janv. 2015


Répertoire des corps de la Fonction publique : Un document pour mieux gérer les ressources humaines de l’Etat

Le ministère du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle (MTFPRAI) a organisé hier à l’Infosec, une séance en vue de la validation du Répertoire des corps de la Fonction publique. Cette séance constitue l’ultime étape pour rendre disponible ce document qui aidera les gestionnaires des ressources humaines de l’Etat à mieux faire face à leurs obligations.

En lieu et place du ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle empêché, c’est le secrétaire général du ministère, Ernest Djagoun Afouda, qui a procédé à l’ouverture des travaux de l’atelier sur la validation du Répertoire des corps de la Fonction publique. C’était donc une cérémonie très sobre qui ne fait néanmoins pas perdre de vue l’importance et l’utilité de la rencontre, tout comme les attentes à combler par la disponibilité prochaine de ce répertoire. En réalité, il s’agit d’un document élaboré pour aider les gestionnaires des ressources humaines et les fonctionnaires de l’Etat à maîtriser les effectifs par corps, identifier les besoins de formation et les besoins en recrutement au niveau de l’Etat. A ces objectifs, le secrétaire général du ministère du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle, Ernest Djagoun Afouda, ajoute la maîtrise de la masse salariale par corps, la disponibilité d’une liste complète de tous les corps gérés au niveau de la fonction publique béninoise et les différents corps qui la composent.
Il s’agit donc, retient-il, «d’un instrument capital pour l’application de la péréquation lors des travaux d’avancement de grade». Ce répertoire apparaît également à ses yeux comme «un outil d’aide de prise de décisions pour les autorités à divers niveaux, notamment en matière de Gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et compétences (GPEEC) et de la Planification stratégique des ressources humaines (PSRH)». Pour toutes ces raisons, le secrétaire général du MTFPRAI a exhorté les participants à la séance, au-delà de l’assiduité, à une participation active aux travaux afin de rendre disponible un document « prêt à être utilisé». Les compétences réunies à cet effet devraient également parvenir à un consensus aux termes de leurs travaux, afin que le prochain Répertoire des corps de la Fonction publique jouisse d’une exploitation aisée. Des communications, des discussions en plénière, des travaux en groupe… sont prévus à cet effet.
Un autre pas vers la gestion rationnelle des ressources humaines de l’Etat !
Le Bénin et tout particulièrement le ministère en charge du Travail et de la Fonction publique n’est pas à ses débuts en matière de réorganisation de la gestion des ressources humaines de l’Etat. Il y a quelques mois, une étude sur «le système de rémunération dans la fonction publique béninoise» avait été faite. L’ambition de cette étude qui a bénéficié du soutien de certains partenaires techniques et financiers «est de doter le Bénin d’un système de rémunération flexible et dynamique qui soit une combinaison du modèle à statut et du modèle à résultats où la performance est objectivement évaluée et récompensée». Cette étude, il faut le dire, avait constaté la non-maîtrise des effectifs des agents de l’Etat, l’évolution de la valeur du point d’indice souvent en retard sur celle de l’indice des prix à la consommation, des primes et indemnités créées dans une anarchie et une opacité totales, la non maîtrise de la masse salariale…
De nombreuses propositions avaient été alors faites pour corriger cette maldonne et permettre aux agents de l’Etat d’être mieux encadrés, tout en permettant à l’Etat lui-même d’avoir une mainmise sur ses ressources humaines en vue d’une gestion plus optimale. Sur ce dernier chantier, on peut alors saluer l’avènement imminent du Répertoire des corps de la Fonction publique qui viendra en renfort aux précédents documents disponibles sur la gestion de la carrière des agents de l’Etat. C’est donc un pas de plus qui est en train d’être franchi, disons même un pas de géant pour tourner la page de la gestion hasardeuse et approximative de la carrière des agents et en arriver à un système plus organisé, plus rigoureux et plus souple. Deux avantages naîtront sans doute de ces choix. Le premier, c’est que le fonctionnaire de l’Etat travaillera bien et sera suivi, puis rémunéré à sa juste valeur tandis qu’à côté, et c’est là le deuxième avantage, l’Etat gaspille moins de ressources et dispose d’outils efficaces de contrôle et de gestion de ses travailleurs.

Actualités 22 janv. 2015


Alimentation en eau potable et assainissement des eaux usées au Bénin :Malgré les importants investissements, encore des efforts à faire

Dans ses activités de mise à disposition d’une eau de qualité et en quantité suffisante aux populations des villes, la Société nationale des eaux du Bénin déploie des efforts. Honorat Gbondjinon, directeur de la Planification et des études a présenté mardi 20 janvier dernier, une communication intitulée "Programme sectoriel eau potable et assainissement des eaux usées en milieu urbain et péri-urbain 2015-2025". C’était lors du lancement du projet de renforcement du système d’Alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et ses agglomérations.

«D’importants efforts d’amélioration restent encore à faire au plan de la couverture des besoins en eau potable et en assainissement », a indiqué Honorat Gbondjinon de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB). Il a néanmoins précisé que le taux de desserte en alimentation en eau potable est à près de 72% en 2014 et que celui de l’assainissement était de l’ordre de 10%.

Pour le directeur de la Planification et des études de la SONEB, les défis actuels visent à assurer l’alimentation en eau potable (AEP) pour au moins 90% de la population à l’horizon 2025, à garantir la pérennité et la continuité du service d’eau potable et d’assainissement dans les centres urbains et secondaires, pratiquer une politique tarifaire adéquate. Il y a également, poursuit-il, à mettre en place de nouvelles stations de traitement des boues de vidange et des réseaux d’eaux usées semi collectifs dans les zones où cela est possible.
Globalement, a retenu Honorat Gbondjinon, le plan prévisionnel de développement de l’entreprise, la stratégie de l’assainissement des eaux usées en milieu urbain et péri-urbain et le modèle financier forment entre autres les outils sur lesquels sont basés l’alimentation en eau potable et l’assainissement en milieux urbain et péri-urbain.
Selon le directeur de la planification et des études de la SONEB, le programme AEPA vise la pérennisation des acquis des Objectifs de développement durable et la mise en œuvre effective des activités programmées dans les plans directeurs d’assainissement des eaux usées. Il ambitionne également d’assurer l’approvisionnement en eau potable de façon durable à 5 millions de personnes vivant en zones urbaines et péri-urbaines, soit un taux de desserte de l’ordre de 90% à l’horizon 2025 et d’assurer la desserte des populations en système d’assainissement des eaux usées, répondant aux normes d’hygiène et environnementale pour au moins 90% de la population desservie en eau potable en 2025.
Le directeur de la Planification et des études de la SONEB a déclaré que le programme prévoit une augmentation de la production d’eau pour satisfaire les besoins estimés à 18 2000 m3/jour par l’extension des stations existantes et l’allongement des réseaux (7000km sont projetés) et 200.000 branchements additionnels étant projetés.
Pour Honorat Gbondjinon, dans le cadre de l’assainissement, il est prévu la réalisation des plans directeurs d’assainissement dans les villes secondaires, la réalisation d’une étude tarifaire relative à l’assainissement des eaux usées, la construction des stations de traitements de boues de vidange et la réalisation des travaux de première tranche définis par les plans directeurs d’assainissement des villes de Cotonou, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji, Porto-Novo et Parakou.
D’autres actions sont prévues, selon Honorat Gbondjinon, pour mener à bien le projet d’alimentation en eau potable et assainissement de Cotonou, des villes qui l’entourent et de Parakou évalué à 200 milliards de nos francs.

Environnement 22 janv. 2015


Exigence du BEPC ou du CAP avant le BAC:Une mesure pour réduire le taux d’échec

Au nombre des réformes engagées pour assainir le baccalauréat béninois, figure celle consistant à exiger l’obtention du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) ou du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) des candidats en lice. Mais cette mesure qui vise, selon le directeur de l’Office du baccalauréat, à réduire le taux d’échec à cet examen n’est pas du goût de tous les acteurs de l’éducation nationale.

A compter de cette année, aucun candidat libre ne saurait être admis sur la liste des candidats à l’examen du baccalauréat au Bénin, s’il n’est détenteur du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) ou du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Il s’agit d’une mesure prise par les autorités chargées de l’organisation du premier diplôme universitaire au Bénin.
C’est en vertu de cette mesure qu’il est exigé, parmi les pièces constitutives du dossier de candidature au baccalauréat, l’attestation du BEPC ou du CAP. Selon Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Baccalauréat, cette exigence ne concerne pour le moment que les candidats libres. Mais avec le temps, elle sera étendue à tous les candidats. Sur les motifs qui la sous-tendent, il soutient qu’elle vise à limiter le taux d’échec. Ainsi, chiffres à l’appui il rappelle que les résultats du BAC depuis quelque temps, sont en régression. A titre d’exemple, il se réfère à la session de 2014 qui a enregistré un taux d’admissibilité de 24%. Ce qui signifie que moins d’un candidat sur quatre a été déclaré admissible. Evaluant à plus de 12.000 le nombre de candidats ajournés, il souligne que les trois-quarts relèvent du lot des candidats libres. Parmi eux, figurent des candidats qui ont réuni 1,22 comme moyenne. «Ce sont des candidats qui n’ont pas le niveau», se désole-t-il avant d’ajouter que ce sont eux qui ont plombé le BAC 2014. Dès lors, avec la mesure consistant à empêcher les candidats libres n’ayant pas le BEPC ou le CAP, on pourrait parvenir à réduire le taux d’échec. Car, au nombre des candidats libres, on n’en compte qui n’ont jamais fait le collège et qui viennent tenter leur chance au BAC. Or, insiste-t-il, le candidat titulaire de l’un ou l’autre de ces deux diplômes est susceptible d’avoir les pré-requis pour affronter les épreuves du BAC.
Par ailleurs, poursuit Alphonse da Silva, la mesure n’est pas propre au Bénin. Elle vise plutôt à mettre le pays en harmonie avec les dispositions en vigueur au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au sujet de cet examen. Au Togo, explique-t-il encore, il faut d’abord être admis au probatoire avant d’être candidat au BAC.

Tous ne sont pas pour…

Angelo Agossou, un autre candidat libre, n’apprécie pas cette mesure. Selon lui, cette décision manque de réflexion. Car poursuivit-il, un examen est une question de chance. «Nous avons aujourd’hui des candidats qui ont fait la classe de Troisième et qui ont le niveau mais malheureusement n’ont pu obtenir le Brevet d’études du premier cycle (BEPC) ou le CAP», fait observer Angelo Agossou. «Cette décision va recaler plusieurs candidats qui ont juste besoin du diplôme de BAC pour évoluer dans la vie active. Le niveau d’un candidat ne se juge pas par rapport à ces diplômes antérieurs mais plutôt par rapport aux épreuves proposées par l’Office du Baccalauréat. L’institution doit tenir compte du niveau du programme d’études pour proposer les épreuves d’examen», souligne ce candidat.
Abondant dans le même sens qu’Angelo Agossou, Chantal Zokpodo, une candidate libre, propose quant à elle, qu’on range cette décision. Pour elle, les candidats qui ont abandonné l’école et qui reviennent pour avoir le diplôme du BAC ne sont pas moins intelligents. «Ce sont des gens qui reviennent pour avoir le diplôme et trouver un job pour évoluer dans la vie active. Il y a des élèves qui sont encore sur les bancs et qui composent mais qui malheureusement sont ajournés. Je n’admets pas cette mesure, car des jeunes brillants sont là sans le brevet mais utilisent convenablement leur Baccalauréat pour faire des activités», soutient Chantal Zokpodo, candidate libre au baccalauréat 2015.

A quoi servirait la mesure?

Anselme Amoussou, secrétaire général adjoint de la Confédération des Syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin) et enseignant du secondaire, n’approuve pas non plus cette mesure. Il rappelle que la direction de l’Office du baccalauréat prend depuis l’an dernier certaines mesures pour accroître la crédibilité du BAC béninois. Mais ces mesures ne lui paraissent pas comme «des solutions justes». Elles sont relatives comme l’exigence du BEPC ou du CAP ou de tout autre diplôme admis en équivalence lui semblent «superflues, pas assez réfléchies», voire «non pertinentes». Pour lui, un candidat libre est un déscolarisé et qui est déjà dans la vie active mais n’a pas eu la chance de finir ses études et cherche à se cultiver. Dans ce lot, on retrouve des gens qui ont fait la Troisième et même la Terminale sans avoir obtenu le BEPC. Mais aujourd’hui, poursuit-il, ils décident de passer le BAC. On ne saurait les empêcher de réaliser leur ambition, laisse entendre Anselme Amoussou, ajoutant que lorsqu’on grandit en âge, on atteint une certaine maturité permettant de décrocher le BAC sans avoir eu le BEPC. Alors, il se demande à quoi servirait la mesure imposant aux gens d’avoir forcément le BEPC avant le BAC, s’ils sont déjà dans la vie active et qu’ils ont seulement besoin de ce diplôme pour pouvoir poursuivre leurs études. Par rapport à la réduction du taux d’échec au BAC, il souligne que la mesure est «une mauvaise solution à un réel problème». A ce propos, il relève que les échecs massifs au BAC ne datent pas d’aujourd’hui. «On a rarement atteint 30%, 50%», soutient l’enseignant. Ainsi, la réduction des taux d’échec doit conduire les autorités à se demander comment les apprenants sont encadrés pour passer de classe en classe jusqu’à atteindre la Terminale. Par ailleurs, il ajoute que la mesure rejoint celle prise pour empêcher les enfants n’ayant pas atteint la Terminale de se présenter au BAC. «Où met-on le cas des surdoués ?», s’interroge Anselme Amoussou. La mesure vise tout simplement à empêcher des citoyens dans leur épanouissement, conclut-il. Celui-ci n’approuve pas le fait que l’on accuse les candidats libres de constituer le gros lot des ajournés. Sinon, nuance-t-il, cela revient à dire que la majorité des candidats est constituée des candidats libres.


Une mesure à soutenir

Brice Dahoui, directeur du Collège d’enseignement général Sainte Rita de Cotonou, dit n’être pas associé de façon officielle comme d’autres collègues à une telle mesure. Néanmoins, cela ne l’empêche pas de la trouver pertinente. Ainsi, développant le même argumentaire que le directeur de l’Office du baccalauréat, il indique que la mesure est prise après un constat. Selon lui, au fil des ans, «le nombre de candidats ajournés va crescendo». Ainsi, soutient Brice Dahoui, cette mesure permet-elle d’avoir des candidats plus ou moins fiables en ce qui concerne le niveau intellectuel. Il invite les acteurs de l’éducation à encourager cette disposition. A ce propos, il relève qu’un apprenant qui n’a pas pu obtenir son BEPC en classe de Troisième, peut se rattraper en Seconde ou tout au plus en Première. Sinon, dit-il, poursuivre deux diplômes en Terminale, n’est pas une bonne chose. «A l’avenir, il faudra étendre la mesure aux candidats officiels dans les établissements publics et privés reconnus», plaide-t-il.
Donatien Houdéhou, un candidat libre rencontré au centre de Gbégamey pour le dépôt de son dossier, a pour sa part approuvé la mesure. Pour lui, c’est très juste cette décision de la direction de l’office du baccalauréat. «Les choses doivent se faire dans l’ordre selon le programme du pédagogue. Sans le BEPC ou le CAP, on ne peut pas prétendre avoir le Bac», indique le candidat.
La mauvaise habitude prise, durant des années, par les candidats et qui consiste à abandonner ou à négliger un diplôme au détriment d’un autre doit cesser. Dans la pédagogie, le CEP précède le BEPC et le BAC, soutient Donatien Houdéhou. Selon lui, c’est certainement la fin de la récréation que la direction de l’Office du BAC veut siffler en mettant en œuvre cette mesure. Si les relevés ou certificats de ces diplômes font partie des pièces à fournir pour le dépôt des dossiers au Bac pour les candidats libres, cela permettra, selon lui, de faire le tri et de savoir qui peut affronter cet examen.

Actualités 21 janv. 2015


Examen du Code de l’information et de la communication:Trois titres sur six déjà examinés et adoptés

Les députés ont poursuivi, hier mardi 20 janvier, à l’hémicycle, l’examen du projet de loi portant Code de l’information et de la communication en République du Bénin. Ils se sont arrêtés au troisième titre du projet de loi comportant six titres et 343 articles. Les débats se poursuivent encore demain jeudi pour les trois autres titres avant l’adoption générale de la loi.

La poursuite de l’examen du Code de l’information et de la communication a permis hier aux députés de clarifier certains domaines d’exercice de la profession du journalisme. Qui peut être appelé journaliste? Comment gérer l’aide de l’Etat à la presse privée? Les députés ont tenté de régler ces différentes préoccupations dans le Code de l’information et de la communication dont l’examen se poursuit encore demain jeudi 22 janvier prochain à l’hémicycle.
En effet, aux termes de l’article 20 du Code, «Est journaliste : tout titulaire d’un diplôme professionnel de journalisme délivré par une école ou un institut de formation en journalisme régulièrement agréé par l’Etat et justifiant d’une formation par la pratique pendant au moins deux ans; tout titulaire d’au moins d’une licence de l’enseignement supérieur ou d’un diplôme équivalent et justifiant d’une formation par la pratique pendant au moins deux ans ; toute personne qui exerce l’activité de journalisme dans une entreprise de presse, soit pour le compte d’autrui, soit pour son propre compte ou toute personne qui a pour occupation principale la recherche, la collecte, la sélection, l’exploitation, la présentation d’information et en tire sa principale source de revenus ; toute personne qui exerce en qualité de correspondant de presse ou d’envoyé spécial d’un organe radiophonique ou audiovisuel étranger. La qualité de journaliste est attestée et constatée par la détention d’une carte de journaliste. Toutefois, les correspondants de presse ou les envoyés spéciaux se doivent en plus de leur carte de journaliste, de recevoir l’accréditation de la HAAC».

Auxiliaires ou assimilés de presse ?

Le Code clarifie aussi la situation des autres agents d’appui de la presse. Notamment les rédacteurs traducteurs, les sténographes rédacteurs, les documentalistes de presse, les correcteurs de presse, les reporters-photographes, les graphistes et spécialistes de la publication assistée par ordinateur (PAO), les opérateurs de prise de vues et de sons, les caricaturistes, les assistants de production, les réalisateurs, les scénaristes et les scriptes. Le projet de loi classe ces derniers dans la catégorie des assimilés de presse. Cet article 21 du Code a été amendé par le député Soulé Sabi Moussa qui a demandé dans quelle rubrique peut-on classer les présentateurs d’émission, les animateurs de revue de presse et autres émissions en langues nationales. C’est ainsi que eux-aussi ont été pris en compte. Mais à la demande du député Boniface Yéhouétomè, ils ont été classés dans la catégorie des auxiliaires des médias plutôt que d’assimilés contenus dans le projet. Selon le Code en examen, tout journaliste, dans l’exercice de sa fonction, doit être détenteur de la carte de presse. Les organes de presse ont l’obligation de déclarer à la HAAC et auprès des services compétents du ministère en charge du Travail, tout journaliste en activité dans leur entreprise.

Des cas d’incompatibilité

La fonction de journaliste est incompatible avec toute subordination fonctionnelle à une autorité publique. Il en est de même pour la fonction d’attaché de presse, de chargé de relations publiques ou autres fonctions assimilées qui sont incompatibles avec l’exercice cumulé de la profession de journaliste. Ces réformes n’ont pas manqué de susciter des débats au sein de l’hémicycle. Pour le député Orou Sé Guéné, les journalistes doivent éviter de se comporter comme des relais des magistrats. Ils ne doivent pas prendre partie. Il réclame que le Code prévoit des sanctions à l’encontre des journalistes.
A l’article 36, il est fait obligation à l’Etat d’accorder une aide à la presse privée. Cette aide est inscrite au budget général de l’Etat, après consultation de la HAAC. Il est créé un fonds d’appui au développement des médias qui est une ligne de crédit logée dans un compte bancaire. La gestion du fonds est assurée par un comité de gestion composé d’un représentant de la HAAC, d’un représentant du gouvernement et de trois représentants des associations professionnelles des médias. Ledit comité est présidé par le représentant de la HAAC. La gestion du fonds d’appui au développement des médias est soumise à un audit périodique du gouvernement. Les modalités d’accès audit fonds sont fixées par une décision de la HAAC après avis du comité de gestion. Les débats ont été houleux au niveau de cet article. Certains députés ont souhaité que la gestion du fonds soit confiée au représentant du gouvernement, d’autres par contre ont défendu que ce soit parmi l’un des trois représentants des professionnels des médias. D’autres encore ont insisté pour que l’article soit maintenu comme tel, c’est à dire que la gestion du fonds soit présidée par le représentant de la HAAC. Au finish, cette disposition a été maintenue et adoptée.
Les débats se poursuivent avec les trois derniers titres du Code qui abordent plusieurs autres points d’enjeux, notamment les questions de la dépénalisation, de la régie publicitaire et des dispositions transitoires.

Un hémicycle clairsemé

C’est un hémicycle complètement dégarni qui s’est penché sur l’examen du Code de l’information et de la communication. Les députés étaient à peine une vingtaine dans la salle à la suspension des travaux hier. L’absence des députés est plus remarquée du côté des parlementaires de l’Opposition. Leur rangée était pratiquement vide. Il n’y avait que le député Edmond Zinsou du Parti du renouveau démocratique (PRD). Il est resté jusqu’à la fin des travaux. Ses quelques autres collègues de rangée qui étaient présents quelques heures plus tôt, ont vidé la salle un peu comme si le dossier en étude ne les intéressait point. Tous les autres députés étaient de la majorité présidentielle notamment des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et de la Renaissance du Bénin (RB). Là n’est pas le problème. Ce que d’aucuns trouvent de paradoxal est que ceux-là qui réclament à cor et à cri l’accès aux médias de service public puissent buissonner au moment où le Parlement cherche à légiférer sur la question. Vivement que ces députés de l’Opposition puissent se rattraper demain où se poursuit encore l’examen de ce Code.

Actualités 21 janv. 2015


Programme de microcrédit :Boni Yayi aux côtés des femmes bénéficiaires du Mono-Couffo

Le président de la République était, hier mardi 20 janvier à Lokossa, avec les femmes bénéficiaires de microcrédit des départements du Mono et du Couffo. Au menu, l’engagement de son gouvernement à soutenir davantage le programme.

L’annonce faite par le chef de l’Etat, Boni Yayi, d’octroyer 15 milliards de francs CFA pour le renforcement du programme de microcrédit a reçu un écho favorable au sein des femmes bénéficiaires du Mono et du Couffo. «Cet appui constitue un réel soulagement pour ces femmes qui avaient souvent pensé que le gouvernement a relâché son soutien au programme», a indiqué hier Marie-Laurence Sranon, ministre en charge de la Microfinance, lors de la présentation des vœux des bénéficiaires au président de la République. Elle soutient que l’expérience béninoise de microcrédit aux plus pauvres constitue aujourd’hui un «succès story» qui inspire de nombreux pays de la sous-région.
Décrivant la situation du programme dans les départements du Mono et du Couffo, Jean Panti, directeur général du Fonds national de Microfinance (FNM) souligne qu’à la date du 31 décembre 2014, environ 4 milliards 700 millions F CFA ont été injectés dans le Mono, et 6 milliards 600 millions F CFA ont été investis pour impacter les femmes du Couffo. Le taux de remboursement dans le Mono est de 89%. Dans le Couffo, il est de l’ordre de 87%. «Comparé au taux moyen de remboursement de 85%, on peut dire que le Mono et le Couffo ont un comportement citoyen», commente Jean Panti. En dépit de ces performances, beaucoup de dossiers sont encore en attente d’être satisfaits, tempère le directeur général du FNM. Le montant des demandes exprimées dans le Couffo est de l’ordre de 4 milliards 500 millions pour 74 000 dossiers en attente. Seulement 879 millions ont été mis en place, soit un taux de satisfaction de 19%. Dans le mono, la demande se chiffre à 963 millions, pour un taux de satisfaction de 38%.
«Vous êtes de la République. C’est pourquoi je suis venu vous transmettre les vœux les meilleurs pour la prospérité de tout le Mono et de tout le Couffo», déclare le président de la République, Boni Yayi. Selon lui, le programme de microcrédit est né pour grandir. Boni Yayi salue surtout le dévouement des femmes qui participent activement à la création de la richesse et s’emploient à pérenniser le programme à travers le remboursement des crédits. «L’année 2015 sera décisive dans votre vie», soutient-il, se référant aux ressources additionnelles de 15 milliards F CFA annoncées pour renforcer le programme. Le chef de l’Etat informe qu’environ 11 milliards F CFA ont été déjà injectés dans le Mono-Couffo en sept années de mise en œuvre du Programme de microcrédit aux plus pauvres. «En 2015, le Mono-Couffo aura 6 milliards F CFA d’argent frais, au titre du MCCP nouvelle génération», annonce le président de la République qui invite les femmes bénéficiaires à une bonne gestion de leur portefeuille et à respecter les délais de remboursement. Boni Yayi informe que l’Etat ne perd rien dans la mise en place des fonds d’autant qu’il s’agit d’un placement dont les risques sont couverts par les services financiers décentralisés (SFD) qui se chargent de l’octroi direct des crédits aux groupes cibles.

Actualités 21 janv. 2015


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