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Des professionnels des médias exerçant dans la ville de Parakou ont observé hier mercredi 14 janvier, un sit-in à la Préfecture du Borgou-Alibori pour condamner l’attentat sur le journal satirique français «Charlie Hebdo» dont les principaux dessinateurs et chroniqueurs ont été tués par deux terroristes le 7 janvier dernier.
Les manifestants se disent «consternés, indignés et touchés» par cet attentat qui, au-delà d’avoir ôté des vies humaines, s’attaque à l’un des fondements du monde moderne : la liberté d’expression sous toutes ses formes. A en croire leur porte-parole, Gaston Yamaro, il ne s’agit pas d’un «simple mimétisme», car le terrorisme contre la presse prend des formes de l’intolérance, de la malcompréhension de la pratique du journalisme, des droits et devoirs des journalistes, par le plus grand public qui se porte maladroitement à se rendre justice, justifie-t-il. Pour preuve, rappelle-t-il, les confrères Bruno Souali de la télévision E-télé et Midou Yaya de Kandi FM ont été récemment agressés en plein exercice de leurs fonctions. Aussi, ajoute Gaston Yamaro, dans une affaire de produits pharmaceutiques périmés déversés au CHD-Borgou et dénoncés par le personnel dudit hôpital, le préfet d’alors avait saisi les bandes de l’équipe de reportage pour que les images ne passent pas à la télévision nationale. Les cas d’atteinte à l’intégrité physique, d’intimidation, de filature systématique, de pression fiscale, de tentative de corruption sur les journalistes, sont légion et constituent des atteintes graves à la liberté d’opinion, fait-il remarquer.
Par le même mouvement, Gaston Yamaro et les autres apportent leur soutien à Aboubakar Takou du journal «Béninois Libéré» suspendu depuis plus de trois ans, et à Ozias Sounouvou et tous les journalistes de la télévision nationale qui plaident pour le retour des débats contradictoires sur l’organe de service public.
Tout en promettant de transmettre la motion à qui de droit, le préfet du Borgou-Alibori a demandé aux manifestants de ne pas avoir de crainte et indiqué que la sécurité doit être renforcée partout pour que ces genres d’attaques ne surviennent pas. Aussi, Salamatou Kora Ponou a-t-elle exhorté les professionnels à ne pas aller au-delà de ce qu’ils doivent faire.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

La politique d’occupation des espaces frontaliers mise en place par l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (ABEGIeF) a prévu l’implantation des infrastructures sociocommunautaires comme les écoles, les brigades de gendarmerie, les collèges, les centres de santé, les commissariats… Dans la commune d’Adjarra, elle s’est concrétisée le mardi 13 janvier dernier à travers l’inauguration du poste avancé de gendarmerie du village de Odo-Hongla.
Personne n’a voulu se faire conter, mardi dernier, l’inauguration par le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, du poste avancé de gendarmerie du village de Odo-Hongla dans la commune d’Adjarra. Aux premières loges, il y avait d’abord des gardiens de nuit communément appelés "Zangbéto". En lieu et place des Forces de sécurité publique, ces "gendarmes" d’un autre genre continuent de veiller à la quiétude des populations la nuit, dans cette localité frontalière au Nigeria. En réalité, Odo-Hongla est une porte d’entrée sur le pays de Jonathan Goodluck et les compatriotes de ce dernier ne se feraient pas prier pour imposer leur diktat aux Béninois, surtout pour ce qui est de l’exploitation de la rivière partagée entre les deux communautés. Il y a donc un risque permanent et la brimade aurait droit de cité, faisant des Béninois de cette partie d’Adjarra, des soumis souvent obligés de se conformer aux desiderata de leurs cohabitants de l’autre rive.
Mais ce passé douloureux est révolu. La sécurité et la quiétude des populations béninoises seront assurées en ces lieux, par les éléments affectés au niveau du poste avancé de gendarmerie de la localité dont la mise en service a eu lieu mardi dernier. Lequel poste a été d’ailleurs implanté à un endroit stratégique, à trois cent mètres environ de la frontière. «Vous êtes venus concrétiser une partie de nos rêves qu’est la sécurité», s’est exclamé alors le maire de la commune d’Adjarra, Yaya Saka devant le joyau. Celle-ci, a-t-il expliqué, était menacée, mais grâce à l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (ABEGIeF), «une réponse urgente et efficace» vient d’être trouvée. Seulement, la localité n’entend pas se contenter de ce seul poste, poursuit le maire qui tend déjà les mains pour qu’un poste de commissariat vienne seconder celui de gendarmerie inauguré mardi dernier. Ce vœu se réalisera, s’est engagé le directeur général de l’ABEGIeF, Marcel Ayité Baglo. En réalité explique-t-il, son agence ainsi que le gouvernement ont fait l’option d’accorder la priorité à la gestion des frontières. Dans ce cadre, il était indispensable de prendre en compte Odo-Hongla qui, promet-il, sera doté sous peu d’un collège d’enseignement et d’un centre de santé. «Nous devons marquer la présence du pays et permettre aux nôtres de vivre en paix», dira également le directeur général de l’ABEGIEF avant de laisser place au directeur général de la Gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Emile Elomon qui lui, soulignera la nécessité de sécuriser l’ensemble du pays à partir des frontières.
Aucun sacrifice ne sera de trop pour arriver à cette fin, estime le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Simplice Dossou Codjo. Il faut alors siffler la fin de l’enclavement et de la marginalisation qui obligent les populations béninoises à se tourner vers les voisins, propose-t-il. Toute chose qui, indique-t-il, sera indispensable pour renforcer l’intégrité du territoire national. En tout cas, le gouvernement met les moyens qu’il faut, précise le ministre qui a fait savoir que la valeur du poste avancé de gendarmerie de Odo-Hongla est de 20 378 051 FCFA. Il a été entièrement financé par le budget national. Son inauguration porte à quatorze, les infrastructures du genre déjà réalisées pendant que trois autres sont en cours de réalisation.

Le ministre de la Santé, Dorothée Akoko Kindé Gazard et la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Dr Anne Vincent ont procédé, dans la matinée d’hier mercredi 14 janvier à Cotonou, au lancement officiel du Plan intégré de communication pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant au Bénin (PIC). C’était en présence des partenaires et de nombreux invités
Le Plan intégré de communication pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant au Bénin (PIC) lancé hier définit le paquet de pratiques familiales essentielles (PFE) à promouvoir pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant au Bénin, de même que le paquet de pratiques à promouvoir au niveau des partenaires pour améliorer la demande de service.
Dans son intervention pour la circonstance, la représentante résidente de l’Unicef, Dr Anne Vincent a précisé que le PIC permettra de contribuer, d’ici à 2018, à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile au Bénin.
Pour la représentante résidente de l’Unicef, «le ratio de mortalité maternelle demeure très élevé autour de 350-400 pour 100 000 naissances vivants et celui de la mortalité néonatale de 23 pour 1 000 régresse lentement, trop lentement». Dr Anne Vincent est revenue sur la Promesse renouvelée (APR) du ministre de la santé pour la survie de l’enfant, réaffirmant ainsi l’engagement du pays pour l’accélération de l’atteinte de l’OMD 4. «Nous sommes déjà 2015, année où on doit rendre compte des progrès accomplis», rappelle-t-elle. «Le Bénin a-t-il été à la hauteur des attentes formulées en 1990 ?», s’est-elle interrogée avant de préciser que le lancement du PIC s’inscrit dans le prolongement de cette promesse qui vient soutenir les engagements du Bénin pour l’atteinte de ces objectifs et ceux qui seront définis dans les ODD. «Toutes ces promesses ne sauraient être tenues sans la pleine participation des bénéficiaires, des familles et des communautés», a-t-elle conseillé.
Dr Anne Vincent a étayé ses propos avec quelques chiffres pour montrer la gravité de la situation avant de conclure que le PIC est un outil qui doit permettre les changements de comportement.
En procédant à l’ouverture des travaux, le ministre de la Santé Dorothée Gazard est revenue, elle aussi, sur ces chiffres et a salué le travail abattu par chacun dans le sens de la correction du tir.
Ce fut également l’occasion pour le ministre de la Santé de saluer l’assistance et surtout la contribution des partenaires techniques et financiers. Elle a promis l’élaboration des outils devant accompagner la mise en œuvre de ce Plan intégré de communication
Rappelons que c’est la directrice de la santé de la mère et de l’enfant, Olga Agbohoui Houinato qui a présenté ledit Plan à l’assistance lors de la cérémonie.

Le ministre d’Etat, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Abiola a présenté hier une communication à l’Assemblée nationale. Il a partagé avec les députés la politique du gouvernement en matière du développement de l’Enseignement supérieur. Les députés ont salué les efforts qui se font au niveau de ce secteur avant de souhaiter qu’une attention accrue soit accordée aux problèmes décelés par le Plan de politique de développement.
Le gouvernement dispose d’une Politique nationale en matière de l’enseignement supérieur. Le ministre d’Etat, François Abiola en charge du secteur, a donné les grandes lignes du plan aux députés. Lequel plan, en attente d’adoption en Conseil des ministres, fait le diagnostic des problèmes de l’enseignement supérieur en mettant l’accent sur les forces, les opportunités, les faiblesses et même les menaces de ce secteur. Ce diagnostic s’est fait autour des sept principaux domaines tels que l’accès à l’enseignement supérieur, la qualité de l’enseignement, la promotion des technologies de l’information et de la communication, l’efficacité du système, les ressources du système, la gestion des œuvres universitaires et sociales et le cadre réglementaire.
Le document révèle que les tares de l’université béninoise proviennent de sa genèse et de son évolution. Selon le ministre, en optant pour la démocratie et le libéralisme économique en 1990, le Bénin n’a pas su adapter son système d’éducation et de formation de manière à lui permettre de faire face aux nouveaux défis du marché du travail. La formation dans les universités et centres d’enseignement supérieur demeure majoritairement encore orientée vers l’emploi public. Le système éducatif promeut peu l’entreprenariat et l’auto-emploi, relève le plan. Il y a lieu d’opérer une rupture, martèle François Abiola. Cette rupture, estime-il, doit s’opérer au niveau des mentalités caractérisées par la chute des valeurs morales, le défaitisme, le manque d’initiatives privées, la course aux diplômes, l’atteinte de l’offre d’emploi public, l’aversion au risque. Le ministre d’Etat reste convaincu que l’université du 21è siècle ne doit plus se borner à la transmission du savoir mais devrait être organisée pour être à l’écoute de la demande sociale, en créant les conditions optimales pour former les ressources humaines de qualité, en revoyant les méthodes de formation et les procédures de gestion et de travail afin de promouvoir la pratique de la recherche. En d’autres termes, il s’agit de former des citoyens créateurs de valeurs ajoutées capables d’entreprendre et de s’auto-employer et d’orienter le système national de recherche vers les priorités de développement. Le ministre d’Etat a plaidé pour que la mise en œuvre efficiente de la politique nationale de l’enseignement supérieur dont les garanties de succès passent par le maintien d’un environnement politique national et international favorable, l’adhésion réelle et effective des communautés universitaires aux engagements du sous-secteur de l’éducation, la non politisation de l’administration du système éducatif, ainsi que la mobilisation et la sécurisation des ressources financières suffisantes. Cette politique de rupture qui doit s’arrimer avec la nouvelle devise de l’université béninoise qui est «de former une nouvelle élite susceptible d’entreprendre et de s’auto-employer n’est pas une nouvelle option mais la seule». La vision de l’enseignement supérieur du Bénin, explique François Abiola, est de disposer d’ici à l’horizon 2015, d’un sous-secteur d’enseignement supérieur qui fournit des ressources humaines de qualité, adaptées à la résolution des problèmes de développement national.
Plus de 400 milliards F CFA de projections
Ce plan de développement actuellement en cours est mis en œuvre pour la période 2013-2017 et prend en compte 48 actions prioritaires organisées autour de douze axes stratégiques. Il est évalué à plus de 400 milliards FCFA, révèle le ministre d’Etat qui saisit l’occasion pour faire le point de la création des centres universitaires. A ce jour, 21 centres universitaires ont été déjà créés et opérationnels. Il est prévu la création d’un autre d’ici à la fin de cette année. Le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a rappelé que la création de ces centres universitaires vise à désengorger les deux grandes universités publiques, en l’occurrence l’Université d’Abomey-Calavi et l’Université de Parakou, d’apporter une réponse structurelle à l’épineuse question de l’inadéquation entre l’offre de formation universitaire et les besoins de développement national et d’assurer l’occupation rationnelle du territoire national en offrant aux jeunes une voie de promotion sociale.
Dans leur intervention, les députés ont diversement apprécié la communication du ministre d’Etat. Certains députés saluent les efforts du gouvernement pour le développement du secteur de l’enseignement supérieur, d’autres trouvent inopportune la création des centres universitaires. Les députés Eric Houndété et Edmond Zinsou y voient une initiative politicienne, partisane et électoraliste. André Okounlola, pour sa part, comme beaucoup d’autres de ces collègues de la Mouvance présidentielle approuve la création des centres universitaires mais a insisté pour qu’une attention particulière soit accordée aux problèmes révélés par le diagnostic dont la qualité et la pénurie d’enseignants.

Conformément à l’article 114 du Règlement intérieur, l’Assemblée nationale a fait une batterie de recommandations sous forme de résolution à l’endroit des mairies, du gouvernement, des préfets et autres pour améliorer la gestion des ressources en général et ceux du FADeC en particulier. La proposition de résolution a été adoptée par 44 voix pour, 0 contre et 4 abstentions. Les abstentions sont surtout dues à la suppression du volet transmission du document à la justice pour la poursuite des mis en cause.
Mais avant d’en arriver là, les députés se sont penchés sur les discussions spécifiques thématiques du rapport et principalement au niveau de certaines communes où la situation est plus criarde. André Okounlola a trouvé l’examen de cette seconde phase impertinent. Pour lui, l’essentiel a été déjà dit lundi dernier sur ce dossier comme mauvaise gestion, surfacturation, et autres tares. Il n’était pas utile pour le Parlement de revenir sur la question. Et mieux, depuis la sixième législature, c’est la toute première fois que cette procédure veut être adoptée. Le deuxième secrétaire parlementaire ajoute que la mission de la commission n’est pas d’aller détecter des malversations financières et de châtier les mis en cause mais plutôt de voir comment sont gérés les fonds et de faire des recommandations pour améliorer leur gestion. Grégoire Akofodji craint que si on s’engage dans cette voie, le dossier ne puisse prospérer. Il serait inutile de vouloir se pencher sur le cas d’une commune spécifique alors que le rapport a épinglé presque toutes les communes. Il sera appuyé par Soulé Sabi Moussa qui n'est pas à la poursuite de l’examen du dossier.
Remuer la plaie
Louis Vlavonou prend pour sa part le contre-pied des interventions de ses collègues. Selon lui, on ne peut pas changer les règles du jeu au cours du jeu. D’autant qu’à l’entame de l’examen du dossier lundi dernier, le président de l’Assemblée nationale avait déjà annoncé que deux séances plénières seront accordées à ce point. Dans une première partie, les discussions générales et dans une seconde partie, les discussions particulières pour aboutir à des recommandations. Louis Vlavonou s’est intéressé au constat du rapport au niveau de la commune d’Ifangni où des cas de surfacturations et de délits d’initié ont été relevés par les députés enquêteurs. Il a remué le cas d’achat d’un domaine à 700FCFA/m2 par la mairie sur fonds FADeC et qui a été vendu par la suite à 350FCFA/m2. Il a dénoncé aussi le flou artistique entretenu autour de l’origine de l’acquisition d’un hôtel au profit de la mairie d’Ifangni toujours sur fonds FADeC. Louis Vlavonou a déploré les agissements de l’autorité communale qui a déclenché une chasse aux sorcières en affectant de façon illégale, irrégulière et fantaisiste tous les agents qui ont tenté d’aller contre son opération. Le député natif d’Ifangni a plaidé pour que le dossier soit transmis à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) pour attribution à la justice.
Pertinence du contrôle parlementaire
Wakouté Saguifa a estimé que la démarche méthodologique de la commission a péché par endroits en n’écoutant pas les populations, les bénéficiaires des fonds. Ce qui leur permettra d’avoir le son de cloche critique des populations sur ce qu’elles pensent des ouvrages qu’on leur a réalisés. Rosine Vieyra Soglo a essayé de défendre la gestion de la mairie de Cotonou. Cette gestion serait exempte de toute critique sous la houlette du maire, Nicéphore Soglo.
Au regard de la qualité des débats, Candide Azannaï observe que le dossier en examen montre clairement la pertinence du contrôle parlementaire et la nécessité pour le Parlement d’en faire un instrument de travail. Pour lui, au nom de cette mission, l’Assemblée nationale doit aller contrôler le contrôleur qu’est l’Inspection générale d’Etat. Candide Azannaï a voulu savoir aussi ce que sont devenus les nombreux audits réalisés par l’IGE. Il se dit favorable à la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire et de contrôle pour obtenir tous les documents relatifs à tous les audits commandités depuis 2006 à ce jour.
Par rapport au contrôle juridictionnel, il se demande pourquoi les procureurs qui peuvent s’autosaisir ne font rien et ne veulent pas prendre leur responsabilité. En plus de l’ANLC, il a suggéré que l’ensemble du dossier soit transmis au gouvernement et à titre spécial au ministre en charge de la Justice pour traduire devant les tribunaux tous les maires et agents épinglés par le rapport fut-il administratif. Malheureusement, ce souhait de voir le dossier confié à la justice n’a pas été partagé par la majorité des députés. La proposition de résolution proposée par la commission a été amendée par les députés FCBE en ce qui concerne le 31e point et le dernier relatif à la transmission du rapport à la justice pour la poursuite des mis en cause. Ce point sera supprimé de la proposition de résolution après des débats houleux entre députés favorables et non favorables.
Soumise au vote, la proposition de résolution pour la transmission du document au gouvernement sera validée par la plénière.

La construction de l’amphi Alassane Ouattara sur le campus d’Abomey-Calavi, démarrée il y a seulement quelques mois, est déjà achevée. Hier mardi 13 janvier, le président de la République s’est rendu sur le site pour constater de visu la fin des travaux.
Il aura fallu seulement huit mois pour que l’amphithéâtre en construction sous financement propre du président ivoirien Alassane Ouattara soit entièrement achevé. Hier, le président de la République s’est rendu en personne à l’Université d’Abomey-Calavi afin de se convaincre de la fin effective des travaux. «Nous avons ici un amphi qui peut contenir au même moment 1200 étudiants, à raison de 400 par niveau puisque nous avons trois niveaux», a indiqué François Abiola, ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur qui considère la construction de l’infrastructure comme une contribution importante pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement à l’Université d’Abomey-Calavi. Le coût global de l’ouvrage est estimé à 520 millions de francs CFA. Il s’agit d’un bloc pédagogique de type R+2 composé de trois amphis d’une capacité de quatre cents places chacun et présentant une architecture identique à celle de l’amphi UEMOA. Sa construction est la concrétisation d’une promesse du président de la République de Côte d’Ivoire annoncée le 9 mars 2013 lors de sa distinction au titre honorifique de Docteur Honoris Causa de l’Université d’Abomey-Calavi.
«Je suis venu vous féliciter. L’argent aurait pu être utilisé pour autre chose. Vous avez rehaussé le Bénin et sa démocratie car le cri de cœur que nous lançons tous les jours est que nous renforcions la qualité de notre gouvernance. Dans l’enceinte de cette même université, certains partenaires ont voulu nous aider mais on n’a pas pu construire», déclare le président de la République. Boni Yayi a exprimé sa satisfaction et sa fierté de voir le bâtiment construit dans les meilleurs délais. «Ce qui nous reste est que nous puissions arrêter le jour où il viendra constater qu’en réalité cet amphi comme tant d’autres constitue des instruments d’intégration économique, politique et social de notre sous-région», affirme-t-il, annonçant que l’ouvrage pourrait être réceptionné en marge du sommet de l’UEMOA, prévu pour le 19 janvier prochain à Cotonou.
Ce geste du président Alassane Ouattara, expliquait Gnamian Konan, ministre ivoirien vise à accompagner les efforts du gouvernement béninois pour offrir à la jeunesse béninoise et celle de la sous-région les conditions d’études et de formations adéquates.

Le ministère de l’Industrie, du Commerce, et des Petites et moyennes Entreprises (MICPME) se dote de son Plan de travail annuel (PTA) 2015. A cet effet, un atelier a été organisé pour non seulement valider ce Plan, mais aussi examiner l’exécution de celui de 2014. C’est le ministre Françoise Assogba qui a procédé, hier mardi 13 janvier à l’INFOSEC de Cotonou, à l’ouverture officielle de ses travaux.
Après environ un mois de travaux préparatoires, les cadres du MICPME et les directeurs généraux, centraux et techniques des structures sous tutelle se sont donnés rendez-vous, à travers le présent atelier, pour d’abord examiner le PTA 2014, puis valider celui de 2015 du ministère. A l’ouverture des travaux, le ministre en charge de l’Industrie et du Commerce, Françoise Assogba, a expliqué que la rencontre répond à la politique sectorielle du gouvernement visant à accélérer la croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations.
Dans cette optique, le MICPME est notamment invité à prendre des dispositions utiles pour assurer la participation du secteur privé à la croissance économique, à la promotion de l’entreprenariat et des activités de transformation, à la formalisation des entreprises informelles à travers des mesures spécifiques et significatives, sans oublier le développement des entreprises industrielles et commerciales.
Pour accomplir cette mission, le ministre Françoise Assogba rappelle que son département ministériel s’est engagé, à travers son PTA 2014 et son document d’opérationnalisation du budget-programme 2014-2016, à mettre en œuvre plusieurs actions et réformes en faveur des entreprises et des acteurs du secteur privé.
Il faut noter que les résolutions qui sortiront des assises vont surtout permettre la bonne exécution du budget 2015 du MICPME. «Après l’adoption du budget général de l’Etat, il est nécessaire de décliner les objectifs stratégiques contenus dans le budget-programme 2015-2017 en actions et activités concrètes à réaliser au titre de la gestion 2015», a indiqué le ministre.
Elle informe, par ailleurs, les participants à l’atelier que les actions à engager par son ministère doivent notamment être orientées dans le sens de l’accroissement des recettes de l’Etat, sans occulter la question de l’amélioration du climat des affaires.
Les participants devront alors, deux jours, apprécier la cohérence des actions inscrites au PTA 2015, examiner la pertinence et la faisabilité des activités avant de valider ledit Plan. Ils sont également conviés à dégager les résultats auxquels l’exécution du PTA 2014 a abouti, et formuler des recommandations en vue de la réalisation des meilleures performances au cours de l’année 2015.
Dans son intervention, le directeur de la Programmation et de la Prospective du MICPME, Alphonse Kakpo, s’est tout simplement contenté de signaler que les préparatifs de l’atelier se sont déroulés dans un esprit participatif.

L’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) et la Commission nationale de migration de l'analogique au numérique (CNMAN) organisent à Abomey, les 13 et 14 janvier, au profit des techniciens des médias du Sud et du Zou, un atelier d’information et d’échange sur le passage de l’analogique au numérique. Une rencontre qui vise à faire comprendre aux participants, les avantages et le besoin de réajustement nécessaire pour relever ce nouveau défi à leur porte.
La Commission nationale de migration de l’analogique au numérique mise en place par le gouvernement béninois travaille depuis des mois sur des actions urgentes, en vue du démarrage effectif du processus de passage de la radiodiffusion analogique à la radiodiffusion numérique terrestre. A cet effet, les dispositions liées aux délais de transition contenues dans les dispositions internationales s’imposent aussi au Bénin qui devra tout mettre en œuvre pour une transition réussie à bonne date vers le numérique.
Dans leurs allocutions d’ouverture, le président de l’UPMB, Franck Kpochémé et Christian de Souza, secrétaire permanent de la Commission nationale de migration de l’analogique au numérique (CNMAN) ont fait le point du chemin parcouru pour sensibiliser les professionnels sur cette mutation afin qu’ils soient prêts pour ce rendez-vous technologique en prenant les dispositions qui s’imposent. Ils ont aussi mis l’accent sur les défis à relever pour aller à la conquête du numérique.
Abondant dans le même sens, le secrétaire général adjoint du ministère de la Communication et des TIC, Séraphin K Loussin met aussi l’accent sur ces nombreux défis qui sont essentiellement relatifs, entre autres, aux aspects d’ordres juridique, législatif et réglementaire; aux gros équipements et aux constructions; à la formation des ressources humaines; à la communication et surtout l’accompagnement social des populations.
A travers les communications présentées hier au cours de cet atelier par des techniciens béninois au fait de cette nouvelle technologie, les participants ont noté que le passage au numérique s’impose pour une meilleure gestion des fréquences, la promotion de la société de l’information, l’offre de nouveaux services et programmes dans la radiodiffusion et pour un meilleur accès des populations à la radio et à la télévision. Pour ce qui est spécifiquement de la Télévision numérique terrestre (TNT), il faut signaler que ses avantages sont variés. Les populations auront en effet la possibilité de recevoir un plus grand nombre de programmes de télévision avec une meilleure qualité de son et d’images. Et le Bénin fera aussi économie de ses fréquences.

En dépit des nombreuses luttes déjà entreprises depuis des lustres au Bénin dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes, le mal n’est pas encore prêt à être éradiqué. Pour apporter sa pierre à l’édifice, le réseau Social Watch Bénin a mis en place une plate-forme numérique. C’est à travers le projet ‘’Opouto-Kounoudeto’’ lancé officiellement hier mardi 13 janvier à Cotonou. C’était en présence de la directrice de cabinet du ministre en charge de la Famille Roubatou Allassane Ali.
Contribuer au renforcement de la dénonciation et de la prévention de la violence sexuelle faite aux filles et le mariage forcé au Bénin. Voilà, le principal but visé par le projet ‘’Opouto-Kounoudeto’’ initié par Social Watch Bénin. Ledit projet se traduit par la mise en place d’une plate-forme numérique à partir de laquelle les témoins ou victimes des différentes violences faites aux filles pourront facilement dénoncer ces actes et décourager leurs acteurs.
Entièrement financé par le Fonds canadien aux initiatives locales (FCIL), ce projet qui va durer trois mois sera pris en compte dans cinq communes du Bénin, à savoir Adjarra, Avrankou, Dangbo, Ouinhi et Boukombé. Selon le concepteur de la maquette, ‘’Opouto-Kounoudeto’’ sera un canal à travers lequel des milliers de personnes des cinq communes cibles seront informés et sensibilisés sur les textes de lois réprimant les violences à l’égard des filles et leur mariage précoce. De même, par le biais de ce projet, au moins cinquante-quatre acteurs dans les communes cibles seront formés contre la violence sexuelle faite aux filles. Des actions de communication seront également menées à l’endroit d’au moins deux cent personnes dans les communes cibles sur la violence sexuelle à l’égard des filles et sur l’utilisation de la plate-forme numérique de dénonciation. Le projet officiellement lancé par Social Watch Bénin, une Organisation de la Société civile béninoise trouve sa genèse dans une étude réalisée en 2009 sur les violences faites aux filles et aux enfants dans laquelle le Bénin présente une situation multipolaire qui embrasse une diversité de victimes ainsi qu’une gamme variée de types de violences, une liste de causes et de déterminants de même que des conséquences nombreuses.
Pour le président de Social Watch Bénin, Gustave Assah, le présent projet vient renforcer les nombreuses luttes déjà menées par sa structure contre les violences faites aux filles et aux enfants. Cette plate-forme contribuera, poursuit-il, à la participation, à l’engagement des élèves pour un changement de comportement contre le mariage forcé et les violences sexuelles dans les communes cibles.
Dans son discours d’ouverture, la représentante du ministre en charge de la Famille, Roubatou Allassane Ali, s’est réjouie de l’initiative du réseau Social Watch Bénin. Elle a également saisi l’occasion pour réaffirmer l’engagement du ministre dans sa mission de conception, de mise en œuvre et de suivi de l’Etat en matière de développement social conformément aux lois et règlements en vigueur au Bénin, à soutenir le projet. Les violences basées sur le genre constituent notre cheval de bataille pour mettre hors d’état de nuire les auteurs de viloences faites aux filles, a-t-elle conclu.

Augmentation des prix des produits de la Société béninoise de brasserie (SOBEBRA) dans les buvettes. Qu’en est-il réellement? Qui en est responsable? C’est pour mieux éclairer l’opinion publique sur ces questions, qu’une équipe de la direction générale de la société a organisé, hier mardi 13 janvier à Cotonou, une conférence de presse pour annoncer qu’elle n’a à aucun moment procédé à l’augmentation des prix observés depuis quelques jours dans les points de vente de détails.
Depuis le début de la nouvelle année, des rumeurs de plus en plus persistantes font état de ce que les produits de la SOBEBRA seraient en hausse dans les points de vente de détails. A Porto-Novo, par exemple, certaines associations de consommateurs sont allées jusqu’à saisir les autorités départementales de l’Ouémé en charge de l’Industrie et du Commerce pour dénoncer cette augmentation de prix.
Après vérification sur le terrain, la direction générale de la SOBEBRA a tenu une conférence de presse hier, afin d’apporter «un démenti ferme» à l’information selon laquelle elle est responsable de cette augmentation de prix. Pour animer cette conférence, le directeur commercial et marketing de la société, Abdramane Timité, était entouré de la directrice des ressources humaines, Yolande Zossoungbo, et du directeur des relations extérieures Rodolphe Adanzounon.
A propos du constat fait sur le terrain, le directeur commercial et marketing déplore qu’actuellement, la bière «La Béninoise 66 cl» se vend à 700 francs CFA contre 550 francs CFA en décembre 2014. Le prix conseillé par la SOBEBRA pour ce produit, dit-il, est de 600 francs CFA.
Abdramane Timité précise que la SOBEBRA a une politique de prix de vente uniforme aussi bien pour les distributeurs agréés que pour les points de vente de détails.
Les conférenciers ont indiqué qu’à aucun moment, la société n’a procédé à l’augmentation des prix de ses produits. Les produits de la SOBEBRA, précisent-ils, sont proposés aux mêmes prix sur toute l’étendue du territoire national.
«C’est une volonté politique de la société de prendre en charge le transport et la livraison de tous nos distributeurs quel que soit l’endroit dans le pays», a expliqué le directeur commercial et marketing. A l’en croire, cette politique, bien que coûteuse pour la société, participe de la volonté de tenir compte du pouvoir d’achat de tous les Béninois.
Il a insisté sur le devoir de transparence de la SOBEBRA vis-à-vis des points de vente de détails. «Ce qui fait que nous devons combattre toute augmentation qui nous paraîtra injustifiée pour permettre à nos consommateurs d’avoir des produits de meilleur rapport qualité-prix», insiste-t-il.
A propos des prix conseillés par la SOBEBRA
Les journalistes ont notamment cherché à comprendre comment se fait le contrôle de la fixation des prix au niveau des détaillants. Par rapport à cette question, le directeur commercial et marketing explique que pour les produits de grande consommation, la société conseille aux détaillants une marge qui varie de 17 à 33%. «La fixation de cette marge tient compte de ce que le détaillant met en place un certain nombre d’investissements pour pouvoir commercialiser nos produits ; il va notamment louer un local, des chaises et tables», a-t-il fait savoir. Ce service supplémentaire, précise-t-il, justifie la fixation de cette marge de 17 à 33%.
Quand on parle de prix conseillés, renchérit le directeur des relations extérieures, Rodolphe Adanzounon, on tient compte du plus petit consommateur, la grande masse, c’est-à-dire les bars et buvettes populaires. Il souligne que le prix conseillé est le plafond à ne pas dépasser: «Nous ne parlons pas des prix dans les grands hôtels où il y a création de plus-value», a-t-il martelé.
Au cours de la conférence de presse, les responsables de la SOBEBRA ont montré que la société cherche constamment à répondre aux préoccupations des populations béninoises. «C’est pour cela que la SOBEBRA, depuis toujours, a décidé de mettre à la disposition des populations des produits de très grande qualité», a laissé entendre Abdramane Timité qui ajoute que depuis huit ans la société s’est inscrite dans la démarche qualité pour assurer aux consommateurs béninois des produits de qualité irréprochable.
Il a également montré que la société joue un rôle important dans le tissu économique du Bénin. Il donnera à cet effet quelques chiffres. Près de 600 employés de la SOBEBRA, 200.000 emplois indirects à travers les distributeurs, les points de vente de détails, plus de 300 petites et moyennes entreprises (PME) fournisseurs ou clients.
Au regard de ces chiffres, il fait comprendre que la SOBEBRA a une responsabilité qui ne lui donne pas le droit de faire quelque chose à l’encontre de l’intérêt des consommateurs et de l’Etat béninois.
Les conférenciers ont, par ailleurs, invité les consommateurs à être vigilants et à demander aux responsables des bars d’afficher les prix pour la transparence.
Ils ont également indiqué que la société ne saurait prendre des mesures de rétorsion contre les commerçants véreux qui augmentent les prix. C’est le ministère en charge du Commerce, rappellent-ils, qui est chargé de la régulation en la matière.