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Nouvelles

Retard dans l’organisation des élections communales: Le député Bida Nouhoum rend responsable le COS-LEPI et le Parlement

Député FCBE élu dans la 13e circonscription électorale, Bida Nouhoum était dans l’après-midi d’hier mercredi 17 décembre à Cotonou, à cœur ouvert avec les «jeunes leaders» du département de la Donga. Il a échangé avec eux sur les sujets qui défraient la chronique, notamment le retard dans l’organisation des communales, municipales et locales. L’élu FCBE trouve non fondées les accusations tendant à rendre responsables le chef de l’Etat et le gouvernement de l’impasse électorale dans laquelle se trouve le Bénin depuis 2013.

Qui sont les responsables de la non organisation des élections communales, communales et locales ? C’est le plat de résistance de la causerie-débat que le député Bida Nouhoum a eue hier avec «les jeunes leaders» du département de la Donga au chant d’oiseau de Cotonou, à l’invitation de ces derniers. Il a expliqué à ses jeunes frères les vrais coupables de l’impasse électorale dans laquelle végète le Bénin depuis mars 2013 que sont attendues lesdites élections. Selon lui, les responsables de cette situation ne sont pas à rechercher loin. Ce sont d’abord le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS/LEPI) et ensuite l’Assemblée nationale, martèle-t-il. Ces deux organes sont coupables de cette situation. Selon lui, le COS-LEPI devrait rendre depuis disponible la LEPI pour permettre la tenue de ces élections. Mais à ce jour, il n’y a toujours rien. Pendant ce temps l’organe s’engouffre dans la fixation des dates mais jamais respectées. Une nouvelle date, celle du 15 janvier 2015 vient d’être annoncée pour rendre la liste électorale informatisée provisoire, souligne Bida Nouhoun qui espère que le COS-LEPI va cette fois-ci tenir parole et relever le défi pour sortir le pays de l’impasse électorale. La disponibilité de la LEPI conditionne la tenue de ces élections, souligne-t-il, rappelant au passage la jurisprudence de la Cour constitutionnelle en cette matière. Laquelle jurisprudence dit clairement que «pas de LEPI, pas d’élection». Nouhoum Bida a invité les membres du COS-LEPI à cesser de jouer aux prolongations et à redoubler d’ardeur pour doter le pays d’une liste électorale fiable. Quant à l’Assemblée nationale, elle est accusé d’avoir traîné les pas avant la désignation des membres du COS-LEPI devant corriger les insuffisances de la LEPI 2011. Cette lenteur,est surtout due, se rappelle l’élu FCBE de la 13e circonscription, à la recherche du consensus entre les députés toutes tendances confondues. Ce qui a d’ailleurs poussé les députés à proroger le mandat des conseils communaux élus en 2008 afin de permettre au COS-LEPI de disposer du temps nécessaire pour la correction de la LEPI de 2011. «Voilà la vérité», souligne Bida Nouhoum convaincu que le gouvernement encore moins le chef de l’Etat n’a aucune part de responsabilité dans la situation de l’impasse électorale que le pays vit depuis quelques mois. Selon lui, le gouvernement s’acquitte diligemment de sa triple mission constitutionnelle dans l’organisation des élections. Il a déjà libéré à ce jour plus de 11 milliards FCFA au COS-LEPI pour le processus de correction de la LEPI. Quant à la deuxième mission, la convocation du corps électoral, le gouvernement attend qu’il soit saisi d’une date par la CENA qui doit s’assurer d’abord de la disponibilité de la LEPI. La troisième mission du gouvernement est la sécurisation du processus électoral qui n’est pas encore à l’ordre du jour. «Où est alors la responsabilité du gouvernement», se demande l’élu FCBE qui insiste pour dire que la solution de l’impasse électorale se trouve à l’Assemblée nationale. Il propose aux différentes tendances politiques du Parlement de dialoguer pour voter expressément une loi dérogatoire pour réduire les délais légaux relatifs, notamment au temps d’affichage de la LEPI. Ce qui permettrait, selon lui, de favoriser l’organisation de ces communales avant fin février ou début mars 2015 au plus tard. «La solution n’est pas dans les marches», souligne le député de la 13e circonscription qui invite les «Jeunes leaders» de la Donga à aller propager la vérité partout où besoin sera pour mettre fin à l’intoxication politique sur le terrain.

Politique 22 déc. 2014


Signature d’accord de prêt entre la BOAD et le Bénin 15 milliards de francs CFA pour le pavage et l’assainissement dans dix communes

Bientôt dix communes bénéficieront du projet de pavage de rues et d’assainissement au Bénin. La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) vient d’accorder au gouvernement béninois à cet effet un prêt pour le financement dudit projet. C’est le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché et le président de la Banque, Christian Adovèlandé qui ont procédé, hier mercredi 17 décembre audit ministère, à la signature de l’accord de prêt.

D’un montant total de 15 milliards de francs CFA, l’accord de prêt signé hier entre le gouvernement béninois et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) contribuera au financement du projet de pavage de rues et d’assainissement dans les communes de Bembéréké, Bonou, Bopa, Dogbo, d’Ifangni, de Kalalé, Karimama, Tanguiéta, Zakpota et de Zè.Au cours de la cérémonie de signature hier, le président de la BOAD, Christian Adovèlandé, a mis l’accent sur l’utilité de l’accord signé. Il signale qu’au Bénin, en dépit des efforts consentis, les infrastructures d’assainissement et d’hygiène de base restent insuffisantes, le taux de couverture étant estimé à 13%. Et c’est pour améliorer ce taux que le gouvernement a initié le présent projet. «La réalisation de ce projet permettra d’assurer une bonne desserte des quartiers et une meilleure gestion des eaux de ruissellement afin de réduire la prolifération des vecteurs de transmission de certaines maladies dans les localités bénéficiaires», a-t-il fait observer.A en croire le président de la BOAD, la réalisation du projet contribuera ainsi à l’amélioration de l’environnement urbain «en réduisant de 50% la prévalence des maladies liées à l’insalubrité». Il vise également, selon lui, à améliorer la circulation dans les dix communes bénéficiaires en réduisant le temps de parcours d’au moins 60%, et à renforcer les capacités des communes en matière de gestion des infrastructures urbaines. Environ 22,35 km de voies urbaines seront pavées et aménagées, sans oublier l’éclairage des principales voies.Christian Adovèlandé précise que le projet vient compléter le programme de la BOAD pour le développement et la modernisation des infrastructures urbaines dans les 77 communes que compte le Bénin. Il dénombre ainsi 28 communes bénéficiaires des financements de la BOAD dans le cadre du programme. Aussi s’est-il réjoui de la bonne exécution de tous les projets financés par son institution.Le président de la BOAD a, par ailleurs, noté que le gouvernement a mis en place des mécanismes spécifiques pour renforcer des ressources destinées à assurer l’entretien des infrastructures déjà réalisées, à travers le Fonds d’appui au développement des communes (FADeC). Il rassure alors de la détermination de la BOAD à accompagner les actions de développement initiées par le gouvernement béninois. Au regard des nombreuses interventions de la Banque au Bénin, le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché n’a pas manqué de la remercier au nom du gouvernement. Pour lui, les différents accords se succèdent mais ne se ressemblent pas. Il a promis de veiller à l’exécution stricte des différents projets.L’accord de prêt qui vient d’être signé porte à 184 milliards de francs CFA la valeur globale des interventions de la Banque dans le développement des infrastructures de transport au Bénin.

Economie 22 déc. 2014


Augustin Tabé Gbian, président du CES: «L’objectif visé à travers nos séminaires sur le développement durable est atteint»

Le Conseil économique et social (CES) a organisé du 12 au 16 décembre dernier deux séminaires consécutifs à Parakou : l’un sur le développement durable et l’autre sur la lutte contre la pollution urbaine au Bénin. Au terme des travaux, le président de l’institution s’est prêté aux questions des hommes des médias. Augustin Tabé Gbian revient ici sur les objectifs, les conclusions et les perspectives de ces rencontres. Entretien…

La Nation : Monsieur le président, l’institution que vous avez l’honneur de diriger vient d’organiser deux ateliers successifs à Parakou sur le développement durable et ses enjeux. Quels sont les objectifs visés à travers la tenue de ces rencontres ?
Augustin Tabé Gbian : Tout d’abord, je voudrais rappeler que ces séminaires ont porté, le premier sur le thème : «Le développement durable au Bénin : contraintes et opportunités» et le second sur : «Lutte contre la pollution urbaine et les émissions de gaz à effets de serre au Bénin». C’est un événement inédit. En organisant ces deux séminaires de façon consécutive et délocalisée hors de Cotonou, les objectifs visés par le Conseil économique et social sont de deux ordres. Primo, il s’agit de contribuer d’une part, à la compréhension et à l’appropriation du concept de développement durable dans le contexte socio-économique du Bénin, et à la prise de conscience par les entrepreneurs des contraintes et des opportunités dont recèle ce modèle de développement d’autre part. Nous avons le devoir de sensibilisation et d’information vis-à-vis de nos populations sur les sujets de grande préoccupation. Secundo, il était question d’échanger sur les stratégies de lutte contre la pollution urbaine et les émissions de gaz à effets de serre au Bénin et de dégager des solutions envisageables pour une meilleure efficacité desdites stratégies. Au terme des quatre jours de travaux, pensez-vous que les résultats escomptés ont été atteints ?
Tout à fait. Ma satisfaction est grande. Les conseillers, le personnel administratif et militaire et tous ceux que nous avons invités à participer à ces séminaires se sont fait une certaine appropriation de la démarche d’intégration de l’environnement et du développement durable dans le processus de production. Nous avons largement échangé sur une dizaine de sous-thématiques liées à la problématique du développement durable et de la pollution urbaine. Chacun a désormais une connaissance de la stratégie de développement durable au Bénin. En me fondant sur le caractère préoccupant des sujets débattus et la qualité des interventions au cours de ces deux séminaires, je puis affirmer que nous avons atteint notre objectif : celui de permettre aux conseillers d’être suffisamment outillés afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les réformes nécessaires à engager. En effet, en dehors des concepts que nous avons assimilés, nous avons compris que notre planète traverse une crise à la fois économique et environnementale et que nous devons trouver les moyens d’agir pour inverser la tendance.
Quelle sera donc la suite à donner à ces rencontres ?
Les propositions issues de ces séminaires feront l’objet d’un examen plus approfondi en vue de formuler des recommandations avisées à l’endroit du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Ayant appréhendé l’état de la pollution urbaine et des émissions de gaz à effets de serre, nous ferons des propositions concrètes pour l’amélioration de la stratégie nationale de lutte contre la pollution urbaine et les émissions de gaz à effets de serre. A ce sujet, la prise en compte de l’environnement dans les processus de production ou de service constitue une nécessité et un sujet préoccupant pour toute l’humanité. Les entreprises doivent intégrer la dimension de l’économie verte dans leurs activités et les populations doivent avoir à cœur la préservation de l’environnement dans tout ce qu’elles entreprennent. C’est la condition sine qua none du développement économique et social qui garantit l’avenir aux générations futures.

Un mot pour clôturer cette interview ?
C’est l’occasion de rendre hommage à la qualité de présentation de tous les communicateurs qui ont su répondre avec une intelligence élevée et une éloquence soutenue, aux multiples préoccupations des participants. Je n’oublierai pas, au nom de tous les conseillers au Conseil économique et social et en mon nom propre, d’adresser mes sincères remerciements au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), au Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et à leurs représentants pour leur constante sollicitude et leur appui technique à nos côtés au cours de ces assises. Ils nous ont donné l’occasion de cerner davantage la problématique du développement durable et celle de la demande sociale, dans un contexte de croissance démographique.A vous médias, je voudrais vous remercier et vous rappeler le rôle combien important de sensibilisation et d’information que vous devez davantage jouer pour conscientiser les pouvoirs publics et les populations, car la déforestation progresse ; le désert avance à grands pas, notre environnement est pollué. Et ça nous interpelle tous.

Société 22 déc. 2014


Mise en œuvre des activités de la composante 2 du PAPDFGC: La réalisation de la nouvelle cartographie de base numérique lancée

La cartographie de base dont le Bénin dispose, date des années 60. Accusant aujourd’hui le poids de l’âge, la précision de ses données est loin d’être optimale. D’où le lancement officiel des travaux de réalisation de sa nouvelle cartographie de base numérique qui a eu lieu, mardi 16 décembre dernier à Cotonou. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 2 du projet d’Appui à la préservation et au développement des Forêts galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC).

Le projet d’Appui à la préservation et au Développement des Forêts galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC) s’inscrit dans le cadre de la Stratégie de Croissance et de réduction de la pauvreté (3e génération) notamment dans son axe 5. Il est aussi en phase avec le cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin (UNDAF 2014-2018). Le PAPDFGC s’inscrit également dans le 6e programme d’action pour l’environnement de l’Union Européenne par l’intégration des objectifs de protection de l’environnement et des changements climatiques. C’est à travers les politiques stratégiques, les plans de développement communautaires, la protection et la promotion du développement durable des forêts, ainsi que l’amélioration de l’information et des données relatives à la protection de la nature et à la biodiversité.La réalisation de la nouvelle cartographie de base numérique du Bénin est la composante 2 du PAPDFGC. Elle pèse environ 55% de son budget total et sera assurée par le Consortium de firmes IGN France International et IMAO retenu suite à un appel d’offres international et dans un processus de recrutement conduit par le PNUD et le Bénin. Le lancement de ses travaux est une occasion importante pour l’administration forestière qui gère ledit projet depuis son lancement officiel, le 7 novembre 2014 à Porto-Novo. Il l’est aussi pour tous ceux qui manipulent les cartes dans le cadre de l’aménagement du territoire, a indiqué le colonel Théophile Kakpo, directeur national du projet. A l’instar d’autres pays africains, a-t-il fait remarquer, le Bénin ne dispose pas d’un réel potentiel cartographique. «Dans les années 1960, une couverture aérienne totale du pays a été réalisée et des cartes topographiques élaborées aux échelles de 1/200 000è et partiellement 1/50000e. Ces cartes ont été réalisées avec la méthode conventionnelle sur des appareils photogrammétries purement analogiques. Depuis cette période donc, aucune couverture n’a été faite pour une mise à jour de la cartographie béninoise», a déploré Théophile Kakpo.

Outil de développement durable
Pour le coordonnateur résident du Système des Nations Unies et représentant résident du PNUD, Rosine Sori Coulibaly, le caractère numérique de cette cartographie, fera sortir le Bénin de sa vétuste cartographie analogique. Il lui permettra de figurer parmi les rares pays africains qui se sont dotés de la nouvelle génération de cartographie moderne. La composante 2 du PAPDFGC impactera non seulement toutes les structures de cartes, mais aussi les 77 communes du Bénin bénéficieront de cartes modernes, actualisées et numérisées pour les multiples usages et besoins d’aménagement du territoire. Etant chargés de la réalisation de ses travaux, l’IGN France International et l’lMAO, ainsi que toutes les parties prenantes que sont ses acteurs et bénéficiaires, seront amenés à définir le cadre de suivi contrôle et de certification des livrables de qualité irréprochable dans les délais requis. Mieux, a rassuré le représentant résident du PNUD, Rosine Sori Coulibaly, il s’agira d’échanger et de revisiter les rôles et responsabilités de chaque acteur tant au niveau central qu’au niveau déconcentré dans la mise en œuvre des activités prévues selon un échéancier bien défini. «Ceci est d’autant plus nécessaire que les enjeux et défis à relever par la réalisation de ce précieux outil d’aide à la décision sont importants car le décollage du projet a connu un retard considérable», a-t-elle insisté. Tout en se réjouissant de la matérialisation de l’effectivité du lancement de cette composante 2, l’ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union Européenne, Joseph Coll garde l’espoir que le développement du Bénin se fera sur la base d’une économie respectueuse de la protection de l’environnement.Pour le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des ressources naturelles, Raphaël Edou, «maintenant, il n’y a plus d’inquiétudes. Les résultats attendus seront obtenus et les mairies pourront avoir à leur disposition, d’importants outils pour travailler». Il a, par ailleurs, témoigné la reconnaissance du gouvernement au PNUD et à l’Union Européenne, pour leurs appuis constants à l’administration forestière béninoise et à la réussite du PAPDFGC.

Dans la perspective d’une nouvelle ère cartographique
D’un montant de 8 300 000 euros soit plus de 5,4 milliards F CFA, le PAPDFGC est financé par l’Union Européenne dans le cadre de l’Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC), pour une enveloppe de 5,2 milliards, par le PNUD à hauteur de 200 millions F CFA et le gouvernement béninois, sans oublier la contribution des communes. Grâce à la base de données géographiques actualisées qu’elle mettra à disposition, la composante 2 dudit projet permettra d’acquérir des photographies aériennes de très hautes résolutions pour l’ensemble du territoire, un modèle numérique de terrain, des ortho-photos, des cartes topographiques, un géo-portail. Ce sont autant d’éléments indispensables pour l’établissement entre autres, des cartes topographiques détaillées de grande précision, la gestion des ressources naturelles, la lutte contre les inondations, la gestion des catastrophes naturelles, l’agriculture, la planification urbaine, l’aménagement du territoire. Le Bénin entrera dans une nouvelle ère cartographique avec le renouvellement de l’ancienne génération de cartes, la mise à disposition des cartes de base pour la réalisation de celles thématiques et la délimitation des périmètres et unités topographiques.

Economie 22 déc. 2014


Descente des cadres du ministère en charge du Commerce dans les marchés: Les produits avariés périmés saisis

Le directeur adjoint du Commerce intérieur, Habibou Woroucoubou accompagné d’une délégation de la direction de la Concurrence et de la Lutte contre la fraude, était hier mercredi 17 décembre dans les supermarchés de la ville de Cotonou et au marché Dantokpa. Cette descente surprise a permis de saisir des produits avariés périmés et qui se retrouvent encore sur les marchés.

Les responsables des supermarchés et les commerçantes du marché de Dantokpa ont reçu hier mercredi 17 décembre, une visite surprise des agents de la direction du Commerce intérieur. Accompagné pour la circonstance de la directrice de la Concurrence et de Lutte contre la fraude, Louise Sènou, la délégation a sillonné des supermarchés de Cotonou et le grand marché de la ville. Des produits impropres à la consommation ont été retirés des rayons de vente et saisis par la délégation. Des sacs de riz, des boissons déjà périmés ou proches de la date de péremption ont été retirés de la vente. La mission a commencé par certains supermarchés de la place, où les agents d’un œil microscopique ont vérifié les dates de péremption des produits. Des levures périmées sont retrouvées et aussitôt saisies. Mais à la grande surprise de tous, certains responsables de ces supermarchés se sont opposés à la saisie des produits. Grâce à l’expertise des responsables du Commerce intérieur, ils ont compris l’importance de cette opération. Les commerçants du marché de Dantopka n’ont pas aussi été épargnés lors de cette visite surprise. Les boutiques, les étalages ou encore des hangars, ont été fouillés judicieusement.La directrice de la Concurrence et de Lutte contre la fraude, Louise Sènou, satisfaite de de la réussite une fois encore de cette opération, a promis que les descentes seront perpétuées. «A la fin de chaque année, nous renforçons nos équipes et nous saisissons les produits impropres à la consommation qui sont toujours en vente», rappelle-t-elle. Louise Sènou a, par ailleurs, lancé un appel à tous les opérateurs économiques du pays, afin qu’ils évitent de mettre sur le marché des produits périmés. Quant aux consommateurs, elle a invité chacun à la vigilance et les a exhortés à vérifier chaque produit avant de l’achat.

Economie 22 déc. 2014


Port autonome de Cotonou: Deux conteneurs de produits périmés arraisonnés

L’Unité mixte de contrôle des conteneurs au port de Cotonou a mis la main sur des produits qui rentrent dans la préparation du pain. Périmés depuis septembre dernier, ces produits malgré leur état impropre à la consommation sont arrivés au port. Ils ont été présentés à la presse, hier mercredi 17 décembre, en présence des autorités du de la direction du Commerce de l’intérieur et du président d'une association des consommateurs.

A l’ouverture des deux conteneurs saisis, toutes les autorités en charge du commerce intérieur pouvaient lire sur les cartons «Alafia». Il s'agit d'un produit qui rentre dans la préparation du pain. Il a été arraisonné par l’Unité mixte de contrôle des conteneurs au port de Cotonou du fait de leur péremption atteinte depuis septembre dernier. Mais, ils ont été malgré leur état impropre à la consommation convoyés vers le Bénin. Heureusement ils n’ont pu passer entre les mailles de l’unité de contrôle. En présence du directeur adjoint du Commerce intérieur soutenu par la directrice de la Concurrence et de lutte contre la Fraude, le commissaire de l’Unité mixte de contrôle des conteneurs au port de Cotonou a expliqué les conditions dans lesquelles, ses éléments ont pu mettre la main sur ces deux conteneurs. Pour Joseph Assongba, c’est lors d’une inspection de routine des conteneurs par son unité qu’il a été constaté que ces améliorants alimentaires qui rentrent dans la préparation du pain sont avariés. Aussitôt toutes les autorités qui composent l’unité mixte ont été informées de la présence sur le territoire béninois d'un tel produit, a-t-il souligné. Il a rassuré des dispositions prises pour que ces produits ne soient jamais déversés dans les différents marchés, ceci pour ne pas nuire à la santé des populations. Le commissaire de l’unité mixte de contrôle du port de Cotonou a pour sa part invité toute la population à la vigilance, afin de ne pas consommer des produits avariés. Hermann Mèton, président de l’Association des consommateurs, présent lors de la présentation des produits, s’est réjoui de la prouesse de l’unité mixte du port qui vient d’éviter la mise sur le marché des produits périmés. Il a invité les consommateurs, en cette période de fête de fin d’année, à une vigilance afin de ne pas se laisser emporter par la liesse des fêtes en consommant des produits interdits. Le directeur adjoint du commerce intérieur a félicité les différentes autorités portuaires qui, selon Habibou Woroucoubou, ont une fois encore permis d'éviter des produits impropres à la consommation sur le marché. Les autorités du commerce mettront tout en œuvre en étroite collaboration avec les autorités portuaires afin que ces produits soient détruits. Il a invité toute la population à une collaboration avec les structures en charge du contrôle pour que des denrées impropres à la consommation soient saisies et retirées pour la bonne santé des populations.

Economie 22 déc. 2014


Lutte contre la corruption au Bénin: Imprescriptibilité des crimes économiques : sens et portée

Le Bénin a célébré lundi 8 décembre dernier, la 9e journée nationale de lutte contre la corruption. Ce fléau qui gangrène tous les secteurs de la vie nationale. Et ce malgré l’existence de la loi portant n°2011-20 du 20 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes et qui prévoit l’imprescriptibilité des crimes économiques. Nous verrons ici le sens et la portée de cette mesure d’imprescriptibilité des crimes économiques.

Quel est le sens et la portée de l’imprescriptibilité des crimes économiques prévue par le législateur béninois dans la loi portant n°2011-20 du 20 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes ? Le sujet était au cœur de la rentrée solennelle de la Chaire UNESCO des droits de l’homme et de la démocratie de l’Université d’Abomey-Calavi la semaine dernière. Là-dessus, le communicateur, Gilbert Ahouandjinou, président de la Chambre judiciaire de la Cour suprême, en homme averti, a éclairé la lanterne de l’assistance sur les contours de cette mesure prise par le législateur béninois.De sa présentation, il a montré que les scandales économiques et financiers, les malversations, les détournements et autres, créent souvent dans l’opinion publique beaucoup d’émoi. Ils provoquent un certain trouble à l’ordre public et social. Car, ces formes de délinquances financières coûtent chères à l’économie nationale et qui retardent par ricochet le développement en creusant les inégalités par la pauvreté croissante et le chômage ascendant des couches juvéniles, échappent à toute répression à cause de l’écoulement du temps et du délai légal, à l’expiration duquel il y a la prescription qui fait obstacle à la poursuite pénale et à la répression. Cette situation de fait qui conduit à l’impunité, à la récidive et à l’injustice, amène à la prise de dispositions spéciales dans quelques matières pour instituer à la place de la prescription, c’est à dire le mode d’extinction de l’action publique qui résulte du non exercice de celle-ci dans un Etat dans un délai fixé par la loi, l’imprescriptibilité de certaines infractions graves. Il s'agit des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes économiques. C’est ainsi que le législateur en disposant à travers l’article 8 alinéas 3 du Code de procédure pénale en vigueur, et l’article 21 alinéas 4 de la loi n°2011-20 du 20 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes a déclaré ces avis sont imprescriptibles, note Gilbert Ahouandjinou.

Le concept de crimes économiques
Le concept de crimes économiques recouvre un large spectre d’infractions. Selon une étude juridique canadienne, a rappelé le communicateur, les crimes économiques sont ceux commis dans l’une ou l’autre des étapes du processus économique, soit dans la production, la distribution, soit dans le commerce de biens et services, à l’exclusion des crimes contre la personne et des crimes contre la propriété. L’étude scientifique a ainsi mis en exergue les crimes économiques comme la faillite en particulier l’aliénation de biens avec l’intention de frauder ou de flouer les créanciers; les ventes pyramidales constituant un système par lequel le participant reçoit des avantages du fait qu’il recrute d’autres participants; les valeurs mobilières, le fait d’influencer illégalement les actions boursières, de procéder à l’agiotage sur les actions, de cacher frauduleusement des titres et enregistrer frauduleusement des titres. Ensuite, il y a les valeurs immobilières: les ventes illégales des immeubles, les ventes sous les fausses représentations de terrains et immeubles, au Bénin on parle de la mafia foncière, la contrefaction de monnaie sous toutes les formes; la corruption et autres infrastructures connexes ou sous-jacentes: il s’agit de toutes les formes de corruption au niveau des fonctionnaires, des privés tant à l’échelle nationale d’une fonction ou d’une charge quelconque, la fraude par carte de crédit visant l’utilisation de fausses cartes de crédit ou de cartes de crédit volées, commises par une personne isolément ou par des groupes organisés. Enfin il y a la fraude par chèque: l’utilisation de chèque faux, volés ou contrefaits et l’escroquerie concernant toute action qui a pour résultat l’obtention de quelque chose par un ou des moyens frauduleux, le modus operandi pouvant varier selon l’imagination de l’auteur ou des auteurs. Les victimes de la délinquance économique, financière et d’affaires sont d’abord l’Etat, ensuite les collectivités et les populations et enfin les sociétés privées et les citoyens. Les auteurs sont tapis à tous les niveaux, note le magistrat. Ainsi se développe les criminels à col blanc qui agissent par seuls mais souvent en réseau au moyen d’un tissu de relations interpersonnelles très ramifiées, faisant usage de tromperies, de faveurs illicites.
L’imprescriptibilité, la solution Face à toutes ces tentacules de crimes économiques et financières qui n’épargnent aucun secteur d’activité, qui ne sont souvent connus et ne sont pas à même d’être poursuivis que des années après leur commission, l’imprescriptibilité apparaît comme étant la seule mesure légale susceptible de protéger l’intérêt général et l’intérêt des victimes, jure Gilbert Ahouandjinou. A cet effet, l’article 8 alinéa 3 du Code de procédure pénale du Bénin prescrit « Les crimes économiques ….sont imprescriptibles ». Et l’article 21 alinéa 4 de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin dispose: « Les crimes sont imprescriptibles ». Ces deux dispositions légales, révèle le communicateur, sont inspirées de plusieurs conventions internationales auxquelles le Bénin a adhéré notamment, la Convention des Nations Unies contre la corruption, la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée et la Convention de l’Union Africaine contre la corruption. Au sens de cette disposition, les crimes économiques peuvent faire l’objet de poursuites pénales et la sanction quel que soit le temps écoulé depuis leur commission ou depuis leur découverte. En matière de crime économique, personne ne peut échapper à l’action de la justice sous prétexte que l’acte incriminé serait éteint par la prescription à cause du délai ou du temps passé, ou parce qu’une condamnation précédente serait intervenue dès lors qu’une peine n’a pas été subie. Ainsi, il a été jugé que bien que commis plus de trente ans avant la mise en mouvement de l’action publique, le crime en raison de son imprescriptibilité par nature n’est pas couvert par la prescription. En ce qui concerne sa portée, l’imprescriptibilité régit en tous les aspects, la poursuite et la répression pénale. Dans ces conditions, relève le communicateur, la règle de l’imprescriptibilité fait obstacle par exemple à l’autorité de la chose jugée tirée d’une condamnation intervenue sous une autre qualification.

Impossible soustraction
C’est dire qu’aucune règle interne de procédure ne peut être valablement évoquée par l’auteur pour se soustraire à la justice, étant donné que le Bénin a adhéré aux diverses conventions régionales et internationales concernées et dont les dispositions sont transférées dans le droit positif. L’action civile exercée devant la juridiction pénale est soumise à la même règle d’imprescriptibilité que l’action publique en raison de la nature de l’infraction criminelle poursuivie. En cas de confusion de deux peines de nature et d’égale durée, il est de règle en droit commun que la première absorbe la seconde qui ne peut plus être exécutée a fait savoir Gilbert Ahouandjinou. Mais en matière de crime économique, l’imprescriptibilité s’oppose à ce qu’une personne déclarée coupable bénéficie du jeu de la confusion de peine et parvienne à se soustraire à l’action de la justice pour cette infraction considérée par le législateur comme étant grave. Le communicateur n’a pas manqué d’évoquer l’insertion de l’imprescriptibilité des crimes dans le projet de réforme constitutionnelle. Pour lui, cela n’apportera aucune nouveauté à la poursuite ou à la répression au plan strictement pénal. Celle-ci serait prévue dans la Constitution béninoise en son article 37 qui prévoyait l’inviolabilité et le caractère sacré des biens publics et la répression des actes de sabotage, de vandalisme, de corruption, de détournement, de dilapidation ou d’enrichissement illicite qui doit être réprimé dans les conditions prévues par la loi. La règle légale de l’imprescriptibilité des crimes économiques apparaît à notre avis comme étant un instrument dont l’utilisation fiable est de nature à assainir les milieux politico-économiques et financiers. C’est pourquoi Gilbert Ahouandjinou a souhaité que toutes les personnes qui concourent à l’œuvre de justice s’en approprient et en fassent un bon usage.

Economie 22 déc. 2014


Meilleur encadrement des enfants: La généralisation des internats comme solution

Pendant longtemps, les internats ont servi de cadres d’apprentissage, mais surtout d’éducation à de nombreux élèves hier devenus des cadres aujourd’hui. Actuellement, ce système tend à disparaître. Pourtant, augmenter le nombre des internats restera un choix juste, en ce sens qu’il contribue à la réussite scolaire et à l’éducation des enfants, de même qu’au développement de la société.

«S’il fallait choisir entre l’internat et le cercle familial comme cadre d’étude et de vie, je choisirai d’emblée l’internat, parce qu’il m’a offert ce que mes parents n’ont pas pu. J’ai été soumise à ce régime dès le bas âge du fait de leur indisponibilité, et j’en ai beaucoup gagné au plan éducatif». Ce témoignage de Merveille Abayomi, internée depuis bientôt 6 ans à St Augustin de Cotonou, apprécie le rôle que jouent les internats dans la vie de leurs pensionnaires et rend compte de la plus-value que leur offre le système, notamment au plan éducatif.

Grandir avec une éducation solide
Le récit de Merveille Abayomi ne diffère pas de ceux de ses camarades, Kiramath Assouma, Dénisette Noukouyoula,…. Pour chacune de ces filles, le menu concocté à l’internat permet à l’interné, outre l’affection dont il bénéficie en permanence, de grandir également avec une éducation solide et de qualité alliant la connaissance à des règles et leçons de vie. Parmi ces jeunes filles, il y en a qui ont fait du chemin avec le régime et qu’on pourrait surnommer les "doyennes de l’internat", au regard de leur ancienneté. Pour elles, la qualité de l’éducation à l’internat n’a rien à envier à celle donnée dans le cercle familial. Laquelle qualité les motive au point où elles ne songent pas, du moins pour l’heure, à y renoncer.En effet, le but premier de l’internat est de former les filles à devenir de véritables femmes pour l’avenir, par l’éducation intellectuelle, humaine et spirituelle.A priori, c’est la société, de façon générale, qui profite de ses avantages, en ce sens que beaucoup de cadres et responsables d’entreprises étatiques et privées ont également pris par là. Dans ces centres, les études restent et demeurent l’élément déterminant dans la réussite scolaire et contribuent au renforcement de l’éducation des internées à devenir des cadres dignes. Les consignes que reçoivent les pensionnaires sont fermes et infranchissables: pas de distractions qui ne soient des activités ludiques, ni de sorties tous azimuts, encore moins de dérives vers la débauche…. Le sexe devient un sujet énigmatique et est interdit. Mieux, l’internat se positionne comme un cadre d'accueil et de scolarisation qui favorise la réussite scolaire et l'apprentissage des règles de la vie communautaire et des principes religieux pour les élèves. Les maîtres-mots demeurent le travail, le respect mutuel, la solidarité et l’entraide.Les parents soucieux de la sécurisation du parcours de leurs enfants ou encore qui souhaitent leur éloignement d’un environnement jugé peu favorable à la réussite scolaire, n’hésitent souvent pas à faire ce choix. Selon, Nagida Ahiou, un parent d’ex-internée, la qualité du projet pédagogique et éducatif de l'internat contribue activement à l’atteinte des résultats escomptés. Centres d’éducation par excellence, les internats accueillent généralement les enfants des deux sexes et de toutes catégories sociales. Si par le passé, ils avaient été d’un appui considérable dans la réussite scolaire et sociale de nombreux élèves, aujourd’hui, tout porte à croire que le système est de moins en moins prisé au Bénin. Le monopole semble être détenu par les établissements confessionnels. Le ministère en charge de l’Enseignement secondaire ne dispose pas de statistiques fiables en la matière. Mais toujours est-il que l’Etat dispose encore des internats dans tous les départements du Bénin, a rassuré la conseillère technique genre dudit ministère, Sadia Adébiyi Adam.

Rareté du système
L’urbanisation des villes et villages, la prolifération des écoles de formation à l’échelle du pays, et le raccourcissement des distances domicile-école de formation seraient à la base de la rareté du système aujourd’hui, explique le sociologue Rodrigue Sohouénou. En réalité, explique la conseillère technique genre du ministère en charge de l’Enseignement secondaire, c’est parce que l’Etat a transformé les foyers de jeunes filles en lycées de jeunes filles qu’on entend moins parler d’internat. Dans ces lycées, les élèves bénéficient des mêmes privilèges que dans un internat. A en croire la responsable de l’internat St Augustin à Cotonou, la sœur Dorothée Dossou, la période révolutionnaire a provoqué la fermeture de plusieurs collèges privés catholiques. Ce qui s’est répercuté sur les internats. Par ailleurs, développe-t-elle, la morosité économique appauvrit de plus en plus les parents et les oblige à reconsidérer leur porte-monnaie en vue de l’organisation à mettre en place pour l’éducation de leurs enfants. De ce fait, la possibilité pour un enfant d’être interné est de plus en plus réduite. Et pourtant, que de privilèges n’offre le système ! Selon, la sœur Dorothée Dossou, l'internat constitue un puissant vecteur d’éducation, surtout pour la jeunesse en perte de valeurs morales. Il représente un atout déterminant pour la réussite scolaire et favorise l'intégration sociale. Toutes les parties prenantes y trouvent leur compte. En même temps qu’ils offrent aux internés un cadre de travail plus approprié et favorise une concentration accrue au travail du fait de bonne gestion des emplois du temps d’étude, les internats favorisent, en ce qui concerne les parents, le contrôle des enfants et le transfert de responsabilité parentale au gestionnaire des internats. Ils réduisent également la dépendance des enfants vis-à-vis des parents, le bannissement de la facilité et les obligent à faire la culture de l’effort. A en croire la responsable de l’internat St Augustin, dont le centre compte environ 200 internes (exclusivement des filles), le régime d’internat pour les élèves est bénéfique à tous les coups. «Le système apprend à l’enfant à vivre en société, parce que les internes s’enrichissent des bonnes éducations des unes et des autres et évoluent dans un esprit de famille», se réjouit-elle. La politesse, la délicatesse, le savoir-faire, le savoir-vivre, l’esprit de solidarité envers les autres sont autant de valeurs prônées en son sein, a-t-elle précisé. A l’en croire, les messages de soutien et de satisfaction des parents témoignent de l’importance du travail qu’abattent au quotidien les éducatrices en faveur de la promotion de l’éducation et de l’excellence.

Vecteur d’éducation, mais...

Le modèle incarné par ces éducatrices n’est pas exempt de contradictions. Si certains parents se réjouissent de l’option de l’internat pour leurs enfants, d’autres par contre regrettent leur choix. Pour eux, les éducatrices doivent être pour les jeunes filles des modèles de chasteté, en même temps de bonnes maîtresses de maison et mères de famille. Selon Romuald Djony, parent d’une ex-internée, l’internat n’a pas permis à son enfant d'adopter le modèle de femme qu’il souhaiterait qu’elle incarne. Il se désole du fait que sa fille ait contracté une grossesse précoce en lieu et place de la bonne éducation dont elle devrait bénéficier. Ces affirmations sont balayées du revers de la main par la sœur responsable de l’internat St Augustin, qui impute plutôt la responsabilité aux parents. Pour elle, certains parents n’apprécient pas, par exemple que leurs enfants soient associés aux travaux domestiques à l’internat. Cet état de choses favorise la paresse dans le rang des internées, argumente-t-elle. C’est pour cette raison que les efforts que «nous fournissons dans ce sens sont parfois minimisés. Lorsque les parents ne renforcent pas «nos efforts, les enfants deviennent très paresseux», se désole-t-elle. Aussi, le défaut de dialogue entre parents et internés est-il souvent à la base des abandons dans le rang de ces derniers. Il revient aux parents, souligne-t-elle, de discuter avec leurs enfants sur les raisons qui motivent leur admission à l’internat, afin de leur éviter des comportements peu exemplaires. Un travail psychologique doit être fait dans ce sens. Autrement, lorsqu’un parent envoie son enfant à l’internat dans une visée punitive, les résultats qu’il espère de ce dernier ne seront pas à la hauteur de ses attentes. Selon elle, les parents qui laissent leurs enfants au bon soin des internats, disposent généralement de peu de temps pour assurer leur éducation et leur suivi. «Ils courent après le matériel et mettent au second plan l’éducation de leurs enfants», fustige-t-elle. Ces derniers jouent souvent à l’hypocrisie avec leurs parents et une fois à l’internat, ils se montrent très capricieux, argumente-t-elle, pour justifier le cas des filles qui contractent des grossesses même étant internées. Toutefois, elle se félicite de ce que son centre n’ait jamais connu de tels cas. Elle suggère néanmoins qu’il y ait une bonne collaboration entre parents et éducatrices pour éviter certains dérapages déplorables. A en croire Romuald Djonny, l'offre actuelle de scolarisation en internat n'est plus à la hauteur des besoins identifiés par certaines familles et devient de plus en plus irrégulière sur l'ensemble du territoire national.

Des internats existent encore

Etant donné que les noms des anciens lycées ont disparu, «les nostalgiques des foyers pensent qu’ils n’existent plus d’internats publics. Il en existe encore dans les grandes villes du Bénin», rectifie la conseillère genre du ministère en charge de l’Enseignement secondaire. L’Etat assure même régulièrement la subvention de ces centres, afin de leur permettre de bien fonctionner. La vocation initiale de l'internat scolaire doit être élargie. La relance de la politique de l'internat passe aussi par l'élaboration d'une charte nationale des internats. Sur ce point, souligne-t-elle, il n’existe pas de textes spécifiques qui régissent les internats dans leur ensemble. Autrement, si les internats doivent tous fermer leurs portes, l’éducation va évoluer de façon asymptotique et la société elle-même trouvera les mesures de régulation et d’adaptation à ce système, appréhende le sociologue Rodrigue Sohouénou. Le mieux qu’on puisse souhaiter, c’est que les responsables en charge du secteur de l’éducation dans notre pays cernent l’enjeu et adoptent des dispositions palliatives. Les écoles de formation à régime d’externat ont, elles aussi, l’obligation d’inculquer des valeurs morales, civiques et patriotiques à leurs apprenants, a-t-il suggéré.

Société 22 déc. 2014


Atelier international sur la gestion des grands comptes: Rendre la Poste plus réactive, numérique et personnalisée

Des retrouvailles enrichissantes pour les opérateurs postaux désignés d’Afrique francophone à Cotonou. Un atelier international de renforcement de capacités regroupe une vingtaine de pays à Cotonou du 15 au 17 décembre 2014 autour du thème : Les grands comptes. A terme, cette formation vise à rendre la poste plus réactive, plus numérique et plus personnalisée.

Comment acquérir de bonnes pratiques commerciales pour la conquête, l’entretien et le maintien des gros clients dans le giron de la poste ? C’est à cette interrogation que répondent les participants à l’atelier international sur la gestion des grands comptes depuis ce lundi 15 décembre 2014 à l’hôtel Azalai de Cotonou. Venus du Burkina Faso, du Burundi, du Cameroun, du Cap Vert, de la Centrafrique, des Comores, de Congo Brazzaville, du Congo Démocratique, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée Conakry, de la Guinée Equatorial, de la Guinée Bissau, de Madagascar, du Mali, du Niger, de Sao Tomé et Principe, du Sénégal, du Tchad, du Togo et du Bénin, les délégués à cet atelier travaillent à la mise en œuvre de stratégies efficaces pour répondre aux besoins du marché. Le thème central des assises en dit long : «La gestion des grands comptes». Il regroupe les stratégies de découpage et de segmentation du marché et la mise en place de services chargés de la gestion des relations avec les gros clients. Cet atelier est une contribution de l’Union Postale Universelle à la mise en œuvre d’actions prioritaires en faveur des postes d’Afrique pour le cycle 2013-2016. Au cours de la cérémonie d’ouverture officielle, le directeur général de la Poste du Bénin a rappelé aux participants les challenges qui se présentent aux postes d’Afrique. Parfait Agblonon a mis un accent particulier sur les exigences de la clientèle qui obligent les postiers à s’approprier un nouveau modèle économique orienté vers le marché. «Prenons notre destin en main ! Libérons-nous des conformismes et des déterminismes de toute nature, écoutons le marché car sans un marché, il n’y a point d’entreprise», a-t-il dit. Le secrétaire général de l’UPAP (Union Panafricaine des Postes) a réitéré son engagement à accompagner les postes d’Afrique dans cette marche pour une meilleure conquête et une gestion optimale de nouveaux marchés porteurs de croissance. Pour Younouss Djibril, les réflexions doivent permettre aux postes participantes de promouvoir une meilleure inclusion socio économique et par conséquent, permettre aux populations qu’elles soient rurales ou urbaines, de profiter des services postaux et financiers à des coûts sociaux. C’est en cela qu’il a martelé que la Poste de par son infrastructure, est le meilleur partenaire de l’Etat pour l’offre des services sociaux de base aux populations. Le soutien indéfectible du Docteur Boni YAYI aux actions de réhabilitation du secteur postal béninois n’est pas passé sous silence. Un message de remerciement du directeur général du Bureau international de l’UPU au chef de l’Etat a été délivré par le représentant de l’UPU à cette cérémonie d’ouverture. Laurent Boncoungou a décerné un satisfécit aux autorités béninoises pour l’accueil plein de chaleur réservé à toutes les délégations étrangères présentes à Cotonou.En procédant à l’ouverture officielle des travaux, le directeur de cabinet du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication a mis un accent sur l’attachement des clients à l’infrastructure postale et leur confiance en la Poste malgré leurs attentes de plus en plus en exigeantes. « De toute évidence, les clients veulent une autre poste : une poste plus réactive, une poste plus numérique et une poste plus personnalisée», a dit Yaya Garba. Pour lui, il y a une impérieuse nécessité pour la poste de s’adapter à cette nouvelle réalité pour bénéficier d’immenses économies d’échelles dans la production, la distribution, le marketing et la gestion.Pour l’animation de cette formation, l’Union Postale Universelle a délégué deux experts et un consultant spécialiste des grands comptes. Il s’agit de Awa Cissé et Alexander Ther-Svanber du Bureau international de l’UPU et Abdeladim El-Massoudi de la Poste du Maroc. En prélude à l’achèvement des travaux ce mercredi, un dîner de gala a été offert à toutes les délégations étrangères venues pour la circonstance dans la nuit du mardi 16 décembre 2014. Riche en couleur et en son, la soirée spectacle a été animée par les Super Anges Houendonanboua, qui de par leur prestation ont restitué toute la quintessence culturelle dont regorge notre pays et élevé le Bénin dans le cœur des étrangers.

Politique 22 déc. 2014


Affaire magouille dans la passation de marchés au MTPT: Les explications du gouvernement aux députés

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Aké Natondé était devant la Représentation nationale hier jeudi 18 décembre. Il est allé s’expliquer par rapport aux soupçons de magouille dans l’attribution de certains marchés de construction de route notamment le chantier Akassato-Bohicon, pour laquelle les députés ont interpellé le gouvernement. Les éléments de réponses.

L’interpellation des députés dans l’affaire de mauvaise gestion dans l’attribution des marchés au ministère des Travaux publics et des Transports fait suite à la conférence de presse organisée mercredi 13 août dernier, par le Syndicat national des travailleurs de l’administration des transports et des travaux publics (SYNTRA-TTP). Une sortie médiatique au cours de laquelle les syndicalistes ont fait de graves révélations sur les magouilles dans la passation des marchés au niveau de ce ministère. Ils ont exposé les irrégularités relatives à quatre dossiers à savoir : Lot 3 allant d’Allada à Bohicon du projet de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon, les travaux de construction d’un double dalot 400x400 sur la route en terre Guéné-Karimama, la réhabilitation et le renforcement de la route Parakou-Djougou lot 1 et 2 et l’aménagement et le bitumage des routes structurantes : Comé-Lokossa-Dogbo, bretelle Zounhoué-Athiémé-frontière du Togo, Savalou-Tchetti-frontière du Togo, Logozohè-Glazoué et Djrègbé-Dja-Owodé-frontière du Nigeria. Dans les quatre dossiers, les syndicalistes dénoncent entre autres irrégularités, «le choix du bureau d’étude, l’imposition d’entreprises non éligibles aux différents marchés et parfois la complicité coupable et active aussi bien au niveau de la Commission de passation des marchés publics, que de la Cellule de contrôle des marchés publics de leur ministère. Ces complicités seraient étendues au niveau de la Direction nationale des Marchés publics». Face à l’ampleur des dénonciations, le député Sacca Fikara et quatre autres de ses collègues se sont auto-saisis du dossier. En vertu des dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale en ses articles 106, 107 et 108 et leurs différents alinéas, ils ont interpellé le gouvernement sur la question. Le ministre des Travaux publics et des Transports étaient donc hier à l’Assemblée nationale pour fournir aux députés les informations relatives auxdits dossiers, notamment les coûts des ouvrages et les divers dossiers des soumissionnaires de ces quatre marchés.Dans sa réponse, le ministre Aké Natondé a balayé du revers de la main toutes les dénonciations faites au cours de cette conférence de presse querellée par le secrétaire général du SYNTRA-TTP, Jacques Ayadji. Il a invité les députés à ne pas prendre au sérieux ces dénonciations venant d’un syndicaliste politique. Pour le ministre, tous les marchés passés par son ministère tels que les projets Guéné-Karimama, Parakou-Djougou lot 1 et 2, Comé-Lokossa-Dogbo, bretelle Zounhoué-Athiémé-frontière du Togo, Savalou-Tchetti-frontière du Togo, Logozohè-Glazoué et Djrègbé-Dja-Owodé-frontière du Nigeria se font dans les règles de l’art. Lesquelles procédures sont prévues par le Code des marchés publics. Aké Natondé a saisi l’occasion pour faire le point de l’évolution de chacun de ces différents chantiers routiers en cours.
La langue chinoise, un handicap Par rapport au lot 3 (Allada-Bohicon) de la route Akassato-Bohicon dont le choix du bureau de contrôle a été surtout dénoncé par le SYNTRA-TTP, le ministre en charge des Travaux publics a expliqué qu’il n’a jamais eu de gré à gré. Le chantier a été confié à une entreprise chinoise parce qu’il s’agit d’un prêt chinois (Exim Bank de Chine) au Bénin. Quant à l’entreprise chinoise retenue pour le contrôle du chantier, elle a été retenue pour des raisons de barrières linguistiques. Ceci pour faciliter les échanges entre l’entreprise en charge de l’ouvrage et le bureau de contrôle. C’est ainsi que l’entreprise chinoise a été préférée à celle française qui a aussi soumissionné, a expliqué Aké Natondé qui a informé que ce choix a été fait par le Conseil des ministres. Les députés n’ont pas du tout digéré la réponse du ministre. Basile Ahossi, Candide Azannaï et Eric Houndété ont trouvé scandaleux l’immixion du Conseil des ministres dans un dossier d’appel d’offre. Celui-ci se serait substitué à la Commission de passation des marchés publics au niveau du MTPT en choisissant l’entreprise chinoise comme bureau de contrôle du lot 3 sous le fallacieux prétexte de barrières linguistiques. Aujourd’hui, font-ils remarquer, l’ouvrage est exécuté par la Chine et en même temps contrôlé par la Chine. «On ne peut pas nous imposer une entreprise et au même moment nous imposer le bureau de contrôle», dénonce Eric Houndété qui se demande là où se trouve la souveraineté de l’Etat dans cet accord de prêt chinois. Ce qui fait dire à Candide Azannaï, qu’il y a une certaine connivence au sommet de l’Etat et l’Exim Bank de Chine. Parce que pour lui, le prétexte de barrières linguistiques est un faux problème d’autant que l’Anglais est une langue de transactions internationales. Il invite l’Autorité nationale de lutte contre la corruption et le procureur de la République à se saisir du dossier. «Le ministre est passé à côté de la plaque. Il n’a pas répondu à la question à lui posée par les députés», a renchéri le député Wakouté Saguifa de la Majorité présidentielle. Celui-ci trouve même nécessaire la descente d’une commission d’enquête parlementaire au MTPT pour passer au scanner tous les appels d’offres passés par ce ministère depuis 2006. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat, contre-attaquent d’autres députés dont Félicien Chabi, Emile Tossou, Kora Gounou Zimé et Bio Kansi. Ils ont plutôt félicité le ministre pour la clarté de sa réponse. Ils trouvent injustes que l’on veuille peindre en noir la Chine qui fait beaucoup pour le Bénin notamment dans le cadre du renforcement de son réseau routier.

Actualités 19 déc. 2014


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