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Nouvelles

Deuxième forum sur le secteur de l'éducation au Bénin: Diagnostic sans complaisance du système éducatif

Le chef de l’Etat a procédé, hier mercredi 17 décembre, à l’ouverture du deuxième forum sur le secteur de l'éducation. Ces assises ouvrent la réflexion sur l’avenir du système éducatif béninois.

Tous les acteurs s’accordent sur la nécessité de repenser le système éducatif béninois. Le deuxième forum sur le secteur de l’éducation s’est assigné la mission de faire un diagnostic sans complaisance du système, afin d’y déceler les tares et apporter les thérapies appropriées. Les assisses ouvertes hier à Cotonou a donc mobilisé tous les acteurs du secteur éducatif autour de l’enjeu de création d’un modèle de formation pour construire un Béninois nouveau. La rencontre estime Paulin Hountondji, président du Conseil national de l'éducation (CNE), cheville ouvrière du forum, se propose de faire le point des acquis, d’identifier les goulots d'étranglement et définir de nouvelles approches pour la résolution des multiples problèmes qui se posent encore avec acuité au secteur. Après le premier forum tenu en février 2007, souligne Paulin Hountondji, ces deuxièmes assises se justifient par la persistance de multiples dysfonctionnements dans le secteur éducatif. Ces dysfonctionnements ont pour nom : inadéquation formation/emploi, incohérences des contenus didactiques et pédagogiques, difficultés de l'approche par compétence, relation enseignant/apprenant de plus en plus rythmée par des comportements peu vertueux tels que le harcèlement sexuel, le trafic de notes, la paresse de certains enseignants doublée d'un mercantilisme de mauvais aloi. «Il faut que nous parvenions à nous mettre d'accord sur ce que doit être notre pays, notre système éducatif. Nous rêvons d'un Bénin où l'apprenant qui sort d'une formation de durée variable ne devienne plus un simple "Akowé", un simple écrivant, un simple gratte-pied qui serait fier d'être un diplômé sans emploi», conclut-il.
L'éducation, un secteur incontournable
«Nul ne peut ignorer que l’éducation est la clé du développement», opine Anne Vincent, représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), chef de file des Partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation. Saluant les efforts déployés par le gouvernement béninois ces dernières années, elle note néanmoins des insuffisances qu'il importe de cerner à la faveur du présent forum. Hassana Alidou, directrice régionale Afrique pour l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la culture (UNESCO) encourage le gouvernement béninois à poursuivre ses efforts en faveur du secteur éducatif. S'appuyant sur la riche coopération qu'entretient le Bénin avec son institution, elle estime que ce forum sera d'une contribution de taille à la conférence internationale sur le secteur éducatif post-2015, prévue par l'UNESCO à Kigali au Rwanda. S'inspirant des nombreuses recommandations du précédent forum non encore opérationnelles, François Abiola, ministre d'Etat chargé de l'Enseignement supérieur plaide pour une évaluation objective des acquis et une veille permanente de tous les acteurs pour un meilleur avenir du système éducatif.
Marquer la rupture !
Le président Boni Yayi estime, pour sa part, que ce forum s'inscrit dans la droite ligne de l'agenda 2063 de l'Union Africaine. Il s'agit, précise-t-il, de travailler à doter nos pays de ressources humaines de qualité par le truchement d'un système éducatif performant. Les problèmes du système éducatif béninois, à savoir l'inadéquation formation/emploi, l'insuffisance de formations aux TIC, l'insuffisance de modules relatifs à l'apprentissage des langues nationales, le manque de formation à l'éthique et au civisme doivent être appréhendés à l'aune des enjeux du monde contemporain. «Face aux défis de la mondialisation, notre système éducatif doit s'adapter aux mutations en cours en tenant compte des exigences de notre société», recommande Boni Yayi pour qui, ce forum doit être celui de la rupture. «Nous avons beaucoup de défis à relever. Ce forum doit être celui de la rupture. Rupture avec le système actuel qui a prouvé ses limites et peine à s'adapter au marché de l'emploi. Nous devons créer la nouvelle dynamique qui nous permette de faire le diagnostic sincère de tous les dysfonctionnements qui ont empêché notre pays depuis les indépendances de créer un Béninois nouveau, véritable acteur de développement. Le nouveau système doit s'appuyer sur l'enseignement technique et de la formation professionnelle», a conclu le chef de l’Etat qui estime qu’il s’agit d’une affaire de responsabilité collective, le temps de l'État providence en Afrique et partout ailleurs, étant révolu.

Actualités 18 déc. 2014


France: Un homme recherché après une série de tirs à Paris

Un tireur armé d'un fusil a grièvement blessé hier lundi à Paris un homme dans le hall du quotidien Libération, tiré sans faire de victime sur une tour du quartier de La Défense et pris en otage un automobiliste, avant de disparaître près des Champs-Elysées.

D'importantes forces de l'ordre ont été mobilisées pour tenter de retrouver l'agresseur, qui avait déjà proféré des menaces vendredi dernier dans les locaux de la chaîne BFMTV, où il avait laissé des cartouches de chevrotines. Le procureur de la République de Paris a lancé un appel à témoins et diffusé trois photos du tireur extraites des caméras de vidéosurveillance, tandis que des policiers ont été déployés devant les locaux de nombreuses rédactions parisiennes. "Compte tenu des similitudes entre ces quatre affaires, la piste d'un tireur unique est privilégiée", a déclaré François Molins lors d'une conférence de presse. La brigade criminelle a été chargée de l'enquête, mais les motivations du tireur restaient floues hier lundi. "Il n'y a pas en l'état actuel dans les témoignages d'éléments qui conduisent à préciser une piste (...) et notamment il n'y a aucun contexte revendicatif", a dit François Molins.
Il a décrit un homme de type européen, âgé de 35 à 45 ans, mesurant 1,70 à 1,80 mètre, avec des cheveux poivre et sel et une barbe de deux à trois jours.
L'homme portait hier lundi un manteau kaki, des baskets vert et blanc, une casquette et des lunettes. Sa trace s'est perdue vers 13 heures près des Champs-Elysées où il s'était fait déposer par un automobiliste qu'il venait de prendre en otage à La Défense après avoir tiré, sans faire de blessé, sur l'une des tours de la Société générale.

Volonté de tuer

Malgré le survol par hélicoptère de l'avenue la plus touristique de Paris et le déploiement sur place de nombreux policiers, l'auteur des fusillades a réussi à s'enfuir à pied. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu au siège de Libération, dans le IIIe arrondissement de Paris. "Tant que cet individu court, tant que nous ne connaissons pas ses motivations, il représente un véritable danger", a dit Manuel Valls. "Il faut aller très vite pour l'interpeller." La première fusillade a eu lieu à 10h15 au siège de Libération où un assistant photographe de 33 ans a été atteint au thorax, tout près du coeur. Extérieur à Libération, il était venu pour une séance photo pour le supplément magazine Next. Il a été hospitalisé à La Pitié-Salpêtrière et son pronostic vital est engagé, a précisé François Molins.
"C'était une scène d'une très grande violence", a souligné le ministre de l'Intérieur, qui a parlé d'"un acte odieux qui avait pour but incontestablement de blesser, sans doute de tuer".
Un employé du service d'accueil de Libération, où se trouvaient trois personnes hier lundi, raconte que la scène a duré "dix secondes". "Le mec a sorti un fusil de sa sacoche et a tiré deux fois, sur la première personne qu'il a vue", a-t-il dit. "Ça a duré dix secondes, pas plus, et n'importe qui de nous trois aurait pu être touché. Le tireur n'a rien dit et est reparti immédiatement", a-t-il expliqué sur le site internet du journal.

"la prochaine fois, je ne vous raterai pas"

Moins de deux heures après la fusillade, le même homme a tiré à deux reprises en direction d'une des tours de la Société générale à La Défense. Vendredi dernier, un homme correspondant au même signalement avait fait irruption dans les locaux parisiens de BFMTV et menacé l'un des rédacteurs avec un fusil à pompe. Selon le procureur de la République, l'agresseur a dit: "La prochaine fois, je ne vous raterai pas". Outre le signalement, les enquêteurs ont retrouvé dans les trois cas des cartouches correspondant à un calibre 12, l'arme de chasse la plus répandue en France.
L'homme a laissé sur les lieux de l'agression à BFMTV deux cartouches contenant des chevrotines et une de type brenneke, pour le gros gibier. De même, deux douilles de calibre 12 et une munition non percutée ont été saisies à Libération.

International 19 nov. 2013


Echos du septentrion: Guerre contre les produits périmés

Des produits avariés et impropres à la consommation font depuis la semaine dernière objets de saisie par la direction départementale de l’Industrie, du Commerce et des Petites et moyennes Entreprise (DDICPME) Borgou-Alibori à Parakou.

L’opération menée par plusieurs équipes qui procèdent à des contrôles inopinés dans les marchés et boutiques, a déjà permis de retirer des magasins une quantité importante de produits périmés qui auraient pu atterrir dans les ménages et causé certainement des ennuis sanitaires aux consommateurs. Les produits saisis seront bientôt détruits purement et simplement, sous la supervision de la direction départementale de l’Environnement, de la police sanitaire, a rassuré le DDICPME Borgou-Alibori, Issifou Abdoulaye.
«Si l’on surprend sur des étalages des produits avariés, non seulement on va les saisir mais les vendeurs seront chèrement amendés», avertit-il.

Avis donc aux amateurs des produits bon marché déversés souvent en fin d’année !

Société 19 nov. 2013


Révérend-Père Epiphane Ahouansè, directeur national de l’enseignement catholique: «Nous avons d'énormes difficultés avec l'Etat»

Créé dans les années 1862 à Ouidah par les Pères missionnaires Borghero et Fernandez, l’enseignement catholique au Bénin poursuit inlassablement son chemin, en gagnant la confiance des uns et des autres. Pour en savoir plus, son directeur national, le Révérend-Père Epiphane Ahouansè revient ici sur le chemin parcouru depuis la création de cet enseignement jusqu’au jour d’aujourd’hui.


La Nation : Révérend-Père Epiphane Ahouansè, vous êtes le directeur national de l’enseignement catholique au Bénin. Comment se porte-t-il ?

Rev.Père Epiphane Ahouansè : Je puis vous dire que l’enseignement catholique est la toute première école au Bénin. On a commencé le 10 février 1862 à Ouidah par les Pères missionnaires Borghero et Fernandez qui étaient arrivés en 1861. Et en 1862 donc, ils ont compris la nécessité de former l’élite dahoméenne et c’est ainsi que les portes de l’école sont ouvertes à Ouidah en février 1862. Ce qui justifie la célébration le 10 février 2012 des 150 ans de l’existence de l’enseignement catholique au Bénin. Et nous sommes repartis sur les cendres donc de cette école à Ouidah avec une grande célébration à la Basilique de ladite ville. Cette célébration des 150 ans de l’enseignement catholique a occupé toute l’année et nous avons clôturé le jubilé des 150 ans le 10 février 2013 à Porto-Novo, en la cathédrale Notre Dame et profité de cette opportunité pour inaugurer le siège de l’enseignement catholique sis en face de la direction des Examens et concours, à Porto-Novo.
Donc, de 1862 à nos jours, nous l’Eglise catholique a été aux côtés de l’école au Bénin. Et pour la petite histoire, malgré la présence du colonisateur, ce n’est que 30 ans après l’ouverture des premières écoles catholiques au Bénin que le colonisateur a implanté la première école publique qu’on appelait école laïque à Porto-Novo en 1892 qui demeure l’Ecole urbaine centre de la ville. C’est 30 ans après que l’école laïque ou publique a commencé ses activités. Cela veut dire que pendant 30 ans, du Sud au Nord et de l’Est à l’Ouest, les missionnaires ont implanté et formé les élites du Bénin. Je pense qu’à ce jour plusieurs personnes sont reconnaissantes au travail que l’Eglise catholique a eu à faire dans leur vie et elles sont nombreuses à dire que s’il n’y avait pas eu l’école catholique, elles ne seront jamais sorties de leur brousse pour avoir accès à l’enseignement, à l’éducation. Voilà ce que je puis vous dire de façon assez rapide sur cette historique qui n’a été rose tout au long des 150 ans.
Vous savez très bien qu’il y a eu la période sombre et triste de la révolution où nos écoles ont été prises en otage de 1974 à 1990. C’est à l’issue de la Conférence nationale des Forces vives de la Nation que les écoles confessionnelles qui avaient été donc prises par l’Etat sont rétrocédées à l’église. Depuis lors, nous avons repris encore notre bâton de pèlerin et ouvert nos écoles au public. Nous avons continué cette mission d'éducation et de formation aux côtés de nos populations, de nos frères et sœurs. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation un peu reluisante en ce sens que aujourd’hui on peut voir sur le terrain la statistique ci-après : 72 écoles maternelles, 166 écoles primaires, 66 écoles secondaires et 4 unités universitaires qui travaillent et collaborent dans notre pays à cette rentrée académique pour former les enfants de notre pays.

Quelles sont les difficultés majeures qui entravent le bon fonctionnement de l’enseignement catholique au Bénin ?

Les difficultés sont là effectivement. La première c’est que avec l’Etat, nous avons d’énormes difficultés en ce sens que, en tant que partenaire privilégié du système éducatif béninois, nous n’avons pas le regard de l’Etat sur nous, pour veiller vraiment à ce que cette collaboration puisse aller et se faire de façon franche. Nos structures scolaires qui sont là, nous les gérons par nous-mêmes. Nos enseignants, c’est nous-mêmes également, c’est à croire que les enfants que nous accueillons dans nos structures scolaires ne sont pas des enfants béninois et que leurs parents ne sont pas les contribuables de ce pays. Alors que si il y a une richesse, il faut que la richesse soit partagée équitablement. En un mot, il faudrait que ce qui revient aux enfants que nous accueillons dans nos structures scolaires puisse leur être octroyé à travers des subventions que l’Etat doit accorder à nos structures pour soulager les uns et les autres. En nous soulageant, il soulage les parents parce que en accordant des subventions à nos structures scolaires, nous aurons donc à diminuer les frais de scolarité et accueillir plus d’apprenants dans nos structures. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui et puis nos enseignants aussi, ils émargent à notre budget alors qu'ils vont dans les mêmes marchés que les autres enseignants du pays qui ont le double ou le triple de ce que nous leur payons aujourd’hui. Je trouve cela injuste d'autant que le travail qu’ils abattent à nos côtés et aux côtés des enfants béninois est le même. Vu les résultats que nous obtenons sur le terrain et ce qu’ils font pour ce pays, il y a de quoi que les gouvernants fassent quelque chose pour ces enseignants parce qu’ils ont les-mêmes diplômes que ceux du service public. Il faudrait bien qu’ils soient rémunérés au même titre. Et ce n’est qu’à travers les subventions que cela pourrait se faire comme il en a été par le passé.
Notre Constitution a prévu que notre Etat peut accorder des subventions. Mais si on doit regarder les choses de près, l’Etat doit accorder des subventions aux établissements privés pour qu’ils puissent répondre à leur rôle dans la formation et l’éducation des enfants dont nous avons la charge.

Avez-vous pris langue avec le gouvernement à cette fin ?

A cette question, je vous réponds par l’affirmative, parce que, en tant que directeur national de l’Enseignement catholique, je collabore aux côtés des autres responsables du secteur privé, pour que le gouvernement de mon pays fasse quelque chose dans ce sens. Depuis près d’une décennie, qu'une promesse nous a été faite, jusqu’à ce jour nous n’avons pas satisfaction. On a demandé des textes qu’on a élaborés et j’ai été président de commission pour élaborer ces textes. A peine vous finissez pour que cela soit signé et que dans l’espoir qu’à la prochaine rentrée scolaire, les choses iront bien, on vous présente encore une autre situation où il faut faire ci et ça et finalement nous sommes là aujourd’hui dans l'attente d'une solution concrète. C’est une honte nationale en ce sens qu’autour de nous, des pays qui n’ont pas la grandeur de notre démocratie, subventionnent les établissements privés. A titre d’exemple, même les pays qui sont sortis de la guerre comme la Côte d’Ivoire, Haïti, de même que le Burkina Faso, le Togo, le Niger, etc, accordent des subventions. Je suis dans une sous-région où j’écoute les autres. Ils accordent des subventions et qui plus est arrivent à payer des directeurs diocésains et les directeurs nationaux qui travaillent dans ces pays, tous émargent au budget national. Je ne comprends pas pourquoi notre pays est en retard dans ces prises de décision. On n’accorde pas de priorité aux choses auxquelles il faudrait les accorder, mais au contraire, l’on contourne alors qu’il n’y a de développement que dans les ressources humaines. Et ces ressources humaines, ce sont les apprenants que l’on forme et il faut bien les former pour que ces derniers puissent donc promouvoir le développement de la Nation. Tel que les choses vont, j’ai un peu de doute et je ne sais pas pourquoi certains sont laissés pour compte et d’autres doivent bénéficier de l'appui gouvernemental. C’est bien dommage.

Au regard de tout ce qui précède, si l’on vous demande de faire le bilan du chemin parcouru à ce jour ?

Malgré les ressources et les conditions exposées ci-dessus, les difficultés sont effectivement là. Mais je tire un coup de chapeau à nos enseignants et je dis par la même occasion un sincère merci aussi aux parents d’élèves qui ont fait confiance à l’enseignement catholique en inscrivant leurs enfants dans nos structures scolaires. Et les enseignants qui malgré les conditions limitées font le travail, parce que les résultats sont là. Les résultats sont là que dans nos structures, les enfants aux divers examens depuis le certificat d’études primaires (CEP) jusqu’au Baccalauréat ont des résultats qui vraiment étonnent plus d’un et les parents sont satisfaits et cela si je ne m’abuse, ce sont nos résultats qui font que le pourcentage des admis aux examens est au niveau actuel.

Qu’est-ce à dire ?

Si on soustrait nos résultats, je ne sais pas ce que serait les pourcentages aux divers examens. La bonne preuve, le premier lauréat au plan national en ce qui concerne le baccalauréat de cette année, est sorti de l’un de nos établissements précisément au cours secondaire Saint Augustin de Cotonou. Globalement, on est toujours au-delà des 50% dans chaque série du baccalauréat. Et pour le Brevet d’études du premier cycle (BEPC), on est toujours au-delà de 90% de réussite et au Certificat d’études primaires (CEP), ce n’est pas les 100% que l’on exhibe au plan national là. Mais 100% des enfants qui ont réellement travaillé et qu’on n’a pas aidé comme on le note dans certaines structures publiques. Des enfants qui ont travaillé et qui ont effectivement le niveau de leurs classes. Voilà ce que je puis dire, car en qualité de directeur national je suis satisfait. C’est vrai qu’on ne peut pas être satisfait à 100%, mais pour le travail qu’ils abattent dans ces conditions là, c’est satisfaisant et je leur dis courage surtout pour cette nouvelle année qui s’ouvre et nous attendons que tout se passe bien. Nous prions que les choses aillent mieux.

Propos recueillis par Jean José SEMONDJI (Collaboration extérieure)

Education 19 nov. 2013


Voyage du chef de l’Etat au Koweït: Boni Yayi au sommet afro-arabe

Le président de la République est présent, depuis hier lundi 18 novembre à Koweït City, la capitale koweitienne, qui abrite ce jour le troisième sommet afro-arabe.

Koweït City, la capitale de l’Etat du Koweït, connaît depuis quelques jours une ferveur particulière. La raison, cette riche monarchie du Golfe persique abrite le troisième sommet afro-arabe dont les travaux débutent ce jour.
Plusieurs chefs d’Etat africains sont arrivés hier dans la capitale koweitienne, dont le président de la République, Boni Yayi. A sa descente d’avion, le chef de l’Etat a été accueilli par son altesse Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, l’émir de l’Etat du Koweït. Après les honneurs militaires, les deux personnalités ont eu quelques minutes d’entretien dans le salon officiel de l’Emir, avant que le cortège présidentiel ne s’ébranle vers la résidence des hôtes de marque du souverain koweitien.
Placé sous le signe de la coopération sud-sud, le sommet de Koweit City s’ouvre ce jour avec la ferme volonté des chefs d’Etat et de gouvernement de rapprocher davantage l’Afrique du monde arabo-musulman.
Outre l’examen du rapport d’activité conjoint du secrétaire général de la Ligue des Etats arabes et de la présidence de l’Union Africaine, la session à huis clos devra déboucher sur l’adoption de la déclaration et des résolutions de Koweït City.
De façon classique, le sommet a été précédé par la réunion des hauts fonctionnaires les 14 et 15 novembre derniers ainsi que celle du conseil conjoint des ministres des Affaires étrangères, le 17 novembre dernier. Il a été également tenu les 11 et 12 novembre derniers, le deuxième forum économique arabo-africain. Ce forum organisé par le Fonds koweitien pour le développement économique arabe, la commission de l’Union Africaine et la Ligue arabe a surtout évalué l’état de la coopération pour le développement arabo-africain, échangé sur les goulots d’étranglement des transactions commerciales entre les deux régions et surtout identifier les domaines éventuels d’investissements publics et privés en direction du continent africain.

Actualités 19 nov. 2013


Pour une intégration sous-régionale prospère: Le Parlement de la CEDEAO renforce les capacités de ses membres

Le Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est soucieux du perfectionnement du niveau de ses membres. C’est ce qui justifie l’atelier de formation organisé depuis hier lundi 18 novembre, au profit des membres de la Commission Administration, Finances et Contrôle du budget de l’institution. Thème de cette rencontre de cinq jours, « la responsabilité et les compétences des acteurs financiers dans la gestion budgétaire de la communauté». A l’ouverture des assises, le premier vice-président de l’Assemblée nationale du Bénin, Justin Sagui Yotto, avait à ses côtés, le vice-président du Parlement de la CEDEAO, Simon Osei-Mensah.

La construction de l’édifice communautaire qu’est le Parlement de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est une œuvre collective qui exige que tous ses membres aient une base solide. A ce titre, la Commission Administration, Finances et Contrôle du budget qui assure la santé financière de l’institution se doit de mieux appréhender son rôle au regard des défis modernes qui s’imposent à elle en matière d’intégration économique. C’est dans ce cadre que les parlementaires membres de ladite commission, ceux des services du contrôleur financier et de l’Audit interne des institutions de la CEDEAO, de même que ceux de l’administration du Parlement, sont en conclave depuis hier à Cotonou.
Ces assises leur permettront de s’approprier le rôle des différents acteurs financiers dans la gestion administrative et financière de la communauté et du Parlement.
La rencontre de Cotonou se propose de saisir la portée du Règlement intérieur financier et du manuel de procédures comptables de la CEDEAO et du Règlement du personnel de l’Institution. Elle offre également l’occasion aux participants de clarifier le rôle et les compétences des acteurs financiers définis dans le Règlement intérieur.
Précisant le contexte de la rencontre, le vice-président de la Commission Administration, Finances et Contrôle du budget du Parlement de la CEDEAO, Ali Amadou Djibo, a souligné que sa structure a connu fréquemment des renouvellements de ses membres. Bien que ces derniers soient des personnes averties du domaine, il est important pour elles, a-t-il poursuivi, de suivre des séances d’appropriation des textes communautaires sur les compétences de leur Commission d’attache au niveau du Parlement et sur le processus budgétaire de la CEDEAO, afin de bien examiner et de contrôler le budget du Parlement.

Pérenniser l’instrument communautaire

Selon le premier vice-président de l’Assemblée nationale du Bénin, Justin Sagui Yotto, les pères fondateurs de la CEDEAO ont vu juste en la mettant sur pied. La justesse de ce choix, selon lui, se confirme de plus en plus au regard des transformations rapides des relations entre communautés qui imposent les technologies modernes faisant du monde un village planétaire. La sous-région ouest africaine ne saurait rester en marge de cette marche vers l’intégration moderne. Elle ne saurait non plus y adhérer sans un minimum de cohésion interne entre ses membres. C’est pour cette raison qu’il se réjouit de l’honneur qui est fait au Bénin d’abriter pour la 2è fois une rencontre du genre.
En initiant cette rencontre, la Commission Administration Finance et Contrôle de budget manifeste sa volonté d’aller plus loin dans le processus de l’intégration régionale dont la réussite passe par une synergie d’actions.
Ce sera également l’occasion de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour une gestion efficace des ressources financières et humaines de l’institution communautaire tout en développant des stratégies en vue de sa pérennisation.
Pour y arriver, cinq communications vont meubler les cinq jours de travaux. Entre autres, ‘’Audit interne au sein des Institutions de la CEDEAO : responsabilités et compétences’’, ‘’Contenu et portée du code des Marchés de la CEDEAO: Contrôle de l’exécution des marchés’’, ‘’compétences d’une Commission en charge du budget au sein des parlements’’,

Actualités 18 nov. 2013


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