La Nation Bénin...
Nouvelles

Exit le Sénégal ! Qui rejoint la cohorte des sélections africaines à sortir dès le premier tour de la Coupe du monde Russie 2018. Soit cinq équipes africaines sur un total de cinq engagées. Bilan désastreux dû au manque de réalisme, à l’absence de pragmatisme de ces équipes qui se sont comportées comme des benêts pour certaines, à l’instar des Super Eagles du Nigeria et des Lions du Sénégal. Le rationalisme ne serait-il décidément pas africain !? Vaste sujet philosophique.
Toutefois, au-delà de toute amphétamine discursive, il est frappant de noter que les joueurs africains évoluent pour la plupart dans de grands championnats et clubs prestigieux, et n’ignorent rien à tout le moins du niveau de jeu de leurs adversaires, les joueurs des autres sélections à qui ils n’ont en général rien à envier, si ce n’est ce petit supplément d’âme qui fait la différence : ce qu’on appelle dans le jargon footballistique ‘’la gagne’’. C’est tout. C’est peu ! Et surtout c’est possible.
Bah, non ! Il semble que lorsqu’on est footballeur africain, on aime se mettre dans une telle posture de fragilité, histoire de mieux se mettre en position affectionnée de victime, d’accabler le mauvais sort, en tout cas de pleurer sur son sort, de dénoncer la partialité supputée de l’arbitre Blanc qui serait contre le Noir ! Et autres fadaises de même acabit! Encore faut-il tout bien faire par soi-même pour ne pas avoir à se trouver en délicatesse et subir la loi de l’autre de qui dépendrait votre sort. Y en a marre qu’avec les Africains, l’enfer c’est toujours l’autre…
Sports 28 juin 2018

L’Assemblée nationale a enrôlé, ce jeudi 28 juin, une proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990. L’initiative est portée par les députés Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji, Robert Gbian, Mathurin Nago, André Okounlola Biaou, Barthélémy Kassa, Raphaël Akotègnon et Nassirou Bako Arifari.
Le dossier a été affecté à la Commission chargée des Lois pour étude au fond, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, à la faveur de la séance plénière en cours actuellement au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Selon la proposition déposée, les initiateurs souhaitent l’amendement de l’article 15 de la Constitution du 11 décembre 1990 pour y introduire l’abolition de la peine de mort pour de conformer aux dispositions de la loi n°12018-16 portant code pénal adopté il y a quelques jours par le Parlement. Ils veulent également la création de la Cour des comptes qui sera détachée de la Cour suprême, la promotion de la représentation des femmes au sein de l’Assemblée nationale et l’alignement du mandat des députés à cinq ans à partir de la prochaine législature à ceux du président de la République et des communaux et locaux de sorte à voir désormais au Bénin des élections générales.
Actualités 28 juin 2018
L'équipe du Brésil[/caption]Les matchs comptant pour la troisième journée dans le groupe E ont rendu leur verdict, ce mercredi, avec la qualification du Brésil et de la Suisse. Les buts de Paulinho à la 35e minute et de Thiago Silva à la 68e minute ont permis à la Seleçao de remporter la partie (2-0).
Dans la seconde rencontre de cette poule, contrainte au nul (2-2), la Suisse s’est également qualifiée pour les huitièmes. Les Suisses ont ouvert le score par l’intermédiaire de Džemaili en première mi-temps à la 31e minute. Au retour des vestiaires, les Ticos corrigent leur manque de réalisme et égalisent sur corner par le biais de Watson sur un coup de tête. Les Suisses vont reprendre l’avantage à la 88e minute par Drmic. Mais, dans le temps additionnel, le Costa Rica va égaliser par le biais de Sommer suite au penalty manqué par Bryan Ruiz. Le Brésil termine en tête de cette poule E devant la Suisse et affrontera le lundi prochain le Mexique tandis que la Suisse sera aux prises avec la Suède.
Sports 28 juin 2018

Les Lions de la Téranga du Sénégal affrontent la Colombie, ce jeudi 28 juin au Samara Arena, dans un match comptant pour la troisième journée des matchs dans le groupe H. Une rencontre décisive pour les deux pays encore en course pour la huitième de finale.
Seule formation africaine encore en lice dans cette Coupe du monde 2018, l’équipe des Lions de la Téranga du Sénégal joue sa qualification ce jeudi, au Samara Arena face à la Colombie. Un match nul suffirait au Sénégal pour valider son billet pour la huitième de finale tandis que la Colombie de Radamel Falcao est contrainte de remporter la partie pour espérer poursuivre la compétition. Contraints au partage des points (2-2) par le Japon, les Lions de la Téranga tombeurs de la Pologne (2-1), devront éviter une défaite pour s’assurer d’une place au prochain tour.
Le sélectionneur sénégalais Aliou Cissé pourra encore compter sur l’attaquant de Liverpool, Sadio Mané, buteur contre le Japon ; Mbaye Niang et Ismaïla Sarr, très explosifs lors des deux premières sorties. Les Sénégalais connaissent l’enjeu et devront contrer l’offensive colombienne emmenée par le trio Cuadrado-Quintero-Rodriguez et la star Radamel Falcao. Revigorés par leur brillante prestation face à la Pologne (3-0), les Cafeteros voudront continuer sur cette lancée. Ils auront l’obligation de prendre le jeu à leur compte dès le coup d’envoi pour ne pas se laisser surprendre par une équipe sénégalaise offensivement au point avec quatre buts marqués en deux rencontres dans la compétition. Et comme les deux formations ont toutes des qualités offensives, la différence se fera au niveau de la défense. Le Sénégal a déjà encaissé trois buts dans le tournoi tandis que la Colombie n’en a pris que deux face au Japon en match inaugural. La muraille défensive des Cafeteros pourrait être renforcée par Carlos Sanchez exclu lors de leur premier match. De son côté, le Sénégal pourra compter derrière sur son latéral droit de 19 ans, Moussa Wague, devenu le plus jeune buteur africain de l’Histoire de la Coupe du Monde, à la faveur de la rencontre face au Japon, et Kalidou Koulibaly fier de défendre non seulement les couleurs du Sénégal mais également celles de toute l’Afrique. « Représenter l'Afrique n'est pas générateur de pression. C'est un avantage. C'est positif d'avoir tout un continent derrière soi », a-t-il déclaré sur le site de la Fifa. Si une discipline tactique s’observe en défense au niveau des deux équipes, la différence sera en attaque. Aussi, les Lions de la Téranga devront-ils non seulement faire preuve d’efficacité offensive et empêcher les Cafeteros de dérouler leur jeu pour ne pas être surpris comme les Polonais.

Tout n’est pas sain dans la gestion du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Une mission d’investigation dépêchée au sein de la structure révèle de nombreuses irrégularités. Et les mis en cause répondront des faits à eux reprochés, a indiqué le Conseil des ministres de ce mercredi 27 juin.
Des sanctions administratives d’une part et des poursuites judiciaires d’autre part. C’est ce que recommande le Conseil des ministres de ce mercredi 27 juin, eu égard aux manquements à l’orthodoxie de gestion constaté par la mission d’investigation dépêchée au sein du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). « La mission d’investigation dépêchée au Programme national de lutte contre le paludisme a révélé plusieurs irrégularités et insuffisances. Il s’agit de l’inefficacité du dispositif d’audit et de contrôle interne, des actes de mauvaise gestion financière et comptable, des actes de détournement de moustiquaires par des agents», révèle le ministre Oswald Homeky, présentant le compte rendu du Conseil des ministres. Lequel Conseil a décidé d’infliger des sanctions administratives au coordonnateur du Pnlp et à son adjoint.
Le conseil a aussi demandé la mise en œuvre des recommandations issues du rapport à savoir le remboursement contre quittance, dans le compte approprié du programme, de la somme de 8 004 000 F Cfa relative aux tickets-valeur sortis par l’assistant régisseur et gestionnaire du stock sans aucune autorisation, la justification de la somme de 56 540 000 F Cfa décaissée pour la location de magasins et le convoyage de moustiquaires, des arrondissements vers les villages, alors que l’activité n’a pas été réalisée et la mutation, en liaison avec la direction de l’Administration et des Finances du ministère de la Santé, des agents de l’Etat qui ont une ancienneté supérieure ou égale à cinq ans au sein du programme.
Par ailleurs, les agents fautifs doivent rembourser, sous le contrôle des directeurs départementaux de la Santé, en liaison avec les médecins coordonnateurs de zone concernés, des sommes représentant le coût des moustiquaires manquantes.
Comme on peut le constater, il s’agit là d’une autre affaire de prévarication des ressources publiques face à laquelle, le gouvernement ne s’est pas fait prier pour prendre des mesures idoines comme ce fut le cas dans d’autres structures par le passé. L’ambition zéro mauvaise gestion dans l’administration publique qui semble être le credo du chantre du Nouveau départ trouve une fois encore une belle justification. L’ambition d’en finir avec la mauvaise gestion est manifeste, dira-t-on aussi?
Soutenir les enfants vulnérables[/caption]
Le médiateur de la République a célébré, en différé, ce mercredi 26 juin, la Journée de l’enfant africain avec les pensionnaires du centre d’accueil, d’éducation et d’intégration des sourds de Louho à Porto-Novo. Occasion pour Joseph Gnonlonfoun de visiter le cadre, d’échanger avec ses responsables et surtout d’écouter les enfants pour voir dans les limites de ses missions comment porter leurs problèmes plus loin pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Il a encouragé les enfants qui, malgré leur handicap, excellent à l’école et dans les ateliers afin de gagner leur vie. Il leur a conseillé de maintenir le cap pour apporter aussi leur contribution au développement du Bénin.
Pour le chargé de mission des questions Genre et Personnes vulnérables du médiateur de la République, cette célébration s’inscrit dans le cadre des directives de l’Association des ombudsmans et médiateurs de la Francophonie (Aomf) qui travaille déjà depuis quelques années à la promotion et à la protection des droits de l’enfant, des droits des femmes et des droits des personnes vulnérables. Gladys Gandaho trouve édifiant le thème choisi cette année 2018 pour la célébration de cette journée par l'Union africaine à savoir « Leave no child behind for Africa’s development » qui signifie en français « Ne laissez aucun enfant en marge du développement de l’Afrique ». Ce thème fait référence aux Objectifs de développement durable (Odd) fixés par l'Organisation des Nations Unies (Onu) pour l'horizon 2030, souligne-t-elle. Et c’est à ce titre que le médiateur de la République, explique Gladys Gandaho, a décidé de se porter vers les pensionnaires de l’école des sourds de Louho pour marquer à sa façon la célébration cette année de l'enfant africain.
Pour sa part, le directeur exécutif du centre, Paul Agboyidou remercie le médiateur de la République pour le choix porté sur l’école qui a déjà permis, en vingt-cinq années d’existence, à 258 sourds d’obtenir le Certificat d’études primaires (Cep) ; 75, le Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et cinq, le baccalauréat. Vingt-cinq sourds ont pu obtenir leur diplôme de libération et s’installer à leurs propres comptes. Paul Agboyidou plaide pour une subvention de l’Etat que le centre bénéficie des partenaires étrangers qui ne prennent pas en compte le budget de fonctionnement. Le directeur exécutif de l’école invite le médiateur de la République à aider le centre à avoir une autonomie financière pour l’atteinte de ses objectifs?
Société 28 juin 2018
Il faut agir sur la mentalité des hommes en renforçant la sensibilisation pour combattre les violences faites aux femmes[/caption]La lutte contre les violences basées sur le genre est possible si l’on agit sur la conscience des hommes, principaux bourreaux des victimes. La sensibilisation à travers les médias sociaux peut également se révéler comme une arme efficace.
Les violences sur les femmes sont quasi permanentes dans toutes les sphères de la vie sociale au Bénin. Que ça soit en couple, en famille, à l’école, dans les milieux professionnels, les femmes sont quotidiennement exposées à ce phénomène. Cela passe presque pour de la banalité ou un fait divers tant que l’acte de violence n’induit pas de graves conséquences. Au point où, à défaut de s’indigner sur ces cas lorsqu’ils font la ‘’Une’’ des médias, ces actes constituent à la limite du divertissement pour certains individus qui éprouvent du plaisir à les banaliser.
Dans certaines communautés béninoises, infliger une peine à une femme paraît a priori un acte normal pour des hommes qui n’hésitent pas à raconter à qui veut l’entendre : ‘’comment ils ont dû corriger leurs femmes pour manque de respect’’. Ou ‘’comment ils ont dû remettre à leur place, leurs conjointes pour le fait qu’elles ont oublié de demander une permission pour une sortie’’.
En plein XXIe, les femmes continuent de souffrir le martyre pour leur refus de satisfaire le désir sexuel de leurs conjoints ou de se soumettre totalement à ceux-ci. Que dire des petites filles victimes de viol et d’agression sexuelle tous les jours et dont les cas sont passés sous silence ? Ces faits sont récurrents et se passent en violation constante des lois. Ce qui perpétue le cycle vicieux des violences.
Une étude récente de la Banque mondiale révèle que « plus d’un milliard de femmes ne bénéficient pas d’une protection juridique contre les violences sexuelles conjugales ou intrafamiliales». Intitulée, « Les tendances mondiales et régionales de la protection juridique des femmes contre la violence domestique et le harcèlement sexuel », l’étude souligne que près de « 1,4 milliard de femmes ne sont pas protégées par la loi contre les violences économiques au sein du couple ».
Qu’on le veuille ou non, les violences ont la peau dure en Afrique et au Bénin du fait des normes socioculturelles soutenues par une éducation qui renforce les stéréotypes de genre dans certains milieux. Pourtant, les femmes sont des éducatrices par excellence des hommes. C’est en cela que les violences exercées par les hommes sur elles sont incomprises.
Pour éradiquer le phénomène, il serait intelligent d’associer les hommes à la lutte en agissant sur leur esprit. La prévention doit être envisagée de sorte à transformer, façonner et faire des potentiels bourreaux des partenaires de la lutte contre les violences. Il doit être de même pour les lois existantes dont la vulgarisation dans les diverses langues nationales dans les milieux où le phénomène persiste permettra aux hommes d’être suffisamment imprégnés des conséquences et des peines encourues. Les initiatives incitant les hommes à s’impliquer dans la lutte en remettant en question leurs propres comportements doivent être encouragées. Une répression sérieuse de ces cas permettra d’en venir à bout.
Refuser la complicité
Pour la Banque mondiale, les violences faites aux femmes sont aussi des questions de développement. « Aucune économie ne peut atteindre son plein potentiel sans la participation pleine et entière des hommes et des femmes », souligne la directrice générale de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva, dans un communiqué publié par l’institution en mars dernier. Elle met l’accent sur la protection à offrir aux femmes contre les violences pour favoriser leur pleine participation au développement.
La volonté politique visant à promouvoir l’égalité des sexes et de réduire les inégalités conformément aux Objectifs du développement durable (Odd) 4 et 10, risque de demeurer un vœu pieux si la complicité n’est pas découragée. Outre le fait que les victimes se réservent et n’aiment souvent pas dénoncer leurs bourreaux, du fait de la méconnaissance des lois ou du regard social, les violences exercées sur les femmes se jouent en toute complicité. Beaucoup de gens sont témoins de ces scènes ou en sont informés, mais restent souvent inactifs du fait de leur manque de volonté de dénoncer et d'agir.
Selon une étude du ministère en charge de la Famille, citée par l’Ong Médecins du monde (Mdm), en 2017, le niveau de prévalence des violences faites aux femmes et aux filles est de 69%. Et à l’administrateur du Pnud (2009-2017), Hélène Clark, d’ajouter que « L’inégalité hommes-femmes coûte chaque année 95 milliards de dollars à l’Afrique sub-saharienne ».
La lutte contre les violences est une responsabilité collective. Les politiques mettent en place l’arsenal juridique nécessaire pour renforcer la protection des victimes. L’exemple du Bénin est souvent cité dans la sous-région en la matière. Au-delà des textes existants, il va falloir que chaque acteur, chaque individu apporte du sien pour décourager les auteurs.
Le phénomène peut être enrayé si chaque individu refuse d’être acteur passif, en brisant le silence. Pour ce faire, il faut encourager les victimes à la dénonciation. Cette lutte passe également par les jeunes, connus pour leur activisme sur les réseaux sociaux. Des médias tels que Facebook,
Twitter, WhatsApp ou
YouTube sont devenus les premières sources d’information chez les jeunes. Ils ont la possibilité de contribuer à la lutte à travers ces différents comptes, en y partageant des messages de sensibilisation ou en diffusant des messages capables de faire évoluer les mentalités et les stéréotypes en faveur des droits des femmes. Ces vecteurs sont les plus à même de soutenir l’élimination des violences de genre?
Les victimes
masculines
Les violences sur les femmes sont tangibles certes, mais il faut également admettre qu’il y a aussi des victimes masculines, des hommes particulièrement stigmatisés qui subissent silencieusement ce phénomène et éprouvent une telle honte qu’ils s’enferment dans le mutisme. En matière de violences, l’utilisation de la bonne terminologie, par exemple, les expressions «violences faites aux femmes» et « violences basées sur le genre» sont souvent confondues. Ce qui contribue à rendre invisibles les violences faites aux hommes, moins répandues mais qui sont bien réelles.
Le bon usage des termes permettra de faire comprendre que ce phénomène n’est pas une préoccupation qui touche seulement les femmes. Cela facilitera aussi un dialogue sur le fait que des hommes peuvent aussi être victimes de violences perpétrées par des femmes, même si ces cas sont moins fréquents. Dans le cas d’espèce, le même bâton qui a frappé les hommes, auteurs de violences, doit également frapper les femmes qui s’adonnent à ces pratiques déshonorantes. Les femmes, auteures ou complices ne doivent pas non plus échappées aux sanctions en matière de violences. Chaque auteur doit subir la rigueur de la loi.

Démarré le 25 juin dernier à Cotonou par la réunion des comités consultatifs des opérateurs et régulateurs, le sixième forum de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la Cedeao (Arrec) a été officiellement ouvert, ce mercredi 27 juin à Cotonou. C’est le directeur de cabinet du ministre de l’Energie du Bénin, Armand Dakehoun, qui a ouvert les travaux portant sur le thème « Le marché régional de l’électricité : facteurs clés de succès ».
L’espace Cedeao fait de grands pas vers la mise en place de son marché régional de l’électricité. Au cours du sixième forum de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la Cedeao (Arrec) qui se tient actuellement à Cotonou, les participants vont se pencher sur les facteurs clés de succès de ce marché.
Dans son mot de bienvenue, Claude Gbèdonougbo Gbaguidi, président de l’Autorité de régulation de l’électricité du Bénin (Are), rappelle que le forum est une plateforme internationale de formation, d’échanges et de partage d’expériences des régulateurs et des acteurs du secteur de l’électricité de la sous-région. Le thème de la rencontre, précise-t-il, est « Le marché régional de l’électricité : facteurs clés de succès ». A travers ce thème, les participants auront l’occasion d’échanger et de partager les expériences sur les défis et les enjeux du marché régional. Soulignant l’importance de ce forum, il note qu’elle tient au fait qu’il couvre plusieurs événements. A ce propos, il cite : la réunion de la taste-talk de la lettre sur les procédures d’accès aux services de transport du système d’échange d’énergie électrique ouest-africain, la douzième réunion conjointe des Comités consultatifs des opérateurs et régulateurs de l’Arrec.
Ce forum connaîtra aussi la réunion des experts de l’énergie de la Cedeao, la réunion du comité technique d’exploitation du système du champ d’énergie électrique ouest-africain, la réunion des ministres en charge de l’énergie de la Cedeao et le lancement du marché régional de l’électricité par le chef de l’Etat béninois, Patrice Talon.
Le forum vise le renforcement du rôle des acteurs que sont les autorités de régulation au niveau national. Selon Claude Gbèdonougbo Gbaguidi, ces dernières constituent des pièces maîtresses du dispositif institutionnel mis en place afin d’assurer la bonne gouvernance, la transparence, l’impartialité, la qualité, l’efficience dans le fonctionnement du marché régional de l’électricité.
En attendant un marché concurrentiel
Après avoir reconnu le soutien du Bénin à l’organisation du forum, le professeur Honoré Segui Bogler, président de l’Arrec, note que cela témoigne de son engagement à la régulation du marché régional de l’électricité. « L’Arrec est très satisfaite de la forte implication des autorités politico-administratives au plus haut niveau du Bénin », insiste-t-il ajoutant que cela témoigne de l’adhésion claire et franche du Bénin à la cause de la régulation du marché régional de l’électricité. Un marché qui sera lancé dans deux jours (ndlr demain vendredi 29 juin), selon lui. Cet acte signifie la mise en vigueur des règles du marché régional de l’électricité pour la première phase. Quant à la deuxième phase, poursuit le président de l’Arrec, interviendra deux ans après pour préparer l’avènement des marchés concurrentiels dits ‘’day-ahead’’. Enfin, la troisième phase verra l’avènement des marchés concurrentiels beaucoup plus évolués. « Elle se caractérise par la création d’un marché régional de l’électricité liquide et concurrentiel intégrant le négoce d’autres produits ou services tels que les services auxiliaires ou les produits financiers », précise Honoré Segui Bogler.
Au regard de l’importance des présentes assises dans le processus de mise en place du marché régional de l’électricité, Armand Dakèhoun, directeur de cabinet du ministère de l’Energie, affirme qu’elles constituent « un jalon important dans l’effort commun pour améliorer l’accès à l’électricité des populations ». Selon lui, la maîtrise de la fourniture de l’électricité à un coût compétitif pour les populations et le secteur productif constitue encore un grand défi dans l’espace Cedeao. Ce défi, insiste-t-il, mérite d’être efficacement et durablement relevé dans les meilleurs délais. « L’Afrique subsaharienne a le taux d’accès à l’électricité le plus faible au monde. L’Afrique de l’Ouest en particulier a un taux d’environ de 25 % avec une demande potentielle non satisfaite de plus de 50 % », signale Armand Dakèhoun?

Les mis en cause dans l'affaire de placement hasardeux de fonds de la Caisse nationale de Sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe) étaient à nouveau devant le juge, ce mercredi 27 juin. Si le dossier a beaucoup avancé dans le fond, les prévenus devront hélas attendre jusqu’au 24 juillet prochain pour être fixés sur leur sort.
« L’affaire est mise en délibéré pour le 24 juillet prochain », a prononcé hier le président de céans, Rodolphe Azo, au terme des comparutions des prévenus, des réquisitions du ministère public et des plaidoiries de la défense.
Laurent Mètongnon et les six autres personnes écrouées dans cette affaire devront encore faire preuve de patience. Mais cette fois-ci, au regard des contradictions relevées dans les confrontations d’hier, l’issue du dossier se peaufine. Face au juge d'instruction, les deux témoins invités à comparaître, ont vécu un véritable assaut de l’ensemble du conseil de la défense qui les ont purement et simplement démontés. Il s’agit de l’auteur de la plainte déposée contre les prévenus, notamment l’inspecteur général des finances Edinson Fassinou, et de l’actuel directeur général de la Banque internationale du Bénin, Emmanuel Acakpo.
A la barre, Edinson Fassinou a présenté le rapport de la commission bancaire de l'Uemoa. Ce rapport atteste que les 71 millions ont été effectivement décaissés. « Aucune preuve de reversement des commissions aux apporteurs d'affaires n'a été apportée à la commission », indique le rapport. Il n'y a donc pas de preuve que l'argent ait atterri dans leurs mains. Le témoin a également reconnu que les placements en dépôt à terme (Dat) et les commissions octroyées aux apporteurs d’affaire sont des pratiques bancaires. Ce qui est bien curieux, c’est que celui là-même qui a porté plainte contre les mis en cause et avait auparavant affirmé que les placements seraient moins motivés par les intérêts de la Cnss que des intérêts individuels, arrive aujourd’hui à l'évidence qu’au regard des documents obtenus de la comptabilité de la Bibe, il n'existe aucune preuve qui lie les 71 millions décaissés à Laurent Mètongnon et ses co-accusés.
Peinant à répondre aux questions de la défense, l’actuel directeur général de la Bibe, Claude Emmanuel Acakpo, n’a pas pu démontrer, preuves et chiffres à l’appui, que la Bibe était réellement en difficulté au moment des placements.
Appuyée par le bâtonnier Robert Dossou avec la légendaire dextérité qui lui est connue, la défense a plaidé la relaxe pure et simple de ses clients ainsi que la restitution de leurs titres de propriété et biens saisis.
Le ministère public a, quant à lui, maintenu ses réquisitions notamment la condamnation à cinq ans d’emprisonnement des mis en cause à l’exception des agents de la Bibe?
Le flou persiste !
De comparution en comparution, il apparaît que les fondements de l'affaire sont fragiles. Trop de contradictions en l'occurrence dans les propos du plaignant qui ne semble plus maîtriser ni le contenu de la plainte qu'il a déposée ni les bases sur lesquelles il s'est appesanti pour identifier les responsables de la Cnss comme auteurs de fraude. Il n'est même pas sûr que lesdits responsables ont reçu les fameux 71 millions F Cfa. A la barre, il a préféré employer le conditionnel : « Les fonds auraient été reversés aux responsables de la Cnss ». Or dans sa plainte, il avait explicitement affirmé que les commissions leur ont été reversées. Au regard de ces incohérences, les avocats des personnes écrouées ont rappelé au président d’instance que le droit pénal est d’interprétation purement strict. « Il n’y a pas d'interprétation hasardeuse en matière pénale et l’on ne saurait s’appesantir sur des incertitudes d’un témoin unique qui se contredit », a laissé entendre Me Robert Dossou.
Par ailleurs, le relevé du Conseil des ministres en sa séance du 2 novembre 2017 avait précisé que les fonds ont été reversés au sieur Laurent Mètongnon et consorts. Mais, l'extrait du rapport de la commission de l'Uemoa indique, a contrario, qu'il n'existe aucune preuve du reversement des fonds aux mis en cause... En outre, celui qui est supposé avoir transmis les fonds à Laurent Mètongnon, a affirmé, sans ambages, qu'il ne l'a jamais fait. Le flou persiste !?

Le Béninois est un être de valeur, capable de merveilles à magnifier partout. C’est la vision du président Patrice Talon, partagée avec les élus français d’origine béninoise ainsi que toute l’opinion publique nationale et internationale, mardi 26 juin dernier à Cotonou.
« Je vous exhorte à faire la promotion du Bénin et du Béninois ». Cette phrase, le président de la République l’a maintes fois répétée, mardi 26 juin dernier à l’occasion de la signature d’une convention de partenariat entre élus l’Association des élus français d’origine béninoise (Efob) et l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Le contexte s’y prêtait bien en effet et le chef de l’Etat n’y est pas allé du dos de la cuillère pour en appeler à l’abolition de la « béninoiserie » et de tous les autres concepts négationnistes et négativistes vantés çà et là pour peindre le Béninois en noir et le présenter comme un être pourfendeur à l’antipode du bien-être, de sa propre réussite et de la réussite des autres. Sa logique, c’est qu’il faille magnifier le Béninois qui, dit-il, « n’est pas plus mauvais que les autres ».
Le président Patrice Talon qui appelle à un renversement des paradigmes et à la promotion de valeurs nouvelles semble assez remonté contre ces Béninois à qui sourit la chance loin des frontières nationales et qui ne se soucient pas de rentrer au pays, de visiter le pays, d’y transférer leurs gains et ressources, de le faire découvrir à leur pays d’accueil. Pour lui, en effet, ce « beau pays » qu’est le sien doit être magnifié et donc révélé. « Nous sommes des Hommes de qualité, de talent, de cœur. Je vous exhorte à faire la promotion du Béninois… », assure-t-il devant ces Béninois de l’extérieur. Puis, il leur tiendra ce discours qui sonne comme un appel à un autre type de patriotisme : « Au-delà de vous et de vos proches, faites la promotion du Béninois… Et cette mission me paraît plus importante que n’importe quelle autre. Ce serait un capital énorme que de contribuer au fil du temps à changer l’image du Béninois, d’abord auprès de nous-mêmes puis auprès des autres ».
A l’instar du Sénégal, du Mali et d’autres pays, le président de la République rêve de voir aussi la diaspora béninoise peser d’un poids important sur l’économie du pays à travers des investissements massifs et des retours de capitaux assez importants. Mais ce qui lui tient prioritairement à cœur, c’est d’en finir avec la béninoiserie. « J’ai toujours souhaité que l’expression béninoiserie soit derrière nous. Le Béninois est mauvais, jaloux, envieux. Si tu rentres, ils vont te tuer… Nous avons véhiculé et entretenu ce mauvais mythe. Et pourtant, c’est faux », rectifie le président de la République. « La nature humaine a ses perversions, ses travers, ses qualités mais nous avions contribué de génération en génération à perpétuer cette mauvaise image du Béninois », se désole-t-il.
« Les contributions que ceux qui ont eu le courage de partir et qui ont réussi pourraient faire à l’endroit de leurs familles, de leurs frères et sœurs restés au pays viendront comme un bonus. Ce à quoi j’exhorte les miens, c’est contribuer à changer notre image à l’endroit de nos enfants restés en France, nos enfants qui ont honte de dire qu’ils sont Béninois. C’est en famille auprès de nos enfants en France qu’il faut restaurer l’image du Béninois », lance enfin le chef de l’Etat comme un appel?