La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Espace enfance du village de Folly: L’initiative de l’Unicef éclaircit l’horizon de Blandine

Les Espaces enfance (Ee) favorisent l’accès à la scolarisation des filles commises au rôle de baby-sitter. Blandine A. en est un témoignage vivant.

« Je rêve de devenir docteur en médecine pour aider mes frères et sœurs malades, notamment ceux qui sont dans des situations difficiles », confie Blandine A. Cette adolescente de 15 ans, déscolarisée jusqu’à un passé récent, a désormais toutes les cartes en main pour réaliser son rêve ; elle qui était commise à la garde de ses frères et sœurs à la maison.
Depuis l’ouverture de l’Espace enfance à Folly, un petit village de la commune de Zakpota (137 km de Cotonou), par l’Unicef, le statut de Blandine a évolué. Elle est déchargée de son rôle de garde-enfants et se scolarise comme tous les enfants de son âge. C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle salue la mise en place de l’Espace enfance au profit des enfants de 3 à 4 ans.
« Avant la mise en place de l’espace enfance, quand je voyais mes amis aller à l’école, je pleurais d’être privée de cette chance. En effet, je devais rester à la maison pour m’occuper de mes frères et sœurs », témoigne-t-elle.
Avec l’avènement de l’Espace enfance qui accueille, entre autres, les enfants dont elle avait la garde, Blandine aborde la vie avec plus d’assurance. En évoquant les bienfaits de l’initiative de l’approche communautaire de préscolarisation de l’Unicef, elle affiche plutôt un air décontracté et laisse apparaitre le bonheur qui l’envahit.
« Au-delà de la scolarisation de mes frères et sœurs, l’installation de l’Espace enfance me permet aussi de goûter aux délices de l’école », se réjouit-elle. Finies donc ses jérémiades ! Finies également les taquineries et moqueries de ses amis qui la prenaient pour une analphabète.
Même si elle a repris l’école après une pause de trois années hors de l’école, les performances de Blandine en classe traduisent bien son désir de réussir. « Je veux devenir un bon cadre », affirme-t-elle avec conviction.
Depuis qu’elle a renoué avec les bancs en classe de Ce 1, la petite Blandine n’a jamais redoublé une classe, selon les témoignages de ses parents et de ses enseignants. D’ailleurs, en classe de Cm 2, elle envisage avec certitude de réussir avec brio au Certificat d’études primaires (Cep) afin de poursuivre ses études secondaires, voire supérieures.
Si Blandine a pu gravir ses échelons, c’est grâce à la clairvoyance de l’institution onusienne qui a installé un Espace enfance à Folly, commune de Zâ-Kpota au sud du Bénin, afin de permettre aux enfants en âge d’être préscolarisés de recevoir des services d’éveil et de stimulation pour leur développement holistique et pour leur préparation à une éducation primaire de qualité.Une initiative qui libère également les filles privées de la scolarisation pour jouer le rôle de gardienne d’enfants dans leurs familles.
« Blandine a commencé l’école à l’âge de 10 ans parce qu’il n’y avait pas d’autres possibilités. En tant qu’aînée, elle devrait rester à la maison pour s’occuper de ses jeunes frères », explique sa mère Hortense Assianmè pour justifier le retard de la scolarisation de l’adolescente.
Le souhait de la communauté de Folly est que les Espaces enfance soient répandus dans tout le Bénin au regard de ses avantages et bienfaits pour les bénéficiaires et pour toutes les communautés à la basen

Société 02 févr. 2018


Demi-finale de la Chan / Maroc-Lybie: 3-1 Les Lions de l’Atlas se qualifient pour la finale

Pays-hôte du Chan 2018, le Maroc a obtenu son billet qualificatif pour la finale de la compétition en battant la Libye (3-1), ce mercredi 31 janvier à Casablanca à l’occasion de la première demi-finale. Le doublé d’Ayouba El Kaabi, meilleur buteur du tournoi et le but de Walid El Karti sur penalty ont permis au Maroc de prendre l’avantage dans une rencontre à rebondissements.

Le Maroc tient sa finale ! A l’issue d’un match âprement disputé, les Lions de l’Atlas du Maroc ont fini par prendre le dessus (3-1) sur une équipe libyenne pourtant en verve. D’ailleurs, ce sont les Marocains qui sont allés à l’assaut des buts adverses en s’offrant plusieurs occasions nettes de but dès l’entame de la partie. Ayouba El-Kaabi et Walid El Karti ont manqué d’efficacité devant les buts des Chevaliers de la Méditerranée gardés par Mohamed Nashnush qui ne capitule pas jusqu’à la première mi-temps. 

Quelques morceaux choisis. A la cinquième minute de jeu, le milieu offensif marocain Achraf Benchirki glisse une balle à l’attaquant Walid El Karti qui le pique par-dessus le gardien de but adverse Mohamed Nashnush. Mais, un défenseur libyen parvient à éviter le pire. S’en suivent les occasions des vingt-quatrième, trente-neuvième et quarante-deuxième minutes conduites par le duo El-Kaabi et El Karti. Les sauvetages du défenseur libyen Ahmed El Trbi dans les pieds de l’ailier Ismail El Haddad n’émoussent guère l’ardeur des Marocains jusqu’à la mi-temps.
De retour des vestiaires, les Lions de l’Atlas maintiennent la pression sur leurs adversaires. C’est sans compter sur la détermination des Chevaliers de la Méditerranée, vainqueurs du Chan 2014, qui se montrent dangereux à travers Saleh Taher Saieb (63e).
Mais les Lions de l’Atlas vont réagir dix minutes plus tard. Ils ouvriront le score par le biais d’Ayouba El Kaabi, jeune attaquant de 24 ans, meilleur buteur de l’histoire du Chan, à la soixante-treizième minute (1-0). Une bévue monumentale du dernier rempart marocain, Anas Zniti permet aux Chevaliers de la Méditerranée de revenir au score par le biais d’Abdulrahman Ramadhan khalleefah à la quatre-vingt-sixième minute. Anas Zniti rate son dribble, l’attaquant libyen Saleh Taher Saeid intercepte le ballon et le transmet instantanément à Abdulrhman Ramadhan Khalleefah qui l’expédie au fond des filets (1-1). Il a fallu recourir à la prolongation pour voir le meilleur buteur de l’histoire de la compétition s’offrir un doublé et mettre son compteur personnel à huit buts profitant d’un corner dévié au second poteau : 2-1. A la cent-dix-septième minute de jeu, Walid El Karti corse la note sur penalty (3-1) suite à un tacle trop brutal d'Ahmed El Trbi. Le Maroc se qualifie ainsi pour la finale de son Championnat d’Afrique des nations (Chan) et rejoint le cercle fermé des finalistes de cette compétition?

Sports 01 févr. 2018


Faïsal Atchiba, médaillé d’or aux Jeux de la Francophonie: Du rêve de footballeur à une carrière d’athlète paralympique 

 

En dépit de son handicap, Faïsal Atchiba, médaillé de bronze aux derniers Jeux de la Francophonie n'a jamais abandonné son désir d’atteindre le haut niveau. Pétri de talent, il raconte ce qui a transformé son rêve de footballeur en athlète paralympique.

Fière allure, athlétique, le regard pétillant, Faïsal Atchiba est de nature très calme. A 26 ans, d'une taille de 1,78 m pour 62 kg, il croque la vie à pleine dent, malgré son handicap consécutif à un accident dans sa onzième année.
« J’ai été amputé du bras gauche à l'âge de 11 ans à la suite d’un accident au marché de Bassila. J’aime m’amuser avec les poissons quand un jour, j’ai été piqué par les rayons épineux d’une carpe ». raconte-t-il avec une voie pleine émotion.
Ironie du sort, cet incident s’invitait dans sa vie à une semaine de son Certificat d’études primaires. C’est ainsi que Faïsal Atchiba a fait une croix sur son rêve de devenir footballeur, lui qui était le garçon adulé par des milliers de fanatiques du football lors des tournois de vacances dans son Bassila natal.
« Non seulement ce mal m’a fait rater mon examen mais m’a également écarté du football, mon sport favori » se désole-t-il.
Le natif de Bassila va retrouver de nouveau le goût pour le sport, mais cette fois-ci en athlétisme. Il a transcendé son handicap et sa reconversion est accomplie au bout de quelques années grâce à ses parents et surtout à cause de sa rencontre avec Ambroise Adanhoumè, coach de Guépard Handisport, qui lui a donné sa chance.
« En 2015, j’ai été détecté par le coach Ambroise Adanhoumè qui a décidé de faire de moi un athlète complet. C’est ainsi que j’ai fait un chrono de 12 secondes au 100 mètres au Championnat national paralympique du Bénin », se souvient-il.

La confirmation

Faisal Atchiba commence par croire en ses capacités de réussir et participe aux mêmes compétitions que les athlètes ‘’normaux’’, ce qui lui a permis d’être l’année dernière finaliste du 200 mètres au championnat national d’athlétisme à Porto-Novo », confie-t-il.
Après une année de carrière, le jeune athlète reste constant dans ses performances. Il affole les chronomètres lors des meetings et fait retentir l’hymne national à Abidjan lors des derniers Jeux de la Francophonie en août 2017.
L’année 2017 a été une année de confirmation pour Faïsal Atchiba. Au dernier championnat national paralympique, il confirme sa marque aux championnats départementaux. « De retour d’Abidjan, j’ai pris part au championnat national paralympique où j’ai été respectivement médaillé d’or en saut en longueur avec une performance de 5 m 45 et médaillé d’or sur 200 m avec une performance de 23 secondes 52 tierces.
Aujourd’hui comme hier, il reste un passionné du sport. Il s’entraîne plusieurs fois par semaine pour rester au top, afin de côtoyer le sommet, de quoi susciter l’admiration de tous.
Toujours souriant, l'enfant de Bassila revient sur ce qu’est aujourd’hui son existence, et le plaisir qu’il y trouve. « Le handicap n’est pas un frein en soi. Nul ne sait ce que la vie lui réserve.  C’est pourquoi je ne me compare pas aux autres. J’ai été comme eux avant d’être malade », a-t-il déclaré avec un brin d’espoir.

Dominer le handicap et vivre son art

La pratique du sport a permis à ce jeune homme de trouver son équilibre mental, du plaisir, une passion et une certaine intégration sociale. Une manière d’embrasser non seulement une carrière d’athlète, mais aussi continuer mes études. « Je suis motivé à briller dans le sport mais aussi à finir mes études » jure-t-il. Faïsal Atchiba est en année de licence en marketing technique et communication à l’Université polytechnique international du Bénin (Upib-Onm) et en deuxième année du droit à la Faculté de droit à l’Université d’Abomey-Calavi.
Mais, où ce jeune athlète paralympique puise-t-il la motivation, vu qu’il a découvert tardivement l’athlétisme ? Sa force réside simplement dans sa volonté de réussir dans la vie. Et pour cela, il se donne au quotidien. « J’essaye de dominer le regret d’avoir perdu un bras. Je m’en soucie moins. Ce qui me préoccupe reste ma carrière en athlétisme et ma vie », ajoute-t-il. C’est pourquoi après son sacre aux Jeux de la Francophonie, il a continué à persévérer. Il pense porter haut l’étendard du sport national partout où besoin sera. A ce prix, Faïsal Atchiba mérite plus d’attention de la part des autorités et du public sportif béninois?

Sports 01 févr. 2018


Protection des mineurs: La semaine Don Bosco clôturée en apothéose

Démarrées une semaine plus tôt, les journées-portes ouvertes sur le Foyer Don Bosco ont été closes, ce mercredi 31 janvier, sur une note d’espoir et d’engagement à accompagner le centre dans sa mission de prise en charge des enfants et adolescents à risque au Bénin.

Les journées-portes ouvertes organisées par l’Association Foyer Don Bosco ont pris fin ce mercredi à Porto-Novo. Ce dernier jour d’activité aura été l’apothéose avec la cérémonie de clôture, en présence d’un parterre d’autorités dont des magistrats, des élus municipaux de Porto-Novo, des cadres de l’administration, des opérateurs économiques et autres personnes ayant un cœur sensible à la protection des mineurs surtout en situation de grande vulnérabilité. 

Les hôtes du directeur exécutif du Foyer, le père Aurélien Juvencio Ahouangbè, ont pu suivre un documentaire sur l’œuvre du Foyer Don Bosco, découvrir les offres et réalisations du centre à travers les visites dans les ateliers de soudure, de mécanique, de menuiserie, de couture, de peinture, et autres. Les salles de classe du Programme de cours accélérés n’ont pas été du reste. Les visiteurs ont été agréablement surpris par la qualité des œuvres artisanales réalisées par les enfants pensionnaires du centre et exposées sous les stands ainsi que les produits agroalimentaires et d’élevage aussi mis en exposition-vente. Ce qui a permis au public présent de découvrir le savoir-faire de l’association en matière d’éducation, de formation, de protection et d’intégration sociale des enfants et adolescents vulnérables. En tout cas, tous ceux qui ont fait le déplacement hier ne doivent pas le regretter.
Des visiteurs n’ont même pas hésité à acheter certains des produits et articles exposés pour encourager les enfants dans leur processus de réintégration socio-professionnelle. Un encouragement qui réjouit le père Aurélien Juvencio Ahouangbè, fier d’avoir vu juste en initiant la première édition de ces journées portes-ouvertes. Lesquelles visent surtout à donner de la visibilité aux actions et aux résultats de l’association en matière de promotion du respect des droits et devoirs des enfants, lancer une année de sensibilisation de masse sur la situation de traite, d’exploitation et d’abus sur les enfants et les mécanismes de protection et d’autoprotection des mineurs.

Satisfaction

Aussi, devraient-elles permettre de mobiliser des ressources humaines, techniques, matérielles et financières nécessaires pour l’atteinte des objectifs du plan stratégique quinquennal 2018-2023 de l’Association Foyer Don Bosco. « Nous vous (autorités présentes, ndlr) prions de soutenir le Foyer Don Bosco dans son fonctionnement à travers vos commandes. Nous vous garantissons la qualité, la ponctualité et le meilleur prix », souligne le père Aurélien Juvenvcio Ahouangbè. Un appel qui n’a pas laissé indifférent le deuxième adjoint au maire de Porto-Novo et chargé des délégations sociales. Très sidéré par les réalisations du Foyer surtout en matière d’œuvres artisanales qu’il découvre pour la première fois, après vingt-trois ans de la création du centre à Porto-Novo, François Ahlonsou prend l’engagement de faire dans les tout prochains jours une communication orale au niveau du Conseil municipal pour voir les appuis matériels et financiers que la municipalité peut apporter à l’association. Car, pour lui, c’est une grande fierté pour Porto-Novo d’abriter un Foyer de ce genre où l’on prend en charge tous les enfants et adolescents à risques de tout le Bénin.
Le président du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, Ismaël Sanoussi, pour sa part, promet lui aussi d’assister le Foyer Don Bosco, d’abord de sa position professionnelle et ensuite en tant que citoyen pour œuvrer pour le bien-être des enfants en situation difficile. Ismaël Sanoussi prend l’engagement de faire parler bientôt son cœur à travers l’Amicale Don Bosco lancée hier par le père Aurélien Juvencio Ahouangbè pour immortaliser la première édition des journées portes ouvertes?

Actualités 01 févr. 2018


Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts: « Il n’y a pas eu de relèvement de la Taxe professionnelle synthétique »

La loi de finances 2018 a donné lieu à beaucoup de conjectures dans le secteur privé, notamment en ce qui concerne la réforme de la Taxe professionnelle synthétique (Tps). Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts, revient ici sur les innovations apportées à cette taxe et le coup de pouce apporté aux micro et petites entreprises.

La Nation : A quoi sert la taxe professionnelle synthétique et quel a été le contexte de sa mise en œuvre ?

Nicolas Yénoussi : En 2015, le législateur béninois a mis en place une fiscalité adaptée aux micro et petites entreprises. Cela fait suite au constat selon lequel la fiscalité des micro qui existait ne cadrait plus avec le contexte. La taxe professionnelle unique (Tpu) qui avait court prenait en compte dans son mode de calcul, la valeur locative. La valeur locative n’est rien d’autre que le montant annuel du loyer payé par l’entrepreneur dans le cadre de l’exercice de sa profession. Vous pouvez occuper un petit espace pour lequel vous payez un faible montant de loyer, mais avoir une activité qui vous permet de réaliser un chiffre d’affaires suffisamment élevé. Je prends l’exemple des prestataires de service qui n’ont pas besoin forcément d’un grand immeuble, ou d’un grand espace avant de faire leur activité. Aujourd’hui, il y a des activités liées au développement des Tic qui vous permettent juste d’avoir un ordinateur et faire vos affaires. Alors que celui qui exerce des activités qui nécessitent du stock, utilise assez d’espace et est pénalisé dans le calcul de l’impôt. C’est pour assurer plus de justice et plus d’équité qu’on a décidé d’abandonner l’imposition des micro et petites entreprises fondée sur la valeur locative pour se conformer au chiffre d’affaires. On estime que le chiffre d’affaires est le dénominateur commun de toutes les entreprises, quelle que soit l’activité exercée. En outre, les bonnes pratiques au plan international aujourd’hui veulent qu’on puisse utiliser le chiffre d’affaires pour faire une imposition simple. C’est ce qui a été fait en 2015, dans le but aussi d’aider les micro et petites entreprises à se formaliser.

N’y avait-il pas aussi un besoin de simplification de la taxation de ces micro et petites entreprises ?

Bien sûr que oui ! En 2015, au moment où la législation avait été mise en place, le leitmotiv était la simplification pour permettre à l’entreprise elle-même de pouvoir appréhender les règles de calcul. Mais en pratique, il s’est révélé que la simplification tant souhaitée n’était pas au rendez-vous. Il y avait plusieurs barèmes, plusieurs taux, et les règles d’appréciation du chiffre d’affaires n’étaient pas suffisamment claires. Il fallait par exemple que les agents se déplacent sur le terrain pour recueillir le chiffre d’affaires, ce qui donnerait lieu à des marchandages, à de l’arbitraire et développerait la corruption.

Le ministre de l’Economie et des Finances a apprécié à sa juste valeur les difficultés liées à la mise en œuvre de la Taxe professionnelle synthétique, jusqu’à l’année dernière. Il y a eu également les plaintes des collectivités locales qui ne se retrouvaient plus dans la réforme Tps qui est un impôt à ressources partagées entre l’Etat et les collectivités locales. L’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) a fait plusieurs requêtes parce que par rapport à la situation antérieure, la mise en œuvre de la Tps a généré beaucoup de difficultés au niveau des finances locales. Je dois aussi ajouter l’exclusion des contribuables de la Tps du système de Tva. Pour corriger toutes ces insuffisances, une nouvelle législation a été proposée et validée par l’Assemblée nationale, ce qui a donné lieu à la nouvelle taxe professionnelle. Donc, c’est toujours la même taxe synthétique qui est en vigueur à partir du 1er janvier 2018 avec quelques modifications.

Effectivement, il a été dit que la nouvelle loi a procédé à une augmentation, en tout cas, à un relèvement des tarifs. Qu’est- ce qui explique cela ?

C’est juste une impression. Il n’y a pas eu de relèvement de la Tps. Contrairement à la législation antérieure, nous avons, dans la nouvelle, donné beaucoup plus de précision sur les règles de calcul. Là où les dispositions pouvaient prêter à confusion, on les a clarifiées. Par exemple, pour calculer la nouvelle Tps, nous avons retenu un seul barème pour les micro entreprises au lieu de deux. Pour les petites entreprises, nous avons retenu un taux unique au lieu des deux qui distinguent activité de négoce et autres activités. Il y avait des activités comme les petites industries qui ne se retrouvaient pas, parce que disant qu’on ne pouvait pas être des petites et micro industries (Pmi) et se voir appliquer un taux de 2 %, un taux plus élevé comme celui des prestataires de services. Alors qu’elles sont appelées à transformer des matières premières, donc valoriser la production et développer l’économie locale. L’idéal, c’était d’aller à un taux unique, de clarifier les choses. Nous avons simplifié dans la mesure où aujourd’hui on a généralisé le système déclaratif de sorte que c’est le contribuable lui-même qui déclare ce qu’il a fait et vient payer sur cette base. Plus tard, l’administration fiscale pourra faire le contrôle. C’est un gros avantage pour le contribuable.

Les dispositions relatives à la réduction progressive sur trois ans ne figurent plus dans les avantages dont bénéficient les entreprises. Est-ce à dire que cet allègement n’existe plus du tout ?

C’est vrai qu’on nous a reproché d’avoir modifié les exonérations accordées aux nouvelles entreprises dès leur création sur trois ans. Mais cet allègement n’a pas été supprimé. La nouvelle législation permet de rester dans la logique qu’on avait définie, à savoir que nous devons mettre en place aujourd’hui une fiscalité qui ne sert pas de refuge aux fraudeurs. Nous avons constaté que la Tps a, malheureusement, été récupérée par les fraudeurs. C’est devenu un régime refuge. Au départ, les exonérations pour les nouvelles entreprises étaient de 100%, la première année. Mais, on a remarqué que beaucoup de contribuables utilisaient abusivement cette facilité, créaient une entreprise, et la refermaient rapidement. On a alors étalé la mesure sur trois ans. En effet, lorsque vous restez fidèles à l’administration fiscale, vous bénéficierez de toutes les exonérations. La fidélité va se jouer sur trois ans, et la grosse réduction vous sera accordée à la fin de la troisième année donc 25, 25, 50 %. On est resté dans cette logique en retenant que lorsque vous êtes une entreprise à la Tps, étant donné que nous avons simplifié le système qui est devenu déclaratif, vous y entrez et quand votre chiffre d’affaires va évoluer au-delà de 50 millions, les exonérations de 25, 25 et de 50% sont toujours là.

La nouvelle Tps exclut les entreprises qui sollicitent d’attestation fiscale de ce régime. Quel type d’attestation doivent-elles s’attendre à recevoir ? Est-ce que cette exclusion vaut d’office pour le paiement de la Tva ?

Là aussi, c’est un gros point de confusion qui est véhiculé. Les entreprises qui postulent pour des marchés publics et qui souhaitent avoir une attestation fiscale ne sont pas du tout exclues de la Tps. La Tps a deux compartiments. Le premier, c’est le régime des micro de zéro à 20 millions, le second, c’est de 20 millions à 50 millions. Mais la loi dit que lorsque vous demandez une attestation, on ne peut pas vous considérer comme micro entreprise mais vous êtes une petite entreprise. Donc vous êtes légèrement déclassé. On ne vous met pas au régime du réel simplifié, mais on vous met au régime des petites entreprises. Cela fait 2% de votre chiffre d’affaires.
En outre, cela n’emporte pas d’office l’assujettissement à la Tva, parce que la règle de la Tva que la loi de finances 2018 a énoncée, c’est qu’on a maintenu l’ancien seuil d’assujettissement qui était de 50 millions. Mais avant, il n’y avait pas la possibilité pour les entreprises de la Tps d’opter pour la Tva. Cela les pénalisait. Toute l’année dernière,nous avons géré ces plaintes des entrepreneurs. Aujourd’hui, le législateur les a libérés et donne la possibilité d’opter pour la Tva lorsque le chiffre d’affaires a atteint 20 millions’’. Donc une entreprise qui a la Tps et demande une attestation sera au régime des petites entreprises, mais ne pourra opter pour la Tva que lorsque son chiffre d’affaires sera de 20 millions de francs Cfa.

En cas de dépassement de chiffre d’affaires de 50 millions, est-ce que les chiffres d’affaires réalisés avant le dépassement est soumis à la Tva ?

Non. Avant le dépassement de 50 millions, les affaires réalisées antérieurement ne sont pas soumises à la Tva. Mais à partir du moment où vous dépassez le seuil de 50 millions, vous devenez assujettis à la Tva à partir du premier jour du mois suivant.

Les entreprises qui demandent les attestations fiscales payaient avant 150 000 F Cfa par an. Mais elles disent que c’est passé à 400 000 F Cfa…

C’est également une grosse confusion. Ce qui est regrettable, c’est que lorsqu’une nouvelle mesure est votée, beaucoup de personnes ne prennent pas le temps de lire les textes, de demander les informations requises aux administrations concernées. Chacun va dans son sens et fait ses interprétations. Avant la loi des finances 2018, aucun impôt n’était figé à 150 000 F Cfa. La Tps était fondée sur le chiffre d’affaires. Cette année, elle est toujours fondée sur le chiffre d’affaires. Il y a en réalité, un minimum de 400 000 francs qui est indiqué dans la loi. Mais de quoi s’agit-il ? J’ai dit tout à l’heure qu’au niveau de la Tps, nous avons deux compartiments : les micro et les petites. Les micro, c’est de zéro à 20 millions et les petites de 20 à 50 millions. Lorsqu’on prend le seuil minimum des petites entreprises qui est de 20 millions multiplié par le taux unique applicable aux petites entreprises qui est de 2 %, cela donne 400 000 francs. Mais dans l’ancienne législation, on avait également le taux de 2% qui s’appliquait aux autres activités, avec toujours les mêmes compartiments. La seule différence aujourd’hui, c’est que nous avons retenu un seul taux et nous avons généralisé le système déclaratif.

Est-ce que les entreprises soumises à la Tps doivent également payer l’Aib ?

Bien sûr ! Depuis 1997 où les premiers prélèvements ont été institués, l’objectif de l’Aib, c’est d’appréhender ou de fiscaliser progressivement le secteur informel. Lorsque vous êtes à un régime forfaitaire, vous payerez toujours l’Aib et vous n’avez pas la possibilité d’imputer cela. Cela nous permet d’avoir une base de données pour recouper les informations sur les entreprises qui ne déclarent pas ou qui continuent dans l’informel.

Un message à l’endroit des micro et petites entreprises ?

Je voudrais sincèrement rassurer nos partenaires, notamment les micro et petites entreprises qui constituent aujourd’hui une priorité pour la direction générale des Impôts. Ce qui a été mis en place est dans l’intérêt des entreprises. Il s’agit d’assurer plus de justice et de transparence. Il faut que tout le monde puisse le savoir. La grosse particularité, c’est que lorsque les entreprises vont déclarer leur chiffre d’affaires prévisionnel, il n’y aura pas, comme par le passé, un système de correction automatique et les contrôles interviendront plus tard. Donc elles peuvent être à l’aise. Lorsque vous demandez une attestation fiscale, cela ne signifie pas que vous payerez le tout immédiatement. La loi a prévu les modalités de paiement à savoir le 31 janvier et le 30 avril. Donc personne n’exigera l’intégralité du paiement de l’impôt lorsque vous demandez une attestation fiscale, c’est important. Je voudrais également rassurer tous les promoteurs de micro et petites entreprises pour dire que nous sommes à leur écoute. La réforme est dans leur intérêt, pour assurer plus de transparence dans nos relations. Nous sommes là pour les accompagner?

Propos recueillis par Sabin Loumedjinon

Actualités 01 févr. 2018


Assistance au développement du Bénin: Le Système des Nations Unies et le Bénin font le point

Les membres du Comité d’orientation et de pilotage du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin (Undaf) ont tenu, ce mercredi 31 janvier à Cotonou, la quatrième session de ce cadre de coopération entre le Bénin et le Système des Nations Unies. Cette session qui se tient au cours de l’année de clôture de ce plan a été une occasion pour faire le point des résultats enregistrés en 2017 avant de projeter les grandes lignes pour le prochain Undaf.

« L’évaluation du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin (Undaf) 2014-2018 menée de manière indépendante a révélé la pertinence et l’efficacité des choix stratégiques opérés », a déclaré hier, le coordonateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly. C’était à l’ouverture des travaux de la quatrième session du Comité d’orientation et de pilotage de l’Undaf. Cependant, cette évaluation a montré que des actions doivent être menées pour assurer la durabilité des résultats acquis.
L’Undaf 2014-2018 adopté en 2013, selon le directeur général du Financement du développement, Victorin Yaovi Edeh, est une réponse commune du Bénin et du Système des Nations Unies (Snu) suite à un diagnostic effectué pour le développement du Bénin.
En effet, le dispositif de suivi- évaluation de l’Undaf a prévu cette session annuelle pour, d’une part examiner les principaux résultats enregistrés au cours de l’année 2017, et d’autre part dégager les orientations pour l’année 2018 qui représente la dernière année de sa mise en œuvre.
Selon le coordonateur résident du Snu, Siaka Coulibaly, l’année 2017 a été marquée par des résultats positifs. Ainsi, dans le domaine de la croissance inclusive et durable, des milliers de jeunes Béninois de 15-35 ans et des femmes ont été appuyés pour la création d’entreprises. Plus de 5000 ménages vivant dans les zones pauvres et reculées du Bénin ont été appuyés pour la mise en place des activités génératrices de revenus, contribuant ainsi à une amélioration de leurs conditions de vie.
Siaka Coulibaly a salué les résultats enregistrés également dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection sociale et au niveau de la gouvernance avec la mise en place des outils pour la modernisation de l’administration publique.

Volonté et engagement

Les agences du Snu ont, au cours de l’année 2017 appuyé aussi le gouvernement pour la mise en œuvre de sa feuille de route sur les Objectifs du développement durable (Odd). Mais pour faire face aux défis liés à la mise en œuvre de ces Odd, et permettre à l’Onu de jouer son rôle stratégique; le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a engagé de profondes réformes au sein de l’Organisation, selon le coordonnateur résident. Ces réformes, souligne-t-il, visent un repositionnement de l’Onu pour une mise en œuvre de l’Agenda 2030.
Sur la base des priorités nationales déclinées dans le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) et au regard des avantages comparatifs du Snu, Siaka Coulibaly promet que les actions que viseront les Nations Unies pour le prochain cycle s’inscriront dans les priorités du Pag et les perspectives du Plan national de développement 2018-2025.
Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, s’est réjoui des avancées notées avant de rappeler les différents domaines dans lesquels des résultats positifs ont été enregistrés en 2017. Il a salué le volontarisme et l’engagement des différents acteurs dans la mise en œuvre de ce plan qui a permis d’aboutir à ces résultats. Il a invité tout le monde à œuvrer à ce que l’objectif commun soit atteint dans le cadre de l’élaboration du prochain Undaf.
La présentation des principaux résultats du Plan de travail annuel de l’Undaf 2017 et les principales conclusions de son évaluation ont permis de savoir les défis qui restent à relever pour une bonne clôture de ce plan avant l’élaboration du prochain Undaf.

Actualités 01 févr. 2018


Problématique de financement des Pme: Le Fagace présente sa nouvelle stratégie aux banques

Le Fonds africain de Garantie et de Coopération économique (Fagace) a eu, mardi 30 janvier dernier, à son siège à Cotonou, une séance de travail avec les directeurs généraux de quelques banques et structures financières. A l’occasion, Mme Minafou Fanta Coulibaly-Koné, directeur général du Fagace, après avoir fait une brève présentation de l’institution, leur a déroulé la nouvelle stratégie d’intervention du Fonds.

Première institution financière spécialisée dans la garantie des crédits bancaires, le Fagace, a contribué pendant 40 ans au financement des projets de développement dans ses quatorze Etats membres à hauteur de plus de 1 500 milliards de francs Cfa injectés dans divers secteurs stratégiques de leurs économies.
Fort de son expérience, le Fagace s’engage aujourd’hui dans une nouvelle dynamique avec pour objectif principal de redynamiser ses relations de partenariat avec les banques et établissements de crédit et de mieux contribuer au financement des projets initiés par les opérateurs économiques publics et privés de ses Etats membres.
Le directeur général du Fagace, Mme Minafou Fanta Coulibaly-Koné, a souhaité rappeler quelques points essentiels pour le Fonds sur cette rencontre avec les banques. «Les banques prêteuses ont besoin des garants institutionnels tels que le Fagace pour mitiger le risque de défaut de paiement des promoteurs de projets », indique-t-elle. Elle ajoute : « De même, les garants ont besoin des banques pour accomplir leur mission de facilitateur de mobilisation de ressources financières. »
C’est donc à travers un alignement d’intérêts que les banques et les garants pourront mobiliser les ressources financières au profit des opérateurs économiques. D’où l’organisation de cette rencontre qui permettra à terme, de faciliter des interventions conjointes Fagace- banques prêteuses au Bénin.
Au cours des échanges,la nouvelle stratégie d’intervention du Fagace et ses implications pour le secteur bancaire ont été présentées.
Cette nouvelle stratégie exposée par le directeur général du Fonds est désormais basée sur le recentrage des activités de l’Institution exclusivement autour de son cœur de métier qu’est la garantie, l’orientation des interventions vers les Tpe et les Pme, l’adoption d’un cadre prudentiel en ligne avec les standards internationaux, le renforcement des fonds propres de l’institution, un mode de distribution exclusif des produits à travers les banques et les institutions de microfinance, l’engagement du Fonds à régler tous les appels de garanties dans les conditions requises.
Le directeur général du Fagace, par l’organisation de cette rencontre, a tenu à rappeler l’intérêt stratégique que revêt une collaboration franche entre les banques et les Fonds de garantie en vue de l’accompagnement des Pme-Pmi qui constituent 80 % du tissu économique de nos Etats.
Les responsables des banques et structures financières ayant pris part à la rencontre (Banque Atlantique Bénin, Orabank Bénin, Bsic Bénin, Finadev, Asusu SA Bénin, Diamond Bank, Coris Bank Bénin) ont accueilli avec intérêt la nouvelle stratégie du Fonds et ont manifesté leur disponibilité à collaborer avec le Fagace en vue d’une meilleure contribution au financement des Pme / Tpe ?

Pour plus d’information : courriel.fagace@le-fagace.org  ; www.le-fagace.org

Economie 01 févr. 2018


Conseil des ministres: Plusieurs nominations au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance

Le Conseil des ministres s’est réuni, mercredi le 31 janvier 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Plusieurs dossiers ont été examinés au cours de la séance.

I. Mesures normatives.

Le Conseil a adopté le décret suivant :

I-I. Décret portant agrément au régime « A » du Code des Investissements de la société Super Sonic Industries Sarl.

La société Super Sonic Industries Sarl sollicite l’agrément au régime « A » du code des investissements pour son projet d’implantation d’une usine de fabrication de lubrifiants (graisse et huile à frein) et d’emballages dans la zone industrielle de Sèmè-Podji. Ce projet vise la satisfaction de la demande en lubrifiants et de leurs emballages au plan national, et contribuera au renforcement du pôle industriel de notre pays.
Il prévoit la création de 88 emplois permanents dont 82 pour les nationaux.
Le Conseil des ministres a marqué son accord pour que l’agrément soit accordé à ladite société aux fins de la réalisation du projet.

II. Comptes rendus.

Les comptes rendus suivants ont été approuvés :

II-I. Négociations avec Wartsila sur la poursuite des réhabilitations des centrales électriques de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) à Natitingou, Parakou et Porto-Novo.

Dès le mois de juillet 2016, le gouvernement avait autorisé, en vue de renforcer la disponibilité de l’énergie électrique, la réhabilitation des quinze (15) groupes des centrales électriques de Natitingou, Parakou et Porto-Novo. Dans ce cadre, les équipements et les pièces de rechange commandés et livrés sur les trois sites, ont permis d’achever et de livrer dix (10) groupes sur les quinze (15) prévus, soit une puissance de 20 MW contre 30 attendue.
La livraison des cinq (5) autres groupes, pour boucler le projet, dépend de l’acquisition de pièces de rechange complémentaire. En raison des travaux déjà réalisés à plus de 30% sur les cinq groupes restants, il est recommandé que leur réhabilitation soit achevée. Ce parc de générateurs une fois livré, constituera un atout pour la Sbee, et contribuera à couvrir convenablement les besoins en matière de fourniture d’électricité des villes concernées.
Prenant acte des conclusions des négociations avec Wartsila West Africa, le Conseil a instruit le ministre de l’Energie aux fins de :
- souscrire à l’avenant nécessaire au contrat avec le prestataire, pour la réhabilitation des cinq (05) groupes ;
- autoriser la Sbee à procéder à l’acquisition complémentaire des pièces de rechange et prendre en charge le coût de la réhabilitation des centrales.

II-2. Fixation des prix des produits pétroliers pour le mois de février 2018.

Le Conseil a approuvé le compte rendu de la Commission d’ajustement des prix des produits pétroliers au titre du mois de février 2018, présenté par le ministre de l’Industrie et du Commerce.
Il en résulte que, conformément au mécanisme d’ajustement des prix, seul le cours du gasoil a connu une hausse de 4,98% sur le mois de janvier 2018, justifiant ainsi un ajustement. Le cours des autres produits (essence, pétrole et gaz domestique) n’a pas connu une variation de nature à justifier un réajustement des prix. Ainsi, les prix valables pour le mois de février 2018 sont les suivants :
- essence : 510 F/l;
- pétrole : 525 F/l;
- gasoil : 535 F/l;
- mélange : 590 F/l;
- gaz domestique : 565 F/kg.

III- Mesures individuelles

Les nominations suivantes ont été prononcées :

Au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance :

Sur proposition du ministre,

Directrice adjointe de cabinet: madame Mireille Victoire Capo
Conseiller technique aux projets: monsieur Samuel Romain Akpo
Secrétaire général du ministère : Monsieur Pascal Wélé Idrissou
Directeur de la Programmation et de la Prospective : monsieur Thierry B. Geoffroy Adoko
Directrice générale de la Famille et des Affaires sociales: madame Maïmouna Baboni Sinimbou
Directeur général du Fonds d’appui à la Solidarité nationale: monsieur Alphonse Sogadji.

Fait à Cotonou, le 31 janvier 2018

Le Secrétaire général du gouvernement,

Édouard Ouin-Ouro

Actualités 01 févr. 2018


Entretien avec Sorikoua Sambiéni, maire de Matéri: « L’alcool tue plus que les médicaments frelatés dans notre commune… »

Atterré presque par le phénomène de l’alcool sur la santé de ses populations, Sorikoua Sambiéni, maire de la commune de Matéri, évoque le drame dans cet entretien et sollicite l’attention des pouvoirs publics au plus haut niveau. Sans désemparer dans la lutte contre le fléau, il confie toutefois ses limites.

La Nation : Monsieur le maire, vous êtes confronté à un phénomène qui décime la couche juvénile à Matéri : le problème de l’alcool frelaté. Comment se présente la situation dans cette commune qui est la plus peuplée de l’Atacora ?

Sorikoua Sambiéni : C’est vraiment un fléau qui gangrène et ronge notre société. Et le conseil communal n’a pas tardé à réagir en prenant des mesures pour essayer d’endiguer les effets de ce phénomène sur les populations. Nous avons pris des mesures pour réglementer la mise en vente de l’alcool à travers une réduction du nombre de vendeurs. Nous sommes arrivés à rehausser un peu le prix de vente de l’alcool pour empêcher n’importe qui d’aller en acheter. Cela, en faisant des contrats avec les grossistes, semi-grossistes et ceux qui vendent dans les villages et en instituant des taxes à payer. Les grossistes devraient payer 400 000 F Cfa par mois ; les semi-grossistes 200 000 F Cfa et les détaillants 25 000 F Cfa. Ça devrait réduire le nombre de ceux qui vont amener la boisson ici à Matéri. Nous avons fait en sorte qu’on ait un vendeur par village dans les 77 villages de la commune. Quand nous avons fait le recensement, nous avons trouvé près de 800 vendeurs établis dans notre commune. Dans certains petits villages, nous avons parfois recensé 42 postes de vente. Nous avons voulu réduire le nombre de vendeurs à un grossiste ; six semi-grossistes et un détaillant. Quand ils ont compris, ils se sont opposés à la signature de ce contrat.

Qu’avez-vous fait par la suite ?

Après moult sensibilisations, nous étions obligés de passer à la répression. A partir de ce moment-là, ceux qui n’ont pas signé de contrat avec la mairie se retrouvent en difficulté. Dès que nous avons l’information qu’ils vendent de l’alcool, nous déployons les conseillers et les forces de l’ordre pour arrêter leurs produits. Nous avons arrêté d’importantes quantités d’alcool qui sont stockées dans les bureaux d’arrondissement. Nous nous retrouvons aujourd’hui devant les tribunaux pour répondre des plaintes portées par certaines bonnes dames qui estiment être brimées dans leurs droits. Nous n’avons voulu qu’appliquer les mesures prises par le conseil communal pour réglementer la vente de l’alcool dont la qualité pose des problèmes de santé au niveau de notre commune. Elles n’ont pas voulu signer les contrats en s’appuyant sur leurs relations dans certaines sphères. Les saisies opérées à leur niveau constituent les motifs de notre assignation. C’est vrai que nous n’avons pas refusé la commercialisation du ‘’sodabi’’ dans notre commune mais notre souci majeur, c’est de nous assurer que les produits que ces bonnes dames amènent sont de bonne qualité. L’alcool est déjà dangereux pour la santé et en consommer de frelaté est un problème pour nos populations. Avec nos efforts, le produit qui était à 600 F le litre est passé désormais à 1000 F le litre. Nous souhaitons que le produit puisse aller à 1500 F le litre afin de décourager les populations qui en abusent.
...Le produit entre clandestinement à Matéri et nous n’avons aucune force pour le contrôler. Notre seule possibilité, c’est d'imposer des taxes aux vendeurs pour que le prix connaisse une augmentation.

La justice a été saisie du dossier, a-t-on appris. Qu’en est-il exactement ?

Actuellement, nous avons été saisis par le tribunal suite à des plaintes formulées à l’encontre des autorités locales par une dame dont la cargaison d’alcool a été saisie par nos services. Plusieurs fois de suite, nous avons été au tribunal et jusque-là, il n’y a pas eu de décision rendue. Les faits qu’ils ont qualifiés au début de vols ont été requalifiés et ils parlent de violences et voies de faits et depuis longtemps, nous sommes devant les juridictions. Nous souhaitons que le tribunal nous accompagne dans notre lutte, car ce que nous faisons va dans l’intérêt de nos populations. Nous avons voulu qu’ils signent des contrats avec la mairie afin de nous assurer que le produit qu’ils vendent est de qualité. Nous avons appris que des vendeuses de ‘’sodabi’’ s’approvisionnent à Savè  mais qu’elles font des mélanges au produit originel, y mettent un produit puis ajoutent de l’eau dans l’alcool ainsi disponible à domicile et c’est ce qui est vendu aux populations sur place. Nous avons saisi la direction de l’Alimentation et de la Nutrition appliquée (Dana) avec quelques échantillons. Nous pensons qu’au moment opportun, nous allons présenter ces échantillons-là au tribunal comme preuve. Cette affaire nous tracasse énormément. Ça fait mal de se retrouver dans de pareilles circonstances avec les pouvoirs publics censés protéger les populations. Nous sommes confiants qu’un jour nous aurons gain de cause. Ici, le sodabi tue plus que les médicaments frelatés. A Matéri, à cause du sodabi, il y a beaucoup de personnes physiquement mal en point, voire ‘’frelatées’’ si je pus m’exprimer ainsi. Les populations consomment du pastis et d’autres boissons dont la qualité pose problème. Quand j’ai commencé la répression, Madame le préfet a dépêché une équipe sur le terrain et ils ont retrouvé à Tanguiéta chez un individu, cinq fûts de pétrole. Selon les indiscrétions, ce pétrole servirait à fabriquer du pastis. Les jeunes qui devraient contribuer à l’accroissement de la culture du maïs et autres cultures vivrières sont là et ne font que vous demander 100 F ou 200 F pour acheter de l’alcool. Ils en sont accros et ne peuvent plus s’en passer. Dans notre commune, il y a beaucoup de victimes de l’alcool frelaté. Des enseignants ne vont même plus à l’école, car alcooliques.
Il y en a parmi ces dames qui, fortes de leurs relations au plus haut niveau, nous narguent, sachant bien qu’il s’agit d’un problème de santé, d’un danger pour les populations.

Le tableau que vous présentez est bien sombre et à cette allure, l’espoir de voir le phénomène endigué semble vain. Qu’envisagez-vous finalement comme perspectives dans votre lutte ?

J’attends beaucoup des décisions du tribunal. Si de telles décisions pouvaient contraindre cette dame qui nous a assignés à signer le contrat, alors ce sera une première victoire et la preuve que nous ne nous trompions pas de combat. Si nous arrivons à obtenir gain de cause, je pense que ça va être un bon début pour nous et nous pourrions imposer nos règles de fonctionnement et protéger nos populations. Si nous ne gagnons pas le procès, nous ferons recours à nos partenaires pour les convaincre de nous faire faire l'analyse des échantillons de l’alcool retrouvé sur le terrain ; cela nous permettra de disposer des éléments de base scientifiques susceptibles d’être exhibés auprès des députés et même au ministère de l’Intérieur pour attirer davantage l’attention des pouvoirs publics sur ce problème. Que quelqu’un qui doit aller au champ n’y aille pas pour cause d’ébriété, je pense que cela devrait interpeller tous les partenaires qui s’investissent à nos côtés pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. Lorsqu’une femme boit de l’alcool, elle ne peut pas préparer correctement. Ce sont des situations qui influent sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans nos communes. Lorsque vous buvez de l’alcool, cela a des effets néfastes sur votre sécurité alimentaire et nutritionnelle et par ricochet sur votre état de santé. Le foie est là à digérer de l’alcool que vous avez consommé en lieu et place des nutriments alimentaires.

On entend dire que c’est une tradition dans l’Atacora de voir les populations s’adonner à l’alcool. Qu’est-ce qui justifie réellement aujourd’hui cette addiction des jeunes à l’alcool à Matéri ?

C’est vrai que le phénomène date de longtemps mais il faut pouvoir l’analyser avec les effets culturels et scientifiques. Mon explication du phénomène de l’alcool vient du fait que la saison sèche dure six mois. Dès qu’ils finissent les labours en janvier ou février au plus tard, ils ne font plus rien. De janvier jusqu’en mai, le paysan est en train de se promener. Quand on cherche des activités récréatives en cette période-là, ce sont des moments de cérémonie. Vous allez voir que les marchés s’animent bien, en cette période. Celui qui ne fait rien se livre à la boisson parce qu’il a le temps de s’en préoccuper. Il y a des gens qui, à cause de l’islam, ne boivent pas. Si vous allez dans les milieux musulmans, vous allez voir que le niveau de vie est plus élevé. Ils ont de belles constructions ; ils s’habillent décemment. Quand on observe ces situations, on pense que c’est culturel mais c’est loin d’être ça. Avec nos partenaires, nous menons également les réflexions pour pouvoir trouver des occupations aux populations pendant la saison sèche. Beaucoup de jeunes sont partis pour Ouèssè, car là-bas il pleut. S’il y a possibilité de favoriser de tels mouvements saisonniers pour amener nos bras valides à s’occuper sainement, pourquoi pas ? On a besoin des jeunes pour créer de la richesse. Qu’allons-nous faire alors si nous n’avons pas de forces vives actives ?

Parfois, ce sont les hommes politiques mêmes qui encouragent la chose en donnant de l’argent pour des beuveries au terme des meetings ?

On n’apporte pas du sodabi lors des meetings. Mais que certaines élites politiques le fassent n’est pas bien et il va falloir les sensibiliser par rapport à cette situation. Leur dire que le sodabi décime nos populations à Matéri ne peut que nous rendre service. Nous avons le ‘’tchoukoutou’’ qui est une boisson saine et assez nutritive à promouvoir et ce n’est pas bien méchant d’en servir quelques gorgées aux populations juste pour étancher leur soif lors de grands rassemblements. Le tchoukoutou n’est donc pas aussi nocif pour la santé. Vous pouvez boire tout un sceau sans être saoulé?

 

Actualités 31 janv. 2018


Sport: Préliminaires de la Ligue des champions de la Caf

Les Buffles Fc sur la dernière ligne droite de leur préparation

Après leur stage au Ghana, les Buffles Fc ont amorcé la dernière phase des préparatifs de la double confrontation contre l’Asec Mimosa comptant pour les préliminaires de la Ligue des champions de la Confédération africaine de football. Cette étape décisive va se dérouler à Cotonou jusqu’au 11 février 2018, date du match aller au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou.
Le coach Idrissou Moutari entend corriger les erreurs constatées lors des matchs amicaux en terre ghanéenne. A 10 jours du match aller, les joueurs devront suivre les consignes du coach pour contrer le club ivoirien qui ne fera pas le déplacement de Cotonou en victime. Les Buffles Fc ont d’ailleurs présenté un bon jeu lors des matchs amicaux livrés en terre ghanéenne, même si cette expédition s’est achevée sur deux défaites, respectivement face Aduana Stars Fc et Ashanti Kotoko, vainqueur de la Coupe du Ghana. Deux matchs soldés chacun par le score étriqué de (1-0).

Sports 31 janv. 2018


1800 - 2239