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Nouvelles

Programme Learn: 283 candidats retenus pour les entretiens en présentiel
La phase des entretiens en présentiel du programme Levier d'Apprentissage pour la Reconversion dans le Numérique (Learn) dans le Grand-Nokoué s’est déroulée du mardi 3 au vendredi 6 août dernier. Au total, 283 candidats ont été retenus dont 211 dans la région du Grand-Nokoué et 72 hors du Grand-Nokoué. Remplissant les conditions à l’issue des phases d'inscription et de test psychologique en ligne, 500 candidats ayant obtenu les meilleurs scores ont été contactés par téléphone pour des entretiens en présentiel. Les échanges ont porté sur la vérification des informations sur leurs parcours académique et professionnel. En effet, après la phase du test psychotechnique, le processus de sélection pour la première cohorte du programme Learn s’est poursuivi avec l’étape des entretiens en présentiel. Faut-il le signaler, pendant la période d'inscription qui a duré du 08 au 24 juin 2021, 18 466 candidatures ont été reçues en provenance de l'ensemble du territoire national. Seuls 14 689 candidats ont été présélectionnés après épurement de la base de données avec les trois premiers filtres à savoir : l’âge (18 à 35 ans) ; la disponibilité pour la formation et le niveau d’études (Bac au minimum) et un minimum de compréhension de la langue anglaise. Société 10 août 2021


Lutte contre les hépatites virales: De fortes initiatives pour l’élimination du mal à l’horizon 2030
L'Alliance Afrique francophone contre les hépatites (Aafhe) accompagne les Etats et les Organisations de la société civile à prendre des initiatives fortes pour l’élimination de l’hépatite à l’horizon 2030. Ceci dans le cadre du Projet d’appui à l’intensification des initiatives de lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone (Pailhevaf) qui a connu l’adhésion des parlementaires béninois à la faveur d’un atelier tenu, jeudi 5 août dernier à Cotonou. Une nouvelle dynamique est impulsée à la lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone. A travers le projet d'appui à l'intensification des initiatives de lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone (Pailhevaf), l'Alliance Afrique francophone contre les hépatites (Aafhe) entend associer toutes les parties prenantes en vue d'engager une croisade contre les hépatites virales dans la région francophone. C'est en accompagnant les Etats et les Organisations de la Société civile (Osc) à prendre des initiatives fortes pour l'élimination des hépatites à l'horizon 2030. A la faveur d’un atelier tenu, jeudi 5 août dernier à Cotonou, les parlementaires béninois se sont engagés dans cette bataille. Nicolas Kodjoh, président de l’Alliance béninoise des Organisations de la Société civile contre les hépatites (Aboschvi), dans sa communication, au cours des travaux, a mis un accent particulier sur la prévention des hépatites. Les virus B et C déterminent, selon lui, les cas les plus graves, car ils peuvent durer plus de six mois et devenir chroniques, aboutir à des complications mortelles (cirrhose et cancer du foie) et la majorité des personnes malades (80 %) ne présente aucun signe apparent. Il précise que les hépatites virales posent un problème majeur de santé publique au Bénin, et les complications ont un impact négatif sur le développement, motif pour lequel il est important de vulgariser les moyens efficaces de contrôle et de traitement, car les hépatites B et C sont évitables. Partition des parlementaires L'hépatite ne doit plus être une cause de mortalité au Bénin. Pour y arriver, Nicolas Kodjoh propose de mettre en place un système de renforcement des connaissances sur la maladie, la promotion des actions de prévention, du dépistage et de la vaccination, la prise en charge des gestantes séropositives, et sensibiliser pour limiter les modes de transmission et les facteurs à risque. « L'hépatite ne peut plus attendre ! Il est temps d'agir pour sauver des vies », a-t-il martelé. Romuald Djivoessoun, secrétaire permanent de l'Affhe, quant à lui, a animé une communication sur le thème "Rôle et engagement des parlementaires béninois pour intensifier les actions de lutte". Il explique qu’au regard du contexte actuel, avec l'hépatite virale qui représente l'une des menaces les plus graves auxquelles l'Afrique est confrontée, le rôle des parlementaires dans la riposte est majeur. Après un bref rappel des rôles traditionnels reconnus aux parlementaires, le communicateur a dressé en quatre points la responsabilité déterminante des élus du peuple dans ce combat, à savoir : porter les préoccupations des populations, des Osc et des malades de l'hépatite à travers des questions au gouvernement, s'assurer, avant le vote du budget général de l'État, que des ressources suffisantes sont prévues pour la prévention, les soins et le traitement de l'hépatite et saisir toutes les opportunités pour plaider auprès des Partenaires techniques et financiers à accompagner le Bénin dans sa volonté d’éliminer l'hépatite à l'horizon 2030. Il s’agira aussi d’organiser des missions parlementaires pour évaluer les politiques et décisions prises par l'Exécutif en ce qui concerne la vaccination des nouveau-nés dès la naissance et de planifier des initiatives et actions parlementaires pour un suivi des interventions visant l'élimination de l'hépatite. « La voix des parlementaires doit faire échos dans les débats nationaux, régionaux et internationaux sur les hépatites, et ils doivent veiller au respect des engagements pris par les autorités en matière de lutte contre les hépatites virales», a-t-il fait savoir. Pour finir, il a indiqué qu'avec l’avènement du Réseau des parlementaires de l’Afrique francophone contre les hépatites et l’engagement remarquable de ses membres, l'Afrique francophone en général et le Bénin en particulier ont de fortes chances d’être hissés au rang des pays ayant fait de progrès remarquables pour l’élimination de l’hépatite d’ici 2030, mais pour qu'il en soit ainsi, chaque parlementaire a un rôle déterminant à jouer. Au terme des travaux, des recommandations ont été formulées et un appel à l’action des parlementaires a été lancé pour une mobilisation politique, un renforcement des politiques de prévention, une stratégie active de dépistage, un accès aux traitements pour tous, une intensification des efforts de recherche pour la guérison de l’hépatite B et un renforcement des politiques d’information des citoyens, de respect des personnes et de formation des professionnels. Santé 10 août 2021


Professeur Josué Georges Avakoudjo à propos du cancer de la prostate: « C’est le mal masculin de la décennie actuelle… »
Souvent découvert après la cinquantaine, le cancer de la prostate est comme l’épée de Damoclès qui plane sur les hommes. Pour le Professeur Josué Georges Avakoudjo, chirurgien urologue, chef du service d’urologie au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga, le cancer de la prostate est même le mal masculin de la décennie actuelle et du siècle à venir. Il nous éclaire davantage sur cette tumeur. La Nation : Professeur, pourquoi dites-vous que le cancer de la prostate est le mal masculin de la décennie actuelle ? Professeur Avakoudjo : Le cancer de la prostate est une maladie mortelle. C’est le cancer qui tue le plus d’hommes au monde. Le cancer de la prostate est le mal masculin de la décennie actuelle et du siècle à venir. L’amélioration de l’espérance de vie des hommes, la lutte actuelle contre les cancers gynécologiques, feront exploser une épidémie de cancer de la prostate dans les années à venir. En l’absence de maitrise des facteurs de risque, les urologues devraient être déployés à proximité des populations. Un programme de santé des hommes type Men’s Health a tout son intérêt pour la réduction des cas de cancer de la prostate. Contrairement aux femmes, les hommes ont une faible fréquentation des structures de santé. Les hommes font moins souvent des bilans de santé. Il s’agit du mythe de l’homme super héros. Cette faible fréquentation explique les découvertes des cas de cancer désespérés. Le cancer de la prostate est découvert après 50 ans, plus souvent au-delà de 60 ans. Nous avons en Afrique et au Benin, des cas qui apparaissent avant 50 ans. Ces cas de sujets jeunes nous interpellent sur les facteurs environnementaux de nos pays moins développés qui importent des substances non homologués (aliments, cosmétiques, boissons). Les facteurs environnementaux peuvent donc causer le cancer de la prostate ? Les causes du cancer de la prostate ne sont pas toutes connues et font encore objet de nombreuses recherches par les scientifiques. Malheureusement, peu de pays africains allouent des budgets pour la compréhension des maladies telles que le cancer de la prostate. Les causes régulièrement évoquées sont l’hérédité, la race, certains pesticides utilisés pour l’agriculture, les infections sexuellement transmissibles, les facteurs environnementaux qui sont difficiles à identifier. Le cancer se développe grâce à l’association de plusieurs facteurs : un seul facteur ne suffit pas pour causer le cancer. Le cancer nait dans une cellule unique, celle-ci va se multiplier initialement dans la prostate, c’est la phase de maladie localisée où le traitement guérit le mal. Si le traitement tarde, le cancer franchira les barrières de la prostate et se dispersera dans tout l’organisme avec un appétit particulier pour les os. Tous les organes du corps sont atteints par le cancer à la phase de dissémination : poumon, foie, cerveau etc. Comment savoir que le mal a déjà attaqué son organisme ? Le cancer de la prostate est une maladie grave de la prostate due à une multiplication incontrôlée de certaines cellules de la prostate. Le cancer de la prostate qui se manifeste est déjà une maladie évoluée, dont le traitement est plus lourd. Les urologues préfèrent diagnostiquer le cancer avant qu’il ne s’exprime : nous parlons de dépistage. Rappelons cependant les signes classiques, des signes les plus banals aux plus préoccupants : les difficultés à uriner, l’impression que la miction est entrecoupée, la sensation de vidange incomplet de la vessie au terme de la miction, l’incapacité d’uriner malgré une envie pressante d’uriner, la présence de sang dans le sperme après les rapports sexuels, une boiterie à la marche d’apparition récente, des douleurs dans le dos, des paralysies des deux jambes, la fatigue intense. Au sujet des douleurs à la hanche et dans le dos, plusieurs cas de cancer de la prostate ont été découverts chez des kinésithérapeutes. Un homme de plus de 50 ans qui se fait masser le corps devrait vérifier l’état de sa prostate. Y a-t-il un traitement efficace pour les personnes déjà atteintes ? Il existe un traitement qui guérit les cancers de la prostate diagnostiqués précocement. Ces traitements sont la chirurgie et la radiothérapie. La chirurgie du cancer de la prostate est possible au Bénin en chirurgie ouverte. Les patients qui nécessitent une chirurgie robot assistée voyagent hors d’Afrique pour ce soin. La radiothérapie est disponible dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest. Au Bénin, la radiothérapie est attendue dans le nouvel hôpital de référence en construction à Abomey Calavi. Les cancers de la prostate au stade avancé bénéficient de soins à base de médicaments à avaler et à injecter. Le traitement est cher et à vie. Le cancer de la prostate tue et appauvrit les familles. Les soins d’un cancer avancé coûtent en moyenne 400 000 francs Cfa par trimestre. Certains médicaments coûtent 2 millions par mois. Une subvention de l’Etat serait souhaitable pour la prise en charge des patients souffrant de cancer, tous les cancers en général. Le cancer de la prostate apparait chez des hommes à l’orée de la retraite alors que leurs revenus ont déjà baissé. Dans un contexte où les soins sont onéreux, prévenir vaut mieux que guérir ! Comment se prémunir contre ? Depuis l’adolescence, les garçons devraient être informés sur l’hygiène de la prostate qui consiste à se préserver des infections sexuellement transmissibles. Les garçons dont les pères ou oncles ont souffert de cancer de la prostate devraient démarrer le dépistage du cancer de la prostate à partir de 45 ans. Tous les hommes devraient avoir un bilan de leur prostate à partir de 50 ans. Sur le plan alimentaire, aucune recette n’a démontré sa protection contre le cancer. J’insiste sur le rôle combiné de plusieurs facteurs dans la survenue du cancer de la prostate. Plus d’une centaine de facteurs sont suspectés. Faut-il le redire : Le cancer de la prostate est le mal masculin de la décennie actuelle et du siècle à venir? Santé 10 août 2021


Gestion intégrée des ressources en eau du Bassin du Mono: Les membres du comité s’imprègnent des outils
Sur les notions de Gestion intégrée des ressources en eau (Gire) ainsi que leurs rôles et responsabilités dans le processus d’élaboration du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage), ont été entretenus les 4, 5 et 6 août à Azovè, les membres du comité béninois du Bassin du Mono grâce à l’appui financier de la Coopération allemande (Giz-Bénin). Le préfet Christophe Mègbédji a donné le top des travaux en sa qualité de président du Comité constitué du 25 membres. Outiller les deux Comités togolais et béninois en charge de la défense des intérêts du Bassin du Mono afin de les amener à jouer convenablement les rôles attendus d’eux. C’est le but poursuivi à travers une série de formations qu’organise la direction exécutive de l’Autorité du bassin. Ainsi, à la suite de la session tenue les 23, 24 et 25 juin derniers au Togo, le comité béninois bénéficie, à son tour, d’un atelier dont les travaux se sont tenus à Azovè, dans la commune d’Aplahoué. Durant trois jours, les 25 membres du comité béninois du Bassin du Mono ainsi que d’autres acteurs ont vu leurs capacités renforcées pour une intervention pertinente notamment dans l’avènement du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du bassin. Toutes choses qui concourent à la mise en œuvre de l’approche de Gestion intégrée des ressources en eau (Gire) retenue par le Bénin et le Togo, deux pays ayant en partage les eaux du Bassin du Mono. Les enseignements vont permettre aux participants de se familiariser avec le concept puis le principe et l’opérationnalisation de la Gire suivis des notions sur sa mise en œuvre au niveau local. Ensuite, l’attention sera portée sur les dispositions juridiques et un exercice relatif à la préparation et au jeu de rôle sur un conflit simulé autour de la ressource en eau. La contribution attendue des comités nationaux de bassin dans le processus d’élaboration du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) ne sera pas occultée, détaille Nicolas Dadja Gnakpaou, directeur exécutif de l’Autorité de Bassin du Mono. En amont de ces travaux, il est prévu la restitution des résultats de l’état des lieux du bassin. Se félicitant de l’effectivité de cet atelier dont il a lancé les travaux, le président du Comité béninois du Bassin du Mono, Christophe Mègbédji, estime que face aux problèmes pressants liés à la dégradation des ressources en eau et aux sources connexes du Bassin du Mono, il était impérieux de travailler à l’opérationnalisation du comité en charge de sa gestion, instance qui favorise la concertation et l’adhésion des acteurs aux initiatives et décisions de gestion. Pour lui, la condition de base de cette opérationnalisation se trouve dans le renforcement des capacités des membres du comité sur la maîtrise de la Gire et la compréhension de leurs rôles et responsabilités dans tout le processus de gestion et la mise en place ou l’exécution du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) en particulier. En cela, soutient-il, le présent atelier est non seulement une opportunité d’échanges entre acteurs. Le directeur général de l’Eau et le représentant du maire d’Aplahoué ont, à tour de rôle, salué les efforts en matière de renforcement de capacités. Leurs mots de gratitude sont allés à la direction exécutive de l’Autorité du Bassin du Mono et à son partenaire financier, la Giz. Ces derniers ont été encouragés à poursuivre sur cet élan. Société 09 août 2021


Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux: Le greffier échange avec le ministre Abdoulaye Bio Tchané
En visite de travail au Bénin, Abubacarr Tambadou, représentant du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies au Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, a rencontré, vendredi 6 août dernier, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale. Au menu des échanges, le renforcement de la coopération entre le Bénin et cette institution. Avec Abdoulaye Bio Tchané, le représentant du Secrétaire général des Nations Unies au Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, Abubacarr Tambadou, a évoqué des sujets d’intérêt majeur ayant rapport avec la coopération entre le Bénin et son institution ainsi que les modalités de son renforcement. « J’ai eu des échanges féconds avec le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané sur la forte contribution et l’assistance du Bénin au Mécanisme depuis des années, mais également sur la façon dont le Bénin pourrait continuer à accompagner le Mécanisme dans ses interventions sur le terrain », a-t-il fait savoir au sortir du cabinet du ministre. Selon le greffier du Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, le Bénin joue un rôle éminemment important et ceci depuis des années, en particulier en rapport avec la Cour pénale internationale (Cpi).Et au regard de cela, a-t-il laissé entendre, il a eu de fructueuses discussions avec le ministre d’Etat sur « la poursuite des relations entre le Bénin et le Mécanisme ». En dehors du ministre Abdoulaye Bio Tchané, Abubacarr Marie Tambadou, greffier du Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, profitera de son séjour pour échanger avec d’autres personnalités et autorités béninoises. Il visitera quelques endroits stratégiques pour avoir une idée claire de la situation afin d’entrevoir comment renforcer davantage la coopération existante entre le Bénin et l’institution. De nationalité gambienne, l’hôte du Bénin a été promu à ce poste le 2 juillet 2020, par le Secrétaire général de l’Onu.   Par Alain ALLABI Actualités 09 août 2021


Victimes du terrorisme au Burkina Faso: Le gouvernement assiste les réfugiés de Porga
Une délégation gouvernementale avec à sa tête le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et son homologue en charge de la Décentralisation est allée, jeudi 05 août dernier, témoigner la solidarité du Bénin aux déplacés du Burkina Faso à Porga suite aux actes terroristes qui ont secoué la région il y a quelques semaines. A Porga, les ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, et de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon, ont apporté l’assistance humanitaire du gouvernement du Bénin aux déplacés et demandeurs d’asile burkinabés. C’est au cours d’une visite, jeudi 05 août dernier, d’une forte délégation composée aussi du préfet du département de l’Atacora, Déré Lydie Chabi Nah, du représentant résident du Programme alimentaire mondial (Pam), Guy Adoua, et du directeur général de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc), Aristide Dagou. Au nom du gouvernement du Bénin, ils ont remis un important lot de vivres et de non-vivres aux déplacés victimes d’actes de terrorisme et aux demandeurs d’asile burkinabés installés depuis quelques semaines à Porga, dans la commune de Matéri. Cette assistance est composée de sacs de riz, de sorgho, de mil et de haricot blanc, de cartons de savon et de pâtes alimentaires, de bidons d’huile, de bassines, de seaux et d’autres biens nécessaires pour leur séjour en terre béninoise. Le Bénin a aussi délivré aux déplacés forcés des certificats de demande d'asile en attendant l'aboutissement des procédures d'obtention du statut de réfugiés. « Nous partageons votre douleur, ce n’est pas de votre gré que vous avez quitté votre pays. Le Bénin veille sur vous et donnera le maximum pour rendre votre séjour ici heureux. Nous voulons vous dire aussi que nous sommes en lien avec vos autorités et elles sont en train de travailler pour que toutes les conditions objectives et subjectives soient créées dans votre pays, afin que vous puissiez retourner et vivre comme par le passé. Le gouvernement burkinabé est très préoccupé par votre situation et en attendant, soyez rassurés, le Bénin fera le maximum pour que vous soyez dans de meilleures conditions», a fait savoir Alassane Séidou au nom du gouvernement. « Je voudrais remercier le gouvernement pour sa confiance au système des Nations Unies et par la même occasion réitérer notre engagement à accompagner le Bénin dans l’atteinte des Objectifs de développement durable », souligne Guy Adoua, représentant résident du Programme alimentaire mondial au nom du coordonnateur résident du système des Nations Unies au Bénin. Pour Robert Kassa, maire de la commune de Matéri, le geste du gouvernement et de l’ensemble des structures, en faveur des déplacés, est à saluer. Robert Kassa a aussi rappelé à la délégation ministérielle les actions menées par plusieurs autres partenaires dont Plan International Bénin et l’Unicef, le préfet de l’Atacora et des bonnes volontés qui ont appuyé sa commune dans la gestion des différents besoins de ces hommes et femmes qui cherchent refuge au Bénin. Par Alexis METON A/R Atacora-Donga Actualités 09 août 2021


Soirée coaching-danse: Le journaliste Jérôme Carlos distingué
La douzième édition de la soirée coaching-danse s’est tenue, samedi 7 août dernier à Cotonou. Initiée par le Centre de promotion de l’entrepreneuriat et des arts (Ceprea), cette soirée qui entre dans le cadre de la célébration des 61 ans d’indépendance du Bénin a permis de distinguer une éminente personnalité, Jérôme Carlos, journaliste et écrivain pour les multiples valeurs qu’il incarne. « Jeune, sois polyvalent pour vaincre le chômage », c’est le thème de la soirée coaching-danse qui s’est tenue, samedi 7 août dernier à Cotonou. Cette douzième édition qui entre dans le cadre de la célébration du 61e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale a permis de rendre un vibrant hommage au journaliste Jérôme Carlos reconnu par les jeunes comme un homme multidimensionnel, polyvalent, dont la compétence se démontre dans plusieurs domaines à savoir le sport, l’enseignement, la musique, le journalisme et bien d’autres. Au cours de la cérémonie d’hommage, il a été élevé par les jeunes coachs au grade de ‘’Grand officier de la jeunesse’’. Il a à cet effet reçu successivement l’écharpe d’officier, le tableau d’officier, le tableau portrait, le magazine ‘’Ceprea Mag’’ et des casquettes. Constance Houézé, ambassadrice de l’entrepreneuriat féminin et présidente du comité d’organisation, a fait savoir que le Centre de promotion de l’entrepreneuriat et des arts (Ceprea), créé en 2014 porte la vision d’un monde dans lequel toute personne met son talent au service de la communauté pour réussir. Sa mission est d’amener toute personne à identifier et perfectionner son talent, puis de lui faire profiter des services indispensables à sa valorisation. Elle affirme que depuis sa première activité, le Ceprea enchaîne dans la joie, ses actions au profit de la communauté et les soirées coaching-danse constituent une des activités phares à travers laquelle, il forme, promeut et renforce le réseautage autour des jeunes entrepreneurs et artistes. Justino Vieyra, coach et directeur exécutif du Ceprea, a affirmé que Jérôme Carlos est un homme plein de valeurs. Il est reconnu pour son humilité, son sens de partage, de discrétion, d’intégrité et de professionnalisme. Il en veut pour preuve le test d’audience réalisé en son nom et qui a reçu plus d’interactions, soit plus de 50 000, en moins de 24 h sur un seul réseau social. Il précise qu’on reconnaît en l’homme, une éloquence irréprochable soutenue par une philosophie et un sens d’analyse très peaufiné. Aujourd’hui, dit-il, la plupart des journalistes professionnels, qualifiés et rompus à la tâche que connaît le Bénin ont été à son école. Justino Vieyra souligne qu’il est aussi un grand coach au service de la jeunesse. Le récipiendaire a exprimé toute sa joie pour cette cérémonie d’hommage. « Je suis honoré. C’est un poids difficile à porter mais je le porte quand même et je suis fier d’être parmi les jeunes. J’ai été moi-même jeune et je ne peux pas le rester toute la vie. Il faut quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent. Mais avant de partir, il faut laisser quelque chose aux jeunes. Il faut que ceux qui nous suivent puissent dire: ‘’Je me reconnais dans tel héritage qui a participé à ma formation et m’a permis de formuler une vision du monde. Avant de prendre mon autonomie, je me rattache à une locomotive’’. Je crois que c’est tout cela que nous avons célébré ce soir », a indiqué Jérôme Carlos, tout ému. Culture 09 août 2021


Lionel Fréjus Daniel Gangbè, diététicien nutritionniste: « On parle de menstrues précoces quand elles surviennent avant l’âge de 10 ans »
La précocité des menstruations chez les adolescentes n’est plus un tabou aujourd’hui. Si certains parents s’en inquiètent, Lionel Fréjus Daniel Gangbè, diététicien nutritionniste et spécialiste en promotion de la santé, justifie plutôt le phénomène par un ensemble de facteurs affectifs, sociaux et sanitaires. Il n’exclut aussi pas l’influence de l’alimentation et exhorte les parents à être disponibles pour accompagner les filles dans cette période délicate. La Nation : La précocité des menstruations chez les adolescentes est devenue pratiquement la norme dans notre société aujourd’hui. Certains justifient le phénomène par leur alimentation. Etes-vous de leur avis ? Lionel Fréjus Daniel Gangbè: L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) définit l’adolescence chez les filles à partir de 10 ans. L’adolescence, c’est donc la période qui couvre la tranche d’âge de 10 à 19 ans. Cela veut dire que tant que la menstruation apparaît dans cette tranche, on ne saurait la qualifier de précoce. On parlerait de menstruations précoces lorsqu’elles surviennent avant l’âge de 10 ans. Beaucoup de facteurs expliquent ce phénomène. Il peut être d’origine psychologique ou hormonale. Le stress au niveau de l’environnement familial ou sociétal fait partie des causes psychologiques qui peuvent amener l’organisme à déclencher le processus des menstruations précoces. Cela peut s’observer chez les enfants qui sont très tôt exposés à la sexualité. La première menstruation est à la fois source d’inquiétude et de complexité au sein des familles, selon qu’elle survient à un âge relativement précoce ou avancé. Qu’en dites-vous ? On ne saurait définir un âge requis pour les premières menstruations. Elles apparaissent parfois chez certaines filles et disparaissent jusqu’à un certain âge. Les effets de pression ou encore des circonstances particulières peuvent provoquer cela. Des causes alimentaires, sanitaires ou affectives pourraient l’expliquer. Existent-ils des types d’alimentation spécifiques à la base de cette situation ? Nous sommes ce que nous mangeons. Il n’y a pas d’aspect de notre vie sur lequel l’alimentation n’a pas un impact direct. Nous consommons aujourd’hui beaucoup d’aliments trop gras, trop salés ou trop sucrés qui agissent sérieusement sur les hormones. Mais ce n’est pas parce que nous mangeons du maïs et de la banane à la fois par exemple que les menstruations interviennent précocement. L’alimentation peut jouer un rôle. Autrefois, elle était naturelle et subissait très peu de transformation. Aujourd’hui, nous avons subi une transition nutritionnelle trop riche en sucre et en sel. Sans oublier le phénomène des organismes génétiquement modifiés (Ogm) et la production des aliments à base de pesticides. Tout cela a un impact sur la santé que la science même n’a pas encore fini de déceler et peut expliquer la survenue précoce des menstruations chez les filles. Une alimentation trop riche en sucre entraîne au niveau du pancréas une augmentation de la production de l’insuline. Ce qui peut entraîner au niveau du cycle de la femme une augmentation de la production des prostaglandines (hormones à la base des contractilités au niveau de l’utérus) qui provoquent des règles douloureuses. Quelles sont les habitudes alimentaires à privilégier pour améliorer le bien-être de l’adolescente avant et pendant les menstruations ? Il faut la soumettre à une alimentation équilibrée en quantité et en qualité pour améliorer son bien-être. Sur le plan qualitatif, il importe de lui apporter les différents nutriments dont l’organisme a besoin pour bien fonctionner. Il faut manger en quantité suffisante les différents groupes alimentaires susceptibles de fournir à l’organisme les nutriments nécessaires à son fonctionnement. Le guide alimentaire béninois téléchargeable sur internet gratuitement renseigne sur les différents groupes d’aliments et aide à faire de meilleurs choix alimentaires. Le groupe des céréales et tubercules procure à l’organisme des glucides. Celui des légumineuses, viandes et poissons lui procure des protéines. Et celui des fruits, légumes et produits laitiers fournit à l’organisme le calcium. Manger équilibré qualitativement et quantitativement suppose que l’adolescente doit prendre au moins un aliment de chaque groupe. Il n’est pas dit qu’à chaque repas, il faut un produit laitier. Toutefois, on en tient compte pour rappeler l’importance du calcium surtout chez les enfants et les adolescents, afin de soutenir leur croissance osseuse. Les aliments trop sucrés pendant les menstrues sont déconseillés. Il en est de même des boissons sucrées, gazeuses, alcoolisées et des caféines. D’aucuns disent que les régimes trop stricts ne sont pas toujours favorables à la survenue des menstruations. Dans ces conditions, n’expose-t-on pas les adolescentes à des risques sur le plan sanitaire ? Les régimes ne sont pas indiqués lors des menstruations. Il ne s’agit pas de faire des restrictions. Ce n’est pas une période où il faut exposer l’enfant à la dénutrition. L’habituer à ces restrictions, c’est lui faire prendre des habitudes non indiquées qu’elle peut développer jusqu’à la ménopause. Il faut juste manger équilibré en évitant surtout le trop plein de sucre. Quelle doit être la part de responsabilité des parents ? L’adolescence est une période sensible. C’est une période où les filles vont développer leurs caractères sexuels, poussent les seins, les fesses, les poils du pubis et les premières menstruations. Il faut préparer psychologiquement l’enfant à cela, encadrer leur hygiène menstruelle. L’encadrement parental est inévitable pour assurer une gestion adéquate des menstruations chez les adolescentes. C’est une période où la croissance de la fille atteint son summum. Il faut aider l’enfant à avoir une alimentation équilibrée au cours de cette période en vue de couvrir l’essentiel de ses besoins alimentaires. Autrement, cela peut provoquer sa dénutrition. Or, lorsqu’une adolescente est dénutrie, elle est susceptible d’engendrer plus tard des enfants malnutris. Un enfant malnutri est un facteur de sous-développement. Santé 09 août 2021


Gouvernance des Pme dans un contexte de réformes fiscales: La comptabilité, une fonction à automatiser
Fini le temps où les chefs d’entreprises ont leur comptabilité dans la poche. Dans un contexte de réformes fiscales et pour la viabilité des unités de production et de services, la traçabilité devient une exigence. Par conséquent, un comptable a un grand rôle à jouer. Par-delà les clichés, le poste de comptable n’est pas un poste subsidiaire. Henock Gnanga, manager d’entreprise, l’a bien compris et fait autant que possible la part des choses. « Le fait de disposer d’une comptabilité me permet d’avoir une idée précise de la santé de l’entreprise. Ça aide à mieux assumer les charges qu’on a vis-à-vis des employés et de l’Etat. Si vous ne disposez pas d’une comptabilité, parfois vous avez l’impression que tout va bien alors que c’est de votre poche que sort l’argent », insiste-t-il. C’est donc un secret de polichinelle que la performance, voire la survie, d’une entreprise dépend beaucoup plus du mode de gouvernance. Dr Pierre Claver Agbédé, chercheur en sciences économiques, trouve qu’il y a des raisons de tenir rigueur à la fonction comptable dans une Pme. « Avec les exigences en matière comptable dans notre espace, le dirigeant d’entreprise ne pourra plus tenir sa comptabilité s’il n’était pas spécialiste des sciences de gestion et formé par rapport aux nouvelles normes. Pour assurer la viabilité des Pme aujourd’hui, tout en limitant le risque de dépendance totale envers les cabinets d’expertise comptable, il est important d’avoir un comptable dans l’entreprise qui puisse mettre à jour les documents. C’est-à-dire assurer les fonctions élémentaires», fait remarquer le chercheur. Indispensable ! Les résultats de l'enquête Itc sur la compétitivité des Pme au Bénin publiés en novembre 2020, montrent que presque 70 % d’entre elles enregistrent toutes leurs données comptables: recettes et dépenses, ainsi que les actifs et passifs. Ce sont de bonnes pratiques que recommande d’ailleurs Alexandre Houédjoklounon, directeur général de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (Anpme). A l’en croire, quand les entreprises sont assujetties à la Taxe professionnelle synthétique (Tps), ça nécessite une comptabilité légère que le promoteur lui-même peut faire. Mais lorsque l’entreprise est beaucoup plus assise avec beaucoup d’activités qui ont différents frais générateurs, le régime fiscal n’est plus le même. Il y a un certain nombre d’impôts à prendre en compte. « Avec les réformes fiscales, il y a un certain nombre de dispositions qui profitent aux Pme. Et avec la facture normalisée, le recours à un comptable pourrait être un peu plus intéressant, si l’entreprise est d’une certaine taille. C’est au cas par cas. Un seul comptable peut assurer la comptabilité de deux, trois ou quatre entreprises. Ça peut leur faire une économie d’échelle substantielle. Le coût à fixer pour un seul comptable d’une entreprise peut être partagé par plusieurs unités qui se trouvent en réseau, si la matière n’est pas importante », souligne Alexandre Houédjoklounon. Un couvert contre les risques C'est un impératif pour les Pme de conserver leurs données comptables afin de gérer leurs liquidités et d’exécuter les paiements de manière fiable. Pourtant, pour diverses raisons, une frange non moins négligeable ne se met pas au pas. Plus on s’éloigne de la capitale économique, plus le fossé s’élargit. Selon l’enquête Itc, les entreprises situées dans les régions du sud et du centre tendent à davantage conserver leurs données comptables que leurs homologues du nord (Parakou et Natitingou). Par exemple, seuls 25 % des répondants basés dans la région de Parakou conservent une trace de leurs ressources financières, contre 90 % de ceux de la région de Cotonou. C’est une attitude que Dr Pierre Claver Agbédé tente d’expliquer : « Il se pose un problème de moyens de façon générale, surtout quand il est question de recruter des comptables en permanence dans la structure ou de recourir à un cabinet d’expertise comptable». Néanmoins, il n’est pas question de s’abstenir au risque de subir les revers. Veiller à la traçabilité du mémoire comptable permet de se protéger des redressements fiscaux. « Il est souhaité d’adopter l’une des deux formes d’externalisation de la fonction comptable (totale ou partielle), selon leurs moyens. Cela éviterait les difficultés de la tenue de la comptabilité suivant les normes en vigueur, les redressements fiscaux énormes. Ça permet de se couvrir de façon juridique contre les sanctions qui en découlent », recommande Dr Pierre Claver Agbédé. Le chercheur propose aux managers des entreprises de petite taille de se concentrer sur le cœur de leur métier en ne conservant que les fonctions qui contribuent à la création de valeur. In fine, la transparence ne permet pas seulement d’être à l’abri du risque. C’est un atout pour accéder à des crédits bancaires et autres financements. Economie 09 août 2021


Nouveau code des marchés publics: Les acteurs du système national sensibilisés
La loi 2020-26 du 29 septembre 2020 portant code des marchés publics en République du Bénin est pleine d’innovations pour une gestion efficace de la commande publique. L’Autorité de régulation des marchés publics a lancé hier jeudi 5 août une campagne d’information et de sensibilisation sur ladite loi afin de renforcer les compétences des acteurs de la chaine nationale de la commande publique. « Il est de coutume à l’Armp, lorsque cela est possible, d’inviter les acteurs de la chaine à évoluer au même moment que l’évolution de la loi. Mais s’agissant de la présente loi, il ne s’agit pas seulement d’une tradition mais d’une nécessité au regard des grandes nouveautés que contient ce code. Qu’est-ce-qui a changé dans l’objet, dans les principes… ? C’est ce dont il est question », a expliqué Séraphin Agbahoungbata, président de l’Autorité de régulation des marchés publics, à l’ouverture de la campagne d’information et de sensibilisation des acteurs du système national des marchés publics sur la loi 2020-26 du 29 septembre 2020 portant code des marchés publics en République du Bénin et ses décrets d’application. L’initiative est soutenue par le Projet d’appui à la gestion des investissements publics et de gouvernance (Pagipg). Alphonse Akpamoli, coordonnateur du Pagipg a salué les nombreux efforts faits par le gouvernement afin de rendre plus transparent le processus de commande publique. Il reconnait en cette campagne qui mobilise tous les acteurs de la chaine des marchés publics, une aubaine pour les renforcer sur les dispositions du nouveau code des marchés publics et mettre à leur disposition tous les instruments juridiques pour leur permettre de répondre aux exigences et à l’ambition du gouvernement en matière de commande publique. « Si les textes sont mieux disséminés, les audits vont révéler moins d’irrégularités… », va appuyer Kamal Moussa, expert en suivi-évaluation du Pagipg. Au regard de l’importance de cette campagne, le président de l’Armp exhorte : « Je vous invite donc à bien suivre et en posant beaucoup de questions … Nous allons pouvoir décortiquer la loi au cours de cette session ». A en croire Séraphin Agbahoungbata, le code des marchés publics en vigueur a apporté assez d’améliorations au niveau du climat des affaires en l’occurrence des améliorations relatives à l’accessibilité des micro, petites et moyennes entreprises dans la commande publique. Société 08 août 2021


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