La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Veille citoyenne à Natitingou: Des préoccupations à solutionner
L’association Dynamique civique pour une veille citoyenne (Dcvc) a organisé, vendredi 30 avril dernier, à Natitingou, une conférence de presse sur le bilan de ses activités sur la période de mai 2016 à avril 2021. A l’occasion, des préoccupations ont été soulevées. Cinq différentes préoccupations ont été soulevées lors de cette conférence de presse de l’association Dynamique civique pour une veille citoyenne (Dcvc). Le projet gouvernemental de construction d’une académie régionale de sports dans l’Atacora, l’érection d’une mosquée au marché central de Natitingou, la consommation abusive de sodabi frelaté, la pollution sonore et enfin divers sujets soulevés lors de la grogne matinale sur radio Nanto étaient au menu. Sur le premier dossier relatif à l’académie régionale des sports de l’Atacora, la Dcvc reste préoccupée que le domaine affecté au projet fasse actuellement l’objet d’un différend pendant devant la Cour suprême et opposant la collectivité Tètontè à la mairie de Natitingou. Selon la Dcvc, il ne faut pas que ce projet échappe à la commune.« A ce jour, aucun autre domaine n’est encore destiné au ministère des Sports en vue d’anticiper l’issue éventuelle du dossier des 12 ha encore pendant devant la Cour suprême depuis octobre 2018 », a fustigé Gaston Behiti, président de la Dcvc. Le deuxième sujet relève l’incompatibilité d’une certaine promiscuité entre une mosquée, lieu de culte et de recueillement, voire de quiétude par excellence et un marché, lieu d’affaires, bruyant et très mouvant par définition. Il faut que les autorités pensent à régler les problèmes qui naitraient éventuellement de cette semaine. Quant au troisième sujet relatif au sodabi ou alcool local frelaté, il s’agit d’un problème de santé publique que la Dcvc voudrait que les autorités compétentes règlent afin de préserver la santé de la jeunesse et des autres couches de la société. En ce qui concerne la pollution sonore, le plaidoyer de la Dcvc vise à ce que la police environnementale s’investisse afin que les nuisances dues aux activités des cabarets, mosquées et autres églises évangéliques ne continuent pas de pertuber impunément le quotidien des habitants de Natitingou. Le cinquième et dernier dossier porte sur des préoccupations pêle-mêle évoquées à l’occasion de la grogne matinale sur Nanto Fm. Il s’agit, entre autres, de l’abattage systématique des arbres bordant l’artère principale traversant la ville, de l’excès de vitesse des camions traversant la ville, de la divagation des animaux domestiques et des braquages et vols à main armée. Pierre D. Dassabouté, vice-président de la Dcvc, et Marguerite Konassandé épouse Saï, chargée de l’hygiène, sont revenus sur d’autres points particuliers leur tenant à cœur pour soutenir leur président. Société 06 mai 2021


Distribution des kits scolaires aux filles par le projet Swedd-Benin: La première phase sous revue pour une meilleure performance
A la suite de la première phase de distribution de kits scolaires aux bénéficiaires ciblés par le projet Swedd-Benin, les acteurs se réunissent du 4 au 6 avril à Grand-Popo, dans le Mono, pour en évaluer les forces et faiblesses en visant de meilleures performances. Autour du thème «Capitalisation de la distribution des kits scolaires aux bénéficiaires du projet Swedd-Benin » se tient une rencontre de trois jours dont les travaux visent à identifier et corriger les dysfonctionnements pour améliorer le processus. Cette activité est d’une importance capitale dans le cycle de tout projet, a expliqué le représentant du ministre d’État chargé du Plan et du développement, Alastair Alinsato qui a donné le top des travaux. M. Alinsato retient que c’est l’occasion de capitaliser les bonnes pratiques et surtout de faire des propositions d’amélioration de tout ce qui n’a pas pu bien fonctionner. Selon lui, il est question de définir un nouveau cap de performance. « C’est seulement à ce prix que les prochaines séries de distribution se feront avec succès, afin que les objectifs de maintien des filles à l’école soient atteints de façon optimale», insiste Alastaire Alinsato, directeur de cabinet du Mpd. Sur initiative du gouvernement, le projet d’Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (Swedd) est entré, en mars 2020, dans sa phase opérationnelle avec le soutien financier de la Banque mondiale et l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). Entre autres objectifs, le projet vise, pour le compte du Bénin, à accroître l’autonomisation des femmes et des adolescentes et leur accès à des services de santé reproductive, infantile et maternelle de qualité. « La pleine réalisation des potentialités de la fille et de la femme poursuivie à travers le projet Swedd passe par la garantie de leur droit à l’éducation, à la santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’à leur autonomisation économique», développe Armelle Ahamidé Meangoua, coordonnatrice du projet par intérim. A ce titre, poursuit-elle, Swedd-Bénin fait du « maintien des filles à l’école» l’une de ses priorités et mieux, un sous projet.
23 000 kits scolaires déjà distribués
Au cours de l’année 2020-2021, le projet Swedd a permis de distribuer gracieusement 23 000 kits d’articles scolaires aux filles prédisposées à d’abandonner les classes au niveau des cours moyens des écoles primaires ainsi qu’au niveau des classes de la sixième en Terminale des lycées et collèges d’enseignement public. Le projet envisage de compléter sept mille nouvelles bénéficiaires au cours de l’année prochaine, selon Armelle Ahamidé Meangoua qui laisse entendre que c’est un effectif total de trente mille filles qui sera impactée d’ici à 2023. Les travaux devant permettre l’atteinte de cet objectif mobilisent, outre le personnel du projet, des cadres des ministères des Enseignements primaire et secondaire et ceux du ministère en charge des Affaires sociales et des responsables des centres de promotion sociale. Dans leur mot de bienvenue aux participants, les représentantes du ministère en charge des Affaires sociales ont reconnu, à tour de rôle, que la première phase de l’opération de distribution des kits scolaires a été marquée par quelques difficultés sur le terrain.
Société 06 mai 2021


Hémophilie: Une maladie génétique peu connue
Douleurs articulaires, saignements internes ou externes, les sujets atteints de l’hémophilie n’ont pas une existence normale. Caractérisée par une anomalie de la coagulation du sang, cette maladie génétique, peu connue du public, touche plus les personnes de sexe masculin et entraîne parfois la mort si elle n’est pas vite diagnostiquée. Les hémophiles au tréfonds de leur douleur ne demandent qu’une seule chose, de meilleurs traitements. « La seule chose qui me perturbe est l’hémorragie interne. Lorsque je commence par sentir des douleurs, je viens dans ce centre et les médecins m’injectent du plasma et du sang. Arrivé à la maison, je continue le traitement à base des plantes pour pouvoir me retrouver. A chaque fois, ils me recommandent l’hospitalisation. Or moi je ne suis pas prêt puisque je n’ai pas les moyens », confie Charles-le-bon B., un hémophile rencontré dans une salle d’hospitalisation du service Hématologie du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, une unité de prise en charge de l’hémophilie et des autres maladies hémorragiques. Dans ce centre de référence, les médecins au nombre de six, sous la direction du professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard, reçoivent tous les jours des malades souffrant de l’hémophilie. Tous prennent en charge les hémophiles ainsi que les maladies du sang avec les moyens mis à leur disposition. Charles-le-bon B. a été diagnostiqué hémophile en 2015 à l’âge de 17 ans. Il a alors été hospitalisé au Cnhu de Cotonou. Charles-le-bon B. vit avec son frère et leurs parents. Ils se débrouillent pour subvenir à leurs besoins. « Nous ne bénéficions d’aucun soutien. Nous nous débrouillons pour pouvoir nous en sortir. Dès que je me retrouve à l’hôpital, c’est mon petit frère qui commence par se battre pour m’apporter à manger et à payer le loyer », poursuit le patient, ordonnance en main et ne sachant que faire.
Vivre avec l’hémophilie: le coût
Hugues G., professeur de mathématiques dans un collège public de la place, est lui aussi hémophile. Contrairement à Charles-le-bon B., la maladie a été détectée chez lui depuis qu’il avait 28 mois et jusqu’à ce jour, il n’a pas de repos. Toutes les semaines, il doit se rendre à l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu pour se faire soigner. Son malheur a commencé depuis son enfance où il a été blessé par une lame au niveau de l’index. Ce qui a provoqué des saignements à n’en point finir malgré les soins reçus dans les hôpitaux. Hugues G. ajoute que son enfance n’a pas été heureuse, car, avoue-t-il, il n’arrivait pas à fréquenter normalement comme tous les autres enfants. « A chaque fois que j’ai un saignement dans une articulation, j’abandonne l’école pendant des jours. C’est dans cette souffrance que ses parents ont eu connaissance de l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu qui s’appelait dans le temps, Chimax. Admis dans ce service, il a fait des tests qui ont démontré qu’il souffrait de l’hémophilie, il est déficitaire en facteur 8. « Mon taux de facteur de coagulation est de 4 %. Dans le temps, on m’administrait les poches de plasma qui est un produit sanguin que l’on obtient à la banque de sang et dont l’unité coûtait 2000 F Cfa. Ce qui pesait sur les parents parce que je devrais prendre deux poches le matin et deux le soir sur 7 jours et plus, sans oublier les frais d’hospitalisation qui revenaient un peu plus cher», fait-il comprendre. Ses parents dépensaient même au-delà de 200 000 F Cfa en une semaine. Tout récemment, en octobre 2020, il avait eu un problème au niveau du genou gauche dû à l’hémophilie et les parents ont banalement dépensé 163 000 F Cfa. Lors du traitement, explique-t-il, les médecins se sont rendu compte que ce n’est plus un problème qui relève de leur ressort et qu’il fallait qu’il aille en kinésithérapie. Jusqu’à ce jour, il a du mal à plier le genou gauche. « Ils m’ont expliqué que depuis mon enfance, j’ai toujours saigné dans l’articulation gauche, ce qui a détruit le cartilage », précise-t-il. Au service aujourd’hui, c’est très difficile pour moi parce que toutes les semaines, le genou enfle. Il me suffit de rester légèrement debout sur le pied et ça commence par me déranger», précise-t-il. Les hémophiles rencontrés manifestent tous leur gratitude au personnel du Cnhu, à l’Association béninoise des hémophiles et la Fédération mondiale des hémophiles qui leur envoie de temps en temps des facteurs pour leur survie. Mais cela ne suffit pas. « Nous demandons l’aide de l’Etat afin qu’on ait plus de facteurs pour traiter chaque hémophile. Nous avons vraiment besoin de la prophylaxie. Si l’Etat peut créer des centres pour le traitement hémophile dans le centre et au nord du pays, cela va faciliter la tâche aux frères hémophiles qui vivent dans le septentrion », suggère Hugues G.
Santé 06 mai 2021


Lutte contre le paludisme: Des poches de sang pour sauver des enfants de Ladji
L’Organisation non gouvernementale ‘’La vie nouvelle’’ a organisé une campagne de collecte de poches de sang pour lutter contre le paludisme dans sa forme anémique au profit des enfants vulnérables. L’activité s’est tenue, vendredi 30 avril au quartier Ladji dans le sixième arrondissement de Cotonou, et a mobilisé un parterre de personnalités parmi lesquelles, la coordonnatrice du Programme national de lutte contre le paludisme… Plusieurs poches de sang collectées au profit de l’Agence nationale de transfusion sanguine pour lutter contre l’anémie des enfants vulnérables, vendredi 30 avril, au quartier Ladji au siège de la Clinique Vie nouvelle. Initiative de l’Organisation non gouvernementale ‘’La vie nouvelle’’ pour sauver les enfants du paludisme grave dans sa forme anémique, cette campagne a mobilisé un parterre de personnalités et des populations sensibilisées à la cause de l’Agence nationale de transfusion sanguine, où les banques de sang manquent de ce liquide précieux pour la vie. Plusieurs partenaires dont Humani Cher, Un espoir pour Ladji, Espoir pour un enfant… se sont également mobilisés pour soutenir cet événement qui s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée le 25 avril dernier sous le thème « Zéro paludisme, tirer un trait sur le paludisme». Selon le président de l’Ong, le docteur Théophile Hounhouèdo, au Bénin, la prévalence du paludisme et le taux de mortalité lié à cette endémie restent très élevés surtout chez les cibles d’Abuja à savoir les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Toutes les deux minutes, un enfant meurt du paludisme qui, dans sa forme anémique, est l’une des principales causes de la mortalité infantile. C’est pourquoi, l’Ong en partenariat avec l’Agence nationale de transfusion sanguine profite de cette journée pour organiser la campagne de collecte de poches de sang au profit de la Banque de sang de Cotonou au niveau de la clinique ‘’La Vie nouvelle’’ au quartier Ladji, dans le sixième arrondissement de Cotonou. I l a confié que ce qui se passe dans cette zone, surtout en temps de pluie, nécessite des actions fortes pour sauver les enfants. Dr Théophile Hounhouèdo a présenté la situation désastreuse des enfants à cause du paludisme à Ladji, pour laquelle le don de sang est nécessaire pour les sauver. N’ayant pas forcément voulu naître dans ce quartier, ils s’y sont retrouvés du fait des circonstances de la vie, d’après Aurore Ogouyèmi Hounto, coordonnatrice du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Les probables donneurs sont invités par ces spécialistes, à faire le geste utile. Donner de son sang, c’est sauver des vies et ce geste n’a aucun risque, ont-ils soutenu pour rassurer les populations. « Par ce geste de don de sang, nous n’avons pas idée de combien d’enfants nous allons sauver. C’est pourquoi, nous devons soutenir l’Ong pour collecter plusieurs poches de sang dans nos banques de sang», a exhorté la coordonnatrice du Pnlp. Elle souhaite que les banques de sang disposent de beaucoup de poches de sang afin que la période de pluie qui s’annonce soit traversée avec beaucoup de sérénité. Des invités à cette campagne ont souligné le bien-fondé de l’opération. Pour le lieutenant Tonouéwa Gbessemehlin, représentant le chef d’État-major des forces navales, Ladji est un environnement où les moustiques dominent. Il conseille de sensibiliser les mamans à donner de leur sang pour aider les autorités sanitaires. Santé 06 mai 2021


Docteur Romaric Massi Mahoutondji, hématologue au sujet de l’hémophilie: « Nous avons besoin de plus d’appui pour sauver des vies »
Au Bénin, on dénombre au moins 1500 hémophiles en lutte permanente avec le mal. Une statistique non moins importante qui engage les spécialistes dans une course contre la montre. Romaric Massi Mahoutondji, hématologue au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga, explique dans cet entretien les origines de cette maladie, ses manifestations de même que les moyens de traitement. Il appelle également à l’aide les autorités et les Ong pour arrêter la saignée.
Qu’est-ce que l’hémophilie ?
L’hémophilie est une maladie héréditaire. Elle est transmise des parents à leurs enfants. Il s’agit d’une mutation au niveau du gène qui code la synthèse d’un certain nombre de facteurs de la coagulation. Les facteurs les plus incriminés sont les facteurs 8 et 9 et le gène responsable est sur le chromosome X. L’hémophilie est une maladie constitutionnelle due à un déficit de facteur de coagulation qui est l’ensemble des mécanismes qui concourent à l’arrêt des saignements. Lorsqu’on se blesse, les vaisseaux se rompent, le sang sort et lorsque ce sang sort, il faut pouvoir fabriquer un caillot pour l’arrêter. Pour fabriquer ce caillot, on a besoin de plaquettes et d’un peu de substance comme du ciment pour pouvoir colmater les parois des vaisseaux. Et, c’est cette colle qu’on appelle facteur de la coagulation qui se trouve dans le sang. Dans l’hémophilie, c’est cette colle qui manque.
Combien de types d’hémophilies existe-t-il ?
Il y a deux principales colles qui peuvent manquer à savoir les colles n°8 et 9. Lorsque la colle n°8 manque, on parle d’hémophilie A et lorsque la colle n° 9 manque, on parle d’hémophilie B. L’hémophilie A est quatre fois plus fréquente que l’hémophilie B. Si vous êtes hémophile, vous êtes certainement né avec la maladie et vous allez certainement vivre et mourir avec la maladie.
Pourquoi les hommes font la maladie et les femmes sont uniquement conductrices ?
Chez les garçons, le chromosome sur lequel se trouve l’anomalie est le chromosome X qui est un chromosome sexué. Chez l’homme, on a un chromosome XY or chez la femme, on a deux chromosomes XX. Lorsque vous avez un seul chromosome X qui est malade, vous allez forcément faire la maladie. Par contre chez la femme, lorsqu’un chromosome X est malade, le second travaille. C’est dire que le deuxième compense le premier. Mais il peut arriver aussi, chez une femme, que le deuxième chromosome soit inactivé pour d’autres raisons. De façon rare, une femme peut également présenter les manifestations d’une hémophilie.
Quelles en sont les manifestations ?
Les manifestations de l’hémophilie vont commencer très tôt chez l’enfant. En général au moment de l’apprentissage de la marche. Lorsque l’enfant apprend à aller à quatre pattes, c’est en ce moment qu’il va commencer par cogner le pied contre le sol ou contre le mur, ce qui cause des saignements, notamment au niveau des articulations. L’enfant peut saigner dans le coude, le genou ou la cheville. En ce moment, l’articulation se gonfle, devient chaude et douloureuse. C’est le premier signe. L’autre manifestation, c’est le saignement par le nez. Il y a certains enfants, lorsque vous leur brossez les dents, le sang commence par sortir. Il y en a d’autres qui peuvent aussi saigner dans le muscle ou au moment de la circoncision.
Quels sont les traitements disponibles pour cette maladie ?
Il y a plusieurs types de traitements. C’est le plasma fait congelé qui contient un peu de facteur de coagulation. En injectant ce plasma au patient hémophile, on arrive à régler un peu les saignements et à les faire arrêter mais ce plasma n’est pas très riche en facteur de coagulation. Alors, on est obligé d’avoir d’autres types de traitements. Le deuxième type de traitement est le concentré de facteur de coagulation. Lorsque vous injectez le facteur de coagulation au malade, dans les minutes qui suivent, le saignement doit s’arrêter. Mais cela coûte très cher et le patient doit prendre deux à quatre boîtes dans la même journée, alors qu’avec le plasma, vous êtes obligé d’ajouter beaucoup de poches avant de pouvoir arrêter le saignement.
De quoi avez-vous besoin concrètement ?
On a besoin de plus d’appui gouvernemental et d’Ong pour pouvoir sauver des vies. Au Sénégal, les spécialistes reçoivent des dons, mais eux-mêmes en achètent pour leurs hémophiles. Donc, c’est le deuxième type de traitement c’est-à-dire le facteur de coagulation qui est le traitement le plus efficace, mais qui est très cher et difficile d’accès. La fédération mondiale qui nous donne des flacons ne nous prend rien. Et nous-mêmes devons faire l’effort pour soutenir les patients afin qu’ils puissent en acheter plus.
Quelles actions menez-vous à l’endroit des partenaires et autres ?
Nous faisons aussi des sensibilisations à deux niveaux. Des sensibilisations pour le diagnostic de l’hémophilie parce qu’à peine 10 % des patients sont diagnostiqués en Afrique. Au Bénin, nous avons au moins 1 500 hémophiles, mais actuellement dans notre corps de suivi, nous avons à peu près 150. Nous descendons dans les écoles pour entretenir les enfants sur le mal afin qu’ils puissent informer leurs parents. L’année dernière, nous avons fait une série de plaidoyers à l’endroit du Cnhu, du ministère de la Santé et d’autres partenaires pour les inviter à venir nous soutenir pour la prise en charge des patients. Entre le plaidoyer et la décision de nous accompagner, il y a un pas. Le pas est qu’il faut que les partenaires puissent mobiliser de l’argent. Une fois que l’argent est mobilisé, ils pourront le mettre à notre disposition. Nous attendons toujours que les gens nous viennent en aide pour ça. Mais aussi, le message fort qu’il faut lancer, c’est qu’il faut pouvoir diagnostiquer tôt le mal.
Santé 06 mai 2021


Gestion rationnelle de la transhumance au Bénin: Une étude lancée sur les potentialités fourragères
Disposer d’un outil fiable pour une meilleure gestion des ressources alimentaires du bétail transhumant. C’est la finalité de l’étude financée par l’Uemoa et qui porte sur l’évaluation des potentialités fourragères au Bénin. Ladite étude a été lancée, mardi 4 mai dernier, par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche à l’occasion d’un atelier de cadrage qui a réuni les différentes parties prenantes. 16 mois pour disposer de statistiques exactes sur la disponibilité des ressources fourragères au Bénin, connaître les lieux de concentration, préciser l’effectif des ruminants…; l’étude de l’évaluation des potentialités fourragères au Bénin est ainsi lancée. Pour Akpo Yao, directeur de l’Elevage, cette étude marque une nouvelle ère dans la dynamique de gestion des ressources alimentaires du bétail sur parcours naturel. A l’en croire, l’effectif des ruminants au Bénin est estimé à 2 millions 500 mille têtes de bovins et 3 millions de têtes de petits ruminants. « Leur alimentation est constituée à plus de 80 % de fourrages et la recherche des ressources fourragères est l’un des principaux facteurs qui conduisent les éleveurs à effectuer des déplacements réguliers. Une bonne gestion de la mobilité du bétail passe aussi par une meilleure connaissance des potentialités fourragères », a expliqué Yao Akpo. L’étude vient donc à point nommé pour contribuer à régler les risques et difficultés liés à la transhumance. Gaston Zossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, s’est réjoui que cette étude se tienne dans le cadre de l’adoption par le Bénin de la sédentarisation des espèces ruminantes. Car le Bénin entend assurer une gestion plus rationnelle des ressources pastorales en se basant sur les potentialités naturelles. Cela explique l’intérêt de l’Exécutif béninois pour l’évaluation des potentialités fourragères au Bénin. Yawovi Bathassi, Représentant résident de l’Uemoa au Bénin, a d’ailleurs salué le gouvernement béninois pour l’aboutissement des formalités de mise en œuvre de cette étude. Il rassure: « La commission de l’Uemoa s’engage à porter une attention particulière à l’évolution et aux résultats des études ». Il n’est pas question que les chiffres soient biaisés ou que les travaux soient bâclés. Le ministre Gaston Dossouhoui a invité les experts à une étude approfondie pour des résultats fiables. Dans le cadre des travaux, des équipes seront déployées sur le terrain pour rassembler les données nécessaires. Il est prévu, entre autres, des séances de renforcement de capacités sur les techniques de collecte de données et la mise en place d’un système de suivi-évaluation.
Une étude déterminante
Depuis quelques années, l’élevage des ruminants est confronté à des difficultés dans la sous-région ouest-africaine du fait de l’état de plus en plus dégradé et incertain des ressources. Ce qui impacte la survie du bétail. Préoccupé par le sujet, la Commission de l’Uemoa a accordé un financement à hauteur de 300 millions francs Cfa à l’ensemble des trois pays côtiers que sont le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire pour réaliser des études sur les potentialités fourragères. Il est question, indique Yawovi Bathassi, de disposer d’un outil fiable pour une meilleure gestion des ressources alimentaires du bétail transhumant. Pour Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, il s’agit d’un chantier très attendu. L’autorité rappelle que les crises pastorales récurrentes, depuis quelques années, ont atteint des proportions inquiétantes. L’incertitude autour des ressources alimentaires et les perturbations climatiques aggravent la situation en ce sens qu’elles impactent la production des ruminants dans la région en général et au Bénin en particulier. Cette étude est donc déterminante pour la bonne gestion de la transhumance. « Avec les résultats de cette étude, nous aurons une idée nette des potentialités fourragères afin d’éviter les concentrations inutiles de bétail dans les zones inappropriées. Ce qui va réduire les conflits entre agriculteurs et éleveurs qui, ces dernières années, ont été récurrents», a ajouté Nassirou Lawani, président de la Plateforme nationale des organisations paysannes et des producteurs agricoles du Benin.
Société 06 mai 2021


Implantation d’entreprises industrielles à Ouidah: Les élus communaux sensibilisés sur leur rôle
L’implantation des entreprises industrielles répond à des normes auxquelles toute unité de production doit se soumettre. C’est pour mieux faire comprendre ces normes aux élus locaux de la commune de Ouidah et les sensibiliser sur leur rôle qu’une séance d’échanges a eu lieu, le mercredi 05 mai à l’hôtel de ville de la localité. C’est une initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce. Les formalités à remplir pour l’installation des unités industrielles dans l’Atlantique et le Littoral mobilisent les élus communaux de Ouidah. Sur initiative de la direction de l’Industrie et du Commerce dudit département, ils ont bénéficié d’une séance d’échanges et de sensibilisation, ce mercredi, sur leur implication dans ce processus. L’intérêt de ces unités au développement économique est indéniable, mais elles ne peuvent être installées sur un coup de tête. « Nul doute que le développement de notre commune passe par l’installation des industries », assure Sabine Fourn, deuxième adjointe au maire de la commune de Ouidah. Ces industries sont aussi une réponse au chômage des jeunes. Pour qu’elles leur profitent pleinement, il faut veiller à l’ordre dans le domaine. « La ville de Ouidah connaît des difficultés à l’emploi des jeunes. Ces unités industrielles sont les bienvenues. Mais elles ne peuvent être installées sans des préalables. Il est capital que les administrations soient informées de l’installation des industries, de leur apport au développement et leurs lieux d’implantation. Elles ne peuvent s’installer anarchiquement dans la commune. Pour qu’elles soient optimales, elles doivent s’enquérir des formalités inhérentes à leur installation », indique Sabine Fourn. Selon Hermine Hodonou Savi, directrice départementale Atlantique-Littoral de l’Industrie et du Commerce, cette séance est indispensable pour mieux toucher les brebis galeuses par le biais des élus locaux. « Lorsque la direction de l’Industrie et du Commerce auditionne les promoteurs d’unités industrielles du département, elle constate qu’ils n’ont souvent pas les autorisations définitives qui devraient être délivrées par les institutions intervenant dans la chaîne. Certains s’installent clandestinement », relève-t-elle. La sensibilisation des élus communaux constitue une arme essentielle pour remettre les pendules à l’heure. « Nous voulons faire comprendre aux élus locaux leur rôle dans le processus d’implantation des unités industrielles afin qu’ils touchent du doigt les atouts qui reviennent à chaque commune dans ce processus », explique-t-elle. Le respect des directives indiquées à cette séance d’information et d’échanges par les participants sera très bénéfique pour Ouidah en ce sens qu’elle inspirera d’autres promoteurs d’industries au respect des normes et apportera de la plus-value à la commune.
Quelques textes liés au secteur
Cette séance d’information et d’échanges a permis aux élus locaux d’en savoir un peu plus sur les textes qui encadrent le secteur industriel. Mieux, les dispositions sont prises par les promoteurs d’unités industrielles, moins on enregistre des casse-tête dans le futur. D’où les préalables à observer pour être à l’abri d’éventuelles difficultés. Elie Santos, directeur général du Développement industriel, s’attarde sur la règlementation en la matière. Entre autres, l’arrêté N°016/Micpe/Dc/Sg/Ddi/Sa du 23 février portant conditions de réalisation de projets industriels en République du Bénin », la « loi N°2017-07 du 19 juin 2017 fixant le régime des zones économiques spéciales en République du Bénin », et la « loi N°2020-02 du 20 mars 2020 portant Code des investissements en République du Bénin ». La conformité à ces dispositions permettra aux promoteurs d’industries d’exercer dans les règles de l’art .
Société 06 mai 2021


Promu chef de file de l’opposition: Les quatre défis majeurs de Paul Hounkpè
Le colistier d’Alassane Soumanou dans la course à la présidentielle du 11 avril dernier arbore désormais la toge de numéro 1 de l’opposition au Bénin. Presque euphorique, Paul Hounkpè a livré ces dernières heures, ses premières impressions après avoir reçu ce qui semblait lui revenir de droit. Mais cette euphorie ne doit pas lui faire perdre de vue certaines obligations sans lesquelles son mandat de chef de file de l’opposition ne sera que fiasco. L’ancien ministre de la Culture s’en tire à bon compte. Désormais chef de file de l’opposition, Paul Hounkpè devient une personnalité politique forte dont la parole et les actions compteront pour beaucoup dans l’arène politique nationale. Le secrétaire exécutif national de Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) est nommé chef de file de l’opposition dans un contexte particulièrement difficile. Ce qui, ipso facto, lui impose des défis, pour ne pas dire de nouveaux chantiers qui se greffent sur ses attributions ordinaires de porte-voix des opposants dans le pays. Le premier défi du chef de file de l’opposition, c’est de travailler à fédérer les énergies dans son propre camp. Les Forces cauris pour un Bénin émergent constituent une famille politique avec des clans antagoniques et des divergences. Elles couvent des contestations en leur propre sein. Pis, le parti est allé, divisé à la dernière présidentielle et s’en est sorti fort heureusement avec un taux de 11 % qui sonne plutôt comme un score glorieux. Dans ces conditions, le tout nouveau numéro 1 de l’opposition a l’obligation de faire taire les grognes dans sa famille politique pour enfin y ramener la paix et la quiétude. Ne pas le faire, c’est faire courir le risque d’une faillite à ce parti qui fait aujourd’hui figure de principale force de l’opposition dans le pays. Le chef de file de l’opposition doit également travailler à soigner l’image des forces politiques ne soutenant pas l’action du gouvernement. L’opposition politique au Bénin, surtout l’aile considérée comme radicale a aujourd’hui une image écornée du fait des évènements préélectoraux d’avril dernier. On lui impute des actes de violence et même de terrorisme. La plupart de ses responsables sont en détention préventive en attendant de répondre des faits mis à leur charge. En attendant celui qui se veut le répondant des entités de l’opposition auprès du gouvernement doit travailler à corriger cette image que présentent aujourd’hui les opposants au régime de Patrice Talon.
Une force de propositions
Si Paul Hounkpè ne parvient pas à faire parler l’opposition politique d’une même voix au Bénin, il passerait à côté de son mandat. C’est un secret de polichinelle aujourd’hui que l’opposition politique dans le pays est partagée entre plusieurs clans et camps antagoniques qui se tournent le dos alors qu’ils sont censés porter la même cause. Dans ces conditions, la perche de Hounkpè doit toucher chacun de ces camps et être en mesure de porter leurs souhaits et suggestions en direction des pouvoirs publics, les défendre par tous les moyens et même tout mettre en œuvre pour y apporter satisfaction. Et c’est bien là, le troisième défi qui s’impose au chef de file de l’opposition. Enfin, le chef de file de l’opposition bénéficie de nombreux avantages certes, mais cela ne doit pas lui donner l’impression d’un assujettissement ou d’une redevabilité vis-à-vis de l’Exécutif. Bien au contraire, il doit se donner l’étoffe non pas du contestataire à tout vent, mais se mettre dans la posture d’une force de propositions, d’une entité de contre-pouvoir dont les analyses, les observations, les remarques et les critiques permettront d’améliorer la gouvernance économique, politique et sociale du pays. Si Paul Hounkpè en vient à faillir sur l’un de ces chantiers, il passera à côté des attentes placées en lui dans un système politique où l’opposition, à force de querelles de clocher, a réussi à minimiser son potentiel et réduire ses chances de prendre une part active à la gestion du pays face à un pouvoir dont le nombre d’admirateurs et de sympathisants ne cesse de croitre.
Actualités 06 mai 2021


Centre des impôts des moyennes entreprises de l’Ouémé/Plateau: Des bâtiments pour améliorer les conditions de travail
Le Centre des impôts des moyennes entreprises (Cime) des départements de l’Ouémé et du Plateau quitte désormais la location pour ses propres locaux à Porto-Novo. Le joyau a été officiellement mis en service le mercredi 5 mai, par le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Joël Zodjihoué, représentant l’autorité ministérielle. Les agents du Centre des impôts des moyennes entreprises (Cime) des départements de l’Ouémé et du Plateau bénéficient désormais d’un meilleur cadre de travail. Ils ont quitté la location pour intégrer leurs propres locaux construits sur financement du budget national. Le joyau est érigé au bord de la rue Les Manguiers attenante à l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Il a été inauguré ce mercredi pour le bonheur des travailleurs et des usagers de l’administration fiscale. Pour le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Joël Zodjihoué, représentant le ministre Romuald Wadagni, l’érection de ce bâtiment est en cohérence avec les nombreuses actions du gouvernement pour donner à la ville de Porto-Novo ses lettres de noblesse. Elle vise à mieux servir les contribuables et à leur faciliter davantage les différentes procédures. Joël Zodjihoué a invité les agents du Cime à améliorer la qualité des services rendus aux contribuables et à leur réserver un accueil chaleureux. Le directeur général des Impôts, Nicolas Yènoussi, reconnait que les anciens locaux qui abritaient le Cime Ouémé/Plateau ne répondaient plus aux exigences actuelles d’accueil et d’accessibilité. Remerciant la municipalité de Porto-Novo pour le don du site, il a précisé que cette infrastructure est le fruit des efforts des contribuables à travers l’accomplissement de leurs obligations déclaratives et le payement de leurs impôts à bonne date. A l’en croire, grâce aux contributions des usagers, l’administration fiscale atteint et dépasse les objectifs de mobilisation des recettes fiscales intérieures depuis quelques années. Le Cime Ouémé/Plateau a fait une recette de 982 116 370 F Cfa sur la période d’exercice d’avril à décembre 2017. Les recouvrements sont passés à 2 427 868 167 F Cfa en 2018 ; 3 048 584 517 F Cfa en 2019 et 3 551 378 141 F Cfa en 2020. Le représentant du préfet de l’Ouémé, Igor Aholou, salue la pertinence des réformes du gouvernement visant à booster la politique fiscale et à élargir les assiettes fiscales. Il se réjouit de constater que la construction du joyau renforce les capacités d’intervention de l’administration fiscale. Il en est de même pour le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, pour qui l’administration fiscale constitue pour les mairies des partenaires privilégiés en ce sens qu’elle les aide à recouvrer les ressources fiscales aussi bien pour le compte de l’Etat central que pour les collectivités locales. Le directeur départemental des Impôts de l’Ouémé et du Plateau, Bienvenue Toko a dit aussi tout le bien qu’il pense du nouveau bâtiment tout en félicitant le ministre Romuald Wadagni pour son souci de doter les structures sous tutelle d’un cadre adéquat de travail et le Dgi pour son leadership et son sens de responsabilité en initiant ce projet. Economie 06 mai 2021


Edwige Bibilary, coordonnatrice du Projet « Soutenir l’entreprise »: « Les bénéficiaires seront dotés d’outils pour faire face à la concurrence »
Déléguée de la Chambre de commerce européenne au Bénin (Eurocham /Cceb), Edwige Bibilary est la coordonnatrice du projet « Soutenir l'entreprise ». Elle revient ici sur les tenants et les aboutissants de ce dispositif d’appui à la compétitivité et l’emploi. La Nation : Qu’est-ce qui a motivé l’initiative du projet « Soutenir l'entreprise » porté par Eurocham et la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin ? Edwige Bibilary : Le projet « Soutenir l’entreprise » est le résultat d’une volonté commune, celle de la Chambre de commerce européenne au Bénin (Eurocham /Cceb) et de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Cci-Bénin), structure avec laquelle nous avons un partenariat depuis bientôt deux ans. Nous avons créé ce projet pour donner aux entreprises béninoises des outils pour faire face à un environnement concurrentiel et complexe. Il s’agit d’un dispositif d’appui dédié aux entreprises pour l’amélioration de la compétitivité et de l’emploi avec une attention particulière sur la jeunesse béninoise. Eurocham souhaite ainsi contribuer au développement économique durable et inclusif du Bénin à travers la mise aux normes des entreprises, l’amélioration de l’employabilité des jeunes, et le renforcement de capacité des micro, petites et moyennes entreprises (Mpme).
Peut-on avoir une idée du coût et de la durée du projet ?
Il est doté d’un budget de 882 969 euros soit 579 189 696 F Cfa financé par l’Union européenne. Le projet durera vingt-huit mois (2021-2023). La coordination du projet sera assurée par Eurocham en partenariat avec la Cci-Bénin. L’autorité contractante est l’Unité technique d’appui à l’ordonnateur national du Fonds européen du développement (Ut-Fed).
Parlez-nous des objectifs visés !
L’objectif général est d’améliorer les compétences des entreprises en vue d’une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi et de contribuer à stimuler la création de nouvelles opportunités d’affaires. Au niveau de l’Eurocham, on a différents types d’entreprises et au niveau des grandes entreprises, on a des compétences qu’on peut partager avec l’écosystème béninois afin de le faire grandir. De façon spécifique, le projet contribuera à améliorer la compétitivité des entreprises béninoises à travers la certification, à renforcer leurs compétences via un accompagnement adapté et la formalisation des Mpme et à outiller les jeunes pour s'orienter et s'insérer sur le marché du travail.
Comment le projet impactera-t-il réellement les sociétés bénéficiaires ?
Les entreprises béninoises bénéficiaires seront certifiées, grâce à l’appui à la Plateforme de dialogue public-privé sur la qualité mise en place par la Cci-Bénin et qui sera pérennisée, la mise à niveau des entreprises à la démarche qualité et l’accompagnement des entreprises qualifiées à la Certification Système (Iso 9001, Iso 22000-méthode Haccp, Iso 22716). Les capacités des entreprises seront renforcées via un accompagnement adapté. Cela se traduira par le renforcement des capacités techniques de certains corps de métiers qui seront définis par les entreprises membres d’Eurocham et de la Cci. Il s’agit de choisir les corps de métiers dont les entreprises ont le plus besoin, de les accompagner par un renforcement technique mais aussi de les amener à se formaliser. Les entreprises bénéficieront également d’un accompagnement en termes de gestion et de sensibilisation aux comportements durables. En ce qui concerne les jeunes, ils disposeront des outils nécessaires pour mieux s’orienter et s’insérer sur le marché du travail, par un rapprochement du milieu scolaire au monde de l’entreprise afin d’orienter les élèves vers des secteurs porteurs.
Quelle est l’approche du projet ?
La mise en œuvre du projet se fera de manière participative, en associant notamment le gouvernement et ses ministères sectoriels, les centres de formation, les écoles et universités, le secteur privé, les associations d’entreprises et de soutien aux entreprises.
Economie 06 mai 2021


1861 - 3222