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Nouvelles

Transport aérien : L’aéroport de Glo-Djigbé opérationnel dans trois ans

Encore trois ans, et l’aéroport de Glo-Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi sera une réalité. Cet important projet tant rêvé depuis de nombreuses années pourrait donc devenir une réalité.

Si les opérateurs économiques ont accueilli avec ovation, l’annonce faite par Victorin Honvo, directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports relativement à l’aéroport de Glo-Djigbé, c’est sans doute en raison des opportunités que cela présente à leurs yeux. L’aéroport, a-t-il annoncé, sera fonctionnel dans trois ans. Il sera exécuté en partenariat public-privé (PPP), révèle-t-il aussi, invitant les opérateurs économiques à s’y intéresser. La vision du gouvernement relativement à ce secteur n’exclut pas non plus celui de Tourou qui, selon ses dires, sera mis en service par étapes pour respecter les normes. La réfection des aérodromes ne sera pas non plus délaissée, indique Victorin Honvo qui entrevoit un potentiel mais aussi un important investissement sur la plateforme aéroportuaire, dans l’aviation civile et les services connexes?

Josué F. MEHOUENOU

Actualités 02 déc. 2016


Libération des trottoirs et terre-pleins centraux des axes routiers: Le gouvernement confirme la date butoir du 31 décembre

Un compte-rendu d’étape de la mise en œuvre de la mesure de libération des emprises du domaine public a été présenté aux ministres réunis en Conseil, ce mercredi 30 novembre. Le 31 décembre prochain au plus tard, tous les trottoirs et terre-pleins centraux des principaux axes routiers dans certaines villes du pays devront être complètement dégagés.

« Le gouvernement a décidé de faire libérer les emprises du domaine public. Les ministères compétents ont établi une feuille de route. Ils ont défini la méthode et le mode d’opérationnalisation des actions prévues. Une première série de villes et centres urbains devant faire l’objet de la première phase de cette opération, a été identifiée (Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi, Ouidah, Bohicon, Abomey, Sèmè-Kpodji) de même que les principales artères concernées, à savoir la plupart des voies primaires et secondaires revêtues et qui sont stratégiques pour l’attractivité de ces villes. Le marquage de toutes les installations se trouvant illégalement dans le domaine public sur les artères identifiées, est achevé ». L’annonce de cette série de mesure visant à assainir le cadre de vie a été faite par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République au cours de son traductionnel point de presse.

Selon ses explications, un plan de communication sociale a été mis en œuvre pour expliquer l’esprit et le bien-fondé de la mesure, et obtenir l’adhésion de la population à la mesure. Mais l’opération, précise-t-il, se fera en deux phases. La première phase consistera à libérer effectivement tous les trottoirs et terre-pleins centraux des principaux axes routiers dans les villes concernées, au 31 décembre au plus tard. La seconde phase portera sur le reste du domaine public (trottoirs et terre-pleins centraux des autres axes urbains, espaces publics entre trottoirs et alignements des propriétés de toutes les voies primaires et secondaires urbaines, tous espaces publics naturels). Le Conseil des ministres a par ailleurs instruit le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, de même que celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique, pour interdire formellement à compter de ce jour, 1er décembre, l’occupation des voies publiques et toutes autres formes de permissions de voirie pour abriter des manifestations civiles.

Salubrité et sécurisation des plages

Le Conseil des ministres du mercredi 30 novembre a instruit les ministres chargés du Cadre de vie, de la Décentralisation et de la Sécurité publique à préparer et faire dérouler une campagne en vue du nettoyage des plages et de leur sécurisation. Ceci, à travers notamment la mobilisation des ONG, des associations de développement, des usagers des plages et des jeunes volontaires organisés en Groupement d’intérêt économique (GIE). Le gouvernement projette aussi de promouvoir les comportements éco citoyens nécessaires à la production de bien-être et au développement de l’économie touristique. Le constat fait par le gouvernement révèle que les plages du littoral béninois depuis Sèmè-Kraké (frontière du Nigeria) jusqu’à Hillacondji (frontière du Togo), soit 125 km, présente une exceptionnelle biodiversité marine et côtière et des plages. Malheureusement, sur certains segments de la côte, les plages sont dans un état d’insalubrité avancée qui nuit à leur fréquentation et menace l’écosystème et la biodiversité?

Actualités 01 déc. 2016


Journée mondiale de lutte contre le Sida: Claudine Talon et l’Onusida pour une génération non infectée

La campagne nationale de sensibilisation « Levons la main pour la Prévention VIH» a amorcé un nouveau virage dans la lutte contre ce fléau. Le gouvernement et la première dame du Bénin, Claudine Talon, appuyés par le Système des Nations Unies et les Partenaires techniques et financiers (PTF), ont lancé le deuxième Plan national d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (ETME).

« J’encourage toutes les parties présentes à mettre tout en œuvre pour soutenir ce Plan pour atteindre les objectifs visés. Je jouerai ma partition dans cette lutte pour une génération sans Sida et zéro bébé né avec le virus du VIH au Bénin d’ici à 2020 », s’est engagée Claudine Talon, lors de la cérémonie de lancement du Plan national d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, le 17 novembre dernier, en prélude à la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Au nom de la Fondation qui porte son nom, la première dame a prévu de récompenser les départements qui auront fait des progrès significatifs en matière d’ETME et de prise en charge pédiatrique ainsi que les centres qui auront contribué à atteindre ces résultats. Par ailleurs, elle envisage également d’encourager le dépistage systématique des enfants présentant des signes de malnutrition.

Au Bénin, la mise en œuvre du premier plan ETME de 2012 à 2015 a permis de marquer des progrès importants, surtout dans le cadre de l’amélioration de la couverture géographique en sites PTME qui est passée de 545 en 2012 à 925 à fin 2015. De même, l’amélioration de l’accès aux traitements antirétroviraux (ARV) pour les femmes enceintes séropositives est passée de 43% à 99% pendant la même période. Enfin, le taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant s’est amélioré passant de 14,1% en 2008 à 7,6% en 2014.
Ces progrès n’occultent cependant nullement les nombreux défis relatifs à l’enrayement de l’épidémie du Sida d’ici à 2030 comme prévu par les Objectifs de développement durable (ODD). Au Bénin, environ six enfants sont infectés par le VIH chaque semaine du fait de la séropositivité de leurs mères, soit environ 312 enfants par an.
« La bataille contre le Sida ne sera pas terminée tant que nous ne doublerons pas les efforts de prévention et de traitement ; tant que nous ne pourrons atteindre les mères et les enfants qui ne bénéficient toujours pas des progrès accomplis ; tant que la stigmatisation et la peur empêchent de nombreux jeunes d’être dépistés », a relevé le représentant de l’Unicef au Bénin, Dr Claudes Kamenga, portant la voix des PTF du secteur de la Santé.

Des critères de certification

Le deuxième Plan ETEME qui couvre la période de 2016 à 2020, doit permettre d’aboutir à un taux de transmission du VIH mère/enfant de moins de 5%.
Ce qui conforte Dr Allassane Séïdou, ministre de la Santé qui retient : «Ce plan est basé sur les critères de certification de l’élimination du VIH de la mère à l’enfant définis par l’OMS et est bâti pour combler les lacunes programmatiques révélées par l’analyse des goulots suite à l’évaluation du premier plan ETME 2012-2015 ». Pour lui, mettre fin à l’épidémie du Sida est plus qu’un devoir ; cela représente l’occasion inoubliable de jeter les bases d’un monde plus juste et équitable pour les générations futures. Ce que confirme la directrice Pays de l’Onusida au Bénin, Marie-Margarète Molnar qui estime que ce second Plan d'élimination s'imposait.
« Certes, il y a eu des progrès indéniables qui ont été possibles grâce à la mobilisation autour du premier Plan. Toutefois, derrière les moyennes nationales se cachent des disparités géographiques qui interpellent », relève-t-elle.
Alors que la moyenne du taux de transmission mère-enfant est de 7,6%, les départements de la Donga, de l’Atacora et du Mono présentent des taux deux à trois fois supérieurs à la moyenne nationale atteignant respectivement 20,9%, 18% et 15,5%, regrette Marie-Margarète Molnar.
« Nous devons accompagner ces départements pour rattraper leur retard et les mettre sur la voie des 90-90-90 d'ici à 2020. C'est à ce prix que nous pourrons prétendre à naître séronégatif, rester séronégatif et vivre sans Sida », a insisté la directrice pays de l’Onusida.
La mobilisation était très forte du côté des organismes du système des Nations unies qui ont été réconfortées par les organisations de la société civile et les représentants des personnes vivant avec le VIH?

Santé 01 déc. 2016


Atelier de vulgarisation des normes communautaires: La Cour de justice de l’Uémoa dévoile ses attributions


La Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) organise depuis mercredi 30 novembre à Cotonou, un séminaire régional sur la vulgarisation des normes communautaires. Cette rencontre de trois jours permettra de mettre ces normes à la disposition des utilisateurs et créer les conditions de leur appropriation.

Par Bruno SEWADE

Un séminaire régional sur la vulgarisation des normes communautaires s’est ouvert hier à Cotonou. « Les caractères généraux du droit communautaire » ; « La Cour de justice de l’Uémoa : date d’installation de ses premiers membres, son fonctionnement » ; « La Commission de l’Uémoa : organisation et rôle dans l’application du droit communautaire » ; « La législation communautaire de la concurrence : état des lieux et perspectives » ; « La libre circulation dans l’espace Uémoa : état des lieux et perspectives » ; « La législation communautaire sur les transports : droits conférés et obligations à respecter ». Ce sont les communications qui sont abordés au cours des travaux.
En effet, le Traité constitutif de l’Uémoa a mis en place un certain nombre d’organes qui agissant chacun dans la limite des attributions qui leur sont conférées et les conditions prévues par le Traité de l’union concourent ensemble à la réalisation des mêmes objectifs.
Installée au centre de ces organes, la Commission de l’Uémoa, selon le représentant résident au Bénin, Yaovi Kounhundé, est garante de l’intérêt général communautaire. Elle doit ainsi, à son avis, veiller à l’application des normes communautaires par les Etats membres, les personnes physiques et les personnes morales. Et l’un des moyens les plus appropriés est la vulgarisation de ses normes pour qu’elles soient bien connues par les utilisateurs. C’est ce à quoi répond le séminaire régional de la Cour de justice de l’Uémoa justifie Yaovi Kounhundé.
« Notre colloque thématique, celui de la vulgarisation des normes communautaires, devra permettre de nous imprégner davantage du droit communautaire, d’échanger et de débattre afin d’en être, chacun à son niveau de responsabilité et dans son rôle, un acteur engagé dans sa promotion, sa diffusion et sa mise en œuvre », a souligné la présidente de la Cour de justice de l’Union, Joséphine Suzanne Ebah Touré. Pour elle, l’importance et la qualité des participants venus des différents pays de l’Union constituent un gage incontestable de l’atteinte des objectifs fixés.
Pour Joséphine Suzanne Ebah Touré, l’intitulé des communications peut paraître, a priori, rébarbatif. Chacune d’elles, selon elle, concerne la vie et les activités au quotidien de la Cour. Il appartient à chacun de s’approprier les normes de l’Union, d’en être un relai actif auprès des destinataires pour une accessibilité accrue du droit communautaire, exhorte-t-elle. Les résultats des échanges seront soumis à des indicateurs qui serviront à les évaluer afin d’aller plus en avant dans l’atteinte des objectifs poursuivis par la rencontre de Cotonou.
Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou, a procédé à l’ouverture des travaux au nom du chef de l’Etat. Il a formulé quelques observations sur le processus de l’intégration que les différents pays de l’Union ont engagé. Si la vocation de l’Uémoa est l’intégration économique, une intégration économique nécessaire, une intégration économique utile, une intégration effective par le droit avec la production de plus en plus des normes communautaires ; cette intégration ne peut qu’être assurée par la justice, a-t-il martelé. Une intégration par la justice parce qu’il y a une explosion du droit et ainsi, la Cour de justice de l’Union doit être davantage connue, préconise Joseph Djogbénou?

Economie 01 déc. 2016


Renforcement des mesures sécuritaires au Bénin: Du matériel roulant pour la police et la gendarmerie

Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a procédé, mercredi 30 novembre 2016, à la remise de 42 véhicules et de 585 motos tout terrain équipées de gyrophare et casques à la Police et à la Gendarmerie nationales plus huit tonnes de pièces détachées. La cérémonie s’est déroulée sur l’esplanade du palais des Congrès à Cotonou.

Quarante-deux véhicules pick-up et 585 motos tout-terrain équipées de gyrophare et casques avec huit tonnes de pièces détachées.Voilà la consistance du matériel roulant dont le gouvernement a doté la Police et la Gendarmerie nationales pour renforcer leur capacité de mobilité.

Replaçant le geste dans son contexte, Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, rappelle qu’à l’accession de Patrice Talon au pouvoir, la situation sécuritaire était très préoccupante. «Les bandes organisées frappaient tout sur leur passage et à tout moment », rappelle-t-il, ajoutant que les malfrats défiaient à chaque fois les forces de sécurité publique. Mis à rude épreuve et conscient de sa responsabilité, le gouvernement recherche les réponses appropriées à leurs inquiétudes liées à toutes sortes de menaces et d’attaques, souligne le ministre. En prenant la mesure de l’insécurité qui devenait ambiante, le gouvernement a pris des mesures énergiques pour contrer tous les actes de banditisme et traquer les criminels. C’est dans ce cadre que le 21 septembre 2016, les forces de sécurité ont abouti à la neutralisation du gang qui semait la terreur dans les grandes agglomérations du Bénin.
Par rapport à la répartition du matériel, le ministre Sacca Lafia précise que la Police nationale a droit à 29 véhicules sur les quarante-deux et la Gendarmerie, treize. Quant aux 585 motos, 285 reviennent à la Police contre 300 pour sa sœur.
Après la réception symbolique des clés par les directeurs généraux des deux unités, Idrissou Moukaïla, directeur de la Police nationale, indique que le gouvernement fait de la question de la sécurité sa préoccupation. Ce don de matériel contribuera à l’amélioration de la capacité opérationnelle des forces de sécurité publique en vue de la sécurisation des personnes et des biens, assure-t-il. «C’est pour la première fois que sous votre leadership éclairé, les forces de sécurité ont bénéficié d’un si important lot de matériel roulant», reconnaît-il avant de s’engager au nom des forces pour un usage optimal dudit matériel. Cela n’a pu l’empêcher de demander au gouvernement de poursuivre l’équipement des forces de sécurité publique en matériel et moyens spécifiques.
Il convient de rappeler, comme l’a fait le ministre Sacca Lafia, que la Gendarmerie a déjà bénéficié récemment d’un don de 40 véhicules pick-up de la part du gouvernement. A l’occasion de la remise, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité était accompagné de son collègue des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey.

Actualités 01 déc. 2016


Conseil des ministres: SONAPRA, ONASA, CAIA SA et ONS appelés à disparaître

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique agricole, le gouvernement entrevoit une série de réformes qui imposent la création de nouvelles entités. Cela induit également la liquidation ordonnée de plusieurs structures officiant jusque-là dans le secteur agricole.

La vision du gouvernement est de faire du secteur agricole, le principal levier de développement économique et de création de revenus et d’emplois du Bénin. Pour les cinq années à venir, il est projeté la mise en œuvre d’un plan d’investissement massif afin de répondre à l’augmentation des besoins alimentaires et à l’accès aux marchés intérieurs et extérieurs. Il faut donc une rationalisation du cadre institutionnel du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) et sa mise en conformité avec cette nouvelle vision. Le Conseil des ministres de ce mercredi 30 novembre a entendu une communication conjointe du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et du ministre de l’Economie et des Finances sur l’implication des réformes du quinquennat dans le secteur agricole sur le cadre institutionnel du ministère en charge de ce secteur. Tenant compte de l’expérience par le passé, « la réalisation de ces objectifs passe par une amélioration significative de la performance du dispositif d’administration du secteur agricole et du système d’accompagnement des acteurs directs de filières agricoles et du secteur rural », estime le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, secrétaire général de la Présidence.
Le gouvernement a donc décidé de la création de sept pôles de développement agricole, de sept agences territoriales de développement agricole et de douze directions départementales du Maep. Selon ses explications, « la direction départementale représente la structure déconcentrée du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ». L’Agence territoriale de développement agricole constitue l’organe de gestion du pôle de développement agricole et sa mission est de mettre en œuvre la politique agricole et d’initier les actions propres à promouvoir les filières porteuses spécifiques au Pôle. « Le gouvernement a également fait l’option claire de recentrer l’Etat sur ses rôles régaliens et de mieux faire jouer au secteur privé son rôle dans le développement économique du Bénin », précise le ministre d’Etat.

Liquidation ordonnée des quatre établissements

Le Conseil des ministres a aussi tiré les conséquences de ces différentes orientations et réformes sur le cadre institutionnel préexistant dans le secteur agricole. Puis, par souci de cohérence, de rationalisation et d’efficacité optimale, il voudrait éviter « une superposition fonctionnelle » des nouvelles créations et des structures telles que la Société nationale de promotion agricole (Sonapra), la Centrale d’achat des intrants agricoles (CAIA-SA), l’Office national d’appui à la sécurité alimentaire (Onasa) et l’Office national de stabilisation et de soutien des prix des revenus agricoles (ONS). De l’avis du gouvernement « les fonctions de ces quatre structures ne sont plus pertinentes au regard de celles des directions départementales, des pôles de développement agricole et des agences territoriales de développement agricole ». Le Conseil a donc autorisé la liquidation ordonnée de ces quatre établissements par ailleurs, le Fonds national de développement agricole (FNDA) comme l’un des principaux instruments de financement agricole?

Actualités 01 déc. 2016


Commune de Djidja: Election manquée du nouveau maire

Les populations de la commune de Djidja devraient connaître depuis lundi 28 novembre dernier le nom de leur nouveau maire. Hélas, ils devront attendre encore quelques jours, car l’élection programmée par le préfet n’a pu avoir lieu. Le préfet a du reporter la séance pour une date ultérieure.

« La victoire est souvent difficile à gérer », dit-on souvent. Les conseillers communaux de la mairie de Djidja viennent d’en donner la preuve. Il y a seulement quinze jours qu’ils ont réussi après avoir réussi, suite à de longs mois d’attente à destituer le maire Placide Avimadjènon. Mais déjà l’unité du groupe des quinze conseillers signataires de la lettre de défiance a disparu.

On croyait qu’ils s’étaient déjà entendus sur celui qui devait prendre la succession du maire déchu. Les rumeurs avaient annoncé le consensus autour du deuxième adjoint au maire, Théophile Dako, véritable artisan de la cohésion du groupe.
Contre toute attente, un des leurs, notamment un ancien maire de la commune, nommé Léopold Djodjo ayant eu en son temps des ennuis avec ses collègues faisant partie du groupe des quinze, s’est déclaré candidat. Mais pour réussir son coup, il s’est rapproché des quatre conseillers soutenant le maire déchu Placide Avimadjènon, avec qui il a noué une alliance pour battre le candidat de son ancien groupe.
Donc, les tractations ont duré tout le week-end et chaque camp a mis les bouchées doubles pour avoir la majorité des voix.
Le préfet du département du zou, Firmin Kouton s’apprêtait à lancer les opérations de vote lorsqu’un conseiller, chef d’arrondissement, a annoncé avoir oublié sa carte nationale d’identité à la maison, c'est-à-dire dans son village alors que cette pièce est exigée de chaque votant. Mais avant qu’on ne trouve une solution pour que le vote continue, un autre conseiller a posé le même problème.
Il s’en est suivi des discussions houleuses entre les conseillers des deux camps. Ainsi, ne maitrisant plus la situation, le préfet a suspendu la séance et est reparti pour Abomey.
Peu de temps après, la salle de délibération où se déroulait la séance s’est progressivement vidée de ses occupants. Donc on ne sait si c’est une stratégie imaginée par l’un des camps pour empêcher le vote de se dérouler lundi dernier.
On attend de voir la décision que prendra, dans les prochains jours, le préfet du Zou, Firmin Kouton, qui n’a fait aucune déclaration par rapport à la situation?

Politique 30 nov. 2016


Signature d’accord-cadre institutionnel: L’IDEA et la Cour constitutionnelle renforcent leur coopération

La Cour constitutionnelle et l’Institut international de la démocratie et l’assistance électorale (IDEA) ont procédé à la signature d’un accord-cadre, mardi 29 novembre à Cotonou. Relatif aux questions de respect et liberté de la constitution béninoise, cet accord vise à renforcer la coopération bilatérale qui existe déjà entre les deux institutions.

La signature d’un accord-cadre entre l’Institut international de la démocratie et l’assistance électorale (IDEA) et la Cour constitutionnelle a eu lieu mardi 29 novembre à Cotonou. C’est le fruit d’un projet de trois mois qui intervient dans un domaine qui couvre trois grands axes : les activités et intérêts liés à la révision de la constitution béninoise, l’éducation et surtout la participation des femmes dans les instances de prise de décision qui constitue un défi pour le renforcement de la démocratie au Bénin.
A l’occasion, le directeur de l’Institut international de la démocratie et l’assistance électorale (Idea), Adébayo Olukoshi, s’est réjoui de l’acte qui vient d’être posé. « Le Bénin est un modèle pour la constitutionnalisation et est perçu comme le premier en Afrique », affirme Adébayo Olukoshi. Après avoir reconnu que beaucoup de pays africains sont encore exposés à la violence politique en période électorale, il a saisi l’occasion pour solliciter l’expérience de la Cour constitutionnelle béninoise pour calmer les tensions de manière discrète et tirer profit de cette nouvelle collaboration. Il a, par la suite, rassuré de la disponibilité de son institution à accompagner et partager le savoir-faire béninois en matière de constitution aux autres pays de l’espace francophone dans lesquels l’IDEA intervient.
A travers cette signature, les deux parties s’engagent désormais à œuvrer davantage et ensemble pour garantir le respect, la stabilité et l’avancement du Bénin. Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, pour sa part, a remercié tous les acteurs et membres de la cour ayant favorisé ce partenariat désormais scellé. Théodore Holo a mis un accent particulier sur le cas du genre féminin. « La présence des femmes doit être aussi forte dans le champ politique béninois, car elles représentent 52% de la population et sont donc symbole de paix » préconise-t-il. De l’accord-cadre signé hier, il espère vivement réussir en partie la mission de la Cour constitutionnelle qui est le respect de la constitution et de la liberté fondamentale dans notre pays puis la promotion du genre?

Actualités 30 nov. 2016


Tournoi de l’Uémoa: Les Ecureuils éliminés malgré leur match nul

Les Ecureuils du Bénin ont annihilé hier toute leur chance de qualification pour la finale du tournoi de l’Uémoa, après leur match nul contre le Sénégal. Mais ils peuvent toujours sortir par la grande porte en sauver demain l’honneur contre le Mali.

Les Ecureuils du Bénin avaient besoin d’une victoire contre les Lionceaux de la Téranga pour garantir une chance de poursuite du tournoi. Les premières minutes du jeu hier au stade de Kégué ont révélé les intentions des poulains de Mathias Déguénon d’aborder la rencontre pied au plancher. Si les jeunes béninois ont tenu le ballon, la toute première situation dangereuse est à l’actif des Sénégalais. Devant la fébrilité de la défense des Ecureuils, l’attaquant sénégalais Cheik Bamba profite d’une passe millimétrée de son coéquipier Souleye Sarr pour se retrouver seul face à Christophe Aifémi, avant de manquer l’immanquable. Mais les vingt premières minutes de jeu sont équilibrées, les deux formations sont restées en place, exploitant par endroit les failles de leurs adversaires. Et contrairement à leur prestation contre la Guinée-Bissau, les jeunes Ecureuils ont suivi les consignes du coach, assurant une bonne circulation du ballon au sol, face à des Sénégalais plus athlétiques mais moins à l’aise dans les jeux de passes courtes de leurs vis-à-vis. Mais les joueurs de François Koto ont failli créer la sensation à la 35e minute de jeu. Sur un coup franc obtenu sur le flanc gauche de la défense béninoise, le gardien béninois repousse la balle sur la tête d’un attaquant sénégalais qui la renvoie sur la barre transversale des Ecureuils. Les Béninois visiblement sonnés par cette grosse frayeur dans leur défense vont laisser l’initiative du jeu à leurs adversaires jusqu’à la fin de la première partie.

Une fin de folie

Au retour des vestiaires, les Ecureuils vont reprendre du poil de la bête, prenant l’initiative du jeu. Mais après cinq minutes de domination, ils vont baisser le pied favorisant un retour des Sénégalais dans le match. Le temps fort des Lionceaux de la Téranga dans les quinze premières minutes de la deuxième mi-temps sera marqué par trois occasions coup sur coup. Les Ecureuils n’ont eu la vie sauve que grâce à la maladresse des attaquants sénégalais qui ont du mal à cadrer les balles décisives. Dominés dans l’entrejeu, les poulains de Mathias Déguénon avaient du mal à approcher les buts sénégalais jusqu’à la 67e minute. Sur un dédoublement sur la ligne droite, l’attaquant béninois Luc Cakpo dépose son vis-à-vis dans la surface de réparation avant d’offrir le ballon au gardien sénégalais. Une minute plus tard, c’est le tour du dossard 10 Marcellin Koukpo de tester l’efficacité du portier sénégalais Lamine Sarr qui remporte une fois encore le duel. Le match va baisser d’intensité jusqu’à la sortie du gardien béninois sur blessure à la 72e minute. Les 15 dernières minutes du jeu ont été riches en occasions. Les deux équipes, en dépit de la fatigue, ont pu mettre le coup d’accélérateur dans l’intention de faire la différence. L’envie de la gagne était plus béninoise, mais les jeunes Ecureuils, les jambes lourdes, n’arrivent pas à concrétiser les nombreuses occasions qu’ils retrouvent. Le match s’est soldé par un score de zéro but partout.
Contrairement à leur premier match, les Ecureuils ont prouvé dans le contenu qu’ils peuvent faire jeu égal avec leurs adversaires. Ils peuvent nourrir des regrets face au verdict du match d’autant qu’ils ont eu suffisamment d’occasion dans les toutes dernières minutes pour gagner ce match. Pour le Sénégal qui conserve seul la tête du groupe B, rien n’est encore joué car le Mali et la Guinée-Bissau, derrière avec respectivement 3 points, peuvent toujours se qualifier. Quant au Bénin, il espère sortir de la compétition par la grande porte en gagnant jeudi son ultime match contre les Aigles du Mali ¦

Maurille GNASSOUNOU

Sports 30 nov. 2016


11e congrès de la Société africaine francophone de l’Ophtalmologie: L’œil et les pathologies générales au menu du conclave de Cotonou

Le 11e congrès de la Société africaine francophone de l’Ophtalmologie (SAFO) se tient depuis lundi 28 novembre à Cotonou. Cette rencontre après celle de Niamey, il y a un an, coïncide avec le deuxième congrès de la Société béninoise d’Ophtalmologie (SBO). Elle sera l’occasion pendant quatre jours d’apporter à un grand nombre, une base normative de connaissances et de pratiques médicales unanimement reconnues par la communauté médicale internationale et de partager l’expérience de la pratique médicale du terrain avec les autres.

«Œil et pathologies générales», c’est le thème principal du 11e congrès de la Société africaine francophone de l’Ophtalmologie (SAFO) qui réunit à Cotonou plus de 300 participants venus de plusieurs pays d’Afrique du 28 novembre au 1er décembre prochain.

Ce thème, selon le président de la Société béninoise d’Ophtalmologie Alain-Paul Amoussouga, président en exercice de la SAFO, aura le mérite de recentrer l’ophtalmologie dans la multidisciplinarité médicale et de raviver l’impérieuse collaboration avec les autres confrères spécialistes et internistes. «Ne dit-on pas que l’œil est la fenêtre du corps ?», s’interroge le président de la SAFO. Soucieux d’apporter une valeur scientifique ajoutée à ce congrès, le comité scientifique, selon lui, a voulu innover en proposant en marge des conférences dédiées au thème principal, des ateliers interactifs. L’objectif est d’améliorer la pratique ophtalmologique quotidienne.
Pour Alain-Paul Amoussouga, au-delà du scientifique, ce thème aura aussi le mérite d’introduire à une échelle extranationale, d’une part, la réflexion profonde et commune, sur le caractère obsolète des plateaux techniques qui existent dans les hôpitaux qualifiés de référence et des centres de santé. Puis, d’autre part, la nécessaire révision des standards de formation des ressources humaines avec l’impérieuse nécessité d’ouvrir les voies de la sous spécialisation. En d’autres termes, explique le président en exercice de la SAFO, l’époque de l’ophtalmologiste, « je sais tout » est révolue et il va falloir repenser toute une nouvelle gouvernance en la matière. C’est pourquoi, le comité scientifique n’a pas voulu commettre l’impair de laisser en rade, ceux qui constituent un pilier du fonctionnement des structures de soins et qui parfois même dans certaines circonstances assument l’entière responsabilité.
La SAFO 2016 de Cotonou, selon Alain-Paul Amoussouga, ne sera pas que scientifique. Elle sera comme à l’africaine, l’occasion d’un brassage de cette riche mosaïque culturelle que seule l’Afrique peut offrir.
Avant Alain-Paul Amoussouga, le secrétaire permanent de la SAFO, Adama Fanny a déclaré que la société a progressé et est devenue aujourd’hui un organe indispensable pour la vue.
«C’est vrai que la SAFO se préoccupe de l’œil et quelques pathologies, mais on ne peut pas le faire sans la recherche», a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Marie-Odile Attanasso qui estime que la recherche est une question de développement. Pour elle, les ophtalmologues en se préoccupant de l’œil, font aussi de la recherche et participent ainsi au développement.

Les enjeux

Pour le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané qui a lancé les travaux du congrès, « la vue c’est la vie ». C’est pourquoi, il souligne que chacun côtoie quotidiennement la limite sociale de la cécité ou de la malvoyance. Et l’on imagine la douleur de toutes ces personnes qui ne peuvent pas voir ce que la nature leur offre. L’état des lieux de l’initiative Vision 2020, rappelle-t-il, indique que 75% des causes de cécité et de malvoyance sont curables ou évitables. La réalité, a-t-il révélé, montre que de trop nombreux Africains/Béninois naissent, vivent et meurent sans avoir jamais eu de soins ophtalmologiques décents. «Cette triste réalité s’est atténuée dans les pays développés contrairement à nos pays où des grandes pathologies cécitantes continuent de sévir », regrette-t-il.
Pour Abdoulaye Bio Tchané, l’évolution fulgurante des nouvelles technologies applicables à l’ophtalmologie accroît chaque année un déséquilibre pour les pays africains aux ressources limitées. Les priorités sanitaires se retrouvent ailleurs, lutte contre le Sida, lutte contre la tuberculose par exemple. Malgré ces contraintes, il a invité les uns et les autres à continuer les échanges de procédés et de technologies à travers ces regroupements de scientifiques pour faire bénéficier aux populations les fruits de ces genres d’assises. «Nous devons accentuer la coopération entre les ophtalmologues occidentaux et ceux de notre continent l’Afrique mais également entre les ophtalmologues africains à travers la SAFO», souhaite-t-il. C’est sous cet angle que le gouvernement du Bénin, conscient de l’importance de cette initiative afro-africaine de rencontre scientifique, a compris et accompagne l’organisation de ce 11e Congrès de la Société africaine francophone de l’Ophtalmologie à Cotonou.
Pour le gouvernement, les enjeux sont là. Il faut mettre à la disposition des populations des soins ophtalmologiques qui soient de qualité et accessibles ; mettre en place une stratégie de prévention et de traitement contre les grandes affections cécitantes notamment la cataracte et le glaucome pour lesquels les concitoyens paient déjà un trop lourd tribut. Il va falloir également réduire les conséquences visuelles des maladies générales, de façon à réduire le handicap de ces dernières sur la population et la force de production, et le renforcement des capacités du personnel soignant ?

Actualités 29 nov. 2016


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