La Nation Bénin...
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A l’instar de Savalou où se sont déroulées les manifestations officielles, la ville de Parakou a vibré dimanche 10 janvier aux rythmes de la vingtième-et-unième édition de la fête des religions traditionnelles. L’accent est mis sur la préservation des valeurs endogènes et surtout la culture de la paix et de la concorde nationale en cette période électorale sensible.
Libations, prières pour les familles, les dirigeants et toute la nation et autres parades spectaculaires des vodouns ont marqué l’édition 2016 de la fête des religions traditionnelles à Parakou. Plus qu’une célébration de l’identité culturelle africaine et nationale, cette occasion est saisie par les dignitaires des cultes endogènes pour exhorter à la culture de la paix, l’amour, la concorde, l’unité en vue d’un bon déroulement de l’élection présidentielle dont le premier tour est prévu pour le 28 février prochain.
Les adeptes des divinités Egun, Zangbéto, Oro, Mami, Abikou, Dan, Hèbiosso se sont retrouvées dans la matinée du dimanche 10 janvier pour une communion sur le terrain des Cheminots au quartier Camp Adagbè, après la veillée d’armes dans les temples, couvents et autres lieux sacrés. Invocation des mânes des ancêtres, immolation de bêtes en guise de sacrifice aux divinités, ont constitué les temps forts du cérémonial qui s’est déroulé sous la direction d’Odjèbiyi Amatcha Quenum (sur le trône de Papaï Adika chez les Alapini), président du Bureau départemental du Borgou des dignitaires des cultes Egun-Oro. «Tout le monde a peur aujourd’hui. Nous avons prié Dieu de nous éloigner de tout ce qui est malheur, de tout ce qui mauvais. Et, les ancêtres ont accepté », a-t-il laissé entendre. Il a lancé un appel à tous afin que chacun sache raison garder et contrôle son langage et ses comportements en cette période électorale sensible en vue de la préservation de la paix. «Si on aime son prochain, on ne peut pas lui vouloir du mal. Cultivons l’amour du prochain, l’humilité et l’acceptation de l’autre ainsi que la tolérance», exhorte Odjèbiyi Adika Papaï. «Ne courons pas derrière les miettes, réfléchissons et choisissons celui qui peut vraiment diriger ce pays», conseille-t-il, tout en priant que Dieu, les divinités et les mânes de nos ancêtres guident les Béninois dans ce choix.
La liesse était particulièrement remarquable dans les temples des vodouns « agbékpémi » chez Hounon Atôkouin Sèmassa au quartier Gannon, « thron » chez Hounnon Yélian à Albarika. Adeptes et sympathisants du culte ont organisé une procession en fanfare avant de se retrouver lors du culte d’adoration « hwendo na fa » suivi des réjouissances populaires marquées par des danses magistrales et un partage de repas. Les masques sacrés Egungun et Zangbéto ont également marquent la fête aux différents points de ralliement des adeptes et des curieux, à travers les danses majestueuses et les démonstrations mystiques. Les prières et les libations pour la paix se poursuivront dans les temples et couvents jusqu’à la fin de la période électorale, recommandent les hauts dignitaires du vodoun ¦

A l’instar de leurs pairs des autres communes du Bénin, les adeptes du culte Vodoun de Porto-Novo et d’Adjarra ont sacrifié, dimanche 10 janvier, à la tradition de la célébration de la fête des religions endogènes, la 21e édition cette année. Les manifestations commémoratives se sont déroulées à Malanhoui dans la commune d’Adjarra.
Le site départemental des religions endogènes de l’Ouémé sis à Malanhoui dans la commune d’Adjarra a grouillé de monde le 10 janvier. Les dignitaires et adeptes du culte vodoun de Porto-Novo et d’Adjarra ont paré leurs divinités de nouvelles tenues pour marquer d’un cachet spécial la 21e édition de la fête des religions endogènes au Bénin. L’évènement a drainé beaucoup de vodouisants des deux villes ainsi que des autorités politico-administratives.
Pour le président de l’Association des dignitaires et adeptes des cultes traditionnel et endogène de l’Ouémé, Bienvenu Agossou Assogba, le vodoun se définit comme une puissance redoutable et mystérieuse ayant pour capacité d’intervenir à tout moment dans la société humaine. Hier comme aujourd’hui, il reste et demeure une richesse culturelle qui a marqué son temps. Le vodoun aide à conjurer les mauvais sorts. Comme toute religion, il prône la paix, la tolérance, l’amour du prochain et autres, souligne Bienvenu Agossou Assogba. Malgré l’entrée en Afrique d’autres religions importées, le vodoun de passion caractère polysémique a pu résister dans le temps à toutes les pressions jusqu’à retrouver ses lettres de noblesse de culte ou de religion, confie-t-il. Ce qui a valu l’inscription du vodoun comme patrimoine culturel mondial. Il exhorte les dignitaires, prêtres, et responsables du culte vodoun à agir avec doigté pour effacer des esprits de bon nombre de Béninois la perception attribuée à tort ou à raison au vodoun comme étant l’émanation du diable.
Le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et le représentant du maire d’Adjarra, Eric Koudjo, ont aussi mis l’accent sur l’importance du vodoun qui serait une religion de valeur pratiquée par plus de 50 millions de personnes dans le monde. Ils ont rendu hommage à l’ancien président de la République, Nicéphore Soglo pour avoir consacré la journée du 10 janvier pour la célébration de la fête des religions endogènes.
Au nom du préfet des départements de l’Ouémé-Plateau, Carole Bossou Agondanou, directrice départementale chargée des Relations avec les Institutions de l’Ouémé-Plateau, a souligné que les religions endogènes constituent un maillon incontournable de la société béninoise. De ce fait, elle a invité les vodouisants à assurer la veille citoyenne dans les couvents et à intercéder auprès des mânes de nos ancêtres pour que l’élection présidentielle du 28 février prochain se déroule dans la paix et dans une ambiance enthousiaste.
Comme tous les ans, il a été consulté sur-le-champ le Fâ pour voir sous quel signe sera l’année 2016. La consultation a révélé le signe Aklan Toula. Le prêtre du Fâ a expliqué à l’assistance les exigences de ce signe qui recommande aux Béninois d’éviter cette année toute situation de révolte, de vengeance, de colère et de division.
Selon le prêtre du Fâ, le signe Aklan Toula appelle la naissance de beaucoup de jumeaux cette année 2016 et interdit par ricochet aux femmes l’avortement volontaire.
La cérémonie s’est achevée par une réjouissance populaire ponctuée de défilé des différentes divinités présentes¦

Les rideaux sont tombés vendredi 8 janvier dernier sur la XIXe session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) qui s’est tenue à Cotonou. Elle a été sanctionnée par un communiqué final signé par Alassane Dramane Ouattara, nouveau président en exercice et lu par Cheikhe Hadjibou Soumaré, président de la Commission. Tous les chefs d’Etat étaient présents sauf celui de la Guinée-Bissau. Le président Boni Yayi a transmis le témoin à son homologue ivoirien.
Alassane Dramane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire est élu à l’unanimité de ses pairs présents à la rencontre de Cotonou, vendredi 8 janvier dernier. C’est l’une des grandes décisions prises par le sommet. Il a témoigné sa gratitude et adressé ses félicitations au président Boni Yayi pour le travail remarquable abattu au profit de l’institution commune. Pour lui, au-delà de sa personne, c’est tout le peuple ivoirien qui est honoré, un peuple dont l’attachement à l’intégration est reconnu. «J’ai une seule ambition; accélérer la marche vers l’intégration de nos économies», assure Alassane Dramane Ouattara, selon qui, tous les Etats doivent s’inscrire dans une dynamique de croissance économique.
Avec un taux annoncé de 6%, le président ivoirien a félicité les présidents des institutions financières régionales. Il a insisté sur l’indispensable besoin de sécurité nécessaire au développement de l’espace sous-régional.
Le tout nouveau président en exercice de l’Uémoa a invité ses pairs à s’atteler à réaliser des progrès notables dans la coordination des politiques sectorielles nationales et à l’harmonisation de la législation des Etats membres. Il a affirmé la disponibilité de son pays à apporter sa contribution au rayonnement de l’Union.
Sur le plan politique, selon le communiqué final, la Conférence s’est félicitée de la bonne tenue des élections présidentielles en Côte d’Ivoire, au Togo et au Burkina Faso et a adressé ses vives félicitations respectivement aux présidents Alassane Dramane Ouattara, Faure Essozimna Gnassingbé et Rock Marc Christian Kaboré.
Les chefs d’Etat et de gouvernement condamnent vigoureusement l’attaque terroriste du 20 novembre 2015 contre le peuple malien et les attaques intervenues dans le monde, en particulier celles perpétrées à Paris, à Tunis et au Moyen-Orient. Ils saluent au terme du communiqué final, l’engagement des Etats membres de l’Union, des pays amis et de la communauté internationale dont les forces demeurent aux côtés des Maliens pour la stabilité de ce pays.
La conférence exprime sa solidarité aux peuples malien et nigérien et décide de renforcer davantage les efforts dans la lutte contre le terrorisme, par la coopération frontalière et transfrontalière, le partage de renseignements et la mutualisation des moyens. Elle demande aux organes et institutions de l’Union de poursuivre la mise en œuvre du chantier paix et sécurité pour assurer la quiétude nécessaire au développement de la sous-région.
S’agissant de l’état du processus d’intégration de l’Union, les chefs d’Etat et de gouvernement se sont penchés sur les questions d’intérêt commun à l’Uémoa et à la Cédeao. Ils apprécient la bonne coordination des actions des deux institutions, souligne le communiqué, à travers la tenue régulière des sessions du secrétariat technique conjoint en vue d’une exécution efficace des projets et programmes communautaires.
La conférence salue, relève le communiqué, les actions réalisées pour l’amélioration du financement des économies de l’Union, à travers la mise en œuvre de la 2e phase du processus de renforcement des capacités d’intervention des banques et établissements financiers et la promotion des bureaux d’information sur le crédit.
S’agissant du renouvellement des mandats, les chefs d’Etat ont décidé de la prorogation du mandat de l’ensemble des commissaires jusqu’au prochain sommet à l’issue duquel le Niger assurera la présidence de la commission ¦

Cotonou a abrité, vendredi 8 janvier dernier, le sommet des chefs d’Etat de l’Autorité du Bassin du Niger. Les Etats membres de cette organisation ont adopté un plan d’investissement pour sauver le fleuve Niger du péril climatique.
La situation actuelle du fleuve Niger n’est pas reluisante. Pourtant, plus de 300 millions de personnes vivent sur les rives de ce cours d’eau, étendu sur neuf pays du continent. Si la gestion efficiente des ressources en eau fonde la création de l’Autorité du Bassin du Niger en 1980, les affres que subit le fleuve du fait du dérèglement climatique confortent les pays membres dans la nécessité de mutualiser leurs efforts pour répondre aux défis de l’heure. «Les conséquences néfastes du changement climatique montrent l’importance de ce regroupement. Malgré nos efforts, les défis restent encore importants, en termes de réduction de la pauvreté, de l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines, de l’amélioration des écosystèmes, de partage équitable des ressources du fleuve», pointe le chef de l’Etat, Boni Yayi, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat de l’Abn. Tirant la sonnette d’alarme, il confie que le bassin du fleuve Niger connaît une réduction de 55% de son écoulement et subit une baisse de niveau de 40%, avec un niveau d’ensablement qui menace l’existence même des populations riveraines.
Boni Yayi plaide pour un engagement fort des Etats membres de l’Abn et une mobilisation plus accrue des partenaires techniques et financiers pour sauver le Niger du péril climatique.
Le rendez-vous de Cotonou a donc consacré la mise en place du plan stratégique d’investissement à l’horizon sensé renforcer la résilience aux changements climatiques dans le bassin du Niger à l’horizon 2024. Ce document découle du plan opérationnel de l’organisation qui se décline en 350 actions réparties en trois plans triennaux. Le montant total du plan opérationnel est estimé à 7,2 milliards de dollars, soit plus de 4285 milliards de francs CFA. Les Etats membres ont recommandé l’organisation d’une table ronde des partenaires pour la mobilisation du financement. Mais d’ores et déjà, ils se sont engagés à assurer sur fonds propres des actions à hauteur d’au moins 10% de son montant pour compter de l’exercice 2016.
Le sommet envisage également, avec l’appui de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, la mise en place d’un fonds régional climat pour le bassin du Niger, en vue de la mobilisation des financements innovants des actions du Plan opérationnel.
Au terme des travaux, le Bénin a été reconduit à la tête de l’organisation pour un nouveau mandat d’un an.
Créée en 1980 sur les cendres de la Commission du fleuve Niger, l’Abn est une organisation intergouvernementale chargée de promouvoir la coopération entre les Etats membres et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations du bassin pour la gestion durable des ressources en eau et des écosystèmes associés. Il comprend neuf Etats membres : Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad ¦

Mis en place en novembre dernier, le Comité de normalisation (Conor) que dirige Me Rafiou Paraiso poursuit son œuvre de réconciliation de la famille du football national. Au cours d’un entretien avec lui la semaine dernière, il a rassuré de ce que le football reprendra, mais à condition que chaque acteur y mette du sien.
Lentement mais sûrement, le Comité de normalisation remplit son cahier de charge vis-à-vis de l’instance faîtière qui l’a institué. Depuis quelques semaines, il écoute les membres de la famille du football national. Les derniers à lui présenter leurs doléances et autres propositions de sortie de crise sont «le camp» du président Victorien Attolou et les membres du Comité de réunification et d’orientation (Cro). Au terme de cette rencontre qui s’est tenue dans les locaux du ministère en charge des Sports, la semaine dernière, le président Rafiou Paraiso en marge de ladite rencontre s’est appesanti sur la méthode de travail du Comité qu’il dirige, son programme et ses perspectives.
A propos de la méthode, il explique qu’il ne peut y avoir réunification sans écouter les différents protagonistes et les membres de la famille. Et sans avoir des précisions sur les facteurs générateurs des crises. «Et c’est ce que nous faisons en écoutant séparément chaque groupe composant la famille», a-t-il indiqué, soulignant au passage que tous les principaux acteurs ainsi que les différentes associations des reporters sportifs ont déjà été écoutés. «Il ne reste que le «camp» du président Augustin Ahouanvoébla qui n’a pas encore été disponible», confie-t-il.
Dévoilant un coin de voile sur la suite du programme, Me Rafiou Paraiso, a révélé que son groupe poursuivra les audiences dès la semaine du 11 janvier. «Nous irons dans les départements rencontrer les autres acteurs, les écouter et recueillir leurs propositions», indique-t-il.
Ce n’est qu’après cette étape, ajoute le président du Conor, qu’il y aura un grand rendez-vous qui réunira toute la famille histoire de permettre à tout le monde de participer à cette réconciliation. Seulement aucune terminologie n’est encore retenue pour ces assises.
Rafiou Paraiso a évoqué également l’organisation du championnat national. A ce sujet, il a indiqué que ce sera certainement une compétition de transition. «Et ce sera de façon consensuelle que la formule ainsi que les clubs participants seront retenus».
Le président du Comité de normalisation a insisté sur la nécessité de faire rouler le ballon au Bénin pour le bonheur de sa jeunesse. «Mais tout se fera de façon consensuelle», martèle-t-il.
Par rapport à la question qui préoccupe beaucoup de fanatiques par rapport au respect du temps imparti au Comité de normalisation pour faire son travail, son président est sans ambages: «C’est également notre préoccupation. Nous ne sommes pas au Conor pour perdurer. Nous sommes conscients des difficultés liées à la tâche, et nous travaillons à rester dans le délai», a-t-il confié. Il évoque le cas togolais qui a obligé la FIFA à prendre ses responsabilités en procédant à la dissolution du Comité mis sur pied et qui n’a pas su gérer le temps ni la crise.
Rafiou Paraiso a saisi l’occasion de cet entretien pour exhorter tout le monde à la tolérance, à l’acceptation de l’autre, et surtout le patriotisme. « Nous sommes conscients de la mission, de ses difficultés. Mais si chacun y met la volonté, nous vaincrons», a t- il conclu.¦

Les prétendants au palais de la Marina au terme de l’élection présidentielle projetée pour le 28 février prochain affluent du côté de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Depuis l’ouverture samedi 9 janvier dernier du dépôt des dossiers, neuf présidentiables se sont pourvus. Mais seulement cinq ont vu leurs dossiers acceptés.
Christian Enock Lagnidé est de nouveau candidat à la course au palais de la Marina. C’est d’ailleurs lui qui, samedi 9 janvier dernier, a ouvert le bal en étant le tout premier candidat à déposer son dossier au niveau de la Commission électorale nationale autonome (Céna). L’homme n’est pas à son coup d’essai. En 2011, il s’était porté candidat au même titre que treize autres Béninois pour cette même élection sans pour autant faire sensation. Cinq ans après, le voilà à nouveau qui s’annonce. Mais en lieu et place du candidat lui-même, c’est un représentant qui a déposé son dossier.
Comme lui, l’ancien coordonnateur du Millennium challenge account Bénin veut aussi conduire les destinées du Bénin. Simon Pierre Adovèlandé s’est lui aussi annoncé en allant déposer son dossier, toujours dans la même journée du samedi 9 janvier. Sur ses pas, un autre habitué à la compétition présidentielle au Bénin: Gatien Houngbédji. L’homme qui a annoncé, il y a une semaine, qu’il avait à nouveau envie de se lancer à la conquête du pouvoir d’Etat, est allé déposer son dossier auprès de la Céna.
A ces trois candidatures enregistrées samedi 9 janvier dernier, se sont ajoutées deux autres au cours de la journée du dimanche 10 janvier. Il y a d’abord eu celle de Robert Gbian. Celui qui se fait affectueusement appeler GGR par ses admirateurs, s’est déplacé tôt dans la matinée pour sacrifier à l’une des principales exigences qui lui permettront de se maintenir dans la course à la succession de Boni Yayi. A la fin de l’exercice, il confiait avoir répondu à l’appel du peuple. Lequel aurait souhaité et même exigé cette candidature. L’autre prétendant à la succession de Boni Yayi, c’est son ancien ministre en charge de l’Agriculture, Azizou Issa. L’ancien parlementaire compte lui aussi se présenter devant ses compatriotes dans l’espoir qu’il «sera élu». Mais il n’en fait une obligation. «Je prie que Dieu choisisse le meilleur d’entre nous», a déclaré Azizou Issa qui a annoncé que cette élection devrait être une fête. Au total, au terme des deux premières journées, cinq dossiers de candidatures ont été acceptés du côté de la Céna. Mais il y a eu aussi des rejets¦
Quatre dossiers recalés
Quatre candidats à la course au palais de la Marina n’ont pu déposer leurs dossiers au niveau de la Céna, bien qu’ayant effectué le déplacement à son siège. Dans la plupart des cas, il s’agissait de dossiers incomplets et de défaut de pièces. Didier Thierry Adjovi, ancien candidat à cette élection est reparti chez lui avec son dossier pour défaut de certaines pièces. Toute chose qui ne l’a pas surpris, dans la mesure où, a-t-il confié, il savait que ses pièces n’étaient pas au complet. Comme lui, Patrice Agossimenou n’a pu également déposer le sien, toujours pour défaut de pièces. Ce n’est d’ailleurs pas pour la première fois que celui-ci connaît un tel sort. Ainsi qu’il l’a rappelé lui-même, son dossier avait été déjà rejeté en 2011 pour des raisons similaires. Il faut préciser que ces deux candidats étaient au siège de la Céna, samedi 9 janvier dernier.
Un autre candidat du nom de Raymond da Costa a lui vu son dossier recaler alors qu’il avait effectué le déplacement à la Céna le dimanche 10 janvier. Le dernier candidat qui a subi le même sort, a nom Bertin Coovi, toujours pour défaut de pièces. Il est à préciser que les candidats recalés gardent leurs chances intactes, si avant le délai imparti, ils parvenaient à faire le rajout des pièces manquantes pour les introduire à nouveau au niveau de la Céna qui elle, se chargera de les transmettre à la Cour constitutionnelle pour validation¦

Le Parti national Couronne (PNC) ne présentera pas en son sein un candidat pour la présidentielle du 28 février prochain. Il soutiendra un candidat à l’externe. L’annonce a été faite par le bureau politique de ce parti à la faveur d’une déclaration lue samedi 9 janvier à Djrègbé, commune de Sèmè-Podji.
Valère Kakaï Glèlè, président d’honneur du Parti national Couronne (PNC) ne sera plus candidat à l'élection présidentielle du 28 février prochain. L’intéressé qui avait annoncé initialement son intention de se jeter aussi dans cette bataille politique a revu son ambition à la baisse. Il renonce à sa candidature au profit du candidat externe que choisira sous peu le parti. C’est du moins ce qu’on peut retenir de la déclaration faite samedi 9 janvier par Valère Kakaï Glèlè à son domicile à Djrègbé, commune de Sèmè-Podji en présence de plusieurs membres du bureau politique du PNC dont son président Jacob Oschoffa. Selon le conférencier, beaucoup d’eau a coulé sous le pont depuis qu’il a annoncé par voie de presse sa volonté de briguer la magistrature suprême. Cette décision, selon Valère Kakaï Glèlè, fait suite à une analyse minutieuse de la situation sociopolitique nationale caractérisée par une multitude d’intentions de candidatures et de mouvements politiques suscitant la candidature de tel ou tel candidat. Pour lui, l’élection présidentielle du 28 février prochain présente un enjeu hautement historique et appelle à l’impérieuse nécessité de redorer le blason de la fonction du président de la République en limitant la pléthore de candidatures à cette joute électorale. Face à cette situation, le président d’honneur du PNC trouve opportun de mutualiser ses forces et ses énergies avec tous ceux qui portent la même vision et les mêmes idéaux que sa formation politique, à savoir : construire un Bénin sans inégalité sociale, donner les mêmes chances à toutes les citoyennes et à tous les citoyens, œuvrer au bien-être de la population et faire du Bénin un pays phare en Afrique de l’Ouest. Valère Kakaï Glèlè dit avoir pris cette décision en accord avec sa base et tous les mouvements qui le soutiennent. Il lance un appel à tous ses amis ainsi qu'aux mouvements politiques le soutenant à se mettre ensemble avec lui pour faire gagner au soir du 28 février le candidat que choisira bientôt le Parti national Couronne ?
Politique 11 janv. 2016

Avec pour devise «Liberté, paix, fraternité» et pour credo «la liberté notre combat», le Parti des démocrates libéraux (PDL), porté sur les fonts baptismaux le 17 octobre 2015, se réclame comme l’une des formations politiques les plus en phase avec les défis actuels de l’arène politique nationale. Moins de quatre mois après le congrès qui l’a vu naître et en pleine effervescence politique, eu égard à l’élection présidentielle du 28 février prochain, les responsables et militants de ce parti ont choisi d’investir officiellement l’homme à qui, unanimement, ils ont accordé leur confiance pour en présider les rênes.
La manifestation organisée samedi 9 janvier à la Maison des jeunes d’Agla avait donc une double saveur d’innovation et de fête. Quoique le déplacement des militants ne fut pas massif, l’ambiance était quand même à son comble et ceux qui n’ont pas voulu se faire conter l’évènement ont pu ainsi se régaler de la longue suite d’artistes invités pour agrémenter cet instant.
Plusieurs organisations politiques ainsi que des représentants de candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain ont aussi fait le déplacement pour soutenir le PDL à l’occasion. Les adresses se sont voulues des exhortations aussi bien à l’endroit du président que des autres responsables et membres, afin que le PDL tranche avec la routine observée jusque-là dans les milieux politiques pour être un parti de développement. Mais cela passe avant tout par l’engagement des militants. D’où l'appel de certains intervenants à leur endroit, les invitant, au militantisme et au bénévolat.
«Notre mission est de créer les conditions pour faire du Bénin un vaste chantier au cœur du continent africain», estime le président du PDL, Hospice Tokpanoudé. En lien avec l’élection présidentielle, il soutient qu’«un parti ne doit pas susciter une candidature, mais a le droit de soutenir un candidat». Selon lui, le choix du PDL interviendra une fois que la Cour constitutionnelle aura validé les candidatures, et ceci conformément à la procédure en vigueur au niveau de sa formation politique ?

Le Parti conscience citoyenne était en Conseil national samedi 9 janvier à Porto-Novo. A l’occasion, les structures à la base et les militants du parti venus des quatre coins du Bénin ont validé le choix du candidat Lionel Zinsou opéré par le bureau directoire de cette formation politique que préside le préfet des départements de l’Ouémé-Plateau.
«Oui, nous disons oui à la candidature de Lionel Zinsou, parce que c’est le candidat du consensus, c’est un candidat rassembleur, le Bénin a besoin de ses dignes fils qui excellent partout dans le monde.», a déclaré Heulèche Tognonmègni, représentant des jeunes déclenchant un tonnerre d’applaudissements de l’assistance. Ce qui témoigne de l’unanimité des militants et sympathisants du parti Conscience citoyenne du préfet Moukaram Badarou autour du choix du candidat Lionel Zinsou. Pour lui, celui-ci est le candidat présentant le meilleur profil et incarne un modèle de réussite. Il est le candidat de la paix, de l’unité nationale et pourra véritablement insérer le Bénin dans le concert des nations. Le Bénin a besoin de tous ses enfants formés avec des compétences avérées pour participer et contribuer au développement du pays. «C’est une chance pour les Béninois à l’heure de la mondialisation où tous les pays aspirent au développement et recherchent des compétences, d’aller puiser dans la diaspora pour renforcer ses capacités à faire face aux défis de développement», apprécie Heulèche Tognonmègni invitant toute la classe politique à apporter son soutien à cette candidature.
Venu faire ses amitiés au parti Conscience citoyenne, le ministre Noël Fonton a exhorté les militants de cette formation politique à rester soudés et à travailler pour porter haut et loin l’étendard de ce candidat qui, a-t-il attesté, demeure le meilleur choix pour tous et pour la continuité des efforts de développement sans cesse consentis pour le Bénin. «Nous sommes ici aujourd’hui pour la poursuite du développement du Bénin. Je vous exhorte à parler aux uns et aux autres. Ce qui compte ce n’est pas ce qui nous divise, ce qui compte c’est ce qui nous unit et ce qui nous unit c’est le Bénin tout entier. Il faudrait que le Bénin soit respecté par les autres pays. Je vous demande que vous vous unissiez main dans la main derrière le président du parti Conscience citoyenne pour faire triompher notre candidat, votre candidat le 28 février 2016», a conclu le ministre.
Politique 11 janv. 2016

Abuja, capitale du Nigeria, a accueilli jeudi 7 janvier, la 24e cérémonie des CAF Awards. Le Gabonais Pierre-Emérick Aubameyang qui, comme Meilleur footballeur africain de l’année 2015, a été préféré à l’Ivoirien Yaya Touré, couronné les quatre dernières années, et au Ghanéen André Ayew. C’était en présence de la délégation du Conor conduite par son président, Rafiou Paraïso.
La 24e édition des Glo-CAF Awards a livré son verdict, jeudi 7 janvier à Abuja au Nigeria. A l’arrivée, c’est au Gabonais Pierre-Emérick Aubameyang qu’a été attribué le titre du Meilleur footballeur africain de l’année 2015. Il succède ainsi à l’Ivoirien Yaya Touré.
Le football béninois était représenté à cette cérémonie par le Conor. Aux côtés de son président Rafiou Paraïso, il y avait Marius Dadjo et Quentin Didavi.
15 couronnés en 24 ans
De 1992 à 2014, du Ghanéen Abedi Pelé à l’Ivoirien Yaya Touré, 14 joueurs ont reçu la plus prestigieuse des récompenses du football africain.
Le Camerounais Samuel Eto'o a été le premier à être couronné à quatre reprises (2003, 2004, 2005 et 2010), record égalé depuis par Yaya Touré, inamovible lauréat récipiendaire depuis 2011 (2011, 2012, 2013, 2014).
Le premier joueur à avoir été nommé à deux reprises fut l’ex-capitaine du Nigeria, Nwankwo Kanu (1996, 1999). Il devait être ensuite imité par le Sénégalais El Hadji Diouf (2001, 2002) puis par l'Ivoirien Didier Drogba (2006, 2009).
Le vainqueur depuis 1992 a toujours été un attaquant ou un milieu de terrain offensif, et ce sera encore le cas cette année.
Si 15 joueurs seulement ont été consacrés, beaucoup d’autres auraient mérité tout autant de monter sur la plus haute marche du podium. Et ils sont nombreux: le gardien ivoirien Alain Gouaméné (1992), le défenseur marocain Noureddine Naybet (1993), le Nigérian Daniel Amokachi, qui a régulièrement été présent dans le Top 10, ou le Tchadien Japhet N'Doram. D’autres joueurs ont marqué le quart de siècle sur les stades africains ou dans leurs clubs en Europe: le défenseur sud-africain, Mark Fish (1996), le défenseur ghanéen Samuel Kuffour (1999, 2001), ses compatriotes Michael Essien, une fois deuxième et quatre fois troisième, Asamoah Gyan, André Ayew , le Malien Seydou Keita, les Nigérians Jay Jay Okocha, Obi Mikel ou Vincent Enyeama.
La Côte d’Ivoire mène le bal avec ses six trophées du Meilleur joueur (Didier Drogba, Yaya Touré), devant le Nigeria (Rashidi Yekini, Emmanuel Amunike, Nwankwo Kanu, Victor Ikpeba) et le Cameroun (Patrick Mboma, Samuel Eto’o) cinq. Le Sénégal a été primé à deux reprises (Diouf). Le Libéria avec George Weah, seul joueur africain à avoir reçu un Ballon d’Or (1995), le Ghana (Abedi Pelé), le Maroc (Mustapha Hadji), le Mali (Frédéric Kanouté) et le Togo (Emmanuel Adebayor) ont tous été distingués une fois¦ Cafonline.com