La Nation Bénin...
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Il sera célébré demain samedi 24 octobre, les 70 ans de l’Organisation des Nations Unies (ONU). A cette occasion, l’équipe pays du Système des Nations Unies au Bénin a échangé avec la presse sur le bilan, les actualités et les orientations futures de l’organisation pour le développement du Bénin. C’était hier jeudi 22 octobre au cours d’un déjeuner de presse. Le thème retenu pour les manifestations est «Une nation unie forte pour un monde meilleur».
L’Organisation des Nations Unies souffle ses 70 ans. Occasion pour marquer le pas, contempler son histoire et faire le bilan de ses succès durables. Mettre en lumière les domaines dans lesquels, en collaboration avec la communauté internationale toute entière, il faudra redoubler d’efforts pour répondre aux défis actuels et futurs sur trois thèmes principaux : la paix et la sécurité, le développement et les droits de l’Homme.
Plantant le décor, le coordonnateur du Système des Nations Unies, Rosine Sory Coulibaly a précisé que l’Organisation des Nations Unies (ONU) est née des suites du chaos et des ravages de la seconde Guerre mondiale. Sa mission est restée toujours guidée par sa charte qui oriente ses interventions dans les différents domaines qui constituent les piliers de la paix, du développement durable et des droits de l’Homme.
Du thème retenu cette année, elle indique qu’il dénote de l’importance du multilatéralisme et de la transversalité des actions de l’organisation. «Chaque jour, l’action des Nations Unies permet d’améliorer la vie de millions de personnes à travers notamment la vaccination d’enfants, la distribution d’une aide alimentaire, l’accueil de refugiés, le déploiement de soldats de la paix et la promotion de l’égalité de sexes, des droits de l’Homme et de la primauté du droit.»
Par rapport à sa coopération avec le Bénin, le coordonnateur du SNU a révélé que pour la période en cours, c'est-à-dire 2014-2018, les Nations Unies lui fourniront un appui financier et technique conséquent. Soit, près de 970 millions de dollars US. «Au-delà de cette aide matérielle, nous mettons à disposition des institutions et du peuple béninois, nos expertises dans six domaines d’interventions: la croissance inclusive, l’emploi, la sécurité alimentaire, l’égalité du genre et protection sociale, la santé y compris le VIH/Sida, les maladies non transmissibles, la nutrition, la planification familiale, l’assainissement de base, l’éducation de base, la protection contre la vulnérabilité sociale, les violences et les abus, la gouvernance, et la décentralisation et enfin l’environnement, la gestion des crises, des catastrophes et des changements climatiques».
Une coopération réussie
Pour Rosine Sory Coulibaly, la coopération avec le Bénin se porte à merveille. Elle parle de réalisations notables au Bénin, et cite la parité filles- garçons dans l’enseignement primaire qui est aujourd’hui largement atteint, la polio qui a été éradiquée et enfin la proportion de la population qui souffre de la faim depuis 1990 qui a été réduite de moitié.
Au niveau mondial, le leadership de l’ONU devrait permettre d’ici à fin 2015 de réduire le nombre de pauvres de 25 % par rapport à 1990. 45 pays sur 84 sont en voie de réduire la pauvreté de moitié «Plus largement, l’héritage des Nations Unies, depuis sa création, c’est des millions de personnes qui sont épargnées par la guerre, la famine, l’extrême-pauvreté, ou encore les épidémies mortelles grâce au déploiement des casques bleus qui sont actuellement près de 107.000 sur 16 missions à travers le monde».
Le coordonnateur du SNU au Bénin ajoute que les 70 ans coïncident avec l’adoption, le 25 septembre dernier, des ODD par l’ensemble de la communauté internationale. « Ces ODD constituent un ambitieux programme qui vise à transformer notre monde à l’horizon 2030. Ce programme de développement durable est un plan d’actions pour l’humanité, la planète et la postérité. Les ODD visent à renforcer la faim partout dans le monde, dans le cadre d’une liberté plus grande. Il ambitionne aussi de réaliser les droits humains pour tous, l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des filles», a-t-elle ajouté. La séance d’hier a été l’occasion pour les professionnels des médias d’assouvir leur curiosité sur le fonctionnement des différents programmes des Nations Unies exerçant au Bénin.
Tour à tour, Tiémoko Yo de la FAO, Marie-Marguarèthe Molnar de l’Onusida, Gilbert Poumangue du PNUD, Dr Anne Vincent de l’UNICEF, Dr Koudaogo Ouédraogo de l’UNFPA, Housainou Tall du PAM, Dr Triphonie Nkurunziza de l’OMS ont expliqué ce que leur institution fait au pays. C’était sous la houlette du coordonateur résident des Nations Unies près le Bénin.
Plusieurs manifestations officielles sont prévues ce jour pour marquer l’évènement au Bénin.

La présidentielle de 2016 s’annonce et ne laisse plus grand monde indifférent. De plus en plus de groupes ou de personnalités se mobilisent. L’Association des leaders et personnalités pour une nouvelle gouvernance en Afrique, présidée par l’ancien ministre de la Justice et aujourd’hui député, Valentin Agossou Djènontin entend ne pas être en marge de cette dynamique. Aux côtés de celui-ci, hier mercredi 21 octobre à l’Infosec de Cotonou, le député Valère Tchobo, l’ancien ministre Martial Sounton, le conseiller spécial du chef de l’Etat, Raphaël Edou, le chef Matériel à la présidence de la République, Paulin Dossa et dame Assou Koba. C’était au cours d’une conférence de presse.
Le Bénin, où tout ne va pas pour le mieux, mais qui pourtant doit devenir une grande nation, a besoin d’être dirigé par des personnes avisées. C’est pourquoi l’Association des leaders et personnalités pour une nouvelle gouvernance se met en devoir d’aidaer l’opinion à définir le profil de la personnalité qui devrait prendre, selon elle, les rênes du Bénin pour compter du 6 avril 2016. D’où le thème de la conférence : « Qui est le prochain président du Bénin ? » ; le choix de celui-ci devant se faire avec réalisme en évitant surtout, d’après les conférenciers, de confier le pays à un novice qui passerait du temps à chercher ses marques.
Pour Valentin Djènontin, la vertu, le savoir-faire et l’engagement sont autant de qualités dont le prochain locataire du palais de la Marina devra faire montre, en sus de la détermination, la rigueur et l’abnégation. Pour en attester, le président devrait avoir passé l’épreuve de débats conduits par la presse, qui l’auront amené à exposer clairement à l’opinion publique, sa vision. Pour insister sur cette dimension, Valentin Djènontin soutient que le Bénin est en proie à la déconfiture des valeurs républicaines, subit des crises sociales successives qui n’autorisent pas à placer n’importe qui à la tête du pays. En clair, martèle-t-il, cette personnalité doit justifier d’une expérience suffisante, d’une perception des enjeux et d’une vision claire des affaires, être compétent, et prêt à affronter toutes les épreuves éventuelles. Le tout pour, entre autres, assurer la pérennisation des acquis du régime finissant, travailler à l’assainissement du paysage politique, améliorer la gouvernance économique en exploitant toutes les potentialités du Bénin, relativement surtout à sa position géographique.
Par ailleurs, appuie Martial Sounton, le prochain président doit être capable de rassembler tous les Béninois, de promouvoir une administration de développement, réhabiliter le système éducatif, valoriser les compétences des uns et des autres et non les diplômes afin de gagner la lutte contre le chômage. Il ne devra pas occulter les conflits d’intérêts qui retardent le développement, devra réduire les inégalités et faire de la fin de l’impunité, une priorité.
En outre, la sécurité humaine, l’énergie, le renforcement de la démocratie doivent être au cœur de son engagement, la promotion et l’autonomisation des femmes, tout comme le sens de l’intérêt supérieur de la nation, contrairement à l’esprit partisan, ajoutent Paulin Dossa et Assou Koba. Ils énumèrent aussi, les changements climatiques, la santé, l’emploi des jeunes, l’importance à accorder à l’enseignement de l’anglais aujourd’hui, l’éducation pour les filles, etc. comme autres chantiers de prédilection du président de la République à venir. Qui devra, bien plus encore, se montrer un bon chef d’orchestre.
Actualités 22 oct. 2015

Le président de la République a tenu, hier mercredi 21 octobre à Parakou, une séance de travail avec les acteurs de la filière coton. Devant les performances de ces dernières années, il demande que l’unité revienne dans la famille pour porter loin l’or blanc béninois.
La chute des cours mondiaux de l’or blanc n’a visiblement pas émoussé l’ardeur des acteurs de la filière cotonnière béninoise. La campagne 2014-2015 s’est soldée par une production de 293 367 tonnes de coton graine, permettant ainsi au pays de rester de la courbe ascendante de la production depuis 2012, année de reprise en main de la filière par l’Etat. Le point des flux financiers de cette campagne révèle que la saison a dégagé un chiffre d’affaires de 132 milliards de francs CFA. Tous les producteurs sont déjà payés au titre de cette campagne, mais la Société nationale pour la promotion agricole (SONAPRA) chargée de la commercialisation du coton reste devoir 640 millions de franc CFA aux transporteurs, environ 4 milliards F CFA aux usines de la SODECO et environ 1,9 milliards FCFA aux fournisseurs d’intrants. Le président de la République a rassuré les transporteurs que le ministère des Finances prend déjà les dispositions afin qu’ils soient payés dès la semaine prochaine. Pour le compte de cette campagne, l’Etat a dû mettre en place environ 36 milliards F CFA pour combler le gap qui découle surtout de la chute du cours du coton sur le marché international.
360 000 tonnes pour la campagne 2015-2016
Pour la campagne 2015-2016, la production attendue est estimée à 360 000 tonnes de coton-graine. Selon Jacob Ishola, directeur général de la SONAPRA , les dispositions pratiques sont en train d’être prises afin que la campagne de commercialisation du coton-graine démarre dès la première quinzaine du mois de novembre. Idem au niveau des égreneurs qui procèdent à la mise à jour de leurs usines pour rester dans le timing de la campagne d’égrenage. «Nous pensions que la campagne d’égrenage pourrait démarrer dès le 15 novembre prochain pour finir en mars 2016», rassure le directeur général de la SONAPRA.
Lors de la séance de travail avec les acteurs, le chef de l’Etat a passé en revue les difficultés de la filière famille par famille afin que la campagne 2015-2016 se déroule sans écueils. «Les préparatifs de la commercialisation primaire du coton nécessitent que la SONAPRA et le gouvernement entrent en négociation pour convenir du type d’égrenage et de signer le contrat de prestation avant le lancement officielle de la commercialisation», préconise le président de la Fédération nationale des producteurs. Pour les réformes, il soutient que le gouvernement doit tenir dans son ambition de réaliser le zonage, pour garantir la durabilité de la filière. L’aménagement des pistes rurales constitue encore un défi important pour la campagne. Si la campagne précédente, il est reproché à l’Etat d’avoir joué au médecin après la mort, le chef de l’Etat rassure que des dispositions sont prises pour que les pistes soient vite aménagées.
Eustache Kotigan, représentant des égreneurs, a salué les performances du secteur depuis la reprise en main de la gestion par l’Etat. Mais il indique que des goulots d’étranglements doivent être levés, en terme de paiement à bonne date du prix aux producteurs et aux transporteurs ainsi que l’apurement de la dette de la SONAPRA vis-à-vis des égreneurs. Il souligne aussi que le Bénin est souvent pénalisé dans l’offre de son coton parce que le placement sur le marché international est fait avec beaucoup de retard.
Diversifier l’agriculture !
«Le coton béninois est à la croisée des chemins. Il faut que l’unité revienne dans la filière et que tous les acteurs regardent dans la même direction. Vous devez vous asseoir ensemble maintenant pour un nouveau départ», indique le président de la République. Boni Yayi préconise un partenariat fructueux qui prend en compte les intérêts de tout le monde, plus particulièrement ceux des cotonculteurs. Dans le même temps, il prévient que les acteurs doivent éviter de détruire la présence de l’Etat dans la filière. «Dans aucun pays au monde, l’Etat ne s’est retiré de l’agriculture», martèle-t-il.
Au-delà du coton, le chef de l’Etat défend la diversification de l’agriculture béninoise, à l’aune de l’adoption du Programme de Développement durable 2015-2030. «Nous sommes revenus de New York avec une vision plus claire de notre agriculture. Elle doit occuper une place centrale dans la stratégie nationale qui découlerait du programme de développement durable post 2015», affirme-t-il. «Nous devons réfléchir sur des réformes, notamment la transformation des produits agricoles, le financement du secteur, l’organisation de nos marchés agricoles», poursuit-il.
Le président de la République revient également sur les défis du changement climatique. Il indique que le secteur cotonnier béninois est frappé de plein fouet par les changements climatiques qui ont occasionné une déstructuration du calendrier cultural. «La pluie n’est pas souvent au rendez-vous. Le Bénin sera donc présent au COP 21 où il a déposé une contribution dans le cadre du débat mondial sur la réduction des gaz à effet de serre », annonce-t-il, exprimant la reconnaissance du gouvernement aux producteurs qui ont travaillé pour que le Bénin atteigne la cible des OMD concernant l’élimination de la faim.

Les membres de la Haute cour de Justice devraient tenir hier mercredi 21 octobre, la première session ordinaire de leur nouvelle mandature. Le temps fort de la cérémonie sera l’élection du président de l’institution.
Marcelline Gbèha Afouda, présidente sortante, devrait mettre son mandat en jeu. Mais la cérémonie n’a pu avoir lieu hier. Sur les 13 membres de l’institution, 11 étaient présents. Il a été noté deux absents en l’occurrence Akibou Ibrahim et Bernard Dégboé tous deux membres de la Cour constitutionnelle. Ils sont hors du territoire national. Ils auraient appelé pour s’excuser auprès du doyen d’âge des membres de l’institution, Kora Zimé Yarou. Dans le cas d’espèce, la loi exige le report de la cérémonie. Car, il est exigé pour l’ouverture de cette première rencontre la présence de tous les 13 membres de la juridiction. En cas d’absence d’un juge, l’ouverture est reportée à 72 heures, donc à vendredi 24 octobre prochain. Mais le doyen d’âge a préféré renvoyer l’ouverture au mercredi 28 octobre prochain afin de permettre à l’ensemble des membres de participer aux travaux de cette première session avec en point de mire l’élection du président de l’institution.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 22 oct. 2015

Le président de la République a visité, mardi 20 octobre dernier, plusieurs chantiers d’infrastructures à Parakou. Il tient surtout à la réalisation dans les meilleurs délais, des travaux de la traversée et du contournement de la métropole du septentrion. En ce qui concerne l'extension de l'aéroport de Tourou, il s'offusque du retard que connaissent les travaux.
Les responsables de la société Colas chargée de la construction de l’aéroport de Tourou et ceux de la société Synergie chargée de l’équipement des installations aéroportuaires ont dû essuyer la colère du président de la République. La raison, depuis son dernier passage, il y a environ deux mois, les travaux d’extension de la piste d’atterrissage sont toujours au point mort. En effet, selon le schéma du gouvernement, la piste d’atterrissage doit être rallongée de 900 mètres pour se retrouver à une longueur de 3300 mètres au lieu de 2400 mètres actuellement. « L’idée, c’est de faire de cette piste, une piste qui respecte les standards internationaux. Nous devons le faire une fois pour de bon afin de faire de l’aéroport de Tourou, un aéroport de classe internationale», explique le chef de l’Etat. Mais pour Hugo Legendre, chargé des travaux à Colas, l’entreprise exécute actuellement des travaux préliminaires, notamment la recherche des carrières et le lever topographique devant permettre de sortir un dossier d’exécution. Dans le même temps, aussi bien l’entreprise Colas, la mission de contrôle que la société Synergie, tous se sont inscrits dans la logique, de livraison du chantier de la première phase avant d’entamer l’extension des 900 mètres de piste. «Non !», rétorque le président de la République, qui, conformément à la décision du Conseil des ministres, tient à la réception du chantier, après la réalisation de tous les aménagements négociés au contrat. «Le financement est là. Vous devez faire en sorte que les travaux commencent dans une semaine. Si vous ne pourrez pas faire l’extension, nous chercherons une autre entreprise pour la réaliser », menace-t-il, demandant aux entreprises de ne pas passer outre les décisions du Conseil des ministres.
Actualités 22 oct. 2015

«Il faut un esprit saint dans un corps saint» ! C’est fort de ce principe de vie que le président de la République a procédé, mardi 20 octobre dernier, à la pose de la première pierre des travaux de construction d’une pelouse synthétique à l’Université de Parakou. Cette initiative dont l’Université d’Abomey-Calavi est aussi bénéficiaire, touche également huit stades communaux étendus sur toute l’étendue du territoire national. Safiou Affo, ministre de la Jeunesse et des Sports dira qu’elle répond surtout à la vision du gouvernement qui est conscient que le football ne saurait prospérer sans le développement des sports universitaires et scolaires.
L’ambition qui anime le chef de l’Etat, poursuit-il, c’est de redorer le blason de la pratique du football dans les universités afin de faire d’elles un vivier pour la dynamisation des championnats professionnels. «L’Université du Bénin était un laboratoire du football. Nous voulons renouer avec ce prestige d’antan en accompagnant nos universités avec des infrastructures et des équipements pour pratiquer le sport de haut niveau», parie le ministre.
Pour le président de la République, le football béninois se doit de retrouver ses lettres de noblesse. Il rassure que le gouvernement mettra du sien afin que le Bénin regagne la confiance des instances internationales du football qui ont mis la participation de notre pays aux compétitions cadettes et juniors sous boisseau. Boni Yayi estime, par ailleurs, que l’intérêt de son gouvernement pour la promotion du sport dans les universités découle de sa volonté de voir se former des élites complètes qui offrent toutes les palettes de développement possible à leur pays. « Nous voulons avoir des stars du football parmi vous», gage-t-il.
Saisissant l’occasion de sa présence dans le milieu universitaire, il a aussi décliné sa vision sur la diversification des filières d'études, avec en ligne de mire le développement des universités thématiques, en particulier celles tournées vers les technologies et l’agro-business. Boni Yayi a annoncé l’approbation du Conseil d’administration de la Banque islamique de développement (BID) d’un accord de financement de 95 milliards de francs CFA pour la construction de l’Université polytechnique d’Abomey et l’Université d’agriculture de Kétou. «Nous tenons à former des ressources humaines de qualité. Cela s’inscrit aussi dans l’agenda du développement durable qui vise à éradiquer la pauvreté à l’horizon 2030», affirme-t-il, rassurant que le Bénin fera tout pour être présent dans le concert des Nations.
G. A.
Actualités 22 oct. 2015

Après Parakou, c’est la ville d’Abomey qui a accueilli, hier mercredi 21 octobre, un atelier de présentation et d'échanges sur le "Rapport d'observation et d'analyse des élections législatives du 26 avril 2015 et des élections communales, municipales et locales du 28 juin 2015". Il est organisé par l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC).
Une cinquantaine d’élus locaux, de magistrats, de responsables politiques et d’acteurs des OSC et des démembrements des organes impliqués dans l’organisation des élections en position dans les communes du Zou et du Mono-Couffo se sont retrouvés hier à Abomey. C’était pour échanger sur le "Rapport d'observation et d'analyse des élections législatives du 26 avril 2015 et des élections communales, municipales et locales du 28 juin 2015". Un rapport élaboré par l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) au terme des diverses activités qu'elle a réalisées pour suivre l'organisation des différentes élections qui ont eu lieu au Bénin cette année. Au cours de cette rencontre qui n’a duré qu’une demie journée, il était question pour les différents acteurs de revisiter les constats et observations effectués lors des élections de 2015, en orientant leurs réflexions sur comment vaincre l'impunité en période électorale pour que force reste à la loi. Ceci pour permettre aux Béninois d’espérer l'avènement d'élections transparentes et respectant les principes préétablis.
Car, fera observer le président de l’ANLC, Guy Ogoubiyi, la corruption en période électorale constitue une véritable plaie dont la démocratie béninoise doit être guérie.
En effet, les dirigeants mal élus perpétueront à coup sûr les pratiques de corruption une fois au pouvoir. L’ANLC ne peut rester indifférente au regard de sa mission générale qui est de contribuer à contenir l'expansion de la corruption dans toutes les sphères de la vie socio-économique nationale, y compris en matière électorale. Cette lutte n'étant pas l’apanage de l’ANLC, elle saisira toutes les occasions pour mobiliser tous ceux qui peuvent l'aider à réussir cette mission, précise-t-il.
Aujourd’hui, malgré les importantes réformes opérées par la loi 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, des actes et autres comportements attentatoires à la crédibilité, à la sincérité et à la transparence des élections continuent d'avoir cours. Des voix des candidats continuent d'être invalidées par le juge électoral, du fait de certains acteurs indélicats du système électoral, sans que ceux-ci soient inquiétés, fait-il remarquer. Il se pose alors le problème du non respect des textes qui régissent l'organisation des élections au Bénin et celui de l'impunité, a indiqué Guy Ogoubiyi.
La rencontre a pris fin avec l’espoir que les propositions et autres apports recueillis au cours de cette rencontre, seront pris en compte afin que les prochaines élections soient plus «justes, sincères et transparentes» que les précédentes.

Nous voici à la veille d’une consultation majeure pour désigner un nouveau président de la République. A partir de la position personnelle que j’ai moi-même choisie et compte tenu de l’expérience actuellement vécue, seul l’encouragement à servir le bien commun s’impose à mon devoir citoyen. Ma prière est de soutenir chaque candidat à voir clair en lui, à poursuivre son ascension sociale sur la base de ses succès qui font de lui une référence visible par tous.
Ayons l’honnêteté de reconnaître et de saluer les mérites des uns et des autres et de contribuer à les valoriser quels que soient les domaines dans lesquels ils excellent. Cela dit, comment persévérer dans des fonctions acquises et prometteuses garantissant un progrès qu’entraverait toute précipitation inutile? Comment garantir une prospérité enviable mais toujours précaire dès que la confusion des rôles et des intérêts font l’objet de soupçons destructeurs? Je prie pour que ces considérations fassent l’objet d’attention particulière dans l’esprit de chacun qui entend entrer honorablement dans l’histoire d’un pays ayant vocation évidente de point d’appui de renaissance africaine.
Le Bénin a besoin pour cela que soit promue sans tarder une nouvelle logique électorale absolument opposée aux pratiques actuelles d’asservissement par l’argent venant de n’importe où, et à la prédominance d’un grégarisme régional irréfléchi.
Cette nouvelle logique pouvant susciter une espérance de feu, nous devons l’inventer en nous fondant sur trois éléments essentiels:
Proposer des réponses adéquates aux problèmes concrets qu’affrontent les citoyens en les associant à cet exercice et montrer clairement la voie d’une bonne gestion des intérêts généraux du pays dans les principaux domaines de la vie nationale et dans le cadre d’une intégration régionale ambitieuse et novatrice (Bilinguisme et nouvelles relations dynamiques avec le Nigeria);
Susciter l’adhésion et l’engagement enthousiaste des citoyens en leur offrant le privilège d’une souscription financière massive à ce programme de rénovation dont ils sont inspirateurs et garants. Une telle initiative, bouleversant totalement les attitudes et comportements de vente et d’achat de «troupeau électoral» créera un choc salutaire attirant des milliers de sympathisants déterminés, capables de mobiliser à l’intérieur et à l’extérieur du Bénin à travers divers groupes et réseaux sociaux un appui financier de poids avant Noël. L’impact d’une telle démarche sera énorme à l’intérieur et à l’extérieur du Benin et attirera d’autres soutiens et le respect de tous les partenaires. Quelques exemples dans le monde peuvent nous inspirer;
Ce choc d’une exceptionnelle intensité devra être soutenu par un dernier élément :
Malgré la force de l’attraction de l’argent facile, le Bénin reste un pays où les convictions religieuses jouent un rôle d’une ampleur considérable. Il nous faut canaliser cet empire des consciences en favorisant l’émergence d’une vraie croisade interconfessionnelle de groupes de prière, de jeûne et d’aumône pour arracher ensemble la grâce d’un gouvernement de salut public dirigé par un Président répondant aux nécessités du moment. Des leaders religieux et culturels de toutes obédiences, judicieusement choisis et organisés tiendront le pari de cette nécessaire «révolution».
Bref, un programme convaincant, permettant en particulier d’asseoir un mécanisme crédible et durable pour conquérir ensemble le «Minimum Social Commun», une participation financière volontaire massive et populaire à la campagne électorale du candidat que la raison nationale suggère ainsi que «la patrie remuée dans ses profondeurs culturelles de toujours», nous tenons là de vraies chances d’avenir d’un Bénin de grand progrès en Afrique et dans le monde
Fait à Porto-Novo,
le 17 octobre 2015,
Albert TEVOEDJRE
(Frère Melchior),
Président du Centre Panafricain de Prospective Sociale

Après la première en 2014, la communauté internationale a célébré le 1er octobre dernier la deuxième édition de la Journée mondiale de l’urticaire. Aussi banale qu’elle puisse paraître, l’urticaire est une maladie non seulement dérangeante, mais dangereuse. Quelles précautions prendre pour l'éviter ?
L’urticaire est une maladie inflammatoire de la peau qui se traduit par des épisodes de plaques rouges et de démangeaisons. Ces épisodes sont des poussées ou des «éruptions cutanées», selon les explications de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Au cours de chaque éruption), les plaques sont rouges ou rosées, arrondies, en relief («papules») et bien limitées. Elles sont souvent associées à des démangeaisons («prurit»), comme après une piqûre d’ortie suivie d'une sensation de brûlure. Les lésions d'urticaire ont pour caractéristiques de changer de place au fil des heures en dessinant des cercles ou des arabesques rouges sur la peau. Certaines urticaires sont déclenchées par le soleil, la chaleur, l’effort et les vibrations.
Il existe deux formes d’urticaire : l'urticaire aiguë et l'urticaire chronique. L'urticaire aiguë est une maladie un peu allergique. On la reconnaît quand on se pique avec une ortie, avec des gros boutons qui donnent des démangeaisons et durent quelques heures. L'urticaire chronique, quant à elle, porte le même nom. Car, ce sont les mêmes gros boutons qui apparaissent et démangent, mais l'urticaire chronique n'est pas allergique.
Face à un irritant, l’organisme libère des substances chimiques comme l’histamine, qui est à l’origine de l’urticaire. Cette affection cutanée se manifeste par l’apparition de papules rouges accompagnées de prurit ou de douleurs ou une sensation de brûlure. En règle générale, l’urticaire ne dure pas plus de 24 heures mais, dans certains cas, elle peut durer jusqu’à 6 semaines.
Selon l’OMS, l’urticaire est qualifiée de chronique s’il dure plus de 6 semaines. Si l’histamine et d’autres agents inflammatoires sont libérés dans les couches sous-cutanées, l’urticaire peut conduire à l’œdème de Quincke, qui se caractérise par une enflure des muqueuses des lèvres, de la bouche, des intestins, des organes génitaux ou de la gorge.
Les causes de l'Urticaire
L’urticaire est la réaction du corps en présence d’un irritant en provenance de l’extérieur. Les causes de l’urticaire sont variées et diverses : médicaments, aliments, produits cosmétiques, piqûres d’insecte, produits chimiques, des infections, des troubles de santé et même l’exposition à une chaleur ou à un froid extrêmes.
L’urticaire est principalement provoquée par les médicaments dans 30 à 50% des cas qu’ils soient administrés par voie orale, rectale, cutanée, vaginale ou respiratoire, précise l’OMS. Les aliments susceptibles de causer l’urticaire sont notamment les œufs, le lait, les noix, le poisson et les fruits de mer, les baies, le chocolat et les tomates. Toutefois, mais ce n’est que dans de rares cas que le café, l’alcool et le tabac peuvent déclencher une crise d’urticaire.
Il n’existe aucun traitement curatif contre l’urticaire, constate l’OMS. Heureusement, cette affection disparaît généralement en moins de 7 jours, mais elle peut, dans des cas exceptionnels, durer un an ou plus. Mais le traitement est symptomatique.
La prévention de l’urticaire consiste, pour chaque individu, à connaitre les produits ou aliments à l’origine de son urticaire afin d’éviter leur utilisation à l’avenir.

Après Toucountouna en 2014, c’est le tour de la commune d’Akpro-Missérété d’abriter hier mardi 20 octobre, pour le compte de 2015, le lancement officiel des audiences foraines du médiateur de la République. La cérémonie a mobilisé plusieurs personnalités administratives et des conducteurs de taxis-motos venus des différentes communes de l’Ouémé-Plateau invités pour la circonstance par le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun.
Le médiateur de la République se rapproche de mieux en mieux des populations. Ceci, à travers les audiences foraines publiques que l’institution organise régulièrement sur le terrain. Lesquelles audiences sont aujourd’hui l’une de ses activités phares.
En effet, l’audience foraine permet à l’institution «d’entrer en contact, en action et en mouvement avec les citoyens, de se connecter avec le compatriote plaignant », a expliqué le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun dans son discours de lancement officiel des audiences foraines pour le compte de l’année 2015. Selon lui, celles-ci offrent l’occasion à son institution de se faire connaître à travers sa mission qui est entre autres, « de se laisser interpeller à son tour, de recueillir, sur le vif, des réclamations et sur-le-champ des requêtes. En recevant des informations ici et maintenant et sur place, de commencer aussi un début d’instructions. Un dossier est ainsi constitué, ce qui en accélère l’étude», détaille-t-il. Il a indiqué que l’audience foraine fait économiser le temps et les échanges de correspondances. Mais faudrait-il que les populations aient l’information. C’est pourquoi, l’institution a invité pour la circonstance les conducteurs de taxis-motos des différentes communes de l’Ouémé-Plateau. L’invitation de ces derniers n’est pas anodine.
A en croire Joseph Gnonlonfoun, son institution a porté son choix sur les conducteurs de taxis-motos afin d’emprunter leurs canaux pour atteindre le grand nombre de populations. «Nous avons estimé que les zémidjan constituent une vivante courroie de transmission de nos messages, et des informateurs précieux d’une redoutable efficacité. Ils sont dotés d’une antenne parabolique puissante, d’un réseau de communication d’énorme capacité», a expliqué Joseph Gnonlonfoun. Il invitera les populations à saisir l’institution pour tous leurs problèmes avec l’administration béninoise reconnue pour sa lourdeur et ses tracasseries.
Importance du médiateur
«Quand le citoyen est confronté à l’adversité de nos services publics et de nos administrations, il est dépourvu de moyens efficaces. Il est pris dans un étau. La mission du médiateur de la République est de l’aider à le sortir des deux dents de cet engrenage», laisse entendre Joseph Gnonlonfoun pour montrer toute l’importance de son institution. Il dit compter beaucoup sur les conducteurs de taxis-motos pour aider le médiateur de la République à faire face à la mal gouvernance administrative au Bénin au niveau notamment des entreprises publiques, les collectivités territoriales et autres pouvoirs publics. «Le médiateur de la République ne juge pas, il ne remplace pas les tribunaux, ni les cours. Sa mission se joue dans l’équité; aucune loi ne l’autorise à prononcer des sentences, décisions, jugements ou arrêts. Son rôle est modeste, mais efficace et plus rapide», précise Joseph Gnonlonfoun invitant les zémidjan à entrer en complicité positive et itinérante avec son institution. En un mot à être les «médiateurs du médiateur de la République».
Avant l’intervention du médiateur de la République, plusieurs cadres de l’institution ont défilé pour sensibiliser l’assistance sur la mission et les attributions du médiateur de la République ainsi que ses cas d’incompétence.
Le maire d’Akpro-Missérété, Michel Bahou dira toute sa gratitude au médiateur de la République pour le choix porté sur sa commune pour abriter le lancement officiel des audiences foraines. Il trouve ce choix comme le gain des efforts que fournit son Conseil communal pour assurer un bien-être aux populations de sa commune. Michel Bahou a pris l’engagement de continuer à accompagner le médiateur de la République surtout dans le traitement des réclamations de ses administrés contre son administration locale.