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Nouvelles

Ouverture de la 70è Session de l’Assemblée générale des Nations Unies: Ban Ki-Moon appelle les dirigeants à sauver la planète

Le président de la République a assisté, hier lundi 28 septembre à New-York, à l’ouverture de la 70è Session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a interpellé les dirigeants du monde sur l’urgence de sauver la planète des crises qu’elle traverse.

«Les Nations Unies ont émergé des débris d’un monde morcelé pour amener l’espoir». A l’aune des soixante-dix années de création de l’ONU, Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’Organisation a voulu ramener les dirigeants du monde aux fondements de la gouvernance internationale, la planète étant aujourd’hui secouée par des crises sans précédent. Pour lui, l’humanité n’a autant vécu de menaces depuis la seconde guerre mondiale. Montée effroyable du terrorisme, persistance des foyers de tension qui induisent des millions de déplacés de guerre, crise écologique, des millions de personnes vivant toujours dans l’extrême pauvreté…, c’était comme pour dire que l’humanité a touché le fond, et qu’il est grand temps de rappeler l’égoïsme humain à l’ordre et d’orienter les choix vers le dessein d’un monde meilleur et plus vivable.
«Nous traversons une ère de dures épreuves mais nous avons des recettes pour un monde positif, nous avons en main les clés du succès», déclare-t-il, avec beaucoup de conviction. La clé de tous les maux qui minent la planète d’aujourd’hui réside encore dans la solidarité internationale que défend la Charte des Nations Unies. L’adoption du Programme de développement durable 2030 est à ses yeux, le signe que les Nations peuvent toujours parler d’une même voix, et regarder dans le sens du progrès et du partage. «Notre but est clair, notre mission est possible et notre objectif ultime est à notre portée, à savoir éradiquer la pauvreté, et rendre la dignité à tous les habitants de la planète. C’est notre devoir envers les plus vulnérables, les plus opprimés et les laissés pour compte», soutient-il. Et d’enchaîner : «Les OMD ont permis de sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté. Nous sommes prêts à poursuivre et aller beaucoup plus loin. Les ODD ne sont pas un ajout de nouveaux objectifs mais un plan dont les objectifs se combinent avec les exigences de l’Etat de droit, des droits de l’Homme et de l’autonomisation de la femme. Les dirigeants doivent s’engager à aller de l’avant sans faire des laissés pour compte », insiste le secrétaire général des Nations Unies.

Conclure un accord sur le climat !

Les dirigeants d’aujourd’hui, poursuit-il, ont aussi un devoir envers les générations futures en leur léguant une planète qui a repoussé loin les frontières des catastrophes écologiques. Il affirme que la dynamique engagée peut aider à conclure un accord sur le climat à Paris. «L’action climatique a le vent en poupe, il est clair que les objectifs nationaux ne suffiront pas. Le choix qui s’offre à nous, c’est de revoir nos ambitions à la hausse», exhorte-t-il. Il pense que le financement en faveur du climat sera crucial et demande que les pays développés fassent des efforts pour atteindre les 100 milliards de dollars en 2020, en freinant l’investissement dans les armements inutiles et déstabilisateurs pour la planète. «Au moins 100 millions de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire et 60 millions de personnes ont été forcées de fuir leurs maisons ou leurs pays», rappelle-t-il, précisant que les Nations Unies ont demandé près de 20 milliards de dollars pour répondre aux besoins humanitaires en 2015, soit six fois plus qu'il y a 10 ans. Pour le secrétaire général des Nations Unies, le système humanitaire mondial n’est pas défectueux mais à court de ressources. «Nos peuples ont des besoins d’urgence mais ce dont ils ont encore plus besoin, c’est des solutions durables», plaide-t-il.

Investir dans l’humanité

Mogens Lykketoft, président de l’Assemblée générale des Nations Unies, trouve que l’adoption des ODD est une décision véritablement transformatrice, historique par ses analyses, et révolutionnaire par ses ambitions. «Maintenant nous faisons face à une tache, transformer notre vision d’avenir en action. Mais nous ne pouvons pas le faire dans un monde où l’investissement dans les armements absorbe plus de ressources. Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où les guerres, la corruption et la mauvaise gouvernance ont droit de cité», soutient-il. Il appelle surtout les dirigeants des pays à taire leurs divergences stériles et à s’investir dans le meilleur pour l’humanité. «Les grands objectifs de l’ONU ne seront atteints que lorsqu’on se rendra compte que l’interdépendance mondiale est aujourd’hui plus nécessaire que jamais. On doit changer de comportement dans les pays développés, pour ériger une nouvelle architecture mondiale», défend-il. Il ajoute : «Il est grand temps de prendre des décisions de grande ampleur pour faire cesser ces conflits dévastateurs et commencer à investir généreusement dans le développement durable. C'est maintenant qu'il faut agir»
Moens Lykketoft soutient aussi que les investissements dans un avenir meilleur doivent venir des sources privées. Les gouvernants doivent mettre en place un cadre qui fasse des investissements écologiques les plus sûrs pour garantir le développement durable. «L’action est nécessaire dès maintenant. Si nous échouons, nous allons causer de dommages graves à l’équilibre politique, économique et climatique du monde. Les 70 ans de l’ONU nous offrent l’occasion de revigorer les valeurs universelles mentionnées dans la charte des Nations Unies», conclut-il.

Par Gnona AFANGBEDJI, Envoyé spécial à New-York

Actualités 29 sept. 2015


Autonomisation de la femme: Boni Yayi partage l’expérience béninoise

Une réunion de haut niveau initiée, samedi dernier, sur l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme a permis au chef de l’Etat, Boni Yayi, de partager avec ses pairs l’expérience du Bénin en la matière.

Même s’il a encore du chemin à faire, le Bénin a de quoi défendre son bilan en matière d’autonomisation de la femme dans le concert des Nations. L’engagement du pays, défend le président de la République, se traduit d’abord par l’incorporation dans l’arsenal juridique national, des différents instruments à valeurs partagées. La réglementation nationale se nourrit aussi de plusieurs textes de loi protégeant la femme dans divers domaines, tels que la pratique des mutilations génitales féminines, la santé sexuelle et de la reproduction, la prévention, la prise en charge et le contrôle du VIH/SIDA, la répression du harcèlement sexuel, la prévention et la répression des violences faites aux femmes.

Des avancées ont été obtenues au plan institutionnel, tout comme des actions concrètes qui prennent appui sur les enjeux sociaux relatifs à cette autonomisation, ont été menées. Boni Yayi confie alors que son gouvernement a pris plusieurs mesures concernant notamment l’instauration de la gratuité progressive de l’enseignement avec l’exonération des frais de scolarité pour tous les enfants dans l’enseignement primaire et pour les filles au niveau du 1er cycle dans l’enseignement secondaire, la prise en charge du tiers des frais de scolarisation des filles inscrites dans les filières techniques des écoles, lycées et universités et l’octroi de bourses aux filles méritantes des différents cycles de l’enseignement, la gratuité de la césarienne.
Mais, c’est surtout sur le front de l’accès des femmes aux services financiers que le Bénin a enregistré un bond qualitatif, aux yeux du chef de l’Etat. A l’actif de son gouvernement, il évoque la mise en place du Programme de microcrédits aux plus pauvres dont 98% des bénéficiaires sont des femmes, la création du Fonds d’appui aux activités agricoles et rurales (FAAR), le programme d’appui et d’octroi de matériels aux groupements féminins ou à dominance féminine dans le domaine de la transformation des produits du secteur primaire. «Au total, les mesures prises ont permis d’enregistrer des améliorations au niveau de la participation des femmes au processus du développement, de la scolarisation des filles avec une quasi parité au primaire et au secondaire et des taux de parité qui s’établissent respectivement à 95% et 76%, de l’alphabétisation et de l’autonomisation des femmes grâce à l’augmentation ou la stabilité de leurs revenus et pouvoir d’achat», informe-t-il.
Boni Yayi estime tout de même que d’importants défis restent à relever. «La participation de la femme béninoise au processus de développement et de prise de décisions demeure encore très loin de l’objectif de la parité», tempère-t-il. Il souligne qu’en dehors de la sphère politique, il existe toujours des disparités dans les autres secteurs (économique, social et culturel). La faute à l’insuffisance de la prise en compte de l’approche genre dans la programmation des interventions et à la faible documentation de l’impact différencié des actions sur les femmes et les hommes. « Le chemin de l’égalité du genre et de l’autonomisation des femmes reste encore parsemé d’embûches culturels, religieux et socioéconomiques », se désole-t-il. Il préconise alors un leadership politique fort et visionnaire au plus haut niveau de l'Etat. «Ce leadership transformateur doit être accompagné d’une politique efficace et des mesures législatives visant l'égalité du genre et l'autonomisation des femmes. L’option de la représentation proportionnelle qui a donné des résultats dans certains cas, pourrait être, à cet égard, davantage explorée», soutient-il. Le chef de l’Etat pense aussi que la présence des femmes dans le tissu productif et de prise de décisions, pourrait aussi être effective et significative si des programmes de coaching étaient mis en place pour les préparer à jouer un rôle d'influence et de leadership dans la Société civile, les partis politiques, les médias, les organisations communautaires et le secteur privé.

Actualités 29 sept. 2015


Situation dans le Bassin du Lac Tchad: Le chef de l’Etat demande une réponse humanitaire intégrée

Le président de la République a été sollicité, samedi dernier, sur plusieurs sessions parallèles aux Nations Unies. La question de la résilience face à la secte islamiste Boko Haram a meublé l’une des discussions. Boni Yayi demande à ce titre une réponse humanitaire intégrée.

On a souvent ressassé les exactions de la secte islamiste Boko Haram sans insister sur les implications sur le vécu réel des populations. Lors d’une session parallèle, samedi dernier, sur la résilience du Nigeria et des pays du Bassin du Lac Tchad face à ce mouvement terroriste, le président de la République a plaidé pour une réponse humanitaire intégrée plus forte, mieux coordonnée et durable. «Le mal est toujours là et nous devons aller au-delà des interventions ponctuelles qui arrivent souvent trop tard et s’avèrent dans bien des cas inappropriés», défend-il. Du coup, il préconise qu’il faut régler les problèmes liés à la non prévisibilité des ressources du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies, à la non durabilité de ce Fonds dont les ressources sont aléatoires et les procédures de décaissement longues.

«Il nous faut un plan d’action soutenu financièrement par la communauté internationale pour renforcer l’action humanitaire des Etats affectés», soutient Boni Yayi. Ce plan, poursuit-il, permettra de donner des réponses coordonnées, efficaces et pérennes. Ainsi, défend le chef de l’Etat, des questions cruciales comme l’organisation des secours, la prise en charge des familles, la scolarisation des enfants, la prise en compte des jeunes devenus désœuvrés par la force des choses, pourront trouver une réponse plus durable.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations, plus de 2,4 millions de personnes se sont déplacées pour fuir les attaques de la secte islamique dont près de 1,4 million d'enfants, selon l’UNICEF.
Le président de la République a également pris part à la réunion de haut niveau sur la coopération Sud-Sud organisée par le président de la République populaire de Chine, ainsi qu’à un déjeuner de travail sur le thème : «L’opérationnalisation du Programme de développement pour l’après 2015 dans le contexte de l’industrialisation de l’Afrique».

Par Gnona AFANGBEDJI Envoyé spécial à New-York

Actualités 28 sept. 2015


Adoption du Programme de développement durable: Boni Yayi plaide en faveur des pays vulnérables

A la tribune des Nations Unies, samedi 26 septembre dernier, le président de la République, président du Bureau de coordination des Pays les moins avancés, a défendu la cause des pays vulnérables dans la mise en œuvre des ODD.

Boni Yayi a porté la voix des Pays les moins avancés à la tribune des Nations Unies. En sa qualité de président du Bureau de coordination des PMA aux Nations Unies, le chef de l’Etat a salué l’adoption du nouveau Programme de développement post 2015, avant d’indiquer à ses pairs la nécessité d’engager des actions concertées pour sa réussite. «Il nous appartient à présent de fédérer nos énergies et de mutualiser nos ressources pour assurer une bonne mise en œuvre des dix-sept Objectifs de développement durable retenus, tout en prenant en compte le Programme d’action d’Addis-Abeba», indique le président de la République.

Boni Yayi précise que l'Agenda 2030 qui vise la transformation du monde, intègre harmonieusement les trois dimensions du développement durable, à savoir la croissance économique inclusive, la durabilité sociale et la protection de l'environnement, dans l'intérêt des générations actuelles et futures. Il soutient qu’avec les ODD, les PMA disposent de repères pour intensifier nos efforts en vue de mener à bout le chantier inachevé des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

«Ils constitueront, si nous nous y attelons, des catalyseurs puissants pour replacer le genre humain au centre de toutes nos politiques et stratégies, car ils ont le potentiel non seulement de transformer nos vies, mais également de protéger notre planète, grâce à la restauration de la dignité humaine, la prospérité partagée, et l’accès équitable à la justice pour tous les êtres humains », soutient-il.
La prise en compte de la spécificité des pays vulnérables dans la mise en œuvre du programme lui tient à cœur. Ainsi, dans les perspectives de la 21è conférence de Paris sur le climat, Boni Yayi souligne que les stratégies d’impulsions du développement des PMA doivent être le socle de toutes actions futures.

«Les PMA étant très peu émetteurs des gaz à effet de serre mais subissant de plein fouet les affres de la modification du climat, doivent bénéficier d’une attention particulière devant leur permettre de se préparer pour mieux s’adapter à travers des programmes et projets sobres en carbone et résilients aux effets néfastes des changements climatiques », plaide le président de la République. Il réitère l’engagement des PMA à s’approprier, conduire et assumer leur propre développement, à travers la prise de mesures hardies dans les domaines de la gouvernance, de la transparence, de la lutte contre la corruption, de l’équité, et la mobilisation des ressources internes.

Par Gnona AFANGBEDJI, Envoyé spécial à New-York

Actualités 28 sept. 2015


ONU: Le message du Pape François à la tribune des Nations Unies

Le souverain pontife a prononcé, vendredi 25 septembre dernier, à la Tribune des Nations Unies un discours historique empreint d’exhortation en faveur du climat et contre l’exclusion sociale.

Dans l’histoire des Nations Unies, c’est la cinquième fois qu’un Pape se rend au siège des Nations Unies, le premier étant Paul VI, il y a 50 ans. Mais pour la commémoration des 70 ans de la création de l’ONU, ce déplacement de l’actuel souverain pontife en valait la peine. D’autant que l’événement coïncide avec deux grands rendez-vous sur l’avenir de la planète, à savoir l’adoption vendredi du nouveau programme de développement durable post-2015 et la conférence de Paris sur le climat en décembre prochain. Alors que l’efficacité des actions des Nations Unies fait aujourd’hui l’objet de débat, le Pape François choisit de trancher dans le vif. Restant dans la même lignée de réflexion que ses prédécesseurs, il soutient que l’ONU est et demeure la réponse politique et juridique appropriée, indispensable face aux pouvoirs technologiques et aux idéologies nationalistes capables de provoquer de terribles atrocités dans le monde. «Je suis venu réaffirmer l’importance que l’église catholique accorde à cette institution, et l’espérance qu’elle place dans ses activités. Célébrer le 70è anniversaire des Nations Unies, c’est célébrer l’histoire d’un succès commun», assume-t-il.

Le souverain pontife soutient que les réalisations de l’ONU, en matière de législation internationale, de perfectionnement des droits humains, et de règlement des conflits sont des lumières en contraste avec l’obscurité des désordres créés par des ambitions démesurées et l’égoïsme humain. «Chacun de ces progrès est un chemin vers l’idéal de la fraternité humaine et les moyens pour son accomplissement», assure-t-il. Mais lorsqu’on passe le parcours des Nations Unies au scanner, le Pape François trouve qu’une réforme et une adaptation au temps sont nécessaires, de sorte à accorder à tous les peuples une participation et une incidence équitable dans les décisions. «Le travail des Nations Unies peut être considéré comme le développement et la promotion de la primauté du droit, car la justice est la condition pour atteindre l’idéal de la fraternité universelle», souligne-t-il.
Sur les défis du moment, le premier responsable de l’église catholique indique qu’il est nécessaire de comprendre que l’environnement est un bien fondamental et toute atteinte à l’environnement est une atteinte à l’humanité. «Les plus pauvres sont ceux qui souffrent le plus des atteintes à l’environnement. Ils sont marginalisés par la société, obligés de vivre du reste et de subir en même temps les abus sur l’environnement. Aujourd’hui, la culture des déchets est répandue et inconsciemment renforcée», dénonce-t-il. Il espère que la conférence de Paris aboutira à des accords fondamentaux et efficaces. «Le monde réclame de tous les gouvernants, une volonté effective, pratique, constante, des pas concrets et des mesures immédiates pour préserver et améliorer l’environnement naturel et vaincre le plus tôt possible le phénomène de l’exclusion sociale et économique», pense le Pape François. Et d’ajouter : «La crise écologique peut mettre en péril l’existence même de l’espèce humaine. Les conséquences d’une gestion irresponsable de l’économie mondiale doivent être un appel à une réflexion sur l’homme».
L’adoption de l’agenda 2030 est à ses yeux est un signe important d’espérance. Il souhaite qu’au-delà des indicateurs et des programmes, que soit surtout pris en compte l’homme dans son quotidien réel et que la femme et l’enfant soient érigés au rang de priorité. Il défend aussi la cellule familiale qu’il définit comme la base de tout développement social.

Par Gnona AFANGBEDJI, Envoyé spécial à New York

Actualités 28 sept. 2015


Sommet mondial sur le développement post-2015: Un nouveau cycle de développement pour l'échéance 2030 adopté

Le président de la République, Boni Yayi prend part depuis vendredi 25 septembre dernier à New York, au sommet mondial sur le développement post-2015. Un nouveau cycle de développement est ainsi adopté pour l’échéance 2030.

Une nouvelle page s’ouvre dans le concert des Nations, celle qui consacre la volonté des Etats membres de l’ONU de transformer le monde pour les peuples et la planète. Le sommet mondial sur le développement durable a tenu toutes ses promesses, avec en prime l’adoption des Objectifs de développement durable, parachevant plusieurs mois d’intenses négociations. Le Premier ministre du Danemark, Lars Løkke Rasmussen, co-président de la Réunion plénière de haut niveau qualifie l’acte d’historique. «Nous nous engageons dans un nouveau voyage qui va plus loin. Aujourd’hui chacun engage son pays à une nouvelle vision et à de nouveaux objectifs concrets. Nous devons être à la hauteur de l’engagement pris», soutient-il. L’intérêt de conclure un nouvel agenda de développement, poursuit le Premier ministre danois, découle des succès obtenus dans la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les chiffres qu’il avance sont assez révélateurs. En 15 ans, plus d’un milliard de personnes sont sorties de l’extrême pauvreté. Plus de 90% de nos populations ont désormais accès à une source d’eau potable, et d’importants progrès ont été obtenus en matière d’accès à l’éducation, aux soins de santé ainsi qu’à l’énergie électrique. «Derrière chacun de ces chiffres, des vies des millions de femmes et d’enfants se sont améliorées. Les OMD ont montré l’intérêt d’établir des objectifs. Mais le travail n’est pas achevé. Nous devons poursuivre nos efforts dans la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie et des droits des populations les plus vulnérables », insiste-t-il. Le Danemark entend poursuivre sa précieuse contribution, en travaillant à l’autonomisation de femmes et au renforcement aux droits humains et de tous les travailleurs. «Nous encourageons tout le monde à faire en sorte que dans 15 ans, nous ayons atteint nos objectifs», exhorte le Premier ministre danois.

Ne laisser personne en rade

Yoweri Museveni, président de l’Ouganda et co-président de la plénière renchérit : «Aujourd’hui pointe une nouvelle aube dans nos efforts d’élimination de la pauvreté, d’amélioration de la vie de nos concitoyens, de recherche de renforcement économique et de protection de la planète», appuie-t-il. Pour lui, le nouveau programme de développement durable est d’une portée ambitieuse d’autant que ses objectifs couvrent tous les aspects du développement intégré. «Le programme reprend tout le travail non terminé des OMD. Et de notre expérience, il ressort que pour atteindre les ODD, il faut une transformation sociale et économique», opine-t-il. Museveni souligne qu’il est intéressant de savoir que des indicateurs de croissance économique ont été retenus concernant les infrastructures, l’industrialisation, la création de la valeur ajoutée, le développement des ressources humaines, l’accès aux marchés et la participation du secteur privé. Il relève aussi qu’une action urgente de lutte contre le changement climatique a reçu la priorité dans le programme.
Le secrétaire général des Nations Unies déclare que le nouveau programme est une promesse faite par les dirigeants à tous les habitants de la planète. Ce programme qui garantit que personne ne sera laissé pour compte, conduira, espère Ban Ki-Moon, à un monde meilleur, un monde de prospérité partagée, de paix et de partenariat. S’il salue les efforts consentis dans sa conception et le génie déployé pour le rendre plus ambitieux, il reconnait que c’est au stade de la mise en œuvre qu’on saura mesurer la pleine adhésion des Etats. «Les 17 objectifs résument ce que nous devons faire pour la planète et constituent la recette du progrès. Pour y arriver, il faut un partenariat mondial renouvelé. Le programme 2030 nous oblige à voir plus loin que les frontières nationales», martèle Ban Ki-Moon qui indique l’engagement des Nations Unies à appuyer les Etats membres. «L’ONU est née sur les ruines laissées par la guerre. Le programme d’aujourd’hui incarne les aspirations des hommes et femmes du monde entier qui veulent vivre dans un monde de paix et de progrès. Engageons-nous à éclairer les voies des transformations futures», conclut-il.

Transformer le monde

Le nouveau programme de développement durable vise à promouvoir une prospérité et un bien-être partagés par tous au cours des 15 prochaines années. Approuvé par les 193 États membres de l’ONU, le programme, qui a pour titre “Transformer notre monde: Le programme de développement durable à l’horizon 2030”, se compose d’une Déclaration, de 17 Objectifs de développement durable et de 169 cibles, d’une section sur les moyens d’application et le renouvellement du partenariat mondial, et d’un cadre d’examen et de suivi.
Selon ses concepteurs, son originalité réside dans le fait qu’il appelle à l’action tous les pays, pauvres, riches et de revenu intermédiaire. Le programme reconnaît surtout que mettre fin à la pauvreté doit aller de pair avec un plan assurant la croissance économique et portant sur un éventail de besoins sociaux, notamment l’éducation, la santé, la protection sociale et les possibilités d’emploi, tout en se préoccupant des changements climatiques et de la protection de l’environnement. Il couvre aussi des questions comme l’inégalité, l’infrastructure, l’énergie, la consommation, la biodiversité, les océans et l’industrialisation.

Les 17 Objectifs du développement durable

Objectif 1 : Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde.

Objectif 2 : Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable.

Objectif 3 : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge.

Objectif 4 : Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.

Objectif 5 : Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.

Objectif 6 : Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau.

Objectif 7 : Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable.

Objectif 8 : Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous.

Objectif 9 : Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation

Objectif 10 : Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre.

Objectif 11 : Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables.

Objectif 12 : Établir des modes de consommation et de production durables.

Objectif 13 : Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions*.

Objectif 14 : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.

Objectif 15 : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité.

Objectif 16 : Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes.

Objectif 17 : Renforcer les moyens de mettre en œuvre le partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser.

Par Gnona AFANGBEDJI, Envoyé spécial à New York

Actualités 28 sept. 2015


Drame a Mina en Arabie Saoudite: Le message de condoléances du président de la République

Béninoises, Béninois,

Mes chers compatriotes,

Le jeudi 24 septembre 2015, le pèlerinage à la Mecque a été endeuillé. Près d’un millier de pèlerins animés d’une foi inébranlable ont perdu la vie des suites d’une bousculade à Mina.

On dénombre également plusieurs centaines de personnes portées disparues et de nombreux blessés graves. Parmi les victimes, figurent au moment où je vous parle, dix-sept de nos compatriotes qui sont déclarés morts et près d'une centaine portés disparus.
Je m’incline devant la mémoire des disparus, partage la douleur des familles éplorées, et voudrais ici leur présenter au nom de la Nation béninoise mes condoléances les plus attristées.
Mes vœux de prompt rétablissement accompagnent les personnes blessées. Mes prières sont intenses afin que nos compatriotes portés disparus soient retrouvés sains et saufs.

Béninoises, Béninois,
Mes chers compatriotes,

Depuis le siège des Nations Unies à New-York aux Etats-Unis d’Amérique où je me trouve en ce moment à l’occasion du Sommet mondial sur le Programme de Développement durable pour l'après 2015, j'invite toute la Nation béninoise à rester en union de prières, afin que le Seigneur accueille dans sa félicité éternelle l'âme de nos disparus et qu'elle repose en paix
Un deuil national de trois jours est décrété à compter de ce vendredi 25 septembre 2015. Durant cette période le drapeau sera mis en berne.
Une mission conduite par le ministre des Affaires Etrangères est dépêchée en Arabie Saoudite pour organiser et assurer en collaboration avec les autorités saoudiennes les meilleures conditions du retour de nos pèlerins au pays.
Que Dieu bénisse le Bénin !

Actualités 28 sept. 2015


Après six semaines de formation à l’EPA : 14 archivistes du Burundi, du Rwanda et de la RDC reçoivent leurs parchemins

L’Ecole du patrimoine africain (EPA) a remis vendredi 25 septembre dernier à 14 archivistes du Burundi, du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC) leurs parchemins après six semaines de formation. Cet atelier de renforcement des capacités a été organisé avec le soutien financier du Musée royal d’Afrique centrale (MRAC) et les Archives royales de la Belgique.

Fin de formation à l’Ecole du patrimoine africain (EPA) pour 14 cadres, archivistes de l’Afrique centrale en l’occurrence du Burundi, du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC). Après six semaines de cours, ils ont renforcé leurs capacités pour améliorer la gestion des fonds d’archives de leurs pays respectifs. Une formation qui a été possible grâce à l’appui financier du Musée royal d’Afrique centrale (MRAC) et de la Coopération belge au développement. Les 14 archivistes ont reçu vendredi 25 septembre dernier les parchemins qui attestent leur formation à l’EPA.

Pour le coordonateur de la formation, Ismailou Baldé, cet atelier qui s’est déroulé du 17 août au 25 septembre dernier, s’inscrit dans le cadre de l’amélioration des conditions de gestion des fonds documentaires de ces trois pays. Lesquels fonds se trouvent dans un état critique, selon des données du MRAC en 2010. Cette formation a permis donc aux 14 cadres des archives de ces trois pays de renforcer leurs capacités pour être aguerris à mieux gérer leurs fonds documentaires. Ainsi, pendant six semaines, précise-t-il, ils ont été outillés sur des enseignements spécifiques dans plusieurs thématiques telles que: «Les principes généraux en archivistique; la conservation, l’évaluation et le stockage des fonds d’archives; l’intervention, le traitement ainsi que le transport des supports et l’initiation à l’élaboration d’un plan de conservation préventive des archives».

Des travaux pratiques

Au regard de la cible et des objectifs assignés à cet atelier, les participants ont eu droit à des travaux pratiques ainsi que des sorties de terrain pour mieux assimiler les enseignements à eux dispensés par des enseignants de haut niveau et d’experts africains et européens, a souligné Ismailou Baldé. Selon lui, la balle est désormais dans le camp des stagiaires qui doivent pouvoir bien la jouer à leur retour au bercail pour honorer les organisateurs de l’atelier à travers la mise en œuvre des actions positives en faveur des archives de leurs pays respectifs.
La représentante du Musée royal d’Afrique centrale, Mathilde Léduc, a félicité les participants pour tout leur sérieux pendant la formation qui s’inscrit dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Elle invite les 14 archivistes à se considérer comme des ambassadeurs pour le développement des archives des institutions de leurs pays respectifs. Mathilde Léduc a réitéré la détermination du Royaume de la Belgique à œuvrer pour l’amélioration des conditions de gestion des fonds documentaires de l’Afrique centrale.
Le directeur de l’EPA, Samuel Kidiba, dira que son école est toujours honorée de recevoir des Africains qui viennent à la rencontre du savoir sur la mémoire de l’Afrique. Il a rendu un hommage mérité à la coopération belge et au MRAC pour l’initiative de cette formation à l’endroit des 14 professionnels des archives. Le directeur de l’EPA invite les récipiendaires à aller semer, la bonne graine dans toutes leurs administrations et à partager les enseignements reçus pour le développement des archives de leurs pays et partout où ils passeront. Des invites qui ne sont pas tombés dans des oreilles de sourd. Les participants par la voix de leur porte-parole John Lékolo ont pris l’engagement de mettre en pratique les connaissances obtenues au cours de la formation tout au long de leur carrière pour sauver les archives de leurs pays.

Culture 28 sept. 2015


Crise du football au Bénin: La FIFA propose une piste pour un dénouement

La crise qui secoue depuis quelques mois le football béninois et qui a été exacerbée, vendredi 27 mars dernier, avec le retrait de l’agrément par le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs à la Fédération ayant à charge sa gestion, va connaître bientôt son dénouement, si ce n’est pas déjà le cas. C’est ce qui ressort de la décision prise, depuis vendredi 25 septembre dernier par l’instance faîtière du football mondial, FIFA, au cours de ses derniers assises.

Encore quelques jours, et la crise du football béninois relèvera du passé. Mais avant, il faudra procéder à quelques réglages. Il s’agira de remettre de l’ordre dans la maison afin que le Comité exécutif de la Fédération qui sera élu ne soit plus un machin qui n’existe que de nom et dont les membres n’hésitent pas à afficher leurs divergences à la face du monde et au grand jour.

Face à cette crise qui a perduré, il y a longtemps que la réaction de l’instance faîtière du football mondial était attendue. Elle a fini par se faire connaître. Depuis vendredi 25 septembre dernier, les différents acteurs sportifs du football béninois sont fixés par rapport à la décision arrêtée par le Comité exécutif de la FIFA.
En effet, la FIFA a décidé de la mise sur pied d’un comité de normalisation. Ce sera pour régler définitivement cette malheureuse crise.
Au cours de ses assises des 24 et 25 septembre derniers à son siège à Zurich en Suisse, le Comité exécutif de l’instance a statué sur la situation que traverse le football béninois. Pour mieux la comprendre, elle avait dépêché à deux reprises différents émissaires au Bénin. L’occasion leur avait permis de rencontrer et d’écouter les différents protagonistes, et pour finir, le chef de l’Etat.
Au terme de sa réunion du vendredi 25 septembre dernier, la FIFA a décidé de la mise sur pied d’un comité de normalisation avec des missions bien définies. Comme missions essentielles, ce comité se chargera d’organiser les matches officiels du Bénin, puis de procéder à l’organisation d’Assemblée générale devant déboucher sur l’élection des membres du nouveau Comité exécutif de la FBF. Pour ce faire, un délai lui a été accordé. Il a jusqu’au 30 avril 2016 au plus grand tard pour s’acquitter des missions qui lui ont été assignées.
L’article 7, alinéa 2 auquel la FIFA s’est référée, stipule: «Les organes exécutifs des associations membres peuvent, dans des circonstances particulières, être relevés de leurs fonctions par le Comité exécutif, en concertation avec la confédération concernée, et remplacés par un comité de normalisation pour une période donnée». Voilà qui est édifiant.
C’est à croire que l’on s’achemine vers une sortie de crise. Augustin Ahouanvoébla et son Comité exécutif qui se réclamaient d'une certaine légitimité à partir des statuts de la FBF, en attendant la décision de la Fifa, savent maintenant ce qui leur reste à faire. Reste à déterminer, qui seront les membres dudit comité de normalisation et qui le dirigera. Il faut espérer que ce comité de normalisation de normalisation qui sera installé, ne connaisse par le même sort que ceux du Cameroun et du Togo, qui continuent de jouer les prolongations à n’en plus finir depuis plusieurs mois.

La Fifa décide de désigner un Comité de normalisation

(Lire ci-dessous l’extrait concernant le Bénin parmi les nombreuses décisions prises par l’instance)
''Concernant la situation au sein de la Fédération béninoise de football, il a été décidé de désigner un comité de normalisation, conformément à l’art. 7, al. 2 des Statuts de la FIFA, avec un mandat jusqu’en avril 2016. Les missions de ce comité seront de normaliser la situation concernant les équipes nationales et d’organiser de nouvelles élections ouvertes à toutes les candidatures, y compris celles des membres du comité exécutif sortant''.

Communiqué de presse de la FBF

Le vendredi 25 septembre 2015, la FIFA a, par fac similé notifié à la Fédération béninoise de football sa décision de désigner un comité de normalisation au Benin, conformément à l'article 7 alinéa 2 des Statuts de la FIFA.
Ce comité de normalisation aura pour missions de normaliser la situation des équipes nationales et d'organiser de nouvelles élections à fin avril 2016.
Le Comité exécutif de la FBF prend acte de cette décision et s'y conformera dès la mise en place dudit comité.
Le Comité exécutif invite tous les membres de la FBF à s'associer à cette décision et à apporter son soutien au comité de normalisation qui sera mis en place pour la réussite de sa mission

Fait à Porto-Novo le 25 septembre 2015

Augustin Ahouanvoébla

Président

Sports 28 sept. 2015


Election du 2è questeur de l’Assemblée nationale: Lucien Houngnibo et Léon Ahossi, deux premiers candidats déclarés

Le remplaçant du 2è questeur de l’Assemblée nationale, Georges Bada, actuel maire de la commune d’Abomey-Calavi pourrait être connu ce jour. La séance plénière de ce lundi 28 septembre connaîtra de cette élection pour laquelle deux candidatures sont déjà déclarées en attendant certainement d’autres.

Lucien Houngnibo et Léon Basile Ahossi sont les deux premières candidatures déjà déclarées au poste du deuxième questeur de l’Assemblée nationale. Les deux députés ont déposé à cet effet leurs lettres de candidature sur la table du président de l’Assemblée nationale. Les deux correspondances ont été rendues publiques au cours de la séance plénière du vendredi 25 septembre dernier, la première pour le compte de la cinquième session extraordinaire de l’année 2015.

Ainsi, s’il n’y a pas d’autres candidatures, le jeu se jouera entre ces deux députés pour le remplacement du prochain occupant du fauteuil de deuxième questeur de l’Assemblée nationale vacant depuis la démission du député de la Renaissance du Bénin (RB), Georges Bada, qui a préféré son nouveau poste de maire de la commune d’Abomey-Calavi à sa fonction de parlementaire.
Léon Basile Ahossi de l’Union fait la Nation défendra certainement les couleurs de l’Opposition parlementaire. Lucien Houngnibo député de l’alliance Union pour le Bénin (UB) alliée des FCBE sera le représentant de la Mouvance présidentielle à cette élection. Et c’est justement à ce niveau qu’il y a problème. En effet, des indiscrétions renseignent que si la candidature de Léon Basile Ahossi semble recevoir l’unanimité des députés de l’Opposition, donc de la Majorité qui a porté le président Adrien Houngbédji au perchoir à l’exception de la RB dont on ne sait pas encore ce qu’elle fera, tel n’est pas le cas avec Lucien Houngnibo. Il ne serait pas le choix de la Mouvance présidentielle qui pencherait pour son collègue Gilbert Bagana. Ce dernier pourrait annoncer aussi sa candidature à la faveur de la séance plénière de ce jour devant connaître de cette élection.
Un scénario qui nous rappelle celui intervenu au cours de la sixième législature avec le même Lucien Houngnibo. On se rappelle que le député natif d’Allada avait disputé avec acharnement à Valentin Houdé, ce même poste de deuxième questeur de l’Assemblée nationale suite à la nomination au gouvernement de Françoise Assogba. C’est après l’arbitrage du chef de l’Etat, qu’il a semblé mettre difficilement de l’eau dans son vin. Le poste est allé finalement à Valentin Houdé et comme si son destin politique est lié à ce poste, Lucien Houngnibo revient à nouveau à la charge. Cette fois-ci va-t-il accepter d’abandonner son ambition? Ou bien, cherchera-t-il à tenter sa chance contre vents et marrées? On attend bien de voir l’évolution du dossier ce jour au Parlement. C’est d’ailleurs au regard de cette divergence que le député André Okounlola, coordonnateur de la Mouvance présidentielle au Parlement, a demandé vendredi dernier une suspension de la séance au moment où le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, président de céans, s’apprêtait à déclencher le processus de cette élection. Il a sollicité un report du vote à ce lundi 28 septembre, histoire vraisemblablement de « discipliner » sa troupe afin de maximiser ses chances de ramener ce poste dans l’escarcelle de la Mouvance présidentielle. Ce qui est clair, l’Opposition qui a aussi plusieurs tours dans son sac ne se laissera pas faire. C’est donc une élection à suspenses qui s’annonce ce lundi à l’hémicycle.


Norbert Ahivohozin, nouveau député

La septième législature a accueilli vendredi dernier un nouveau député. Il a nom Norbert Ahivohozin, suppléant de l’ex-député Georges Bada. Il a été officiellement installé au cours de la séance plénière dans ses fonctions de parlementaire par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui l’a autorisé à prendre siège. Nobert Ahivohozin est lui aussi membre de la Renaissance du Bénin (RB) tout comme le titulaire du poste. Approché par la presse parlementaire, les premiers mots du nouveau député sont allés vers le président de son parti, Léhady Soglo et Georges Bada à qui il doit son ascension politique. Norbert Ahivohozin a promis de ne pas les trahir au cours de son mandat.

Th. C. N.

Actualités 28 sept. 2015


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