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La lutte contre le virus Ebola qui a décimé plusieurs pays en Afrique de l’Ouest en 2014 tend vers sa fin. C’est du moins ce qu’on peut retenir de l’étude publiée par l’OMS le 31 juillet dernier dans la revue médicale « The Lancet » qui affirme que l'un des deux vaccins contre Ebola testés en Afrique s'est révélé totalement efficace.
Lorsqu’on a souvenance des pertes en vies humaines enregistrées lors des ravages dus à la maladie à virus Ebola ou lorsqu’on pense aux conséquences économiques et à la panique qu’elle a suscitées, on a des raisons d'applaudir la découverte du vaccin qui nourrit l’espoir chez les Africains. Ce vaccin dénommé VSV-ZEBOV protège ainsi 100% des personnes présentes dans l'entourage d'un malade, lorsqu'elles sont vaccinées immédiatement après le contact. Le vaccin est composé d'une recombinaison de protéines présentes à la surface du virus, qui engendre la même réaction de défense.
C'est un immense espoir pour toute l'Afrique de l'Ouest. Le vaccin, qualifié de «très prometteur» par l'OMS a été développé par l’Agence de la santé publique du Canada (PHAC) et la licence a été déposée par les laboratoires américains Merck et NewLink Genetics Corp. Tout est allé très vite sur le front de la recherche contre Ebola.
En mars 2015, le vaccin candidat a été déclaré sans risque pour la santé. Les premiers essais cliniques sur le terrain s’en sont suivis, en Guinée et dans d’autres pays touchés par le virus. Plus de 7 600 adultes ont été recrutés, tous en contact direct ou indirect avec au moins une personne contaminée par le virus.
Les premiers résultats révèlent que le vaccin VSV-ZEBOV est efficace à 100%, quand il est administré sans délai chez une personne non infectée, mais en contact avec des malades.
Le début de la fin d'Ebola
Si l’OMS dresse un premier bilan de sa gestion de crise, c’est que l'épidémie d'Ebola qui a coûté la vie à 11 300 personnes en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, est en passe d’être éradiquée. Le 24 août dernier, les autorités de la Sierra Leone annonçaient la guérison et la sortie d’hôpital du dernier malade d'Ebola connu. La Sierra Leone, qui n'a officiellement pas connu de nouvelles infections depuis plus de deux semaines, a ainsi rejoint le Liberia au sein des pays qui ne comptent plus de cas d'Ebola. Seule la Guinée continue aujourd’hui d'enregistrer de nouvelles infections. Le nombre de nouveaux cas d'Ebola est à son taux le plus bas depuis un an en Afrique de l'Ouest.
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), un pays est déclaré exempt du virus 42 jours après le dernier cas connu. La fin officielle de l’épidémie pourrait donc être annoncée pour la fin de l’année.
L’OMS avertit, tout de même, que le nombre de nouveaux cas baisse, mais la vigilance reste de mise. L’OMS appelle toutefois à maintenir la vigilance jugeant «irréalistes» les espoirs de voir l’épidémie disparaître d’elle-même.
Triste souvenir
Tous les pays africains n’ont pas enregistré de cas de virus Ebola comme le Bénin, mais certains pays ont été lourdement touchés. Si le virus Ebola arrivait à être complètement éradiqué du continent africain, l’on a des raisons de jubiler rien qu’à voir les nombreuses pertes en vies humaines et la panique qu’a semé cette maladie.
Selon l’OMS, le virus Ebola provoque une maladie aiguë et grave, souvent mortelle si elle n’est pas traitée. La maladie à virus Ebola était apparue pour la première fois en 1976, lors de deux flambées simultanées à Nzara au Soudan et à Yambuku en République démocratique du Congo. Les 99% des victimes d'Ebola récemment se sont concentrés en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, où la maladie a désorganisé les systèmes de santé, ravagé l'économie et la société.
La flambée qui a sévi actuellement en Afrique de l’Ouest est la plus importante et la plus complexe depuis la découverte du virus. Elle a produit plus de cas et de décès que toutes les précédentes flambées réunies. Cette flambée a également comme particularité de s’être propagée d’un pays à l’autre, partant de la Guinée pour toucher la Sierra Leone et le Liberia, le Nigeria et les Etats-Unis d’Amérique (USA), le Sénégal et le Mali.
Les pays les plus touchés comme la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia ont des systèmes de santé très fragiles, manquent de ressources humaines et d’infrastructures et sortent à peine de longues périodes de conflits et d’instabilité.
L’épidémie due à la maladie à virus Ebola qui touche l’Afrique de l’Ouest depuis fin 2013 pourrait être déclarée vaincue à la fin de l’année 2015. C’est pourquoi, l’OMS étudie l'éventualité de sanctions à l'encontre des pays qui ne respectent pas les règles sanitaires internationales. Autrement dit, même tous les pays qui n’ont pas enregistré de cas d’Ebola doivent continuer d’observer les mesures de prévention dictées par l’OMS.
A cet effet, l'OMS a annoncé mardi 25 août dernier la mise en place d’un comité qui aura notamment pour mission d’analyser les raisons pour lesquelles autant de pays ont ignoré les règles sanitaires internationales.

Prévue pour traiter les dossiers tels que la signature de la Convention renouvelée de « Canal 3 Bénin », la session de la HAAC n’a pu s’ouvrir hier, mardi 1er septembre à Cotonou. Et pour cause, les conseillers de l’institution l’ont boycottée en signe de protestation, pour exiger la satisfaction de leurs droits. Adam Boni Tessi, président de la HAAC, a dû expliquer aux médias les difficultés que traverse son institution.
« La HAAC n’a pas de véhicules; les chargés de mission sont sans véhicules; le secrétaire général roule son propre véhicule, alors que nous sommes une institution constitutionnelle», déplore Adam Boni Tessi, président de la HAAC. «Pendant ce temps, des institutions créées sur simple décret sont bien alimentées », fustige-t-il.
En plus du manque de matériel roulant auquel sont confrontés les conseillers et travailleurs de la HAAC, le président a relevé la modicité des frais de mission à l’extérieur accordés aux membres de son institution et qui s’élève à 27 millions de francs CFA. Une somme qui, indique-t-il, «est épuisée depuis». Pis, leur «budget de 1,4 milliard francs CFA qui pourrait correspondre par endroits aux frais de mission d’un ministère, est insuffisant et ne satisfait pas tous les besoins de la HAAC». Selon lui, « cette insuffisance a fait que la HAAC a été obligée de supprimer certaines de ses activités et d’opérer des réajustements». Aussi, poursuit Adam Boni Tessi, les conseillers ont formulé la demande d’attribution de garde-corps, eu égard à leur mission ardue et sensible. Mais cette demande a été rejetée «sous prétexte que nous n’avons pas droit à un garde-corps», a-t-il rapporté. Les conseillers voient en tout ça une injustice qu’ils entendent corriger afin d’accomplir efficacement leur mission. «Nous intervenons par exemple auprès de 300 médias pour des missions de rappel à l’ordre afin que la paix soit constamment sauvegardée. Nous avons géré les deux campagnes (législatives et communales) passées», rappelle le président. Pour lui, c’est un travail très important qu’on ne doit pas sous-estimer. Ne pas banaliser la mission qu’abat la HAAC, c’est lui « fournir le minimum qu’il lui faut», insiste-t-il.
C’est après avoir énuméré ces difficultés, que le président a dû annoncer le report sine die de la session extraordinaire, puis présenter ses excuses à Canal 3 Bénin dont la signature de la convention renouvelée était le premier dossier au programme.
Présent à la HAAC dans le but d’assister à la signature de la convention renouvelée de Canal 3 Bénin dont il est le président directeur général (PDG), l’honorable Issa Salifou Saley n’a pas caché sa désolation. Selon lui, «Ils ont boycotté la cérémonie pour que le gouvernement puisse réagir afin qu’ils rentrent dans leurs droits».

Le Bénin a participé du 19 au 21 août dernier à la 7è édition du Tournoi international des Zones Ouest et Centre Afrique du Tir à l’Arc (TIZOCATA) et au 2è Grand prix d’Abidjan. Forte de 8 archers, la délégation béninoise est rentrée à Cotonou, il y a quelques jours, après s’être adjugée la part du lion au niveau des médailles et a repris la couronne qu’il détenait depuis la 1ère édition de la compétition en 2009 et qui lui avait été ravie l’année dernière. D’où la satisfaction du président de la Fédération béninoise de tir à l’arc, Paul Zinsou, malgré les conditions difficiles dans lesquelles l’expédition a été effectuée.
La Nation: Comment s'est effectuée la préparation de cette 7è édition du TIZOCATA et l’expédition sur Abidjan?
Paul Zinsou : Franchement, cette expédition a été faite dans des conditions difficiles, en ce sens qu’au lieu d’un mois de mise au vert, les enfants n’ont en réalité eu droit qu’à 15 jours. Les moyens n’ayant pas suivi, nous avons dû nous arranger avec l’OGDB pour qu’il nous loue ses chambres d’hébergement, quitte à se faire rembourser dès que la subvention du ministère des Sports sera disponible. Les enfants ont été payés à une modique somme de 1000 F CFA par jour. C’est insignifiant, mais on ne pouvait pas faire plus.
C’est à croire que vous n’aviez pas bénéficié de la subvention du ministère pour cette compétition ?
Nous espérons que cette subvention va finir pas tomber. C’est pour la première fois que, jusqu’à fin août, nous ne soyons pas encore entrés en sa possession. Déjà en avril dernier normalement, on devrait les avoir pour pouvoir programmer les compétitions.
C’est une question de programmation et de budget. Aviez-vous avisé à temps le ministère, par rapport à la participation du Bénin à cette 7è édition du TIZOCATA ?
Non, il ne s’agit pas d’un problème administratif. Le TIZOCATA fait partie de nos programmes et le ministère en est informé. Nous avons reçu les notifications. Le ministère sait que nous voulons participer au TIZOCATA, au championnat du monde. Que nous avons des compétitions à organiser dans les établissements scolaires. Qu’il ne mette pas les subventions à notre disposition, c’est une autre affaire. Ce que nous souhaitons, c’est que chacun joue sa partition afin que nos enfants ne soient plus en compétition dans des conditions déplorables. A Abidjan, nous avons été confrontés à d’énormes difficultés. L’année dernière, les enfants avaient été nourris d’atchèkè et ils avaient eu des maux de ventre. Cette année, nous avons pris nos dispositions en partant d’ici avec des vivres. Pour n’avoir pas pris leur repas, nous avons vu nos frais de participation connaître une augmentation. Chaque enfant devait débourser 100 000 F CFA. Ce dont nous ne disposions pas. Nous avons été obligés d’investir tout ce qui était à notre disposition, même l’argent du voyage de retour de la délégation. C’est depuis le pays que nous avons fait un prêt pour qu’on aille payer leur déplacement à la gare, ici à Cotonou. Sinon vous auriez appris que les archers béninois ont été chassés de leur hôtel, parce qu’ils n’avaient pas les moyens de rentrer chez eux, après la compétition.
Merveille Zinsou était-elle de la partie?
Elle y était parce qu’elle est en stage quelque part où, on lui a donné juste une semaine. Nous lui avons donc envoyé un billet d’avion. Ce qui nous a permis d’avoir ce résultat. Elle a obtenu à elle seule 11 médailles. Pour le TIZOCATA, le Bénin a eu 6 médailles d’or, 6 médailles d’argent, 5 médailles de bronze, et s’est classé premier. Le Tchad suit avec 5 médailles d’or, 5 d’argent, 3 de bronze et s’est classé 2è. La Côte d’Ivoire a pris la 3è place avec 4 médailles d’or, 4 en argent et 4 en bronze. Quant à la Guinée, elle s’est contentée de 2 médailles de bronze. A l’épreuve du Grand prix, les 70m deux fois, le Tchad a été premier avec 3 médailles en or, 2 en argent, le Bénin, 2è avec 1 médaille en or, 2 en argent et 1 en bronze. La Côte d’Ivoire suit avec 3 médailles dont 1 en or, 1 en argent et 1 en bronze, puis la Guinée ferme la marche avec 4 bronzes. C’est depuis 2009 que le Bénin a toujours dominé le tir à l’arc sur le continent mais en 2014, la Côte-d’Ivoire lui a pris cette 1ère place. Donc en 2015, le Bénin a repris sa place.
Peut-on alors dire que le tir à l'arc au Bénin se porte bien ?
Oui, on peut dire que le tir à l’arc au Bénin se porte bien, mais pas sans le soutien des autorités puisque la Fédération n’a pas d’autres ressources en dehors des subventions du ministère des Sports. L’échiquier économique ne permet même pas aux sponsors de nous venir en aide. Ce qui fait que, nous ne pouvons pas nous passer de ces subventions. Nous remercions au passage le gouvernement.
N’djaména 2016, pour la 8è édition du TIZOCATA, c’est à partir de maintenant qu’il faut commencer par la préparer.
Oui, N’djaména 2016, c’est surtout les billets d’avion. Il faut au moins 450 000 FCFA par personne. Pour une délégation d’une dizaine de personnes, vous vous imaginez? Cela fait une forte somme. Or, nous avons encore le championnat d’Afrique prévu en janvier 2016. Ce sera en Namibie. Il est qualificatif pour les Jeux Olympiques d’Eté. Donc nous avons ces deux grands évènements en vue. Si les subventions ne sont pas mises à disposition à temps, comment allons-nous participer à ces compétitions ? Voilà la grande question.
Sur le plan national, comment vous vous organisez par rapport aux championnats ?
Les athlètes sont entraînés et attendent le championnat. Nous attendons toujours les subventions. Quand elles vont tomber, nous les organiserons. En attendant, nous avons le 12 septembre prochain notre assemblée générale élective. Il reviendra certainement à la nouvelle équipe qui sera élue d’organiser peut-être ces championnats, si les moyens venaient tardivement.
Seriez-vous candidat à votre propre succession ?
A l’étape où nous en sommes, voudriez- vous que je laisse tomber? Puisque c’est une affaire de passion. Il faut que les ligues bougent. Lorsque quelqu’un sera en mesure de le faire tel que je l’aurais souhaité, alors il sera en mesure de se présenter au niveau de la Fédération et je pourrai me retirer. Pour le moment, je suis obligé de continuer le travail, au regard des challenges qui attendent. Nous voulons que le tir à l’arc rentre dans les programmes de l’enseignement secondaire.
Où en êtes-vous par rapport à l’organisation de cette assemblée générale ?
Nous sommes en train de terminer avec le dépouillement des dossiers de candidature. Nous allons faire la publication une semaine avant l’assemblée, donc déjà le vendredi 4 septembre prochain.
Sports 01 sept. 2015

Les départements de l’Atlantique et du Littoral changent officiellement de commandement. Epiphane Quenum a pris, hier lundi 31 août, les commandes des mains de son prédécesseur, Placide Azandé, qui a passé environ quatre années et demie à la tête de l’administration préfectorale, après avoir été nommé récemment ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes (MISPC). La signature du procès-verbal et l’échange de parapheurs ont eu lieu à la préfecture de Cotonou.
L’engouement et l’ambiance dans l’enceinte de la préfecture de Cotonou hier étaient à la hauteur de l’évènement. Le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral sortant, Placide Azandé, a cédé son fauteuil à Epiphane Quenum, devant autorités politico-administratives à divers niveaux, agents de la préfecture, parents, amis, conducteurs de taxi-moto et autres curieux, fortement mobilisés pour la circonstance.
L’ancien député à l’Assemblée nationale, officiellement investi dans ses nouvelles fonctions, n’a pas tardé à dévoiler sa feuille de route. Il souhaite attacher son action à de nouvelles valeurs à la tête de la préfecture, en jouant avec les mêmes cartes dont il s’était servi à la Représentation nationale. «J’ai changé d’action, non pas de rôle. Je ne suis ni plus, ni moins dans l’action gouvernementale, mais mon rôle demeure ‘’servir le peuple», dit-il en exhortant ses collaborateurs à bannir certaines habitudes de leurs comportements. «Les citoyens doivent considérer la loi, les agents des services doivent mépriser la paresse, l’abus des biens sociaux et la corruption, les maires seront justes et modérés, l’autorité préfectorale attentive, responsable, intègre et incorruptible. Il n’y aura ni vanité, ni luxe, ni mépris», a indiqué le préfet entrant, Epiphane Quenum, qui ajoute que la somme des intérêts individuels et égoïstes ne fera pas l’intérêt général. Sur ce point, il promet de lutter contre la ‘’monétarisation’’ de la délivrance des actes et documents d’état civil, le bradage des domaines publics et des réserves administratives, l’expropriation abusive des citoyens….
Etre loyal
«Moi préfet, je jure d’être loyal et de ne servir que cet intérêt commun», promet-il.
Avant de permettre à son successeur de dévoiler son cahier des charges, le préfet sortant, désormais ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé, a exprimé sa fierté d’avoir bien achevé son mandat. «Je pars de la préfecture avec le sentiment d’avoir bien accompli ma mission», se réjouit-il.
Son sentiment ne sera pas entièrement partagé par le secrétaire général du Syndicat de la préfecture, Honorat Akodjènou, qui dresse un bilan plus ou moins reluisant. S’il salue ses actions sociales à l’endroit du personnel, et son esprit d’anticipation dans la gestion de certains dossiers, il ne s’est pas empêché de fustiger sa gestion solitaire et hasardeuse de l’administration territoriale.
Le secrétaire général du syndicat rassure le préfet entrant de la disponibilité des travailleurs à l’accompagner. Les principaux défis qu’il devra relever, indique-t-il, concernent le redéploiement du personnel au niveau des services clés de la préfecture, la poursuite et l’achèvement du bâtiment annexe, la mise en service du groupe électrogène 400 KVA.
Le secrétaire général des départements de l’Atlantique et du Littoral, Basile Aya, empruntera la même démarche pour mettre le nouveau préfet devant ses responsabilités. Le préfet, rappelle-t-il, est le « dépositaire de l’autorité de l’Etat dans le département. Il est l’unique représentant du gouvernement et de chacun des ministres pris individuellement…, il exerce la tutelle des collectivités territoriales et le contrôle de la légalité de leurs actes…». Une mission qu’Epiphane Quenum entend bien acccomplir avec le concours des maires sous sa tutelle.
Présentation des départements de l’Atlantique et du Littoral
Le nouveau préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral, Epiphane Quenum a pris fonction dans un contexte spécial. La passation de charge est intervenue au lendemain de l’installation des conseils communaux et à la veille de l’élection présidentielle de 2016. Il est le septième préfet à occuper ce fauteuil depuis l’avènement du Renouveau démocratique au Bénin.
L’Atlantique et le Littoral dont il hérite, font partie des départements phares du Bénin. L’Atlantique est l’un des douze petits départements du pays de par sa superficie qui est de 3233 km2. Il s’étend sur 100 km de la côte vers l’intérieur du pays et regroupe huit communes, à savoir, Abomey-Calavi, Allada, Zê, Ouidah, Kpomassè, So-Ava, Tori-Bossito et Toffo.
Quant à celui du Littoral, il est constitué d’une seule commune, Cotonou, avec une superficie de 79 km2. Il est composé de treize arrondissements subdivisés en 144 quartiers de villes. Il a une population de 678 874 habitants.
Des rivalités entre Adjovi-Azandé exposées au grand jour
Alors qu’il s’apprêtait à prononcer son discours, le préfet sortant, Placide Azandé, s’est pratiquement vu arracher le micro par le doyen des maires des départements de l’Atlantique et du Littoral, Sévérin Adjovi. Il a profité de la cérémonie pour exposer au grand jour ses démêlées avec lui.
S’adressant ensuite au préfet sortant, il a tenu à faire quelques rectificatifs. «J’aurai manqué à mon devoir d’honnêteté, si je ne soulignais pas à l’endroit du préfet entrant, les difficultés que nous avons rencontrées avec son prédécesseur», s’est-il empressé d’indiquer. « Nous ne sommes pas de petits maires», dira-t-il. « Nous sommes des élus du peuple. Ne négligez jamais les maires. Vous nous devez tout le respect dû à notre rang », explique-t-il au préfet sortant. Sévérin Adjovi déplore surtout son immixtion dans des affaires même d’ordre familial, en lieu et place d’un accompagnement franc et sincère».
En guise de réponse du berger à la bergère, Placide Azandé, saisira aussi la balle au bond. «L’on ne saurait être apprécié de tous de la même manière », rectifie-t-il. Pendant que l’ancien maire de Cotonou, Nicéphore Soglo, salue la collaboration entre l’administration municipale et celle préfectorale sous mon mandat, d’autres la décrient », a-t-il nuancé. Heureusement que je ne pars pas d’ici les larmes aux yeux, encore moins dans un cercueil, a-t-il répondu, soulignant que ce sont les plus proches qui s’attaquent souvent en politique. M.A

Dans le cadre de sa tournée dans les directions départementales de l’Eau sur le territoire national, le ministre de l’Eau, Christine Gbédji Vyaho a présidé, hier lundi 31 août à Cotonou et Abomey-Calavi, des séances de travail avec les cadres et les chefs des agences de l’eau de la direction départementale de l’Eau de l’Atlantique-Littoral. Ces rencontres lui ont permis de se rendre compte des difficultés auxquelles sont soumis le personnel à tous les niveaux et d’apporter sa contribution à leur gestion.
«L’eau est source de vie», dit-on. Mais toute eau, est-elle bonne pour la vie ? Pour avoir de l’eau de qualité en quantité suffisante pour la satisfaction des populations, il faut des moyens adéquats avec un personnel dévoué à la tâche. C’est pourquoi, avec son bâton de pèlerin, le ministre de l’Eau, Christine Gbédji Vyaho a organisé des rencontres avec les responsables ayant à charge la reconnaissance de l’eau, sa planification, sa mobilisation et sa gestion dans tout le pays.
Selon le ministre de l’Eau, le chef de l’Etat a vu juste en créant un ministère de l’Eau qui n’a jamais existé. L’eau, bien qu’étant à la base de tout développement, a toujours été orpheline, soit elle est contigüe à une structure ou ralliée à un ministère. «Mais tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître l’importance de cette denrée qui constitue une source de vie », a-t-elle indiqué. Il est important donc de prendre contact avec tous ceux qui ont à charge la gestion de l’eau au Bénin. Ainsi, cette visite et les séances de travail lui ont permis de prendre connaissance des problèmes et d’élaborer de nouvelles stratégies pour satisfaire toute la population béninoise en eau afin de pérenniser ce ministère.
Partout dans les directions départementales de l’eau sur tout le territoire, dit-elle, il a été posé le problème de pénurie de personnel, le manque de matériel roulant pouvant permettre aux travailleurs de mieux accomplir leur mission que ce soit au niveau des pompages ou des branchements.
A propos du manque de personnel, le ministre de l’Eau a demandé aux responsables et chefs d’agence de faire le point du personnel existant aujourd’hui, pour permettre d’étoffer l’effectif.
Le point du manque de matériel
Pour ce qui concerne le manque de matériel, elle a aussi demandé le point afin de trouver dans les tout prochains jours une solution devant faciliter le déplacement des agents qui sont dans le besoin. Ces points et l’expression des différents besoins s’explique, annonce-t-elle, par le fait que quand on ne prévoit pas au niveau du budget, on ne peut pas exécuter des dépenses.
S’agissant des conduites d’eau, Christine Gbédji Vyaho est consciente que les installations sont de longues dates et ne peuvent continuer à satisfaire les populations. Pour elle, il faut augmenter le volume de conduite d’eau de 200 à 315 selon l’endroit au moins et à 600.
A propos des difficultés de recouvrement des créances, le ministre a reconnu qu’il s’agit d’un problème réel à étudier car beaucoup consomment, mais ne sont pas prêts à payer. Alors, il s’agit de mettre en place une dynamique pour pouvoir recouvrer ces créances au niveau des factures.
Quant au problème d’énergie électrique, elle a avoué que sans énergie électrique on ne peut avoir de l’eau, car on ne peut tourner les stations de pompage. Après une coupure électrique, il faut encore un temps avant que tout ne soit mis en ordre.
A l’heure des Technologies de l’information et de la communication (TIC), les gestionnaires de l’eau souffrent d’un manque de matériels en informatique. «Ce qui ne favorise pas la coordination des travaux tant au niveau central que sur le terrain», a dit le ministre qui se désole aussi du manque de connexion au niveau du secteur. Que faire pour mettre en place un réseau, s’est-elle interrogée ? Car l’eau a des principes qui sont la reconnaissance de l’eau, sa planification, sa mobilisation et sa gestion. «C’est à ces composantes qu’il faudra travailler désormais pour la satisfaction des populations en eau», a martelé le ministre de l’Eau.

La population de Porto-Novo et environs a délecté du vendredi 28 au dimanche 30 août dernier, les œuvres d’art plastique de l’association «Noudjiou» à travers une exposition baptisée «Agbaoungb’art ». L’exposition a été soutenue par la direction du Fonds d’aide à la Culture (DFAC) du ministère en charge de la Culture.
La Place Toffa 1er de Porto-Novo a été le point de ralliement les 28, 29 et 30 août derniers des artistes plasticiens de l’association «Noudjiou». Pendant trois jours, ils ont organisé une exposition de leurs œuvres dans le cadre de leur projet baptisé «Agbaoungb’art» qui signifie en français «l’art visible par tous». Selon Laurent Gbèhoun, responsable du projet, à travers son initiative, l’association «Noudjiou» a voulu faire voir au public tout ce qu’elle fait pour promouvoir la culture béninoise et africaine. Et dans le même temps, permettre aux visiteurs de critiquer les œuvres exposées pour les amener à les améliorer. Les œuvres exposées sont, entre autres, de la sculpture sur bois, de la sculpture sur os, des travaux de sculpture réalisés à l’aide de cauris et de la sculpture faite à partir de tapis.
La Place Toffa 1er de Porto-Novo a été retenue pour rendre hommage au roi Toffa qui a été une force pour le Bénin, une force pour l’Afrique et une force pour le monde entier, a précisé Laurent Gbèhoun. Selon lui, cette exposition est comme une incitation des jeunes de Porto-Novo à s’exercer aussi au métier d’art plastique.
Avant l’étape de Porto-Novo, l’association «Noudjiou» était à la Place du Souvenir de Cotonou pour la même exposition. La tournée nationale va se poursuivre dans les jours à venir dans les autres régions du pays, notamment Abomey et Natitingou, a indiqué Laurent Gbèhoun.
Le site d’exposition a reçu la visite de plusieurs personnes dont l’artiste Anice Pépé. Ce dernier s’est dit impressionné par la qualité des œuvres d’art plastique réalisées et exposées par l’association. Il encourage ces jeunes à aller de l’avant dans leur initiative de promotion de la chose culturelle au Bénin.
Cette initiative du projet «Agbaoungb’art» de l’association «Noudjiou» reçoit le soutien de la direction du Fonds d’aide à la Culture (DFAC) du ministère en charge de la Culture.

Le Bénin, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, et le Ghana sont les pays présents à la grande finale de la 6ème édition de la Coupe d’Afrique de Musique (CAFRIM) qui a connu son épilogue dimanche 30 août dernier au pavillon du Hall des Arts de Cotonou. A l’issue de la compétition, le jury a tranché en faveur de Bubette du Nigeria à qui la Coupe d’Afrique de Musique 2015 a été remise.
C’est à un véritable duel musical que Princesse Ella du Bénin, Bubette du Nigeria, Ginger du Ghana, Umar Danga du Niger et Samson Dosseh de la Côte d’Ivoire se sont livrés. Une confrontation musicale visant l’intégration de l’Afrique qui «ne se fait pas qu’à travers l’économie mais se poursuit également à travers la culture», selon Zéphirin Daavo, représentant du ministre en charge de la Culture.
Tour à tour, conformément à l’ordre de passage tiré, les artistes, habillés en mode traditionnel, ont fait chanter l’hymne de leurs pays avant d’offrir un spectacle émouvant fait de danses et de chants auquel le public s’est joint avec ses acclamations et cris. Leurs prestations qui ont duré environ 15 minutes ont été pour le public un moment d’extase et pour les artistes, l’occasion de démontrer leurs qualités et de prouver la richesse musicale, par ricochet, celle culturelle de leur pays.
L’entrée et la sortie sur scène, l’occupation du podium, l’évolution sur scène, l’originalité, le message, la qualité vocale, la mélodie, l’habillement et l’appréciation du public sont les critères sur lesquels le jury composé de Moussa Gado, Williams Atingli, et Armand Adomou, s'est basé pour trancher. Ayant battu le record avec 96,30 points, le Nigeria s’est vu décerné la coupe confectionnée à 2 250 000 FCFA. Il est suivi du Bénin (2e rang avec 76,33), du Ghana (3e avec 70,33), du Niger (4e avec 70) et de la Côte d’Ivoire (5e avec 69,66 points sur 100). La délibération, affirme le jury, n'a pas été facile parce que «les pays n’ont pas démérité». Les 2e et 3e ont reçu eux aussi des trophées et des médailles.
Quant aux autres, ils n’ont gagné que des médailles. Des attestations de participation ont été délivrées à tous les artistes. Mathieu A. Vitoffodji, président du CAFRIM s’est dit content du dénouement de la compétition «parce qu’elle lui a permis de découvrir des rythmes étrangers». Toutefois, il implore l’aide financière de l’Etat et de toutes autres personnes de bonne volonté afin que la flamme de la CAFRIM ne s’éteigne pas.
Culture 01 sept. 2015

Une meilleure collaboration entre les gouvernements et les institutions telles que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pourrait stimuler le développement de la production agricole dans la région et nourrir une vaste population en croissance rapide. C’est l’une des conclusions du nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale selon lequel les pays d’Afrique de l’Ouest restent très dépendants des importations alimentaires, dont les prix ont triplé durant les dix dernières années. Et pourtant, 60 % de la population de ces pays travaillent dans le secteur de l’agriculture.
Relier les marchés des produits alimentaires de base et les marchés des intrants en Afrique de l'Ouest : Un programme pour le commerce régional des pays de la CEDEAO. C’est l’intitulé du dernier Rapport publié par le Groupe de la Banque mondiale selon lequel, la production de cultures alimentaires de base telles que le riz pourrait doubler en Afrique de l’Ouest. De même, la production de maïs pourrait quasiment tripler si les gouvernements repensaient leurs politiques et favorisaient l’agriculture et l’agro-alimentaire en ouvrant les échanges commerciaux dans la région.
Le rapport développe les conclusions de l’ouvrage «L'Afrique peut contribuer à se nourrir elle-même», publié par la Banque mondiale en 2012, et examine le contexte particulier de l’Afrique de l’Ouest ; une région abritant un tiers de la population africaine et plusieurs des pays les plus vulnérables du continent. Ce rapport propose une nouvelle analyse du commerce des produits alimentaires de base, des nombreuses politiques régionales en place et de leur mise en œuvre du point de vue des institutions.
Des opportunités de forte croissance
La conjugaison de la crise alimentaire africaine de 2007-2008, de la hausse des prix alimentaires mondiaux, des faibles rendements agricoles et de la forte dépendance aux importations, selon le rapport, a entravé les efforts des gouvernements d'Afrique de l'Ouest pour nourrir leurs citoyens, compte tenu des budgets publics. Bien que la crise alimentaire rappelle l’importance des programmes agricoles, les gouvernements concernés ont négligé les politiques de promotion de l'intégration du commerce régional. Pour satisfaire les besoins alimentaires à court terme, des politiques agricoles nationales ont été adoptées, qui interdisent les importations de riz, de maïs, de manioc et autres produits de base constituant l'essentiel des apports caloriques des populations d'Afrique de l'Ouest.
En effet, les pays d'Afrique possèdent plus de la moitié des terres fertiles et non exploitées de la planète, détenant ainsi un potentiel agricole considérable. En Afrique de l'Ouest, indique le rapport, la production céréalière est très faible en dépit de son potentiel. Son accroissement pourrait radicalement modifier l'équilibre des échanges dans la région.
Le rapport distingue les zones où la production de cultures alimentaires de base est abondante et pourrait encore se développer, et celles où la productivité est faible. Il montre également qu'un marché plus ouvert connectant la demande alimentaire des centres urbains en pleine expansion et des zones rurales où la nourriture est insuffisante avec les régions caractérisées par des excédents de production, permettrait aux agriculteurs de développer leurs marchés.
Les agriculteurs d’Afrique de l'Ouest peinent à produire davantage, faute d'accès aux intrants tels que les engrais et les semences de qualité, aux machines agricoles et au financement. Selon le rapport, la focalisation des règles d'intégration régionale sur les produits de base peut favoriser la prise de conscience des objectifs régionaux à tous les niveaux des chaînes d'approvisionnement. L'adoption des mesures nécessaires pour mettre en place un système offrant aux agriculteurs des intrants de qualité à des prix abordables pourrait permettre de développer leurs rendements.
Selon Ben Shepherd, co-auteur, « ce rapport montre comment les États membres de la CEDEAO pourraient s'ouvrir au commerce régional pour stabiliser les approvisionnements et développer leur production de produits alimentaires de base».
La CEDEAO à la tête de l'intégration du commerce régional
Le rapport décrit un agenda régional très dynamique en Afrique de l’Ouest. Les institutions de la CEDEAO ont fait preuve d’initiative en adoptant des règles sur la qualité des engrais et des semences en 2008 et en 2012. Des difficultés persistent en raison des capacités très disparates des États membres de la Communauté et de leur volonté inégale de donner suite à ces engagements. La CEDEAO est particulièrement bien placée pour faciliter, coordonner et faire appliquer la transition majeure qui permettra de créer un marché intégré des échanges agricoles en Afrique de l'Ouest. La CEDEAO pourrait accompagner l'intégration du commerce régional, grâce à des mesures précises.
Les États membres doivent considérer le commerce régional comme l’occasion d'atteindre leurs objectifs de développement des cultures alimentaires de base, et se doter d'une politique globale et cohérente qui promeut davantage d'ouverture dans les flux commerciaux régionaux, plutôt que de s'enfermer dans des positions nationales fragmentées et souvent intéressées.
Comme deuxième mesure, les nouvelles politiques régionales devraient compléter les politiques intérieures. Pour autant, les actions régionales ne doivent pas se substituer aux mesures nationales, éviter les risques de dispersion dans des initiatives trop nombreuses et être conçues pour répondre à des besoins spécifiques.
Avec la troisième mesure, les gouvernements doivent impérativement mettre l'accent sur l'accès aux intrants dans la région, un aspect essentiel pour générer des gains de productivité dans l’Afrique de l’Ouest tout entière et stimuler l'intégration régionale. Les efforts résolus actuellement engagés pour créer des marchés régionaux d'intrants devraient livrer des enseignements importants pour l'élaboration des futures politiques agricoles et commerciales de la région.
Enfin, les pays membres de la CEDEAO doivent davantage tenir compte du secteur privé et des chaînes de valeur. Les entrepreneurs privés sont mieux armés pour identifier les opportunités commerciales et contribuer à apporter des solutions fondées sur le jeu des marchés. Cela permettrait de créer de nouveaux débouchés pour les fournisseurs de produits alimentaires de base et d’offrir aux consommateurs des produits de qualité à un coût réduit. Les autorités et les arrangements régionaux ont un rôle à jouer pour mettre en place un climat propice à ces évolutions sectorielles.

Le nouveau maire élu de Kalalé, Guéné Orou Sé, écroué depuis mercredi 29 juillet dernier à la prison civile de Parakou, a reçu dimanche 30 août dernier la visite du président de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), Abdoulaye Bio Tchané.
Ce dernier a tenu à réconforter son ami et allié politique élu sur la liste ABT aux dernières élections communales et locales, arrêté suite à sa condamnation quelques mois avant ledit scrutin à six mois d’emprisonnement ferme assorti de mandat d’arrêt et à une amende de 500 000 francs CFA, pour pression sur magistrat. «C’est notre devoir, notre obligation de venir lui rendre visite et lui témoigner notre compassion et notre soutien dans cette épreuve», a laissé entendre Abdoulaye Bio Tchané au terme de sa visite à la maison carcérale.
«Nous espérons que le maire, notre maire, sera bientôt libéré et pourra donc rejoindre les populations», a-t-il poursuivi. Il a exhorté à nouveau les militants ABT et les administrés à garder la patience et le calme et à être respectueux des lois du pays, en attendant le verdict de l’appel de la décision attendu pour le 15 septembre prochain
Suite à l’incarcération de Guéné Orou Sé, c’est la première adjointe au maire, Kadidjatou Djegga Demmon qui assure son intérim à la tête de la commune de Kalalé, en attendant qu’il recouvre sa liberté.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Actualités 31 août 2015

Rupture d’intrants agricoles, mauvaise gouvernance de la filière coton par le Comité interministériel de gestion mis en place, la campagne agricole 2015-2016 est en péril. Les producteurs s’en désolent mais le gouvernement rassure.
Les inquiétudes des producteurs de coton face à la pénurie d’engrais chimiques et d’insecticides dans le Borgou-Alibori seront-elles bientôt dissipées ? Tout porte à le croire, si l’on s’en tient aux conclusions de la séance de travail tenue dimanche 30 août dernier à Parakou entre les acteurs de la filière, sous la houlette du président de la République.
En effet, les producteurs n’ont pas perçu à temps réel et en quantité suffisante les engrais NPK et urée ainsi que les insecticides dites de première et deuxième fenêtres, a signalé Tamou Ganni B., représentant des producteurs. Les insecticides sont quasiment indisponibles, insiste-t-il.
Cette situation se justifie, à en croire Rufin Nansounon Orou Nan, ministre de l'Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), par le retard noté dans les commandes et dans la livraison des intrants par les fournisseurs, le dépassement des prévisions d’emblavures dans certaines localités. Aussi, le fait que la culture du coton chevauche sur la même période avec celle du maïs et du riz? lesquelles cultures ont pratiquement le même cycle végétatif et les mêmes besoins d’engrais NPK et urée que le coton, justifierait-il cette situation désastreuse pour les producteurs. Par ailleurs, le gouvernement craignait de gérer comme lors des trois dernières campagnes agricoles, un fort excédent d’intrants qui pèserait sur la trésorerie de la campagne agricole à travers un important endettement à la fin.
Pour satisfaire les besoins des producteurs inquiets, rassure le ministre, des mesures urgentes sont prises pour pallier les dysfonctionnements observés jusque-là. Ainsi, des commandes complémentaires en procédure d’urgence d’une certaine quantité d’insecticides ont été faites dans les pays de la sous-région et des livraisons d’intrants par fret aérien et via le port de Cotonou sont attendues cette semaine.
Pour le moment, c’est la désolation dans le rang des producteurs dont certains exaspérés, auraient même arraché les plants de coton pour mettre en terre d’autres cultures comme l’arachide à Kandi, à défaut de se procurer des intrants à des coûts exorbitants. Sur le terrain, les responsables du Centre d’action régionale pour le développement rural (CARDER Borgou-Alibori) et de la direction régionale d’exploitation Zone Nord de la Société nationale pour la promotion agricole (DRE/SONAPRA) tentent vaille que vaille de colmater les brèches en faisant recours aux transferts rapides entre les communes et les départements, en attendant les livraisons annoncées et l’acheminement rapide des intrants vers les producteurs.