La Nation Bénin...
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Le président de la République a reçu, hier mercredi 24 juin, les responsables de la compagnie pétrolière SAPETRO. Ces derniers ont annoncé l’arrêt des opérations d’exploration sur les blocs à eux attribués au large de Sèmè.
C’est une information qui vient plomber les espoirs du Bénin dans le secteur de la production du pétrole brut. La compagnie nigériane, SAPETRO, qui deux ans auparavant, avait annoncé des promesses de découverte de pétrole commercialisable vient de faire volte face. Elle a annoncé hier sa décision d’arrêter ses opérations d’exploration au large de Sèmè. La raison évoquée, les explorations réalisées sur les trois blocs qu’elle détient se sont révélées infructueuses. Selon les explications fournies par les responsables de la compagnie au président de la République, le premier puits n’a pas pu être entièrement foré en raison de certaines difficultés techniques. Le deuxième puits a révélé de l’eau à 100%. Quant au dernier puits, son exploration a permis la découverte d’un gisement de 1,5 millions de barils, communique-t-on. Son exploitation éventuelle devrait produire en moyenne 1140 barils par jour, au moment où le Nigeria premier producteur du continent africain est à environ 2 millions de barils par jour. Pis encore, estiment les responsables de SAPETRO, la commercialisation du pétrole découvert devra induire un investissement de 67 millions de dollars pour une rentabilité évaluée à 40 millions de dollars. Résultat : SAPETRO renonce à poursuivre ses travaux. La compagnie estime avoir investi environs 564 millions de dollars dans ses travaux d’exploration contre une prévision de 280 millions. Mais ne voulant pas désarmer, elle a promis de mobiliser d’autres investisseurs pour se projeter sur d’autres forages possibles au large du Bénin.
Actualités 24 juin 2015

La campagne pour les élections municipales, communales et locales tarde à prendre dans le 7è au 13 arrondissement de Cotonou. C’est du moins le constat effectué le week-end dernier.
Calme plat. Et une forte pluie qui s’est abattue sur la ville de Cotonou le samedi 20 juin dernier, laissant derrière elle des inondations dans les rues et maisons qui font la préoccupation majeure des Cotonois. Les 7 arrondissements de la 16è circonscription électorale ne sont pas du reste. Point de l’effervescence politique en vue du vote du 28 juin prochain. Seules, quelques affiches géantes renseignent sur la tenue prochaine de ces élections municipales, communales et locales.
Elles sont visibles et parfois de façon ostentatoire à certains grands carrefours. Et telle une jeune fille courtisée, trois grands partis ou alliances de partis politiques font les yeux doux aux électeurs de ces 7 arrondissements.
Il s’agit de l’Union fait la Nation (UN), des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et de l’alliance RB–RP. Ils ont des messages forts, du moins qui charment, photographies à l’appui.
Bien endimanchés, les Renaissants qui ont dirigé la ville pendant plus d’une décennie se rassemblent sur une photo de famille avec comme pour chef de file, le 1er adjoint au maire sortant Lehady Soglo. Ils proposent «une équipe au service d’une ville dynamique».
Quant à l’Union fait la Nation (UN), elle affiche « une nouvelle équipe pour un nouveau Cotonou ». Ainsi, tout sourire et bien mis, Candide Azanai et Joseph Djogbénou proposent autre chose. «3CI, il est temps que la ville de Cotonou passe maintenant au CP». Ils mettent une croix rouge sur les conflits domaniaux, sur l’insalubrité et sur les 3CI. Au même moment à Cadjèhoun, la famille FCBE exhibe Isaac Ahivodji et Rebecca de Souza. Ces deux exhortent à bâtir un Cotonou moderne et qu’une solution efficace et définitive soit trouvée à l’inondation de la ville. Ils veulent lutter contre les bradages des réserves administratives et leur récupération au profit de la population.
Faits curieux
Si partout dans la ville de Cotonou, et plus particulièrement dans la 16è cironscription électorale, ce sont les seules images de Candide Azanai et Joseph Djogbénou qui figurent sur toutes les affiches UN, ce n’est pas le cas pour les autres formations politiques ou alliances. Les images varient selon les arrondissements sur les autres listes. Fait marquant, sur le carrefour du marché St Michel, Il y a deux candidats: Isidore et Denis Maximin portant le même patronyme Gnonlonfoun mais qui sont sur différentes listes: celle des FCBE pour le premier et celle de l’alliance RB-RP pour le second. Les affiches sont posées côte à côte, faisant sourire plus d’un passant.
Belle preuve qu’on peut venir d’une même famille, avoir les mêmes ambitions sans être du même bord politique.

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu en audience à son cabinet hier jeudi 18 juin, plusieurs délégations dont celle de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) conduite par sa directrice générale par intérim, Reine Azifan Sagbo. La célébration prochaine des 25 ans du journal «La Nation» édité par l’Office était au coeur des échanges.
L’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) célèbre au cours de la deuxième quinzaine du mois de juillet prochain les 25 ans d’anniversaire du journal « La Nation » qu’il édite. Cet événement sera pour les responsables et les agents de cet office un moment de bilan et d’engagement pour aller de l’avant. C’est dans le cadre de ces manifestations festives qu’une délégation de l’Office visite certains de ses partenaires clés. Après le Conseil économique et social (CES) mercredi dernier, elle était hier dans les locaux de la Cour suprême à Porto-Novo. Comme à l'étape précédente, la délégation conduite par la directrice générale par intérim de l’Office est allée informer le président de la Cour suprême de la célébration prochaine des noces d’argent du quotidien de service public. Les préparatifs de cet anniversaire vont bon train, a souligné Reine Azifan Sagbo au sortir de l’audience. Elle précise que cette célébration offrira l’occasion pour faire surtout le point des prestations et d’écouter les clients sans qui l’Office ne saurait exister. « Notre souci permanent est de mieux servir notre clientèle, à savoir éditer un journal de qualité aussi bien dans le fond des articles écrits que dans la forme de la présentation», souligne Reine Azifan Sagbo qui était entourée du directeur de publication du journal «La Nation», Edgard Couao-Zotti, du directeur de l’Imprimerie, Edmond Zossoungbo et du chef service commercial de l’Office, Marie-Madeleine Akoffodji.
Le partenariat passé en revue
Les échanges ont duré une trentaine de minutes. Les deux parties ont passé en revue leur partenariat et soulevé les goulots d’étranglement. Lesquels goulots ont été aplanis dans l’intérêt de chacune des deux institutions, a laissé entendre Reine Azifan Sagbo. Aussi, la délégation a-t-elle saisi l’occasion de cette rencontre avec le président de la Cour suprême pour poser le sempiternel problème auquel est confronté l’ONIP, celui de faire tourner son imprimerie qui regorge de beaucoup de machines de technologie de pointe. La directrice générale par intérim confie avoir prié à cet effet le président de la Cour suprême de consulter davantage l’Office pour ses travaux d’imprimerie.
Reine Azifan Sagbo a salué le président Ousmane Batoko qui s’est montré très sensible aux différentes préoccupations de la délégation et qui a promis de faire le nécessaire pour améliorer mieux que par le passé la collaboration entre son institution et l’ONIP.
Avant la délégation de l’ONIP, le président de la Cour suprême s’est entretenu avec le Haut commissaire à la gouvernance concertée, Moïse Mensah. Au sortir du long entretien qu’il a eu avec son hôte, ce dernier dit avoir parlé avec Ousmane Batoko des questions d’intérêt commun. Il a eu son éclairage sur certains problèmes qui constituent une préoccupation entre le Haut commissariat à la gouvernance concertée et la Cour suprême. Moïse Mensah se dit également très satisfait de l’audience se félicitant de la qualité des échanges qui auraient été très fructueux.

Le président du Conseil économique et social , Augustin Tabé Gbian a reçu hier mercredi 17 juin à son cabinet la directrice générale par intérim de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP), Reine Azifan Sagbo. Elle était accompagnée pour la circonstance de Edgard S. Couao-Zotti, directeur de publication du quotidien La Nation, de Edmond Zossoungbo et de Marie Madeleine Akoffodji respectivement directeur de l’Imprimerie de l’ONIP et chef Service commercial de l’ONIP.
La directrice générale de l’Office national d’Imprimerie et de Presse par intérim, Reine Azifan Sagbo, après plus d’une demi-heure d’entretien avec le président du Conseil économique et social a déclaré que sa délégation a eu avec le président du CES, des échanges sur le partenariat qui lie l’Office à l’institution, notamment en ce qui concerne les activités du quotidien de service public «La Nation». Un quotidien qui célèbre dans les tout prochains jours ses vingt-cinq ans d'existence. Plusieurs manifestations sont prévues dans le cadre de la célébration de cet anniversaire.
Reine Azifan Sagbo et ses collaborateurs sont allés recueillir également les impressions du président du Conseil économique et social quant aux prestations qui sont fournies par l’Office et aux attentes de son institution.
Aussi, a-t-elle profité de cette audience pour faire un plaidoyer en faveur de l’imprimerie de l’ONIP qui dispose aujourd’hui des meilleures machines de la place et qui fournit également de meilleures prestations dans divers domaines. Elle a souhaité qu’en plus du quotidien La Nation, le Conseil économique et social sollicite l’imprimerie de l’ONIP pour ses travaux.
La directrice générale a confié que le président Augustin Tabé Gbian a eu une oreille attentive à ses préoccupations et a promis d’en discuter avec ses collaborateurs dans les plus brefs délais.
Au cours de la même journée d’hier, le président du Conseil économique et social a également reçu une délégation du collectif des techniciens kits et groupes électrogènes COS-LEPI, et un représentant du bureau exécutif de l’Association des professionnels de l’industrie hôtellière du Bénin. Ces derniers n’ont fait aucune déclaration à leur sortie d’audience.

Depuis bientôt huit ans, le gouvernement béninois, dans la résolution de nombreux crises et problèmes sociopolitiques, économiques… bénéficient de l’appui du Haut commissariat à la gouvernance concertée (HCGC). Une institution voulue par le pouvoir en place et qui, à la différence des autres, travaille en toute discrétion. Hier, mardi 16 juin, pour une fois, le HCGC s’est ouvert pour converser avec les médias, non pas pour faire un quelconque point mais plutôt pour inaugurer l’ère d’une autre visibilité de l’institution.
Depuis qu’il a vu le jour en décembre 2007 (il a démarré ses activités en juin 2008), le Haut commissariat à la gouvernance concertée (HCGC) s’est penché sur des préoccupations relatives à tous les aspects de la vie politique, économique et sociale du Bénin. Il a travaillé en huit ans, sans tapage, ni sur ce qu’il entreprend, encore moins les fruits qui en sont issus. «Il a opté pour la discrétion», a dit signifié, aux hommes des médias à l’occasion d’un déjeuner de presse, son premier responsable, le Haut commissaire à la gouvernance concertée, Moïse Mensah et le secrétaire exécutif de l’institution, Benjamin Dako.
Il est né en effet, de la volonté du président Boni Yayi qui, un peu plus d’un an après sa prise de fonction, a senti le besoin de faire accompagner ses actions par une instance qui se charge de la gouvernance, mais surtout dans un esprit de concertation. Ces deux mots, a expliqué Moïse Mensah, revêtent un sens particulier et justifient par ailleurs la mission assignée à son organe. Celle d’aider «à mettre en œuvre certaines initiatives en s’assurant qu’il y a une mobilisation des éléments constitutifs des forces vives de la nation à travers un dialogue qui permettent de régler leurs préoccupations tant au niveau national que local».
La mission du HCGC prend aussi en compte la recherche de propositions de solution pour une bonne gouvernance et des solutions aux problèmes qui se posent à la nation, dira-t-il par ailleurs. Pour répondre de cette mission, l’institution s’emploie selon Moïse Mensah, à accorder une grande attentionà toutes les couches sociales, surtout au niveau local. C’est ainsi par exemple qu’elle déploie des experts dans les localités, pour y séjourner et écouter les populations. Et contrairement à ce qu’on peut penser, ces populations, quoique pauvres, ont une vision futuriste et ne considèrent pas cette pauvreté comme une fatalité.
Une structure transversale à vocation multidisciplinaire
Au-delà de l’écoute, c’est au niveau de la concertation et donc du dialogue et des échanges que le HCGC a surtout fait parler de lui. Il a ainsi par exemple initié une série d’activités, de concertations et de rencontres. Ceci en raison du caractère transversal de sa mission, au plan politique, administratif, économique, social, du point de vue de l’enracinement de la démocratie… C’est ainsi qu’en 2008, par exemple, sur instruction du chef de l’Etat, il a organisé le forum sur les réalités de la pauvreté face aux défis des OMD et a surtout travaillé à l’avènement du « Programme spécial retour au village ». Mais l’une de ses plus grandes réalisations restera sans doute l’organisation d’une Table ronde entre les secteurs privé et public.
Des explications données hier par le secrétaire exécutif de l’institution, Benjamin Dako, il ressort que «les problèmes des entreprises sont entre autres liés au manque de dialogue pour que les cadres de l’administration publique puissent échanger avec les acteurs du monde privé». Mieux, la fiscalité est jugée «injuste», puisque 30% des entreprises payent plus de 70% des impôts. Bien d’autres problèmes subsistent encore et ce forum aura permis selon lui de poser les bases du dialogue pour solutionner de manière consensuelle, les goulots d’étranglement.
Des goulots d’étranglement, il y en avait aussi au niveau de l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) qui, on s’en souvient, avait engendré à sa tête un monstre à deux têtes. Après treize mois de crise, alors toute vive, et que toutes les tentatives de conciliation avaient échoué, c’est encore le HCGC qui a joué les bons offices pour pacifier les deux camps et obtenir la mise sur pied d’un bureau consensuel. La coalition pour la paix est aussi une initiative du HCGC qui a été très appréciée.
Les acteurs sociaux ont eu également droit aux prestations de l’institution et sous peu, il en sera de même avec l’organisation des concertations sectorielles au niveau de la justice, des finances, de l’éducation, de la sécurité, du secteur privé. Ces actions ne sont pas exhaustives et selon qu’il s’agisse de saisine ou d’auto-saisine, Moïse Mensah et ses collaborateurs ont, avec l’appui de leurs partenaires, notamment le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), agi à tous les niveaux de la vie du Bénin. D’ailleurs, a révélé le Haut commissaire lui-même, l’audit organisationnel et structurel de l’institution a souligné les prouesses du HCGC, son importance et son utilité, et il revient aux futurs dirigeants du pays de décider de son sort.

Le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur François Adébayo Abiola a rencontré, vendredi 12 juin dernier, le directeur de l’Office du Baccalauréat, Alphonse da Silva. A cinq jours du lancement de l’édition 2015 du premier diplôme universitaire, il est allé s’assurer que tout est fin prêt. Ce dernier lui a présenté les chiffres de la session unique du Baccalauréat prévu pour mercredi prochain.
C’est une visite de routine. A la veille de l’examen du Baccalauréat, le ministre de tutelle fait une revue de troupe en attendant le jour «j». Il s’est rendu à l’Office du Baccalauréat pour s’enquérir des préparatifs de la session unique qui débute le 17 juin 2015.
Au cours de la séance de travail qu’il a eue avec le directeur de l’Office et ses collaborateurs, un point des préparatifs lui a été fait. Dans son exposé, le directeur de l’Office du Baccalauréat, Alphonse da Silva, a rassuré que tout est fin prêt pour un bon déroulement de cet examen sur toute l’étendue du territoire national. De l’étape des propositions de sujets au secrétariat, en passant par le choix des épreuves, tout est bouclé. Pour lui, le matériel lourd et celui sensible sont déjà prêts. «Nous n’attendons que la date du 17 pour lancer les épreuves», a fait remarquer le directeur de l’Office du Baccalauréat.
Il a laissé entendre que les innovations ne cessent d’être apportées au fil des années. Il y a quelques années, a-t-il expliqué, les élèves de Matéri devaient parcourir 30 kilomètres pour venir composer à Tanguiéta, mais aujourd’hui ils ont un centre chez eux. Pour limiter les fraudes lors des compositions, Alphonse da Silva a expliqué que les convocations et les relevés de notes portent désormais les photos des candidats.
Le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur François Adébayo Abiola a salué les mesures prises par le directeur de l’Office du Baccalauréat. Selon lui, le Baccalauréat béninois est devenu une référence en Afrique de l’Ouest grâce à l’actuel directeur de l’Office. Il a ensuite souhaité qu’il y ait moins d’ajournés à la session unique qui démarre après demain.
Bientôt un âge minimum pour le BAC ?
Au cours de la séance de travail, la question de l’ajournement a été abordée. Il y a eu plus de 12 000 ajournés au Baccalauréat 2014, selon Alphonse da Silva. Avec ses collaborateurs, il a expliqué que le premier diplôme universitaire béninois est au sommet de sa réputation notamment dans la sous-région, même si beaucoup restent à faire pour qu’il y ait moins d’échecs. Le jeune âge de certains candidats au Baccalauréat est, entre autres, l’une des causes du faible taux de réussite. Du coup, certains intervenants ont proposé qu’une loi puisse exiger des candidats qu’ils aient au moins 14 ans, avant de passer le Baccalauréat. Le ministre, François Adébayo Abiola a indiqué que la question sera examinée ensemble avec les cadres de son département ministériel.
Le Baccalauréat 2015 en quelques chiffres
116 863 candidats composent pour le compte du Baccalauréat 2015 qui commence le mercredi 17 juin prochain sur toute l’étendue du territoire national. C’est ce qui ressort du processus de traitement des dossiers. Après le dépouillement, la saisie, le collationnement et la suppression des candidats ajournés qui ont déposé leurs dossiers, le constat est qu’il y a une augmentation de 5,39% d’inscrits par rapport à 2014. Parmi les 116 863 candidats, il y a 37 162 filles soit un pourcentage de 31,18%. La série D concentre 49,16% des inscrits avec 57 450 candidats suivie de la série A2, 32 451 et B, 13 065. La série C quant à elle, compte seulement 3243 inscrits contre 2 177 en 2014. Selon le directeur de l’Office du Baccalauréat, Alphonse da Silva, cette légère hausse est due aux mesures d’incitation prises par le ministre d’Etat pour relancer la série C. Les séries professionnelles, elles sont en nette baisse selon lui. Le département de l’Atlantique a le plus grand nombre d’inscrits avec 23.192 candidats suivi du Littoral 18 500 et de l’Ouémé 17 703. Le département de l’Alibori ferme la marche avec 2953 candidats.
Pour ce qui est des centres de composition, il y en a 147 contre 135 en 2014. Trois nouveaux centres ont été créés dans la commune d’Abomey-Calavi pendant que dans celles de Kandi, Bembèrèkè, Savalou, Savè, Azovè, Pobè et Misérété, un second centre a été créé. Les candidats inscrits dans les communes d’Agbangnizoun et de Kpomassè pourront désormais composer surplace. Les centres du CEG d’Agbangnizoun et du CEG Tokpa-Domè à Kpomassè ouvrent pour la première fois cette année.
Les corrections du Baccalauréat session unique de juin 2015, se dérouleront dans 8 centres sur toute l’étendue du territoire national.

Dans le cadre de la première journée des éliminatoires de la 31è édition de la CAN Orange Gabon 2017, les Ecureuils étaient les hôtes à jouer du Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale hier, dimanche 14 juin au Estadio de Bata. Stéphane Sességnon et ses coéquipiers ont réussi à déjouer les pronostics, en contraignant leurs adversaires au partage des points (1-1). Au-delà de la sensation qu’ils ont créée, ce match évite aussi au Bénin et à son football, le péril d’une éventuelle sanction de la CAF, s’il n’avait pas effectué le déplacement après s’être engagé pour la compétition.
Sur ses installations à Bata hier, dimanche 14 juin, le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale n’a pas réussi à justifier son statut de demi-finaliste de la dernière phase finale de la CAN. Face à une sélection nationale du Bénin dont on ne vendait pas chère la peau, il s’est contenté d’un match nul (1-1). Bonne entrée en matière donc pour Stéphane Sességnon et ses coéquipiers dans un groupe C où, déjà la veille, samedi 13 juin à Bamako, les Aigles du Mali se sont contentés du service minimum (2-0) face à la novice sélection du Soudan du Sud.
La volonté ajoutée au courage des poulains d’Omar Tchomogo, leur ont permis de se tirer d’affaire grâce à une réalisation de leur capitaine Stéphane Sességnon à la 42è mn. Emilio Nsué de la Guinée Equatoriale remettra les pendules à l'heure à la 49è mn. Mais que de doute sur leur forme réelle avant cette expédition. Il ne pouvait en être autrement, au regard du conflit ouvert entre le ministère des Sports et la Fédération béninoise de football, du retrait d’agrément à la Fédération depuis le 27 mars, de l’absence d’un encadrement et de matches amicaux, puis du retard accusé dans la préparation et enfin, de l’organisation du match par le ministère. Autant d’ingrédients dont le cocktail n’augurait rien de rassurant et ne permettait pas de s’attendre à mieux.
En effet, les Ecureuils auraient concédé une défaite, qu’on ne devrait d’ailleurs pas leur en vouloir. Ce résultat nul (1-1) est bon à prendre, surtout qu’ils étaient en déplacement à l’extérieur. Mieux, cette expédition aura également eu le mérite d’éviter au Bénin, un forfait lourd de conséquences. Il ne l’aurait pas effectué que le football béninois serait en train de courir alors le risque de se voir sanctionné par la CAF. Le Bénin pourrait être suspendu jusqu’en 2023, des éliminatoires de la CAN Orange. Pour l’instant, le péril est écarté. Mais pour combien de temps, puisque le dimanche 6 septembre prochain déjà, le Bénin accueillera le Mali à Cotonou. Le moment venu, on attend de voir qui du ministère ou de la FBF qui règlementairement n’a plus d’existence légale, jouera les premiers rôles dans l’organisation dudit match. La CAF qui, cette fois-ci, a dû fermer les yeux sur un certain nombre de détails, n’aura plus le choix. Pour discuter de l’organisation du match et de l’arrivée des officiels qu’elle a désignées pour le diriger et le superviser, elle serait obligée, comme il est d’usage en de pareilles circonstances, de se référer à la Fédération qui demeure son seul interlocuteur. Dans le cas contraire, elle aurait alors célébré le requiem du Comité exécutif dirigé par Augustin Ahouanvoébla qui pourtant, a participé tout dernièrement à son Congrès et à celui de la FIFA à Zurich, en tant que association nationale reconnue.
Les leçons d’une expédition
Que d’observations au lendemain de cette rencontre. C’est désormais une évidence que s’il n’avait pas appelé à sa rescousse les membres dissidents de la FBF, le ministère des Sports n’aurait pas réussi à faire aboutir cette expédition équato-guinéenne. Sans leurs apports, les Ecureuils n’auraient pas pu livrer ce match. Pour les avoir sollicités, c’est à croire qu’il continue tacitement de reconnaître la Fédération et que, c’est certainement à la personne de son président, Augustin Ahouanvoébla, qu’il en veut. Au quel cas, le retrait d’agrément n’aura été qu’une grosse blague. Tel un pétard mouillé, il n’aurait plus sa raison d’être. Bref, un problème de personnes pour prendre en otage le football béninois. Encore qu’au lendemain de la décision du gouvernement, le ministre Idrissou Safiou Affo confiait ne pas redouter ou se laisser impressionner par les éventuelles sanctions de la CAF et de la FIFA et qu’il a dû se raviser, en faisant des pieds et des mains pour que le Bénin, déjà suspendu pour deux ans des compétitions continentales au niveau des catégories d’âge, se rende à Bata.
En effet, depuis la prise de la décision, on a l’impression de tourner en rond. Si tant est que, c’est le ministère qui définit la politique nationale sportive, avait-il nécessairement besoin de procéder à ce retrait d’agrément, avant d’apporter des réformes à la pratique du football au Bénin. Ne pouvait-on pas aller autrement ?
Quelques résultats enregistrés
Malawi 1–2 Zimbabwe
Zambie 0–0 Guinée Bissau
Ouganda 2–0 Botswana
Angola 4–0 Centrafrique
Nigeria 2–0 Tchad
Afrique du Sud 0–0 Gambie
Cap Vert 7–1 Sao Tome E. Principe
Burkina Faso 2–0 Comores
Sénégal 3–1 Burundi
Mali 2-0 Soudan du Sud
Algérie 4–0 Seychelles
Guinée 1–2 Swaziland
Maroc 1–0 Libye
Tunisie 8–1 Djibouti
Cameroun 1-0 Mauritanie
Mozambique 0-1Rwanda
Ethiopie 2-1Lesotho
RDC 2- 1 Madagascar
Congo 1-1Kenya
Togo 2-1 Liberia
Ghana 7-1 Ile Maurice
Niger 1-0 Nanibie
Sports 15 juin 2015

La première journée des éliminatoires de la 31è édition de la CAN Orange, Gabon 2017, se joue cette fin de semaine. Déjà ce jour, trois matches sont au programme. Les Ecureuils du Bénin censés avoir quitté Cotonou hier, jeudi 11 juin pour Malabo, seront les hôtes du Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale, dimanche prochain à Bata, pour une explication au cours de laquelle, personne ne voudra vendre chères leurs peaux, au regard de la grande improvisation qui a caractérisé l’organisation de leur expédition, de leur préparation effectuée à la volée et de la situation que traverse le football béninois.
Sur la ligne de départ à partir de cet après-midi, ils sont 51 pays répartis en 12 poules de 4 équipes et 1 poule de 3 équipes. Ils auront à livrer 150 matches en 13.500 mn de jeu pour, à l’arrivée, dégager les 15 qualifiés pour la phase finale de la 21è CAN Orange que le Gabon abritera en 2017.
En effet, seuls les premiers de chacune des 12 poules obtiendront leur billet pour la compétition. A eux, s’ajouteront les deux meilleurs troisièmes. Toutefois, le Gabon, pays organisateur, se retrouve dans le Groupe H, aux côtés de la Côte d’Ivoire, de la Sierra Leone et du Soudan où les résultats qu’il enregistrera au cours de ses matches compteront pour du beurre.
Les Ecureuils du Bénin logés dans le Groupe C, ne rentreront en compétition que le dimanche 14 juin prochain du côté de Bata. Ce sera face aux Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale. Au regard du doute qui a entouré leur participation et de l’ambiance dans laquelle s’est effectuée leur préparation qualifiée tellement d’approximative, on ne devrait pas être si exigeant envers Stéphane Sességnon et ses coéquipiers. Il ne faudrait rien espérer d’eux dans la mesure où c’est armé seulement de leur courage, qu’ils ont effectué cette expédition. Victimes de l’incohérence dont le ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs a fait montre dans sa décision prise sur un coup de tête de retirer l’agrément à la Fédération béninoise de football, depuis le vendredi 27 mars dernier, un match nul de leur part à Bata, relèverait d’un véritable miracle. Face à cette sélection équato-guinéenne entraînée par Estéban Becker, laquelle va compter sur l’essentiel de ses cadres qui lui ont permis, lors de la précédente édition de la phase finale de la CAN organisée à domicile, d’atteindre le stade des demi-finales, les Ecureuils devront s’atteler d’entrer de jeu à limiter les dégâts et à ne pas être ridicules. L’appetit venant en mangeant, les poulains d’Omar Tchomogo pourront ensuite se hasarder à prendre des risques.
Dans leurs rangs, on déplore plusieurs absences de marque telles que Rudy Gestede (Blackburn Rovers), Réda Johnson, Jordan Adéoti (Caen, France), Frédéric Gounongbé (Westerlo Belgia), ou encore Emmanuel Imorou (Caen, France). Pour procéder à leur remplacement, plusieurs joueurs ont été convoqués à la dernière minute.
A priori, le match du dimanche prochain s'annonce difficile et très compliqué pour les représentants béninois à s'en tenir au contexte dans lequel ils sont appelés à le livrer. Sans championnat national, le Bénin pouvait se passer de participer à ces éliminatoires, n'eût été les menaces d'une éventuelle sanction de la CAF qui le contraindrait à rester à la maison jusqu'en 2023. Le match sera dirigé par le trio Sud Africain, avec comme arbitre central, Victor Miguel de Freitas Gomes. A ses côtés, on retrouve comme premier assistant, Johannes Sello Moshidi et deuxième arbitre assistant, Peter Chauke.
Voici le programme complet, avec les horaires des matchs en GMT
Vendredi 12 juin
•Groupe L : Guinée 19h00 Swaziland
•Groupe A : Tunisie 19h30 Djibouti
•Groupe F : Maroc 20h00 Libye
Samedi 13 juin
•Groupe L : Malawi 12h30 Zimbabwe
•Groupe M : : Afrique du Sud 13h00 Gambie
•Groupe E : Zambie 13h00 Guinée Bissau
•Groupe D : Ouganda 13h00 Botswana
•Groupe B : Angola 14h30 Centrafrique
•Groupe G : Nigeria 15h00 Tchad
•Groupe F : Cap-Vert 15h00 Sao Tome E.Principe
•Groupe D : Burkina Faso 18h00 Comores
•Groupe K : Sénégal 19h00 Burundi
•Groupe C : Mali 19h00 Soudan du Sud
•Groupe J : Algérie 19h30 Seychelles
Dimanche 14 juin
•Groupe H : Ghana 12h00 Iles Maurice
•Groupe H : Mozambique 13h00 Rwanda
•Groupe J : Ethiopie 13h00 Lesotho
•Groupe M : Cameroun 14h00 Mauritanie
•Groupe B : RD Congo 14h30 Madagascar
•Groupe E : Congo 14h30 Kenya
•Groupe K : Niger 15h00 Namibie
•Groupe C : Guinée Equatoriale 15h00 Bénin
•Groupe A : Togo 15h30 Liberia
•Groupe I : Gabon 17h00 Côte d’Ivoire
•Groupe G : Egypte 17h00 Tanzanie
•Groupe I : Soudan 17h00 Sierra Leone

Le président de la République a reçu, hier mercredi 10 juin en audience, Me Adrien Houngbédji, récemment élu président de l’Assemblée nationale. La décrispation politique actuelle satisfait les deux personnalités.
Le tête-à-tête entre le chef de l’Etat et le tout nouveau président de l’Assemblée nationale a duré plus de deux heures. Les deux personnalités ont fait un tour d‘horizon de la situation politique nationale, en l’occurrence l’actualité parlementaire et la situation politique que vit actuellement le pays. «La rencontre d’aujourd’hui est la première que j’ai avec le président de la République depuis l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Le président nous a envoyé une lettre de félicitations. Il est de règle que nous lui rendions une visite de courtoisie pour le remercier », fait observer Me Adrien Houn-gbédji, au sortir de l’audience. Le président de l’Assemblée nationale enchaîne : « Nous en avons profité pour faire le tour d’horizon d’un certain nombre de préoccupations, des problèmes relatifs à l’ambiance politique générale dans le pays. Nous avons pu constater ensemble que depuis l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, le climat dans le pays est à l’apaisement. Cela est à mettre à l’actif de la démocratie béninoise qui, par le fonctionnement régulier de ses institutions, a quand même pu faire revenir un climat de paix ».
La deuxième personnalité de l’Etat dit avoir aussi évoqué avec le chef de l’Exécutif, la cérémonie de son investiture prévue pour lundi prochain. « Nous attendons une dizaine de présidents de parlement. Il était nécessaire d’en discuter avec le chef de l’Etat et de solliciter la contribution du gouvernement à la bonne réussite de la cérémonie et un bon accueil des chefs de délégation », assure-t-il.
Me Adrien Houngbédji poursuit que le fonctionnement de l’institution en tant qu’organe législatif et de contrôle de l’action gouvernementale a également meublé leurs discussions. « Nous sommes dans la phase où nous mettons en place les groupes parlementaires. Ce travail s’est terminé depuis avant-hier, ce jour nous allons mettre en place les commissions. J’ai tenu à dire au chef de l’Etat que l’Assemblée nationale fonctionne correctement, ce qu’il a beaucoup apprécié», conclut-il.

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le mardi 2 juin 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
• Sena Dépé épouse Akouè, belle-mère de monsieur Gustave D. Sonon, ministre chargé des relations avec les Institutions ;
• Yves William Trougnin, photographe du chef de l’Etat, en service à la Cellule de communication de la présidence ;
• Marcel Gbèdjinon, agent de l’ORTB à la retraite, père de monsieur Franck Gbédjinon, technicien d’image à l’ORTB et caméraman du président de la République ;
• Léon Awessou, chevalier de l’Ordre du mérite agricole, précédemment producteur dans la commune d’Abomey ;
• Moussa Shabi Mane, inspecteur de l’Enseignement maternel et primaire à la retraite et 1er adjoint au maire de Bembèrèkè, beau-père de monsieur Mouhamadou Arikama Chabi, administrateur des Services financiers, directeur des Ressources financières et du Matériel du ministère de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires ;
• Marie Capo-chichi née Adi-kpéto, mère de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Aubert Capo-Chichi, précédemment directeur de l’Ecole nationale des instituteurs du Borgou, père de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Travaux publics et des Transports, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Assogba Gabriel Dossou, précédemment directeur de la Formation et des Projets de l’Office béninois des services de volontariat des jeunes ;
• Albert Ahidazan Azansien alias papa Djrado, ancien commissaire du peuple à l’Assemblée nationale révolutionaire, chevalier de l’Ordre de mérite agricole, président de l’ONG ASADES, initiateur et fondateur du culte Hwendonafa, père de madame A. Florentine Yêyinou Ahidazan en service à la présidence de la République ;
• Essoulé Dorcas Atanlé Koudé, belle-mère du révérend docteur Nicodème I. Alagbada, président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin,
• Joseph Dovoédo, professeur certifié d’Histoire et Géographie, premier directeur africain du Cours secondaire protestant de Cotonou ;
• Reine Y. Zannou, précédemment chef du Service de la communication, des archives et de la documentation à la préfecture de Porto-Novo ;
• Kochégbé Nouatin, précédemment chef du village d’Ahozon, situé dans l’arrondissement de Pahou dans la commune de Ouidah.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
• un projet de décret portant autorisation de participation de l’Etat au capital social de la société dénommée Benirail Infrastructure ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine de fabrication d’engrais au Bénin par la Société export trading group (ETG) ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine d’égrenage de coton graine à Kérou, département de l’Atacora ;
• un projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ;
• un projet de décret portant modification de l’article 3 du décret n° 2011-679 du 14 octobre 2011 et prorogation de la durée de la période d’exploitation du projet d’exercice des activités de manutention de conteneurs au Port de Cotonou, de la société Bénin Terminal S.A. agréée au régime «D» du Code des investissements ;
• un nouveau projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga (CNHU-HKM) ;
• un projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’administration de la Caisse mutuelle de prévoyance sociale.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables, le ministre des ODD en charge des grands travaux et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont rendu compte au Conseil des ministres de la mise en œuvre de l’installation et de la mise en service des lampadaires solaires photovoltaïques, des kits solaires photovoltaïques, des lampes basse consommation, des systèmes d’adduction d’eau potable et mini centrales solaires au travers des programmes PRODERE de l’UEMOA, du programme des jeunes Américains et du programme national PROVES.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre des ODD, responsable du comité de réception de ces équipements, d’adjoindre le Génie militaire à ce comité en vue de procéder à la vérification, sur toute l’étendue du territoire national, de l’implantation et du bon fonctionnement de cet important matériel destiné à assurer l’électrification de nos villes et campagnes dans un délai de deux (02) semaines et d’en rendre compte au Conseil des ministres.
Dans la même perspective, ce mécanisme de vérification, examinera et rendra compte au Conseil des ministres, toujours dans un délai de deux (02) semaines, du programme UEMOA de forage d’une centaine de puits et du programme national de forage de puits d’une valeur d’un milliard de francs CFA.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables a également rendu compte au Conseil des ministres du Projet de renforcement du système d’adduction d’eau potable (AEP) de la ville de Cotonou et ses agglomérations.
Ce projet qui a connu deux phases va se poursuivre en une troisième qui vise à :
• satisfaire les besoins en eau potable des populations à l’horizon 2025 ;
• atteindre sur le plan national un taux de desserte en eau de 90% à l’horizon 2025 et
• garantir la pérennité et la continuité du service d’eau potable.
D’un coût estimé à 23 milliards de francs et dont la moitié sera financée par la Banque européenne d’investissement (BEI), avec des perspectives heureuses de financement complémentaire par la Banque africaine de développement (BAD) et la KFW, le projet devrait permettre non seulement d’exploiter les capacités existantes mais de procéder à l’extension de près de 800 km de canalisation.
Le ministre en charge en rendant compte de ce projet d’eau a fait le point des dessertes en eau en milieu urbain de 2005 à 2015. Il ressort de ce compte rendu, que :
? en 2005, le taux de desserte en eau était de 40,8% pour un effectif d’abonnés de 1 277 265 ;
? en 2014, le taux de desserte en eau est de 72% pour un effectif d’abonnés de 2 603 249 habitants ;
? le ratio 38litres/jours/habitant en 2005 contre 48 litres/jour/habitant en 2015.
En termes financiers, plus de 83 milliards de francs CFA ont été injectés dans le secteur dont 16% par le budget national et 10% sur fonds propres de la SONEB.
Par rapport à la fourniture de l’énergie électrique dans les ménages, le ministre en charge de l’Energie a été instruit pour rendre compte dans un délai de soixante-douze heures de la situation de l’existant en matière de compteurs, des besoins exprimés afin de permettre au Conseil des ministres de faire satisfaire le gap des demandes dans ce secteur.
Le conseiller spécial chargé de la Gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, a rendu compte au Conseil du choix du cabinet international d’investigation «KROLL» sur les quatre postulants par les représentants des Pays-Bas et ceux du Bénin aux fins de connaître le dossier du PPEA-II pour situer les responsabilités dans ce dossier. Le cabinet démarrera ses activités le 04 juin 2015.
Le ministre en charge des Télécommunications a fait le point de ses entretiens avec les GSM sur leurs contributions aux côtés des entreprises publiques au financement du programme national d’alimentation en eau potable en milieu rural. S’agissant de ce programme, le Conseil des ministres précise qu’il sera piloté par un comité composé des représentants des GSM, des entreprises publiques et du ministère de l’Energie avec le PNUD comme maître d’ouvrage. A cet effet, il sera demandé au PNUD d’ouvrir un compte bancaire aux fins de recevoir les contributions des GSM et des entreprises publiques.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des ministres de l’utilisation des premiers kits de tracteurs. Le ministre de l’Agriculture a été instruit aux fins de mettre en place un comité de réflexion sur la politique de répartition et d’utilisation optimale de ces kits.
Le ministre à la présidence de la République chargé des OMD et des ODD a rendu compte au Conseil des ministres des diligences en cours notamment au niveau du ministère de l’Economie et des Finances au titre du Doing Business.
Du compte rendu du ministre, il ressort que les diligences attendues ont été pour la plupart exécutées en vue de l’amélioration du climat des affaires. Une mission de vérification des diligences sera diligentée aux fins de s’assurer de leur exécution.
Le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers notamment :
? une communication du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation relative à l’adoption du projet de document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2016-2018;
? une communication du ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières relative à la mise en place de mesures spécifiques pour la poursuite des activités d’alimentation en eau potable en milieux urbain et périurbain et l’atteinte des OMD dans le secteur de l’eau au Bénin ;
? une communication du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication relative à la mise en place d’un Centre national de données pour la promotion du numérique au Bénin ;
? une communication du ministre de l’Enseignement supérieur sur les réunions statutaires du ministère au titre de l’année 2015 ;
?quatre communications du ministre des Travaux publics et des Transports relatives successivement à :
- la prise en charge sur les ressources du budget national du gap financier relatif aux travaux confortatifs du projet d’aménagement et de bitumage de la route N’Dali-Nikki-Chikandou-Frontière du Nigeria ;
- l’approbation des frais nécessaires à la mise à disposition des sites pour les bases vie des entreprises chinoises dans le cadre des travaux de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon, (Lots 2 et 3+) ;
- la suspension provisoire de la concession du poste de péage/pesage d’AHOZON sur la route PAHOU-OUIDAH ;
- la rémunération forfaitaire du contrat n°74/MTPT/DNCMP/SP du 05/03/20136 et son avenant N°1 signés avec la Compagnie nationale Xinxing Group de la République populaire de Chine pour l’exécution des travaux du lot 3 (PK45+760 à Allada au PK117+865 à Bohicon) du projet de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon.
Le Conseil a approuvé plusieurs autres comptes rendus notamment :
? un compte rendu conjoint du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique , du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social et du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation des travaux de la session extraordinaire de la commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement /centrale et confédération syndicales ;
? un compte rendu du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social des négociations avec les organisations syndicales membres de l’intersyndicale des ressources humaines en santé; (IRHS) ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes des travaux de la Commission interministérielle chargée de réexaminer le dossier de reconstitution de carrière des 1 468 fonctionnaires de la Police nationale.
En adoptant ce compte rendu, le ministre d’Etat a été instruit de discuter des modalités de mise en œuvre avec le responsables de la Police nationale ;
? un compte rendu du ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective de la participation du Bénin aux négociations sur le deuxième Compact du Bénin (Washington DC, du 11 au 13 mai 2015) ;
? un compte rendu d’étape du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication de la mise en œuvre du Programme de transition numérique au Bénin. Le ministre en charge de la Communication et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont été instruits pour prendre toutes les dispositions afin que le Bénin soit au rendez-vous du passage au numérique le 17 juin 2015 ;
? un compte rendu du ministre des Affaires étrangères sur les affrontements entre éleveurs transhumants et agriculteurs. Le Conseil des ministres déplore et regrette les morts survenus au cours de ces affrontements. En outre, le Conseil a décidé de l’organisation d’un séminaire gouvernemental avec le concours des personnes ressources et des compétences nécessaires en vue de cerner tous les aspects de la problématique de la transhumance et prendre les mesures adéquates afin de juguler ce phénomène, source de drames périodiques ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes relatif à l’audience que le président de la République a accordée aux représentants des associations de consommateurs. En approuvant ce compte rendu, le Conseil a apprécié la qualité des échanges avec les représentants des associations de consommateurs et instruit le ministre de l’Intérieur de maintenir le dialogue avec elles et d’assurer l’insertion de leurs représentants dans les structures traitant des problèmes les concernant notamment l’Autorité nationale de régulation de l’Energie dont le décret sera repris.
Le Conseil a autorisé :
? la participation du chef de l’Etat à la 25ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine à Johannesburg et Pretoria, en Afrique du Sud, du 07 au 15 juin 2015 ;
? la candidature du Bénin au poste de président de la confédération africaine de Wushu ;
? la participation du Bénin à la réunion des ministres francophones de l’enseignement supérieur sur le développement du numérique dans l’espace universitaire francophone à Paris du 04 au 06 juin 2015.
Enfin, à la présidence de la République, sur proposition du président de la République, les conseillers spéciaux dont les noms suivent ont été reconduits dans leurs fonctions :
1- Conseiller spécial aux Affaires diplomatiques du président de la République, madame Mariam Aladji Boni Diallo ;
2- Conseiller spécial chargé de la gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, monsieur Michel Dognon.
Fait à Cotonou, le 02 juin 2015
Le secrétaire général
du gouvernement,
Alassani Tigri
Actualités 10 juin 2015