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Nouvelles

Les nouvelles équipes dirigeantes des collectivités locales au niveau des communes de Pèrèrè, Sinendé, Banikoara, Kalalé, Kandi, sont connues. Elles ont été élues à la faveur de l’installation des nouveaux conseils communaux de la troisième mandature qui a démarré hier lundi 27 juillet dans les départements du Borgou et de l’Alibori, sous haute surveillance militaire. L’élection est marquée par endroits par de vives tensions et des coups bas politiques.
Sauf modification de l’agenda de dernière heure, tous les conseils communaux de l’Alibori et du Borgou seront installés d’ici à demain mercredi 29 juillet au plus tard. C’est du moins le chronogramme établi par l’autorité préfectorale qui, à défaut d’être partout, a diligenté des équipes composées du secrétaire général du Borgou-Alibori, des chargés de mission, des chefs services de la préfecture et autres membres de la Conférence administrative départementale (CAD Borgou-Alibori) pour investir les nouveaux conseillers élus à l’issue du scrutin du 26 avril dernier. Hier lundi, les différentes équipes d’installation étaient dans les communes de Sinendé, Pèrèrè, Kalalé, Bembèrèkè, Banikoara, Kandi, Karimama et Malanville. A l’issue de la première journée, quelques équipes communales sont mises en place.
Pèrèrè : Mariétou Tamba élue maire
Une femme à la tête de la commune de Pèrèrè. Mariétou Tamba de l’alliance Soleil, 34 ans, a été élue hier en marge de l’installation du nouveau conseil communal, au détriment de Nouhoun Abdoulaye Alassane également de l’alliance Soleil. Les deux candidats ont été départagés par un score étriqué de sept voix contre six. Après l’élection du maire, six conseillers de l’alliance Soleil dénonçant une trahison et protestant contre le choix de la jeune dame soutenue par les élus FCBE, ont déserté la salle. Ces derniers en ont profité pour s’accaparer des autres postes du bureau communal. C’est ainsi que Orou Koubourou Monrigui et Raïmi Adam Abdel ont été élus respectivement 1er et 2è adjoints au maire de Pèrèrè. Mariétou Tamba succède à Issaou Babio Inoussa qui a passé 12 ans à la tête de la mairie, et qui a quitté l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (UDS), un des partis qui forment l’Alliance Soleil présidée par le député Sacca Lafia, pour rejoindre les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) à quelques semaines des dernières élections. Sacca Lafia, natif de la localité, dénonce «une trahison» du groupe politique après l’élection du nouveau maire et entend saisir les juridictions compétentes.
Sinendé : Sorô Yaya Worou Akibou plébiscité
Sorô Yaya Worou Akibou de l’alliance Soleil prend les rênes de la commune de Sinendé. Il a été élu hier lundi 27 juillet à l’unanimité des 17 conseillers pour diriger cette commune du Borgou pendant les cinq prochaines années. Ses deux adjoints ainsi que les quatre chefs d’arrondissement (Fô-Bouré, Sèkèrè, Sikki et Sinendé) sont également de la même formation politique qui règnera donc sans partage dans cette commune du Borgou.
Après l’élection, le nouveau maire de Sinendé a réitéré son engagement à mettre sa commune sur l’orbite du développement. « Je m’attendais à ça. Les gens me réclamaient. La mandature qui vient de finir, c’est moi qui devrais être maire de Sinendé; mais vous savez que l’homme propose et Dieu dispose... », a confié Sorô Yaya Worou-Akibou.
Banikoara : Sanni Innocent Sabi Yo élu maire
Sanni Innocent Sabi Yo, 37 ans, est désormais le maire de la commune de Banikoara. Sous la direction du chargé de mission du préfet du Borgou/Alibori, Djibril Chabi Batta, il a été élu hier lundi 27 juillet par l’ensemble des conseillers communaux par 19 voix pour et 10 abstentions. Précédemment 1er adjoint au maire puis directeur général adjoint de la Marine marchande, l’élu de la liste Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) dans l’arrondissement de Toura, sera assisté dans ses fonctions par Bio Sarako Tamou, gestionnaire, 32 ans et N’Doro Alou Toko, exploitant agricole, 41 ans, élus respectivement premier et deuxième adjoints au maire. Ils promettent fédérer les énergies autour du développement de la cité de Bani Gansè, un bastion de la culture du coton dans l’Alibori.
Kalalé: Guéné Sé Orou aux commandes
L’ancien député Guéné Sé Orou est le nouveau maire de la commune de Kalalé. A défaut de retrouver son siège à l’Assemblée nationale, il a pu se faire élire dans l’après-midi d’hier par les conseillers de la liste majoritaire ABT (Alliance pour un Bénin triomphant) en l’absence des élus FCBE qui ont déserté le forum.
Mais aussitôt élu, le nouveau maire de Kalalé, Guéné Sé Orou, devra répondre le 4 août prochain à la Cour d’appel de Parakou d’un chef de poursuite de flagrant délit de pression sur magistrat, des faits qui remontent à début novembre et pour lesquels il avait été mis sous convocation avant d’être jugé et condamné à six mois d’emprisonnement ferme et à une amende de 500.000 francs CFA par le tribunal de première instance de première classe de Parakou. Le mandat d’arrêt délivré à cette occasion n’avait été jamais exécuté.
Kandi : Alidou Démolé Moko reconduit à la tête de la mairie
Alidou Démolé Moko, le maire sortant de la commune de Kandi a été réélu hier pour poursuivre l’œuvre entamée à la suite de l’ancien maire Patrick Yérima à qui il avait succédé, il y a moins d’un an. En effet, sa formation politique : l’alliance Soleil, avait dominé largement les débats au détriment des FCBE (12 conseillers contre sept), à l’issue du scrutin du 26 avril dernier. Zinatou Alazi Osséni Saka, chef sortant du deuxième arrondissement (Kandi II) et affectueusement appelée «la dame de fer», est élue première adjointe au maire; Maré Orou Boun Dogui est le deuxième adjoint au maire. Tous sont de l’alliance Soleil.
Autres localités
Bembèrèkè : Situation confuse. L’installation du conseil communal de Bembèrèkè a été marquée hier par une tension née du refus d’un des conseillers en la personne de Boni François Sina des FCBE d’accéder à la salle. Ce dernier aurait laissé une procuration mais a décidé à la dernière minute de participer lui-même au vote des membres du bureau du conseil communal. La situation est restée tendue toute la journée. L’élection pourrait être faite finalement cet après-midi.
Karimama : Moussa Mama Bello succède à lui-même. Sans surprise, le maire Moussa Mama Bello des FCBE est réélu à la tête de cette commune enclavée de l’Alibori.
Ce mardi, les conseils communaux de Gogounou, Ségbana, Tchaourou, N’dali seront installés. Le préfet Salamatou Kora Ponou procédera à l’installation de l’équipe municipale de Parakou demain mercredi 29 juillet.

C’est par une affaire de parricide que s’est ouverte, hier lundi 27 juillet, la deuxième session de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou, pour le compte de l’année 2015. Appelé à répondre des faits de la cause, le nommé Enock Laly Kiti, 31 ans, en détention préventive depuis le 8 août 2011. La Cour de céans était présidée par le premier président de la Cour d’appel, Félix Dossa, assisté de Thierry Damase Ogoubi et de Célestine Bakpé. Complétaient la composition de la cour, les jurés Thomas Honoré Emmanuel Alogou, Comlan Léon Chinkoun, Dékouhoué Hortense Tossou et Nathaniel Olabi Godonou. En charge de la défense des intérêts de la société, le Procureur général Gilles Modeste Sodonon officiait comme avocat général. De toute cette audience, la mémoire est dressée par le greffier Prosper Bienvenu Djossou.
Quelques incidents sont soulevés à l’entame de l’audience par l’avocat de l’accusé, le Bâtonnier Cyrille Y. Djikui, qui dénonce les insuffisances du dossier, dont l’absence de certaines pièces. Il insiste pour que l’expert, le professeur Mathieu Tognidé soit au procès. Celui-ci, hors du territoire national, a assuré que tout est au dossier, rassure Félix Dossa. Ensuite, c’est sur la procédure du tirage au sort des jurés que Me Djikui intervient aux fins de bien faire respecter son caractère aléatoire. Pendant ce temps, Enock Laly Kiki, accusé d’avoir donné la mort à sa mère, attend sur le banc des accusés.
Les faits pour lesquels Enock Laly Kiti est là, se sont déroulés le vendredi 5 août 2011. Aux environs de 14h ce jour-là, renseignent-ils, au quartier Adogléta (Akpakpa), Enock Laly Kiti, de retour de l’église, partage un plat d’igname frite et de galette avec sa sœur Rachelle et sa mère Philomène Kounou. Et suite à une dispute, il poignarde sa mère à cinq reprises, à l’épaule gauche à l’aide d’un couteau. Profitant du cafouillage né des appels au secours de sa sœur, il prend la clé des champs. Grièvement blessée et gisant dans une marre de sang, Philomène Kounou est transportée au cabinet «Don divin» sis à Adogléta où elle rend l’âme quelques instants après son admission. Interpellé et inculpé de parricide, Enock ne reconnaît pas les faits. Il ressort du certificat médical du 24 août 2011, que ce sont les coups de poignard reçus et les blessures faites qui ont causé la mort de Philomène Kounou. Le bulletin N°1 du casier judiciaire de l’accusé ne porte mention d’aucune condamnation. Celui-ci, invité à la barre, s’y porte d’un pas pesant. Il raconte avoir mangé ce jour-là en famille avec sa génitrice. C’est à cette occasion, raconte-t-il, qu'il se mit à entendre des voix et à avoir des visions. En somme, il ne se possédait pas sur le moment, et n’aura été ramené à lui que par les cris, lui-même se surprenant de retrouver le corps de sa génitrice ensanglanté. Saisi de peur, il se mit alors à crier « au secours ! », perturbé par ce spectacle macabre, ne sachant pas comment et quand il a pu s’emparer d’un couteau. Ce qui l’a poussé à courir et à se jeter dans un cours d’eau (le Nokoué) où il aurait pu laisser sa peau s’il n’avait été secouru. La suite, sa mère succombera à ses blessures avant d’arriver à la clinique. Enock, interrogé par la Cour, assure n’avoir pas fait usage de stupéfiant, pas plus qu’il ne consommait d’alcool, se disant chrétien fervent. Fils aîné de sa feue mère, il soutient l’aimer autant qu’elle l’aimait et lui prodiguait des conseils. Il renseigne que sa boutique où il vendait de la friperie et autres, prospérait plus ou moins, pour dire qu’il n’était pas nécessiteux ni oisif. Il vivait en bonne intelligence avec sa mère dans la même maison, où son père séjournait à l’envie, quand il n’allait pas passer du temps avec sa deuxième femme. En tout cas, Enock qui s’est laissé raconter le drame pendant qu’il était en prison, prend sur lui d’en être l’auteur, mais ne comprend pas ce qui l’a poussé à ce crime sur la personne de sa mère. Laquelle, courant la semaine du crime, a eu trois accidents pratiquement au même endroit, en rentrant du marché Dantokpa où elle vendait divers produits. L’accusé a oublié ces faits, et ce sont les questions de son avocat, lui-même informé par la famille, qui les lui ramènent à la mémoire. Autant que le mal de dent bizarre qui s’emparait d’elle quand elle rentrait à la maison, mais jamais hors de la maison.
Qu’est-il arrivé à ce garçon sans histoires ?
Enock était-il mû par des énergies qu’il ne contrôlait pas ? Faisait-il un neuro-paludisme comme il en a souffert enfant ? Quand il va s’asseoir pour céder la barre aux témoins, Enock se retire, le même pas pesant, le regard absent.
Place à Rachel Laly Kiti, coiffeuse de son Etat et jeune sœur de l’accusé. Elle raconte que ce jour-là, elle parlait avec leur maman quand son frère est revenu à la maison avec de l’igname frite et des beignets de haricot qu’ils ont mangés ensemble. Elle dit ne pas comprendre comment ni pourquoi, un moment après, son frère d’ordinaire si calme et conciliant, a pu s’en prendre à leur mère, «comme s’il était possédé, téléguidé», murmure-t-elle. Selon ses dires, lors de l’enquête préliminaire, ainsi que le lui rappelle Me Cyrille Djikui, après avoir mangé l’igname et les beignets, son frère ne se possédait plus. L’expression de son visage avait subitement changé. Elle confirme ses propos, réaffirme sa stupéfaction et indique qu’habituellement Enock n’aime même pas tuer les poulets à la maison, et qu’il s’entendait à merveille avec leur mère.
Quant à Epiphane Laly Kiti, le père de l’accusé, apparu abattu et à la gestuelle très posée, il explique à la Cour qu’il dormait quand il fut réveillé pour être informé du drame. Il se dit tout aussi surpris, tant il ne lui connaît pas un penchant belliqueux. Pour lui, Enock est sans doute victime d’un envoûtement… «C’est quand il est revenu dans la maison sur le cours des 17h, qu’il a vu un attroupement humain et qu’il s’est mis à demander ce qui n’allait pas. Quand on lui a dit qu’il a poignardé sa maman, il s’est montré surpris et a réfuté cette allégation…», se remémore le père. Pour lui, racontant les accidents répétés de feue son épouse, ce qui est arrivé n’est pas fortuit. «C’est l’œuvre du Seigneur,» lâche-t-il fataliste. Il se souvient qu’à l’âge de neuf ans, Enock a fait une crise de paludisme qui lui a causé des troubles psychiatriques. Et qu’après un tour à l’hôpital sans succès, la famille a dû le faire traiter par des guérisseurs traditionnels. Il renchérit qu’Enock est un enfant très docile qui s’entendait bien avec sa mère, et qui ne peut avoir commis cet acte de conscience. Aussi implore-t-il la Cour de le relaxer pour lui permettre de réintégrer sa famille.
Ni lui, ni sa fille Rachelle, ne se constituent parties civiles.
En proie à des troubles schizophréniques…
Selon le rapport d’examen médico-psychiatrique de l’accusé, tout porte à croire qu’il n’était pas maître de lui-même au moment des faits, qu’il ne s’explique d’ailleurs pas. Aussi, recommande l’expert, des investigations poussées devraient-elles être entreprises pour établir si, éventuellement, il était en proie à un trouble schizophrénique. Aussi devrait-il être pris en charge, conseille le rapport. C’est un garçon qui aurait une tendance à l’isolation et à l’inadaptation sociale, conduisant à le prendre pour un niais et ayant une tendance religieuse quelque peu rigide. Trop calme, sans amis, enfant le plus aimé de sa mère, il aurait été marié à une femme plus âgée que lui, ayant servi dans la buvette du père, sur encouragement de ses deux parents. Suivant l’enquête de moralité, «Enock est un garçon très timide, trop timide. Quand il n’est pas à la maison, il est sur la paroisse de son père. Son geste doit avoir été téléguidé par des forces mystiques…»
Le rapport renseigne encore que cette agression impulsive peut être due à plusieurs maladies mentales, dont l’épilepsie temporale, la schizophrénie, etc.; provoquant cette réponse émotive négative dirigée vers la mère aimée.
Au total, le rapport indique que l’accusé dit ne rien savoir des circonstances de la mort de sa mère, celle-là même qui a porté sa grossesse, avec qui il a mangé quelque temps plus tôt ce jour-là. Il n’arrive pas à donner un sens à son geste, demeure dans une ambivalence hétéro agressivité impulsive d’origine schizophrénique. Sa personnalité de base, qui se retrouve chez les schizophrènes, peut être à la base de ceci, suggère l’expert. Qui rappelle qu’il n’y a ni crime ni délit lorsque le prévenu était en état de démence au moment des faits. Et qui suggère de mettre Enock sous un traitement adéquat avec suivi rigoureux et régulier.
Faut-il le condamner ?
S’il est interdit de tuer, Gilles Sodonon, se fondant sur les divers examens médico-psychiatriques de l’accusé, considère qu’il y a lieu d’analyser l’acte, sa qualification, son imputabilité et l’irresponsabilité de l’accusé si besoin. Car, s’il est vrai que les faits tombent sous la qualification pénale de parricide, et que l’infraction est constituée en l’espèce, les coups portés attestant d’une volonté de nuire, l’accusé aurait cependant été, au moment des faits, sous l’emprise d’une force extérieure irrésistible. A ce propos, Gilles Sodonon s’appuie sur les conclusions scientifiques des différents examens menés par l’expert, pour retenir que le sujet n’était pas en possession de toutes ses facultés et n’est donc pas pénalement responsable. Dès lors, il sied de déclarer Enock irresponsable, de prononcer son acquittement mais de prononcer son internement dans un centre de santé mentale.
Pas tout à fait satisfait de ces réquisitions, le Bâtonnier Djikui qui, lors de la première session de l’année, avait déjà soutenu le renvoi de ce dossier à une session ultérieure pour, justement, plus de précisions au plan psychiatrique. Mais il a préféré lancer son poulain Me Clarisse Hounzali pour baliser le terrain. C’est elle donc qui, surfant sur l’affect mais aussi sur la vérité du dossier telle qu’elle apparaît, s’est employée à persuader la Cour, si besoin en était encore, de la candeur traditionnelle de l’accusé. De sa transformation subite comme décrite par sa propre sœur, et de ce que sa mère qui l’aimait tant et l’aime probablement encore d’où elle se trouve aujourd’hui, sait sans doute déjà que son fils n’était pas lui-même quand il la poignardait.
Puis, Me Djikui, répétant l’accusé qui déclarait à la barre «le Seigneur sait que je ne sais rien», exhorte la Cour à tenir compte de tous les paramètres de ce dossier : le droit, le physique, le scientifique, les faits, la sociologie et la métaphysique… Car pour lui, si un accident de la circulation est un fait imprévu, spontané, il semble curieux que la même personne subisse trois fois un accident au même endroit pratiquement, en l’espace de la même semaine. Une personne qui est prise d’un mal curieux de dent, qui ne se déclenche que quand elle est à la maison, et disparaît une fois qu’elle met les pieds dehors. Comment, poursuit-il, comprendre qu’un enfant autant aimé et aimant, qui a délibérément ramené à manger à la famille, puisse presqu’aussitôt après se muer en un bourreau… Comment encore, enchaîne le Bâtonnier, comprendre que celui qui aurait commis délibérément un tel acte et fui en attendant les cris de détresse de sa sœur, revienne quelques instants après, alors que les gens sont attroupés là, demander ce qui se passait… Au total, pour Me Cyrille Djikui, ce dossier est une affaire où la métaphysique est présente autant qu’il est constant d’après l’expert que l’accusé ne se possédait sans doute pas au moment des faits. Et si l’expertise était intervenue dans un temps très voisin de ces faits, elle aurait sans doute été plus tranchée encore, considère l’avocat qui insiste sur l’absence de l’élément intentionnel dans les faits de la cause. La même chose valant à l’égard de nombreux accusés qui croupissent dans les prisons parce que l’expertise n’est justement pas intervenue à temps, pour bien apprécier leurs actes. Aussi, Me Djikui appelle-t-il la Cour à tenir compte de ces réalités et à acquitter purement et simplement l’accusé dont l’irresponsabilité, foi de l’expert, est définitivement établie en l’espèce.
Ces lectures des faits, la Cour les a partagées. C’est pourquoi, après délibérations, elle a conclu que l’accusé n’est pas coupable de parricide. Et l’a acquitté, ordonnant sa libération immédiate, s’il n’est poursuivi pour autre cause.

Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement (MUHA) a publié dans un journal de la place, en mai dernier, un avis d’appel public à manifestation d’intérêt visant à effectuer l’évaluation du Programme spécial de réhabilitation de la ville de Porto-Novo. L’association Task- Force Ouémé-Plateau s’insurge contre la publication d’un tel avis qui cacherait des intentions de remise en cause de ce programme dont bénéficie Porto-Novo depuis 1996.
L’avis d’appel public à manifestation d’intérêt querellé stipule que le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’ Assainissement (MUHA) a obtenu du budget national, exercice 2015, des crédits nécessaires pour financer le projet de construction des sièges des institutions et a l’intention de prendre une partie de ces fonds pour effectuer des payements au titre du marché relatif à l’évaluation du Programme spécial de réhabilitation de la ville de Porto-Novo. La mission a pour objectifs de rappeler le contexte général et la justification du programme, de recenser les forces et faiblesses, opportunités et menaces du programme, d'analyser la cohérence du programme avec les politiques et stratégies nationales de développement du Bénin, d’évaluer les contraintes et atouts que présente la ville, de présenter l’arbre des problèmes et celui des solutions de la ville de Porto-Novo et d’évaluer le niveau de mise en œuvre du programme. Les membres de Task-Force Ouémé-Plateau dénoncent la publication de cet appel d’offres.
A la faveur d’une conférence de presse tenue à Porto-Novo vendredi 24 juillet dernier, l’association juge incohérente cette décision du MUHA de sélectionner un bureau d’étude pour l’évaluation du Programme spécial de réhabilitation de la ville de Porto-Novo. Celle-ci met à nu un problème de mal gouvernance au niveau de ce ministère.
Selon le président de Task-Force Ouémé-Plateau, la destination des crédits obtenus du budget national, exercice 2015, est claire. Ils sont destinés à financer le projet de construction des sièges des institutions. Utiliser alors une partie de ces fonds, comme le proclame l’avis d’appel à manifestation d’intérêt pour effectuer des payements au titre du marché relatif à l’évaluation du Programme spécial de réhabilitation de la ville de Porto-Novo, « traduit au mieux une mauvaise gouvernance des ressources, au pire, un acte qui s’apparenterait à un détournement de deniers publics ».
Les intentions
Task-Force Ouémé-Plateau s’interroge sur les intentions réelles du MUHA de vouloir évaluer maintenant ce Programme qui a déjà une vingtaine d’années d’existence. L’ association se demande pourquoi c'est après une vingtaine d’années d’exécution du Programme que le MUHA se rende compte de la nécessité de rappeler le contexte général et surtout la justification d’un tel programme. Elle veut savoir ce que cache la prétention de «recenser les forces et faiblesses, opportunités et menaces du programme», si ce n’est un exercice, à peine caché, de remettre en question ledit programme.
Au regard de ces considérations, l’association Task-Force Ouémé-Plateau dénonce et s’insurge contre de tels agissements préjudiciables à la bonne marche dudit programme, au développement des départements de l’Ouémé et du Plateau, et au développement du Bénin, étant donné que Porto-Novo en est la Capitale. Elle invite en conséquence le chef de l’Etat à surseoir à ce recrutement d'un bureau d’étude pour une prétendue «évaluation du Programme spécial de réhabilitation de la ville de Porto-Novo».
Matthieu Fassinou et ses collègues ont fait d’une pierre deux coups pour réagir par rapport à la visite d’Etat au Bénin du président français, François Hollande, le 2 juillet dernier. L’association s’est réjouie de cette visite qui intervient 20 ans après celle de Jacques Chirac dans le cadre du Sommet de la Francophonie. Cependant, il regrette que le président François Hollande n’ait pas pu aménager l’agenda de son séjour pour se rendre à Porto-Novo et délivrer à la Représentation nationale, son message d’amitié au peuple béninois.

Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement (MUHA) a publié dans un journal de la place, en mai dernier, un avis d’appel public à manifestation d’intérêt visant à effectuer l’évaluation du Programme spécial de réhabilitation de la ville de Porto-Novo. L’association Task- Force Ouémé-Plateau s’insurge contre la publication d’un tel avis qui cacherait des intentions de remise en cause de ce programme dont bénéficie Porto-Novo depuis 1996.
L’avis d’appel public à manifestation d’intérêt querellé stipule que le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’ Assainissement (MUHA) a obtenu du budget national, exercice 2015, des crédits nécessaires pour financer le projet de construction des sièges des institutions et a l’intention de prendre une partie de ces fonds pour effectuer des payements au titre du marché relatif à l’évaluation du Programme spécial de réhabilitation de la ville de Porto-Novo. La mission a pour objectifs de rappeler le contexte général et la justification du programme, de recenser les forces et faiblesses, opportunités et menaces du programme, d'analyser la cohérence du programme avec les politiques et stratégies nationales de développement du Bénin, d’évaluer les contraintes et atouts que présente la ville, de présenter l’arbre des problèmes et celui des solutions de la ville de Porto-Novo et d’évaluer le niveau de mise en œuvre du programme. Les membres de Task-Force Ouémé-Plateau dénoncent la publication de cet appel d’offres.
A la faveur d’une conférence de presse tenue à Porto-Novo vendredi 24 juillet dernier, l’association juge incohérente cette décision du MUHA de sélectionner un bureau d’étude pour l’évaluation du Programme spécial de réhabilitation de la ville de Porto-Novo. Celle-ci met à nu un problème de mal gouvernance au niveau de ce ministère.
Selon le président de Task-Force Ouémé-Plateau, la destination des crédits obtenus du budget national, exercice 2015, est claire. Ils sont destinés à financer le projet de construction des sièges des institutions. Utiliser alors une partie de ces fonds, comme le proclame l’avis d’appel à manifestation d’intérêt pour effectuer des payements au titre du marché relatif à l’évaluation du Programme spécial de réhabilitation de la ville de Porto-Novo, « traduit au mieux une mauvaise gouvernance des ressources, au pire, un acte qui s’apparenterait à un détournement de deniers publics ».
Les intentions
Task-Force Ouémé-Plateau s’interroge sur les intentions réelles du MUHA de vouloir évaluer maintenant ce Programme qui a déjà une vingtaine d’années d’existence. L’ association se demande pourquoi c'est après une vingtaine d’années d’exécution du Programme que le MUHA se rende compte de la nécessité de rappeler le contexte général et surtout la justification d’un tel programme. Elle veut savoir ce que cache la prétention de «recenser les forces et faiblesses, opportunités et menaces du programme», si ce n’est un exercice, à peine caché, de remettre en question ledit programme.
Au regard de ces considérations, l’association Task-Force Ouémé-Plateau dénonce et s’insurge contre de tels agissements préjudiciables à la bonne marche dudit programme, au développement des départements de l’Ouémé et du Plateau, et au développement du Bénin, étant donné que Porto-Novo en est la Capitale. Elle invite en conséquence le chef de l’Etat à surseoir à ce recrutement d'un bureau d’étude pour une prétendue «évaluation du Programme spécial de réhabilitation de la ville de Porto-Novo».
Matthieu Fassinou et ses collègues ont fait d’une pierre deux coups pour réagir par rapport à la visite d’Etat au Bénin du président français, François Hollande, le 2 juillet dernier. L’association s’est réjouie de cette visite qui intervient 20 ans après celle de Jacques Chirac dans le cadre du Sommet de la Francophonie. Cependant, il regrette que le président François Hollande n’ait pas pu aménager l’agenda de son séjour pour se rendre à Porto-Novo et délivrer à la Représentation nationale, son message d’amitié au peuple béninois.

Les projections sur deux ans à venir des performances économiques et sociales du Bénin et de l’Afrique sont désormais connues. Le Rapport qui en a fait cas a été produit conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), puis rendu public vendredi 24 juillet au cours d’un atelier, à Cotonou.
Pour 2015 et 2016, la croissance économique du Bénin est projetée à 5,6% et 6% respectivement, dans un contexte marqué par la volonté du gouvernement béninois d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et la mise en œuvre du Programme d’investissements structurants. Ce sont là des projections qui sont faites par le Rapport intitulé «Perspectives économiques en Afrique 2015 : réduire les disparités régionales au Bénin» qui a été lancé vendredi dernier. Présenté par Daniel Ndoye, économiste résident de la Banque africaine de développement (BAD) au Bénin et l’économiste national du PNUD Janvier Alofa, ce rapport révèle que la réalisation de ces performances projetées du Bénin dépendra de l’accélération des réformes visant à améliorer le climat des affaires et la chaine de la dépense publique. Il s’agit notamment du système de passation des marchés publics, ainsi que la mise en place d’un mode de gestion de la filière coton.
Selon la présentation faite par Janvier Alofa, l’évolution politique et sociale sera aussi déterminante, compte tenu des échéances électorales de 2015 et 2016. En outre, avec l’entrée en vigueur du Tarif extérieur commun (TEC) en janvier 2015, qui pourrait se solder par une baisse de l’activité de réexportation vers le Nigeria voisin, il est essentiel selon le rapport que les autorités anticipent sur cette baisse et accélèrent leurs actions de promotion des cultures vivrières et de l’agro-industrie.
Définir une politique d'inclusion
Pour la réduction des disparités au Bénin, le Rapport recommande la définition d’une politique d’inclusion spatiale axée sur la promotion de pôles d’activités régionaux, l’emploi dans les zones rurales, une meilleure gestion du rythme d’urbanisation et la maîtrise de la croissance démographique.
Selon les prévisions faites par le Rapport, les économies africaines enregistreront une croissance de 4,5% en 2015 et pourraient même atteindre les 5% en 2016, convergeant ainsi avec les taux observés dans les pays de l’Asie. Cependant, avertit l’économiste résident de la BAD, Daniel Ndoye, le tassement des cours du pétrole et des matières premières, les incertitudes à l’échelle mondiale les conséquences de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest et l’instabilité de la vie politique intérieure pourraient retarder le retour prévu de croissance d’avant la crise financière de 2008. «La transformation des économies nécessite, d’explorer des secteurs plus productifs, en encourageant les activités manufacturières, en développant les services, en élaborant des stratégies pour la croissance verte ou en modernisant le secteur agricole», a souligné Daniel Ndoye.
Avant les présentations, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies Rosine Sori Coulibaly, représentant résident du PNUD qui a présidé l’ouverture de la cérémonie de lancement du Rapport, a dit que l’édition de cette année a mis un accent particulier sur la problématique du développement territorial et l’inclusion spatiale. Le Rapport sur «Perspectives économiques en Afrique» a-t-elle rappelé est produit chaque année, conjointement par la BAD, l’OCDE et le PNUD et s’adresse principalement aux décideurs pour les aider à prendre des décisions éclairées, ainsi qu’aux investisseurs, journalistes, universitaires et étudiants.

Dans la perspective des élections présidentielles de 2016 avec le corps électoral qui déjà, a été convoqué pour le 28 février prochain aux urnes, les hommes politiques béninois rivalisent de plus en plus d’initiatives et de stratégies. Ainsi, le cercle des partis politiques au Bénin s’est agrandi avec l’avènement, samedi 25 juillet dernier au palais des Congrès de Cotonou, de la fondation des Potiers de la République (PR). C’est non sans avoir défini le profil du prochain président de la République, que ce parti a été porté sur les fonts baptismaux avec les messages de soutien des délégations des mouvements «Y en a marre» du Sénégal et «Faso Kanou» du Mali qui ont effectué le déplacement.
Décidée à créer la rupture grâce à une nouvelle forme de gouvernance du pays, la fondation des Potiers de la République (PR) a été officiellement lancée, samedi 25 juillet dernier au palais des Congrès de Cotonou en présence des délégués venus des 77 communes du Bénin. Au-delà de la dimension spirituelle du symposium de 72 heures qu’il a tenu avant, l’objectif des PR est de voir la jeunesse prendre ses responsabilités et le destin du pays en mains.
En effet, plantant le décor, le représentant du groupe de travail préparatoire de l’événement, Edmond Agnindé, a indiqué que la vie d’une nation repose inévitablement sur les épaules de sa jeunesse. «Les défis et les enjeux étant colossaux, cette jeunesse doit se surpasser pour porter la charge, charge combien lourde qui l’attend dans le contexte actuel de nos jeunes Etats africains», a-t-il indiqué. «Nous jeunes béninois, nous sommes-là pour concrétiser, capitaliser les acquis et projeter l’avenir tout en prenant de fermes engagements quant à nos responsabilités présentes et futures», a insisté Edmond Agnindé. Pour lui, l’avènement des PR permettra d’impulser au Bénin une nouvelle dynamique qui fera tâche d’huile sur le continent africain.
Du profil du prochain président
Ainsi, il ressort de la présentation du rapport général du symposium national organisé du 23 au 25 juillet sur le thème « Jeunesse, défis et responsabilités pour un Bénin nouveau» faite par Maurice Gbèmènou, qu’il s’agit des jeunes béninois, des potiers de la République. Diverses communications comme «Système juridique et judiciaire : la thérapie de la sanction pour le développement durable», «Système politique et institutionnel : état des lieux, forces et faiblesses», «Système économique : forces et faiblesses», «Jeunesse et citoyenneté, engagement, militantisme, activisme», et «Dieu, ma patrie et moi» ont été présentées. Après avoir envisagé le développement du Bénin dans divers domaines, les participants souhaitent, entre autres, une rénovation du système partisan à travers l’organisation des partis politiques en blocs idéologiques, les Libéraux, les Socialistes, les Centristes et les Traditionnels.
En somme, les Potiers de la République, a réaffirmé Céphis Béo Aguiar qui les présentait, travaillent pour la germination d’une société nouvelle ayant pour leitmotiv, la crainte de Dieu, le patriotisme, le sens du service citoyen détaché. Voilà pourquoi, notre devise est « Dieu, ma patrie et moi», a-t-il expliqué. Ils proposent donc une jarre nouvelle, rénovée puis façonnée pour répondre aux mutations et aux nouveaux progrès.
Par rapport au profil du prochain président, les PR proposent, entre autres, qu’il soit un homme ayant la crainte de Dieu et la culture de la sanction, l’amour de la patrie et du prochain. Il doit être patriote, intègre, intellectuellement le plus irréprochable possible, le plus moralement irréprochable possible et ne pas être impliqué dans des dossiers de malversation. Cet homme, estiment-ils, doit avoir une vie familiale exemplaire, une grande connaissance des enjeux et défis nationaux comme internationaux, puis appartenir à la nouvelle génération née après 1960, avoir de préférence entre 42 et 52 ans, et ne doit pas être sous l’influence des milieux d’affaires ou autres lobbies, politiques, religieux et économiques douteux.

La nouvelle détentrice de la couronne de la plus belle fille du Bénin est connue depuis le petit matin d’hier dimanche 26 juillet. Au terme d’une compétition dans laquelle chacune des douze concurrentes en ligne voulait se hisser au firmament, c’est une seule étoile de l’élégance, comme on a pu le constater, qui s’est imposée. Son nom : Sylvania Chelsea Fandohan.
72 dans les starting-blocks, douze dans le team final, sept sur le ring, cinq heureuses élues, mais une seule sur le tapis rouge : Sylvania Chelsea Fandohan, sacrée depuis hier, reine et ambassadrice de la beauté béninoise. C’est sur cette étudiante en 2è année de marketing, âgée de 18 ans que le jury de Miss Bénin 2015 a jeté son dévolu pour défendre pendant les douze prochains mois la beauté et l’intelligence de la jeune fille du Bénin. Elle succédera ainsi à Belleciane Fifonsi Hounvènou qui elle, peut fièrement s’élancer vers le cercle s’élargissant chaque année des anciennes reines de beauté.
Avec cette élection qui est en réalité la résultante d’un long processus engagé depuis plusieurs mois et qui a connu des étapes éliminatoires successives, c’en est ainsi fini pour l’élection Miss Bénin 2015 dont la soirée élective s’est voulue cette année un peu plus originale. Primo, le comité d’organisation présidé par Fortuné Dégbègni, par ailleurs président de l’Association culturelle Miss Bénin a délocalisé l’évènement sur la plage Dream Beach, l’une des plus huppées de Cotonou. En plus, le contenu de la soirée à été revu à la hausse.
La parade d’entrée sur scène des candidates a été cumulée avec la présentation des candidates en tenue traditionnelle. Une entrée sur scène très enlevée accompagnée par un saxophoniste, un groupe d’instrumentistes et des danseuses, sans oublier la petite poétesse à qui revenait l’honneur de présenter chaque département et sa candidate. Le public appréciera ainsi des pas non moins bien exécutés du Tipenti, du Gbon, du Tèkè… en somme, une balade touristique introductive qui a donné aux douze prétendantes de se soumettre aux membres du jury.
Passée cette étape, les douze candidates prendront à nouveau possession du podium pour se dénuder, que dis-je, se dévoiler, ou du moins présenter leurs charmes cette fois-ci physiques. Car pour être Miss Bénin, du charme il faut en avoir de fond en comble et ne point être une jeune fille difforme, fade ou faste à la forme débordante et sans attraits physiques.
Le sacre…
Quelques cinq minutes auront donc suffi « aux filles » pour se mettre en évidence sous la fascination du public, particulièrement frileux de cette étape où appareils photographiques, portables et autres Ipad sont projetés en direction des candidates.
Viendra ensuite l’ultime passage des Miss en tenue de soirée puis enfin le speech. Ultime occasion pour chacune d’elle de dévoiler son projet de société. Cette année, on peut dire que le coaching a été d’un niveau plus élevé. Les candidates se proposaient ainsi par exemple d’aller combattre le manque d’eau potable (actualité oblige sans doute), la non scolarisation des filles, l’émancipation de la femme… la déclaration des enfants dès leur naissance. C’est d’ailleurs ce projet sera exécuté au cours du prochain mandat puisque présenté par la candidate au brassard 10, représentante du département du Zou, Sylvania Chelsea Fandohan finalement sacrée. Sa première dauphine a nom Ornella Ferreira et vient du Couffo. La deuxième dauphine Carine Omolara Epkeregin est originaire du département des Collines. Les 3è et 4è dauphines Stéphanie Bidé et Melys Houégbèlo viennent par ailleurs du Plateau et de l’Atlantique. De nombreux lots en nature seront offerts aux douze finalistes ainsi des enveloppes financières. Les deux premières dauphines gagneront des motos, tandis que la Miss héritera d’une voiture, d’un écran TV Plasma, d’une enveloppe de deux millions et de nombreux autres lots.

En matière d’approvisionnement en eau potable des populations en milieux urbain et péri-urbain, le Bénin a déjà atteint les Objectifs du Millénaire pour le développement. Des 75% exigés, il espère se retrouver plutôt à 82% à fin 2015. C’est pour informer l’opinion publique sur les actions que la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) qu’il dirige, a entreprises pour parvenir à ce résultat, que David Babalola a organisé, vendredi 24 juillet dernier à Cotonou, une conférence de presse.
Le Bénin fait partie des rares pays d’Afrique à pouvoir répondre présents en septembre prochain, au rendez-vous de l’Organisation des Nations Unies, en matière d’accès à l’eau potable. Il a atteint le taux de 75% fixé par les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dans le domaine bien avant la date butoir de septembre 2015 et devrait pouvoir se retrouver à 82% à la fin de cette année. C’est la preuve que la SONEB n’a pas attendu la fin des OMD pour commencer déjà par envisager les Objectifs pour le Développement durable (ODD).
Avant de justifier de cette prouesse enregistrée grâce à l’intérêt que le gouvernement accorde à la question de l’approvisionnement en eau potable des populations et aussi, aux efforts que sa société ne cesse de consentir, le directeur général David Babalola a tenu d’abord à apporter quelques précisions parce que la conférence, comme par hasard, a lieu au moment où la polémique ne cesse de s’enfler avec le dossier relatif au PPEAE II. Il a souhaité que l’on fasse la part des choses entre les deux institutions qui s’occupent de l’alimentation en eau potable des populations au Bénin. Il y a la SONEB qui s’occupe de la production industrielle de l’eau et a à charge l’alimentation en eau potable en milieux urbain et péri-urbain, puis aussi l’assainissement. La deuxième institution qui intervient dans le domaine, est la direction générale de l’Eau. Elle intervient dans les milieux ruraux. Ce préa-lable fait, le directeur général David Babalola a ensuite présenté l’état des lieux en matière d’alimentation en eau potable. «Jusqu’en 2004, à peine 38% des populations urbaines et péri-urbaines étaient alimentées convenablement en eau potable, soit environ un million de personnes. Aujourd’hui, nous sommes passés à plus de 74%, soit 2 603 249 de personnes alimentées. Mieux, le ratio des besoins en eau qui avoisinait à peine 26 litres par jour par habitant, tourne aujourd’hui autour de 52, voir 54 litres. Cela veut dire que les systèmes mis en place aujourd’hui, sont beaucoup plus confortables qu’il y a de cela 8 ans ou 10 ans», a-t-il laissé entendre.
Résultat d’une conjonction d’actions
S’agissant du taux de 75% déjà atteint au niveau des OMD, David Babalola a indiqué que le gouvernement responsable est celui qui sait anticiper. C’est dans ce cadre, expliquera-t-il, que plusieurs programmes ont été mis en place pour non seulement atteindre les OMD, mais aller au-delà. « Nous ne devons pas nous réjouir que 82% de la population a déjà d’eau potable. Les autres 18% qui resteront, il faut déjà envisager maintenant leur alimentation», a insisté David Babalola. Selon lui, ce qui a aidé le Bénin pour qu’il se retrouve parmi les rares pays ayant déjà atteint ce taux de 75%, il y a en premier lieu la vision du gouvernement, ainsi que la stratégie mise en place et la politique de l’eau au Bénin. En dehors des infrastructures, il y a aussi les mesures d’accompagnement comme les châteaux et les canalisations d'eau.
«Ces dernières huit années, plus de 400 km d’extension ont été réalisés pour amener de l’eau jusqu’aux abonnés. Il faudrait leur ajouter les branchements à coûts réduits estimés aujourd’hui à près de 10 000, puis la disponibilité du produit par rapport à la demande», a-t-il également cité comme actions entreprises. David Babalola est alors revenu sur le grand projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de Cotonou et ses environs d’un coût de 23 milliards F CFA, celui des villes de Comé, de Grand-Popo, de Malanville, de Bantè et de Kétou qui est en cours d’achèvement avec actuellement la phase des essais de fonctionnement. Il n’a pas occulté le projet d’alimentation en eau de la ville de Djougou avec ses forages qui sont déjà exécutés et les travaux de canalisation en cours, le projet de Parakou dont les députés ont procédé, il y a quelques jours, à la ratification de l’accord de prêts. En dehors de bien d’autres, il faudra leur ajouter le projet phase III de Cotonou qui va regrouper Cotonou, Sèmè-Podji et Abomey-Calavi en cours de financement presque par la Banque Européenne d’investissement pour près de 24 milliards. Ses études de faisabilité sont déjà achevées. Cependant, les journalistes présents à cette conférence ont émis différentes préoccupations dont l’une d’elle concerne le projet de Parakou. Ainsi, à la question de savoir si des mesures ont été prises pour la poursuite du projet au cas où le bailleur hollandais se désengagerait, le directeur général de la SONEB s’est voulu rassurant, au regard de l’aide-mémoire signé avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour venir à la rescousse dans ce cas.

En matière d’approvisionnement en eau potable des populations en milieux urbain et péri-urbain, le Bénin a déjà atteint les Objectifs du Millénaire pour le développement. Des 75% exigés, il espère se retrouver plutôt à 82% à fin 2015. C’est pour informer l’opinion publique sur les actions que la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) qu’il dirige, a entreprises pour parvenir à ce résultat, que David Babalola a organisé, vendredi 24 juillet dernier à Cotonou, une conférence de presse.
Le Bénin fait partie des rares pays d’Afrique à pouvoir répondre présents en septembre prochain, au rendez-vous de l’Organisation des Nations Unies, en matière d’accès à l’eau potable. Il a atteint le taux de 75% fixé par les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dans le domaine bien avant la date butoir de septembre 2015 et devrait pouvoir se retrouver à 82% à la fin de cette année. C’est la preuve que la SONEB n’a pas attendu la fin des OMD pour commencer déjà par envisager les Objectifs pour le Développement durable (ODD).
Avant de justifier de cette prouesse enregistrée grâce à l’intérêt que le gouvernement accorde à la question de l’approvisionnement en eau potable des populations et aussi, aux efforts que sa société ne cesse de consentir, le directeur général David Babalola a tenu d’abord à apporter quelques précisions parce que la conférence, comme par hasard, a lieu au moment où la polémique ne cesse de s’enfler avec le dossier relatif au PPEAE II. Il a souhaité que l’on fasse la part des choses entre les deux institutions qui s’occupent de l’alimentation en eau potable des populations au Bénin. Il y a la SONEB qui s’occupe de la production industrielle de l’eau et a à charge l’alimentation en eau potable en milieux urbain et péri-urbain, puis aussi l’assainissement. La deuxième institution qui intervient dans le domaine, est la direction générale de l’Eau. Elle intervient dans les milieux ruraux. Ce préa-lable fait, le directeur général David Babalola a ensuite présenté l’état des lieux en matière d’alimentation en eau potable. «Jusqu’en 2004, à peine 38% des populations urbaines et péri-urbaines étaient alimentées convenablement en eau potable, soit environ un million de personnes. Aujourd’hui, nous sommes passés à plus de 74%, soit 2 603 249 de personnes alimentées. Mieux, le ratio des besoins en eau qui avoisinait à peine 26 litres par jour par habitant, tourne aujourd’hui autour de 52, voir 54 litres. Cela veut dire que les systèmes mis en place aujourd’hui, sont beaucoup plus confortables qu’il y a de cela 8 ans ou 10 ans», a-t-il laissé entendre.
Résultat d’une conjonction d’actions
S’agissant du taux de 75% déjà atteint au niveau des OMD, David Babalola a indiqué que le gouvernement responsable est celui qui sait anticiper. C’est dans ce cadre, expliquera-t-il, que plusieurs programmes ont été mis en place pour non seulement atteindre les OMD, mais aller au-delà. « Nous ne devons pas nous réjouir que 82% de la population a déjà d’eau potable. Les autres 18% qui resteront, il faut déjà envisager maintenant leur alimentation», a insisté David Babalola. Selon lui, ce qui a aidé le Bénin pour qu’il se retrouve parmi les rares pays ayant déjà atteint ce taux de 75%, il y a en premier lieu la vision du gouvernement, ainsi que la stratégie mise en place et la politique de l’eau au Bénin. En dehors des infrastructures, il y a aussi les mesures d’accompagnement comme les châteaux et les canalisations d'eau.
«Ces dernières huit années, plus de 400 km d’extension ont été réalisés pour amener de l’eau jusqu’aux abonnés. Il faudrait leur ajouter les branchements à coûts réduits estimés aujourd’hui à près de 10 000, puis la disponibilité du produit par rapport à la demande», a-t-il également cité comme actions entreprises. David Babalola est alors revenu sur le grand projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de Cotonou et ses environs d’un coût de 23 milliards F CFA, celui des villes de Comé, de Grand-Popo, de Malanville, de Bantè et de Kétou qui est en cours d’achèvement avec actuellement la phase des essais de fonctionnement. Il n’a pas occulté le projet d’alimentation en eau de la ville de Djougou avec ses forages qui sont déjà exécutés et les travaux de canalisation en cours, le projet de Parakou dont les députés ont procédé, il y a quelques jours, à la ratification de l’accord de prêts. En dehors de bien d’autres, il faudra leur ajouter le projet phase III de Cotonou qui va regrouper Cotonou, Sèmè-Podji et Abomey-Calavi en cours de financement presque par la Banque Européenne d’investissement pour près de 24 milliards. Ses études de faisabilité sont déjà achevées. Cependant, les journalistes présents à cette conférence ont émis différentes préoccupations dont l’une d’elle concerne le projet de Parakou. Ainsi, à la question de savoir si des mesures ont été prises pour la poursuite du projet au cas où le bailleur hollandais se désengagerait, le directeur général de la SONEB s’est voulu rassurant, au regard de l’aide-mémoire signé avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour venir à la rescousse dans ce cas.

Les élus consulaires réunis au sein de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB) ont suivi, vendredi 24 juillet dernier à Cotonou, une formation sur les missions d’une Chambre de commerce et d’Industrie ainsi que le rôle dévolu aux élus consulaires. Les travaux ont été placés sous l’égide du président de l’institution, Jean-Baptiste Satchivi.
Désignés par les entreprises du pays pour les représenter au sein des assemblées consulaires, les élus consulaires ont pris par cet acte un nouvel engagement essentiel au développement économique national. Mais à quoi consiste ce mandat? Quelle est la mission de l’institution? Quel va être le projet de développement? Autant de questions qui reviennent régulièrement. Et comme il n’existe pas d’école pour former un élu consulaire encore moins un délégué consulaire, et que c’est dans la pratique qu’on se forme davantage, la présidence de la CCIB a initié cette formation à l’intention des élus consulaires. Elle vise à permettre à chacun d’internaliser son rôle et d’être au même niveau d’information. «La CCIB constitue un catalyseur d’idées concrètes ainsi qu’un incubateur et développeur d’actions, parce que présente en permanence dans la création de richesse et de l’emploi», a indiqué son président Jean-Baptiste Satchivi. Pour lui, «le mandat de la CCIB est mû par le respect absolu de l’entreprise comme source de création de richesse, la promotion et l’encouragement de l’initiative privée, le sens de l’intérêt général, le respect des hommes, la volonté de servir la nation économique, être au service des entreprises du pays, par la culture du résultat, la volonté de progrès surtout en ce 21è siècle où tous les progrès vont très vite».
Le président de la CCIB a saisi l’occasion pour exprimer la gratitude de son institution au partenaire qu’est la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF), pour avoir répondu favorablement à la demande d’assistance technique, en dépêchant un expert à Cotonou en la personne de Stéphane Cormier, délégué général de la CPCCAF, afin d’assurer la formation au cours de l’atelier.
L'engagement de la CCIB
Jean-Baptiste Satchivi a rappelé que l’engagement de la CCIB est essentiel au développement économique national. Il est revenu sur la nécessité de bâtir des chambres consulaires fortes, dynamiques qui répondent à la vision commune qui est de faire de la CCIB à l’horizon 2019, une institution d’appui au développement et au rayonnement des entreprises du Bénin dans le monde entier, être présente sur toute l’étendue du territoire national et porte-étendard du savoir-faire béninois à l’international, requiert que tous ses élus soient bien informés et bien formés à leurs droits et à leurs devoirs afin de rester en phase avec les défis qui s’imposent à l’environnement économique national et international. «Soyez des buvards du savoir», a lancé le président de la CCIB à l’endroit des élus. Il les a exhortés à faire montre de concentration soutenue au cours de la formation.
Pour sa part, le délégué général de la CPCCAF, Stéphane Cormier, s’est réjoui de voir l’institution consulaire béninoise sur de bons rails après les tumultes. Il a rappelé la pertinence de la formation du jour avant de saluer le dynamisme du président de l’institution.