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Nouvelles

Municipales, communales et locales: Ciel couvert, postes de vote ouverts dans l’Atlantique

Nous sommes en saison pluvieuse et le ciel tenait à le faire savoir ce dimanche 28 juin. La CENA et les électeurs entendaient également démontrer que la pluie ne saurait les empêcher de tenir un rendez-vous aussi important. C’est donc sous la menace diffuse ou réelle de la pluie que, dans les communes de l’Atlantique, les électeurs ont accompli leur devoir civique. Le tout, dans le calme et la discipline ; les opérations ayant généralement commencé plus ou moins à l’heure.

Tous les coordonnateurs d’arrondissement rencontrés dans le département de l’Atlantique recouvraient les efforts de la CENA, comparativement au 26 avril dernier lors des législatives. Ainsi, assurent-ils, le matériel a été livré au plus tard dans la nuit de samedi. Cela, nous avons d’ailleurs pu le constater dans la soirée du samedi à Tori-Bossito, Allada ou encore Calavi au siège de certains arrondissements. Et tôt hier dimanche lorsque, par dizaines, les membres de postes de vote étaient massés dans la cour des arrondissements sillonnés, guide des membres de postes de vote des élections locales en mains, et s’activaient pour retirer leur équipement. Comme à l’arrondissement de Pahou où, à 7h10, le dispatching se poursuivait. Le deuxième arrondissement de Ouidah était mieux loti puisque peu après 7h, les opérations de vote y avaient déjà démarré. Son coordonnateur, Cosme Adjovi, rassure d’ailleurs que tout va bien. Idem à Kpomassè où le coordonnateur de l’arrondissement de Tokpadomè, Blaise Kissèzounon renseigne aussi que la CENA a joué sa partition, en dépit de quelques incidents comme les fiches de PV non retrouvées dans le lot de matériels, ce qui avait été déjà signalé à la CENA à notre passage à 8h20. Autre situation délicate, le registre de procurations très sollicité par les acteurs politiques. Mais, malgré la mise à disposition du matériel, l’affluence n’était pas encore visible au centre de vote de l’école primaire publique de Tokpadomè. Le crieur public rencontré au portail, portant son gong, assure avoir fait son travail et promet qu’il le poursuivra toute la journée. Il ne doute pas, dit-il, que l’affluence s’observera dès que l’église se videra de ses fidèles partis adorer leur Dieu. On peut le croire puisqu’à deux minutes de là, l’église catholique Ste Catherine d’Alexandrie était remplie de monde…

Ici l’église, là-bas la pluie

De Sègbohouè à Abomey-Calavi en passant par Ouidah, Tori-Bossito, Allada, Toffo et Zè, c’est plutôt la pluie qui était la vedette. Quand ce n’est pas que le ciel était bas, laissant croire à l’imminence de dame pluie, c’est qu’il pleuvait carrément. Ce qui obligeait les responsables de bureaux de vote positionnés sous les arbres à s’abriter sur les terrasses des modules de classe ou des bureaux d’arrondissement où se déroulait le vote. De fait, l’affluence devant les postes de vote était moyenne, seuls s’activant en ce moment, ceux qui ont été surpris sur les lieux du vote par la pluie. Comme cette sexagénaire rencontrée à l’école primaire publique d’Oké-Agbédé à Ouidah, pour qui la pluie ne saurait constituer un motif pour ne pas se rendre aux urnes. Ici, comme en face à l’école primaire publique de Ganvè, c’est près de 45 minutes après l’heure que les opérations de vote ont effectivement démarré. A Tori-Bossito par contre, au centre de vote du Centre des jeunes et des loisirs, à 10h30, c’était la grande affluence. Tout comme à l’arrondissement d’Attogon ou d’Ayou dans la commune d’Allada où Célestine Bakpé, la coordonnatrice de ce dernier arrondissement, tenait bien son monde. Son collègue Paul Aklamavo, coordonnateur de l’arrondissement de Coussi dans la commune de Toffo venait de subir, lui, quelques instants avant notre passage, la pluie. Nonobstant, les électeurs étaient là, devant les bureaux de vote déplacés sur la terrasse des bureaux de l’arrondissement.
Plus tard à Zè, la pluie tenait toujours à faire savoir qu’elle est de service actuellement. Et en imposait aux acteurs électoraux comme Pierrot Gbodougbé, le coordonnateur de l’arrondissement central de Zè qui, lui aussi, a abrité ses postes de vote sur la terrasse des bureaux de l’arrondissement, d’autres étant sous des paillottes. Une chose le réjouit cependant, la disponibilité du matériel et le démarrage à l’heure des opérations. Seul petit problème ici, les représentants de la majorité ou de la minorité parlementaire qui arrivaient sans accréditation. Situation qu’il s’employait à gérer pour éviter toute contestation pouvant dégénérer.

Calme et discipline mais…

Partout à notre passage, le calme et la discipline régnaient dans les rangs des électeurs. L’ambiance était bon enfant. Le couplage des municipales et communales avec les locales n’aura pas été source d’incident. Les bulletins de vote ont été confectionnés en conséquence et sont glissés dans deux urnes distinctes. Mieux, quand il le fallait, les agents de poste de vote expliquaient aux populations comment procéder. Mais cette ambiance positive aurait pu être autre à Ouidah. En effet, la rumeur a circulé qu’au poste de vote installé devant le Centre de Secours des Sapeurs pompiers, dans l’arrondissement de Ouidah 3, des individus se seraient postés pour passer des consignes de vote en faveur d’une liste opposée à celle du maire sortant Sévérin Adjovi. Les proches de ce dernier ont alors entrepris d’alerter le commissariat aux fins de décourager les indélicats. Mais le coordonnateur d’arrondissement, Me Abou Séidou, relativise et assure que c’est un individu qui aurait tenté de s’imposer aux membres du poste de vote mais qu’il en a été empêché et que tout est rentré dans l’ordre. Si cette rumeur a mis en branle le camp Adjovi, ce n’est pas par manque d’assurance mais « il ne faut rien négliger » assure-t-on de ce côté. Venance Gnigla, lui, n’entend non plus rien négliger. Parti voter déjà à 7h45 devant l’hôpital de zone, il s’est dit serein et confiant quant à l’issue du vote tant, de son point de vue, les populations veulent le changement.

Actualités 29 juin 2015


Scrutin sans anicroche dans le Mono-Couffo malgré la pluie et les retards

Le scrutin d’hier dimanche 28 juin s’est tenu sans anicroche dans le Mono-Couffo à la grande satisfaction des citoyens et des candidats. Sauf à signaler quelques flottements par endroits.

Le scrutin d’hier dimanche 28 juin a, d’un point de vue général, connu de légers flottements dans le Mono et le Couffo, même si par endroits, le vote a démarré à temps. Lesquels sont notamment dus à la mise en place du matériel de vote. Au niveau du poste de vote n°2 de l’arrondissement de Fongba dans la commune de Lokossa, le retard dans le démarrage des opérations s’est étendu jusqu’à environ une heure d’horloge. La cause, des difficultés relatives au transport du matériel sensible sur les lieux du vote. Paradoxalement, le poste voisin du même centre a lancé les opérations avec un moindre retard, soit 15 mn.

Au niveau des postes de vote du complexe scolaire de Guinkomey et de la Maison des jeunes de Lokossa, les opérations se déroulaient dans le calme. Lesdits postes ont par ailleurs, accueilli les députés Dakpè Sossou et Rosine Dagniho, tous candidats à leur propre succession au conseil communal de Lokossa qui sont passés tour à tour exprimer leur devoir civique, entre 9 heures et 11 heures. Même sérénité à Agamé, plus précisément dans le village Tedeado sans oublier l’arrondissement d’Adohoun dans la commune d’Athiémé. Le maire sortant Joseph Amavi Anani y a émis son suffrage un peu après 7heures. Pour lui, l’effectivité du scrutin est synonyme de soulagement. A Gbakpodji dans le village Djadji de même qu’au niveau du village Tokpoé à Bopa où Florentin Dossa Kouton a officié à titre d’observateur pour le compte de la CSA-Bénin, on peut noter le même calme et la même sérénité. Idem au niveau de la commune de Houéyogbé où les anciens députés Cyriaque Domingo et Théophile Soussia, ont voté respectivement, l’un aux environs de 13heures à Dincomè et l’autre quelques heures plus tôt en bravant la pluie qui a arrosé vers la fin de la matinée la commune de Lokossa sans épargner celles du Couffo.
N’empêche ! Dame nature n’a pas émoussé les ardeurs des populations de Djakotomey tout comme celles d’Aplahoué qui ont répondu massivement au rendez-vous hier dimanche 28 juin. C’est ainsi que Joël Katonon, président du poste de vote n°1 de l’Ecole primaire publique d’Avegodo à Aplahoué déclarait avoir déjà enregistré à la mi-journée plus de la moitié des votants attendus. Pour lui, les conditions ont été réunies quant à la bonne tenue du scrutin. Les dispositions prises dans ce sens ont été élargies au renforcement de la veille autour de la frontière entre le Bénin et le Togo plus précisément à Hounsahoué. Les éléments du commissariat spécial opérationnel à cet endroit, ont laissé entendre avoir empêché toute tentative de transaction pour ne pas ouvrir les vannes d’une quelconque infiltration.

Polémiques autour des affiches FCBE au poste de vote à Lokossa

Si dans l’ensemble, le scrutin s’est bien déroulé dans les départements du Mono et du Couffo sans avoir fait l’objet d’une préoccupation particulière, il n’est pourtant pas sans reproches. Au niveau de la commune de Lokossa, le député Dakpè Sossou a relevé que des affiches encore visibles au fronton de la Maison des jeunes de la commune ne sont pas de nature à crédibiliser le scrutin. Il a, en outre, protesté contre le fait d’autoriser les électeurs à prendre à la fois le bulletin des communales et celui des locales, au lieu de dissocier les deux votes. En fait, le député craint que « les électeurs généralement analphabètes s’embrouillent dans l’isoloir au moment d’opérer leur choix ».
S’agissant des affiches incriminées, Rosine Dagniho viendra à la charge pour accuser les services de la mairie qui, à l'en croire, sont les seuls responsables d’une telle imprudence. Elle y trouve même une certaine ruse consciemment opérée en vue d’entacher le scrutin au niveau de ce centre. Sinon, s’emporte-t-elle, comment comprendre que ce soit seulement les affiches FCBE qu’on n’ait pas pu enlever des lieux.
Pour le reste, il est à noter que les observateurs et les superviseurs ont été rarement rencontrés au niveau des bureaux de vote tant dans le Mono que dans le Couffo. Des représentants de l’Assemblée nationale pour le compte de la majorité et de la minorité ont parfois brillé par leur absence totale. C’est le cas par exemple des postes de vote du village Djidja dans la commune de Bopa et d’Avegodo dans Aplahoué puis Dincomè à Houéyogbé. Au niveau de cette dernière commune, la sécurité des lieux de vote a été assurée par des patrouilles. Faute d’effectif, a-t-on appris, des agents de sécurité n’ont pu être fixés au niveau des centres de vote. Le Commissariat de Doutou qui en a la charge, s’est plaint de n’avoir que quatre agents pour le compte des sept arrondissements de Houéyogbé. DV

Politique 29 juin 2015


Démarche qualité dans les entreprises et offices d’Etat: La certification ISO 9001 de l’ONIP proposée par l’auditeur

Démarré le jeudi 25 juin dernier, l’audit de certification de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) a pris fin le lendemain vendredi 26 juin. Après deux jours de travaux, l’auditeur, Vincent Rouch dépêché par le cabinet Dekra a proposé la certification ISO 9001 de l’ONIP sur l’ensemble de ses activités. Toutefois, il a fait des recommandations pour l’amélioration du pilotage des différents processus élaborés dans le cadre de cette démarche.

«Pour conclure, le système qualité audité est complet, documenté, communiqué et mis en œuvre. Le leadership est démontré. J’ai ressenti une forme de lassitude, de résignation chez certains personnels audités; des lacunes ont été constatées sur les connaissances méthodologiques fondamentales pour la maîtrise de leur processus. De très nombreux écarts auraient pu être formalisés et les points de vigilance sont nombreux… Toutefois, les principes de l’amélioration continue et de l’approche système sont maîtrisés, aussi, sur l’engagement de la directrice générale à poursuivre les efforts de transformation de l’ONIP et sa volonté de pérenniser l’entreprise, je propose, la certification ISO 9001 de l'ONIP sur l’ensemble de ses activités». C’est la conclusion à laquelle est parvenu l’expert commis par le cabinet Dekra, Vincent Rouch après deux jours d’audit du système qualité mis en place par l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) depuis plus d’un an.

Les points forts

En effet, au cours des deux jours d’audit, Vincent Rouch s’est entretenu avec les pilotes et leurs assistants des sept processus élaborés dans le cadre de la mise en place de cette démarche qualité. Ainsi, il a relevé des points forts des processus avant de formuler des recommandations pour une amélioration desdits processus.
Comme points forts, Vincent Rouch note le leadership de l'entreprise au travers de la volonté de la directrice générale par intérim pour développer l’entreprise et la faire évoluer pour la pérenniser.
Pour lui, il existe le plan stratégique de développement 2015-2018, les lettres de mission remises à chaque directeur, de même que les plans de mise en œuvre qui sont particulièrement bien pilotés (tableaux de bord, registre de l’amélioration continue, etc). La publication à la Une du journal d’un message donnant la possibilité aux lecteurs d’émettre des remarques ou des réclamations ; ainsi que la publication sur quatre pages de critiques positives et négatives des lecteurs sur le journal dans le cadre de la célébration des 25 ans du journal sont autant de points que l’expert a appréciés.
Il a ajouté que les personnels audités de manière aléatoire au sein de l’entreprise ont su s’approprier la notion de «satisfaction des clients» et ont su retraduire avec leurs mots la politique de la direction de l’ONIP. Sans oublier l’implication des personnels rencontrés dans la nuit du jeudi 25 juin dans la réalisation et l’impression du journal. Puis, le pilotage du plan de formations du processus Ressources humaines qui répond aux exigences de la norme.

Constats et recommandations

Quant aux constats et recommandations, l’expert du cabinet Dekra propose que le plan de développement de l’ONIP qui existe déjà soit décliné au sein de chaque processus afin que ceux-ci inscrivent les activités et leurs évolutions dans la perspective de 2018.
En ce qui concerne les indicateurs, ils méritent selon lui d’être beaucoup plus précis sur l’atteinte des performances des processus en vue de l’atteinte des objectifs de l’entreprise. Ainsi, les indicateurs de production sont actuellement des indicateurs qui mériteraient de performer.
L’imprimerie se doit de mettre en œuvre une démarche documentée pour maintenir une rigueur dans les modes de rangement des locaux et de maîtrise des produits chimiques (5S), préconise-t-il.
Pour Vincent Rouch, le modèle économique de l’imprimerie doit être maîtrisé, chaine de production par chaine de production, à partir d’une approche analytique pour construire une stratégie de baisse des charges ; déterminer en conscience les offres, réaliser des bilans par opérations (Prix de vente/bilan économique des opérations). De même, il recommande une stratégie marketing qui, en lien avec le plan de développement et les capacités de l’imprimerie doit être développée pour répondre aux enjeux de l’ONIP.
Pour ce qui concerne le processus Rédaction et publication, il était possible à son avis d’améliorer son pilotage en le faisant performer et en le mesurant à partir du volume des ventes. Ce processus doit donc aussi, selon lui, travailler à fidéliser ses lecteurs et à se faire connaître par son omniprésence auprès des lecteurs ; par la qualité, la pertinence des analyses de ses journalistes ; par leur présence sur d’autres médias radio, télévision (mettre un visage sur des noms…)

Actualités 29 juin 2015


Crise à l’Université d’Abomey-Calavi: Le médiateur de la République écrit aux deux protagonistes

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun reste toujours préoccupé pour un retour au calme à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Il a adressé à cet effet une lettre à chacun des deux protagonistes, les autorités rectorales et les responsables estudiantins, engagés dans cette crise qui perdure en dépit de ses précédents échanges avec ces derniers.

La situation de grève générale qui prévaut à l’Université d’Abomey-Calavi préocupe toujours le médiateur de la République. Joseph Gnonlonfoun vient d’écrire aux deux parties de la crise invitant chacune d’elle à faire parler son cœur pour un retour à la paix sur le campus d’Abomey-Calavi. Cette crise, faut-il le rappeler, a commencé depuis le 3 juin dernier à la suite d’une motion de grève générale signée des trois syndicats estudiantins de l’UAC, à savoir la FNEB, l’UNEB et l’UNSEB. Une motion de grève dont l’institution a été ampliataire. Joseph Gnonlonfoun entouré de certains de ses collaborateurs avaient rencontré tour à tour les deux protagonistes de cette crise surtout due à la question de la suppression de la session de rattrapage à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (FLASH) de l’UAC. Le médiateur de la République a rencontré le 12 juin dernier à son siège à Porto-Novo, les responsables d’étudiants pour s’enquérir des tenants et aboutissants de leurs revendications. Et a ensuite fait le même exercice avec les autorités rectorales et décanales dont la décision fait l’objet de contestation par les étudiants qui réclament la réhabilitation de cette seconde session. La démarche du médiateur de la République visait surtout à contribuer à ramener au plus tôt la paix sur le campus d’Abomey-Calavi. Mais quelques semaines après ses différentes rencontres, le médiateur de la République constate que c’est toujours le statut quo sur le terrain. Bien au contraire, les choses se dégradent. Chaque partie est restée campée sur sa position. Les étudiants maintiennent leur grève illimitée à défaut d’avoir un acte écrit des autorités rectorales constatant la prise en compte de leurs revendications. Ce qui laisse craindre le risque d’une année blanche à la FLASH sinon dans toute l’UAC.

« …Dans ce cadre, en tant qu’intercesseur gracieux, le médiateur de la République, sensible aux concessions que les enseignants pourraient être amenés à faire dans le sens du dénouement de cette crise, les félicite par avance pour l’intérêt qu’ils ne cessent d’apporter au succès du système éducatif du Bénin », écrit le 18 juin dernier au recteur de l’UAC, Brice Sinsin, le médiateur de la République qui dit suivre de très près avec ses collaborateurs l’évolution de la situation sur le terrain. «Seul le retour au calme et à la paix à l’UAC est notre préoccupation», clarifie Joseph Gnonlonfoun.
Dans la lettre adressée aux présidents des trois mouvements syndicaux estudiantins de l’UAC, il invite ces derniers à plus de retenue quand bien même le droit de grève est reconnu par la Constitution béninoise et les documents internationaux auxquels est partie le Bénin. « Mais le droit de grève ne doit-il être exercé en prenant en compte les intérêts de ceux qui s’en prévalent ? », demandent aux étudiants le médiateur de la République avant d’alerter ces derniers qu’une année sacrifiée parce qu’invalidée est une perte pour eux. Joseph Gnonlonfoun propose à cet effet aux étudiants de présenter des excuses aux enseignants pour des faits et autres déviances qu’ils ont déploré eux-mêmes lors des manifestations de la grève. Ce qui pourrait contribuer à faire baisser la tension et ramener la paix et la quiétude au sein de la communauté estudiantine de l’UAC, estime-t-il.

Actualités 29 juin 2015


Audiences à la Cour constitutionnelle: Une délégation de l’ONIP échange avec Théodore Holo

Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo a reçu vendredi 26 juin dernier en audience, une délégation de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP). Au cœur des discussions, la célébration des 25 ans d’anniversaire du quotidien de service public ‘’La Nation’’.

Le quotidien béninois de service public ‘’ La Nation’’ souffle 25 bougies cette année 2015. Dans ce cadre, plusieurs activités seront organisées au cours de la célébration de cet anniversaire qui commenceront le 9 juillet prochain. Dans cette optique, les responsables de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) ont entrepris de rencontrer les présidents des institutions de la République.

Après avoir été reçus, il y a quelques jours, par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko par celui du Conseil économique et social (CES) Augustin T. Gbian, le Médiateur de la République Joseph Gnonlonfoun et la Grande chancelière Koubourath Osseni, les responsables de l’ONIP se sont entretenus vendredi 26 juin dernier, avec le président Théodore Holo. Reine Azifan Sagbo, Edgard Sanvi Couao-Zotti, Madeleine Akoffodji et Edmond Zossoungbo respectivement directrice générale par intérim de l’ONIP, directeur de publication du quotidien ‘’La Nation’’, responsable du service commercial et directeur de l'Imprimerie, sont allés solliciter des conseils de la part du président de la Cour constitutionnelle pour la commémoration des 25 ans du journal de référence. Les discussions ont également porté sur le positionnement des deux principales entités de l’ONIP à savoir, le quotidien ‘’La Nation’’ et l’Imprimerie «Nation Impressions».
Selon la directrice générale par intérim, Reine Azifan Sagbo, le président Théodore Holo est impressionné par le travail qui est fait au niveau de l’ONIP qu’il apprécie à juste titre. Il a suggéré qu’il soit donné plus de visibilité à l’imprimerie de l’Office qui, elle, est moins connue que le quotidien du service public ‘’La Nation’’. «Nous faisons un plaidoyer pour que l’ensemble des lecteurs tels qu’ils ont porté le journal, puissent porter aussi l’imprimerie», a déclaré Reine Azifan Sagbo au sortir de l’audience.

Actualités 29 juin 2015


1ère Session de la Cour d’assises de Parakou au titre de 2015: 15 dossiers dont l'affaire Coovi en examen dès mercredi prochain

Mercredi 1er juillet prochain, démarre la première session ordinaire de l’année 2015 de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. Quinze dossiers dont l’affaire Coovi sont inscrits au rôle pour les audiences prévues pour durer théoriquement 25 jours.

Du 1er au 25 juillet prochain, se tient la première session ordinaire de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2015, conformément à l’ordonnance n°018 du 9 juin 2015 du président de ladite juridiction. Au total, 15 dossiers mettant en cause 21 accusés sont inscrits pour être examinés par les magistrats de la Cour d’appel et des juridictions de son ressort, en l’occurrence les tribunaux de Parakou, Natitingou, Djougou et Kandi.

Selon Delphin Chibozo, substitut général près la Cour d’appel de Parakou, il s’agit de trois dossiers relatifs à des accusations d’assassinat, trois de meurtre, quatre de coups mortels, quatre de vol à main armée et un cas de viol sur mineure de moins de 13 ans. Il n’y a pas d’affaire de crime économique pour ce rôle-ci, a-t-il précisé au cours du point de presse animé jeudi dernier à Parakou.
Si leur culpabilité est établie, ces personnes accusées de crimes, tentatives ou complicité de crimes diverses de droit commun, encourent selon l’infraction et le degré d’implication, des peines de réclusion criminelle à temps ou à perpétuité, d’emprisonnement ferme ou avec sursis, des peines d’amendes, etc. Parmi les accusés, figurent ceux présumés auteurs ou complices de l’assassinat en 2005 du juge Sévérin Coovi, ex-premier président de la Cour d’appel de Parakou.
Le substitut général près la Cour d’appel de Parakou rassure que toutes les dispositions sont prises pour un bon déroulement des audiences. Delphin Chibozo invite tous les acteurs impliqués dans l’organisation et la tenue des travaux à observer une grande discipline et à jouer effectivement leur partition tout au long des assises. Il a exprimé sa gratitude aux acteurs des médias qui accompagnent le processus et participent ainsi à l’éveil et à la conscientisation des populations.
Il faut noter que cette session de la Cour d’assises qui devrait se tenir au mois d’avril dernier, a été reportée du fait de certains événements qui ont entravé sa tenue à bonne date. Il s’agit du cinquantenaire de l’Ordre des avocats du Bénin, la tenue des dernières élections législatives et les affectations intervenues dans le rang des magistrats de la Cour d’appel de Parakou et des juridictions de son ressort, explique le substitut général près la Cour d’appel de Parakou.
Si cette session ne contribue pas à diminuer de façon substantielle la surpopulation carcérale, elle influencera certainement tout au moins le ratio de prisonniers.

Actualités 28 juin 2015


Visite de prise de contact du ministre de l’Environnement dans les structures sous tutelle: Pour galvaniser le moral de la troupe

Le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières, Théophile Worou était hier jeudi 25 juin à la direction générale des Forêts et des Ressources naturelles(DGFRN). C’était pour galvaniser le moral de la troupe afin de faire face aux défis à relever dans son département ministériel.

Après sa prise de fonction, il y a cinq jours, le ministre de l’Environnement, de la gestion des Changements climatiques du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières, Théophile Worou a décidé de se rapprocher de ses collaborateurs pour les écouter sur les problèmes qu’il connaît déjà parce qu’ayant toujours servi pendant longtemps comme responsable au ministère dont il a désormais la charge.

Le secrétaire général du syndicat du personnel de ladite direction, Abdel Aziz Baba-Moussa a invité le nouveau ministre à confirmer tout le bien que les travailleurs peuvent penser de quelqu’un promu au sein de sa propre famille professionnelle et qui connaît les difficultés du milieu. Malgré cet appel, il n’a pas manqué de rappeler quelques problèmes qui lui tiennent à cœur et qu'il souhaiterait voir réglés. Il s’agit de l'insuffisance du personnel, de la pénurie du stock de la tenue de travail.
Abdel Aziz Baba-Moussa a surtout déploré l’ingérence du politique dans la gestion de la nature, ce qui fait qu’aucune forêt n’est intacte aujourd’hui. Il a affirmé que récemment, un homme politique aurait décidé de déclasser une forêt et qu’un autre aurait été déclaré propriétaire d’une autre forêt.
Le secrétaire général du syndicat des agents des Eaux et Forêts a informé le ministre de la situation d’insécurité totale et des risques auxquels les agents font face dans l’exercice de leurs fonctions.
Le directeur général de l’Office national du bois (ONAB), Clément Kouchadé, a, quant à lui cité trois défis majeurs qui doivent être réglés dans les meilleurs délais. Il s’agit de la mécanisation du reboisement pour lequel il souhaite qu’une subvention soit accordée à sa direction pour l’achat de matériel adéquat. Il a également évoqué la relecture de la Convention conclue avec IBB-SA qui est arrivée au terme de sa cinquième année.
Le directeur général de l’ONAB a sollicité qu’un certificat de gestion durable des forêts soit établi.
Le directeur général des Forêts et Ressources naturelles, Théophile Kakpo a rappelé quant à lui que les Eaux et Forêts sont la plus vieille administration para- militaire du Bénin qui est surtout représentée depuis le niveau départemental jusqu’aux hameaux.
Théophile Kakpo a énuméré comme défis à relever par sa direction, l’accroissement de stratégies au niveau de la couverture nationale, la mobilisation des ressources et le renforcement du personnel forestier.
Le ministre Théophile Worou, après avoir écouté les différents responsables des structures sous sa tutelle s'est voulu rassurant avant d’affirmer qu’il est conscient de ce que le personnel exprime comme doléances, puisqu’il connaît les problèmes évoqués.
Il a affirmé que sa visite a pour objectif de l'encourager à travailler davantage et pour cela, il a sollicité l’engagement de chacun pour la réussite des défis communs.

Actualités 25 juin 2015


Elections communales et municipales de 28 juin 2015: 51 candidats en lice pour 17 sièges à SakétéLa Coalition Caméléon veut faire de Cotonou «la ville phare du Bénin Alafia 2025»

Cotonou doit être la ville de tous les enjeux pour le Bénin à l’horizon 2025. C’est autour de ce thème que travaille la Coalition Caméléon, dans le cadre de la campagne pour les élections municipales, communales et locales du dimanche 28 juin prochain.

«Le peuple est son propre sauveur, pourvu qu’il choisisse les hommes qu’il faut. Et ces hommes qu’il faut, ce sont les candidats de la liste Coalition Caméléon ». Tel est le cri de ralliement du parti présidé par Francis da Silva. Les leviers d’actions de l’alliance reposent sur trois concepts fondamentaux: «organisation, formation, coopération».

Selon les responsables du parti, la première action de l’élu local qui sortira des rangs de la Coalition Caméléon, consistera à organiser les forces productives et sociales en prenant pour base d’action chacun des arrondissements de chaque commune. Dans son programme d’actions, le parti accorde la place à toutes les composantes de la société. Paysans, artisans, ouvriers, commerçants, intellectuels, femmes, jeunes, sages, communauté étrangère au Bénin, diaspora béninoise à l’étranger,… tous sont pris en compte.
Sur le plan de la formation, il sera question d’organiser un mouvement d’alphabétisation fonctionnelle dans les langues nationales et étrangères comme le français, l’anglais et le chinois.
En ce qui concerne la coopération, il s’agira d’établir une coopération entre les communes en vue de créer une zone économique pour réaliser de grandes infrastructures de développement comme l’aménagement du territoire, la construction des routes, les usines de transformation des produits locaux…
Pour le secrétaire général du parti, Houdou Ali, sa formation politique veut faire de Cotonou, la ville miroir de la culture du peuple béninois. C’est pourquoi les candidats de cette liste veulent être des ‘’culturels’’ de la municipalité de Cotonou, des communes d’Abomey-Calavi…, sur la base des exigences de la Constitution béninoise.
Dans le domaine économique, la Coalition Caméléon ambitionne de faire de Cotonou «la ville chef d’orchestre du développement économique harmonieux et équilibré entre les villes et les campagnes du Bénin». Pour atteindre cet objectif, il s’agira pour cette alliance de partis de créer un groupement d’intérêt économique (GIE), une Unité territoriale de développement dans chacun des cinq cent quarante-six (546) arrondissements ayant une station de machines agricoles d’engins lourds de terrassement. Dans le même registre, elle compte exploiter les possibilités de coopération décentralisée avec les communes des pays comme la Chine, les deux Corées, le Japon.

Politique 25 juin 2015


Elections communales et municipales de 28 juin 2015: David Dansou appelle tout Cotonou à voter la liste UN

Candidat sur la liste de l’Union fait la Nation dans le 13è arrondissement de Cotonou, David Dansou poursuit sa campagne qui est actuellement à l’étape des porte-à-porte. Partout où il passe, il n’a qu’un seul message: «Voter tous massivement la liste UN le 28 juin prochain».

Dans l’après-midi d’hier jeudi 25 juin, c’est une foule importante qui se bouscule à la devanture du siège de campagne de l’UN dans le 13è arrondissement, sis à Agla, au bord de la voie pavée. Un engouement qui montre combien ce candidat, comptable de profession, est bien présent dans le cœur des siens. Entre temps, il était dans certains quartiers relevant de la «zone C» où il intervient.

De sa méthode de campagne, il explique qu’il a commencé par les meetings. «De grands rassemblements au cours desquels, nous passons des messages forts pour mobiliser les électeurs autour de la cause de l’UN».
Quelques fois, nous faisons des bains de foule « ensemble avec les autres, c'est-à-dire nos candidats sur la liste des élus locaux. Nous allons au contact des populations, marchons ensemble avec elles pour nous faire connaître d’elles», ajoute David Dansou.
Il a par ailleurs, dénoncé «les tentatives d’achat de conscience de certains adversaires». Ceux-là qui achètent les cartes d’électeur auprès de nos militants dans le vil dessein d’aller voter à leur place, se désole le candidat UN, qui en appelle à la vigilance des uns et des autres le jour du scrutin.
Comme message de campagne, le candidat UN du 13è arrondissement, David Dansou insiste sur l’embellissement de Cotonou. Il exhorte les électeurs à ne pas céder à la panique et à ne pas vendre leurs cartes. Puis, il insiste surtout pour que ses électeurs ne se laissent pas emballer par des vendeurs d’illusions qui chantent partout que l’UN et d’autres partis ou alliances travaillent pour la même cause. «Nous avions travaillé ensemble avec certains pour une autre cause et à une période donnée. Pour les législatives, l’Alliance UN n’est ensemble avec personne», a insisté David Dansou. «Votez tous massivement les listes UN dans tout Cotonou comme vous avez su bien le faire pour les législatives», lance David Dansou aux électeurs, en précisant qu’il est temps qu’une nouvelle dynamique soit impulsée à Cotonou pour la ramener à la hauteur des autres grandes et belles villes de la sous-région.

Politique 25 juin 2015


Elections communales et municipales de 28 juin 2015: Daniel Edah et le MPS pour un Djakotomey prospère et socialement stable

Le candidat aux communales Daniel Edah et ses militants du MPS ont pris d’assaut tôt hier jeudi 25 juin l’arrondissement de Gohomey. Se voulant plus ambitieux que ses adversaires, il y est venu dire aux populations comment il entend faire de Djakotomey une commune économiquement prospère et socialement stable.

Tôt dans la matinée d’hier jeudi 25 juin, les opérations de charme dans le cadre des campagnes en cours ont repris dans l’arrondissement de Gohomey. Elles ont été notamment l’œuvre des responsables du parti MPS conduit par leur président Daniel Edah. Ce dernier, par ailleurs, candidat du parti dans ledit arrondissement a présidé au cours de la journée une série de rencontres avec les populations. Commencée au CEG Gohoué avec diverses délégations, la série s’est poursuivie avec les femmes de Hagoumey un peu après la statue du guérisseur Djèhoué. L’agenda de la journée devrait s’exécuter jusqu’à ce que la nuit les surprenne, a indiqué le candidat. Au menu des échanges avec ses hôtes, il fait la genèse de la création du parti MPS avant de s’étendre non seulement sur le bilan du conseil communal sortant qu’il juge peu flatteur mais surtout, sur sa vision du développement pour Djakotomey. La vision, assure Daniel Edah, découle de celle que porte MPS, pour le Bénin entier, à savoir faire de Djakotomey une commune économiquement prospère et socialement stable. S’agissant des leviers d’un tel développement, le candidat estime qu’il lui reviendra dès son élection puis son accession à la tête de la commune, d’engager plusieurs chantiers. Au nombre de ceux-ci, il cite la construction d’infrastructures routières puis des salles de classe animées par des enseignants qualifiés, sans oublier le secteur de la santé qu’il a évoqué d'un air préoccupé.

Après Gohomey, le candidat qui est attendu dans l’arrondissement voisin de Kokohoué, a invité ses adversaires à présenter leur projet de société par rapport au développement de Djakotomey en lieu et place des «injures».
Mais ses adversaires visiblement ne sont pas pressés hier jeudi 25 juin, de marquer Daniel Edah à la culotte. La plupart de ceux-ci, à l’instar de Séraphin Dohou, tête de la liste UN et Jean-Marie Sagbo de la Coalition Kérékou, ont donné rendez-vous à leurs partisans pour l’après-midi. Dans les communes d’Aplahoué et de Klouékanmey, l’ambiance dénote de la même attitude de la part des candidats.
En effet, dans l’arrondissement d’Azovè par exemple, aucune animation particulière, autre que celle du marché, ne renseignait sur une quelconque effervescence électorale. Le marché a d’ailleurs connu son animation des grands jours. Mieux que les animations, seules les affiches annoncent la campagne électorale. C’est également le cas à Avetume et la plupart des localités traversées pour pénétrer Klouékanmey.

Politique 25 juin 2015


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