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Nouvelles

Kérou : Un homme se tire une balle dans la tête

Marié et père de huit enfants, Sabi-Komi Moro s'est donné la mort lundi 22 juin dernier à Kérou en se tirant une balle dans la tête.A 45 ans environ, Sabi-Komi Moro n’est plus de ce monde. Il s’est délibérément donné la mort en se tirant une balle dans la tête lundi 22 juin dernier aux environs de 10 heures au quartier Tingourou dans la commune de Kérou. C’est l’une de ses filles se trouvant dans une pièce voisine à sa chambre qui est allée constater le drame suite à la détonation du fusil de fabrication artisanale dont il s’est servi. Ce dernier gisait dans une mare de sang, l’arme du crime à ses côtés.

D’après Epiphane Kinglo, commissaire de police, ce suicide pourrait s’expliquer par les troubles mentaux dont aurait souffert la victime dans un passé récent. Aussi s’est-il illustré par des comportements peu recommandables avec une addiction à l’alcool. A la suite du constat, le commissaire de la ville de Kérou a précisé aux populations que le port d'arme n'est pas permis à tout le monde..

Un peulh ampute le bras gauche de son frère

A l’aide d’une machette, Sidikou Amadou a mutilé, vendredi 19 juin dernier dans une ferme à Kérou, son jeune frère, Ousmail Amadou, pour une histoire de carte-mémoire. Il lui a tranché le bras gauche.
Vendredi 19 juin dernier, Ousmail Amadou sollicite la carte-mémoire de son grand-frère Sidikou Amadou
pour écouter de la musique. Mais ce dernier s’y oppose, arguant que son jeune frère lui aurait, de par le passé, endommagé plein de puces. En dépit de ce refus, Ousmail s’entête et va introduire la carte-mémoire dans son poste radio. Comme si l’imprévisible devrait être au rendez-vous, la carte s’est détériorée. Et une bagarre éclate entre les deux frères. Très remonté contre le geste de son jeune frère, Sidikou Amadou entre dans sa chambre et en ressort avec une machette. D’un coup, il tranche le bras gauche à son frère qui tentait d’esquiver ses assauts. Trois autres coups vont être assénés à la victime au niveau du cou. A la suite de son forfait, le forcené a pris ses jambes au cou. Mais il sera appréhendé depuis dimanche dernier par la gendarmerie de Kérou et devra répondre incessamment de son forfait devant le tribunal. Aux dernières nouvelles la victime suit des soins intensifs au centre de santé de Kérou.

Société 23 juin 2015


Passation de service dans les ministères: Marie Laurence Sranon passe le témoin à deux ministres

La passation de service au ministère chargé de la Micro- finance lundi 22 juin dernier s’est déroulée en deux temps. A la suite de la scission de ce ministère intervenue lors du dernier remaniement ministériel, ce sont deux ministres qui ont hérité de ce portefeuille. Marie Laurence Sranon Sossou a passé respectivement la main à Naomie Azaria Hounhoui et à Nadine Dako Tamadaho.

Le ministre sortant de la Micro-finance a saisi l’opportunité qui lui a été offerte lundi dernier lors de sa passation de charges, pour présenter en quelques lignes les actions qu’elle a menées au cours des 10 mois qu’elle est restée à la tête de ce ministère. Il y a entre autres, le programme d'insertion ou de pré-insertion des jeunes par l’Agence nationale pour l’emploi, la mise en service des Business promotion center de Lokossa et de Natitingou, l’ouverture de l’antenne de l’ANPE de Pobè, la reprise du financement des jeunes promoteurs des Petites et moyennes entreprises par le Fonds national de la promotion de l’emploi et de l’entreprenariat des jeunes (FNPEEJ) et le projet phare, le projet emploi des jeunes d’un montant de 17,5 milliards de francs CFA. Nonobstant ces réalisations, elle estime que beaucoup de défis restent à relever. A ce sujet, elle invite le ministre entrant en charge de la Micro-finance à la poursuite de l’assainissement et à la professionnalisation du secteur de la micro-finance et de l’emploi des jeunes, à la validation du document d’évaluation à mi-parcours du Plan national d’action pour l’emploi, et à l’opérationnalisation de l’observatoire de l’emploi et de la formation.

Comme c’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle, les ministres entrants ont pris l’engagement de continuer l’œuvre entamée par leur prédécesseur. De même elles entendent mener une action plus hardie en faisant sortir les jeunes et les femmes de la précarité.
Quant à Naomie Azaria Hounhoui, elle entend renforcer les moyens financiers de sa structure et n’exclut personne des actions qu’elle compte mener tout au long de son séjour dans ce ministère.
L’emploi est un indicateur mais aussi un levier, a souligné le ministre de l’Emploi des jeunes, des Petites et moyennes Entreprises, Nadine Dako Tamadaho. C’est à cet exercice qu’elle s’attèlera tout au long de son séjour. L’emploi, dit-elle, permet à l’homme d’assurer ses besoins vitaux. Aussi elle promet qu’ensemble avec le personnel qu’elle dirige désormais, de relever le défi de l’emploi des jeunes, architectes de demain.

Actualités 23 juin 2015


Partenariat FLUDOR BENIN SA-ProAgri/GIZ-AKB: Convergence d’objectifs pour le développement de la filière karité

La société FLUDOR BENIN SA, le ProAgri/GIZ et l’AKB ont procédé hier, mardi 23 juin à Cotonou, à la signature d’une convention de partenariat tripartite. C’est pour booster davantage le développement de la filière karité qui est le 3è produit d’exportation du Bénin. Avec cet accord qui est aussi le couronnement d’un partenariat public-privé, les conditions de vie des groupements des femmes ramasseuses des noix de karité seront également améliorées.

Par Maurille GNASSOUNOU
Bien qu’elle ne fasse pas partie des 13 filières prioritaires du Plan stratégique de relance du secteur agricole (PSRSA), le karité est l’une des filières les plus prometteuses dans le secteur agricole du Bénin. Après le Mali, le Nigeria, le Ghana et le Burkina Faso, le Bénin est le 5è exportateur de karité au niveau mondial avec 63 000 t d’amandes au cours de la campagne 2013-2014.
Depuis que l’Union Européenne a autorisé l’introduction d’autres matières végétales outre le cacao dans la fabrication du chocolat jusqu’à hauteur de 5%, le marché des beurres équivalents connaît une croissance annuelle de l’ordre de 10%. Le beurre de karité coûtant 30 à 40% moins cher que celui du cacao, il ne faudrait aussi pas perdre de vue que la demande en chocolat sera supérieure à la production dans les cinq prochaines années. Ce qui induira implicitement une demande à la hausse en beurre de karité alimentaire.

Un accord de partenariat bénéfique

D’où l’importance de l’acte posé hier, mardi 23 juin à Cotonou, par FLUDOR BENIN SA, ProAgri/GIZ et AKB, à travers la signature d’une convention de partenariat public-privé pour la filière karité. Au vu de leurs convergences d’objectifs, ils ont décidé de favoriser le développement de ladite filière dans les domaines d’intervention qui relèvent de leurs compétences respectives, de leurs moyens et savoir-faire. Selon la responsable Programme de durabilité des filières à FLUDOR BENIN SA, Barbara Macon, le président de l’AKB, Gilles Roger Adamon et la chargée du Programme ProAgri/GIZ, Dorith Von Behaim, cet accord de partenariat vise à instaurer sur la base de la complémentarité entre leurs trois structures, une dynamique d’échanges bénéfiques réciproquement. L’objectif poursuivi, ont-ils insisté, est de voir la mise en œuvre réussie du présent partenariat apporter une plus-value tant aux femmes rurales qui y sont actives qu’à la société FLUDOR BENIN SA soucieuse d’apporter sa contribution de taille au développement du Bénin. Avant eux, c’est le conseiller technique du ministre en charge de l’Agriculture, Salami Ténakah, qui après avoir rappelé l’importance du karité, a loué leur initiative dont la finalité est de faire du karité une filière génératrice de revenus à la base et de valeur ajoutée, puis pourvoyeuse de devises. Elle contribuera, selon lui, à atténuer quelque peu la pénibilité du travail des femmes impliquées dans l’exploitation de cette filière.
C’est à l’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne, Hans Jörg Neumann qu’il est revenu en premier lieu, de rappeler l’appui que son pays apporte au développement du secteur agricole du Bénin dans le cadre de la coopération de la Nouvelle Alliance G7 pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Pour lui, il s’agit de promouvoir les investissements privés et l’entrepreneuriat agricole respectueux de l’environnement, de faciliter l’accès aux marchés et de renforcer l’autonomisation économique des femmes dans le secteur agricole et rural.
La mise en œuvre de cet accord qui démarre au cours de cette campagne, permettra donc à la société FLUDOR BENIN SA d’agir en tant qu’entreprise championne dans un espace de diverses structures et de multi-acteurs. Elle pourra absorber un flux important d’amandes de karité produites par des femmes organisées au sein des groupements avec le soutien de la faîtière de la filière, l’AKB. Ce sera pour mener des activités sur le marché international, après la transformation en beurre de karité de qualité supérieure. Le tout, avec l’appui conseil d’experts de ProAgri/ GIZ aux côtés des structures de vulgarisations nationales et autres prestataires de services. Voilà qui augure désormais de bonnes perspectives pour cette filière au Bénin.

Actualités 23 juin 2015


Autonomisation des femmes: Un Programme spécifique pour élargir le champ de l’emploi

Pour la plupart des demandeurs d’emplois, particulièrement les femmes, l’économie béninoise offre peu de possibilités d’emplois salariés et indépendants. Un programme spécifique est consacré depuis peu à cette situation pour changer la donne.

La pauvreté touche particulièrement les femmes et les enfants. Si les données renseignent que la pauvreté des ménages dirigés par les femmes a diminué entre 2006 et 2009, passant de 36,1% à 30,39%, la situation socio-économique des femmes béninoise reste néanmoins peu enviable. En dehors des inégalités liées à l’instruction, l’une des raisons de ce phénomène se rapporte à l’analphabétisme. Il concerne 67,4% de la population totale avec 78,1% de femmes analphabètes contre 44% d’hommes. A ce faible degré d’instruction des femmes se greffent plusieurs autres facteurs qui handicapent leur participation à la sphère socio-économique et freinent leur autonomisation. Les femmes surmontent plusieurs obstacles pour accéder aux ressources matérielles, technologiques et financières. Ce phénomène s’observe tant au niveau familial que communautaire.

Le rapport de World Economic Forum en 2013 sur le gap global en matière de genre dans 130 pays relève fondamentalement trois facteurs liés à ce phénomène participation des femmes à l’économie, l’accès à l’éducation et l’exercice du leadership politique. Ledit rapport classe le Bénin au 126è rang.
Sur le marché du travail au Bénin, la situation des femmes est également discriminante. L’étude sur l’Emploi des femmes au Bénin indique que « les femmes entrent précocement sur le marché du travail; leur taux de participation est plus élevé que celui des hommes et augmente progressivement avec le nombre d’enfants à charge ». Le même document indique que 86,4% des femmes exercent un travail indépendant et le travail domestique est uniquement leur apanage. On les retrouve plus dans l’artisanat, le commerce et la restauration; 92,7% des activités féminines relèvent de l’informel.
Le taux de chômage des femmes est plus élevé que celui des hommes. 12, 5% contre 7, 8%.
Dans le cheminement de création d’emplois autonomes, elles rencontrent de nombreuses difficultés dues essentiellement à la faiblesse de leurs compétences et l’accès difficile aux ressources. Aussi la faiblesse de leur participation aux prises de décisions, familiales et communautaires influence-t-elle négativement la constitution de revenus et ne leur permet pas de s’extraire durablement de la pauvreté.
C’est conscient de la nécessité de lutter contre les disparités socio-économiques entre les hommes et les femmes que dans la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté du Bénin (SCRP) (2011-2015), il est accordé une attention particulière à la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans tous les secteurs. Le 3è axe de ladite stratégie met l’accent sur la promotion du genre et celle d’emplois durables et décents.
Dans le souci de promouvoir l’égalité entre les deux sexes, le Bénin s’est doté également d’une politique nationale de promotion du genre articulée autour de la vision qu’à l’horizon 2025, « le Bénin est un pays où l’égalité et l’équité favorisent la participation des femmes aux prises de décisions, l’accès et le contrôle des ressources productives, en vue d’un développement humain durable ».
Le Programme spécifique à l’emploi des femmes au Bénin est en adéquation avec l’objectif global de la promotion du genre au Bénin : «réaliser au Bénin d’ici à 2025, l’égalité et l’équité entre les hommes et les femmes en vue d’un développement humain durable ».
Dans ses actions, le Programme va particulièrement œuvrer à développer l’employabilité des femmes à travers l’alphabétisation fonctionnelle et la formation professionnelle. Il permettra aussi d’améliorer la prise en compte du genre et son institutionnalisation dans les structures d’appui bénéficiaires de ses interventions et promouvoir la création d’emplois et de revenus pour les femmes, afin de renforcer leur autonomie.

Société 23 juin 2015


Autonomisation des femmes: Un Programme spécifique pour élargir le champ de l’emploi

Pour la plupart des demandeurs d’emplois, particulièrement les femmes, l’économie béninoise offre peu de possibilités d’emplois salariés et indépendants. Un programme spécifique est consacré depuis peu à cette situation pour changer la donne.

La pauvreté touche particulièrement les femmes et les enfants. Si les données renseignent que la pauvreté des ménages dirigés par les femmes a diminué entre 2006 et 2009, passant de 36,1% à 30,39%, la situation socio-économique des femmes béninoise reste néanmoins peu enviable. En dehors des inégalités liées à l’instruction, l’une des raisons de ce phénomène se rapporte à l’analphabétisme. Il concerne 67,4% de la population totale avec 78,1% de femmes analphabètes contre 44% d’hommes. A ce faible degré d’instruction des femmes se greffent plusieurs autres facteurs qui handicapent leur participation à la sphère socio-économique et freinent leur autonomisation. Les femmes surmontent plusieurs obstacles pour accéder aux ressources matérielles, technologiques et financières. Ce phénomène s’observe tant au niveau familial que communautaire.

Le rapport de World Economic Forum en 2013 sur le gap global en matière de genre dans 130 pays relève fondamentalement trois facteurs liés à ce phénomène participation des femmes à l’économie, l’accès à l’éducation et l’exercice du leadership politique. Ledit rapport classe le Bénin au 126è rang.
Sur le marché du travail au Bénin, la situation des femmes est également discriminante. L’étude sur l’Emploi des femmes au Bénin indique que « les femmes entrent précocement sur le marché du travail; leur taux de participation est plus élevé que celui des hommes et augmente progressivement avec le nombre d’enfants à charge ». Le même document indique que 86,4% des femmes exercent un travail indépendant et le travail domestique est uniquement leur apanage. On les retrouve plus dans l’artisanat, le commerce et la restauration; 92,7% des activités féminines relèvent de l’informel.
Le taux de chômage des femmes est plus élevé que celui des hommes. 12, 5% contre 7, 8%.
Dans le cheminement de création d’emplois autonomes, elles rencontrent de nombreuses difficultés dues essentiellement à la faiblesse de leurs compétences et l’accès difficile aux ressources. Aussi la faiblesse de leur participation aux prises de décisions, familiales et communautaires influence-t-elle négativement la constitution de revenus et ne leur permet pas de s’extraire durablement de la pauvreté.
C’est conscient de la nécessité de lutter contre les disparités socio-économiques entre les hommes et les femmes que dans la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté du Bénin (SCRP) (2011-2015), il est accordé une attention particulière à la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans tous les secteurs. Le 3è axe de ladite stratégie met l’accent sur la promotion du genre et celle d’emplois durables et décents.
Dans le souci de promouvoir l’égalité entre les deux sexes, le Bénin s’est doté également d’une politique nationale de promotion du genre articulée autour de la vision qu’à l’horizon 2025, « le Bénin est un pays où l’égalité et l’équité favorisent la participation des femmes aux prises de décisions, l’accès et le contrôle des ressources productives, en vue d’un développement humain durable ».
Le Programme spécifique à l’emploi des femmes au Bénin est en adéquation avec l’objectif global de la promotion du genre au Bénin : «réaliser au Bénin d’ici à 2025, l’égalité et l’équité entre les hommes et les femmes en vue d’un développement humain durable ».
Dans ses actions, le Programme va particulièrement œuvrer à développer l’employabilité des femmes à travers l’alphabétisation fonctionnelle et la formation professionnelle. Il permettra aussi d’améliorer la prise en compte du genre et son institutionnalisation dans les structures d’appui bénéficiaires de ses interventions et promouvoir la création d’emplois et de revenus pour les femmes, afin de renforcer leur autonomie.

Société 23 juin 2015


Ministère de la Santé: Dorothée A. Kindé Gazard passe le témoin à Pascal Dossou Togbé

Pascal Dossou Togbé prend désormais les rênes du ministère de la Santé suite au dernier remaniement ministériel intervenu le 18 juin dernier. Son prédécesseur, Dorothée A. Kindé Gazard lui a officiellement passé le témoin, hier lundi 22 juin à Cotonou. C’était en présence d’un parterre de partenaires techniques et financiers du secteur de la Santé, des parents et amis et des travailleurs dudit ministère.

«Au moment où je pars, j’ai la conviction que ce passage de témoin sera peut-être enfin un soulagement et une délivrance de notre ministère des hantises inexpliquées», a déclaré, hier, le ministre de la Santé sortant Dorothée A. Kindé Gazard lors de la cérémonie de passation de service à son successeur, Pascal Dossou Togbé. Ces propos retracent les nombreuses difficultés qu’elle a bravées pendant plus de quatre ans à son retour à ce poste en 2011. « Nos réalisations auraient été infiniment plus importantes si nos ambitions et nos plans d’actions n’avaient pas été bridées et contrées par des conditions de travail inimaginables pour un département ministériel vital pour le pays », a-t-elle déploré. C’est donc sans directeur de cabinet qu’elle a travaillé depuis 32 mois, sans directeur de la Programmation et de la Prospective depuis 26 mois, sans secrétaire général du ministère depuis 29 mois, sans directeurs généraux des agences nationales pour la gratuité de la césarienne et de l’Assurance maladie depuis trop longtemps et sans conseillers techniques, directeurs techniques et départementaux. Elle a dû prendre des actes de nomination par arrêté et par intérim, à défaut d’un décret sans compter les dysfonctionnements techniques internes dont beaucoup de services ont été victimes pour avoir des résultats très importants.

En outre, le ministre de la Santé sortant n’a pas nié les qualités de son successeur, Pascal Dossou Togbé dont la conscience professionnelle et le sens de la mesure en toutes choses sont hors pair. Elle l'a averti, tout de même, à s’armer plus que par le passé de discernement à tous les étages, de la ténacité et surtout de beaucoup de patience.
Pascal Dossou Togbé a, pour sa part, remercié les partenaires techniques et financiers qui appuient au quotidien le secteur de la Santé et dont la précieuse et importante contribution pour la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du secteur est indéniable. Pour lui, les défis majeurs à relever sont nombreux. Il n’a pas hésité à citer quelques-uns dont la poursuite des réformes et la dynamisation des initiatives nouvelles dont le RAMU, l’amélioration de la performance des centres de santé et hôpitaux à tous les niveaux de la pyramide sanitaire et l’amélioration des conditions de vie et de travail de l’ensemble des ressources humaines. Il n’a pas oublié la quête permanente de la qualité des prestations et services, une gestion selon les fonctions séquentielles du management et l’application intelligente de la coordination sectorielle, de la collaboration intersectorielle ainsi que de la coopération régionale et internationale.

Actualités 23 juin 2015


Passation de charges: Eléonore Yayi prend le témoin des mains de Eric N’da au MEMP

Nommée à la faveur du dernier remaniement ministériel, Eléonore Yayi s’est installée depuis hier lundi 22 juin, dans ses nouvelles fonctions de ministre des Enseignements maternel et primaire (MEMP). La cérémonie de passation de service entre le ministre sortant, Eric N’da et elle, s’est déroulée en présence du vice-premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur, François Abiola.

Eléonore Yayi est depuis hier imprégnée des grands défis qui l’attendent à la tête du ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP). Lesquels défis lui ont été rappelés par son prédécesseur, Eric Kouagou N’da qui a passé quatre ans et 23 jours dans ce département ministériel stratégique.
Pour le ministre sortant, en effet, ces grands défis ont noms : la poursuite de la construction et de l’équipement des infrastructures pédagogiques au profit des écoles maternelles et primaires ainsi que des Ecoles normales d’instituteurs, le recrutement d’enseignants au profit des écoles, l’amélioration du dialogue avec les partenaires sociaux du ministère, la poursuite du transfert des ressources aux communes. Ajouté à ces chantiers, le ministre entrant devra s’engager à faire aboutir l’avant-projet de loi portant statut particulier du personnel du MEMP et la poursuite de l’acquisition de matériels roulants aux structures du ministère qui en sont dépourvues. Le relèvement de ces défis permettra l’amélioration de la qualité de l’éducation, a souligné le ministre sortant Eric Kouagou N’da. Il a conseillé le ministre Eléonore Yayi, à cultiver pour ce faire, un sens d’écoute et de dialogue, condition sine qua non pour réussir sa mission à la tête de ce ministère où il y a, selon lui, beaucoup de cadres parfois très exigeants quand il s’agit pour eux de se faire entendre. Eric Kouagou N’da se dit, par ailleurs, fier du bilan qu’il laisse derrière lui. Lequel bilan a été vanté et applaudi par tous les intervenants notamment le représentant des syndicats et le secrétaire général du MEMP. Ils ont tous félicité Eric N’da pour avoir posé des actions de grandes envergures visant non seulement l’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire mais aussi l’accès des enfants à l’éducation et leur maintien à l’école. Il s’agira pour le ministre entrant, conseille-t-il, de préserver ses acquis et de les poursuivre au mieux. Ce à quoi s’engage Eléonore Yayi qui promet de marcher sur les pas de son successeur. L’ensemble des actions en perspective devront permettre au Bénin d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) pour le secteur de l’éducation, souligne le ministre entrant. Elle a rassuré les uns et les autres de ce qu’elle préservera l’ambiance de travail apaisée dans le ministère.
Pour sa part, le vice-premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur se dit convaincu que Eléonore Yayi conduira à bon port le ministère. François Abiola en veut pour preuve ses qualités managériales et professionnelles, pour l’avoir vue à l’œuvre à ses côtés en tant que directrice du Centre des œuvres universitaires et sociales (COUS) de l’Université d’Abomey-Calavi.

Actualités 22 juin 2015


Amélioration et gestion du rendement des réseaux d’eau: La Soneb à l’école de l’expérience belge

Dans le cadre du partenariat de la coopération technique avec la Société wallonne des eaux (SWDE) de Belgique, une mission d’encadrement belge séjourne du 22 au 27 juin à Cotonou pour former les agents de la Soneb dans le domaine de la gestion et de l’amélioration du rendement des réseaux d’eau potable. Il s’agit pour la Soneb de s’inspirer de la pratique et de l’expérience de la société belge, une des meilleures d’Europe, pour améliorer ses indicateurs de performance et réformer ses services à la clientèle.

«Gestion et Amélioration du rendement des Réseaux». C’est le principal thème autour duquel Stéphane Bodart, formateur belge, responsable d’exploitation adjoint de la Société wallonne des eaux (SWDE) entend partager ses expériences et ses connaissances avec les cadres de la Soneb en charge des réseaux d’eau. Pendant une semaine, les différents acteurs intervenant dans la coordination des réseaux à la Soneb, dans la gestion des plans de réseaux, la gestion journalière des rendements d’eau et dans la maîtrise des eaux non comptabilisées (Enc) auront ainsi l’opportunité de confronter leurs pratiques et leurs expériences de terrain avec celles de la Société wallonne des eaux. L’objectif recherché par la direction générale de la Soneb en initiant un tel cadre d’échanges est d’arriver à terme à la modernisation des méthodes de mesurage et de repérage des installations, à l’actualisation des connaissances des agents sur le sujet et à la maîtrise des pratiques modernes de sectorisation de réseau et des risques liés à une mauvaise gestion des réseaux. Le directeur général de la SONEB au lancement de l’atelier de formation a tenu à souligner toute l’importance de la gestion des réseaux dans la performance des sociétés d’eau. «Une société d’eau ne peut être efficace et performante qu’en maîtrisant sa gestion de réseau et qu’en améliorant son rendement», a souligné le directeur général David Babalola. Il a indiqué que la Soneb en a fait son cheval de bataille depuis 2012 et est en train de gagner le pari. «Mais, a-t-il martelé, il nous faut passer à l’étape de modernisation et pérenniser les acquis et aller à l’école d’une société européenne connue, vieille de cent ans, est une grande opportunité pour la Soneb afin d’assurer son développement et donner pleine satisfaction aux abonnés.» A cet effet, pour susciter l’implication des agents, le premier responsable de la Soneb a annoncé pour cette année, l’instauration d’une récompense spéciale pour les directions régionales et les agents qui auront travaillé en fournissant de bons résultats en termes d’indicateurs des eaux non comptabilisées.

Cellule de communication SONEB

Actualités 22 juin 2015


David Zinsou Towèdjè, maire de Zogbodomey: «La commune ne tombera pas dans les mains des candidats malheureux aux législatives»

Pendant sept ans, il a été le maire de Zogbodomey. David Zinsou Towèdjè, militant Force Clé membre de l'alliance des Forces politiques "UN", défend depuis quelques jours ses actions devant les populations, pour mériter à nouveau leur confiance. Entre deux sorties sur le terrain, il a bien voulu se prêter à quelques questions.

La Nation: Vous êtes un maire élu Force Clé, aujourd’hui sur la liste de l’Union fait la Nation (UN). Quelles sont vos chances de rempiler?

David Zinsou Towèdjè : Mes chances, c’est que durant les sept ans passés à la tête de la mairie, j’ai tout fait pour promouvoir la paix, surtout en évitant de répondre aux provocations. En matière de développement, l’équipe que j’ai dirigée a fait de son mieux. En tout cas, on ne peut pas nous comparer à nos prédécesseurs. C’est une grande chance. Mais la politique étant ce qu’elle est, nous attendons la décision des populations. Aussi, apprenons-nous que la plupart de nos leaders qui ont échoué lors des législatives se positionnent pour prendre la mairie. Je compte sur les populations de Zogbodomey pour faire le bon choix afin que la commune ne soit pas remise à des politiciens qui n’ont pas toujours à cœur le développement.

Quel est votre bilan, en tant que maire sortant en poste depuis sept ans?

Lors du forum organisé par les partenaires techniques et financiers et qui a évalué la gestion des mairies, c’est Zogbodomey qui est arrivée en tête de toutes les communes dans tout le Bénin en matière de réalisation d’infrastructures et de bonne gouvernance. C’est déjà une preuve que la commune a connu beaucoup d’avancées. Il ne s’agit pas de politique, tout a été fait sur des bases rigoureuses et crédibles qui respectent et tiennent compte des indices de développement.

En matière de réalisation, il n’y a pourtant pas eu de grandes infrastructures visibles à Zo-gbodomey. Sur quoi avez-vous été noté par les partenaires?

La commune de Zogbodomey a bien bénéficié depuis mon arrivée à sa tête, de nombreuses infrastructures. Rien que pour l’éducation, je peux vous assurer que nous avons construit pour les écoles primaires 81 modules de classes avec bureaux, magasins et équipements. Dans le domaine de l’approvisionnement en eau potable, il n’y a pas ce village parmi les 85 localités que compte la commune de Zogbodomey qui n’ait pas encore son forage.
Toutefois, je me dois de reconnaitre et de vous avouer que dans le domaine d’électrification nous n’avons pas beaucoup excellé faute de ressources suffisantes. Toutefois, reconnaissons aussi qu’on ne peut pas tout faire au cours d’un mandat. Mais, si nous avons à nouveau la confiance de la population, l’électrification de Zogbodomey sera le premier chantier pour notre prochain mandat.

L’électricité est aujourd’hui l’un des besoins pressants de vos mandants.

Oui, puisque sur les onze arrondissements de la commune, il n’y a que trois qui soient électrifiés en partie. Je veux nommer Zogbodomey- centre, une partie de Cana et Akiza. Les autres localités semblent laissées pour compte. Voilà que les mairies n’ont pas toujours les moyens de faire face promptement aux besoins et droits des populations.

Et s’agissant de la bonne gouvernance, en quoi Zogbodomey a-t-elle excellé?

Nous n’avons rien inventé, en matière de gouvernance. Ce sont les performances étudiées et analysées par les partenaires qui l’ont démontrée. Il s’agit de la promotion de la paix et de la promptitude des agents de la mairie à servir les populations, sans recourir au rançonnement et à la corruption. En tout cas, avec mon équipe, un travail sérieux a été fait pour éloigner ces fléaux de la commune. C’est ainsi qu’après des enquêtes, les partenaires nous ont reconnu comme une commune où la bonne gouvernance a pris effectivement corps.

Actualités 22 juin 2015


Elections communales et municipales de 28 juin 2015: Le Zou timidement dans le mouvement, les candidats ne semblent pas pressés

La campagne pour les élections municipales, communales et locales lancée par la CENA depuis le mercredi 17 juin dernier démarre timidement dans la plupart des localités du Zou.

Cinq jours après l’ouverture officielle de la campagne, c’est encore le calme apparent, même si depuis dimanche 21 juin dernier, les affiches de certains candidats ont commencé par être dépliées à des coins névralgiques dans le département du Zou. D’Abomey à Bohicon jusqu’à Zogbodomey, seules quelques rares affichettes annoncent la campagne électorale. Les candidats ne semblent pas pressés. A une semaine du scrutin, la fièvre politique ne monte pas encore. Sur le terrain, dans les villes d’Abomey, de Bohicon, d'Avogbanna, de Za-kpota et de Zogbodomey, c’est encore le calme d’avant certainement la tempête qui viendra à coup sûr en milieu de cette semaine. Les alliances de partis politiques déjà visibles à travers ces rares affichettes posées dans ces communes sont la RB-RP, l’UN, FCBE, UDC - Nounagnon, Alliance Soleil.

Dimanche dernier, aucun mouvement n’était encore perceptible sur le terrain. Pas de meeting, pas de réunion sur les places publiques. Pas de rassemblement politique, pas de caravane politique. En un mot, pas d’actions publiques politiques visibles sur le terrain. On se croirait encore loin de la date butoire du dimanche prochain. C’est dire que pour l’heure, les différentes formations politiques sont quasiment absentes des localités parcourues.
A part ces affichettes qui annoncent l’imminence du scrutin du dimanche prochain, c’est le calme plat au niveau des états-majors politiques. Les sièges des partis ou alliances de partis sont également difficilement repérables parce qu’inexistant sur le terrain. Très peu de formations politiques pensent à un siège de campagne pour ce scrutin.
Les acteurs politiques sont-ils épuisés par les longues campagnes des dernières législatives? En tout cas, au niveau des états- majors des partis ou alliances de partis tels que, la RB-RP, l’Union fait la Nation (UN), les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) qui sont surtout présents dans la région, l’heure ne semble pas encore aux opérations de charme envers les électeurs. Invisibles, les candidats et leurs staffs doivent être occupés en ce moment, non seulement à mobiliser les moyens pour aller sur le terrain, mais aussi à peaufiner les stratégies pour atteindre les objectifs fixés. Pourtant, ces élections présentent des enjeux de taille pour certaines formations politiques. C’est le cas à Bohicon où le parti UDC-Nounagnon de dame Elisabeth Agbossaga qui a fait une percée notable au dernier scrutin législatif s’est lancé le défi de prendre la mairie de Bohicon à la RB-RP conduite ici par le maire sortant Luc Atrokpo. Pareil à Abomey où l’ancien maire RB, Alain-Fortuné Nouatin mécontent de son non positionnement, a rejoint l’UN pour pouvoir revenir. En un mot, les villes d’Abomey et de Bohicon qui étaient aux mains de la RB sont fortement menacées par d’autres forces politiques.
Il faut par ailleurs signaler que certains grands carrefours de Bohicon comme d’Abomey ont commencé par recevoir dans l’après-midi du dimanche dernier, de grandes banderoles de leaders politiques de la localité.

Politique 22 juin 2015


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