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Nouvelles

Campagne électorale de Modeste Kérékou: Près de sept millions collectés auprès des électeurs

Lancée en mars dernier, la campagne de collecte de fonds au profit du candidat Modeste Kérékou et de son équipe de campagne lors des dernières législatives a permis de mobiliser dans le compte bancaire ouvert à cet effet, 6 944 600 F CFA. Une cagnotte que l’ancien ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs entend mettre à disposition de tous les candidats de l’Alliance Soleil engagés dans les élections communales, municipales et locales au niveau des communes de Natitingou et Toucountouna.

Comme il l’avait fait en mars dernier lors du lancement de l’initiative, Modeste Kérékou a convié ses militants et sympathisants ainsi que tous les candidats engagés aux prochaines élections sur la liste de l’Alliance Soleil à une rencontre, hier lundi 22 juin, pour leur faire le point de l’opération de collecte de fonds au profit de sa campagne électorale. Plus de trois mois après son lancement, l’opération a permis la souscription de près de sept millions de francs CFA de la part de généreux donateurs qui ont cru, selon l’ancien ministre en charge des Sports, en lui et à son combat. Passées les législatives pour lesquelles ces fonds ont été sollicités, le candidat estime qu’ils seront mis à contribution pour renforcer la mobilisation des électeurs par l’Alliance Soleil dans les communes de Natitingou et de Toucountouna. « C’est notre argent et nous en disposerons pour le bien de notre alliance dans ces élections notamment pour les besoins de la campagne électorale », éclaire-t-il. Quoique satisfait de cette souscription de ses amis, il invite à voter une loi sur le financement des partis politiques pour éviter qu’on en arrive à la désertion du milieu de la politique par ceux qui sont appelés à l’animer, faute de moyens. Dans le cas contraire, c’est un suffrage censitaire qui s’imposera à tous. Il convient désormais d’induire de nouvelles pratiques. Face aux résultats peu reluisants de l’alliance dans la 4ème circonscription électorale, les militants, les candidats aux communales, municipales et locales et les différents sages et notables ont pris l’engagement de renverser la tendance le dimanche 28 juin prochain. L’appel à un sursaut d’orgueil de la part des fils et filles de Natitingou a été lancé pour un renouveau de la commune sous l’égide de Modeste Kérékou.

Politique 22 juin 2015


Mouvement d’humeur à Zogbodomey: La route Akassato-Bohicon paralysée dimanche dernier

Les usagers de la route Inter-Etat Akassato-Bohicon en chantier ont été confrontés au niveau de Zogbodomey, dimanche 21 juin dernier, à une situation peu habituelle. Les ouvriers l’ont bloquée pour exprimer leur mécontentement suite à l’arrestation d’un des leurs par la Brigade de la gendarmerie.

Les ouvriers qui exécutent aux côtés des équipes chinoises les travaux de construction de la route Akassato-Bohicon étaient en colère dimanche dernier. Ils ont exprimé leur mécontentement, par le blocage de la route, empêchant aussi tout passage d’engin sur le tronçon dans la journée. Conséquence, de longues files de véhicules ont été constatées avec surtout de gros porteurs contraints de stationner.

Tout a commencé le vendredi dernier avec l’arrestation d’un ouvrier du nom de Elvis Azonhiho par les éléments de la Brigade de la gendarmerie de Zogbodomey. Cet ouvrier a eu quelques heures plus tôt, une vive altercation avec un usager de la route à qui il avait refusé le passage, prétextant protéger ses camarades contre les accidents sur le chantier. Ce genre de comportement fréquent sur les chantiers tout au long de ce tronçon, provoque souvent des accrochages entre passants et les groupes d’ouvriers.
Ainsi, dépassé, assailli et agressé, le passant qui avait à faire au niveau de Zogbodomey, vendredi dernier, avec l’ouvrier Elvis Azonhiho, s’est vu obligé de se plaindre à la Brigade située non loin pour trancher l’affaire. C’est donc sur ce fait que la gendarmerie a mis la main sur le nommé Elvis Azonhiho, pour une procédure en bonne et due forme. Il y a été gardé du vendredi jusqu’au dimanche dernier. N’eût été la colère de ses collègues qui ont bloqué la route, il aurait été présenté hier lundi au procureur.
Face à l’ambiance surchauffée qui a régné sur le chantier du tronçon, la Brigade s’est vue contrainte de le libérer. Elvis Azonhiho a été accueilli par ses camarades qui ont aussitôt rouvert la route aux usagers. La situation est donc revenue à la normale les minutes qui ont suivi sa libération.

Actualités 22 juin 2015


Suite au dernier remaniement: Pourquoi des ministres candidats aux législatives débarqués du gouvernement ?

Le chef de l’Etat Boni Yayi a enfin sorti le nouveau gouvernement dans la nuit du jeudi 18 juin dernier. Si dans ce gouvernement on note le départ de certains ministres, la majorité se trouvent être les ministres qui ont été candidats aux législatives du 26 avril dernier et qui n’ont pas pu obtenir leur passeport pour l’Assemblée nationale.

Isidore Gnonlonfoun, ministre en charge de la Décentralisation, Raphaël Edou en charge de l’Environnement, Christian Sossouhounto en charge de l’Urbanisme, Françoise Assogba, en charge du Commerce et de l’Industrie, puis Marie-Laurence Sranon Sossou en charge de la Micro finance ne sont plus membres du gouvernement après le dernier remaniement ministériel intervenu le jeudi 18 juin dernier. Contrairement à leurs collègues qui ont été candidats et élus pour siéger à l’Assemblée nationale, ces désormais anciens ministres sont sortis de l’équipe gouvernementale alors qu’ils ont été aussi candidats aux législatives du 26 avril dernier. Leur malheur certainement, c’est de ne pas avoir été élus.

Si pour les anciens ministres comme Isidore Gnonlonfoun et Raphaël Edou qui se battent déjà en tant que candidats pour les élections communales, municipales et locales du 28 juin prochain, l’argument serait de les libérer pour qu’ils mettent le paquet afin d’être élus pour siéger au Conseil municipal de Cotonou, pour les autres qui ne sont pas candidats auxdites élections, qu’est-ce qui justifierait leur éjection du gouvernement ?
La première raison qu’on pourrait avancer quant à l’éjection de tous ces ministres candidats aux législatives qui n’ont pas pu tirer leur épingle du jeu, est que ces derniers n’ont aucune base solide. Mais, ils diront que c’est leur positionnement peut-être qui leur a été fatal. Ce qui en réalité n’est pas le cas pour tout le monde si l’on prend l’exemple de Françoise Assogba qui a été tête de liste de l’Alliance UDD-Wôloguèdè dans la 5e circonscription électorale.
Isidore Gonlonfoun et Christian Sossouhounto par exemple (2e et 3e sur la liste FCBE) dans la 15e circonscription électorale pouvaient avec leur popularité et leur positionnement, se battre pour que leur formation politique ait au moins deux à trois députés élus. Ce qu’ils n’ont pas pu. Du coup, ils n’ont pas été élus. Marie-Laurence Sranon Sossou est pratiquement dans le même cas que ses deux précédents collègues Isidore Gnonlonfoun et Christian Sossouhounto. Troisième titulaire sur la liste FCBE dans la 10e circonscription électorale, cette dernière n’a pas pu se battre pour que sa formation politique ait les trois sièges comme c’est le cas dans la 9e circonscription électorale.
Pour le cas Raphaël Edou, quatrième sur la liste FCBE dans la 16e circonscription électorale, il devrait s’attendre au résultat obtenu. Si c’est difficilement que sa formation politique a pu obtenir un siège, il est normal que lui-même devrait s’attendre à son résultat. Mais aura-t-il la chance d’être élu conseiller municipal à Cotonou dans le 8e arrondissement comme ce fut le cas en 2008? Rien n’est gagné d’avance. Car, l’engouement suscité en 2008, n’est sans doute pas le même en 2015.

Actualités 21 juin 2015


Suite au dernier remaniement: Les successibles attendus déclassés au profit de Lionel Zinsou?

Sauf extraordinaire, incompatibilité d’humeur notoire ou impossibilité manifeste pour la greffe de prendre en ce qui concerne certains nouveaux éléments du nouveau gouvernement, Lionel Zinsou en particulier, cette équipe devrait être la dernière du président Boni Yayi. Une équipe censée le conduire sur la dernière ligne droite du quinquennat, et une équipe qui devrait renseigner, toutes proportions gardées, sur ses intentions quant à sa succession…

Le flou persiste a priori relativement à la succession du chef de l'Etat Boni Yayi à la présidence de la République. En effet, il s’observe que les personnalités de premier plan qui ont travaillé avec le président Boni Yayi et qui sont perçues comme désireuses ou capables d’aller à sa succession, sont d’une manière ou d’une autre écartées. Soit parties d’elles-mêmes depuis un moment, soit que les positionnements opérés avec ce nouveau gouvernement renseignent qu’ils sont dans la ligne de mire du président. Ainsi, Mathurin Nago, resté longtemps fidèle à l’évangile cauris du haut du perchoir de l’Assemblée nationale avant de s’en démarquer, alors qu’il était perçu comme un successeur, doit constater avec la nouvelle équipe gouvernementale que le maire de sa bonne commune Bopa, celui-là même avec qui il a eu maille à partir lors des législatives du 26 avril dernier, vient d’être appelé au gouvernement. S’il n’a ni le parcours, ni le bagage, encore moins la stature de l’ex président de l’Assemblée nationale, son entrée au gouvernement peut répondre du souci pour le président Boni Yayi, de montrer aux fils de Bopa et environs que malgré le départ de Mathurin Nago, il tient à eux. Et si Paul Hounkpè n’aura pas le temps, en neuf mois, d’inverser la donne dans le Mono, il pourrait néanmoins, si le chef de l’Etat avait un candidat de cœur et qu’il était amené à soutenir celui-ci, contribuer à entamer l’influence de l’icône de la région, Mathurin Nago.
Pascal Irénée Koupaki avait dû partir du gouvernement, probablement lassé d’être doigté comme responsable de tout ce qui n’allait pas alors même que son comportement, pendant de si longues années au cours desquelles il n’a pas été pris àdéfaut, faisait de lui la caution morale du régime. Mieux, sa compétence saluée de tous, y compris par les farouches responsables confédéraux des Centrales syndicales, pour son doigté dans la gestion du dialogue social, chose rarissime s’il en est, pour être soulignée… n’a probablement pas été toujours perçue par le chef de l’Etat qui, lui, devrait surfer plus sur le terrain politique. Mais il aura ressenti le départ de son Premier ministre comme un grand vide au point de le noyer dans une retentissante et improbable dissolution du gouvernement. Toutefois, et peut-être pour en garder un arrière goût agréable, il avait tenu à avoir un des disciples de Koupaki à ses côtés, en la personne d’Antonin Dossou. Ce qui pouvait laisser croire que les relations entre les deux hommes, quoique peut-être tendues, n’étaient pas rompues. A moins qu’il se fut agi d’une stratégie pour le tenir en respect et l’empêcher de se déployer politiquement en vue de se montrer intéressé par la succession. Deux ans pratiquement après, voilà qu’il se sépare du ministre Dossou. Une façon, ici aussi, pour indiquer à son ancien Premier ministre qu’il n’est pas dans ses petits papiers dans la perspective du match de la succession, surtout que celui-là, en silence, creuse ses sillons et croit en son étoile ? Ou bien, a contrario, une manière de le tenir hors de portée des attaques relatives aux derniers instants du régime ? Ou encore, d’éviter que la présence de Antonin Dossou au gouvernement puisse, d’une manière ou d’une autre, contrebalancer l’influence de qui serait son préféré, au point de provoquer des clashs entre deux pôles ?

Quid de François Abiola et Bako ?

Par ailleurs, depuis le départ de Pascal Irénée Koupaki, c’est le professeur François Abiola qui faisait office de numéro deux du gouvernement. Et qui, probablement, a des envies de dauphinat si ce n’est que la promesse a pu lui être faite… Dans ce cas, le voir rétrogradé au profit du nouveau venu appelle à s’interroger sur son sort. Certes, il passe vice-Premier ministre, ce qui, en pratique, n’a aucune espèce d’importance à partir du moment où il est éclipsé. Pis, le nouveau venu, Lionel Zinsou, quoique Français, peut revendiquer de par ses racines béninoises, d’être de la partie méridionale du Bénin. Ce qui ne laisse aucune chance de penser que s’il était candidat à la succession de Boni Yayi, ce serait stratégiquement pour occuper une autre partie du territoire, pendant qu’Abiola serait vendu sur les côtes et environs. D’où il convient de se demander si, finalement, Lionel Zinsou n’est pas, en ce moment, celui sur qui porterait secrètement le choix de Boni Yayi. A son propos, en dépit de ses qualités professionnelles reconnues dans le monde, il y a lieu de s’interroger sur la capacité de cette greffe en règle à prendre. Dans le contexte où ce produit hors sol béninois arrive littéralement en fin de course, et n’aura pas, a priori, le temps de s’acclimater réellement avec les réalités locales. A moins que, par extraordinaire, il démontre vite que sa connaissance du Bénin ne se limite pas aux données macroéconomiques. Mais, même là, il faut se demander quelle va être sa capacité d’incursion politique dans le nord du pays, pour réussir à y damer le pion aux natifs de là-bas qui creusent leurs sillons depuis. A moins aussi que, l’un des non dits de son positionnement soit qu’en le lançant plus tard dans la compétition présidentielle, l’effet ultime recherché soit que, sa crédibilité reconnue, il parvienne à balancer une partie de l’opinion en sa faveur et contribue ensuite à neutraliser les successibles en vue dans le sud du pays, avec qui il partagerait alors l’électorat, au point qu’à l’arrivée, ils se neutralisent tous et qu’aucun d’eux ne franchisse finalement le premier tour. Au profit d’un autre successible ? Nassirou Bako Arifari (NBA) par exemple, exporté du gouvernement pour le Parlement, d’où il essaiera de se refaire une virginité, au même moment où les positionnements de personnalités du nord du pays, renseignent que les désaccords entre Boni Yayi et le camp Robert Gbian sont toujours d’actualité. Une façon, là aussi, de tenir en respect ce successible tout en favorisant la montée de l’ex monsieur LEPI et ministre des Affaires étrangères de Boni Yayi ? La seule certitude actuelle est que NBA ne cracherait pas sur l’opportunité de succéder au chef de l’Etat, surtout s’il est convaincu d’avoir le soutien public ou insidieux de l’homme. Après, la capacité de Robert Gbian et d’Abdoulaye Bio Tchané à lui damer le pion pourrait avoir raison de lui…
Mais pour le moment les non dits du positionnement de Lionel Zinsou restent probablement encore à découvrir… et les incertitudes quant au dénouement de la prochaine présidentielle sont plus que jamais vivaces…

Actualités 21 juin 2015


Remaniement ministériel: Un accroissement du train de vie de l’Etat préjudiciable aux finances publiques

Avec la formation de la nouvelle équipe gouvernementale, on pourrait se demander, avec le nombre de portefeuilles retenus, si le train de vie de l’Etat a été réduit ou s’il s’est accru.

La formation de la nouvelle équipe gouvernementale, a-t-elle augmenté, le train de vie de l’Etat ? On peut oser répondre par l’affirmative. Même si certains locataires demeurent d’anciens collaborateurs du chef de l’Etat, ils sont logés dans de nouveaux départements avec non seulement de nouvelles attributions et pas des moindres. Il y en a de nouveaux, avec de nouvelles charges greffées ou cumulées avec les anciennes.

Ainsi, il faut désormais compter avec le Premier ministre chargé du Développement économique, de l’Evaluation des Politiques publiques et de la Promotion de la bonne gouvernance, en la personne de Lionel Zinsou, le vice-premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Adébayo Abiola. Il y a trois ministères d’Etat avec des locataires comme Alassane Soumanou, chargé de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des jeunes, le ministère d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, avec Komi Koutché et le ministère d’Etat à la présidence de la République, chargé de la Coordination des politiques de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement, des Objectifs de Développement Durable et des grands travaux occupé par Fulbert Géro Amoussouga. Tout le monde connaît les charges attachées à un ministère d’Etat ou à la Primature. Un cortège ministériel très bien pourvu, avec un dispositif de sécurité et un personnel d’accompagnement bien achalandé.
A la différence de celui du 20 août 2014 qui comptait 27 membres, celui-ci en est doté de 28. Un nombre semblable à celui antérieur plus un, avec 17 nouvelles têtes dont trois maires en fin de mandat, un préfet en fonction et la promotion de la directrice de cabinet du chef de l’Etat au rang de ministre.
Il ne reste plus que quelques mois pour que cette équipe prouve de quoi elle est capable, en aidant le pays à relever la tête en redonnant davantage confiance aux Béninois et aux Béninoises accablés par la difficile gestion du quotidien qui les taraude.

Actualités 21 juin 2015


Remaniement ministériel: Les femmes définitivement laissées sur le carreau

Le dernier remaniement ministériel place les femmes bien loin du compte du gouvernement paritaire promis par le président de la République, Boni Yayi, devant maintes instances.

Le dernier remaniement ministériel était certainement l’occasion rêvée pour beaucoup de femmes d'assouvir enfin leur ambition. Mais erreur ! Le pourcentage des femmes n’aura jamais atteint la barre des 50%, tant promis par le président de la République, Boni Yayi. Plusieurs noms avaient circulé certes, à la veille de ce remaniement, mais c’était sans compter avec la volonté du chef de l’Etat, à qui revenait l’ultime choix d’honorer ou non ses promesses vis-à-vis de la gent féminine. Une énième fois, le calcul des femmes a faussé. Il n’y a plus aucun espoir avant 2016. Elles se trouvent bien loin du compte du gouvernement paritaire et ne l’atteindront probablement plus avec Boni Yayi, étant donné que le président de la République est à son deuxième et dernier mandat, conformément à la Constitution du 11 décembre 1990. A défaut d’effriter leur nombre cette fois-ci, il n’a honoré ses engagements vis-à-vis de la gent féminine qu’à moitié : 25% de femmes nouvellement promues contre une promesse de 50%. La dette reste donc non soldée.

Sauf qu’il a su reconnaître au moins les mérites d’une seule parmi elles (sur les sept qui faisaient partie de l’équipe précédente), qu’il a pour la 4e fois consécutive soumise volontairement ou involontairement à un nomadisme sans précédent. Naomie Azaria, respectivement ministre en charge des Sports (11 août 2013), du Commerce (Octobre 2013), de la Famille (20 août 2014) prend désormais le portefeuille du ministère de la Micro-finance. En vingt-deux mois, elle aura donc battu le record de quatre différents ministères. Qu’à cela ne tienne !
A la faveur du remaniement ministériel du 20 août 2014, grande était déjà la déception des activistes des droits des femmes qui espéraient une augmentation de leur nombre dans le gouvernement. Avec la formation de la nouvelle équipe ministérielle, la note risque d’être encore très indigeste pour elles. Il n’y a plus de raison de croire en un miracle. Même s'il ne faut pas y voir forcement la preuve d’un quelconque désamour du chef. Les impondérables liés à la formation d'un gouvernement sont connus de lui seul. Mais les femmes doivent davantage oeuvrer pour en finir avec leur sous représentation dans les différentes équipes ministérielles. Ce phénomène n’est pas nouveau au Bénin.
Pour l’instant, elles doivent s’armer de patience pour espérer la concrétisation d’un rêve qui peine à être comblé. Le bout du tunnel n’est peut-être plus loin. Le président Boni Yayi étant à son dernier remaniement, son successeur pourra enfin leur donner l’occasion de décrocher la parité.

Actualités 21 juin 2015


Ramadan musulman: Parakou déjà dans la fièvre du carême

C’est parti depuis jeudi 18 juin dernier pour 29 ou 30 jours de carême chez les musulmans. S’abstenir de manger, de boire, de fumer et de tenir des relations sexuelles de l’aube jusqu’au coucher du soleil, tels sont les obligations que se donnent les fidèles de l’islam en se conformant au quatrième des cinq piliers de leur religion.

Les jeûneurs devront également éviter les calomnies, les mensonges, les bagarres et tous autres comportements déviants dans le but de purifier leur âme en réparation de leurs erreurs, de leurs péchés. Outre le recueillement à travers la méditation et les prières, le ramadan est considéré chez les musulmans comme une période de partage de la situation des indigents, de générosité et de solidarité envers eux et tous les proches.

C’est par une grande prière inaugurale dite «as-siyam» que le démarrage du jeûne a été annoncé, la veille, dans les mosquées de la ville qui ont grouillé de plus de monde que d’habitude. De Yarakinnin à Dokparou en passant par Yéboubéri, Banikanni, Kpébié, Gah, ces lieux de prières et les rues adjacentes étaient débordés dans la soirée du mercredi dernier.
Comme à l’accoutumée, à quelques jours du démarrage du jeûne, c’était la saison des mariages. Si pour certains, cette période est choisie à dessein pour bénéficier de la grâce d’Allah, c’est beaucoup plus l’occasion pour les jeunes gens qui convolent en justes noces de s’assurer que le repas de l’aube et celui du coucher du soleil seront toujours prêts et qu’ils auront leur conjoint ou conjointe à côté pour éviter les escapades nocturnes.
Une certaine affluence a été notée ces derniers jours chez les marchands de vivres et d’autres produits de première nécessité. Aussi, faut-il signaler que depuis hier, les buvettes, bars et maquis de la ville connaissent une fréquentation plus faible que d’habitude. Leurs chiffres d’affaires habituels ne reprendront qu’après la fête de l’Aïd el-Fitr qui marque la fin du jeûne musulman et le début du 10e mois lunaire ‘’chawal’’. En fait, par solidarité ou par hypocrisie, bon nombre de non musulmans observent le jeûne ou refusent de s’afficher en public en train de manger ou de boire. Par ailleurs, il se dégage déjà une tendance haussière des prix des produits vivriers, des produits de première nécessité : sucre, lait, et surtout des fruits : mangues, ananas, banane, pomme qui se renchérissent sur le marché.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Société 21 juin 2015


Ramadan musulman: Parakou déjà dans la fièvre du carême

C’est parti depuis jeudi 18 juin dernier pour 29 ou 30 jours de carême chez les musulmans. S’abstenir de manger, de boire, de fumer et de tenir des relations sexuelles de l’aube jusqu’au coucher du soleil, tels sont les obligations que se donnent les fidèles de l’islam en se conformant au quatrième des cinq piliers de leur religion.

Les jeûneurs devront également éviter les calomnies, les mensonges, les bagarres et tous autres comportements déviants dans le but de purifier leur âme en réparation de leurs erreurs, de leurs péchés. Outre le recueillement à travers la méditation et les prières, le ramadan est considéré chez les musulmans comme une période de partage de la situation des indigents, de générosité et de solidarité envers eux et tous les proches.

C’est par une grande prière inaugurale dite «as-siyam» que le démarrage du jeûne a été annoncé, la veille, dans les mosquées de la ville qui ont grouillé de plus de monde que d’habitude. De Yarakinnin à Dokparou en passant par Yéboubéri, Banikanni, Kpébié, Gah, ces lieux de prières et les rues adjacentes étaient débordés dans la soirée du mercredi dernier.
Comme à l’accoutumée, à quelques jours du démarrage du jeûne, c’était la saison des mariages. Si pour certains, cette période est choisie à dessein pour bénéficier de la grâce d’Allah, c’est beaucoup plus l’occasion pour les jeunes gens qui convolent en justes noces de s’assurer que le repas de l’aube et celui du coucher du soleil seront toujours prêts et qu’ils auront leur conjoint ou conjointe à côté pour éviter les escapades nocturnes.
Une certaine affluence a été notée ces derniers jours chez les marchands de vivres et d’autres produits de première nécessité. Aussi, faut-il signaler que depuis hier, les buvettes, bars et maquis de la ville connaissent une fréquentation plus faible que d’habitude. Leurs chiffres d’affaires habituels ne reprendront qu’après la fête de l’Aïd el-Fitr qui marque la fin du jeûne musulman et le début du 10e mois lunaire ‘’chawal’’. En fait, par solidarité ou par hypocrisie, bon nombre de non musulmans observent le jeûne ou refusent de s’afficher en public en train de manger ou de boire. Par ailleurs, il se dégage déjà une tendance haussière des prix des produits vivriers, des produits de première nécessité : sucre, lait, et surtout des fruits : mangues, ananas, banane, pomme qui se renchérissent sur le marché.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Société 21 juin 2015


Elections communales et municipales du 28 juin 2015: Somnolence politique dans le 7è au 13è arrondissement de Cotonou

La campagne pour les élections municipales, communales et locales tarde à prendre dans le 7è au 13 arrondissement de Cotonou. C’est du moins le constat effectué le week-end dernier.

Calme plat. Et une forte pluie qui s’est abattue sur la ville de Cotonou le samedi 20 juin dernier, laissant derrière elle des inondations dans les rues et maisons qui font la préoccupation majeure des Cotonois. Les 7 arrondissements de la 16è circonscription électorale ne sont pas du reste. Point de l’effervescence politique en vue du vote du 28 juin prochain. Seules, quelques affiches géantes renseignent sur la tenue prochaine de ces élections municipales, communales et locales.

Elles sont visibles et parfois de façon ostentatoire à certains grands carrefours. Et telle une jeune fille courtisée, trois grands partis ou alliances de partis politiques font les yeux doux aux électeurs de ces 7 arrondissements.
Il s’agit de l’Union fait la Nation (UN), des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et de l’alliance RB–RP. Ils ont des messages forts, du moins qui charment, photographies à l’appui.
Bien endimanchés, les Renaissants qui ont dirigé la ville pendant plus d’une décennie se rassemblent sur une photo de famille avec comme pour chef de file, le 1er adjoint au maire sortant Lehady Soglo. Ils proposent «une équipe au service d’une ville dynamique».
Quant à l’Union fait la Nation (UN), elle affiche « une nouvelle équipe pour un nouveau Cotonou ». Ainsi, tout sourire et bien mis, Candide Azanai et Joseph Djogbénou proposent autre chose. «3CI, il est temps que la ville de Cotonou passe maintenant au CP». Ils mettent une croix rouge sur les conflits domaniaux, sur l’insalubrité et sur les 3CI. Au même moment à Cadjèhoun, la famille FCBE exhibe Isaac Ahivodji et Rebecca de Souza. Ces deux exhortent à bâtir un Cotonou moderne et qu’une solution efficace et définitive soit trouvée à l’inondation de la ville. Ils veulent lutter contre les bradages des réserves administratives et leur récupération au profit de la population.

Faits curieux

Si partout dans la ville de Cotonou, et plus particulièrement dans la 16è cironscription électorale, ce sont les seules images de Candide Azanai et Joseph Djogbénou qui figurent sur toutes les affiches UN, ce n’est pas le cas pour les autres formations politiques ou alliances. Les images varient selon les arrondissements sur les autres listes. Fait marquant, sur le carrefour du marché St Michel, Il y a deux candidats: Isidore et Denis Maximin portant le même patronyme Gnonlonfoun mais qui sont sur différentes listes: celle des FCBE pour le premier et celle de l’alliance RB-RP pour le second. Les affiches sont posées côte à côte, faisant sourire plus d’un passant.
Belle preuve qu’on peut venir d’une même famille, avoir les mêmes ambitions sans être du même bord politique.

Politique 21 juin 2015


Elections communales et municipales du 28 juin 2015: 10 maires sortant sur 14 en lice dans l’Ouémé-Plateau

Tous les maires des 14 communes du département de l’Ouémé-Plateau ne sont pas en lice pour les élections communales et municipales du 28 juin prochain. Certains ont décidé délibérément de ne pas y participer. D’autres comme le maire d’Adjarra y ont été contraints ayant été exclus par les positionnements.

Qui a dit que la fonction de maire n’est pas juteuse? Les maires de l’Ouémé-Plateau qui y ont pris goût ne veulent plus s’en passer, en tout cas pas pour le moment. Ils se sont tous jetés dans la bataille des élections communales et municipales du 28 juin prochain. En dehors des maires de Sakété, Raliou Arinloyé, du maire de Kétou, Salami Osséni, d’Adja-Ouèré, Djima Fachola toujours en prison, d’Adjarra Yaya Saka exclu de la liste FCBE (qui a donné une conférence de presse samedi dernier à Adjarra pour dénoncer un complot organisé contre lui), tous leurs collègues des autres communes du département sont en lice. Il y a le cas du maire d’Adjohoun, Gérard Adounsiba. Incarcéré à la prison civile de Porto-Novo dans une affaire domaniale, il s’est néanmoins porté candidat. Il est positionné 3è sur la liste FCBE dans l’arrondissement d’Azo-wlissè. Tout comme son présumé co-inculpé, le conseiller communal Djossou Sèhou, chef d’arrondissement d’Adjohoun-centre. Ce dernier est candidat dans cet arrondissement sur la liste FCBE. Tout comme Gérard Adounsiba, il devra battre campagne depuis les geôles. La loi électorale n’empêche pas leur candidature puisqu’ils ne sont pas encore jugés. Ils bénéficient donc toujours de la présomption d’innocence dans l’affaire qui les concerne. Un statut qui les autorise à se lancer dans la bataille tout en étant en prison.

A l’instar du maire Gérard Adounsiba, il y a neuf autres de ses collègues du département de l’Ouémé-Plateau qui tiennent à rempiler. Il y a le maire de Porto-Novo: Moukaram Osséni, de Bonou : Isidore Zinsou, de Sèmè- Podji : Mathias Gbèdan, d’Avrankou: Georges Nounagnon et de Pobè : Saliou Akadiri désormais au gouvernement, tous positionnés sur la liste FCBE. A côté d’eux, il y a leurs collègues James Dègbo des Aguégués et Michel Bahoun d’Akpro-Missérété qui affrontent les élections communales sous la bannière du PRD, Raymond Fafoumi d’Ifangni est positionné sur la liste Résoatao et Clément Gnonlonfoun de Dangbo est tête de liste UN dans l’arrondissement de Hounviguè. Chacun est candidat avec des attentes diverses dans leurs arrondissements respectifs. Chacun d'eux croise donc les doigts en attendant le verdict des urnes à la suite du scrutin du 28 juin prochain. Car, seuls ceux d’entre eux qui auraient réussi à tirer leurs épingles du jeu pourront disputer leur succession pour le compte de la prochaine mandature de la décentralisation au Bénin.

Politique 21 juin 2015


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