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Nouvelles

Journée internationale de la liberté de la presse, édition 2015 : Porto-Novo accueille les professionnels des médias du Bénin

La célébration de la Journée internationale de la liberté de presse commémorée chaque 3 mai dans le monde entier, a été effective au Bénin. Différée pour raison de l’organisation des dernières élections législatives, elle a été célébrée les vendredi 29 et samedi 30 mai derniers à Porto-Novo où se sont donnés rendez-vous les professionnels des médias du Bénin.

Après Parakou en 2013 et Bohicon en 2014, c’est la ville de Porto-Novo qui a été choisie par les professionnels des médias du Bénin pour la commémoration de l’édition 2015 de la Journée internationale de la liberté de la presse. La célébration en différé de cette fête au Bénin s’est déroulée dans la capitale les vendredi 29 et samedi 30 mai derniers.
C’est par une caravane que les professionnels des médias ont annoncé, dans l’après-midi du vendredi 29 mai dernier, les couleurs de la fête. Les caravaniers, sous l’animation de la fanfare, sont partis de l’esplanade de l’Assemblée nationale en passant par la devanture du domicile du président Adrien Houngbédji, la Cour suprême et le Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau. Ils ont échoué au Jardin des plantes de Porto-Novo (JPN), lieu retenu pour la collation autour des barbecues et des boissons. La fête s’est ensuite poursuivie à la Berge lagunaire de Porto-Novo jusque-tard dans la nuit.
Poursuivant le programme des manifestations, les professionnels des médias ont été conviés dans la matinée du samedi 30 mai à la Maison des jeunes de Djègan-Kpèvi pour le volet intellectuel de la fête. Ils ont suivi deux communications. La première porte sur le thème retenu au niveau international à savoir: «Laisser le journalisme vers une meilleure couverture de l’information, l’égalité des sexes et la sécurité à l’ère du numérique». Cette communication a été présentée par l’ancien conseiller à la HAAC, Célestin Akpovo. La seconde communication porte sur le thème « Code de l’information et de la communication: Contraintes et exigences à la création d’entreprise de presse». Ce thème retenu au niveau local pour appuyer celui des instances internationales de la presse a été développé par Me Brice Houssou, ancien président de l’UPMB et aujourd’hui avocat stagiaire au Barreau du Bénin.

Les chantiers de la presse béninoise rappelés

Mais avant ces deux présentations suivies de débat, l’honneur est revenu au conseiller Marie-Richard Magnidet de procéder, au nom de la HAAC, à l’ouverture officielle des travaux.
La pertinence des deux thèmes retenus a été saluée par le président de l’UMPB qui n’a pas manqué de revenir sur les chantiers de l’heure des médias du Bénin. Il s’agit surtout de la dénonciation de la Convention collective de la presse privée au Bénin pour favoriser son application par tous les promoteurs d’organe de presse mais aussi du défi communautaire relatif au passage de l’analogique au numérique.
Franck Kpochémé a noté avec amertume que ce dernier chantier qui concerne tous les pays de l’UEMOA n’a pas du tout bougé au Bénin alors qu’on est à quelques jours de l’échéance du 17juin prévue pour ce basculement. Le président de l’UPMB invite les chefs d’Etat de l’espace de Union à trouver la solution appropriée pour régler ce problème avec les autorités de l’Union internationale des Télécommunications (UIT).
Il faut signaler que, joignant l’utile à l’agréable, les professionnels des médias du Bénin ont livré dans l’après-midi du samedi 30 mai dernier, un match de football avec l’équipe de l’Assemblée nationale. La rencontre s’est déroulée au Lycée Béhanzin de Porto-Novo et s’est soldée par un score d’un but partout.

Actualités 01 juin 2015


Lutte contre les braquages sur les routes: Les forces de sécurité réfléchissent à de nouvelles stratégies

Face à la recrudescence des actes de braquage sur les routes, notamment dans le Borgou, la Donga et les Collines, les commandants des groupements régionaux Centre et Nord de la gendarmerie et autres officiers supérieurs des compagnies de brigade intervenant sur les axes Dassa-Bembèrèkè, Dassa-Djougou, Nikki-Porga, réfléchissent à de nouvelles stratégies pour combattre le phénomène.

C’est à travers une rencontre d’échanges de deux jours qui se tient depuis hier jeudi 28 mai au Groupement Nord de la gendarmerie à Parakou. Il s’agit de rappeler aux uns et autres les principes généraux d’exécution du service et de leur inculquer les nouvelles notions pour la sécurisation des biens et des personnes, a indiqué le directeur général de la Gendarmerie nationale, colonel Emile Elomon, à l’ouverture des travaux.

Echange avec les différents responsables sur les insuffisances constatées dans le service et dans la lutte contre l’insécurité, élaboration d’un plan d’opération conjoint pour juguler le phénomène et exécution immédiate de ce plan pour une réponse adéquate à la criminalité sur les axes routiers et dans les villes et campagnes, sont les points inscrits à l’ordre du jour de cette concertation qui prend fin ce jour. Au cours des travaux, les responsables des forces de sécurité et de défense identifieront les causes exogènes et endogènes de la montée de la criminalité sur les routes et essaieront de trouver des voies et moyens pour endiguer le mal qui perturbe la quiétude des populations.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Société 29 mai 2015


Renforcement du système d’approvisionnement en eau potable à Cotonou Phase 3: La SONEB échange avec les PTF

Les partenaires techniques et financiers, les représentants des communes concernées ainsi que la direction générale de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) étaient en conclave hier jeudi 28 mai à Cotonou. C’était pour présenter les résultats de la phase II des études du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et ses environs (AEP) et recueillir l’avis des partenaires techniques et financiers du projet.

Il y a environ quatre mois, a été lancée, une étude de faisabilité pour l’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et des localités environnantes telles que Agblangandan, Ekpè, Godomey et Calavi. Pour le directeur général de la SONEB, David Babalola, ce sont les résultats de ces études qui ont été présentés hier pour approbation. Il précise que ce serait l’occasion aussi de recueillir l’avis des PTF qui accompagnent le projet.

Précisons que la séance d’hier a été également l’occasion pour présenter le rapport d’achèvement de la phase II du projet de Cotonou. Pour le directeur général de la SONEB, il s’agit d’un grand projet dont l’impact est visible de tous. « Un projet prévu pour les besoins de Cotonou et environs pour 2015. Mais par anticipation, la Banque européenne d’investissement (BEI) qui a évalué le projet, a trouvé que son exécution a été faite avec succès et a accepté d’apporter son accompagnement pour la phase III», a laissé entendre David Babalola. Il ajoute d’ailleurs que cette phase a permis de réaliser un certain nombre d’infrastructures. Mais pour impacter favorablement la population, précise-t-il, il faut nécessairement la phase III. Une phase qui va consister à faire des extensions de réseaux, des densifications de réseaux, sur plus de 800 km sur la zone du projet et qui permettra également le raccordement d’environ 35.000 abonnés.
Pour sa part, l’expert de la Banque européenne d’investissement, Marco Beros a dit sa satisfaction par rapport à l’engouement manifesté par les mairies et les partenaires techniques et financiers avec qui le travail a été fait. Il s’est réjoui également de ce que l’étude soit terminée en quatre mois. «A propos de la phase II, le bilan est globalement satisfaisant», a-t-il confié.
Par rapport à la phase III, il révèle que le facteur perturbant sera le manque d’énergie électrique. La SONEB dispose d’un magnifique outil de distribution qui n’est pas exploité comme cela devrait l’être parce que malheureusement la distribution de l’énergie électrique est défaillante. Et comme beaucoup d’autres entreprises, la SONEB en souffre. «C’est le seul bémol qui existe dans la réalisation de ce projet», a-t-il conclu.
Précisons que de nombreux partenaires intervenant dans le secteur de l’eau ont pris part à cette séance d’échanges pour examiner, améliorer et financer le programme.

Actualités 29 mai 2015


Les députés FCBE et alliés en conclave à Grand-Popo

Les députés des Forces cauris pour un Bénin émergent et alliés sont en retraite politique à Grand-Popo. Les travaux de ce conclave démarrent ce vendredi 29 mai et prennent fin demain. C’est la première rencontre formelle des députés du camp présidentiel depuis leur échec lors de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mai dernier. Ils feront le bilan de leur participation à cette joute politique. Ils verront ce qui a marché et ce qui n’a pas bien marché. Ils tenteront de tirer les leçons qui s’imposent pour mieux s’organiser afin d’affronter les autres batailles politiques en perspectives toujours à l’hémicycle.

Il s’agit de la mise en place des autres organes de l’Assemblée nationale, notamment la constitution des cinq commissions techniques permanentes de l’Assemblée nationale et la formation des groupes parlementaires. Les plénières de ces deux dossiers sont fixées respectivement aux 8 et 9 juin prochains à l’hémicycle. En dehors de ça, il y a la désignation des représentants de la 7e législature au sein des Parlements régionaux et à la Haute cour de Justice. Autant de défis politiques auxquels la Mouvance présidentielle est appelée à faire face avec tact pour ne pas perdre à nouveau. Surtout qu’elle a en face d’elle le bloc des forces politiques de l’Opposition qui contrôle désormais les postes clés du bureau de l’Assemblée nationale. Ce qui nécessite des députés FCBE et alliés une certaine cohésion et une unité d’action pour tenter de tirer leur épingle du jeu face à une Opposition prête à tout rafler sur son chemin.

Les deux jours de retraite politique de Grand-Popo s’annoncent déterminants pour les députés du camp présidentiel.

Actualités 29 mai 2015


Accident de la circulation à Comé: Trois morts et une voiture fracturée en trois morceaux

Deux hommes et une femme ont trouvé la mort dans un accident de circulation survenu hier jeudi 28 mai sur la route Cotonou-Lomé, plus précisément dans le village de Lintan en allant à Grand-Popo. L’état des deux voitures qui transportaient les victimes justifie amplement le bilan.

Une peugeot 505 immatriculée AS1467RB, fracturée en trois morceaux bien distincts sur les lieux de l’accident serait celle par qui Comè a connu une tragédie hier jeudi 28 mai. A en croire le commandant adjoint de la brigade territoriale de la localité, Taofic Gado, ladite voiture venant de Grand-Popo a été l’objet d’une manœuvre irrégulière qui l’a détourné de sa direction au point où elle a fini par se retrouver en perpendiculaire de la voie. Cette scène s’est déroulée précisément à la hauteur du village Lintan, territoire frontalier entre Comé et Grand-Popo.

C’est donc cette voiture qui aurait été violemment heurtée dans sa position perpendiculaire à la circulation par une autre immatriculée AZ0531RB de marque Toyota Carina III venant dans le sens de Cotonou-Lomé. De cette collision sans ménagement, la Peugeot 505 s’est fracturée en trois morceaux et son conducteur aussi a été retrouvé sans vie. Dans le lot des passagers de la Toyota Carina III conduit par Adrien Zannou, on dénombre deux morts dont une Togolaise. Le bilan fait également état de cinq blessés référés à l’hôpital de zone de Comé. Si pour l’instant, l’étudiant Gontran Kouassi est en train de se tirer d’affaire, le «cas d’une dame serait très critique», prévient Georges Djossou, directeur de l’hôpital. Le reste des blessés est en soins intensifs. Concernant les plus grands traumatismes, dès que «le plateau technique de l’hôpital serait débordé, nous allons, à notre tour, les référer au Centre national hospitalier et universitaire, Koutoukou Hubert Maga de Cotonou», indiquent les responsables de l’hôpital.
Au sujet de la Peugeot 505 sensée être aussi un transport en commun «aucune pièce d’identification relative au véhicule encore moins en rapport avec le conducteur n’a été retrouvée», a regretté Taofic Gado.

Société 29 mai 2015


Participation aux éliminatoires de la CAN Gabon 2017: Le ministre des sports maintient les Ecureuils dans la course

Au cours d’un point de presse donné dans la matinée du mardi 27 mai dernier, le ministre en charge des Sports et Loisirs, Idrissou Safiou Affo, est revenu sur la situation ambigüe que vit l'équipe nationale. Il a précisé que le Bénin prendra part aux éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations 2017 au Gabon.

La situation du football national va de mal en pis. Alors que le président de la Fédération béninoise de football, Augustin Ahouanvoebla a saisi la Confédération africaine de football (CAF) par un courrier en date du 22 mai dernier, pour retirer le Bénin des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017, le ministre en charge des Sports Idrissou Safiou Affo est monté au créneau pour dire le contraire. «Au nom du peuple béninois, des supporters et de la famille du football national, le Bénin prendra part à cette compétition. C’est un acte patriotique. Nous devons prendre part à cette compétition. Nous devons le faire pour sauver le football national», a dit le ministre en charge des Sports. Safiou Idrisssou Affo a ajouté que toutes les dispositions sont prises par le gouvernement pour que la participation du Bénin ne souffre de rien. « La jeunesse attend les Ecureuils», a précisé le ministre.

Il a d’ailleurs profité de l’occasion pour dévoiler à la presse l’identité des membres composant le staff technique devant amener les Ecureuils à cette compétition. Notre compatriote Oumar Tchomogo reprend les rênes de l’équipe et sera assisté de Laurent Djaffo. Bidé Jonas aura en charge la préparation des gardiens de but. Le médecin de l’équipe est Serges Hazounmè et Joseph Winsavi sera kinésithérapeute. Le Français Nicola Rouveure est chargé d’assurer le poste de préparation psychologique. Le ministre est allé encore plus loin en lisant à l’assistance la liste des joueurs déjà convoqués par le sélectionneur national . « On peut me salir, m’emprisonner. Si c’est le prix à payer pour sauver le football béninois, je ferai, tant que j’aurai la majorité de mon côté », a insisté le ministre.
Au cours de son point de presse, il a également donné lecture de la correspondance envoyée à la CAF par le président de la FBF pour demander le retrait du Bénin de la compétition. Le ministre relève comme point essentiel, dans ce courrier, l’expression « le Bénin envisage de se retirer de la compétition…. Et vous tiendra informé dans les tout prochains jours de sa décision finale». Le ministre en charge des Sports a également fait part à la presse de la correspondance en date du 26 mai dernier envoyée à la CAF, par le vice-président de la FBF Magloire Oké pour dénoncer le courrier précédemment envoyé par le président de la FBF. « C’est une décision unilatérale du président qui n’a consulté personne et n’a jamais discuté du sujet avec les autres membres du bureau. Par conséquent, nous ne nous retrouvons pas dans sa logique et pensons que le retrait du Bénin de cette compétition est une décision très grave», dit le courrier du VP/FBF envoyé à la CAF et lu par le ministre en charge des Sports. Le ministre n’a pas trouvé meilleure occasion pour relever les éternelles contradictions dans le rang du comité exécutif de la FBF. Il finit en tirant alors la conclusion qu’il n’avait pas mal vu en décidant de retirer l’agrément accordé à la FBF par le gouvernement.

Sports 29 mai 2015


Pierre Coffi Dato chef de la Circonscription scolaire de Boukombé: «La discipline est absente dans les écoles publiques»

Ils sont 1400 candidats à être inscrits à la session 2015 du Certificat d’études primaires (CEP) dans la Circonscription scolaire de Boukombé qui aura connu en 2014 l’un des taux de réussite les plus bas des départements de l’Atacora et de la Donga. A quelques jours de la tenue de cet examen sur toute l’étendue du territoire national, Marcellin Pierre Coffi Dato, chef de ladite circonscription, évoque les préparatifs et les dispositions prises tout au long de l’année scolaire pour éviter le pire à cette session.

La Nation : Monsieur le chef de la Circonscription scolaire de Boukombé, à une semaine de la tenue des examens du CEP, où en êtes-vous en ce qui concerne les préparatifs ?

Pierre Coffi Dato : Par rapport au déroulement des examens du CEP, session de juin 2015, nous pouvons dire que les préparatifs vont bon train. Nous avons rencontré une délégation de la direction des Examens et Concours (DEC) dirigée par le chef service des Tests, Examens et Concours qui nous a donné des instructions par rapport à la tenue de ces examens. Ensuite le matériel lourd à savoir les feuilles de composition des candidats, les procès-verbaux (PV) de salle, les stylos, les feuilles de brouillons, a été mis à disposition et ramené à Boukombé. Je dois rappeler qu’à Boukombé nous avons huit centres de composition. Et donc ce matériel est en train d’être réparti par centre de composition et présentement c’est à la rencontre avec les chefs centres, probablement le 1er juin 2015 que nous allons recevoir les PV de centre. Par rapport au matériel servi nous attendons un supplément pour pallier les éventuelles insuffisances numériques. 1400 candidats sont au total inscrits dans la Circonscription scolaire.

L’année dernière, la Circonscription scolaire de Boukombé s’est négativement illustrée en occupant l’avant-dernière place des deux départements. Une contre-performance qui a suscité beaucoup de remous d’autant plus que des autorités en charge de l’éducation et pas des moindres sont des natifs de cette commune. Comment envisagez-vous inverser la tendance à cette session ?

Il y a plusieurs éléments qui peuvent entrer en ligne de compte lorsqu’on parle de l’échec des apprenants. Il y a des causes qui relèvent d’eux-mêmes. Il y en a qui relèvent de l’enseignant et d’autres sont d’ordre institutionnel. Pour ce qui est de Boukombé, nous devons appuyer sur des leviers tels que la remise au travail des directeurs d’école. Personnellement, avec les cinq mois que je suis en train de passer à Boukombé, quand j’ai remis les directeurs au travail, cela m’a permis de maîtriser les collaborateurs, dans la gestion du temps scolaire, les retards et les absentéismes et une réorientation des séances d’unités pédagogiques. Le non respect des textes et de la hiérarchie constituent les deux gangrènes du système éducatif béninois. Si tout le monde se plaint dans les écoles publiques, de travailler dans un climat professionnel malsain accusant à tort les structures étatiques, c’est dans ce même climat que travaillent les écoles privées qui donnent quand même de bons résultats. Ce qui veut dire que la discipline qui règne dans les écoles privées est absente dans les écoles publiques. Mais j’estime à mon avis qu’aucune politique n’a empêché un enseignant à faire son travail comme cela se doit. Lorsque les directeurs d’école qui sont des titulaires des classes de CM2 sont convoqués tout le temps par les chefs de circonscriptions scolaires pour des réunions et des assemblées générales, ils n’ont pas souvent le temps de se concentrer pour travailler dans les classes. Ce que j’essaie d’éviter à Boukombé. Au-delà de tout ça, c’est parce que l’enseignant connaît tellement qu’il enseigne mais aujourd’hui les notions qui sont enseignées aux enfants sont-elles maîtrisées par les enseignants ?
Les documents de travail tels que les guides, les manuels, les programmes ne sont pas toujours bien compris des enseignants si bien que, ceux qui ont réussi et ceux qui ont échoué me font poser des questions. Ceux qui ont réussi sont-ils vraiment compétitifs lorsqu’à la correction, les statistiques donnent des tendances baissières alors qu’à la délibération, on constate un nombre élevé d’apprenants ayant réussi ? Par exemple, pour le CEP 2013, au plan national, on a eu 47% de réussite en expression écrite, 42% de réussite en lecture, 6,4% de réussite en mathématiques alors que globalement les résultats au plan national ont affiché un taux de réussite de 86%. Ce qui veut dire que si nos enfants vont au collège, c’est grâce aux disciplines de contact que sont les chants, le sport ou que les notes qui leur sont attribuées, ne reflètent pas leurs performances réelles. En 2005, le Bénin a postulé pour l’évaluation du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la CONFEMEN (Conférence des ministres de l’Education nationale ayant en partage le Français) ; le rapport de cette évaluation après avoir considéré les scores agrégés du Français et des Mathématiques a montré que le taux des connaissances de base de l’écolier béninois est faible. Dix ans après, notre pays se prépare encore à prendre part à cette évaluation (dans la période de juin-juillet) mais ce que je souhaite est qu’on ne limite plus les connaissances de base de l’écolier béninois au Français et aux Mathématiques mais qu’on puisse les élargir aux sciences, comme c’est le cas de la Belgique. Par ailleurs, notre pays évolue dans un processus des démarches, des procédés et des techniques qui ne nous font pas avancer. J’aurais souhaité que l’on définisse un socle de compétences vers lesquelles, chaque enseignant est appelé à converger et sur la base de laquelle il sera jugé. Mais en retour, que l’enseignant soit libre de choisir la pédagogie qui lui plaît pour faire passer les notions aux apprenants. Je sais que c’est un pavé jeté dans la mare des défenseurs de l’APC encore que ceux qui nous servent de repère, estiment que Djibouti et le Congo sont en avance sur le Bénin dans la mise en œuvre de l’Approche par compétences et la pédagogie de l’intégration.

L’espoir est-il permis quant aux résultats de cette session dans la Circonscription scolaire de Boukombé ?

Je suis optimiste mais je ne suis pas esclave des statistiques, parce que ma vision c’est de faire un changement de fond pour que ceux qui vont réussir, puissent véritablement être compétitifs sur le marché.

Des goulots d’étranglements évoqués ci-haut, vous semblez banaliser la main du politique et l’engagement des enseignants dans la politique avec tout leur corollaire de pressions et de dérives quelque peu préjudiciables aux performances du système éducatif ?

On ne refuse pas à un enseignant de s’intéresser à la politique mais qu’il fasse le travail pour lequel il est payé à la fin du mois puisque le politique n’a jamais manqué de faire le sien. Je ne trouve pas d’inconvénients à l’engagement politique d’un enseignant. Il a des horaires de travail qu’il doit respecter. Il doit mériter son diplôme professionnel, avoir un niveau intellectuel acceptable avant de se lancer dans la politique parce que, quand on se lance en politique, le souci permanent est de conquérir le pouvoir et de l’exercer. Mais si la culture intellectuelle de base ne permet pas d’occuper un poste reluisant en politique, ce n’est pas la peine de s’y aventurer.

Education 28 mai 2015


Surfacturation des services de télécommunications: L’ARCEP-Bénin sanctionne des opérateurs de téléphonie mobile

Par décisions N°082/ARCEP/PT/SE/DMP/DRI/DAJRC/GU, 083/ARCEP/PT/SE/DMP/DRI/DAJRC et 084/ARCEP/PT/SE/DMP/DRI/DAJRC/GU du 19 mai 2015, L'ARCEP-Bénin sanctionne des opérateurs mobiles.

L'ARCEP-BENIN met en demeure les opérateurs SPACETEL BENIN et ETISALAT BENIN de rembourser aux consommateurs les crédits surfacturés.
Glo MOBILE Bénin est sommé de faire valider ses plans tarifaires dans un délai de 72heures par l'ARCEP-BENIN.
La première session ordinaire du mois de mai de l’ARCEP-BENIN a été consacrée entre autres, à l’examen des dossiers de surfacturation des services de télécommunications aux abonnés par certains opérateurs de téléphonie mobile. En effet, pour motifs de dysfonctionnement dans leur système de facturation, trois opérateurs de téléphonie mobile écopent de mises en demeure de l’ARCEP-BENIN. La sanction consiste à rembourser les crédits prélevés à certains abonnés, suite au dysfonctionnement du système de facturation. Le montant total du remboursement s’élève à la somme de cent soixante seize millions cent soixante quatorze mille huit cent quarante six Francs (176 174 846 CFA).
Ces opérateurs sont sommés de : - procéder au remboursement des abonnés impactés par les dysfonctionnements de leur système de facturation ;
- soumettre à l’ARCEP-BENIN, préalablement au remboursement, la liste des abonnés concernés, le montant du remboursement à effectuer au profit de chacun d’eux ainsi que les modalités pratiques du remboursement ;
- transmettre à l’ARCEP-BENIN, soixante-douze (72) heures au plus tard après le remboursement des abonnés, la liste des abonnés ayant bénéficié du remboursement ainsi que le montant du remboursement effectué au profit de chacun d’eux ;
- réparer toutes les anomalies sur l’ensemble de ses équipements intervenant dans la facturation des services aux abonnés et de communiquer les plans tarifaires en vigueur sur son réseau à l’ARCEP-BENIN.

Source : Cellule de communication/ARCEP-Bénin

Société 28 mai 2015


Appui à la gestion des aires protégées: Des microprojets à la périphérie de la Pendjari évalués

Dans le cadre de la revue à mi-parcours du Projet d’appui à la gestion des aires protégées (PAGAP/CENAGREF), une mission de la Banque mondiale a visité du 19 au 20 mai dernier les infrastructures réalisées dans le parc national de la Pendjari et les microprojets à sa périphérie. Ce projet qui a démarré en février 2012 vise à renforcer la protection de la biodiversité dans les écosystèmes de savanes au Nord-Bénin.

Au nombre des activités inscrites dans le cadre du Projet d’appui à la gestion des aires protégées du Centre national de gestion des réserves de faune (CENAGREF) figurent entre autres la réhabilitation des infrastructures dans les réserves de faune ainsi que le développement et la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus (AGR) au profit des communautés riveraines des parcs nationaux. La mission de la Banque mondiale au prime abord, s’est rendue sur les chantiers des travaux de réfection des infrastructures entrant en ligne des efforts de conservation de la biodiversité. Ainsi a-t-elle constaté de visu l’état d’avancement des chantiers d’aménagement de pistes dans le parc national de la Pendjari ainsi que ceux de réhabilitation et d’entretien des miradors des mares Bali, Yangouali, Tiabiga et de la mare sacrée de ladite réserve.

Visite des microprojets

En ce qui concerne la visite des microprojets à la périphérie de la Pendjari, la mission s’est portée vers les axes Tanguiéta-Batia-Porga pour évaluer la mise en œuvre des activités génératrices de revenus financées au profit des populations riveraines du parc. Il s’agit entre autres des microprojets relatifs à l’apiculture à Tchafarga et Tanougou 2, à l’élevage de volaille à Tchanwassaga, au maraîchage à Batia, des ovins à Daga à Matéri et des microprojets de production de riz, de sésame et d’élevage de canard respectivement à Pouri et Sépounga dans la commune de Matéri.
Si le financement de ces différents microprojets vise à réduire la pression anthropique sur les ressources du parc national de la Pendjari, il n’en demeure pas moins que les différents groupements et micro-entreprises impactés s’accordent à en tirer des dividendes. Ancien agent des Associations villageoises de gestion des réserves de faune (AVIGREF) reconverti dans l’élevage de poulets de race locale, Gilbert Kassa a connu sa rédemption à travers la subvention du PAGAP. «Avec la crise qui a conduit à la suspension des activités des AVIGREF, j’ai dû m’orienter dans l’élevage. Sans le PAGAP, je n’aurais pas surmonté les charges familiales et peut-être que je prendrais le chemin du parc pour m’adonner au braconnage», confie-t-il. Il témoigne que ses revenus ont sensiblement augmenté avec l’appui du projet et appelle à l’union des éleveurs pour une meilleure productivité. Les autres bénéficiaires à l’instar de Gilbert Kassa soutiennent qu’avec les activités de leurs projets respectifs, l’intérêt qu’ils nourrissaient pour les ressources du parc national de la Pendjari s’est estompé.

Evaluer

Plus de temps à perdre dans le parc avec les risques de se faire tuer par un animal sauvage ou arrêter par les forces de sécurité.
Pour Eliassou Hamidou Séko, coordonnateur national du PAGAP, l’objectif de la revue à mi-parcours est de permettre au gouvernement et aux partenaires impliqués d’évaluer la pertinence et l’évolution des actions mises en œuvre et de prendre des décisions sur la mise en œuvre pour le restant de la durée prévue. Elle vise donc à déterminer la pertinence, l’efficience, l’efficacité, l’impact et la durabilité des résultats du projet. Aussi, l’évaluation appréciera-t-elle le niveau atteint des réalisations du projet par rapport à ses objectifs, tout en identifiant également les facteurs handicapants.
Et en matière de résultats, un brin de satisfaction est à noter au niveau des partenaires. Salimata Diallo Follea, chargée du PAGAP à Washington à la Banque mondiale et chef de mission, au terme de la visite, a souligné que les micro-entreprises individuelles ont l’air de porter plus que les groupements qui peinent à mutualiser leurs efforts. Des forces et faiblesses identifiées, il reste, à son avis, à rechercher les stratégies pour mieux les encadrer pour l’atteinte des résultats. Elle relèvera comme faiblesses, entre autres, la faible productivité de certaines initiatives et la difficulté à disposer de circuits d’écoulement des produits. D’où une réorientation des microprojets pour de meilleures performances et leur pérennisation à la fin du PAGAP.
Signalons qu’en trois ans d’activités les taux d’exécution physique et financière sont respectivement de 65% et 60%.

Environnement 28 mai 2015


Présidence de la République: Un déjeuner d’au-revoir pour Michael Raynor

Le président de la République a offert hier mercredi, un déjeuner d’au-revoir à Michael Raynor, ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin qui finit sa mission à Cotonou. Le diplomate américain n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance au gouvernement et au peuple béninois pour les bons moments qu’il a pu passer durant ses trois années de mission au Bénin.

«Je suis vraiment honoré d’avoir représenté pendant trois ans mon pays ici. J’ai eu le privilège de découvrir les nombreuses richesses de ce pays et j’ai été surtout impressionné par le dynamisme des femmes et des jeunes du Bénin », confie l’ambassadeur américain à la fin du déjeuner. Il rassure que son départ ne changera rien dans la coopération bilatérale entre les Etats-Unis et le Bénin, coopération qu’il a essayé de fortifier durant son séjour à Cotonou.

Le chef de l’Etat a tenu à saluer «un grand ami» du Bénin qui partage avec les Etats-Unis les valeurs du monde libre. «Pendant trois ans, vous avez accepté nos insuffisances, vous nous avez accompagné dans nos réformes», indique Boni Yayi. Pour lui, le peuple béninois est attaché à la démocratie qui ne rime pas avec la misère. «Il faut éviter le décalage entre la misère et la démocratie. Si la misère est forte, elle trahit la démocratie. De même, la démocratie ne rime pas avec un système éducatif défaillant, une insuffisance en services de santé, ni un déficit en infrastructures, prioritairement l’énergie», affirme-t-il.
Le président de la République a salué l’implication du diplomate américain dans l’obtention du second compact du Millennium Challenge Account. Le montant global du financement est estimé à 411 millions de dollars, soit plus de 200 milliards de francs CFA. «C’est la première fois qu’un pays reçoit un montant plus élevé que ce qu’il avait perçu au premier compact», se réjouit le président de la République qui rassure les Etats-Unis de la détermination de son gouvernement à améliorer la gouvernance.
La veille, l’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin a été élevé à la dignité de Commandeur de l’ordre national du Bénin.

Gnona AFANGBEDJI

Actualités 28 mai 2015


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