La Nation Bénin...
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Dans le cadre de la revue à mi-parcours du Projet d’appui à la gestion des aires protégées (PAGAP/CENAGREF), une mission de la Banque mondiale a visité du 19 au 20 mai dernier les infrastructures réalisées dans le parc national de la Pendjari et les microprojets à sa périphérie. Ce projet qui a démarré en février 2012 vise à renforcer la protection de la biodiversité dans les écosystèmes de savanes au Nord-Bénin.
Au nombre des activités inscrites dans le cadre du Projet d’appui à la gestion des aires protégées du Centre national de gestion des réserves de faune (CENAGREF) figurent entre autres la réhabilitation des infrastructures dans les réserves de faune ainsi que le développement et la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus (AGR) au profit des communautés riveraines des parcs nationaux. La mission de la Banque mondiale au prime abord, s’est rendue sur les chantiers des travaux de réfection des infrastructures entrant en ligne des efforts de conservation de la biodiversité. Ainsi a-t-elle constaté de visu l’état d’avancement des chantiers d’aménagement de pistes dans le parc national de la Pendjari ainsi que ceux de réhabilitation et d’entretien des miradors des mares Bali, Yangouali, Tiabiga et de la mare sacrée de ladite réserve.
Visite des microprojets
En ce qui concerne la visite des microprojets à la périphérie de la Pendjari, la mission s’est portée vers les axes Tanguiéta-Batia-Porga pour évaluer la mise en œuvre des activités génératrices de revenus financées au profit des populations riveraines du parc. Il s’agit entre autres des microprojets relatifs à l’apiculture à Tchafarga et Tanougou 2, à l’élevage de volaille à Tchanwassaga, au maraîchage à Batia, des ovins à Daga à Matéri et des microprojets de production de riz, de sésame et d’élevage de canard respectivement à Pouri et Sépounga dans la commune de Matéri.
Si le financement de ces différents microprojets vise à réduire la pression anthropique sur les ressources du parc national de la Pendjari, il n’en demeure pas moins que les différents groupements et micro-entreprises impactés s’accordent à en tirer des dividendes. Ancien agent des Associations villageoises de gestion des réserves de faune (AVIGREF) reconverti dans l’élevage de poulets de race locale, Gilbert Kassa a connu sa rédemption à travers la subvention du PAGAP. «Avec la crise qui a conduit à la suspension des activités des AVIGREF, j’ai dû m’orienter dans l’élevage. Sans le PAGAP, je n’aurais pas surmonté les charges familiales et peut-être que je prendrais le chemin du parc pour m’adonner au braconnage», confie-t-il. Il témoigne que ses revenus ont sensiblement augmenté avec l’appui du projet et appelle à l’union des éleveurs pour une meilleure productivité. Les autres bénéficiaires à l’instar de Gilbert Kassa soutiennent qu’avec les activités de leurs projets respectifs, l’intérêt qu’ils nourrissaient pour les ressources du parc national de la Pendjari s’est estompé.
Evaluer
Plus de temps à perdre dans le parc avec les risques de se faire tuer par un animal sauvage ou arrêter par les forces de sécurité.
Pour Eliassou Hamidou Séko, coordonnateur national du PAGAP, l’objectif de la revue à mi-parcours est de permettre au gouvernement et aux partenaires impliqués d’évaluer la pertinence et l’évolution des actions mises en œuvre et de prendre des décisions sur la mise en œuvre pour le restant de la durée prévue. Elle vise donc à déterminer la pertinence, l’efficience, l’efficacité, l’impact et la durabilité des résultats du projet. Aussi, l’évaluation appréciera-t-elle le niveau atteint des réalisations du projet par rapport à ses objectifs, tout en identifiant également les facteurs handicapants.
Et en matière de résultats, un brin de satisfaction est à noter au niveau des partenaires. Salimata Diallo Follea, chargée du PAGAP à Washington à la Banque mondiale et chef de mission, au terme de la visite, a souligné que les micro-entreprises individuelles ont l’air de porter plus que les groupements qui peinent à mutualiser leurs efforts. Des forces et faiblesses identifiées, il reste, à son avis, à rechercher les stratégies pour mieux les encadrer pour l’atteinte des résultats. Elle relèvera comme faiblesses, entre autres, la faible productivité de certaines initiatives et la difficulté à disposer de circuits d’écoulement des produits. D’où une réorientation des microprojets pour de meilleures performances et leur pérennisation à la fin du PAGAP.
Signalons qu’en trois ans d’activités les taux d’exécution physique et financière sont respectivement de 65% et 60%.

Le président de la République a offert hier mercredi, un déjeuner d’au-revoir à Michael Raynor, ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin qui finit sa mission à Cotonou. Le diplomate américain n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance au gouvernement et au peuple béninois pour les bons moments qu’il a pu passer durant ses trois années de mission au Bénin.
«Je suis vraiment honoré d’avoir représenté pendant trois ans mon pays ici. J’ai eu le privilège de découvrir les nombreuses richesses de ce pays et j’ai été surtout impressionné par le dynamisme des femmes et des jeunes du Bénin », confie l’ambassadeur américain à la fin du déjeuner. Il rassure que son départ ne changera rien dans la coopération bilatérale entre les Etats-Unis et le Bénin, coopération qu’il a essayé de fortifier durant son séjour à Cotonou.
Le chef de l’Etat a tenu à saluer «un grand ami» du Bénin qui partage avec les Etats-Unis les valeurs du monde libre. «Pendant trois ans, vous avez accepté nos insuffisances, vous nous avez accompagné dans nos réformes», indique Boni Yayi. Pour lui, le peuple béninois est attaché à la démocratie qui ne rime pas avec la misère. «Il faut éviter le décalage entre la misère et la démocratie. Si la misère est forte, elle trahit la démocratie. De même, la démocratie ne rime pas avec un système éducatif défaillant, une insuffisance en services de santé, ni un déficit en infrastructures, prioritairement l’énergie», affirme-t-il.
Le président de la République a salué l’implication du diplomate américain dans l’obtention du second compact du Millennium Challenge Account. Le montant global du financement est estimé à 411 millions de dollars, soit plus de 200 milliards de francs CFA. «C’est la première fois qu’un pays reçoit un montant plus élevé que ce qu’il avait perçu au premier compact», se réjouit le président de la République qui rassure les Etats-Unis de la détermination de son gouvernement à améliorer la gouvernance.
La veille, l’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin a été élevé à la dignité de Commandeur de l’ordre national du Bénin.
Gnona AFANGBEDJI
Actualités 28 mai 2015

Après les législatives du 26 avril dernier, les Béninois sont une fois encore appelés aux urnes, le dimanche 28 juin prochain, pour élire les nouveaux conseillers communaux, municipaux et locaux. Seulement, des élections législatives aux communales, municipales et locales, les choses ne seront pas les mêmes. Plusieurs nouveautés sont à noter, notamment dans la durée de la campagne électorale, la durée du scrutin et le mode d’attribution des sièges.
Les choses changent selon le type de scrutin. C’est du moins, le constat qu’on peut faire si on compare les élections législatives aux communales, municipales et locales du 28 juin prochain. Et c’est le législateur béninois qui en a voulu ainsi en prévoyant des dispositions particulières à chaque type d’élection. Les élections communales, municipales et locales prochaines ne feront pas exception aux nouveautés législatives.
Jours de campagne réduits
D’abord le premier changement se note au niveau de la campagne électorale. Laquelle campagne se définit comme l’ensemble des opérations de propagande précédant une élection et visant à amener les électeurs à soutenir les candidats en compétition. Elle est obligatoire pour tout candidat à une élection et est ouverte par la Commission électorale nationale autonome (CENA). La campagne électorale a duré 15 jours pour les dernières élections législatives. Mais pour les communales, municipales et locales, la loi électorale n’a pas fixé un délai précis. Elle a simplement signifié qu’en tout état de cause, qu’elle ne peut s’étendre sur plus de dix jours pour l’élection des conseillers communaux ou municipaux, et cinq jours pour l’élection des conseillers de village ou de quartier de ville. Comme c’est le cas lors des dernières législatives, la campagne électorale est close la veille du scrutin à minuit. Ceci dit, les candidats aux élections communales, municipales et locales n’auront pas à faire le même nombre de jours de campagne électorale que ceux à la fonction de députation. Cette diminution de jours opérée par le législateur se justifie d’autant que la circonscription électorale n’a pas la même étendue pour chacune de ces trois scrutins. Pour les élections législatives, la circonscription électorale est soit un ensemble de communes, ou toute une commune entière comme c’est le cas avec Djougou, où un ensemble d’arrondissements d’une commune comme à Cotonou. Les candidats auront donc à parcourir toutes ces localités pour aller à l’assaut de leurs électeurs. Il faut du temps. Or, pour les élections communales et municipales, la circonscription électorale est un arrondissement de commune. Et pour les locales, elle est un village ou quartier de ville. Plus on avance des élections législatives vers les locales, plus la circonscription électorale se rétrécit en superficie. C’est normal donc qu’il en soit par voie de conséquence, de même pour le nombre de jours fixés pour la campagne électorale. De ce qui précède, cette campagne électorale démarre officiellement le mercredi 17 juin prochain pour les communales, municipales et le lundi 22 juin prochain pour les locales pour prendre fin le vendredi 26 juin à minuit pour les deux catégories de scrutin.
10 heures de scrutin
L’autre changement majeur, c’est la durée du scrutin. Elle a été de 9 heures (7h à 16h) pour les élections législatives du 26 avril dernier. Mais pour les communales, municipales et locales du 28 juin prochain, la durée sera de 10 heures (7h à 17h). Puisqu’il s’agit ici d’élections couplées où les électeurs auront en face d’eux deux urnes : l’une pour les conseillers communaux et municipaux et l’autre pour les conseillers de village ou de quartier de ville. Toutefois, en cas de retard au démarrage comme c’est souvent le cas au Bénin, le Code électoral a prévu en son article 71 alinéas 7, que l’heure de clôture est arrêtée en tenant compte de la durée du retard accusé. En tout état de cause, tous les électeurs présents sur les lieux de vote avant l’heure de clôture doivent être autorisés à voter.
Outre ces nouveautés, la loi électorale a prévu sept agents électoraux pour tenir le poste de vote pour les élections communales, municipales et locales. Alors qu’ils étaient au nombre de cinq agents électoraux pour les dernières législatives, à savoir un président, deux assesseurs et deux représentants de la majorité et de la minorité parlementaires. Puisqu’il s’agit cette fois-ci de couplage, on aura outre ces cinq agents électoraux, deux autres assesseurs pour la seconde urne. Ce qui fait donc sept personnes par poste de vote.
Quid du mode d’attribution des sièges
Le mode d’attribution des sièges pour les élections communales, municipales et locales diffère de celui du scrutin législatif. Inutile de rappeler que pour les législatives, l’attribution des sièges aux différentes listes en présence s’effectue selon le système du quotient électoral. Ce qui n’est pas le cas ici. Selon l’article 399.2 et suivant du Code électoral, les sièges sont attribués aux candidats aux élections communales, municipales et locales d’après l’ordre de présentation sur chaque liste. Il est attribué à la liste qui a obtenu la majorité absolue ou à défaut 40% au moins des suffrages exprimés, un nombre de sièges égal à la majorité absolue des sièges à pourvoir. Au cas où deux listes de candidats obtiendraient chacune au moins 40% des suffrages exprimés, il est attribué à la liste ayant obtenu le plus fort suffrage, la majorité absolue des sièges à pourvoir. Une fois l’attribution effectuée, les sièges restants sont répartis entre toutes les listes à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne à l’exclusion des listes ayant obtenu moins de 10% des suffrages exprimés. Au cas où plusieurs listes ont la même moyenne pour l’attribution du dernier siège, celui-ci revient à la liste qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages. En cas d’égalité de suffrages, le Code électoral attribue le siège au plus âgé des candidats susceptibles d’être proclamés élus.
Selon l’article 399.6 du même code, si aucune liste n’a recueilli ni la majorité absolue ni les 40% au moins des suffrages, les sièges sont repartis entre toutes les listes à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne à l’exclusion des listes ayant obtenu moins de 10% des suffrages exprimés. Dans les circonscriptions électorales comptant un siège, les membres du Conseil communal ou municipal sont élus au suffrage universel direct au scrutin uninominal à un tour. Dans ce cas, le candidat qui a obtenu le plus de suffrages exprimés est proclamé élu. En cas d’égalité de voix entre deux ou plusieurs candidats, le plus âgé est désigné conseiller communal ou municipal.
Le même système d’attribution de sièges est applicable pour les conseils locaux.
S’agissant du contentieux électoral, pour ces deux élections couplées, il est du ressort de la Cour suprême tandis que les législatives relèvent plutôt de la Cour constitutionnelle. La loi fait obligation au juge administratif de la Cour suprême de vider dans un délai de six mois au maximum tous les recours dont il sera saisi dans le cadre des élections communales, municipales et locales du 28 juin.
Th. C. N.

Le président de la République a reçu, hier mercredi 27 mai, plusieurs personnalités à son cabinet. Entre autres sujets au menu, la crise de l’énergie électrique qui sévit depuis plusieurs jours dans le pays.
Les coupures intempestives de l’électricité qui régule depuis plusieurs jours le quotidien des Béninois étaient au cœur de l’entretien que le président de la République a eu avec Camille Kpogbémabou, directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE). Des explications de ce dernier, il ressort que les délestages actuels sont dûs à la suspension de la fourniture de l’électricité par le Nigeria et le Ghana, principaux fournisseurs d’énergie à la Communauté électrique du Bénin (CEB). « Depuis plusieurs jours, la fourniture en provenance du Nigeria qui est de 200 Mw s’est effacée. La même situation s’est produite au niveau du Ghana qui a retiré son approvisionnement. C’est seulement hier que le Nigeria nous a remis 30 Mw et le Ghana 50Mw », confie le directeur général de la SBEE. Il rassure que ce retour timide de l’approvisionnement en provenance de la VRA et de la TCN viendra alléger la souffrance de la clientèle de la SBEE. « Le chef de l’Etat nous a instruit afin que nous portions la capacité de la centrale de Maria Gléta à 50 Mw aux heures de pointe. Les groupes loués tournent actuellement à 40 Mw. Nous allons porter leur fourniture à 80 Mw. Au total, nous aurons un disponible de 210 Mw qui nous permettra de juguler la crise», souligne-t-il.
Les DCF bientôt audités !
Le président de la République s’est également entretenu avec Michel Dognon, son conseiller spécial chargé de la gouvernance des entreprises d’Etat. Ce dernier a rendu compte de la mission que Boni Yayi lui a confiée au sujet de la mauvaise gestion du Projet d’appui au secteur de l’eau financé par les Pays-Bas. «Je suis allé lui rendre compte de la première phase de la mission. Cette phase concerne la confection des Termes de référence pour le recrutement d’un cabinet d’audit international», confie-t-il, indiquant que l’appel d’offres sera lancé dans les jours à venir. Michel Dognon annonce également que le chef de l’Etat l’a missionné pour auditer tous les délégués de contrôleur financier sur toute l’étendue du territoire national.

Le roi de Nikki soutient le choix porté sur Atagara Bagoudou de Tamboukérou pour occuper le trône de Parakou et menace de «malédictions de son trône» quiconque contesterait ce choix. Mais pour les autorités municipales de Parakou qui s’invitent dans la résolution de la crise née de la désignation du roi, le trône reste «vacant». Le palais royal de Sinagourou est interdit d’accès et placé sous haute surveillance policière.
Le nouveau roi de Parakou, Akpaki Suanru II, devrait exécuter ce jeudi le rite de rasage sous l’égide du chef de terre de Kpébié, Sina Sako, nouvellement intronisé. Mais le palais royal de Sinagourou à Parakou est placé depuis mardi 26 mai dernier sous haute surveillance policière. Ainsi en a décidé la municipalité qui a initié une rencontre de clarification au sujet du différend né de la confusion autour de la désignation du nouveau roi. Sous la houlette du 1er adjoint au maire de Parakou, Mohamed Nonsou Alidou, une rencontre a été organisée mardi dernier pour savoir le choix réel du roi de Gbégourou, le sinawoba, président du collège électoral et faiseur principal du roi de Parakou selon la tradition. Pour les autorités municipales, le trône de Parakou est toujours « vacant ».
En fait, deux prétendants au trône sont internés : Aboubacar Bininsi Orou Massiya Bakari dont le nom est sorti jeudi 21 mai dernier à l’issue de la réunion de désignation publique du roi aux résidences Coteb à Parakou d’une part ; et Atagara Bagoudou qui a reçu finalement le voile traditionnel de confirmation du choix et intronisé vendredi 22 mai dans la cour de Babadamagui, premier ministre du roi et vice-président du collège électoral, d’autre part.
Le roi de Nikki s’implique et menace
L’empereur de Nikki, le sinaboko Sabi Nayina III, a été sollicité pour la résolution de la crise née au lendemain de la désignation du nouveau roi de Parakou. C’est ainsi qu’il a reçu dimanche dernier une délégation du chef traditionnel de Gbégourou. Du compte rendu de la rencontre fait par Sinadouwirou, premier ministre du roi de Nikki, il ressort que « Le trône de Parakou revient au prince Aguè Atagara Bagoudou demeurant à Tamboukérou de Tchatchou (commune de Tchaourou) ». Des membres du collège électoral ont été écoutés à l’occasion, prenant tous comme témoin le pacte signé dans la forêt de Sokounon selon la tradition, à en croire Sinadouwirou. Suivant ce pacte soutenu par l’empereur Sabi Nayina III, c’est Atagara Bagoudou qui aurait été désigné. « Tout contrevenant à cette décision de l’empereur sera exposé à toutes les malédictions de son trône », fait savoir le premier ministre du roi de Nikki dans sa déclaration. Par conséquent, l’empereur de Nikki autorise le chef traditionnel de Kpébié à procéder ce jeudi 28 mai à la cérémonie de rasage du prince Aguè Atagara Bagoudou sous le nom de règne d’Akpaki Suanru II, conclut-il.
Loin de taire la polémique...
Suite à l’intervention du palais royal de Nikki, la municipalité de Parakou a initié, mardi dernier, une rencontre avec des prétendants au trône avec l’implication des responsables des forces de sécurité de la ville. «S’il est vrai que le Sinaboko est reconnu comme le roi des rois, ce n’est pas lui qui fait le roi de Parakou. C’est le roi de Gbégourou », indique Mohamed Nonsou Alidou, qui a présidé la séance de clarification tenue à l’hôtel de ville. Après avoir écouté les uns et les autres, les images de la réunion du jeudi 21 mai dernier ont été visualisées. « Au lendemain de la crise, Babadamagui nous a dit à son domicile que ce n’était pas le représentant du roi de Gbégourou qui a prononcé, la veille, le nom du nouveau roi mais que c’était Baparapé qui l’a proclamé alors qu’il n’est pas habileté à le faire. Et c’est pourquoi ils ont procédé à la nomination d’un autre roi», laisse entendre Mohamed Alidou Nonsou. « Puisque les images de l’événement existent, poursuit-il, nous les avons visualisées en leur présence. Nous tous avons constaté qu’en réalité, le nom du prétendant n’a pas été désigné par Baparapé mais bel et bien par un représentant du roi de Gbégourou. Baparapé n’a fait que répéter ce que le représentant du roi de Gbégourou a dit », poursuit le 1er adjoint de Parakou. Aussi, les rois de Wôlou et de Baré (Barérou) reconnaissent-ils que le nom prononcé jeudi dernier par le représentant du roi de Gbégourou n’était pas celui sur lequel les membres du collège électoral s’étaient entendus auparavant, ajoute-t-il.
Des autorités préfectorales et municipales devraient se rendre chez le roi de Gbégourou indisposé pour entendre de vive voix sur qui le choix est réellement porté pour régner sur le trône de Parakou. Mais en attendant, l’accès au palais royal de Sinagourou est interdit et gardé par la police. Des agents, un véhicule d’intervention et une moto de la police étaient encore postés à l’entrée du palais hier soir à notre passage.
Affaire à suivre !

Les assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, démarrées hier mardi 26 mai à Abidjan, marquent en même temps le cinquantenaire de l’institution financière panafricaine. Le président de la République Boni Yayi a pris activement part aux réflexions qui proposent des pistes pour une croissance inclusive sur le continent africain.
50 ans déjà que la Banque africaine de développement (BAD) est présente dans le quotidien des Africains à travers ses nombreuses réalisations. Deux illustrations au Bénin : la construction de la route N’Dali-Nikki-Tchikandou-frontière du Nigeria et le projet d’appui aux infrastructures agricoles de la Vallée de l’Ouémé (PAIAVO) portent la signature de l’institution financière panafricaine.
Retour à Abidjan
L’âge d’or de la banque, célébrée avec faste sur les bords de la lagune Ebrié à Abidjan, marque également le retour de la BAD en terre ivoirienne, 10 ans après son exil forcé en Tunisie, pour raison de crise. Abdallah Albert Toikeusse Mabri, ministre d’Etat ivoirien chargé du Plan et président du Conseil des gouverneurs de la BAD ne peut que s’en réjouir. «La BAD est de retour chez elle sur la terre qui a connu dès 1965, les balbutiements de son enfance, son adolescence difficile et son âge de maturité plein de certitude. Abidjan est content du retour de l’enfant prodige », évoque-t-il, remerciant au passage les autorités tunisiennes pour leur générosité à l’endroit de la banque qui a écrit une bonne page de son histoire au bord de la Méditerranée.
Donald Kaberuka, président du groupe de la BAD, qui boucle ses 10 ans de service à la tête de l’institution entrevoit l’avenir de la banque avec beaucoup d’optimisme. Pour lui, la solidité financière de la BAD ne fait plus aujourd’hui l’ombre d’aucun doute et ces dix dernières années, elle a pu s’affirmer comme une institution sûre sur laquelle l’Afrique devra s’appuyer pour relever les défis futurs. Les défis, Donald Kaberuka les perçoit sous le prisme d’un accroissement du financement des infrastructures d’intégration, du secteur privé et un renforcement de l’investissement dans le secteur TIC. «Nous devons construire le futur de la banque, renforcer le secteur privé, investir dans le secteur de l'énergie et des TIC», confie-t-il. Pour accompagner le continent dans cette perspective, la banque lance le concept Africa 50, avec l’ambition d’investir environ 750 milliards de francs CFA dans des secteurs névralgiques de l’économie africaine pendant un demi-siècle.
Affronter les grands défis !
Les leaders africains adhèrent totalement à cette initiative.
«La BAD a contribué à la réduction de la pauvreté, de la dette, à l’amélioration des infrastructures, au renforcement des capacités, à l’intégration régionale, de l'amélioration des conditions d’accès à l’éducation et à la santé, l’agriculture, et au renforcement des capacités des entreprises », commente Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire. Pour lui, la célébration des 50 ans de la banque offre l’opportunité unique de se projeter dans le futur du continent africain. «L’Afrique regorge de talents et de ressources naturelles qui sont autant d’atouts que nous devons mettre à profit pour accélérer notre développement. Nous ne devons pas pour autant baisser les bras car les défis sont énormes et requièrent beaucoup plus d’efforts pour les affronter avec succès», assure-t-il. Le président ivoirien soutient que la BAD doit jouer un rôle déterminant dans la réalisation de ce pari. Il insiste qu’il revient aux Africains eux-mêmes de planifier leur développement afin qu’il soit mieux coordonné. Il défend la nécessité de se doter de moyens pour assurer de façon pérenne le financement des économies africaines. Alassane Ouattara se fait aussi le chantre de la promotion du secteur privé qui, à l’entendre, doit s’investir dans la croissance économique du continent. Les initiatives de partenariat public-privé qui se déploient un peu partout sur le continent, sont à saluer. Mais il conseille aux Etats de créer les conditions pour améliorer le climat des affaires. «Nous devons aller plus loin en accroissant la capacité de nos marchés de capitaux, ceci passe par un secteur boursier dynamique», martèle-t-il. Il préconise également une forte capacité d’adaptation au défi de la jeunesse du continent pour les 50 ans à venir, notamment en matière de formation professionnelle, pour permettre aux jeunes d’être mieux préparée pour affronter le marché de l’emploi.
L'énergie, un réel challenge
La question énergétique constitue un réel challenge pour le continent, rappelle le président de la République de Côte d’Ivoire. «L’ensemble de l’Afrique subsaharienne produit moins d’énergie qu’un seul pays européen. C’est inacceptable», se désole-t-il. Aujourd’hui, seulement 5% du potentiel hydroélectrique de l’Afrique est utilisé. Il urge, selon Alassane Ouattara, que le continent agisse pour renverser cette tendance qui plombe les économies africaines. «Il faut faire des propositions pour que l’Afrique gagne dans le nouveau paysage mondial. La BAD est le meilleur partenaire à même de réfléchir et de trouver les solutions avec nous», conclut-il.
Boni Yayi prône un marché unique
La construction d’un marché unique semble encore utopique pour l’Africain lambda, souvent confronté aux difficultés de la libre circulation à travers le continent. Pourtant la question occupe une place de choix dans les foras présidentiels initiés par la Banque africaine de développement dans le cadre de ses assemblées annuelles. Et pour le président de la République du Bénin Boni Yayi, le marché unique est nécessaire si l’Afrique veut relever convenablement les défis qui sont les siens. « Pour nous, il y a nécessité d’aller à un marché unique pour améliorer nos capacités de production et profiter des économies d’échelle. Nous avons pris un bon départ avec les communautés régionales, il nous faut progresser pour parvenir au marché unique », soutient-il. Le processus de construction de ce marché unique suit bien son cours, selon le chef de l’Etat, qui indique que dès le mois de juillet prochain, les Etats africains vont se réunir en Ethiopie pour définir la feuille de route de la mise en place d’une zone de libre-échange au niveau des communautés régionales. «Nous sommes au-dessus de l’afropessimisme. Aujourd’hui l’espoir est permis pour le continent», insiste-t-il. Boni Yayi pense que la construction d’un marché unique doit être précédée d’investissements conséquents dans les infrastructures d’intégration. Les projets d’interconnexion routière et ferroviaire doivent être accélérés pour créer les conditions de facilitation des échanges entre les Etats du continent, propose-t-il.
L’intégration régionale figure dans la stratégie décennale de la BAD 2013-2022 comme l’un des axes prioritaires de la Banque et concourt largement à la concrétisation de la vision Afrique 2063.
Le forum sur le marché unique africain a permis de se pencher sur la façon dont l’Afrique répond au Programme de financement du développement post-2015 et les actions que la BAD met en œuvre pour aider le continent à atteindre les buts connexes. Il se tient en prélude à la troisième conférence internationale sur le développement qui aura lieu en juillet prochain à Addis-Abeba, en Éthiopie.
BAD, partenaire financier de taille
Lorsqu’on revisite le parcours de la Banque africaine de développement, l’on mesure à sa juste valeur sa contribution au développement du continent africain. Entre 1967, date du début de ses activités et fin 2013, elle a approuvé, plus de 4 500 projets, pour un total de 118,7 milliards de dollars US.
La coopération entre la Banque africaine de développement (BAD) et le Bénin remonte à 1972. Les financements accordés par la BAD depuis lors s’élèvent à 709 millions d’unités de compte, soit près de 550 milliards FCFA. Ces engagements couvrent plusieurs secteurs d’activités, notamment les transports (27,8 %), l’agriculture (26,3 %), le social (15,8 %), l’électricité, eau, assainissement et communication (10,5 %), les finances (0,5 %), l’industrie (0,3%) et autres opérations multisectorielles (18,8 %).
Pour accompagner le gouvernement béninois dans la mise en œuvre de sa nouvelle stratégie de réduction de la pauvreté, le Groupe de la BAD a adopté, en septembre 2012, une stratégie d’intervention dans le pays qui couvre la période 2012-2016. Cette stratégie s’appuie sur deux axes, à savoir : le développement des infrastructures de soutien à la production et à la compétitivité, la promotion de la bonne gouvernance. La mise en place récente du Projet d’appui aux infrastructures agricoles de la Vallée de l’Ouémé (PAIAVO) répond donc à l’ambition de la banque de contribuer à la mise en place d’une croissance inclusive et durable.
Par Gnona AFANGBEDJI, Envoyé spécial à Abidjan
Actualités 27 mai 2015

Un atelier de renforcement de capacités sur le code électoral s’est tenu hier mardi 26 mai à Parakou au profit de certains acteurs ciblés du Borgou-Alibori. Il est organisé par l’ONG Droits de l’Homme, Paix et Développement (DHPD-ONG) en vue de permettre l’appropriation du dispositif électoral par toutes les couches sociales.
Faire en sorte que le nouveau code électoral en vigueur soit connu de tous et qu’il ne soit seulement le bréviaire de la seule classe politique, c’est le but visé à travers la série d’ateliers départementaux initiée par DHPD-ONG et dont l’étape du Borgou-Alibori a réuni hier une trentaine d’acteurs ciblés du Borgou-Alibori. La rencontre tenue à Parakou est la deuxième après celle de l’Atlantique-Littoral qui s’est déroulée vendredi 15 mai dernier à Cotonou. «Les élections locales, communales et municipales dans le nouveau Code électoral béninois : l’essentiel à savoir, attitudes citoyennes» et «Le Code électoral et les récentes élections législatives au Bénin : leçons apprises et approches de solutions», sont les deux modules qui ont constitué la charnière de l’atelier. Membres des structures impliquées dans l’organisation des élections, représentants de partis politiques, femmes leaders, journalistes, syndicalistes, leaders d’opinion et autres membres d’Organisations de la Société civile (OSC), ont passé en revue quelques dispositions de la loi n°2013-06 portant code électoral en République du Benin, riche de 470 articles.
Dans sa présentation du premier module, Landry Ganyè, secrétaire général de DHPD-ONG, a insisté sur les règles qui régissent les élections devant permettre de désigner les conseillers de village ou de quartiers de ville, les conseillers communaux ou municipaux. Pour être éligible à ces élections, il faudrait être âgé d’au moins 18 ans, alors que pour les élections législatives et présidentielle, il est requis d’avoir respectivement 25 ans et 40 ans au moins. L’impossibilité légale de cumuler le mandat d’élu local ou communal avec d’autres fonctions publiques telles que celles de président de la République, de député, de membre de gouvernement, de chef d’entreprise, de président de Conseil d’administration, est évoquée par les textes. L’obligation de s’abstenir de tout affichage relatif à l’élection en dehors des emplacements spéciaux attribués à chaque candidat, le respect strict du calendrier de la campagne électorale, la défense d’empêcher ou d’intimider de quelque manière que ce soit, les dérogations spéciales liées au vote, ont été également soulignés.
Règles préétablies foulées au pied
Mais, force est de constater que nombre de ces règles préétablies ont été foulées au pied lors des élections législatives du 26 avril dernier, fait observer Maryse Glèlè Ahanhanzo, facilitatrice de DHPD-ONG. Les injures, menaces, intimidations et invectives au cours de la campagne électorale, l’utilisation abusive des procurations, le vote multiple, la non maîtrise du processus électoral par les agents des bureaux de vote donnant lieu à un cafouillage, notamment en ce qui concerne l’innovation relative à l’obligation de faire poser au verso d’un bulletin de vote le cachet d’identification et d’authentification, l’ouverture tardive des centres et postes de vote, sont autant d’irrégularités notées.
Après Cotonou et Parakou, des équipes de DHPD-ONG sont attendues à Natitingou ce jour et à Bohicon demain jeudi 28 mai pour la même formation, dans l’optique de mettre le citoyen au cœur du processus électoral en lui faisant connaître ses droits et devoirs en la matière, surtout les comportements et attitudes à avoir en période électorale.

Le composante 2 du Projet de services décentralisés conduits par les communautés (PSDCC) porte sur un programme pilote de filets sociaux dont l’objectif est de tester une approche de soutien à la consommation et aux revenus des ménages les plus pauvres et les plus vulnérables. Hier, mardi 26 mai, ledit projet a été officiellement lancé à Cotonou. Et comme on pouvait s’imaginer, c’était en présence des bénéficiaires, venus nombreux se convaincre du début de la fin de leur extrême précarité.
Même s’ils étaient habillés des tee-shirts à eux offerts pour la circonstance du lancement officiellement du Programme pilote de filets sociaux du Projet de services décentralisés conduits par les communautés (PSDCC), on pouvait aisément s’apercevoir, rien qu’à travers leur tenu que les centaines de personnes qui ont effectué le déplacement de ladite cérémonie ont un besoin vital pressant à solutionner. Certes ils n’étaient pas mourants, encore moins désespérés, mais le besoin et le manque se sentaient en eux et c’est justement pour mettre fin à cette situation que ce projet a été conçu. Treize mille chefs de ménage répartis à travers 125 villages en seront bénéficiaires dans douze communes du Bénin (Adja-Ouèrè, Avrankou, Banikoara, Comè, Cotonou, Djakotomey, Djougou, Glazoué, Kouandé, Tchaourou, Zakpota, Zè).
Par bénéficiaire, il est prévu un transfert inconditionnel de 3500F Cfa représentant 10% des dépenses courantes du ménage par mois pour une durée de 24 mois. Cet apport destiné à des ménages ciblés suivant un recensement et un processus rigoureux et très strict vise à aider les personnes vulnérables « face aux impacts des inondations cycliques» et surtout «pendant la période de soudure qui couvre les mois de mars, avril, mai et juin chaque année». En clair, il s’agit d’une trouvaille pour aider les familles qui vivent dans l’extrême pauvreté à ne pas sombrer, et qui vise par ailleurs, selon ses initiateurs, «à réagir contre l’accroissement de la pauvreté». Il est donc «digne d’intérêt au regard de la cible qu’il impacte, des résultats qu’il a produits et de son importance», dira toute euphorique, le ministre en charge de la Famille, Naomie Azaria à l’occasion du lancement. Comme elle, Isidore Gnonlonfoun en charge du ministère de la Décentralisation, y voit pour les bénéficiaires, un moyen de faire face aux besoins vitaux qui sont les leurs. Le montant global du programme pilote de filets sociaux est évalué à deux milliards cinq cent millions F CFA et il est financé par la Banque mondiale dont le représentant à l’occasion de la cérémonie de lancement a mis en exergue les avantages qui y sont contenus pour les bénéficiaires. Lesquels, hilares face à ce nouveau projet qui leur permet de tourner dos à l’extrême pauvreté, ont reçu hier, les premiers transferts monétaires à eux destinés des mains des autorités présentes.

Après le quitus de la Cour constitutionnelle et le décret du gouvernement qui convoque le corps électoral pour le 28 juin prochain, tous les regards sont désormais tournés vers la Commission électorale nationale autonome (CENA) dont on attend un calendrier complet et précis pour les élections municipales, communales et locales.
Tous les regards sont désormais tournés vers la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour la suite du processus électoral relatif aux élections municipales, communales et locales. De la date de la campagne électorale au recrutement des agents électoraux, en passant par le convoiement du matériel et la formation, la période d’avant scrutin ne sera pas de tout repos pour les membres de la CENA.
En attendant un calendrier précis pour la période électorale, les autres parties prenantes aux élections municipales, communales et locales prochaines, à savoir la Cour constitutionnelle et le gouvernement ont joué leur partition pour le report du scrutin au 28 juin.
En effet, par décret n°2015-269 pris en Conseil extraordinaire des ministres le jeudi 21 mai dernier, le gouvernement a convoqué le corps électoral pour le dimanche 28 juin prochain. Ce décret fait suite à la décision de la Cour constitutionnelle autorisant le report des élections initialement prévues pour le 31 mai prochain. Saisis par la CENA après consultation des partis politiques, les sept sages ont considéré les arguments avancés par Emmanuel Tiando et ses collègues comme «un cas de force majeure». De son côté, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a publié le 7 mai dernier une décision portant règlementation de la campagne médiatique pour les élections des membres des Conseils communaux ou municipaux et des membres des Conseils de village ou de quartiers de ville. Elle y avait déjà donné des directives aux organes de presse dans le cadre du scrutin initialement prévu pour le 31 mai. Elle n’aura qu’à harmoniser celle-ci avec le nouveau calendrier de la CENA qui demeure toujours attendu. La balle est donc dans le camp de la Commission électorale nationale autonome pour la suite du processus.

Avec son nom d’antenne Nathalie Yang, Yang Xiolan est la vice-directrice du service français de Radio Chine internationale (RCI). C’est elle qui s’occupe de toutes les missions essentielles à la radio : rédaction des actualités, des reportages, animation des programmes et rédaction des sites en français. Elle évoque ici les opportunités, les enjeux et les perspectives de partenariat entre Radio Chine internationale et les médias béninois et africains.
La Nation : Quelle est la particularité du département de français de Radio Chine internationale ?
Yang Xiaolan : Les émissions en français de Radio Chine internationale (RCI), sont devenues une fenêtre importante pour le monde francophone afin de connaitre la Chine et favoriser la promotion de la compréhension et de l’amitié entre les Chinois et les auditeurs francophones.
Le département de français de Radio Chine internationale diffuse ses émissions dans le monde, à travers divers canaux tels que les stations de radio en FM en ondes courtes dans le monde, et en ondes moyennes et les canaux numériques : sites web, service mobile ou en version imprimée avec la revue ‘’La Voix’’…. Actuellement, les transmissions en français couvrent plus de trois cent millions de francophones, d’Afrique et d’Europe. Radio Chine internationale en français est l’un des médias chinois d’expression francophone vers l’extérieur les plus professionnels et les plus influents du pays.
Le département de français entretient également des relations de coopération avec les ambassades de Chine dans les pays francophones, les ambassades étrangères en Chine, les instituts d’études, les établissements d’éducation, les chambres de commerce et les entreprises.
Quelles relations entretient Radio Chine internationale (RCI) avec les médias africains ?
Radio Chine internationale (RCI) noue des relations différentes avec des radios africaines selon les pays où elle est implantée. Dans des pays africains où elle dispose des stations de radio FM, elle a souvent des partenaires locaux. Elle a collaboré par exemple avec R&M, une radio privée du Niger, pour lancer des radios FM locales.
Au Sénégal, Radio Chine internationale a trouvé un partenaire EXCAF, un groupe local et puissant dans les télécommunications et les médias modernes pour lancer ses stations FM dans quatre villes sénégalaises. Et cela nous permet de créer un bureau de représentation et un studio à Dakar. En Afrique, nous avons un centre de communication de RCI à Nairobi, au Kenya. Nous avons trois correspondants dans des pays africains : au Zimbabwe, en Egypte et au Niger et un autre studio de production à Botswana. Tout cela nous permet de raccourcir la distance avec nos auditeurs et internautes sur le continent africain.
RCI diffuse ses programmes dans une soixantaine de langues, dont le français. Mais elle manque de visibilité dans les pays d’Afrique de l’Ouest comme le Bénin. Qu’est-ce qui explique cela ?
Cela s’explique par un processus un peu compliqué. Au début, RCI diffusait surtout des programmes en ondes courtes vers l’Afrique. Après les années 2000, elle a commencé à créer d’abord des correspondances dans des pays africains. A partir de 2006, elle a créé la première radio FM à Nairobi, au Kenya pour se rapprocher du public africain. Et d’autres coopérations se développent graduellement. Ce processus n’est pas sans difficulté et ne peut se faire en un laps de temps. En Afrique de l’Ouest, RCI a déjà installé des stations de FM.
Pour le Bénin, Radio Chine internationale attache aussi de l’importance au volet de la coopération avec les médias. La partie béninoise pourra contacter l’ambassade de Chine au Bénin pour formuler une demande de coopération avec elle.
Que peuvent gagner les médias africains, surtout béninois à nouer un partenariat avec Radio Chine internationale ?
Si un média africain peut nouer un partenariat avec Radio Chine internationale, généralement parlant, il peut échanger des programmes ou des reportages, ou du personnel avec RCI. Cela dépend des moyens de ce partenariat.
Comment voyez-vous l’avenir du partenariat entre Radio Chine internationale et les médias africains ?
Pour Radio Chine internationale, l’Afrique est une destination prioritaire pour la diffusion des émissions. La coopération dans le domaine des médias domine l’orientation de la coopération sino-africaine. Je suis optimiste quant à l’avenir entre RCI et les médias africains, juste comme les relations entre la Chine et les pays africains.
Le Forum de coopération des médias Chine-Afrique a eu lieu deux fois déjà en Chine. Depuis le premier forum sur ladite coopération, les échanges sino-africains dans le domaine des médias ont connu de grands succès. Dans le cadre de cet esprit de coopération, je pense que les perspectives de la coopération entre notre radio et des médias africains sont prometteuses.