La Nation Bénin...
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Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire, le jeudi 21 mai 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
• Professeur Jean Pliya, écrivain et ancien ministre de l’Information et du Tourisme ;
• Célestine Mèle épouse Yahouédéhou, ancienne chef de district rural de Covè, belle-mère de monsieur Roch Abdon Bah, directeur général de l’Institut géographique national (GN), au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement ;
• Moïse S. Ogoubiyi, adjudant-chef des Forces armées béninoises à la retraite, précédemment en service au Génie militaire, père de monsieur Romuald S. Ogoubiyi, secrétaire particulier du secrétaire général du gouvernement ;
• Paul G. Ayifikouyo Adjibodou, commis expéditionnaire de l’administration coloniale à la retraite, père de madame Jeanne Adjibodou Makoutodé, ancienne directrice du Centre béninois du commerce extérieur, ancienne directrice de la concurrence et des Prix et ancienne directrice départementale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, de monsieur Assomption Adjibodou, ancien conseiller à la Cour suprême et précédemment membre de la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés, oncle de monsieur Aristide Adébayo Adjibodou, secrétaire général du ministère de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme et beau-père de monsieur Michel Makoutodé, professeur titulaire de Santé publique, directeur de l’Institut régional de santé publique ;
• Koudi Akadiri, mère du commissaire de Police de 1ère classe Latifou Assani, en charge du commissariat de Police de Comè ;
• Marouf Moudachirou, administrateur civil de classe exceptionnelle à la retraite, commandeur de l’Ordre national du Bénin, précédemment inspecteur d’Etat, secrétaire général du gouvernement, directeur de cabinet du président de la République et sous-préfet du département de l’Ouémé ;
• Théophile Mèbounou, commissaire divisionnaire de Police à la retraite ;
• Adèle Houansodji Fagnibo, mère de monsieur Kpêyéton Claude Houansodji, directeur général de l’Agence nationale des Petites et moyennes Entreprises ;
• Dieu-Donné Hounkanlinkpe, enseignant à la retraite, beau-père de monsieur Kuassi David Anani, magistrat, juge au Tribunal de première instance de deuxième classe de Kandi ;
• Edouard Zoungan, ingénieur des Services techniques des travaux publics, ancien directeur général de l’Industrie ;
• Louis Tovihoudji, instituteur de classe exceptionnelle à la retraite, précédemment 1er vice-président du Conseil révolutionnaire d’administration de district et chef district d’Avrankou par intérim ;
• Sèmanoudé Rosalie, épouse de Louis Tovihoudji ;
• Docteur O. Paul Akinocho, précédemment chef de Service de la planification, de l’information et de la recherche en santé à la direction départementale de la Santé de l’Ouémé-Plateau.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a pris le décret n°2015-269 portant convocation du corps électoral pour les élections communales, municipales et locales pour le dimanche 28 juin 2015.
Toujours au cours de la séance, le Conseil a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
• un projet de décret portant amendement du décret GUFE ;
• un projet de décret portant dématérialisation des procédures de prédédouanement ;
• un projet de décret portant autorisation de ratification de l’Accord de prêt, signé avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) dans le cadre du financement partiel de la deuxième phase du Projet d’extension de l’Institut de Mathématiques et de Sciences physique de Dangbo ;
• deux (02) projets de décrets d’application de la loi relative aux communications électroniques et à la Poste en République du Bénin. Il s’agit du :
- projet de décret portant conditions générales d’interconnexion des réseaux de télécommunications en République du Bénin et du
- projet de décret portant protection des personnes contre les effets des champs électriques, magnétiques et électromagnétiques de 0 à 300 GHz ;
• un projet de décret portant agrément au régime «C» du code des investissements du projet d’installation d’une usine de décorticage du riz à Gounoukoui dans la commune de Djidja, de la Société CLIWANIX-GROUP S.A ;
• un projet de décret portant organisation des procédures de l’évaluation environnementale en République du Bénin ;
• des projets de décrets portant adoption du budget, exercice 2015, de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (SONACOP) et du Fonds national de la Micro finance FNM) ;
• un projet de décret portant approbation des états financiers de l’exercice clos au 31/12/2013 de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) ;
• un projet de décret portant nomination du président et des membres du Conseil d’administration du Fonds national de promotion de l’artisanat (FNPA) ;
• un projet de décret portant nomination de notaires ;
• un projet de décret portant modification du décret n°98-202 du 11 mai 1998 portant statuts particuliers des corps des personnels des services de l’action sociale ;
• un projet de décret portant intégration de trente-huit (38) auditeurs de Justice aptes aux fonctions judiciaires dans le corps de la Magistrature et
• un projet de décret portant nomination de madame Ginette Afanwoubo épouse Hounsa en qualité de président de la Chambre judiciaire de la Cour suprême.
Le ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective a rendu compte au Conseil de la mission d’une délégation gouvernementale à Washington dans le cadre de la finalisation du nouveau Programme MCA Bénin.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres s’est félicité de la bonne tenue de la mission et a instruit les ministres concernés aux fins des diligences à exécuter.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des ministres des dispositions en cours en vue du lancement officiel de la campagne agricole 2015-2016. Il ressort de ce compte rendu que le lancement de la campagne 2015-2016 aura lieu, le samedi 23 mai 2015 à Banikoara dans les départements du Borgou-Alibori.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et le ministre en charge des OMD-ODD ont rendu compte au Conseil des ministres d’une série de diligences urgentes en vue de rendre fonctionnelle la «Société Bénin Tracteurs» avec l’implication de la société Angélique international limited (AIL). Les diligences se synthétisent ainsi qu’il suit :
? la formalisation de la constitution de la société par un notaire. A cet effet, le secrétaire général du gouvernement a été instruit pour l’exécution de cette diligence sous huitaine ;
? la nomination des représentants du gouvernement béninois au sein du Conseil d’administration de Bénin Tracteurs ;
? la conception et la mise en place d’un plan marketing et de politique commerciale de Bénin Tracteurs ;
? l’installation officielle sous huitaine par le ministre d’Etat du Conseil d’administration de Benin Tracteurs ;
? la mise en place d’un mécanisme approprié de financement en vue de l’acquisition des tracteurs par les producteurs.
En outre, le Conseil des ministres a été informé de la venue prochaine d’une mission des ingénieursde la Société «AIL» de l’Inde pour étudier avec la partie béninoise des possibilités d’intégrer l’usine de tracteurs aux six (6) usines de transformation de jus installées à Kpomassè, Zakpota, Allada, Bantè, Parakou et Natitingou. Il s’agira notamment de mettre en place un plan annuel de coopération pour la réhabilitation et la relance des activités des six (6) usines, de la formation de coopérateurs et du transfert au gouvernement béninois dans un délai d’un an.
Le ministre chargé de la Micro finance, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi des Jeunes a rendu compte au Conseil des ministres de sa tournée dans les BPC (Business Promotion Center) de Parakou, de Bohicon et de Lokossa afin de s’assurer de leur fréquentation par les jeunes et des problèmes éventuels qu’ils connaissent.
Il ressort de ce compte rendu que les BPC sont en général assez fréquentés mais des problèmes de leur orientation se posent.
En ce qui concerne l’emploi des jeunes, le point établi fait ressortir ce qui suit :
? Stagiaires au titre de 2014 reconduits en 2015 : 1500 ;
? Stagiaires au titre de l’année 2015 : 3750 ;
? Volontaires d’expertise professionnelle du ministère de la Jeunesse et des Sports :
3 000 jeunes retenus et en cours de formation pour être ensuite déployés ;
? Agents de santé en instance de recrutement : 500, soit au total 8 750 jeunes.
La plupart des stagiaires reconduits ou nouveaux ont pris service et sont à leurs postes de travail.
En ce qui concerne le projet «Allo Service Public» :
? 1 000 jeunes sont déjà recrutés et sont disponibles pour la suite du programme ;
? 1 000 autres jeunes sont retenus et sont en attente, soit au total 2 000 jeunes au titre de ce projet ;
? Le recensement des 500 jeunes de Parakou est prévu pour août 2015 avec prise effective de fonction en septembre 2015.
Le ministre à la présidence de la République chargé des OMD et des ODD a rendu compte au Conseil des ministres des diligences en cours, notamment au niveau du ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation au titre du Doing Business. Du compte rendu du ministre, il ressort que les diligences attendues ont été pour la plupart exécutées ou le seront mardi 26 mai 2015 au plus tard en vue de l’amélioration du climat des affaires.
Le ministre de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires a soumis à une seconde lecture au Conseil des ministres deux communications portant respectivement sur :
• la signature et l’accord relatif à l’aménagement, au développement, à l’occupation et à l’exploitation d’un terminal à marchandises et à conteneurs sur le domaine des Quais Nord, Nord-Est et Nord-Ouest du Port de Cotonou ;
• l’approbation et signature de l’accord pour la mise en concession des activités de remorquage et services maritimes connexes entre le gouvernement de la République du Bénin, l’Autorité portuaire et Svitzer Middle East Limited.
En examinant ce compte rendu, le Conseil des ministres a décidé du retrait de ces deux dossiers aux fins d’assurer une gestion participative des réformes en cours dans le secteur portuaire.
Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement a rendu compte au Conseil des ministres de l’évolution des travaux de construction du siège de l’Assemblée nationale. En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit les ministres en charge de l’Urbanisme et des OMD-ODD aux fins de l’implication et d’un suivi plus prononcés de ces travaux par l’Agence béninoise des grands travaux. Le ministre a rassuré le Conseil des ministres de ce que le site sera livré pour les mois d’octobre-novembre 2015.
Le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers notamment :
? une communication du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, relative à l’adoption du document de Politique nationale de l’enseignement supérieur ;
? une communication du ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective relative à la souscription du Bénin au capital de l’Africa50 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ;
? une communication du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation relative à la mise en concession du Centre international des conférences, du palais des Congrès de Cotonou et des villas présidentielles construites à l’occasion du sommet de la CEN-SAD ;
? une communication conjointe du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication et du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation relative à la désignation de l’Agence béninoise des technologies de l’information et de la communication (ABETIC) comme structure bénéficiaire des contributions annuelles des exploitants de réseaux mobiles de télécommunication aux charges de l’aménagement numérique du territoire ;
? une communication du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication relative à la mise en place d’un Centre national de données pour la promotion du numérique du Bénin ;
? une communication du ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme relative à l’apurement des arriérés de cotisation du Bénin à l’endroit du Conseil régional pour l’éducation et l’alphabétisation en Afrique (CREEA) ;
? une communication de la secrétaire générale de la présidence de la République relative à la réhabilitation et la modernisation des Archives du secrétariat général de la présidence de la République ;
Le Conseil a approuvé plusieurs comptes rendus notamment :
? un compte-rendu du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la cinquième session du Conseil d’administration de l’Institut régional de la Santé publique (IRSP), tenue à Ouidah, les 29 et 30 janvier 2015 ;
? un compte-rendu à mi-parcours du même ministre d’Etat, des préparatifs du symposium sur «l’initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue inter religieux et interculturel» qui aura lieu à Cotonou du 26 au 28 mai 2015 ;
? un compte-rendu d’étape du ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective, des travaux du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH4) ;
? un compte rendu du ministre en charge de l’Environnement, de la participation du Bénin à la 20ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques et à la 10ème Conférence des parties agissant comme réunion des parties au protocole de Kyoto, tenues à Lima, au Pérou, du 1er au 14 décembre 2014 ;
? un compte-rendu du ministre en charge de l’Evaluation des Politiques publiques, de la participation du Bénin à la 12ème session du Conseil d’administration de l’Initiative internationale pour l’évaluation d’impact, tenue à Londres, du 13 au 15 octobre 2014.
Le Conseil a autorisé :
? les Programmes des réunions statutaires du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes au titre de l’année 2015 ;
? les Réunions statutaires et autres rencontres à l’extérieur au titre de l’année 2015 relevant du ministère du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective ;
? les Réunions statutaires au titre de l’année 2015 du ministère de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la bonne gouvernance et du Dialogue social ;
? la Participation du ministère chargé de la Microfinance, de l’Emploi et de l’Entreprenariat des Jeunes et des Femmes aux réunions statutaires au titre de l’année 2015 ;
? la Participation du ministère de la Famille, des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes du troisième âge aux réunions statutaires au titre de l’année 2015 ;
? la participation du Bénin au projet de renforcement du suivi de la performance et de l’évaluation en Afrique «Twende Mbele, Strengtheing performance monitoring and evaluation in Africa (SPMEA)» ;
? la Participation d’une délégation du ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication à la 24ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) 2015 ;
? la participation du Bénin à l’exposition universelle « Expo Milano 2015 », Italie, du 1er mai au 31 octobre 2015 ;
? l’Ouverture officielle et la mise en service de l’ambassade du Bénin à Téhéran en République islamique d’Iran ;
? l’organisation du symposium international sur le lancement de «l’initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue inter religieux et interculturel», à Cotonou, du 26 au 28 mai 2015.
Sur proposition du Garde des Sceaux, sont nommés au ministère de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme :
1- Conseiller technique juridique : monsieur Alassane Amadou Sanni ;
2- Conseiller technique suivi évaluation des Politiques du ministère : Bruno Coami Vovovi ;
3- Secrétaire général adjoint : monsieur Cyrille Gougbédji ;
4- Inspecteur général des Services judiciaires (IGSJ) : monsieur Richard Kpénou ;
5- Directeur de la Programmation et de la Prospective : monsieur Sébastien Kinsiklounon.
Enfin, à la présidence de la République, il est mis fin, à partir de ce jour, aux fonctions des conseillers spéciaux, des chargés de mission et autres conseillers techniques du président de la République à l’exception des conseillers techniques du Conseil présidentiel de l’Investissement, des conseillers techniques juridiques du président de la République près le secrétariat général du gouvernement, des conseillers techniques de l’Agence béninoise des grands travaux et des conseillers à la Sécurité du président de la République. Un réaménagement interviendra pour mettre en place la nouvelle équipe des collaborateurs du président de la République.
Fait à Cotonou, le 21 mai 2015
Le secrétaire général du gouvernement,
Alassani Tigri

Deux jours de travaux pour décortiquer les réussites des élections législatives du 26 avril dernier, disséquer les failles, analyser les ratés, amplifier les innovations et tirer les conclusions y afférentes afin de réussir dans l’imminence les élections municipales, communales et locales et à moyen et long termes, disposer d’une boîte à outils et même d’une jurisprudence et d’une expertise avérée pour réussir tout processus électoral. Depuis hier jeudi 21 mai, la Commission électorale nationale autonome (CENA) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) sont réunis à Agoué, pour cet exercice à travers un atelier d’évaluation qui prend fin ce jour.
Sont réunis depuis hier à Agoué, dans le cadre de l’atelier national d’évaluation des élections législatives du 26 avril dernier, la plupart des acteurs majeurs qui ont eu la responsabilité de son organisation. En dehors des experts du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), des responsables et du personnel de la Commission électorale nationale autonome (CENA), le coordonnateur du Centre national de traitement (CNT), les directeurs des cellules d’appui, les coordonnateurs d’arrondissement, des acteurs de la Société civile… et bien d’autres acteurs prennent part à cette rencontre qui vise à faire le point des législatives. Elections qui ont nécessité une forte implication du PNUD, et qui, aux dires de la représentante résidente de l’institution au Bénin, n’est pas moins une réussite. Cette réussite, Rosine Sori Coulibaly la range sur le compte de la synergie d’actions des acteurs directs et indirects qui ont travaillé pour l'organisation de cette élection. Et pour des élections crédibles, celle-ci estime qu’il faut une évaluation « de l’important travail qui a abouti au bon déroulement » des dernières législatives. A vrai dire, l’implication du PNUD dans l’organisation des élections au Bénin relève d’une tradition. Et même si hier, Rosine Sori Coulibaly a épargné les participants à cet atelier de l’historique des relations entre son institution et les organismes nationaux d’organisation des élections, ce n’est pas pour ne pas admettre que le PNUD constitue un pilier majeur à cet effet.
Un tremplin idéal pour des solutions participatives
Ce qui importe pour la représentante résidente, c’est d’une part, de reconnaître l’engagement et le dévouement des organisateurs du scrutin du 26 avril dernier et de décerner par la même occasion, un satisfécit à la CENA qui, dans le délai imparti, «a fait un excellent travail». Certes, «tout n’a pas été parfait et les acteurs ont conscience de la nécessité des dysfonctionnements structurels et organisationnels». D’où, insiste-t-elle, l’organisation de cet atelier qui apparaît pour elle comme «le creuset approprié» pour passer au crible les réussites et ratés, mais aussi le «tremplin idéal pour trouver de façon participative et consensuelle» les solutions y afférentes.
«Défis opérationnels de la planification des besoins et d’acquisition des matériels et équipements électoraux», «défis opérationnels de la sécurisation du patrimoine électoral, du déploiement logistique et de la centralisation des résultats», «défis opérationnels de la communication, des relations publiques et du recrutement des agents électoraux», «défis opérationnels de la conception des documents électoraux, de la formation et du suivi des agents électoraux», «observation des élections par la plate-forme des OSC: constats et recommandations», «élections municipales, communales et locales : enjeux et défis», «contribution des experts du PNUD pour améliorer les performances de la CENA » et enfin « leadership et travail en équipe» constituent les thèmes des huit communications qui seront présentées au cours des travaux. Et comme on peut le voir, il s’agit d’une manne assez consistante pour «prévenir les crises post-électorales», dira le président de la CENA, Emmanuel Tiando. Même si les siens et lui ont déjà fait leur évaluation en interne, celle qui se tient depuis hier en collaboration avec le PNUD ne semble pas être un exercice de plus pour lui. Bien au contraire, il s’agit d’un exercice qui permettra de mieux organiser les élections municipales, communales et locales, annonce-t-il.

Le rideau est tiré hier jeudi 21 mai, sur la réunion d’évaluation du programme de formation « Entreprenariat sur les sites du patrimoine mondial en Afrique » organisée à l’Ecole du patrimoine africain (EPA) à Porto-Novo. Après trois jours de travaux, les participants venus d’une quinzaine de pays africains ont fait plusieurs recommandations pour de meilleurs engagements des communautés dans la conservation et la promotion du patrimoine culturel et naturel
Une dizaine de recommandations a sanctionné la réunion d’évaluation du programme de formation « Entreprenariat sur les sites du patrimoine mondial africain » tenue du 19 au 21 mai dernier, à l’Ecole du patrimoine africain (EPA) à Porto-Novo. Ce programme, faut-il le rappeler, a été mis en place par le Fonds pour le patrimoine mondial africain (FPMA) créé en 2006 pour assister les Etats africains à améliorer la conservation de leur patrimoine culturel et naturel, conformément aux dispositions de la convention du patrimoine mondial. Il s’agit d’améliorer les moyens de substance des communautés riveraines des biens du patrimoine mondial tout en assurant une conservation efficace des sites.
La réunion de Porto-Novo qui a pris fin hier a permis aux participants venus de plusieurs pays dont le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, la France, le Gabon, le Kenya, Madagascar, le Sénégal et la Zambie d’évaluer les activités réalisées dans le cadre de ce programme, de proposer un format et un cadre opérationnel pour améliorer les résultats du programme. Et afin d’envisager de nouvelles actions susceptibles d’améliorer les bénéfices concrets que les communautés pourraient avoir du statut de «patrimoine mondial», y compris en termes de tourisme.
Encore des challenges à relever
Pendant les travaux, les participants ont noté avec satisfaction que la mise en œuvre de la première phase du programme (2013-2015) qui s’achève a connu quelques progrès au niveau des sites pilote retenus pour le projet. Mais il reste beaucoup de challenges à relever. C’est pourquoi, la réunion d’évaluation de Porto-Novo a pris plusieurs résolutions tirant leçon des insuffisances de la phase expérimentale du programme, selon Karalyn Monteil, spécialiste adjointe du programme Unité Afrique à l’UNESCO, qui a prononcé le mot de clôture des travaux. Au nombre des recommandations, la réunion a retenu la nécessité pour les communautés de s’assurer que les activités sélectionnées qu’elles veulent entreprendre doivent d’abord et avant tout être bénéfiques au site du patrimoine mondial en question, en écartant les menaces et en contribuant à sa conservation. Mieux, avant de retenir ces activités à entreprendre, elles doivent faire une analyse du site ensuite identifier et prioriser leurs potentialités. Ces assurances sont de mise en amont pour éviter l’échec de l’activité. Les porteurs de projet devront penser le financement de leurs activités à travers le Partenariat public-privé, les bailleurs de fonds, les ONG et autres institutions. Aussi, l’atelier de Porto-Novo recommande-t-il aux entrepreneurs intéressés de suivre l’exemple des approches communautaires des conventions 2003 de l’UNESCO basées sur l’entreprenariat industriel et culturel.
Signalons que le programme «Entreprenariat sur les sites du patrimoine mondial» est mis en œuvre par l’EPA au Bénin pour les pays francophones et lusophones et CHDA pour les pays anglophones, vise à renforcer les capacités de gestion des activités socio-économiques basées sur les ressources du patrimoine.

Un important lot de matériels de ménage, de jardinage et de construction a été remis mardi 19 mai dernier aux groupements de femmes et aux sinistrées des villages de la zone périphérique de la commune de Djougou, suite à la pluie torrentielle du 26 août 2014, par la ministre en charge de la Famille.
Dix sacs de riz, 40 paquets de tôle, 160 nattes, 15 paquets de pointe, 200 moustiquaires, 10 cartons de sardine, 20 bidons d’huile, des marmites et glacières et bien d’autres ustensiles ont été remis par Naomie Azaria, ministre en charge de la Famille aux groupements de femmes et aux sinistrés de la pluie torrentielle du 26 août 2014. En présence de Déré Chabi Nah, représentante du préfet des départements de l’Atacora-Donga, du maire Micaël Bassabi Djara et de sa majesté le roi Kpétoni Koda VI, cette dernière a voulu par ce geste exprimer la solidarité nationale à l’égard de ces sinistrés et contribuer également à l’autonomisation des femmes à travers l’accompagnement des groupements féminins dans leurs activités génératrices de revenus.
A son avis, la femme est le nœud de tout développement. Et le gouvernement en est conscient en œuvrant chaque jour pour son plein épanouissement. Aussi en a-t-elle appelé à une distribution équitable des dons tout en invitant les groupements de femmes n’ayant pas encore reçu les leurs à la patience.
Pour le maire de la commune de Djougou, l’économie locale est animée par les femmes et cet appui du gouvernement permettra d’améliorer considérablement les activités génératrices de revenues dans la commune. Il a ajouté par ailleurs que le passage de la tornade du 26 août 2014 a fait 522 sinistrés. 194, à ses dires, ont été assistés tandis que 328 autres étaient toujours en attente d'être assistés. Le présent don permettra donc de soulager une fois encore un certain nombre parmi eux. Il a saisi l’occasion pour attirer l’attention de la ministre sur la situation du village de Dangoussar saccagé et incendié lors des échauffourées entre ses habitants et ceux du village Baréi. 24 maisons, a souligné Micaël Bassabi Djara, ont été détruites pendant ces malheureux incidents, juste au lendemain des élections législatives.

Le processus de désignation du tout nouveau roi de Parakou devrait connaître son épilogue hier jeudi 21 mai avec le choix du successeur d’Akpaki Boukoukinnin II décédé en septembre 2014. Mais c’est dans une confusion totale faite de contestations et de menaces que s’est achevée la réunion du collège électoral de neuf membres qui a siégé dans la soirée d’hier aux résidences Coteb à Parakou.
A la fin de la séance placée sous haute surveillance policière, Bininsi Worou Massiya Abou aurait été désigné parmi 14 candidats en lice et provenant de cinq lignées royales. D’autres évoquent le nom de Yo-Sounon Massiya Aboubacar qui serait la même personne. Le processus de désignation de cet alpha âgé de 57 ans, résidant à Baka Assagbinin à la périphérie de Parakou, est aussitôt contesté par les autres candidats et leurs partisans. Certains menacent même quiconque oserait mettre pied dans la case ronde du palais royal pour prétendre subir les cérémonies et rites devant conduire à son intronisation. Une vive tension règne désormais entre les frères et sœurs qui reconnaissent le trône de Parakou comme leur patrimoine ancestral.
La succession à ce trône a toujours donné lieu dans le passé à une guerre sans merci qui décime les prétendants les moins « puissants » ainsi que leurs femmes, enfants et autres proches. L’on se rappelle que le successeur d’Akpaki Dagbara décédé en 2004, n’a été connu qu’en 2012, soit huit ans après sa mort. L’instituteur à la retraite et ancien député à l’Assemblée nationale, Akpaki Boukoukinnin II, de son nom à l’état civil, Barthélémy Bourou, n’aura régné que deux ans, après avoir pris le trône trois mois seulement après la mort de son principal rival.
Affaire à suivre !
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Société 22 mai 2015

Par décisions N°082/ARCEP/PT/SE/DMP/DRI/DAJRC/GU, 083/ARCEP/PT/SE/DMP/DRI/DAJRC et 084/ARCEP/PT/SE/DMP/DRI/DAJRC/GU du 19 mai 2015, L'ARCEP-Bénin sanctionne des opérateurs mobiles.
L'ARCEP-BENIN met en demeure les opérateurs SPACETEL BENIN et ETISALAT BENIN de rembourser aux consommateurs les crédits surfacturés.
Glo MOBILE Bénin est sommé de faire valider ses plans tarifaires dans un délai de 72heures par l'ARCEP-BENIN.
La première session ordinaire du mois de mai de l’ARCEP-BENIN a été consacrée entre autres, à l’examen des dossiers de surfacturation des services de télécommunications aux abonnés par certains opérateurs de téléphonie mobile. En effet, pour motifs de dysfonctionnement dans leur système de facturation, trois opérateurs de téléphonie mobile écopent de mises en demeure de l’ARCEP-BENIN. La sanction consiste à rembourser les crédits prélevés à certains abonnés, suite au dysfonctionnement du système de facturation. Le montant total du remboursement s’élève à la somme de cent soixante seize millions cent soixante quatorze mille huit cent quarante six Francs (176 174 846 CFA).
Ces opérateurs sont sommés de : - procéder au remboursement des abonnés impactés par les dysfonctionnements de leur système de facturation ;
- soumettre à l’ARCEP-BENIN, préalablement au remboursement, la liste des abonnés concernés, le montant du remboursement à effectuer au profit de chacun d’eux ainsi que les modalités pratiques du remboursement ;
- transmettre à l’ARCEP-BENIN, soixante-douze (72) heures au plus tard après le remboursement des abonnés, la liste des abonnés ayant bénéficié du remboursement ainsi que le montant du remboursement effectué au profit de chacun d’eux ;
- réparer toutes les anomalies sur l’ensemble de ses équipements intervenant dans la facturation des services aux abonnés et de communiquer les plans tarifaires en vigueur sur son réseau à l’ARCEP-BENIN.
Source : Cellule de communication/
ARCEP-Bénin

Une dispute entre un conducteur de taxi-moto communément appelé zémidjan et des militaires en faction devant l’agence Ecobank de Sègbèya à Cotonou, a dégénéré hier, jeudi 21 mai. Une situation qui a entraîné des échauffourées qui ont causé des dégâts matériels avec au finish la mort du conducteur de taxi-moto qui aurait reçu plus de sept balles dans le corps.
Le quartier Akpakpa a connu des échauffourées dans la mi-journée d’hier. Des dizaines de jeunes et des conducteurs de taxi-motos appelés zémidjan ont bravé le soleil ardent sur le pavé de la paroisse Sacré-cœur pour manifester leur mécontentement après qu’un militaire ait tiré à balle réelle sur un conducteur de taxi-moto qui par la suite aurait rendu l’âme.
Selon des témoins rencontrés après le drame, le conducteur de taxi-moto aurait refusé d’obéir aux ordres des agents de sécurité de l’Agence Sègbèya d’EcoBank Bénin. «Le conducteur venait de déposer un client de la banque. Les agents de sécurité lui ont indiqué de ne pas garer devant l’agence, mais celui-ci n’a pas obtempéré. Il s’en est suivi un échange d’injures. L’un des trois militaires présents lui a intimé l’ordre de partir immédiatement mais celui-ci n’a pas bougé d’un iota. C’est en ce moment-là qu’il l’a frappé avec sa ceinture pour l’obliger à quitter la devanture de la banque. Dans la foulée, des conducteurs de zémidjan sont venus en renfort à leur collègue et ont engagé un bras de fer avec les militaires. L’un deux a fini par tirer», a expliqué Ferdinand Dama, un conducteur de taxi-moto témoin des faits. Un autre conducteur explique que suite à cet affrontement, des manifestants ont cassé à coup de pierre la porte vitrée de la banque avec à la clé des slogans hostiles au régime en place avant d’être maitrisés par les forces de l’ordre. Le conducteur de taxi-moto qui a reçu des balles à été transporté d’urgence à l’hôpital.
L’appel au calme du DGPN
Outre le conducteur de taxi-moto transporté d’urgence, des dégâts matériels ont été enregistrés. Les manifestants qui ont suivi l’affrontement entre les militaires et les conducteurs de taxi-moto, ont été maîtrisés par les forces de l’ordre. Celles-ci ont tiré des gaz lacrymogènes qui ont causé des dégâts.
Juliette Anato était dans son salon quand subitement un gaz s’est écrasé sur le toit y laissant une large ouverture.
Le directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon informé, s’est aussitôt rendu sur les lieux et aussi au chevet de dame Juliette qui sentait encore les effets du gaz lacrymogène.
Louis Philippe Houndégnon a profité de l’occasion pour lancer un appel au calme à la population.

Amener les jeunes à se prendre en charge à travers des créations artistiques dans le but de contribuer à la création d’emploi au niveau communal, montrer l’importance des arts dans le développement local, promouvoir le marché d’art sur le plan communal, offrir des opportunités culturelles aux meilleurs jeunes sur les plans national et international. Ce sont les objectifs majeurs du Marché international des arts du Bénin et d’Afrique (MIABA) dont les activités, démarrées depuis quelques jours, prennent fin le 28 mai prochain.
L’association contes et légendes d’Afrique noire (CLAN) a fait depuis une dizaine d’années, de la promotion de l’art au quotidien, et de sa participation au processus de réduction de la pauvreté au Bénin, une préoccupation majeure. Elle se bat pour arriver à cette fin et l’illustre de fort belle manière à travers le Festival international de marionnettes, contes et humours (FESTIMACH) qu’elle organise depuis 2006 à Grand-Popo et qui se tient tous les deux ans. Cet évènement a surtout permis de « révolutionner le secteur culturel et d'unir des marionnettistes, conteurs et humoristes issus de plusieurs pays de la sous-région et la Finlande». Mais cela ne semblait pas suffisant aux yeux de Georges Agbazahou, président de l’association CLAN et de ses compères. Ceux-ci ont donc entrepris une autre initiative, toujours dans la perspective de «promouvoir la culture béninoise et de la porter toujours sur la scène internationale». C’est de ce dernier vœu qu’est né depuis 2010, le Marché international des arts du Bénin et d’Afrique (MIABA).
Cette année, l’évènement se dévoilera à travers deux temps forts. Le premier a déjà eu droit de cité, du 13 au 16 mai dernier à la Maison des jeunes de Natitingou. Il portait notamment sur un atelier de formation des jeunes sur le Batik. L’objectif visé ici, c’est d’apprendre aux jeunes ciblés, comment préparer les couleurs pour donner de la valeur aux tissus africains, aux tee-shirts, rideaux, pantalons… «bref donner une autre imagination culturelle et artistique à nos modes vestimentaires», soulignent les initiateurs qui y voient déjà, une manière d’aider ces jeunes à « s’inspirer de leur environnement culturel pour réaliser des décorations artistiques».
Acte2 : Grand-Popo
La deuxième activité de MIABA aura lieu à Grand-Popo en marge des festivités de la fête patronale «Nonvitcha». Elle portera entre autres sur des expositions d’arts, concerts de la danse africaine traditionnelle, atelier, spectacles de la danse, marionnette et échasse et enfin le sport. Il s’agira concrètement, selon le président du CLAN, Georges Agbazahou, «de propulser de jeunes artistes au devant de la scène culturelle et artistique». Le MIABA compte alors mobiliser autour d’eux, aussi bien au niveau national qu’international, des artistes plasticiens, musiciens, chanteurs, artisans, percussionnistes et danseurs qui viendront des pays comme le Togo, le Mali, le Burkina Faso et la Finlande. L’évènement s’annonce aussi comme une opportunité de brassage artistique et culturel qui sera renforcée et favorisée par des autorités politico-administratives. Cette seconde phase qui démarre ce vendredi 22 mai, va durer jusqu’au 28 mai prochain.
Culture 22 mai 2015

Lorsqu’on a ses deux géniteurs qui sont des artistes aux talents avérés, on ne fuit pas son destin, celui de laisser éclore les antigènes reçues de l’atavisme. Frank Armel Ahéhéhinnou n’a pas dérogé à cette tradition. Et demain, à l’espace Tchiff, l’artiste en herbe se laissera découvrir.
Demain samedi 23 mai sera sans doute pour l’artiste de la musique béninoise Assi Kiwa, un grand jour. Elle, tout comme le public qui effectuera le déplacement verront évoluer sur la scène de l’espace Tchiff, son fils Frank Armel Ahéhéhinnou, connu sous le nom d’artiste «Frankarmel». Bercé sans doute par les airs de sa mère, peut-être avec l’aide de son père aussi, bassiste, le jeune garçon s’est laissé guider par la musique. Il y a pris goût très tôt. Et ce qui était censé n’être qu’une passion va se muer en profession. Depuis sa signature avec la maison de production Eden Music, de Fabrice Cosi, l’artiste en herbe a changé totalement de personnalité et sa musique n’est pas restée en marge de cette transformation. Apres la sortie de son single «Lébé Na Wo» et de la vidéo de cette belle chanson qui tournent actuellement, il projette son premier spectacle live pour demain, samedi 23 mai à partir de 20h précises à l’espace Tchiff. Une aubaine pour découvrir sa nouvelle couleur musicale qu’il appelle lui-même «Afro groove». Demain soir donc, l’étoile montante se fera découvrir.
Culture 22 mai 2015

Les acteurs des médias béninois qui séjournent en Chine depuis le 7 mai dernier, ont visité, mercredi 20 mai dernier, la société Startimes. Les échanges avec les dirigeants et experts de ladite société, leur ont permis de se faire une idée de son niveau de développement dans le domaine de la télévision numérique, son implantation en Afrique de même que de la coopération internationale.
La vocation de la société Startimes est noble : permettre à chaque famille africaine d’avoir accès à la télévision numérique, de s’y abonner et de l’apprécier dans toutes ses dimensions. Avec sa haute technologie, elle envisage de devenir l’opérateur de la télévision numérique le plus influent en Afrique. L’intégration des systèmes de réseaux de la télévision numérique, le service de la télévision payante, la transmission des signaux de la télévision numérique, le service de l’Internet et de multimédias mobiles..., sont entre autres, les principales prestations qu’elle fournit.
Pour atteindre ses objectifs, elle s’appuie fortement sur une main d’œuvre chinoise et africaine. Son marché principal se trouve en Afrique. Sur un total de quatre mille employés, seulement 25% sont à Pékin en Chine. Les 75% restants sont des Africains qui travaillent sur le continent. Au Bénin, c’est l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (ORTB) qui constitue son relais. Elle a été officiellement enregistrée dans le pays en 2011.
Startimes développe un marché d’exploitation à grande échelle. Actuellement, se réjouissent ses dirigeants, la société est devenue l’opérateur de la télévision numérique ayant le plus rapide développement en région panafricaine. La société fait surtout de la coopération internationale, une priorité. C’est ce qui justifie depuis 2007, l’enregistrement et la création de ses filiales dans vingt-trois pays africains, tels que le Bénin, le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Ouganda….
A en croire sa vice-présidente, Guo Ziqi, ses œuvres en Afrique encouragent les échanges culturels et la coopération entre la Chine et les pays africains. Elles visent également à promouvoir le développement de la télévision numérique en Afrique à grand pas et à approfondir l’amitié sino-africaine. Startimes, a-t-elle poursuivi, intervient également sur les questions d’exploitation en Afrique et fournit les services de satellite.
C’est un groupe de média qui met ensemble l’intégration des systèmes, de la fourniture de la technologie et de l’opération de réseaux, a-t-elle développé.
La vice-présidente se réjouit de ce qu’à travers ses services et sa marque, Startimes «soit en train d’enrichir et d’améliorer la vie spirituelle et culturelle du peuple africain, en avançant très rapidement afin de devenir un groupe de médias influent dans le monde entier».
Selon ses explications, Startimes est une société technique de haute et de nouvelles technologies, une société clé pour l’exportation culturelle.
Startimes a été fondée en 1988 et son quartier général se trouve à Beijing en Chine.
Par Maryse ASSOGBADJO (Envoyée spéciale en Chine)
International 22 mai 2015