La Nation Bénin...
Nouvelles

Dans le cadre de leur séminaire en Chine, les journalistes béninois ont visité samedi 16 mai dernier, la Cité interdite et la place Tian anmen. Deux monuments touristiques de renom implantés au centre ville de Beijing, la capitale de la République populaire de Chine.
La place de Tian anmen est l’un des bâtiments célèbres de Pékin. Selon l’histoire de la Chine, elle est la «plus grande place du monde». Son appellation en français signifie, «Place de la porte de la Paix céleste». Elle est érigée en plein cœur de la ville de Pékin.
Avec une superficie d’environ 44 000 mètres carrés, elle s’étend sur 880 mètres du Nord au Sud et 500 mètres de l’Est à l’ouest. Cette place regroupe quatre différents sites, à savoir le mausolée du premier président de la République populaire de Chine, Mao Zedong, l’Assemblée nationale, le Musée national de l’histoire de la Chine et le monument des héros de la 2e guerre mondiale. Elle doit notamment sa célébrité aux nombreux évènements qui se sont déroulés au cours de l'histoire du pays, dont les changements de gouvernements.
C’est également là que se déroule le défilé militaire annuel de la fête nationale du pays, les 1er octobre.
Sur le fronton de la « porte de la Paix céleste» est suspendu un portrait de Mao Zedong, avec les inscriptions «Vive la République populaire de Chine» et «Vive la solidarité du peuple chinois», a expliqué le guide, Jiang Zhi Xing, à la délégation des journalistes béninois.
Après la place Tian anmen, la délégation a mis le cap sur le «Palais impérial». Anciennement connu sous le nom de la «Cité interdite», le Palais impérial était celui des empereurs pendant les dynasties Ming et Qing. C’est un chef-d’œuvre unique de l’architecture antique, dont les bâtiments sont construits en bois anciens. Il ressort de la présentation générale faite de ce lieu par notre guide, qu’il est «la plus complète et la plus grande du monde». Le nom de la Cité interdite, explique-t-il, tient au fait que par le passé, son accès était interdit au public, car la résidence privée de l’empereur s’y trouvait. L’autre raison qu’il en donne, est liée aux femmes du roi, à qui les entrées et les sorties étaient très strictes. Pour rappel, le Palais impérial a été fondé par Zhu Di de la dynastie Ming en 1406. Sa construction s’est achevée en 1420. Il couvre une superficie d’environ 725 000 mètres carrés. On compte en son sein, neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix- neuf chambres
Par Maryse ASSOGBADJO (Envoyée spéciale en Chine)
International 19 mai 2015

Officiellement réceptionnés en janvier dernier par le chef de l’Etat, les deux nouveaux portiques de Bénin Terminal sont désormais aptes à opérer. Une bonne nouvelle pour le Port de Cotonou dont l’amélioration de la productivité lors des opérations commerciales des navires reste une priorité absolue.
Deux mois après leur réception officielle par le président de la République et Vincent Bolloré, les deux nouveaux portiques de Bénin Terminal sont désormais opérationnels au Port de Cotonou depuis le 16 mai dernier. Les techniciens chargés du montage et des réglages de ces nouveaux engins de manutention ont mis les bouchées doubles afin qu’ils soient fonctionnels dans les délais. Grâce à l’amélioration des productivités, ces équipements permettront à Bénin Terminal de réduire la durée des escales des navires au Port de Cotonou et ainsi permettre d’accueillir un plus grand nombre de navires et donc de traiter plus de marchandises pour accompagner la croissance du Bénin. La mise en service de ces deux portiques de dernière génération, permettra à terme d’augmenter les volumes traités par le terminal du Quai sud, passant ainsi de 400 000 conteneurs équivalent 20 pieds à 560 000 par an.
D’un poids de 1200 tonnes, chaque portique a la technologie pour traiter 30 mouvements par heure en moyenne, et est dotée d’une capacité de levage de 60 tonnes sous spreader pour une portée de 47 mètres équivalent à 17 rangées de conteneurs à bord d’un navire. En mode «twinlift», ils permettent de charger ou de décharger les conteneurs 20’ par deux, ce qui représente un accroissement de productivité non négligeable. Dotés d’un mode de fonctionnement semi-automatique, ils permettent un chargement et un déchargement plus rapides et plus sûrs des navires porte-conteneurs.
L’installation de ces deux engins de dernière génération porte désormais à quatre le nombre de portiques sur Bénin Terminal, filiale du Groupe Bolloré au Port de Cotonou. Leur coût global est de 13 millions d’euros, soit près de 9 milliards de francs CFA.
10 nouveaux portiques attendus
En plus de ces portiques de quai, 10 nouveaux portiques de parc (RTG) sont en cours d’acquisition par Bénin Terminal dont 05 seront livrés fin août, ce qui permettra d’augmenter la capacité de stockage des terre-pleins et répondre ainsi aux demandes croissantes du marché régional. Dès que l’achèvement des travaux confortatifs sera officiellement prononcé par les Autorités portuaires, ce sont des navires allant jusqu’à 13,5 mètres de tirant d’eau qui pourront ainsi escaler à Cotonou.
«Le Port de Cotonou doit être à la hauteur des défis futurs que va induire la mise en exploitation de la ligne de chemin de fer Cotonou-Niamey », avait indiqué Vincent Bolloré, PDG du groupe éponyme, le 14 janvier dernier lors de la réception officielle des nouveaux portiques. Pour les autorités béninoises, l’arrivée de ces engins s’inscrit dans la dynamique de modernisation du port de Cotonou pour répondre à leur ambition d’en faire un hub de négoce et de logistique au profit des pays de l’hinterland.
La mise en service de ces nouveaux portiques constitue une bonne nouvelle pour le Port de Cotonou, qui grâce aux travaux confortatifs devra augmenter ses capacités d’accueil des navires. La fin des travaux confortatifs est prévue pour la fin du mois de mai. Si le Port de Cotonou a gagné la bataille de la célérité dans les procédures de formalités portuaires, grâce à l’installation de son guichet unique, il reste toujours confronté à celui de l’enlèvement physique des marchandises en un temps record. Les nouveaux portiques installés ainsi que l’arrivée des portiques de parc annoncée par Bénin Terminal avant la fin de cette année viendront donc accroitre ses chances de répondre totalement à ce défi de compétitivité.

(Lire le communiqué)
Nos compatriotes ont appris avec une certaine angoisse la suspension de l’aide au Bénin des Pays-Bas en raison des irrégularités relevées par le Cabinet Fiducia Consulting Group (FCG) dans la gestion des ressources financières du Programme pluriannuel d’appui au secteur Eau et Assainissement (PPEA-II).
Nos compatriotes sont préoccupés par la nécessité de faire toute la lumière sur ces irrégularités et d’obtenir dans les meilleurs délais la levée de la suspension.
Dans la même logique que les populations, le gouvernement du Bénin s’est immédiatement attelé de concert avec les Pays-Bas à créer les conditions de rétablissement au plus tôt de la coopération entre les deux pays. Notre peuple a suivi avec espoir les dispositions immédiates prises par le gouvernement à cet effet. Malheureusement, on peut constater que certains de nos compatriotes ne s’inscrivent pas dans cette inquiétude qui a gagné les Béninois et sont loin d’œuvrer à la normalisation de la situation née des irrégularités constatées au PPEA-II.
Ainsi, ces compatriotes par presse interposée s’emploient à en rajouter à la situation. Ils procèdent à des amalgames qui n’ont d’autre raison d’être que de compliquer cette situation déjà hautement dommageable à l’image de notre pays, de mettre le peuple en colère et de renforcer la défiance des partenaires à l’égard du gouvernement.
En effet, on peut lire dans le n°1544 du quotidien Le Meilleur du 13 Mai 2015 : «Affaire détournement de trois milliards de francs CFA issus des Pays-Bas, voici comment le gouvernement voulait camoufler le dossier». Le quotidien s’appuyant sur un relevé du Conseil extraordinaire des ministres du 7 avril 2015, insinue que le gouvernement a «sommé» les sociétés d’Etat et les opérateurs GSM de mobiliser la somme de trois milliards destinés à "faire croire aux autorités des Pays-Bas que le projet de réalisation des forages d’eau potable en zone rurale ne souffrait d’aucune difficulté".
Selon ce quotidien, le gouvernement s’est engagé dans du faux, faisant preuve d’un machiavélisme inadmissible dont l’objet serait de camoufler le trou financier occasionné par les irrégularités enregistrées au PPEA-II par l’utilisation des fonds collectés au niveau des sociétés d’Etat et des GSM.
En fait, de quoi s’agit-il ? Tout le monde sait que le besoin d’eau potable est énorme dans nos villes et campagnes. Aussi le gouvernement a-t-il cru devoir compléter l’important dispositif existant de fourniture d’eau mais insuffisant à satisfaire nos besoins par un programme national d’approvisionnement en eau potable des populations notamment en zones rurales.
Il est à souligner que le seul lien entre le Programme pluriannuel d’appui au secteur Eau et Assainissement et ce que le journal Le Meilleur appelle camouflage reste et demeure la volonté du Gouvernement de satisfaire les besoins en eau des populations. Les insinuations du journal Le Meilleur, une fois encore, ne sont qu’amalgame et désir d’opposer les populations au gouvernement, une contribution destinée à approfondir la stratégie en cours de renforcement du déficit de confiance entre notre peuple et ses dirigeants. Du reste, comment comprendre que cette décision destinée à faire du faux et à camoufler un détournement, comme le prétendent le quotidien Le Meilleur et des hommes politiques, ait été largement publiée dans un communiqué du Conseil des ministres ?
En tout état de cause, la mobilisation de ressources financières par le canal des sociétés d’Etat et les GSM n’est rien d’autre qu’un programme national complémentaire du dispositif existant. Il est prévu qu’il soit exécuté par un comité de pilotage comprenant les membres de l’Agence des grands travaux et nos partenaires des GSM et entreprises d’Etat. L’expertise du PNUD pourrait être mise à contribution. Ainsi, ce programme national sera bel et bien lancé et mené à terme. Des centaines de puits seront forés pour étancher la soif de nos vaillantes populations. Le journal Le Meilleur, est donc invité, au côté du peuple béninois, à suivre la mise en œuvre du Programme d’urgence 2015 d’alimentation en eau potable en zone rurale par le gouvernement dont la concrétisation sera un démenti cinglant à l’œuvre de déstabilisation et d’amalgame visée par le quotidien Le Meilleur en sa parution du 13 mai 2015.
Fait à Cotonou, le 17 mai 2015
Le secrétaire général
du gouvernement
Alassani Tigri
Actualités 19 mai 2015

Le chef de l’Etat s’est rendu samedi 16 mai dernier à Djougou pour annoncer aux populations, la fin imminente du calvaire qu’elles vivent dans l’approvisionnement en eau potable.
D’ici janvier 2016, le calvaire que les populations de Djougou vivent en matière d’approvisionnement en eau potable ne serait plus qu’un mauvais souvenir pour elles. C’est la promesse que leur a faite le chef de l’Etat samedi 16 mai dernier.
Eprouvées durement par l’assèchement de la seule retenue d’eau pendant ces derniers mois, les populations peinent à disposer d’eau potable pour satisfaire à leurs besoins vitaux. La visite de Boni Yayi vise à leur redonner espoir. Et c’est avec l’intime conviction que leurs peines seront soulagées qu’il s’est adressé aux populations, notables et sages de la commune ainsi qu'aux autorités politico-administratives. « Les travaux de renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable du centre secondaire de Djougou avancent normalement. Je suis venu vous dire d’avoir un peu de patience et de courage. D’ici janvier 2016 vos souffrances en matière d’eau potable seront conjuguées au passé», a-t-il confié.
Face à la retenue d’eau qui polarise l’attention des populations, vu qu’elle joue un rôle important dans l’approvisionnement des ménages, les dispositions prises par les autorités pour renforcer les capacités de l’ouvrage et favoriser l’accès à l’eau potable en quantité et en qualité, ont été dévoilées.
Reconnaissant que cette retenue n’arrive pas à satisfaire aux attentes et besoins en eau potable des populations, David Babalola, directeur général de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB), a rassuré que des efforts sont faits pour mettre en place des ouvrages susceptibles d’endiguer les dysfonctionnements notés au niveau de cette infrastructure. «Au moment où ce barrage a été réalisé, Djougou comptait moins de 8.000 habitants mais actuellement cette population a été multipliée par dix et c’est pour répondre aux besoins actuels que le projet de renforcement a été mis sur pied», souligne-t-il. Il ajoutera que l’accord de prêt et les contrats ont été déjà signés et que les travaux de raccordement des forages de Bariénou aux réseaux de stockage et de distribution de la SONEB se feront dans les plus brefs délais. Selon eux, les tuyaux de canalisations pour le raccordement des forages ont été commandés, un fait loin d’être une supercherie comme le laissent croire certains.

Plusieurs blessés dont des policiers et un enfant atteint grièvement par balle, puis un véhicule de police complètement saccagé. C’est le bilan d’une altercation survenue dans la matinée du samedi 16 mai dernier entre des agents de la police et des habitants du quartier Yarakinnin dans le 1er arrondissement de Parakou.
Tout est parti de l’interpellation d’un conducteur de camion qui aurait forcé une barrière de contrôle. Poursuivi par les policiers, le chauffeur s’est réfugié dans ce quartier populeux. Il sera par la suite arrêté et menotté. Des témoins de l’arrestation musclée se sont révoltés. Des badauds s’en sont pris aux policiers en leur jetant des pierres. La police a alors ouvert le feu. Un enfant a été malencontreusement touché par balle et a été transféré d’urgence au Centre hospitalier départemental (CHD-Borgou) par la suite. S’ensuivent des violences inouïes qui ont fait plusieurs blessés dont des policiers. Un véhicule d’intervention de la police a été complètement endommagé par les protestataires qui ont même menacé de brûler le commissariat de police. Le calme n’est revenu que plus tard dans ce quartier redoutable et redouté pour les actes de violence. Aux dernières nouvelles, le pronostic vital de l’enfant atteint par balle ne serait pas engagé.

Le Bénin à l’instar de la communauté internationale a célébré la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information. La célébration de cette année coïncide avec les 150 ans de la création de l’Union internationale des Télécommunications (UIT). Les manifestations ont eu lieu vendredi 15 mai dernier, au palais des Congrès de Cotonou en présence du ministre en charge de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Jean Gbéto Dansou.
«Les télécommunications et les TIC : moteurs de l’innovation», c’est le thème retenu cette année pour la célébration de la Journée mondiale des Télécommunications et de la société de l’information. Elle est célébrée le 17 mai par tous les pays membres de l’Union internationale des Télécommunications (UIT). Elle marque aussi l’anniversaire de la signature de la première convention télégraphique internationale. Cette année les manifestations se sont déroulées au palais des Congrès de Cotonou, en présence du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Jean Gbéto Dansou. Au cours de la cérémonie, Ambroise Zinsou, directeur général des Communications électroniques et de la Poste a indiqué, que la célébration de cette journée vise à rassembler les différents acteurs intervenant dans le secteur des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Elle va permettre également de faire le bilan des efforts consentis dans le domaine de la communication et de l’information afin de dégager les nouvelles perspectives pour les 150 années à venir. Houlin Zhao, secrétaire général de l’UIT a, dans son message, adressé à la communauté internationale, fait la genèse de son institution qui est née en 1865 et qui a pu être performante au cours de ces dernières années, et ce, malgré les nombreuses difficultés qu’elle a rencontrées. Houlin Zhao a aussi promis que les prochaines années une attention particulière sera accordée aux petites et moyennes entreprises intervenant dans le domaine des télécommunications et des TIC. Ceci, pour mieux répondre à leur slogan qu’est : "innover ensemble".
Le MCTC impressionné
Pour sa part, le ministre Jean Gbéto Dansou, s’est dit impressionné des grandes avancées connues par les systèmes de communication ces dernières années tant sur le plan de la vitesse qu’au niveau des services innovants et leur diversité. Pour le ministre, la mise en place du réseau 4G, une des technologies de transmission de données qui est en cours de déploiement et son exploitation dans les tout prochains jours permettront au Bénin d’atteindre les objectifs que s’est fixée l’UIT.
Au cours de la cérémonie, un bilan des différentes actions conduites dans le domaine des télécommunications a été présenté à l’assistance. Il a été également procédé à l’analyse de l’impact que pourrait avoir ces innovations sur les différentes activités menées. Il était aussi question d’échanger avec les acteurs nationaux et internationaux sur l’usage des télécommunications et des TIC et la mise en place de la stratégie pour l’utilisation accrue des TIC dans tous les domaines d’activités. Des trophées et des récompenses seront décernés aux universités et aux lauréats des concours JMTSI 2015 afin d’encourager l’innovation et l’excellence.
Il est à noter que les manifestations officielles des 150 années d’existence de l’UIT se sont déroulées hier, dimanche 17 mai, à Genève.
Actualités 18 mai 2015

«La libre circulation des personnes et des biens». C’est le thème des séances de sensibilisation que la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) organise depuis vendredi 15 mai dernier dans les départements du Mono et du Couffo. Ces assises qui prennent fin vendredi 22 mai prochain visent à rappeler les règles qui encadrent les relations entre les Etats de l’Union.
Douaniers, policiers, forestiers et autres unités de l’Armée de même que des civils ne se sont pas fait prier pour répondre à l’appel de la Commission de l’UEMOA dans le cadre des séances de sensibilisation sur «La libre circulation des personnes et des biens».
Avant les communications qui ont meublé la séance vendredi dernier, un film documentaire et des échanges portant sur des expériences liées aux réformes communautaires en cours, toutes choses devant meubler les assises proprement dites, place a été d’abord faite à des allocutions. Dans la série, il y avait celle du représentant du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Daniel Zinsou Tchékounou. C’est d’ailleurs de lui que viendra l’onction officielle de la séance.
Pour Daniel Zinsou Tchékounou, «La libre circulation des personnes et des biens constitue un maillon déterminant dans la construction du marché commun». Il dira d'ailleurs que c’est même «le fondement de l’intégration régionale» voulue à travers la mise en place de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). C’est donc à juste titre que la représentation locale de la Commission de l’UEMOA a décidé de débattre du sujet dans un contexte où les axes routiers des pays de l’espace UEMOA connaissent un nombre élevé de barrières et des tracasseries fréquemment dénoncées. Lesquels obstacles-clé surviennent peut être par faute d’une bonne interprétation des textes.
Quant au choix du Mono-Couffo pour abriter les assises, le représentant résident de la Commission de l’UEMOA, Badjibassa Babaka explique que ces deux départements sont devenus un «passage obligé pour des transactions commerciales et économiques avec les pays comme le Togo, le Ghana et le Nigeria». Mais pour qui connaît cette zone sait qu’elle abrite les ressortissants de ces Etats tout comme ceux de bien d’autres pays qui s’y établissent et s'intègrent. Autant dire que si les huit pays de l’UEMOA doivent se fondre un jour en un seul Etat, cela dépendra de l’amélioration qualitative de la vie au sein des zones frontalières et entre les diverses communautés. Et c’est là, l’autre raison qui a motivé le choix du Mono-Couffo frontalier du Togo pour accueillir l’édition 2015 des assises de l’UEMOA pour le compte du Bénin.
A l’occasion des assises, il sera rappelé les dispositions contenues dans les protocoles, actes, règlements, directives et décisions en attendant de parvenir à une identité communautaire, supposant la suppression du visa d’entrée, le droit de résidence ainsi que le droit d’établissement.
Les assises du Mono-Couffo font suite à celles organisées en 2014 au profit des départements de l’Atacora et de la Donga. Parakou ayant été à l’honneur une année plus tôt en 2013 après la tenue des mêmes assises à Cotonou et autres villes en 2012.

Qui l’eut cru! Le député Atao Mohamed Hinnouho au domicile de Me Adrien Houngbédji à Porto-Novo. Les deux personnalités ont échangé dans l’après-midi du samedi 16 mai dernier, quelques heures après l’installation officielle de la 7e législature. Les échanges se sont déroulés à huis clos et ont duré quarante-cinq minutes environ. De quoi ont parlé ces deux députés à un moment où la bataille pour le contrôle du perchoir fait rage ?
«Le vendredi 15 mai 2015, aux environs de 19 heures, j’ai reçu la visite de l’honorable Augustin Ahouanvoèbla qui est venu me présenter de vive voix ses félicitations, et par son téléphone portable, a appelé le président Adrien Houngbédji qui m’a aussi présenté ses félicitations pour mon élection à l’Assemblée nationale. Ce que j’ai jugé bien. C’est ainsi que je me suis dit qu’il faut que j’aille aussi chez le président Adrien Houngbédji de façon fraternelle, courtois et respectueux pour lui présenter aussi de vive voix mes sincères félicitations. C’est ce que je suis venu faire et c’est pour cela que vous me voyez ici», a déclaré Mohamed Atao Hinnouho au sortir du tête-à-tête avec son ancien mentor politique. Les deux personnalités peuvent-elles se retrouver sans aborder la formation du bureau de l’Assemblée nationale ?. «Je suis là à son domicile pour le féliciter par rapport à une démarche précédente. Je crois que nous avons tout le week-end pour aborder ces sujets de tractations en ce qui concerne le bureau de l’Assemblée nationale», a précisé Atao Mohamed Hinnouho, avant de poursuivre que son souhait est que le Bénin aille mieux et que les choses changent véritablement.
Il faut souligner que vendredi 15 mai dernier, Atao Mohamed Hinnouho a déclaré sur des médias qu’à cette date aucun membre de l’Opposition ne l’a encore approché pour aborder avec lui la question de la formation du bureau de la 7e législature. Et qu’il ne votera jamais pour le candidat des FCBE. Cette déclaration a poussé Me Adrien Houngbédji à recevoir son ancien militant. Selon des indiscrétions, les deux personnalités auraient fumé le calumet de la paix. Elles auraient décidé de faire table rase du passé.
On se rappelle, comme si c’était hier, que le jeune député avait été élu sur la liste PRD pour le compte de la 6e législature qui vient de s‘éteindre. Mais une fois au Parlement, il a décidé de rompre les amarres avec le parti de Me Adrien Houngbédji. Il créera son propre parti, le Résoatao pour prendre son destin politique en main. Des militants PRD ne vendaient pas chère sa peau. Pour eux, Atao Mohamed Hinnouho a signé sa mort politique avec cette démission. Car, personne ne quitte le parti, le combat dans son fief et gagne. Des exemples existent à foison. Mais Atao Mohamed Hinnouho a fait exception. Il a pris le risque d’aller aux élections législatives du 26 avril dernier avec son parti Résoatao dans la 15e circonscription électorale reconnue comme le bastion du PRD. Il a réussi à tirer son épingle du jeu faisant tomber ainsi le mythe «Quand on quitte le PRD, on meurt politiquement». De quoi faire mal à Me Adrien Houngbédji et aux militants PRD. Cette colère est désormais du passé. Le maître a besoin aujourd’hui de son ancien élève pour gagner le perchoir. Les deux se sont parlé. Se sont-ils vraiment compris ? Attendons de voir. Seulement, cette rencontre confirme une fois encore qu’en politique deux droites parallèles peuvent converger un jour, si les circonstances l’exigent.

Les 83 députés de la 7e législature ont été officiellement investis dans leurs fonctions, samedi 16 mai dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Ils ont été installés par la doyenne d’âge, Rosine Vieyra Soglo entourée de ses deux plus jeunes collègues, Komi Koutché et Atao Mohamed Hinnouho assurant tous deux, le rôle de secrétaires du bureau d’âge.
C’est parti encore pour quatre années de travaux à l’Assemblée nationale. Les députés élus au terme des élections législatives du 26 avril dernier, ont été officiellement installés dans leurs fonctions par le bureau d’âge. Cette installation éteint définitivement la 6e législature dont le mandat est expiré depuis vendredi 15 mai dernier à minuit. Vive donc la 7è législature !
Tous les députés à l'exception de Basile Ahossi, ont répondu présents à l’invitation de la doyenne d'âge, Rosine Vieyra Soglo. Le quorum a été vérifié par Komi Koutché, le plus jeune du bureau d’âge. Il a lu la décision de la Cour constitutionnelle qui proclame les résultats des élections législatives. Barthélémy Kassa a été le premier député à fouler le sol du palais des Gouverneurs. Il sonnait 8h 50mn. Il était venu tôt pour pouvoir retirer ses attributs de députés. Une formalité qu’il n’a pu remplir la veille. L’ancien ministre en charge de l’Energie et de l’Eau, démissionnaire suite à l’affaire de détournement des fonds de l’aide des Pays-Bas au profit de projet d’eau potable au Bénin, sera suivi du député Alexis Agbélessessi des Forces démocratiques unies (FDU). Le dernier des 83 députés à arriver a été Me Adrien Houngbédji. Il est venu quelques minutes avant la doyenne d’âge.
Comme il est souvent de tradition en de pareilles occasions, certains députés se sont fait accompagner par des parents, amis et même des militants. Mais la foule a été stoppée au portail de l’entrée principale du palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Une horde des forces de l’ordre et de défense y a été déployée à cet effet, pour assurer la sécurité de l’Assemblée nationale et ses alentours. Cette foule en liesse est restée jusqu’à la fin de la cérémonie d’installation.
Que de flèches !
Dans son discours très incisif, la doyenne d’âge, Rosine Vieyra Soglo a souhaité un bon mandat à ses collègues. Son souhait est que cette législature se déroule dans des conditions apaisées comme c’était le cas sous la 6e législature présidée par Mathurin Nago. Elle a félicité ce dernier pour avoir fait preuve de dextérité et de recherche de consensus tout au long de cette législature.
Rosine Vieyra Soglo a saisi l’occasion pour rappeler aux députés l’importance de l’Assemblée nationale, la 2e institution de l’Etat. Ceci dit, l’institution parlementaire mérite, selon elle, respect. Elle ne doit pas être un refuge pour des fossoyeurs de l’économie nationale à la recherche de l’immunité parlementaire pour échapper à la justice. La doyenne d’âge a condamné ce fait. Elle est même allée plus loin en demandant à ses collègues concernés de démissionner pour leur propre honneur et leur dignité. Rosine Vieyra Soglo faisait ainsi allusion surtout à l’actualité du scandale relatif à l’affaire de détournement de plus de 3 milliards FCFA de l’aide des Pays-Bas pour la réalisation du projet d’eau potable au profit de certains villages du Bénin. Un scandale qui a éclaboussé le gouvernement dont en premier chef le ministre en charge de l’Eau, Barthélémy Kassa, élu député à l’issue des élections législatives du 26 avril dernier. L’intéressé a démissionné de son poste de ministre la semaine dernière, mais siège à l’Assemblée nationale où il bénéficie de l’immunité parlementaire. Avec des mots à peines voilés, la doyenne d’âge lui conseille tout comme les autres députés qui traînent aussi des casseroles de renoncer à leurs fonctions de parlementaire pour se mettre à la disposition de la justice.
La doyenne d’âge trouve inconcevable le niveau de corruption au Bénin. Elle est devenue pratiquement un sport national pendant que des populations des villes et campagnes sont en proie à une grave pauvreté et manquent du minimum pour vivre. La lutte contre la corruption doit être traduite dans des actes concrets, insiste la dame de fer de la Renaissance du Bénin avant de lancer officiellement les travaux de cette 7e législature.

Difficile pour les ménages de disposer d’eau dans la commune de Djougou. Puits et barrage asséchés, le calvaire des populations connaît son pic avec des réactions d’humeur.
L’affluence devant l’Ecole primaire publique de Yasmssa-Gah dans le deuxième arrondissement de la commune de Djougou était effarante samedi 9 mai dernier. Femmes et jeunes filles se bousculant pour approvisionner leurs bassines en eau. Un brouhaha indescriptible que les intrus peinent à supporter. Le cliquetis des récipients ainsi que le tintamarre des bidons alignés sur une bonne distance témoignent du calvaire des populations. Tôt le matin et tard dans la nuit, la pompe à motricité humaine érigée dans l’enceinte de cet établissement reçoit un monde fou de demandeurs. Pour des riveraines autant faire l’état de siège pour avoir sa provision d’eau de la journée. « Un pas fait en arrière et vous voilà en difficulté. Vous devez rester sur le qui-vive pour ne pas rater votre tour », prévient Sakinatou qui confie être sur les lieux depuis quatre heures d’horloge. Dépassé par cette foule qu’il a du mal à canaliser, l’exploitant de l’ouvrage se contente de requérir la compréhension des usagers. Mais loin de ses cris, les injures et autres jurons fusent des rangs. Qui pour vitupérer son prédécesseur qui lui aurait pris sa place, qui pour tancer l’exploitant accusé de favoritisme.
Dans cette atmosphère qui ne plaide aucunement à l’entente, les plus endurants s’en tirent avec le liquide précieux. Mais à quel prix !
Arrivé sur les lieux à la première lueur du jour, Seydou ne dégagera son pousse-pousse rempli de six bidons d’eau que bien au-delà de 13 heures. Le visage dégoulinant de sueur, il se fraie un chemin, raccompagné par les huées des femmes l’accusant de faire du business avec sa provision. « Walaï (je vous le jure ! en langue dendi) ce n’est pas un jeu d’enfant. Je perds mon souffle », implore-t-il.
La commune de Djougou, de tradition, connaît pendant les mois d’avril et de mai une pénurie d’eau du fait de l’assèchement de puits et de son barrage. Les robinets d’eau potable, s’ils peinent parfois à remplir les seaux du fait de leur faible flux, débitent des gouttelettes impropres à la consommation. Avec une couleur ocre et une odeur fétide de boue qui ne rassurent guère, les ménages se retrouvent bien dans l’impasse.
Denrée rare
Un véritable calvaire que n’a pas manqué de dénoncer Wallis Zoumarou, tout nouveau élu du peuple dans la 13ème circonscription électorale comprenant la seule commune de Djougou, lors de sa campagne électorale sous la bannière de l’alliance ABT. Très préoccupé par l’assèchement du barrage qui jouxte son domicile, il peine à réaliser que cette denrée aussi vitale pour les populations leur soit privée.
Dans les quartiers populeux tels que Bassala, Yalouwa, Taifa, les populations ne cachent pas leur colère. « Nous ne pouvons pas comprendre une telle situation dans une grande ville comme Djougou. Nous avons l’impression d’être délaissés », confie sèchement Régis Goudou, gérant d’une échoppe.
Dans les rues, des femmes portant des récipients, des conducteurs de tricycles et pousse-pousses remplis de bidons jaunes sont à la recherche de points d’eau. Les robinets dans la journée sont vides.
Si les promesses faites par le chef de l’Etat Boni Yayi le 31 mars 2014 d’endiguer la pénurie d’eau en renforçant les systèmes d’alimentation en eau potable pourraient nourrir l’espoir d’un approvisionnement sans faille à Djougou, il n’en demeure pas moins que les travaux de réalisation de 17 nouveaux forages d’exploitation, de quatre unités de traitements, de réhabilitation de la retenue d’eau de la ville, de réservoir d’eau ainsi que ceux d’extension et de renforcement des réseaux d’adduction et de distribution sur une longueur de 104 km, annoncés lors du passage de ce dernier, sont toujours attendus. De même que les 1100 branchements promotionnels.
A l’exception des huit barrages réalisés par la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) dans l’arrondissement de Bariénou, avec une capacité de production de 40m3/heure, et qui visent à mettre fin à ce calvaire, avec l’assèchement de la retenue d’eau de la ville, force est de constater que dans l’attente des travaux de raccordement de ces forages aux réseaux de stockage et de distribution, les besoins de la population de Djougou restent insatisfaits et sont évalués à 1000 m3/jour soit en moyenne 45m3/heure.
Contacté, Moïse Kossi Djakpo, chef agence Djougou de la SONEB, confirme que les dispositions sont en cours pour ledit raccordement; l’entreprise devant exécuter cette prestation est déjà connue et une séance a été tenue dans la semaine avec ses responsables et techniciens pour démarrer dans les plus brefs délais les travaux.
Les allégations balayées
Cependant, c’est du revers de main qu’il balaie les allégations faisant état de pénurie d’eau dans la cité des Yoms. Ce qui pourrait être qualifié de rupture d’eau n’a duré que trois jours, à ses dires, suite à un problème technique au niveau de l’usine d’eau. Mais tôt, diligence a été faite pour soulager les peines des populations. Si l’état des lieux plaide peu à corroborer ses propos, il ajoutera que ses sorties ces derniers jours sont saluées par les populations qui lui décernent un satisfécit par rapport aux dispositions prises par la SONEB pour contenir la pénurie d’eau. D’ailleurs le phénomène n’aurait aucunement été perceptible cette année tant des projections ont été faites. S’agissant de l’assèchement de la retenue d’eau bien visible à la surface il souligne qu’il ne saurait justifier une éventuelle pénurie. D’autres contingences ont permis de faire face à la situation. Des assurances qui sont loin de satisfaire les usagers durement éprouvés par tant de calvaire dans l’approvisionnement en eau potable des ménages.
Société 15 mai 2015