La Nation Bénin...
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Six ans après leur dernier congrès les leaders et militants des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) définissent un nouveau cadre de vie et de fonctionnement pour leur alliance politique. Samedi 14 février dernier, en deux grandes activités à Cotonou, ils ont relancé ce groupe politique en lui prédisant un long avenir politique.
A l’appel du Comité d’organisation et des leaders de leur alliance, les militants des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont répondu favorablement, par un déplacement massif, à l’occasion du Congrès extraordinaire tenu samedi dernier au palais des Congrès de Cotonou. En réalité, c’est fort des acquis qui sont les leurs, que ceux-ci, eu égard aux élections en vue, ont pris la résolution de resserrer leurs rangs. Parlant des acquis, le président du Comité d’organisation dudit congrès, Komi Koutché, en a cité de nombreux pour illustrer combien les FCBE sont devenues incontournables sur l’échiquier politique national. En six élections successives, l’alliance a cumulé six victoires, et est «la première force politique au Bénin».
Mieux, elle s’est enracinée dans toutes les localités du pays et est devenue si proche et si soucieuse du bien-être des populations, qu’elle ne peut s’offrir le luxe d’abandonner les choses en si bon chemin, pense aussi le président du Comité d’organisation des assises. Face à un tel tableau, le défi «appelle à s’asseoir pour définir un autre idéal, surtout dans la perspective d’une poursuite des réformes en cours», souligne-t-il, projettant l’alliance sur les cent prochaines années, plus pérenne. «Nous ne subiront pas la mort subite que nous prédisent certains», apaise, par ailleurs, le président du Comité d’organisation. A sa suite, le coordonnateur national des FCBE, Eugène Azatassou, promet qu’à la fin du congrès, l’alliance sera un regroupement plus fort et plus organisé. C’est d’ailleurs dans cet esprit que se sont déroulés les travaux dudit congrès organisés autour de trois ateliers. Hier dimanche 15 février, le Comité d'organisation était face aux médias pour apporter plus de précisions sur quelques-unes des décisions prises au cours du congrès.
Objectif «50 députés» !
A la suite des travaux du congrès organisé dans la matinée du samedi 14 février dernier, les FCBE ont tenu un peu plus tard, un géant meeting de restitution au stade de l'Amitié à Kouhounou.
Le congrès des FCBE, selon le coordonateur Eugène Azatassou a, entre autres, adopté un document de déclaration politique à faire signer aux entités politiques encore membres de l’alliance. Un code de bonne conduite ainsi que des directives pour les élections législatives, municipales, communales et locales ont été aussi adoptés. Les congressistes se targuant de l’état des lieux actuel de l’alliance, (60 maires sur les 77, 877 élus communaux sur 1450 et 138 000 élus locaux sur 26 000), se projettent sur le futur «et s’identifient par rapport à l’idéal politique». Pour les législatives à venir, la barre est fixée à 50 députés, a annoncé Komi Koutché.
Dans la logique de la poursuite des réformes actuellement en cours, l’alliance FCBE insiste sur la relecture de la Constitution pour trois raisons essentielles. Il s’agit de la constitutionnalisation de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et de la création d'une Cour en lieu et place de la Chambre des comptes, et ensuite de l’imprescribilité des crimes économiques. Une chose est certaine, les FCBE sont dans la logique de «déjouer la probabilité de ceux qui pensent que les FCBE disparaitront après les deux mandats constitutionnels de Boni Yayi», affirme Komi Koutché. Cette assurance à peine voilée a donné un goût de fête aux manifestations qui ont été ponctuées d’une série d’animations culturelles et artistiques.
« FCBE est une grande formation politique », dixit Boni Yayi
Le président Boni Yayi était présent au meeting organisé au stade de l'Amitié par les FCBE. Le leader charismatique de cette alliance, dit avoir répondu à un appel. «Puisque vous êtes la seule formation à m’avoir invité, j’ai tenu à vous honorer tout en étant le président de tous les Béninois», a nuancé le président de la République au sujet de sa présence sur les lieux. Et puisqu’il s’identifie à ce bloc politique, il n’a pas manqué de rappeler lui aussi l’importance des FCBE. «Je vous remercie d’avoir eu cette idée de consolider vos rangs.
La lecture que je fais de votre Congrès extraordinaire est que vous êtes décidés à continuer d’animer avec les autres forces politiques, la vie politique de notre pays», martèle le numéro 1 des cauris. Seulement, cette animation de la vie politique, aussi bien par les siens que par les autres acteurs politiques, exige que tout se passe «dans le respect des règles établies et de la démocratie». Bien qu’étant à la fin de ces deux mandats constitutionnels, le chef de l’Etat croit encore en l’avenir du groupe politique qui l’a porté depuis neuf ans.
«J’ai eu à entendre un certain nombre de fois que l’alliance FCBE est déjà morte. FCBE grandira toujours au même titre que les autres formations politiques. Elle est née pour ne pas mourir», lance-t-il, avant de faire ses exhortations à l’endroit des siens. Lesquelles, se résument en ces termes: «la nation attend beaucoup de vous depuis 2006 et elle attendra toujours de vous».
Actualités 16 févr. 2015

La convocation du corps électoral pour les élections législatives est imminente. C’est ce qui ressort de l’audience que le chef de l’Etat a accordée, hier mercredi 11 février, au président de la CENA.
La Commission électorale nationale autonome (CENA) met les bouchées doubles afin que les élections législatives se tiennent dans les délais prescrits par la Cour constitutionnelle. Hier, son président, Emmanuel Tiando, a fait part au chef de l’Etat du niveau d’avancement des préparatifs et exposé les difficultés auxquelles l’institution est actuellement confrontée. «L’article 68 du Code électoral stipule que c’est le président de la République qui convoque le corps électoral. Nous sommes venus faire le point avec le président de la République et le rassurer que les conditions sont en train d’être réunies et sur cette base, il peut convoquer le corps électoral», confie-t-il.
Au sujet des préparatifs, Emmanuel Tiando informe que la CENA a déjà lancé le processus de recrutement des agents électoraux, validé le calendrier électoral et invité les candidats aux législatives à venir déposer leurs dossiers à partir du 20 février prochain.
Actualités 12 févr. 2015

Lien juridique entre une personne et l’Etat dont il est ressortissant, par naissance, par acquisition, par naturalisation ou autre procédé, la nationalité est essentielle à la jouissance de tous autres droits. C’est donc le droit d’avoir des droits. Ainsi, l’absence de nationalité, appelée apatridie, est préjudiciable à qui en est victime.
D’après les statistiques, 10 millions de personnes sont concernées par le phénomène dans le monde, dont 1 million en Afrique de l’Ouest, au nombre desquelles on retrouve 600.000 enfants. La question préoccupe les Nations Unies. C’est dans ce cadre que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), dont le mandat s’étend aussi à la lutte contre l’apatridie, a organisé courant décembre 2014, un atelier média sur l’apatridie. Objectif : sensibiliser les acteurs des médias pour qu’ils s’engagent dans le plaidoyer autour de la thématique.
Situation d’une personne qui ne peut être considérée par aucun Etat comme son ressortissant, en application de sa législation, l’apatridie est une notion mal cernée par le public et par les décideurs. Elle découle généralement de questions liées à la nationalité. Les causes principales relevées sont relatives aux insuffisances contenues dans les lois sur la nationalité, à la privation arbitraire de la nationalité, au phénomène juridique de succession d’Etats ; de même qu’à des pratiques administratives restrictives, notamment en matière de délivrance de documents prouvant la nationalité d’une personne...
Il s’ensuit que la jouissance de l’essentiel des droits leur est inaccessible. Par exemple, renseigne le HCR, il leur est souvent impossible d’obtenir des documents d’identité, ils sont susceptibles d’être détenus pour des raisons liées à leur statut d’apatrides, ils se voient refuser l’accès à l’éducation, aux services de santé de base ou à l’emploi…
C’est pourquoi ont été adoptées la Convention de 1954 relative au statut des apatrides, et la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie.
Aux termes de la première, certaines mesures spéciales sont édictées en faveur des apatrides. Ainsi, elle leur garantit le droit à une aide alimentaire (article 25), le droit à des pièces d’identité et à des titres de voyage (articles 27 et 28) ; et les autorise à bénéficier de la dispense de réciprocité (article 7). Des dispositions spéciales qui visent à répondre aux problèmes particuliers que rencontrent les apatrides en raison de leur absence de nationalité. C’est le cas du titre de voyage qui leur est fourni et qui est mutuellement reconnu comme faisant office de passeport. Toutefois, la jouissance des droits garantis par la Convention de 1954 n’équivaut pas à la possession de la nationalité. Aussi cette Convention demande-t-elle aux Etats de faciliter la naturalisation des apatrides.
Quant à la Convention de 1961, elle prévoit des garanties concrètes et détaillées devant être mises en œuvre par les Etats pour prévenir et réduire l’apatridie dans plusieurs domaines principaux. Il s’agit d’abord, pour les Etats, d’accorder leur nationalité aux enfants qui, autrement, seraient apatrides et qui ont des liens avec eux soit parce qu’ils sont nés sur le territoire ou d’un parent ayant la nationalité de l’Etat concerné (articles 1 à 4). Il s’agit ensuite d’empêcher l’apparition de l’apatridie à un stade ultérieur de la vie en exigeant qu’une personne acquière au préalable ou ait l’assurance d’acquérir une autre nationalité avant de perdre sa nationalité ou d’y renoncer (article 5 à 7). Il s’agit par ailleurs d’éviter l’apatridie liée à la privation de la nationalité.
A ce propos, il est interdit aux Etats de priver un individu de sa nationalité pour des raisons d’ordre racial, ethnique, religieux ou politique. De même, la privation de la nationalité aboutissant à l’apatridie est interdite, sauf si l’individu a obtenu la nationalité au moyen d’une fausse déclaration ou de tout autre acte frauduleux. Par suite, les Etats peuvent conserver le droit de priver un individu de sa nationalité même si cette privation aboutit à l’apatridie, si la personne concernée a commis des actes incompatibles avec le devoir de loyauté à l’égard de l’Etat, a prêté serment ou a fait une déclaration formelle d’allégeance à un autre Etat.
Cependant, l’Etat est invité à considérer la proportionnalité de cette mesure, en tenant compte de l’ensemble des circonstances se rapportant au cas en question. Il s’agit enfin de prendre des mesures visant à éviter l’apatridie dans le contexte de la succession d’Etats.
En effet, la succession d’Etats, comme la cession d’un territoire par un Etat à un autre Etat ou la création de nouveaux Etats, peut aboutir à l’apatridie si des garanties appropriées ne sont pas en place. Il est ainsi demandé aux Etats, dans le cadre de la succession d’Etats, de prévoir des dispositions assurant la prévention de l’apatridie dans tout traité relatif à la cession d’un territoire. Et lorsqu’aucun traité n’est conclu, le ou les Etats concernés doivent accorder leur nationalité aux individus qui, sans cela, deviendraient apatrides du fait de la cession.
Qui peut être apatride ?
Diverses causes sont à la base de l’apatridie. Par exemple, certains apatrides sont des migrants échoués ou d’anciens réfugiés dont la nationalité n’a pas été confirmée par leur pays d’origine. D’autres sont des personnes ayant été déchues de leur nationalité pour des raisons liées à la discrimination. On retrouve aussi, dans le lot, des personnes ayant renoncé à leur nationalité originelle pour acquérir celle d’un autre pays ne tolérant pas la double nationalité, mais qui se retrouvent à perdre la nationalité acquise pour une raison ou une autre (divorce par exemple). Il existe aussi des personnes à risques d’apatridie.
Ce sont les personnes sans certificat de naissance, les démarches pour l’obtenir pouvant se révéler infructueuses ; les enfants abandonnés et les migrants échoués sans papiers ; ou encore les personnes vivant dans les zones frontalières lorsque la délimitation des frontières n’est pas chose effective…
L’Afrique de l’Ouest n’est pas épargnée par le phénomène. Son histoire ayant été marquée par des mouvements de populations, les situations de migration prolongée, notamment dans le cadre de l’asile, exposent les personnes concernées à la perte des preuves de rattachement légal à leur pays d’origine ; et les conflits de lois contribuent à des situations d’apatridie. WLH

La maladie à virus Ebola a été le mal de l’année 2014. Plusieurs pays africains en ont fait les frais. Pour mieux prendre la mesure de la situation, il a été mis en place un important dispositif de prévention au niveau des frontières avec le Nigeria.
L’année 2014 a été sérieusement perturbée au plan sanitaire par la maladie à virus Ebola. Telle une mer en furie, l’épidémie a déversé son flot sur certains pays africains, notamment la Guinée, la Sierra Léone et le Liberia qui malheureusement ont enregistré de nombreuses pertes en vies humaines.
Le Nigeria, pays limitrophe du Bénin, n’est pas resté en marge de ce tumulte. Il a enregistré également son lot de victimes, même si son bilan paraît moins alarmant comparativement aux autres pays. Face à cette menace, le Bénin a pris d’importantes mesures au plan sanitaire afin d’éviter d’éventuels cas sur son territoire.
Dispositions spéciales
Les zones frontalières bénino-nigériannes de Sèmè-Kraké, d’Ifangni et d’Owodé ont été placées sous haute surveillance sanitaire, afin de prévenir la maladie. A ce jour, le Bénin n’a enregistré aucun cas de décès lié à cette épidémie à virus Ebola. Toutefois, le pays assure la veille permanente en vue de conserver cette tendance.
Au niveau de chacune des trois frontières précitées, la maladie à virus Ebola constitue une préoccupation majeure. En témoignent les dispositifs qui y ont été installés. Toutes les mesures semblent être prises pour contrôler l’infiltration sur le territoire béninois, de ce fléau que l’on pourrait qualifier comme étant le "mal de l’année 2014".
La frontière de Sèmè-Kraké, classée 2e du Bénin au rang des frontières, enregistre le flux migratoire le plus important comparativement aux autres. Selon les données du Commissariat de police de la localité, les statistiques à l’entrée de la frontière présentent 1600 personnes manifestées et à la sortie 1200 comme flux manifesté dans une semaine. Pour maîtriser cette masse humaine, le ministère de la Santé a délégué des agents de santé en leur assignant des objectifs bien spécifiques : prise systématique de température des passants, règles d’hygiène obligatoires à respecter…
Depuis le début de l’épidémie, le Bénin a pris des dispositions sanitaires en vue de mieux maîtriser la situation, informe Sylvère Dégbélo, infirmier à la frontière de Sèmè-Kraké. «Le ministère de la Santé nous a fourni des habits de protection et nous sommes également tenus de respecter les mesures d’hygiène», a-t-il expliqué. «Ces habits leur permettraient de se mettre en conditions réelles en cas de survenue d’un cas réel», a-t-il poursuivi.
Aussi, la sensibilisation fait-elle partie des mesures de prévention pour lesquelles le Bénin a opté. Des affiches et un dispositif de sonorisation ont été installés pour mieux informer les populations des manifestations de cette maladie. L’entrée par la frontière des dépouilles mortelles sur le sol béninois est systématiquement interdite.
Même combat, mêmes moyens
Owodé, l’autre frontière située à quelques kilomètres de Sèmè-Kraké, s’est aussi inscrite dans cette logique. Ici, la frontière est presque inanimée, mais ‘’Ebola’’ constitue un souci permanent. Des mesures sanitaires sont mises en place notamment par la partie nigériane pour un contrôle efficace de la situation. Bien mieux qu’à Sèmè-Kraké, la frontière d’Owodé a élargi sa gamme de sensibilisation au profit des usagers. Un dispensaire y est installé à cet effet.
Mais les frontières de Sèmè-Kraké et d’Owodé ne sont pas les seules à maintenir la veille contre l’épidémie à virus Ebola. Igolo, première zone frontalière reliant le Bénin au Nigeria ne perd également pas de vue la nécessité de préserver ses usagers de ce virus. Tout comme la frontière de Sèmè-Kraké, celle-ci est également poreuse. Les données indiquent environ 150 personnes à l’entrée et à la sortie tous les jours de la semaine. Ici, des agents en blouse blanche maintiennent la garde contre ‘’le mal de l’année 2014’’. Les mesures de prévention et de protection ne diffèrent pas de celles prises au niveau des autres frontières. Au niveau de cette frontière aussi, le combat contre ‘’Ebola’’ bénéficie des mêmes moyens de prévention. Jusque-là, les dépouilles mortelles sont interdites de passage. Un dispositif de lavage des mains y a été mis en place.
Les affiches pour la sensibilisation, couplées avec la prestation des animateurs musicaux pour la sensibilisation en anglais, français et en yoruba avec l’appui du ministère de la Santé, viennent en appui au dispositif de lutte, renseignent Victor Koukpakou et Apollinaire Agbangla, tous deux, agents de santé à la frontière d’Igolo.
Si la tendance de contamination de la fièvre à virus ‘’Ebola’’ a baissé depuis quelques temps dans les pays touchés, il ne demeure pas moins que le Bénin a cerné l’enjeu et maintient intact son dispositif de prévention contre le phénomène.

Les militants du Syndicat des travailleurs de la Justice (Syntra-Justice) ont assiégé hier, lundi 02 février, la cour du ministère de la Justice. Au bout de deux heures de siège, ils ont annoncé une grève de 72 heures à compter de ce jour. Ce sit-in fait suite à celui organisé le 26 janvier dernier.
Les travailleurs du secteur de la justice affiliés au Syntra-Justice observent dès ce jour, une cessation de travail de 72 heures renouvelable par tacite reconduction. L’annonce de ce débrayage à été faite au terme d’un sit-in organisé par le syndicat hier, lundi 02 février, dans l’enceinte du ministère en charge de la Justice. Vuvuzela embouchés et sonorisation à fond, les militants du Syntra-Justice ont tambouriné, dansé et animé dans la cour du ministère deux heures durant. Scandant des slogans hostiles aux autorités qu’ils accusent de mépris envers eux, les manifestants brandissaient également des cartons rouges.
Ils reprochent à l’autorité ce qu’ils ont appelé «le mépris, la provocation, l’intimidation, les violences verbales, les injures et les injustices flagrantes envers les valeureux agents de la maison justice». Selon le secrétaire général du Syntra-Justice, Kuassi Cakpo Bessé, ce syndicat réclame la signature en bonne et due forme de l’arrêté consacrant la prime d’audience qui doit être généralisée à tous les fonctionnaires de la Justice et dénonce la répartition discriminatoire de la dotation en carburant aux agents du ministère.
Le syndicaliste reproche aussi l’inaction de l'autorité tutélaire face à ce qu'il qualifie de dérives du secrétaire général du ministère et surtout la non satisfaction des promesses pourtant solennelles faites par le Garde des Sceaux, Valentin Djènontin, lors du sit-in du 26 janvier dernier. Ils ont reçu à cette occasion le soutien de la Confédération des Syndicats des travailleurs du Bénin (CSTB), représentée par son secrétaire général, Paul Essè Iko. Recevant leur motion, le directeur de cabinet, Denis Ogoubiyi a fait savoir que l’administration du ministère de la Justice a joué entièrement sa partition quant à la satisfaction de leurs revendications.
En effet, a t-il expliqué, l’arrêté interministériel qui devrait être signé par les ministres de la Justice, du Travail et des Finances a été déjà signé par le Garde des Sceaux en ce qui le concerne. « Et l’autre acte administratif en cours pour régler les problèmes est le décret qui doit être adopté en Conseil des ministres et le ministère a également joué sa partition», a martelé le directeur de cabinet à l'endroit des manifestants. Toute chose automatiquement récusée par les manifestants qui relèvent une contre vérité de la part des autorités de leur ministère. «Nous ne serons jamais fatigués tant que nos revendications ne seront pas satisfaites car la Justice réclame justice», a clamé Paul Essè Iko haranguant la foule.
Société 03 févr. 2015

Le festival du nouvel an chinois «Happy chinese new year» est à sa 6e édition cette année. En prélude au lancement officiel des manifestations prévu le 7 février prochain, le directeur du Centre culturel chinois Bai Guangming a tenu, hier mercredi 28 janvier une conférence de presse. C’était en présence du directeur de la Promotion artistique et culturelle (DPAC) Patrick Idohou, du chef du 12e arrondissement de Cotonou, Brice Tchanhoun et de nombreux invités.
Le calendrier chinois comporte 12 signes zodiaques qui vont du rat au cochon. Cette année, le nouvel an chinois commence dès le 19 février prochain et est placé sous le signe du mouton. C’est le huitième animal dans l’ordre du zodiaque et il est considéré, selon la tradition chinoise, comme un symbole de chance, de paix, de tranquillité, de piété et de force vitale. Comme aux précédentes éditions, le public est convié, 45 jours durant, à aller à la découverte de la Chine à travers des chants et danses, le cinéma, des vernissages, une soirée gastronomique, des concours d’œuvres littéraires dotés de prix et un carnaval.
Dans son mot de bienvenue, le directeur de Centre culturel chinois, Bai Guangming, après avoir présenté ses bons vœux, a invité le peuple béninois en l’occurrence la jeunesse à venir massivement à ce rendez-vous du donner et du recevoir. Il s’agit, selon lui, de partager avec le public les différentes facettes de la culture chinoise. « Le mouton étant un animal de paix, cette nouvelle année est donc une invite à faire de la culture de la paix une priorité dans le monde entier car il n’y a point de développement sans la paix », a-t-il souligné.
L’honneur est ensuite revenu au directeur artistique du Centre culturel chinois Etienne Arèmon de présenter les grandes lignes du festival. Il a mis un accent particulier sur la participation de la jeunesse à travers un géant spectacle au CEG Gbégamey et l’organisation d’un carnaval au stade de l’Amitié de Kouhounou. A cet effet, le représentant du ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs Boniface Sagbohan a annoncé la participation des majorettes à ce carnaval afin de rompre un peu avec le déjà vu.
Le représentant de la mairie de Cotonou, le chef du douzième arrondissement, Brice Tchanhoun a remercié le gouvernement pour la parfaite collaboration entre les peuples chinois et béninois. Il a assuré le directeur du Centre culturel chinois du soutien et de l’accompagnement de la mairie de Cotonou. Quant au directeur de la Promotion artistique et culturelle Patrick Idohou, il dira que l’implication du ministère de la Culture dans l’organisation du «Happy chinese new year» est un signe de l’accompagnement du gouvernement pour le développement de la culture. Il a ensuite convié les Béninois à vivre avec la Chine d’intenses activités culturelles, cultuelles et sportives tout au long du Happy chinese new year.

Le personnel non magistrat et non greffier du ministère de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme est mécontent. Réuni au sein du Syndicat national des travailleurs de la Justice (SYNTRA-Justice), ils ont fait hier un sit-in pour exprimer leur ras-le-bol face à la non satisfaction de certaines de leurs revendications comme les primes d’audience et de carburant.
Hier à 8 heures, la protestation des travailleurs du SYNTRA-Justice a pris la forme d’un sit-in. Tee-shirts rouges et bandeaux rouges au front, ils ont investi la devanture du ministère de la Justice. Les riverains ont été accueillis par le vacarme des vuvuzela et des gongs. On pouvait entendre des chants hostiles à l’autorité de tutelle, le ministre Valentin Djènontin et au gouvernement de Boni Yayi. Au fur et à mesure que leur nombre grossissait, le bruit prenait de l’ampleur. Aux environs de 9 heures le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB) Paul Essè Iko, centrale à laquelle le SYNTRA-justice est affilié, fit son apparition. Sa venue a galvanisé davantage les manifestants. Les chants hostiles au gouvernement ont repris de plus belle. Peu de temps après, le ministre Valentin Djènontin est arrivé accompagné d’un impressionnant dispositif sécuritaire. Paul Essè Iko prendra ensuite la parole pour demander aux travailleurs de continuer l’animation jusqu’à ce qu’il descende pour écouter ce qu’ils ont à dire.
9h 30mn, le ministre Djénontin et son cabinet entourés des forces de l’ordre descendent et prennent position. Pour Paul Essè Iko, c’est déjà une victoire que d’arriver à faire descendre le ministre. Il ne comprend pas pourquoi le ministre de la Justice n’écoute pas ses travailleurs. « La Justice réclame justice. C’est le peuple qui parle. Vous êtes bien placé dans le gouvernement pour répondre aux doléances de vos agents. Pourquoi est-ce que vous ne le faites pas ? Est-ce que Dieu sera content si vous faites souffrir vos frères ? », s’est-il demandé connaissant le côté religieux du ministre. C’est alors que le secrétaire général du SYNTRA-Justice, Kuassi Cakpo Bessé a lu la motion. Il a fustigé les comportements dégradants et provocateurs dont sont victimes chaque jour les travailleurs. Ils sont tout particulièrement remontés contre le secrétaire général du ministère Olivier Luc Fortuné Ghézo qui a refusé unilatéralement de parapher l’arrêté concernant la prime d’audience sous le prétexte que ces travailleurs ne font pas d’audience à la chancellerie. Ils reprochent au ministre de n’avoir rien fait pour décanter la situation, ni pour les primes d’audience, ni pour la carburation. Pis, a estimé le secrétaire général, le ministre les fait tourner en rond dans des discussions à n’en point finir et des promesses jamais tenues. « Par ce sit-in, nous venons de signer la fin de la récréation. En conséquence nous déclarons tous les lundis morts et une grève de 72 heures à compter du mardi 3 février», a-t-il annoncé.
Le ministre Valentin Djènontin prendra ensuite la parole pour reprocher aux travailleurs de n’avoir pas tenu leur parole, en prenant d’assaut la devanture du ministère au lieu de rester dans l’enceinte du ministère comme cela a été précisé dans leur lettre. Il a évoqué un passage de la Bible qui évoque que les travailleurs doivent se soumettre à leur autorité car toute autorité vient de Dieu. Remerciant le SG/CSTB pour sa médiation, il a promis d'œuvrer pour calmer la tension afin que la Justice, en tant que pilier de la démocratie, soit une maison forte.
«J’ai fait référence à Dieu pour toucher votre cœur car je sais que la religion est votre second métier. Mais vous devez aussi savoir que nous sommes dans un Etat républicain et non dans un Etat théocratique. Dès lors toute autorité vient du peuple», a laissé entendre Paul Essè Iko avant de demander aux manifestants de rentrer chez eux dans le calme et la discipline.

Les acteurs du système sanitaire béninois se réunissent depuis hier lundi 26 janvier à Bohicon dans le cadre de la revue annuelle du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). L’objectif principal de cette rencontre est de faire le point des activités de la lutte en 2014 et envisager les perspectives pour 2015.
Pour les présentes assises, les médecins de zones ainsi que les divers acteurs intervenants comme relais communautaires du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles sont mobilisés durant les quatre jours que dureront les travaux de cette revue annuelle. Les affections les plus fréquentes au niveau de la population béninoise sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës, les affections gastro-intestinales, les lésions traumatiques, les diarrhées, les anémies, les affections dermatologiques, l’hypertension artérielle, les affections urogénitales, les affections respiratoires, sans oublier des affections oculaires. S’agissant des maladies tropicales négligées dites MTN, elles sont un groupe de maladies transmissibles qui sévissent dans les pays pauvres comme le Bénin et pourrissent la vie aux personnes vulnérables en mettant en péril leur santé. On dénombre dans le monde, plus d'un milliard de personnes dont des milliers au Bénin, souffrant d'une ou plusieurs maladies tropicales négligées. La plupart de ces maladies sont des maladies parasitaires dues à des protozoaires ou des helminthes. Au Bénin, c’est le Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNLMT) dirigé par Dr Wilfrid Batcho qui travaille à l’éradication de ces maladies dites des pauvres.
A l’ouverture des travaux de ces assises, Dr Jean-Jacques Tougoué, conseiller technique en charge du Bénin pour le RTI / Washington aux USA, a indiqué qu’il n’est un secret pour personne aujourd’hui que ces maladies dites MTN impactent disproportionnellement les populations pauvres et rurales qui n'ont pas accès à l'eau potable, à l'assainissement, et aux médicaments essentiels. Il a saisi l’occasion de cette revue annuelle pour saluer la volonté du Bénin à venir à bout de ces maladies en se dotant d’un plan national de lutte intégrée contre les maladies tropicales négligées pour les prochaines années. Il s’agira au cours de cette rencontre, poursuit-il, non seulement de faire le bilan de l’année 2014 mais aussi de tracer les perspectives pour la nouvelle année. Cependant, ceci interviendra après la mise en échelle des activités dans ce secteur. Une mise à l’échelle qui aura permis de partir de zéro cartographie à huit cartographies avec l’espoir de voir tout le Bénin être cartographié au cours de cette année 2015 sans occulter les traitements de masse.
Toutefois, pour Dr Jean-Jacques Tougoué, le véritable défi, c’est la qualité des résultats. Il convie donc les participants à beaucoup insister sur la qualité des résultats.
Invité à prendre la parole pour procéder à l’ouverture de cette rencontre en lieu et place du ministre de la Santé empêché, le directeur départemental de la Santé (DDS) du Zou-Collines, François Kossouoh devait rappeler l’importance de cette rencontre qui vise à faire le bilan des actions menées sur le terrain en 2014 par le Projet de lutte contre les maladies tropicales. Il a précisé que les données recueillies lors des différents traitements de masse de 2014 seront mises à jour. Aussi, faut-il faire le point de l’expérience de la collaboration avec le réseau MTN dans le cadre de la motivation des relais communautaires et du personnel de santé.
Outre les communications qui seront présentées par des spécialistes sur des activités exécutées, les participants auront également droit à des présentations par zones sanitaires des actions de lutte contre les MTN. Des maladies qui rôdent dans notre environnement où elles détruisent silencieusement et sûrement des vies innocentes étant donné que les conditions de vie et d'hygiène ne sont pas encore celles désirées.

A la suite du Groupe parlementaire Union fait la Nation, vendredi dernier, qui plaide pour un dialogue politique franc et sincère au sein de l’hémicycle afin de débloquer la crise électorale, les députés FCBE soutenant le chef de l’Etat n’ont pas tardé aussi à réagir. Ils ont fait une déclaration à la tribune de l’hémicycle par la voix du député Grégoire Akofodji.
Dans son adresse, celui-ci a tenté de démonter les arguments de ses collègues UN de l’Opposition accusant le camp présidentiel d’être responsable de l’impasse électorale que traverse le Bénin depuis 2013. Pour Grégoire Akofodji, l’Opposition joue à de l’autovictimisation. Car, la non organisation des élections à ce jour est due à l’indisponibilité de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI). Les difficultés liées à la réalisation de cette liste relève des contradictions internes au Conseil d’orientation et de supervision de la LEPI (COS-LEPI).
«Rien ne concerne le gouvernement encore moins le chef de l’Etat», martèle le député FCBE qui s’oppose à l’examen et l’adoption des différentes propositions de lois dérogatoires au Code électoral. Selon lui, celles-ci se heurtent au protocole de la CEDEAO sur les élections qui interdit la révision des lois électorales à six mois des élections sauf en cas de consensus de la classe politique.
Il est contre également la proposition de loi visant à suspendre le mandat des maires actuels élus en 2008. Grégoire Akofodji a déploré, par ailleurs, l’échec du dialogue politique suite à la désertion de l’Opposition de la table de discussion en proposant des préalables. Le député FCBE salue la décision de la Cour constitutionnelle fixant les dates des élections législatives puis municipales, communales et locales respectivement pour le 26 avril et 31 mai 2015. Il invite la haute juridiction, institution régulateur du bon fonctionnement des institutions de la République, à rester ferme dans sa décision. Il appelle le peuple à se mobiliser pour aller aux urnes à ces deux dates. Et ceci avec une liste électorale exhaustive, inclusive et fiable pour laquelle le député FCBE appelant le COS/LEPI à accélérer ses travaux de correction.

Ils ont pour noms : Thotho Paulin, M’po Pascal, Bambotché Abiodun, Comlan Sylvain, Lassissi Yessoufou, Alassan Kassim, Mathieu M. Tossou. Par leurs bravoures, ils sont entrés dans l’histoire le dimanche 16 janvier 1977. Suite à l’appel du Lieutenant-colonel, président de la République populaire du Bénin, Mathieu Kérékou, ils ont choisi de défendre la patrie en danger contre les mercenaires. Machettes et gourdins contre des coups de canon. Ils en ont payé le prix fort. Le sacrifice suprême consenti est payé par une victoire qui changea le cours de l’histoire.
Réveillées par des coups de canon aux premières heures de ce dimanche 16 janvier 1977, les populations de la ville de Cotonou étaient loin de s’imaginer que de leur prompte réaction dépendra l’avenir de la Révolution démocratique et populaire. La voix grave du Lieutenant-colonel Mathieu Kérékou, appelant chaque Béninois à défendre la patrie par les moyens à sa disposition, a tôt fait de convaincre les indécis de la gravité de la situation. Il s’en est suivi une bataille rangée entre les mercenaires et les vaillants soldats béninois aidés par des civils. Les coups de canon et de mortier tonnaient aux alentours de l’actuel site de Bénin Marina Hôtel et de l’Aéroport international de Cotonou. Après environ trois heures d’âpres combats, la détermination des soldats béninois a eu raison de la rage des assaillants de mettre à mal l’ordre politique. Le vrombissement du moteur de leur avion sur le départ aux environs de 10 heures sonna la victoire du peuple béninois sur les agresseurs. La queue entre les jambes, ils ont pris la clef des champs laissant derrière eux un impressionnant arsenal de munitions et d’armes perfectionnées, des obus, des liasses de billets de banque mais également des morts dans leur rang. L’un d’entre eux en la personne de Bah Alpha Oumarou est capturé vivant par les éléments des Forces armées populaires du Bénin.
Par Bertrand HOUANHO (Stag)
Que reste-t-il du sacrifice des martyrs du 16 janvier 1977 ?
Pendant longtemps et surtout pendant la période révolutionnaire, les noms de ces héros morts sur le champ de bataille ont été chantés et enseignés dans les écoles. Mais depuis l’historique Conférence des Forces vives de la nation, le 16 janvier n’est plus commémoré comme cela se doit. La "Place des martyrs" est devenue "Place du Souvenir" et le 16 janvier se résume en une simple cérémonie de dépôt de gerbe. C’est comme si tout à coup, il y a un trou dans la mémoire collective. Faut-il tirer un trait sur ce fait marquant de l’histoire du pays? Aujourd’hui combien de personnes arrivent à prononcer sans bégayer les noms de ces martyrs alors qu’avant juste une chanson suffisait pour se souvenir d’eux? Les familles de ces martyrs continuent de traîner les séquelles de la disparition brutale et tragique de leurs parents. Ils n’ont eu que la satisfaction morale de voir le principal cerveau de ce crime Bob Denard traduit en justice et condamné en 1992 après des années de procédure. Les jeunes qui aujourd’hui ont 30 ans d’âge, ne savent pas grand-chose de cette histoire du Bénin. A qui la faute ?
Célébrer autrement la journée du 16 janvier
Bientôt quatre décennies que le peuple béninois debout a vaincu la fatalité en mettant en déroute les agresseurs du 16 janvier 1977. Au fil des années, cette séquence importante de l’histoire du Bénin sombre dans l’oubli. Outre, la cérémonie de dépôt de gerbe chaque année par les militaires à la place érigée pour les martyrs appelée aujourd'hui "Place du souvenir", aucune autre manifestation n’est prévue pour commémorer cette journée. Trente-huit ans après cette tragédie, le moment est peut être venu pour que cette journée de mémoire ne se limite plus à une cérémonie de dépôt de gerbe faite par les militaires. Il faut que des réflexions convergent vers la mise en œuvre d’actions fortes afin que l’histoire ne s’oublie.
A l’image de la célébration du 11 septembre aux Etats-Unis où des coups de canons tonnent à l’évocation des noms des milliers de victimes suivis d’une minute de silence sur l’ensemble du territoire, ce jour de souvenir mérite d’être commémoré autrement. A défaut de déclarer cette journée fériée, il faut réunir les jeunes des universités dans des fora autour des thèmes comme le patriotisme, le sens de l’engagement pour la patrie. Les maux qui minent aujourd’hui le développement de ce pays trouvent leur racine dans l’incivisme, le manque d’amour pour son pays. Or, des exemples d’engagement pour la cause commune existe. Il faut amener les jeunes à aller à cette école. Une école de valeurs. Seul moyen de mobiliser la couche juvénile autour des faits marquants de l’histoire du pays. Ce qui participerait à coup sûr au développement du Bénin. On ne peut refaire l’histoire et comme le dirait l’autre : «nul n’a le droit d’enlever une page de l’histoire d’un peuple car un peuple sans histoire est un monde sans âme».
Faosiya SEFOU (Stag)
Des jeunes de Parakou s’en souviennent
16 janvier 1977-16 janvier 2015. Il y a exactement 38 ans, une horde de mercenaires lourdement armés, sous la houlette du réputé français Bob Denard, a attaqué matinalement la République populaire du Bénin et sa révolution, avant d’être mise en déroute. Le Collectif des jeunes pour la promotion de l’histoire du Bénin n’entend pas passer sous silence la commémoration de ce triste événement ayant fait sept morts dans le rang des Béninois et qui visait le renversement du régime militaro-marxiste du lieutenant-colonel d’alors, Mathieu Kérékou. A Parakou, il a initié une messe d’action de grâce à la cathédrale Saints Pierre et Paul et une communication sur le rôle des politiques pour la paix et la sauvegarde de l’histoire au lycée Mathieu Bouké, pour marquer cet anniversaire. Selon le coordonnateur dudit collectif, Assif Zomahoun, il s’agit d’éveiller le patriotisme qui se meurt chez les jeunes, en honorant la mémoire des sept martyrs du dimanche 16 janvier 1977. Il s’agit d’un civil et de six militaires tombés les armes à la main mais relégués aux oubliettes : Paulin Thotho, Yessoufou Lassissi, Sylvain Comlan, Basile Abiodoun, Pascal N’po Dabapa, Mathieu Tossou et Alassan Kassim. Gloire immortelle à eux !
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori