La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Tirage au sort des groupes de la CAN 2017:Le Bénin dans une situation ambiguë

En marge des travaux de sa 37è Assemblée générale ordinaire organisée à son siège au Caire en Egypte, le Comité exécutif de la Confédération africaine de football a procédé, hier mercredi 8 avril, au tirage au sort des poules pour les éliminatoires de la 31è édition de la CAN 2017. Ainsi, dans le groupe C, le Bénin devrait avoir comme adversaires le Mali, la Guinée Equatoriale et le Soudan du Sud. Une situation pour le moins ambigüe au regard de la décision prise, vendredi 27 mars dernier par le gouvernement de retirer l’agrément à la Fédération béninoise de football.

Le Bénin fait partie des pays dont la Confédération africaine de football (CAF) a procédé, hier mercredi 8 avril à son siège au Caire, au tirage dans les 13 groupes ouverts à l’occasion des éliminatoires de la prochaine CAN. Il devrait évoluer aux côtés du Mali, de la Guinée Equatoriale et du Soudan du Sud. Mais malheureusement, avec le retrait de l’agrément décidé par le ministère des Sports, il y a quelques jours, le Bénin ne dispose plus désormais d’une fédération de football. Laquelle, faisant partie de leurs associations nationales membres, demeure représentative devant la CAF et la FIFA. Du coup, les Ecureuils ne pourront plus participer à la compétition, si tant est que le ministère a fait cette option. Il devrait, comme c’est déjà le cas à Bassila avec les centres de formation et à Lokossa où a lieu les jeux universitaires, se contenter de jouer à la maison.
Avec ce retrait d’agrément à la fédération, le Bénin aura donc choisi de jeter le manche, sans avoir donné la cognée. Laissant le champ libre au Mali, à la Guinée Equatoriale et au Soudan du Sud de disputer la seule place qualificative ou restreignant dans une certaine mesure, leurs chances de prendre l’une des deux meilleures places de deuxième des 13 groupes qui seront en jeu.

Le tirage au sort complet :

Groupe A : Tunisie, Togo, Liberia, Djibouti
Groupe B : RD Congo, Angola, Centrafrique, Madagascar
Groupe C : Mali, Guinée Equatoriale, Bénin, Soudan du Sud
Groupe D : Burkina Faso, Ouganda, Botswana, Comores
Groupe E : Zambie, Congo, Kenya, Guinée Bissau
Groupe F : Cap Vert, Maroc, Libye, Sao Tomé
Groupe G : Nigeria, Egypte, Tanzanie, Tchad
Groupe H : Ghana, Mozambique, Rwanda, Île Maurice
Groupe I : Côte d’Ivoire, Soudan, Sierra Leone, Gabon
Groupe J : Algérie, Ethiopie, Lesotho, Seychelles
Groupe K : Senegal, Niger, Namibie, Burundi
Groupe L : Guinée, Malawi, Zimbabwe, Swaziland
Groupe M : Cameroun, Afrique du Sud, Gambie, Mauritanie

Sports 09 avr. 2015


Poursuivis pour association de malfaiteurs et vol à main armée :Les braqueurs de la Continental Bank de Cocotomey condamnés respectivement à 7,9 et 12 ans (24e dossier):

Dans le cadre de l’examen du 24e dossier de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou, mardi 7 avril dernier, Isabelle Sèdo Josette Sagbohan a présidé la composition qui en a connu. Elle était assistée de Michel Romaric Azalou et Hélène Achouké. Apollinaire Dassi était dans le rôle du ministère public. Me Alain Ayikoué Kakpo a tenu la mémoire de l’audience. Les jurés Gabriel Hounsa, Honoré Agboton, Bernadette Houessinon, Louise Hounmènou et Léopold Marcellin Bada ont accompagné les magistrats. Six accusés étaient poursuivis pour association de malfaiteurs pour des faits qui s’étaient produits en 2008, à Cocotomey, dans la commune d’Abomey-Calavi.

Les faits remontent à 2008. Florent Danmondé, Sylvain Assou, Jean-Pierre N’Bouké, Robert Danmado, Faustin N’Bouké et Marcellin Noudji se sont réunis plusieurs fois pour élaborer un plan en vue d’attaquer une banque. Ainsi, le jeudi 18 décembre 2008, aux environs de 9 heures, les nommés Florent Danmondé, Sylvain Assou et Jean-Pierre N’Bouké, tous cagoulés et munis d’armes à feu de fabrication artisanale se sont rendus à l’agence Continental Bank de Cocotomey à bord d’un véhicule de marque Peugeot immatriculé A 2220 RB conduit par Faustin N’Bouké. Ils firent irruption dans l’agence et réussirent à emporter la somme de 9 millions F CFA qui se trouvaient dans la caisse. Florent Danmondé fut arrêté sur le lieu du braquage tandis que ses acolytes ont réussi à prendre la fuite. Les recherches entreprises par les gendarmes ont permis d’appréhender tous les autres membres du groupe. Interpellés et inculpés pour association de malfaiteurs et vol à main armée, Florent Danmondé, Sylvain Assou et Jean- Pierre N’Bouké ont reconnu les faits contrairement à Faustin N’Bouké, Robert Danmado et Marcellin Noudji qui les ont niés. Les bulletins de casiers judiciaires des accusés ne font mention d’aucune condamnation.

Tous ont reconnu les faits

Mais à la barre, tous ont reconnu les faits mis à leur charge à quelques nuances près. La présidente de la cour, Isabelle Sèdo Josette Sagbohan et le ministère public, Apollinaire Dassi ont posé des questions qui leur ont permis de fournir des détails sur les circonstances du braquage. La lecture des pièces a ouvert la voie aux réquisitions du ministère public.
Pour Apollinaire Dassi, aucun développement, aucune activité humaine ne peut prospérer si elle ne s’exerce pas dans une ambiance de sérénité. Et de poursuivre que l’insécurité annihile tout effort de progrès. La course effrénée au gain facile, selon le ministère public, conduit certains citoyens à poser des actes qui tombent sous le coup de la loi. Ainsi, les accusés sont poursuivis devant la cour pour association de malfaiteurs et vol à main armée.
Pour les faits, Apollinaire Dassi a rappelé que plusieurs réunions ont été tenues à Dogbo puis à Pahou. Elles auront permis aux accusés de se concerter pour aller opérer de Cococodji pour Cocotomey au siège de la banque. Ils ont tenu, rappelle-t-il, en respect clients et agents de la banque pour permettre à la bande d’agir. Il a précisé que Florent Danmondé a escaladé le comptoir pour aller se ravitailler. C’est grâce aux populations et aux gendarmes, reconnaît le ministère public qu’ils ont été mis aux arrêts.

Trois réunions au moins

La qualification «Association de malfaiteurs», suppose la réunion de plusieurs éléments : les éléments matériel, légal et intentionnel. Le siège de l’infraction se rapporte, retient-il, aux articles 265, 266 et 267 du Code pénal. Ainsi, relève Apollinaire Dassi, il y a eu entente, association entre plusieurs personnes avec un plan pour commettre un crime ou délit envers les personnes. L’article 268 du Code pénal expose que les faits doivent être commis volontairement. Les six personnes présentées devant la cour se sont réunies à plusieurs reprises, relève le ministère public. «Florent Danmondé vous a déclaré qu’ils ont eu trois réunions au moins ; aucun des accusés n’a nié y avoir participé ; ce qui est sûr il y a eu concertation avec pour but d’aller braquer afin de ramasser de l’argent ; dans tous les cas, l’initiative a été prise par chacun d’eux.
La variation des accusés dans leurs explications n’enlève rien à l’imputabilité de l’infraction, retient-il. Sylvain Assou et Florent Danmondé et Jean Pierre N’Bouké étaient porteurs d’armes à feu. Il y a eu soustraction frauduleuse. Le crime de vol à main armée est constitué. Selon l’article 381 al 1 du Code pénal, ils portaient des armes et l’infraction est constituée.
Les scellés constitués entre autres du butin, ont été remis au comptable de la banque, les pistolets et cagoules déposés au greffe. Ils sont accessibles à la sanction pénale vu qu’ils n’étaient pas déments au moment des faits, relève Apollinaire Dassi, représentant le ministère public. Sur cette base, il a requis de les déclarer tous coupables pour association de malfaiteurs et vol à main armée.
Poursuivant ses réquisitions avec bémol, Apollinaire Dassi a conclu que le faiseur de guet est co-auteur. Il a alors retenu contre lui la peine de 10 ans de travaux forcés.
Me Yves Ogan Bada commis pour la défense de Jean Pierre N’Bouké, a rappelé que son client est poursuivi pour association de malfaiteurs et vol à main armée et le ministère public, selon lui a requis 10 ans de travaux forcés. «Nous sommes devant la Cour d’assises ; les jurés représentent le peuple béninois tout entier. Qu’ils veuillent bien différencier. L’avocat général a mis tout le monde dans le même panier. Mon client a collaboré, il a fait des aveux», a-t-il rappelé. Et de poursuivre qu’il a tout dit : «J’ai paniqué, j’ai pris peur et je suis parti». Selon la défense, il faut faire la différence. Me Yves Ogan Bada estime que l’aveu a pour but de soulager, de réparer ce qui s’est passé. Il a également pour but d’atténuer la responsabilité, relève-t-il. Il a suivi bêtement son frère, a-t-il retenu. Et la défense d’ajouter que les féticheurs ont la manie d’emballer les autres ; faute avouée est à moitié pardonnée, estime-t-il. Il faut distinguer les échelles de responsabilité et faire la part qui revient à chacun. «C’est lui le peintre de la prison, il a eu des contrats en prison», fait-il observer suggérant une atténuation de la responsabilité de son client.

Qui perd son job perd la raison

A sa suite, Me Laurent Bognon pour la défense de Florent Danmondé déclare que contrairement à ce qu’on argumente, son client n’est pas le cerveau de la bande; celui par lequel tout est arrivé, a-t-il confié. «Celui qui perd son job perd la raison ; allant de charlatan en charlatan, de personne en personne», relève-t-il. Et de retenir qu’il est tombé sur le charlatan. Dans le contexte sociologique du Bénin, fait remarquer Me Laurent Bognon, il faut emprunter certains itinéraires parfois diaboliques. Sept jours lui ont été promis pour retrouver son travail, puis 17 jours et rien à la fin, a regretté Florent Danmondé le client de Me Laurent Bognon. Rien donc, fait remarquer la défense. C’est pourquoi il a repris contact, déduit-il. On lui a servi un plat, il s’est agrippé et voilà.
«Le charlatan avait un réseau dormant de personnes mal intentionnées qui ont été exploitées pour le braquage ; une série d’exercices spirituels allant de captation en captation donc le statut de Florent a joué dans cette odyssée», a-t-il relevé. C’est pourquoi Me Laurent Bognon a poursuivi que, multipliant les exercices spirituels, le "fifo bô" selon lui, a été mis à contribution et l’accusé n’avait plus le sens de discernement. C’est la veille du braquage que les armes lui ont été présentées.
Relativement à l’association de malfaiteurs, poursuit la défense, le réseau dormant travaillait déjà, mais son malheur était de tomber, selon lui, sur le chemin du féticheur. «Je ne viens pas le disculper mais il faut en tenir compte dans le secret de votre délibéré». Et la défense invoque l’article 64 du Code pénal pour faire profiter à son client l’irresponsabilité. «Je plaide la contrainte morale ; le fait légal, matériel et intentionnel ne fonde pas nécessairement l’infraction. Lorsque l’élément moral cède, l’infraction tombe ; il y a la non imputabilité», a-t-il confié.
«Ne préparons pas le lit à d’autres braqueurs, car pour la plupart, ils ont fait 6 ans, il faut les condamner au temps déjà passé en prison», plaide-t-il.
Me Yaya Pognon pour la défense de Faustin N’Bouké fera observer qu’on est dans un mauvais film et que c’est des apprentis braqueurs qui sont au banc des accusés. «Le bô ne pouvait rien faire mais c’était juste une préparation psychologique. On a récupéré les sous séances tenantes, c’est de tristes braqueurs amateurs», fait-il remarquer. Ils auraient mis des balles dans les armes que cela aurait été fatal au personnel et aux clients, retient-il. Et pour la défense, ils méritent une sanction pédagogique ; la justice n’est pas la vengeance mais la répression dans de justes proportions. Les faits sont constants ; la sanction ne doit être que de principe. Cette décision doit faire tâche d’huile.
En ce qui le concerne, Me Max d’Almeida pour le cas de Robert Danmado fera observer que c’est le procès de la bêtise humaine. «Que vient chercher un guérisseur dans un braquage?, s’interroge-t-il. «J’accuse notre société où le gain facile est de notoriété publique», fait-il remarquer.

17 enfants scolarisés

Pour Max d’almeida, le sang n’a pas coulé et les cartouches étaient dans la poche au lieu d’être dans l’arme et cela suffit-il pour réclamer 10 ans ?, demande-t-il encore. Il a déploré la manière dont l’instruction a été conduite. 17 enfants scolarisés sur 33 vivants avec 9 femmes. La partie civile ne s’est même pas présentée, relève-t-il, car elle estime qu’elle n’a cure du procès de ce jour. «Ce n’est pas en jetant en prison ces rigolos que vous aurez rendu justice. Indulgence de votre cour pour ne pas fabriquer des braqueurs professionnels», implore-t-il.
Enchaînant toujours pour la défense, Me Adiss Salami pour Marcellin Noudji fera remarquer la pertinence de la poursuite ; mais pour lui, le ministère public n’y était pas allé avec l’éloquence qu’on lui connait. «Un peu comme si personne ne mérite dix ans pour ce fait d’amateur : ni feu, ni sang, encore moins pas de trouble à l’ordre public. « Ils n’avaient sorti aucune arme ; en considération de la position occupée par chacun, il faudra faire la nuance. Il a compris la leçon, il a dit la vérité ; une faute avouée est à moitié pardonnée», réitère la défense dans ses moyens.
Me Paul Kato Atita pour le dernier, Sylvain Assou : «J’ai suivi vos réquisitions ; vous avez ouvert la voie et fait le travail à moitié ; je vais revenir sur le point litigieux, en ce qui concerne le cas Sylvain Assou. C’est une infraction grave qui emporte une peine de même nature», a-t-il confié. Car, indique-t-il, «il faut vous convaincre et vous supplier de lui faire bénéficier de la réduction de la peine». Sylvain Assou selon Paul Kato Atita avait 26 ans à l’époque des faits : un jeune homme qui n’a pas connu l’amour paternel ; son père a été un enseignant communautaire ; décédé déjà ; sa responsabilité pénale est établie.

Donnez lui la chance de se reconvertir

Il a été élevé par sa mère sans grands moyens ; fuyant la misère, à la recherche du pain quotidien avec un salaire de 25 000 francs CFA. Lorsqu’il a reçu l’offre de Florent pourquoi n’a-t-il pas dit non ? Nulle part, dans le dossier, il n’a concrètement contribué. Le seul rôle et son péché est d’avoir rencontré Florent sur le chemin professionnel ; et Me Paul Kato Atita de retenir qu’il est accessible à la sanction mais avec, selon lui, le bénéfice de circonstances atténuantes, avec une peine assortie de pardon. «Donnez-lui la chance de se reconvertir par sa liberté ; je vous supplie, je vous prie en considérant les circonstances qui militent en sa faveur», demande-t-il.
En dehors de Jean-Pierre N’Bouké mis sous mandat de dépôt le 3 décembre 2009, les 5 autres, à savoir Florent Danmondé, Faustin N’Bouké, Robert Danmado, Marcellin Noudji et Sylvain Assou l’ont été le 22 décembre 2008. Entretemps, Robert Danmado a bénéficié d’une mesure de liberté provisoire et a passé 9 mois et quelques jours de détention préventive.
La cour après plus de deux heures de délibérations les a déclarés coupables d’association de malfaiteurs et vol à main armée sur la base des articles 295 à 298 et 381 alinéa 1 du Code pénal.
Au total, Robert Danmado et Florent Danmondé ont été condamnés à 12 ans de prison pour association de malfaiteurs et co-auteurs de vol à main armée. Faustin N’Bouké, Sylvain Assou et Jean-Pierre N’Bouké ont été condamnés à 9 ans pour association de malfaiteurs et vol à main armée. Quant à Marcellin Noudji, il est condamné à 7 ans pour association de malfaiteurs et vol à main armée.
Robert Danmado retourne en prison pour un peu plus de 11 ans encore tandis que Florent Danmondé y passera encore environ un peu plus de 5 ans. Marcellin Noudji y retourne pour quelques mois pendant que les autres (3) ont encore deux ans environ de détention devant eux.

Société 09 avr. 2015


Emile Kougbadi, président du comité d’organisation du FACI:«Le FACI est désormais la fête identitaire des Idaasha»

La Nation: Emile Kougbadi, vous êtes le président du comité d’organisation de FACI 2015, à l’issue des manifestations, faites-nous le point de cette édition?

Emile Kougbadi : Je voudrais exprimer toute ma satisfaction par rapport à toutes les manifestations entrant dans le cadre de cette 5è édition du FACI. Quand on parle de cinq, c’est l’édition de l’étoile donc de la consécration. Nous avons démarré les activités le mercredi 1er avril dernier par un concert de musique moderne et traditionnelle avec le lancement du 3è album du groupe Volcan des Collines qui a mobilisé beaucoup d’autres artistes du milieu. Le lendemain jeudi, c’était la première édition du concours Miss FACI, la fille la plus belle et ancrée dans la culture Idaasha. Il s’agit de la culture culinaire, vestimentaire, linguistique et autre rythmique. Ainsi, le FACI a-t-il désormais sa Miss et ses deux dauphines authentiquement Idaasha. Puis, les jours suivants, il y a eu plusieurs autres manifestations telles que des projections cinématographiques de films réalisés par des jeunes Idaasha. Il y a des valeurs dans cette jeunesse et, à travers le FACI, nous faisons l’effort de les promouvoir. Le vendredi, c’était la grande nuit des contes et de l’intégration. Des contes en langue Idaasha avec de la musique aussi bien traditionnelle que moderne d’ici venant des autres communautés sœurs que sont les Ifè, Isha et les Shabè. Car, notre ambition est de faire du FACI un seul, c'est-à-dire FACI des 3IS comme le festival des Arts et Cultures Idaasha.
Poursuivant avec le programme, le dimanche matin, nous étions à l’église Sacré-Cœur où nous avions reçu les bénédictions du tout nouvel évêque de Dassa, Monseigneur François Xavier Gnambodè Gnonhossou qui a beaucoup apprécié cette initiative. D’ailleurs, l’évêque qui est un talentueux polyglotte nous a promis qu’il parlera aussi très bientôt la langue Idaasha pour nous accompagner dans cette noble mission de promotion et de valorisation de notre culture.
Aussi, faut-il rappeler que toutes les autres congrégations chrétiennes ont fait des célébrations œcuméniques. Déjà le vendredi, nous étions à la mosquée où la communauté musulmane a aussi prié pour le FACI.
A la suite de la grande messe d’actions de grâce du dimanche, des festivités populaires tels que le pique-nique sur les collines de Sokponta et la nuit de la fraternité à la place Egbakokou animée par l’orchestre les Volcans de Collines ont clôturé les manifestations de la 5è édition du FACI.

Avec un tel éclat, on peut donc dire que le FACI a pris son envol loin des interférences politiques ou électoralistes ?

C’est incontestable ! La preuve, les manifestations de cette édition ont mobilisé plus de sept mille personnes. Toute la diaspora est là. C’est dire que le FACI s’est aujourd’hui imposé comme une fête identitaire de toute l’aire culturelle Idaasha. A cet effet, nous voulons désormais travailler à relever deux grands défis pour le FACI. Primo, institutionnaliser le FACI pour assurer la pérennité de son financement et, secundo en faire, le festival des 3IS (Idaasha, Ifè, Isha et Shabè).
Une chose est claire, il y a eu quelques inquiétudes au départ mais qui se sont très tôt dissipées. Tout le monde est convaincu de ce qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura pas d’interférences politiques au niveau du FACI. Nous y travaillons tous.

La 6è édition, c’est où et quand ?

Comme le FACI est un rendez-vous tournant, la prochaine édition est prévue à l’occasion de la Pâques 2016 à Glazoué. Quant à moi, ma mission est terminée avec la tenue de l’édition de 2015, je vais donc devoir transmettre le flambeau à quelqu’un d’autre dans quelques semaines pour l’organisation de la prochaine édition.

Culture 08 avr. 2015


Financement du processus électoral:Le gouvernement décaisse 611, 5 millions de F CFA

Le ministre de l’Economie et des Finances, Komi Koutché a annoncé, hier mardi 7 avril, un décaissement express de 611,500 millions de francs CFA effectué, au profit du COS-LEPI. Au cours d’une conférence de presse, il a donné les explications sur les diligences de ce nouveau décaissement pour les opérations de distribution des cartes d’électeurs avant de souligner que la demande de 3,2 milliards de francs CFA adressée par le COS-LEPI n’est pas éligible dans son entièreté.

Le gouvernement béninois a décaissé, hier mardi 7 avril, la somme de 611,500 millions de francs CFA en faveur du COS-LEPI pour les opérations de distribution de cartes d’électeurs. C’est l’information livrée hier, au cours d’une conférence de presse animée par le ministre de l’Economie et des Finances, Komi Koutché. Selon les explications fournies par l’argentier national, le besoin exprimé par le COS-LEPI était de 3,2 milliards mais après avoir apprécié toutes les rubriques inscrites dans ladite demande de fonds reçue la semaine dernière, une seule est éligible. Le ministre a souligné que plusieurs rubriques inscrites dans cette demande restent fantaisistes puisque déjà prises en compte dans le budget naguère arbitré, arrêté de façon consensuelle et exécuté. Il a cité par exemple, l’achat de papier laminant pour un montant de 500 millions inscrit comme besoin alors que la confection des cartes d’électeurs a été déjà faite. A l’en croire, le volet concernant cependant la distribution des cartes d’électeurs n’avait pas été pris en compte dans l’arbitrage final et consensuel du COS-LEPI à cause du vote imminent de la loi dérogatoire qui transférait cette attribution à la CENA, structure permanente.

« Et sur instructions fermes du chef de l’Etat, Boni Yayi, les ressources ont été diligemment mises à la disposition du COS-LEPI», a indiqué Komi Koutché, ajoutant que rien ne saurait expliquer un quelconque blocage des opérations de distribution des cartes d’électeurs. Car, poursuit-il, dans la correspondance, le président du COS-LEPI a fait savoir que l’institution dispose dans ses comptes, d’une trésorerie de 752 millions francs CFA. «Tout ce qui est demandé de façon régulière a été donné», a poursuivi le ministre.Dans son argumentaire, Komi Koutché a fustigé par ailleurs, les procédures utilisées par le président du COS-LEPI, Sacca Lafia pour réclamer les fonds complémentaires. «Nous constatons un manque de sérieux dans la procédure utilisée par le président du COS-LEPI», a déploré le ministre qui affirme ne pas comprendre pourquoi il annonce dans les médias, un besoin de 2 milliards de nos francs alors que la demande adressée au gouvernement exprime 3 milliards».

Cela dénote, selon le ministre en charge de l’Economie, d’une transposition de la politique sur un terrain technique. Concernant la polémique générée dans l’opinion à propos de l’audit commandité sur la gestion des ressources affectées au COS-LEPI, Komi Koutché a martelé que les textes qui instituent le COS-LEPI prévoient la tenue régulière d’audits. Mieux, poursuivra-t-il, il n’est pas envisageable de gérer des ressources publiques sans qu’on ne se soumette au mécanisme de contrôle de gestion prévu par la loi des finances publiques. De l’avis du ministre, cette attitude dénote d’un caractère très peu responsable qui vise à manipuler l’opinion publique.

Actualités 08 avr. 2015


Financement du processus électoral:Le COS-LEPI toujours insatisfait

Annoncée pour démarrer ce jour, l’opération de distribution des cartes d’électeurs, ne sera pas une réalité. Ayant déjà accusé du retard, cette opération cruciale du processus électoral semble s’enliser davantage. Et pour cause, le COS-LEPI se dit insatisfait du montant des ressources expressément décaissées, hier mardi 7 avril par le gouvernement, pour poursuivre le travail.

En dépit du décaissement express hier mardi 7 avril de 611,5 millions francs CFA par le gouvernement, la distribution des cartes d’électeurs ne pourra démarrer ce jour. De son côté, le président du COS-LEPI, Sacca Lafia, joint au téléphone hier après la conférence de presse du ministre en charge des Finances qui annonçait le décaissement des fonds, exprime son insatisfaction quant au montant des fonds affectés. «C’est bon mais c’est insuffisant», a clamé l’honorable Sacca Lafia. Selon lui, ces fonds sont insuffisants et les opérations de distribution de cartes d’électeurs ne sauraient débuter tant que les ressources ne sont pas complétées par le gouvernement.
Sacca Lafia réclame l’intégralité des 3,241 milliards F CFA inscrits dans sa demande de ressources complémentaires. Ces ressources, a-t-il confié, serviront entre autres, à acheter du plastique pour la plastification des cartes d’électeurs déjà imprimées, à payer la campagne médiatique et de communication sur les radios locales dans le cadre de la distribution des cartes d’électeurs, à payer les agents occasionnels du COS-LEPI, à payer les primes des agents du COS-LEPI, à sécuriser les opérations de déploiement et distribution des 4.470.591cartes d’électeurs. Aussi, a-t-il souligné que ce complément budgétaire permettra d’imprimer les listes électorales à afficher et les listes d’émargement.
Le président du COS-LEPI, Sacca Lafia affirme que ces dépenses n’avaient pas été prises en compte dans le budget précédemment arbitré et arrêté.
Parlant d’audit, il dit être disponible pour tout contrôle de la gestion des ressources allouées à son institution car aucune dépense ne se fait au COS-LEPI sans l’intervention du ministère de l’Economie et des Finances à travers ses cadres techniques. Le président du COS-LEPI martèle alors que les opérations de distribution ne vont débuter que lorsque le gouvernement sera résolu à compléter en plus des 611,5 millions F CFA transférés hier, environs la bagatelle de 2,6 milliards francs CFA.
Avec cette situation, une impasse pointe à l’horizon. En matière de délais légaux, tout se joue sur le fil du rasoir. Le Code électoral en son article 180 dispose que le centre de distribution des cartes d’électeurs est ouvert pendant quinze (15) jours ininterrompus de huit (8) heures à dix-huit (18) heures. Une nouvelle distribution est organisée par la CENA sur une période huit (08) jours pour les cartes d’électeurs non retirées par leurs titulaires jusqu’à la fin du délai de distribution.

Actualités 08 avr. 2015


Prévention et gestion des conflits en lien avec la transhumance:L’ONG Potal Men outille les agents de sécurité du Borgou

Hier, mardi 7 avril, s’est ouvert à Parakou un atelier de formation à l’intention des forces de défense et de sécurité et autres acteurs impliqués dans la prévention et la gestion des conflits en lien avec la transhumance dans le Borgou. Cette rencontre d’échanges qui dure deux jours, est organisée par l’ONG Potal Men et le Groupement Nord de la Gendarmerie, avec l’appui de la Coopération suisse.

Outiller les agents des forces de sécurité publique et de défense afin de faire de la transhumance transfrontalière un outil de développement et non une source d’insécurité pour les populations. C’est l’objectif visé à travers l’atelier de formation qui se tient les 7 et 8 avril à Parakou dans l’optique de la prévention et d’une meilleure gestion des conflits liés à la mobilité pastorale. Cette rencontre d’échanges est organisée par l’ONG Potal Men en collaboration avec le Groupement régional Nord de la Gendarmerie nationale et avec le soutien technique et financier de la Coopération suisse représentée à l’ouverture des travaux par Jacques M. Essou. Elle réunit une cinquantaine de participants : essentiellement des gendarmes, des policiers et des militaires mais aussi quelques membres d’organisations socioprofessionnelles impliquées dans la prévention et la gestion des crises liées à la transhumance nationale et transfrontalière.
Il s’agit en fait d’une duplication au profit des agents des unités à la base de la formation organisée en janvier dernier à l’intention des officiers de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori, précise Yarou Justin Sinagnarogui, commandant adjoint du Groupement régional Nord de la Gendarmerie.
«Si la transhumance est considérée comme source de conflits, ce n’est pas moins vrai que c’est aussi un outil de développement si elle est mieux encadrée et mieux gérée», indique Bio Orou Djéga, directeur exécutif de l’ONG Potal Men. Au terme de la rencontre, espère-t-il, les participants seront aguerris pour constituer de véritables agents de la paix en matière de gestion de la transhumance.
Sous la coordination du point focal du partenariat Gendarmerie/Potal Men pour les questions de prévention et ou de gestion des conflits en lien avec la transhumance, Anasthase Wilfrid Dagnonhouéton, les échanges portent sur la notion de pastoralisme, des avantages et des inconvénients de la transhumance ainsi que les approches et outils de prévention et de résolution des crises en lien avec ce phénomène.

Transhumance, paix et sécurité alimentaire

Pour le conseiller technique du chef de l’Etat chargé de la transhumance et de la gestion des conflits, Dr Adamou Mama Sambo, anticiper les crises et instaurer une transhumance apaisée contribuera à assurer une sécurité alimentaire et une économie florissante non seulement pour les transhumants mais aussi et surtout pour les communautés d’accueil. «Quand on parle de transhumance, on pense souvent que ce n’est qu’un élément isolé, un élément perturbateur. Mais en réalité, c’est un système pastoral, un système de production que si, on arrive à le canaliser et mieux le connaître, toutes les localités qui reçoivent les transhumants vont voir leur économie se développer pendant la période de transhumance », explique-t-il.
L’atelier de Parakou se tient après trois autres organisés à Natitingou, Djougou et Kandi. Il permet non seulement de toucher un plus grand nombre d’agents de sécurité mais aussi de les amener à mieux appréhender le système pastoral et le fondement de la transhumance, mais aussi à mieux se préparer à faire face à la prochaine saison des déplacements des éleveurs et de leurs troupeaux dans le Borgou, à en croire Bio Orou Djéga. Après les communications et les cas pratiques de résolution de conflits relatifs à la modification des trajectoires des troupeaux, aux dégâts dans les champs et les forêts classées, à l’occupation des couloirs d’accès, un plan d’actions sera présenté et validé avant la clôture des travaux prévue pour cet après-midi.
En effet, la saison qui est en train de finir, a occasionné beaucoup de dégâts, signale Adamou Mama Sambo, allusion faite aux pertes en vies humaines, aux blessés et aux nombreux dégâts matériels enregistrés lors des incidents sanglants survenus récemment entre bouviers et paysans dans de nombreuses localités : Djougou, Dassa, Ouinhi, Aplahoué, Gangban. Il souhaite que la formation soit aussi dupliquée au niveau des Groupements Centre et Sud de la Gendarmerie.

Société 08 avr. 2015


51è anniversaire de Nonvizan:Sèhomi 2015 a vécu, Avlékété 2016 a reçu le flambeau

La bourgade de Sèhomi, arrondissement de Possotomè dans la commune de Bopa, a abrité, dimanche 5 avril dernier, jour de Pâques, la commémoration du 51è anniversaire de Nonvizan, un creuset qui regroupe les ressortissants des 5 communes autour du lac Ahémé et de ses chenaux. Une messe a été célébrée à cette occasion, en l’église St Vincent de Paul de la localité, par l’évêque du diocèse de Lokossa, Monseigneur Victor Agbanou, assisté d’un collège de prêtres. Une messe qui a été suivie des manifestations festives qui se sont déroulées au bord du lac, en présence des locaux et invités rassemblés pour la circonstance.

Les retrouvailles fraternelles et conviviales, Nonvizan 2015, marquant le 51è anniversaire de cette commémoration ont drainé du monde, dimanche 5 avril dernier à Sèhomi. C’est dans l’église St Vincent de Paul de la localité dans l’arrondissement de Possotomè, que, Monseigneur Victor Agbanou, évêque du diocèse de Lokossa a célébré la messe dite à cette occasion.
La mort de Jésus-Christ de Nazareth selon les Saintes écritures, a-t-il rappelé, a d’abord provoqué la dislocation du peuple et des disciples de Dieu. Mais au même moment, sa résurrection a rassemblé ses adeptes et sympathisants.

C’est la raison pour laquelle, l’évêque a appelé les frères et sœurs rassemblés pour Nonvizan à s’unir pour se parler, à l’instar de Marie de Magdalah qui a informé de la résurrection de Jésus-Christ de Nazareth; une information qui a fait bouger Jean et Pierre, ( l’un vieux, l’autre plus jeune), des disciples qui se sont levés, bousculés et qui, ensemble, dans une unité de pensée et d’action, sont allés dans la même direction pour bien accomplir les tâches qui leur étaient dévolues. Ainsi, Victor Agbanou a invité l’assistance, les ressortissants des cinq communes riveraines du lac Ahémé que sont Comè, Grand Popo, Bopa, Ouidah et Kpomassè à s’unir et à mener des réflexions et des actions novatrices et porteuses de développement pour la région.

Concrètement, l’évêque leur a rappelé qu’ils doivent soutenir les jeunes. «Que Dieu bénisse ceux qui s’engagent et entreprennent de telles actions», a encouragé l'évêque de Lokossa, souhaitant vivement que Pâques procure à tous les participants, le renouvellement de leurs engagements.

Puis, dans le même élan et avec la même ferveur, l’assistance s’est ébranlée vers le bord du lac à quelques 300 m environs de l’église où se sont déroulées les manifestations festives.
Pour André Tchékounou, le président en exercice de Nonvizan, les objectifs des retrouvailles qui portent sur la célébration de la fraternité sont atteints. Dans la mesure où bientôt, les 17 arrondissements traversé par le lac jouiront de la réhabilitation du lac et de ses chenaux, un programme auquel le gouvernement, les partenaires techniques et financiers adhèrent. Il n’en veut pour preuve que les différents projets élaborés avec lesdits partenaires, notamment pour la mise en valeur des sites touristiques, le dragage et l’exploitation du sable.
Dans le cadre des autres activités de Nonvizan 2015, André Tchékounou a supervisé la remise du flambeau de l’édition 2016 à Avlékété (Ouidah), la remise des trophées aux équipes gagnantes et des actes de reconnaissance.
Présent à Nonvizan 2015, le général Marcel Fernand Amoussou a confié que le fondement du développement d’un pays est sa culture. Son déplacement visait à témoigner son attachement et son soutien aux ressortissants autour du lac Ahémé et de ses chenaux et à leur apporter la preuve de son engagement pour sa réhabilitation. Car le lac lui inspire l’espérance d’un mieux-vivre, afin que les populations en tirent le meilleur.

Culture 08 avr. 2015


Renaissance du chemin de fer béninois:La Bluezone de Zongo à Cotonou inaugurée

Le président de la République a présidé, lundi 6 avril dernier, la cérémonie d’inauguration de la Bluezone de Zongo à Cotonou. Cet espace de vie, fruit du partenariat avec le groupe Bolloré promeut surtout l’énergie solaire sur ses installations.

A la place des immondices et autres habitats de fortune de Zongo se dresse aujourd’hui un splendide centre de vie écolo dédié à la promotion de l’artisanat, de la culture et du sport dans la ville de Cotonou. « Vous découvrez des investissements innovants dans une zone autrefois abandonnée. Mais ce qui est important à regarder est que la lumière et la climatisation sont en réalité propulsées par le soleil », fait observer Vincent Bolloré, PDG du groupe Bolloré. L’innovation technologique qu’apporte son entreprise au Bénin, soutient-il, se trouve dans les panneaux photovoltaïques qui, grâce aux batteries Lithium Métal Polymère (LMP), permettent de produire de l’énergie solaire à la Bluezone. «Le demi-mégawatt que nous produisons sur ce site de trois hectares permet de donner la lumière, de brancher les ordinateurs, de traiter l’eau potable. Notre ambition pour cette bluezone au cœur de Cotonou, c’est de permettre aux artisans de montrer leur talent, aux jeunes de se connecter à l’internet, d’assurer la santé des populations, et surtout aux start-up de disposer de bureaux de développer leur projet d’entreprises», poursuit-il. Vincent Bolloré annonce que d’autres Bluezones vont se démultiplier un peu partout sur la ligne de chemin de fer pour montrer qu’aux Béninois les TICS sont importantes pour créer de l’emploi.
Le président de la République estime qu’en acceptant de relever avec son gouvernement le défi énergétique à travers l’installation des panneaux photovoltaïques, le groupe Bolloré pose les bases de la sécurité humaine. La Bluezone de Zongo, soutient-il, offre une gamme variée de services qui propulsent les bénéficiaires dans la modernité. «L’énergie permet d’offrir de la lumière, de créer de l’emploi, d’être en connexion avec le monde grâce à l’internet. On est dans le monde à partir d’ici», affirme-t-il. Le chef de l’Etat se dit particulièrement impressionné par la transformation radicale de Zongo qui, grâce à l’investissement de Bolloré, offre du sourire aux usagers qui autrefois redoutaient l’insécurité qui caractérise la zone. «Les gares étaient des centres de vie et de profit. Ces gares se préparent à renaître. Le combat se poursuivra en faveur du Bénin profond avec le déploiement des bluezones», souligne-t-il, saluant au passage la qualité du partenariat stratégique entre le groupe Bolloré et l’Etat béninois. Pour aller à l’émergence, il est nécessaire de travailler sur les services, insiste-t-il, prônant une économie qui repose désormais sur des innovations technologiques et les énergies renouvelables.
La Bluezone de Zongo est un lieu récréatif, de détente et de culture au profit des populations de Cotonou. Il propose des services innovants: un centre d’écoute et de prévention, une infirmerie, une salle de spectacle de 220 places assises, un cyber-café pour se connecter à Internet, un espace d’e-learning doté d’ordinateurs, une plate-forme multifonctionnelle destinée à promouvoir des métiers artisanaux, un terrain de basket, une salle de ping-pong. Le groupe Bolloré y développe surtout la technologie Blue Solutions qui repose sur la promotion de la batterie Lithium Métal Polymère (LMP) qui stocke l’énergie emmagasinée par des panneaux photovoltaïques.

Actualités 08 avr. 2015


Concours budgétaire de la BOAD:Signature d’un accord de prêt de 10 milliards de F CFA

L’Etat béninois et la BOAD ont procédé, hier mardi 7 avril à Cotonou, à la signature d’un accord de prêt de 10 milliards de FCFA. Ce concours budgétaire vise à réaliser deux projets de développement dans les secteurs de l’énergie et de l’hydraulique. La cérémonie de formalisation de cet accord de prêt a eu pour cadre le ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation.

C’est à travers les signatures de documents et l’échange de paraphes que le ministre en charge de l’Economie, Komi Koutché et le président de la BOAD, Christian Adovèlandé ont formalisé l’accord de prêt entre le Bénin et l’institution financière. Pour un montant de 10 milliards de F CFA, cet appui porte sur la construction d’une centrale thermique de 120 MW à Maria-Gléta et le renforcement du système d’alimentation en eau potable dans la ville de Parakou et environs. Et pour la réalisation de ces projets, Christian Adovèlandé, président de la BOAD, a invité les unités de gestion respectives à conduire leur mise en œuvre avec professionnalisme et dans le respect des délais.

A cet effet, il a souhaité que la partie béninoise mette en place des programmes cohérents d’entretien et de maintenance des équipements et des infrastructures. «Concernant la future centrale thermique, je demeure persuadé que les autorités béninoises mèneront les diligences nécessaires pour sécuriser son approvisionnement en fiel et ou en gaz», a-t-il prévenu. Le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Komi Koutché soulignera que cet accord de financement vient appuyer deux secteurs stratégiques de la politique de développement du gouvernement du Bénin.

«Vous ne serez pas déçu de la partie béninoise quant à l’opérationnalisation des projets, objet de cet accord de signature. Vos attentes seront comblées dans le temps et dans l’espace», a rassuré Komi Kou-tché. Il a promis par ailleurs, de mettre à contribution toutes les ressources humaines et matérielles afin que les objectifs soient atteints. Le président de la BOAD a également rappelé que son institution a injecté dans le secteur de l’électricité au Bénin, 76 milliards à travers 10 opérations dont huit sont entièrement terminées et mises en exploitation. Christian Adovèlandé a donc rassuré que ses services suivent avec un grand intérêt les projets en cours d’exécution qui concernent l’interconnexion électrique en 161 KV à Bembérèkè, Kandi et Malanville. Aussi, a-t-il souligné que la modernisation et le renforcement de réseau de distribution de la SBEE dans les quartiers et zones périphériques des grandes villes des départements du Littoral et de l’Ouémé-Plateau tiennent à cœur à la banque. Enfin, il a rassuré de la disponibilité de son institution à accompagner et à soutenir le Bénin dans la mise en œuvre de ses programmes de développement.

Actualités 08 avr. 2015


5è édition du festival des arts et de la culture "FACI":La culture Idaasha célébrée à Dassa-Zoumé

La place Egbakokou de la ville de Dassa-Zoumé a accueilli, samedi 4 avril dernier, les cérémonies officielles marquant la 5è édition du Festival des arts et de la culture Idaasha dénommé FACI 2015. La manifestation étalée sur plusieurs jours a été marquée d’événements riches en couleurs et fait dire à plus d’un que c’est un pari gagné pour les initiateurs de ce rendez-vous culturel de fraternité et de communion des ressortissants de l’aire culturelle Idaasha.

Tenu du 2 au 5 avril dernier dans la cité des 41 collines, Dassa-Zoumé le FACI, à l’instar du 15 août à Savalou, de Nonvitcha à Grand-Popo, de la Gaani à Nikki, a mobilisé des milliers de personnes. Cette édition a été placée sous le patronage du président de la République Boni Yayi et du ministre Komi Koutché. La cérémonie officielle a réuni le samedi 4 avril dernier à la place Egbakokou, plusieurs personnalités politico-administratives ainsi que les têtes couronnées et les cadres de la région.
Occasion pour Emile Kougbadi, président du comité d’organisation de rappeler que le but visé par le FACI est de mieux faire connaître les arts et la culture Idaasha, de créer un cadre d'échanges, d'apprentissage et d'émulation aux artistes; d'offrir un cadre d'immersion culturelle aux cadres, étudiants, scolaires et chercheurs et de créer une plate-forme de brassage entre le peuple Idaasha et les autres communautés.

C'est aussi le creuset par excellence pour renforcer les liens de fraternité et de solidarité entre les filles et fils Idaasha, soutient-il. Un creuset à travers lequel sont célébrées, poursuit-il, la richesse et la diversité des arts et de la culture Idaasha. Cette diversité se retrouve d’ailleurs dans la répartition des populations Idaasha entre les villes de Dassa-Zoumé et de Glazoué, de Savalou, de Savè et d’Atakpamè au Togo. Puis, elle se caractérise par la variété des pratiques culturelles, cultuelles et religieuses.
Pendant cinq jours, ce festival a mobilisé des fils et filles des communes de Dassa-Zoumé et de Glazoué qui se sont mis ensemble pour œuvrer, disent-ils, en faveur de la promotion de la culture Idaasha. Il s’agit spécifiquement de mieux faire connaitre les arts et cultures Idaasha et de mettre en place également un cadre de brassage et d’ouverture vers les autres peuples. Pour y parvenir, lors de ce rendez-vous, le programme de la 5è Edition du FACI a porté sur quatre volets.

Le volet intellectuel avec plusieurs communications axées sur l’histoire, les us et coutumes du peuple Idaasha, le volet artistique a été consacré à l’exhibition des rythmes, danses et autres savoir-faire culturels et artistiques Idaasha avec des projections de films, le lancement du nouvel album des «Volcan des Collines», et l’élection Miss FACI.
Le volet arts culinaires a mis en exergue les habitudes culinaires de la région avec une dégustation publique des différents mets du terroir comme le Olèlè ou le Tchombô ou encore la boisson Tchakpalo dégustés n’ont pas manqué de donner la nostalgie à certains festivaliers. Enfin, il y a le volet loisirs avec la promotion des jeux traditionnels comme le Akpéko, le Adji, l’Eran et autres.
Après ce bain culturel de plusieurs jours sur fond de nostalgie, on peut dire que la cinquième édition du FACI a vécu.

Culture 08 avr. 2015


2204 - 2256