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Nouvelles

Protection de la réserve de biosphère de la Pendjari:Du renfort pour la sécurité des animaux

Un fort contingent de forces de sécurité a été déployé dans le parc de la Pendjari pour assurer la sécurité des animaux suite aux rumeurs de braconnage dont fait l’objet cette réserve de biosphère. Mais avant, il était à la rencontre que le ministre de l’Environnement en charge du reboisement et de la protection des Ressources naturelles et forestières a eue avec tous les acteurs impliqués dans la cogestion de ladite réserve.

Sous l’égide du lieutenant-colonel Charlotte Okpè Djègui Okoundé, directrice générale du Centre national de gestion des réserves de faune (CENAGREF), du colonel Robert Kouassi Noudéhou, chef de l’Inspection forestière de l’Atacora-Donga et du conseiller technique aux Ressources naturelles et forestières du ministre en charge de l’Environnement, il a été procédé à l’installation, jeudi 2 avril dernier, des éléments devant conduire les opérations de ratissage au sein de la réserve de biosphère de la Pendjari. Dans un contexte où diverses publications non avérées, ont fait état de braconnage sauvage dans ce haut lieu de la flore et de la faune, le déploiement de la quarantaine d’éléments composés de militaires, d’éco-gardes, de forestiers et de chasseurs professionnels locaux, constitue une bouffée d’oxygène pour les responsables en charge de la protection des animaux dans la réserve. Pour la directrice générale du CENAGREF, l’équipe mixte d’agents des forces de sécurité, d’éco-gardes et de chasseurs, vient renforcer le dispositif de surveillance en plein cœur de la réserve. Un dispositif déjà en place sur instruction du ministre de l’Environnement en charge du reboisement et de la protection des Ressources naturelles et forestières.

«Vous constituez une équipe et vous devez être solidaires dans cette mission républicaine», leur a-t-elle notifié. Des propos corroborés par le chef de l’Inspection forestière qui insistera fermement sur les résultats sans complaisance. Ainsi pour la sécurisation du parc et de ses zones cynégétiques il appellera à déloger tout indélicat qui s’aventurerait dans la réserve de biosphère de la Pendjari pour nuire à la quiétude des animaux y vivant. Il n’occulte non plus les transhumants à la recherche de pâturage pour leurs bétails.
Représentant le ministre de l’Environnement en charge du reboisement et de la protection des Ressources naturelles et forestières, Joël Dansou Avikpo, conseiller technique aux Ressources naturelles et forestières, a souligné tout l’intérêt de la mission mixte en rappelant les rumeurs et autres publications non avérées sur le braconnage des animaux au sein du parc. Aussi relèvera-t-il tout l’engagement des autorités au plus haut niveau à assurer la protection des animaux. Les éléments de l’opération mixte de sécurité ont affirmé toute leur volonté à conduire avec succès cette mission.

Société 08 avr. 2015


Marie-Elise Gbèdo, avocate à la Cour:«Les femmes sont complices de leur situation»

Le Code des personnes et de la famille comporte quelques particularités qui ne sont pas toujours connues du grand monde. Lesquelles auraient rendu service aux couples si elles étaient bien maîtrisées. Maître Marie-Elise Gbèdo, présidente de l’Association des femmes juristes du Bénin et ex-Garde des Sceaux, ministre de la Justice de la Législation et des droits de l’Homme s’est fait le devoir d’en révéler quelques-unes, dans le cadre de la célébration de la 20è édition de la journée des droits des femmes.

La Nation : Dans le cadre de la célébration de la 20è édition de la journée des droits des femmes, vous avez animé une conférence-débats sur les problèmes spécifiques du Code des personnes et de la famille, à l’intention des femmes. Quelle en était la substance ?

Marie-Elise Gbèdo : Le Code des personnes et de la famille ne parle pas d’homme et de femme. Il parle du conjoint et des époux. Le Code n’aborde pas non plus de façon isolée les questions concernant les époux. Les problèmes de couple ne sont pas toujours imputables à l’infidélité de l’homme. Après le mariage, les époux se doivent amour, assistance et fidélité. Mais nous notons de plus en plus que ces principes du mariage ne sont pas les choses les mieux partagées au sein des couples. Or, c’est l’un des ciments de la confiance que les deux époux se doivent. A partir de ce moment, l’époux qui travaille par exemple et qui refuse de participer aux charges du ménage peut-être attrait devant la justice. C’est pour cette raison que dans la vie de couple, il faut savoir s’assister et communiquer. Si la femme doit attendre que l’homme réponde à tous les besoins de la famille, c’est elle-même qui se crée des problèmes au sein de son foyer. Elle ne doit pas seulement limiter ses charges à l’entretien des enfants.
Il faut également souligner qu’il y a des femmes qui tombent dans la facilité et lorsque leurs maris leur interdisent l’exercice de leurs activités après le mariage, elles-mêmes ne prennent plus le temps de mesurer les conséquences de cette décision.
Lorsque la femme ne travaille pas pour participer aux charges du ménage, elle n’a aucun pouvoir. Son pouvoir et le respect qui lui sont dûs à la maison, c’est de la voir aussi ramener de l’argent pour participer aux charges du ménage. Mais, il y a des femmes qui refusent de participer aux différentes charges du ménage. Dans ce cas, la loi donne raison au mari d'ester en justice et en ce moment, compte tenu des charges du foyer, le juge fixe, le quote-part de la femme. Cette situation fait partie des problèmes de couple que nous enregistrons de plus en plus. Or, elle pourrait être évitée si les époux avaient suffisamment communiqué sur l’essentiel. Ce sont des choses que beaucoup de jeunes ignorent aujourd’hui.
Autre chose, les époux doivent connaître les régimes matrimoniaux. Sur ce point, les femmes se font aussi avoir par leurs époux qui optent pour le budget commun. Lorsque dans certains cas, les époux en viennent au divorce, le mari apporte les preuves de ce qu’il a dépensé, parce qu’il investit souvent dans la réalisation des gros-œuvres pendant que la femme investit dans l’alimentation et le bien-être du foyer.

Les épouses doivent donc faire preuve de vigilance. Sur la base du Code des personnes et de la famille, chaque époux doit faire la part de ce qui lui appartient en propre nom et de ce qui est commun au couple. On se marie aujourd’hui parce qu’on s’aime. Si à l’avenir, on constate que l’amour n’est plus éternel, la femme quittera le foyer avec quels biens ? Lorsque la loi prévoit le régime de séparation des biens et que les époux mettent tout ensemble, ils risquent de se créer des ennuis. Toutefois ils sont libres d’opter pour un régime de communauté des biens sur la base d’un contrat de mariage.
Nous avons également mis l’accent sur la séparation de corps que les époux confondent souvent avec le divorce. En cas de séparation de corps, la femme n’a pas le droit de se laisser aller à certains désirs sans l’autorisation de son mari, car il ne s’agit pas de l’indépendance matrimoniale. Il y a beaucoup de spécificités dans le code de mariage que les gens ignorent et qui méritent d’être connues.

Entre autres avantages, le Code des personnes et de la famille confère la légitimité à la femme d’exercer son métier après son mariage. Mais il se fait que les missions et les voyages qu’effectue la femme dans le cadre de son travail, sont parfois à la base de nombreux malentendus au sein du foyer. Comment peut-elle alors dépasser ces considérations ?

Dans un foyer, le dialogue est fondamental. Il est le socle de toute relation solide et durable. Les époux doivent beaucoup communiquer entre eux. Il revient à la femme de rassurer son époux en essayant de le convaincre de sorte qu’il ait un minimum de confiance en elle. Pourquoi lorsque la femme doit aller en mission, le mari va forcement penser que c’est pour aller faire des bêtises ? Non, en toute circonstance la femme doit rassurer son mari. La promotion de la femme, c’est la promotion de l’homme. Il faudrait donc que les hommes aient confiance en leurs femmes et les laissent évoluer sur le plan professionnel. Cela ne contribue qu’au bonheur du couple.

Quelles appréciations faites-vous aujourd’hui du statut de la femme au regard de l’évolution dudit Code ?

Le statut de la femme s’est nettement amélioré ces dernières années. Le Bénin a fait du chemin et je m’en réjouis. Les femmes comprennent mieux leurs droits même s’il y a encore quelques réticences. Le hic, c’est que dans certaines familles, ce sont malheureusement les belles familles qui sont souvent à la base des polémiques entre les époux. Quand il y a des problèmes, les belles filles sont obligées de les craindre, de peur d’être rejetées par elles et que la situation empire. Mais il y a de l’espoir que la situation de la femme s’améliore.

Affirmez-vous donc que le Bénin est un bon élève en matière de promotion des droits des femmes ?

Nous y sommes ! On ne peut pas tout obtenir à la fois mais des efforts sont en train d’être faits dans ce sens. Je me rends compte que nos combats en tant que femmes intellectuelles ont porté des fruits. Je note une prise de conscience à tous les niveaux, même dans les milieux ruraux. La promotion de la femme augure de bonnes perspectives au Bénin.

Une chose est la prise de conscience des femmes elles-mêmes, l’autre en est la mise en application des textes. Et pourtant le Bénin n’a pas de problèmes de textes en matière de promotion des droits de la femme. Comment comprendre ce paradoxe ?

La mise en application des textes, c’est par les femmes elles mêmes. Lorsqu’elles viennent poser un problème à un cabinet d’avocat par exemple, et que celui-ci lance la procédure pour les tirer d’affaires, elles sont encore les premières à y renoncer. De ce fait, elles sont à la fois des victimes passives de leurs situations et des complices parce qu’elles empêchent la procédure d’aller à terme. Ce n’est pas la faute aux avocats. Mais ce qui justifie généralement la réticence des femmes, c’est la peur de la belle-famille. Elles ne veulent pas être l'objet d’insultes, de moquerie encore moins de rejet par celle-ci.

Le Bénin est à la 20è édition de la journée des droits des femmes et l’on continue de recenser ces gaps. Avez-vous bon espoir que la femme béninoise pourra jouir pleinement de tous ses droits un jour ?
Le Bénin est sur la bonne voie en matière de promotion de la femme, même si les politiciens ont pris en charge cette journée. Ce n’est qu’un moindre mal parce que de plus en plus, les femmes sont impliquées dans les prises de décisions. Les politiciens pour leur part font des discours sur ce qui concerne la femme, sa visibilité et sa place dans les instances de prise de décision, même s’ils manquent parfois de sincérité. Mais les femmes elles mêmes sont plus éveillées que jamais et réagissent lorsqu’elles se sentent brimées dans leurs droits.
J’ai dû me battre en dépit de toutes les médisances sur ma personne pour mener le combat avec certaines femmes en vue de l’amélioration du statut de la femme. Les femmes ne doivent pas se laisser aller à la méchanceté, aux calomnies, à la médisance et à la peur. Il faut qu’elles avancent quel que soit ce qui adviendra. La notoriété s’acquiert au bout des luttes.

Société 08 avr. 2015


Campagne des législatives sur les médias publics:Le tour de passage déterminé par tirage au sort

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a procédé, hier mardi 7 avril, au tirage au sort pour l’enregistrement et le passage des messages des partis et alliances de partis politiques dans les médias de service public à l’occasion des législatives du 26 avril prochain. La séance s’est déroulée en présence des représentants des formations politiques dans la salle de conférence de la direction générale des Douanes et Droits indirects à Cotonou.

Les 20 listes de candidatures retenues pour les législatives prochaines sont désormais fixées sur l’ordre de passage de leurs messages sur les antennes de la télévision et de la radio nationales, dans les colonnes de La Nation et de l’Agence Bénin Presse.
Mais avant la cérémonie proprement dite, Adam Boni Tessi, président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), a fait savoir que la séance de tirage au sort pour l’enregistrement des messages des partis et alliances de partis politiques répond aux dispositions du chapitre II de la décision N°15-019/HAAC du 25 mars 2015 portant réglementation de la campagne médiatique pour les élections législatives du 26 avril 2015. En effet, selon ces dispositions, a -t-il rappelé, « seuls les partis politiques ou alliances de partis ayant présenté des candidats aux élections législatives et dont les listes ont été officiellement retenues par la Commission électorale nationale Autonome ( CENA) peuvent bénéficier des dispositions relatives à la campagne médiatique officielle ». Cette décision, a poursuivi le président de la HAAC, organise la campagne médiatique et détermine le genre d’intervention qui peut prendre la forme d’une déclaration, d’un entretien, d’une série de questions-réponses. Elle détermine aussi les modalités de leur réalisation à savoir enregistrement, montage, diffusion.

« L’opération de ce matin est d’une importance capitale », a-t-il souligné ajoutant que le jeu démocratique va être respecté. Par rapport au contenu des messages, il a tenu à ce qu’il ne comporte pas des invectives, des propos tendant à troubler l’ordre public et incitant à la violence, ou des propos allusifs avec des injures. Aussi Adam Boni Tessi a-t-il invité les partis ou alliances de partis politiques à faire preuve d’esprit de responsabilité afin qu’il n’y ait pas de dérapages. Il a exhorté les responsables de partis en lice à respecter le calendrier de programmation des enregistrements de leurs messages à l’ORTB ainsi que le délai de leur dépôt au niveau du quotidien La Nation et de l’Agence Bénin Presse. A l’en croire, ces mesures permettront d’éviter toute déconvenue éventuelle. Enfin, il a averti que toute liste dont les représentants ne se seraient pas présentés pour l’enregistrement conformément au calendrier arrêté, verrait son tour de passage annulé.
Après ce propos liminaire du président de la HAAC, le contrôle de présence des partis ou alliances de partis dont les candidatures ont été retenues, a été fait. Il en ressort que 18 parmi eux se sont faits représenter à la séance du tirage au sort. Les deux absents sont l’Union fait la Nation (UN) et UFED Bénin Nouveau. Mais cela n’a pas empêché la séance de se dérouler, compte ayant été tenu des absents. Au total, il a été procédé à cinq tirages au sort dont trois passages sur les chaînes de la radio et de la télévision nationales, un passage à La Nation et un à l’Agence Bénin Presse(ABP).
Il faut signaler qu’à la fin du tirage au sort, il a été précisé aux représentants de partis ou d’alliances de partis en lice, qu’à compter de ce mercredi 8 avril, débuteront les séances d’enregistrement des messages. Pour des modalités pratiques, quatre listes se feront enregistrer par jour et le même nombre de messages sera diffusé. C’est la liste RDR qui ouvre le bal des messages radiotélévisés pour le premier passage alors que le deuxième est ouvert par la liste RB-RP et le troisième par Alliance Eclaireur.

Ordre de passage des partis ou alliances de partis
Premier passage à la radio et à la télévision
1-RDR
2-UDD Wologuèdè
3- AND
4-UDC Nounagnon
5-FCBE
6-UB
7-Nouvel Espoir pour le Bénin
8-Parti Reso Atao
9-RB-RP
10-UFED Bénin Nouveau
11-Alliance pour une Nouvelle Gouvernance
12-Alliance PEU
13-PRD
14-Alliance FDU
15-UN
16-MEKA
17-Alliance ABT
18-Alliance Soleil
19-Coalition Caméléon
20-Alliance Eclaireur

2ème passage

1-RB-RP

2-UB
3-Alliance FDU
4-Alliance PEU
5-AND
6-UDD Wologuèdè
7-UDC Nounagnon
8- Parti Reso Atao
9-Alliance Soleil
10-Alliance ABT
11-PRD
12-MEKA
13-UFED Bénin Nouveau
14-Alliance pour une Nouvelle Gouvernance
15-Alliance Eclaireur
16-FCBE
17-Nouvel Espoir pour le Bénin
18-Coalition Caméléon
19-UN
20-RDR
3ème passage
1-Alliance Eclaireur
2-UFED Bénin Nouveau
3-FCBE
4-RDR
5-RB-RP
6-UDC Nounagnon
7-Coalition Caméléon
8-Nouvel Espoir pour le Bénin
9-PRD
10-Alliance Soleil
11-Alliance ABT
12-Alliance PEU
13-Alliance pour une Nouvelle Gouvernance
14-UN
15-UB
16-Parti Réso Atao
17-AND
18-UDD Wologuèdè
19-FDU
20-MEKA

Passage à La Nation
1-Nouvel Espoir pour le Bénin
2-UDD Wologuèdè
3-Alliance ABT
4-UN
5-RB-RP
6-Alliance PEU
7-Alliance Eclaireur
8-MEKA
9-PRD
10-Alliance FDU
11-Parti Réso Atao
12-UFED Bénin Nouveau
13-Alliance pour une Nouvelle Gouvernance
14-Alliance Soleil
15-AND
16-RDR
17-UB
18-UDC Nounagnon
19-Coalition Caméléon
20-FCBE


Passage à l’ABP
1-UDC Nounagnon
2-Alliance Soleil
3-Alliance Eclaireur
4-Nouvel Espoir pour le Bénin
5-UB
6-RDR
7-RB-RP
8-FCBE
9-Parti Réso Atao
10-PRD
11-Alliance pour une Nouvelle Gouvernance
12-UDD Wologuèdè
13- Alliance FDU
14-UFED Bénin Nouveau
15-Alliance ABT
16-MEKA
17-AND
18-UN
19-Alliance PEU
20-Coalition Caméléon

Les enregistrements commencent ce jour à partir de 8h à l’ORTB, selon un lot de quatre par séance à commencer par les quatre premiers et ainsi de suite jusqu’à épuisement du premier passage. le même scénario sera observé pour les deux autres passages.

Actualités 08 avr. 2015


Réunion du comité de haut niveau de l’UEMOA:Des ressources annoncées pour des projets d’énergies renouvelables

Le chef de l’Etat, Boni Yayi a présidé, hier mardi 7 avril à Cotonou, la réunion du comité de haut niveau sur le bilan de la mise en œuvre de l’Initiative régionale pour l’Energie durable (IRED) au sein de l’UEMOA. Il a surtout été question de la poursuite des projets de promotion des énergies renouvelables.

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) met résolument le cap sur le solaire. La volonté des Etats membres de promouvoir les énergies renouvelables a été encore réaffirmée hier lors de la réunion du comité de haut niveau sur le bilan de la mise en œuvre de l’Initiative régionale pour l’Energie durable (IRED) à Cotonou. Cette rencontre présidée par le chef de l’Etat Boni Yayi, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de l’Union, a surtout examiné la mise en œuvre de la phase 2 du Projet de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (PRODERE). Dans ce cadre, l’Union retient de mobiliser de nouveaux financements à travers un fonds dénommé ‘’ Facilité régionale d’accès à l’énergie durable’’ (FRAED). Ce fonds est doté de ressources initiales de 50 milliards de francs CFA dont 10 milliards au titre de la contribution de l’UEMOA. Son premier objectif, permettre aux Etats membres de disposer d’une capacité totale installée de 200 Mw en énergies renouvelables.

«Le comité a exhorté les institutions de l’Union à redoubler d’efforts pour la poursuite diligente de la première phase du PRODERE pour un montant de 20 milliards de francs CFA et à prendre des dispositions en vue d’alléger les procédures afin d’accélérer les réalisations des projets en faveur des populations», informe le communiqué final de la réunion lu par Guy Amédée Adjanohoun, commissaire en charge de l’Energie. Il recommande également d’accélérer les démarches pour la mise en place d’un cadre communautaire pour le partenariat public-privé.
Du bilan de la mise en œuvre de l’IRED, il ressort que le Fonds de développement Energie (FDE) dont les contributions s’élèvent à 257 milliards 273 millions de francs CFA a financé onze projets visant à résorber le déficit énergétique dans les Etats membres. Les apports attendus de ces projets sont une offre additionnelle du parc de production de 116 Mw et la construction de 825 km de lignes électriques. Ce fonds, souligne le communiqué final, a également permis de financer trois projets du Programme régional d’économie d’énergie (PREE) pour 5,7 milliards de francs CFA.
S’agissant du PRODERE, sa première phase a permis la fourniture et l’installation de 4955 kits solaires, 7703 lampadaires solaires, 1303 lampes de basse consommation, six microcentrales solaires et 37 systèmes d’adduction d’eau dans les Etats membres. Son coût est de 19 milliards 215 millions de francs CFA.

Actualités 08 avr. 2015


Pour avoir donné la mort à son enfant de 3 ans :Ayélé Chantale Ekué condamnée à 10 ans de travaux forcés (23e dossier)

L’accusée Ayélé Chantale Ekué, génitrice d’un garçon de trois ans était poursuivie, pour lui avoir volontairement donné la mort. L’examen de la cause s’est déroulé, vendredi 3 avril dernier, à l’occasion du jugement de la 23e affaire inscrite au tableau de la première session 2015 de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou présidé par Marie Adjouavi Soudé Godonou. Elle était assistée de Malick Kossou et Jacques Hounsou. Les jurés avaient noms, Martin Gbèmènou, Raphaël Ahlonsou, Firmin Gankpa et Marguerite Nouhounon. La mémoire de l’audience était tenue par Christophe Tchéou tandis que Honoré Alowakinnou a officié en tant que ministère public.

Révolte, mélancolie et pitié ont plané à l'occasion de l’examen du 23e dossier, vendredi 3 avril dernier.
Lors de l’instruction à la barre, Ayélé Chantale Ekué a reconnu les faits d’assassinat un peu comme elle l’a fait lors de l’enquête préliminaire et de l’instruction. Mais contrairement au fait qu’elle avait retrouvé le raticide chez sa patronne, elle a déclaré l’avoir acheté pour la cause. Les questions de la présidente et celle du représentant du ministère public lui ont permis de fournir d’amples explications. C’est encore la présidente qui a livré à l’assistance le résumé des faits.

Les faits

Selon elle, courant mai 2009, la nommée Ayélé Chantale Ekué, de nationalité togolaise a donné naissance à un enfant issu d’une grossesse non désirée et dont l’auteur serait inconnu. Cet enfant nommé Eric, d’une santé fragile, tombait fréquemment malade. C’est pour cette raison que le 19 septembre 2011, Ayélé Chantale Ekué a été licenciée par sa patronne chez qui elle était employée à Godomey Fignonhou comme employée de maison. Sur le chemin de retour, l’accusée a formé le dessein de se débarrasser de l’auteur de son malheur. C’est ainsi qu’elle a administré à son garçon Eric, le raticide qu’elle avait dérobé chez sa patronne, mélangé à la boisson communément appelée bissap.
Ayant constaté que le décès de son fils mettait du temps, elle lui a noué le cou avec la chemise qu’il portait. Etant convaincue de son décès, Ayélé Chantale Ekué a déposé son corps sans vie dans une bananeraie, avant de se rendre chez sa grande sœur à Godomey Savi pour lui faire croire que son fils a été enlevé par des gens non identifiés pour une destination inconnue.
A la découverte du cadavre d’Eric, Ayélé Chantale Ekué a été interpellée. Inculpée pour assassinat, elle a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne fait état d’aucune condamnation. Ayélé Chantale Ekué ne présentait aucun trouble mental au moment des faits. L’enquête de moralité lui est favorable.
Victorin Ahouloumè, chef quartier appelé à témoigner, a expliqué que l’accusée est venue jeter l’enfant dans son quartier.
Suite à la lecture des pièces, la présidente a demandé au ministère public de prendre ses réquisitions.

Vendredi saint, jour de la passion du Christ

Pour Honoré Alowakinnou, le hasard a voulu que ce soit un vendredi saint, jour où Jésus-Christ est entré dans sa passion, que l’accusée Ayélé Chantale Ekué réponde de son geste du lundi 19 septembre 2011. Rappelant les faits, il a déclaré qu’ils ont été qualifiés d’assassinat par la chambre d’accusation. Pour le ministère public, elle a justifié son acte par le fait qu’elle n’est pas soutenue dans l’entretien de l’enfant. De plus, a poursuivi Honoré Alowakinnou, elle ne fait preuve d’aucun remords suite à la commission du crime. Des faits qui tombent sous le coup de l’article 295 du Code pénal.
Pour le ministère public, l’assassinat est tout meurtre commis avec préméditation et guet apens ; le meurtre est le fait de donner la mort à autrui. Pour le ministère public, l’acte d’homicide est établi, car l’accusée a délibérément attaché le cou au petit Eric en vue de parachever sa volonté manifeste de lui donner la mort, sans oublier qu’elle a fait usage du raticide.
L’intention coupable existe dès lors que l’agent a commis l’infraction avec la conscience que l’enfant allait mourir. La préméditation résulte du dessein formé de donner la mort. Ainsi Roger Merle et André Vitu relèvent le dessein mûrement formé d’attenter à la vie d’un être humain. Ici, c’était dans le calme et le sang-froid redoutable. Parce que justifie le ministère public, lorsque ça tardait, elle a attaché le cou de l’enfant avec sa chemise. Honoré Alowakinnou a déduit que l’accusée est passible d’assassinat, mais également d’empoisonnement. Malgré la virginité de son casier judiciaire, l’enquête de moralité favorable et sa lucidité au moment des faits, le ministère public a conclu qu’elle est accessible à la sanction pénale. Il a demandé de requalifier les faits en crime d’empoisonnement et d’assassinat sur la base de l’article 309 alinéa 2 et de la condamner à 15 ans de travaux forcés.
Pour défendre l’accusée, Me Rafiou Paraiso a confié avoir perdu la voix. «Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris…», a rappelé la défense, s’interrogeant sur ce qu’il adviendrait lorsque le même enfant en viendrait à trouver la mort, pas de sa mort naturelle mais d’une mort provoquée par sa génitrice. «J’ai désiré cet enfant, mon partenaire en a voulu, mais lorsque la grossesse est survenue, il a changé d’avis, il l’a simplement reniée et le chemin de croix a commencé pour moi», a rappelé Me Rafiou Paraïso avant de poursuivre que l’amour avait déserté le forum et le calvaire avait commencé pour Ayélé Chantale Ekué. «Je ne suis pas venu justifier ; elle l’a fait dans une inconscience totale», relève-t-il.

L'argumentaire de la défense

Comment comprendre qu’une femme qui a gardé un fœtus dans ses entrailles, décide de mettre fin à sa vie par un acte aussi odieux ? s’est interrogé Me Rafiou Paraïso. Il fallait opérer une expertise dans un temps voisin de la commission de l’infraction, pense la défense. Pour elle, l’expertise psychiatrique effectuée ou réalisée bien des années plus tard, ne pouvait suffire à expliquer le mobile ou les circonstances réelles du crime. «Je vous prie de vous référer à l’enfance déséquilibrée de l’accusée dans un milieu instable», a-t-il plaidé. Lorsqu’elle a connu l’échec de son entreprise, elle a réfléchi, a expliqué la défense. Selon l’enquête de moralité, l'occusé est circonspecte et elle ne s’ouvre pas aux autres. Le mal arriva et l’acte fut posé, a confessé Me Rafiou Paraïso, expliquant qu’il a perdu la voix. «Nous sommes Vendredi saint, tout un symbole ; le Seigneur face à ses juges, avant de rendre son dernier souffle a bien déclaré, Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font», retient-il.
Après avoir pris conscience, elle trouve qu’elle est une fille perdue, qu’elle n’est plus elle-même, que sans la société, elle n’est rien ; elle implore votre pardon, a confié Me Rafiou Paraïso. «Un être digne, équilibré, une femme au vrai sens du terme ne peut agir tel qu’elle l’a fait ; elle vous implore au souvenir de ce jour Saint pour que vous puissiez la pardonner», insinue-t-il.
L’enfant est le père de l’homme, dixit William Words Roorth dans son poème «l'arc-en-ciel»le père de la femme, elle ne savait pas que cet enfant pouvait être la solution à son problème, a expliqué Me Rafiou Paraïso. L’enfant devient une fierté pour ses parents, après avoir grandi, car il peut réaliser des choses pour honorer la mémoire de ses géniteurs. «Je me jette à vos pieds pour lui donner une chance, lui offrir l’opportunité de se remettre ; veuillez lui tendre la main», a conclu Me Rafiou Paraïso.
Après délibérations, la cour a déclaré Ayélé Chantale Ekué coupable d’avoir volontairement commis un homicide sur son enfant sur la base des articles 295 à 298 du Code pénal et l’a condamnée à 10 ans de travaux forcés et aux dépens.
Ayant déjà fait 4 ans, elle retourne en prison pour environ 6 ans.

Société 08 avr. 2015


Innovations dans les télécommunications et les TIC au Bénin:La technologie 4G officiellement lancée hier

Les nombreuses réformes en cours au niveau de la société Bénin Télécom SA ont connu une concrétisation de plus hier, lundi 6 avril. Ceci, à travers le lancement officiel de la technologie 4 G. Un lancement qui s’accompagne d’ailleurs par d’autres commodités, comme l’ouverture officielle du guichet unique de la société et du Point de présence (POP). Une série d’innovations que le chef de l’Etat est venu personnellement saluer.

A la suite de l’atterrissement il y a quelques jours à Cotonou de son deuxième câble sous-marin, le Bénin a amorcé depuis hier, un autre pan de sa révolution numérique à travers trois lancements dont les impacts sur les secteurs de la télécommunication et des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) se feront sentir d’ici peu. Il s’agit du lancement de la technologie 4G LTE, du démarrage des activités du Point de présence (POP) de Ganhi et de l’ouverture du guichet unique de Bénin Télécom S.A. Au-delà de l’innovation attendue dans le secteur, le Bénin pourrait également réduire son retard dans le secteur. Retard jugé excessif par le président de la République qui a saisi cette opportunité pour rappeler à l’attention des responsables de la société, des employés, des clients et des acteurs du secteur de la télécommunication en général, son ambition de faire du pays, «l’un des quartiers numériques de l’Afrique». Pour le chef de l’Etat, «nous sommes les seuls à être dans cet état dans la sous-région et l’heure est venue d’évoluer». Et en terme d’évolution, Boni Yayi a salué cette «cérémonie exceptionnelle» qui doit permettre par ailleurs, au Bénin de sortir de l’immobilisme actuel.
C’est en fait là, toute l’ambition que nourrit le directeur général de Bénin Télécom SA et son personnel. Djalil Assouma, rappelant les réformes engagées au niveau de sa société, via des projets structurants, se réjouit de leur concrétisation. Ce qui fait davantage sa fierté, c’est le Bénin qui, à l’heure où l’Internet est devenu un outil de développement, loin d’être à la traîne, avance aux côtés des autres nations. «La place de l’Internet a considérablement progressé dans la majorité des pays africains avec le déploiement du réseau 3G et la réduction significative des coûts de connexion ». L’économie numérique, souligne t-il par ailleurs, pourrait passer de 1,1% du Produit intérieur brut (PIB) en 2013 pour atteindre 10% d’ici 2025, soit 300 milliards de dollars. C’est pourquoi, explique Djalil Assouma, les gouvernements, surtout celui du Bénin, ont fait la part belle au déploiement de la fibre optique, et surtout à l’avènement de la technologie 4G. Les réformes qui ont conduit à ses résultats seront maintenues et le cap de la gouvernance numérique sera amélioré, promet pour sa part le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Jean Gbéto Dansou.

Imaginez le potentiel qu’offre la 4G !

«Un agriculteur peut désormais, avec une bonne connectivité 4G, mettre sur Internet ses produits qui seront accessibles partout dans le monde. Un entrepreneur ou un étudiant peut désormais créer son entreprise en ligne et proposer des services à sa clientèle depuis sa maison. Les jeunes peuvent désormais télécharger un film d’une heure en moins d’une minute, une chanson en une seconde…». Ces exemples ont été cités hier par le directeur général de Bénin Télécom SA pour partager avec le public quelques exemples d’opportunités qu’offre la révolution numérique. Laquelle révolution s’accompagne d’autres commodités comme par exemple le guichet unique qui simplifie les formalités aux clients et leur permet d’accomplir sans navettes, plusieurs services avec fiabilité et rapidité. Il y a aussi le Point de présence (POP) qui accueille le client et lui permet d’effectuer l’entièreté de ses opérations et d’en repartir satisfait. Ces innovations qui ne constituent qu’un pan du large projet de restructuration amorcé au niveau de l’opérateur historique des télécommunications du Bénin se poursuivront, promet le directeur général de Bénin Télécom SA. Ils ont surtout besoin du soutien et de l’accompagnement des acteurs privés qui y injecteront technologies et argent frais… propose le chef de l’Etat qui dit compter sur ce secteur. Il a insisté par ailleurs, pour que ces réformes préservent surtout les acquis sociaux.

Actualités 07 avr. 2015


Mise en place d’une plate-forme téléphonique au sein de l’administration:Le gouvernement scelle un partenariat avec Média Contact

Le gouvernement a signé, hier lundi 6 avril à Cotonou avec la société Média Contact Bénin, un contrat de partenariat pour la mise en place d’une plate-forme téléphonique au service de l’administration. Le concept dénommé ‘’ 135 Allo Service Public» se veut surtout un créneau de création d’emplois de jeunes.

Les usagers de l’administration publique devront bientôt se familiariser avec un nouveau concept : ‘’135 Allo Service Public’’. Le projet est le fruit d’un partenariat public-privé entre le gouvernement et la société Média Contact Bénin, spécialisée dans le métier de Relation clients. La convention de partenariat signée hier vient surtout renforcer la dynamique de promotion de l’emploi dans laquelle s’est inscrit le gouvernement depuis l’année dernière. «‘’Allo Service Public’’ découle de l’intérêt du chef de l’Etat pour ce que nous faisons et son engagement à promouvoir l’emploi des jeunes», assure Claude Padonou, directeur général de Média Contact Bénin. Ce nouveau service à fort potentiel d’emplois consiste, dit-il, à mettre un seul numéro (135) à la disposition des usagers et des investisseurs pour avoir des informations sur l’administration publique. Ces informations embrassent tous les secteurs d’activités de l’économie, l’investissement, la création d’entreprises, la santé, l’éducation, la fiscalité. «Le service permet d’obtenir un gain de temps car il évite aux usagers les déplacements et les longues files d’attente pour de simples informations et renseignements », souligne-t-il. Pour les agents de l’administration, il s’agit, défend Claude Padonou, d’un service qui créera de la valeur ajoutée. «En prenant en charge l’information administrative de premier niveau, le numéro unique va alléger la charge de nombreux agents des services de l’Etat et des collectivités territoriales, en leur permettant de mieux se consacrer à leurs tâches principales», estime-t-il.

Des milliers d'emplois en perspective

Pour la phase expérimentale du projet, Média Contact Bénin table sur la création de 1000 emplois. Il projette d’atteindre in fine environ 10 000 emplois lorsque le concept descendra progressivement vers les départements et les communes du pays. «Allo Service Public va redonner confiance aux usagers de l’administration», assure-t-il. Le coût global du projet est estimé à plus de 990 millions de francs CFA, informe François Abiola, ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
«Nous continuons de placer notre vision sous le signe de l’emploi des jeunes et des femmes. C’est le symbole d’une république du partage», affirme le président de la République. Pour Boni Yayi, la démocratie n’aura de sens que lorsque le pays aura réussi à devenir un système qui nourrit, habille, soigne, garantit la sécurité et l’autonomisation. «Nous rentrons maintenant dans l’ère des défis et pour les relever, il faut une implication des jeunes et des femmes.

Nous ne pouvons pas relever ces défis en dehors de la jeunesse et des femmes. C’est avec la jeunesse qu’on peut édifier le futur du Bénin, un futur radieux», soutient le chef de l’Etat. Il indique par ailleurs, que l’ambition de son gouvernement, c’est d’aller vers une économie à contenu technologique, ami de l’environnement, économe en énergie et innovante. «Nous devons asseoir une croissance durable, capable de s’intégrer dans l’espace des économies les plus modernes, de multiplier les opportunités de création d’emplois, d’innovations. Nous devons initier un mode d’économie propre et enfin maîtriser l’énergie et les technologies les plus avancées dans le domaine des énergies renouvelables », conclut-il, après avoir invité à aller vite dans la mise en place de la plate-forme téléphonique au service de l’administration publique béninoise.

Actualités 07 avr. 2015


Elections municipales et communales du 31 mai 2015:Aucun dispositif mis en place à la préfecture de Porto-Novo

D’après un communiqué de presse de la Commission électorale nationale autonome (CENA), les partis ou alliances de partis politiques, en vue des élections communales et locales prochaines, ont la possibilité de déposer leurs dossiers de déclarations de candidatures dans les préfectures ou les mairies. Mais au niveau de la préfecture de Porto-Novo, force est constater qu’aucune disposition n’a été prise à cet effet pour les accueillir.

Le dépôt des dossiers de déclaration de candidatures en vue des élections communales, municipales de 31 mai prochain a été clôturé depuis le dimanche 5 avril dernier sur l’ensemble du territoire national. Mais au niveau de la préfecture de Porto-Novo, les candidats n’ont pas pu déposer leurs dossiers. Et pourtant, un communiqué de la Commission électorale nationale autonome (CENA) en date du 23 mars dernier, en offre clairement la possibilité aux partis ou alliances de partis politiques désireux d’aller à ces deux élections. Le délai est du lundi 30 mars au dimanche 5 avril pour les candidats aux communales et municipales. Et du dimanche 5 avril au jeudi 9 avril prochain, pour l’élection des membres des conseils de villages ou de quartiers de villes. Lesdites déclarations de candidatures peuvent être reçues au siège de la CENA à Cotonou ou pourront être déposées au préfet ou au maire pour être imméditatement transmises à la CENA.

Le maire ou le préfet délivre un avis de réception comportant la date et l’heure du dépôt par le parti ou l’alliance de partis politiques, précise par ailleurs le communiqué de la CENA. Une telle situation devrait amener les préfectures et les mairies à prendre des dispositions qui s’imposent. Mais grande a été la stupéfaction de tous de remarquer qu’au niveau de la préfecture de Porto-Novo, aucun dispositif n’a été mis en place dans ce cadre. Un tour effectué sur les lieux samedi dernier puis le lendemain dimanche 5 avril, jour de la clôture des dépôts de dossiers de déclarations de candidatures pour l’élection des membres des conseils communaux et municipaux, permet de faire ce triste constat.

Tout était hermétiquement fermé. Quelques virgiles rencontrés sur les lieux dans la matinée du dimanche dernier, ont clairement marqué leur étonnement. Ils se disent surpris qu’aucun dispositif n’ait été prévu chez eux. Ils ont reconnu que certains candidats arrivent pour déposer leurs dossiers mais ils sont obligés de leur annoncer que ce n’est pas à la préfecture et qu’ils se sont trompés de service.
Joint par téléphone, le secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, Thomas Fagbité, clarifie la situation. Il a expliqué que la préfecture de Porto-Novo n’a reçu aucune instruction dans ce sens. Il jette le tort sur la CENA qui n’a pas cru devoir saisir la préfecture aux fins de lui demander de mettre en place un dispositif pour réceptionner ces dossiers. L’institution en charge de la gestion des élections s’est contentée de s’arrêter seulement à la publication de son communiqué sans en informer les structures devant lui venir en aide. Un dysfonctionnement de la CENA qui a sans nul doute obligé des partis ou alliances de partis à se déplacer jusqu’à la CENA à Cotonou pour faire cette formalité.
Il est donc important que le tir soit corrigé pour faciliter la tâche aux candidats aux élections locales dont le dépôt des dossiers a commencé depuis le dimanche 5 avril pour être clôturé jeudi 9 avril prochain.

Actualités 07 avr. 2015


Elections municipales et communales du 31 mai 2015:Le dépôt des dossiers clôturé dimanche dernier

Comme à l’accoutumée, les représentants des partis ou alliances de partis politiques n’ont pris d’assaut la Commission électorale nationale autonome (CENA) qu’au cours des dernières heures de la clôture de l’enregistrement des déclarations de candidature pour les élections communales et municipales du 31 mai 2015. Une nuit de dimanche de pâques laborieuse faite de bousculades entre grosses et petites pointues de la scène politique béninoise.

La cour de la CENA restée constamment déserte depuis le 30 mars dernier, date d’ouverture de l’enregistrement des dossiers de candidature pour les élections du 31 mai dernier 2015, ne s’est animée qu’après 20h30 mn le dimanche 5 avril dernier, date de la clôture. A cette heure, les choses se sont précipitées. Les représentants de partis ou alliances de partis politiques, les bras chargés de piles de dossiers se succédaient au seuil du portail de la CENA. Le monde gonfle à bloc aux environs de 23 heures. Tous les groupes politiques en lice pour les législatives d’avril 2015 sont au rendez-vous. Par affinité politique, de petits groupes se forment dans les coins et recoins de la cour de l’institution. Les appareils, matériels et fournitures de bureau sont déployés. Si au sein de certains groupes, les ambitions achoppent au niveau de certains noms sur les listes, d’autres espèrent en vain des dossiers pour lesquels ils avaient été pourtant rassurés. Les coups de fil pleuvent. Le brouhaha s’amplifie. Il est minuit et sous les auspices de la vice-présidente de la CENA, Généviève Nadjo-Boco et du coordonnateur au Budget, Freddy Houngbédji, le portail est clos. Plus aucune entrée n’est autorisée. Les militaires fortement armés surveillent l’entrée et sont stratégiquement positionnés à l’intérieur de la CENA. Ce dispositif semble ne pas émouvoir la meute de politiques affairés sans répit, qui, à l’intérieur de leurs véhicules stationnés dans la cour, qui, sous les hangars. L’Union fait la Nation (UN), l’Alliance RB-RP et l’AND sont à la CENA. Edmond Agoua, Candide Azannaï, Boniface Yèhouétomey, Lazare Sèhouéto, Jean Gounongbé, Valentin Aditi Houdé et bien d’autres se côtoient. Le ministre Nassirou Bako-Arifari est aperçu dans la cour. Après quelques minutes d’échanges, il se retire. Les numéros d’ordre sont attribués à chaque formation politique selon l’heure d'arrivée.

Rumeur de report

La rumeur de la prorogation du délai d’enregistrement des candidatures avait circulé et s’est faite persistante. Jusqu’à 17 heures, ils étaient nombreux, ces responsables politiques convaincus du report de la date de clôture d'enregistrement des dossiers de candidature. La vice-présidente de la CENA, sortie de son bureau, est interpellée par un responsable de parti qui croyait jusqu’alors à un report. Mal lui en prend. Dans sa franchise connue de tous, la magistrate lui révèle qu’il n’y a pas de report du moment où les concernés au premier chef, n’en ont pas demandé. Interrogé, il déclare que les dossiers de ses candidats au niveau d’une commune du centre du pays lui seront convoyés. Mais en attendant, il part précipitamment de la CENA pour revenir une heure plus tard avec la liste des candidats tout en attendant les fameux dossiers en cours de convoyage.

Défaut de déconcentration

Si la loi l’a prévu, les réalités du terrain politique béninois ne l’ont pas voulu. Le dépôt des dossiers admis par le Code électoral pour être enregistré contre décharge au niveau des mairies et des préfectures n’a pas été chose effective. La plupart des partis ou alliances de partis ont préféré se déplacer jusqu’à la CENA pour faire enregistrer leurs dossiers. Si l’alliance Soleil dit avoir choisi délibérément de faire enregistrer ses candidats à la CENA à Cotonou, l’alliance ABT dit avoir opté pour la prudence. «Nous sommes au Bénin et mieux vaut être prudent», précise Gabin Allognon, représentant de l’alliance Soleil. La conséquence est immédiate. En ce qui concerne l’élection des membres des conseils de villages ou de quartiers de villes qui aura lieu concomitamment le 31 mai prochain, les prétendants sont attendus pour déposer leurs dossiers du dimanche 5 au jeudi 9 avril à minuit.

Actualités 07 avr. 2015


Ecole primaire publique de Colli-Bossouvi à Houègbo:Les enseignants menacés vident les classes

Depuis le vendredi 27 mars dernier, les écoliers de l’Ecole primaire publique de Colli-Bossouvi sise à Houè-gbo dans la commune de Toffo n’ont plus accès à leurs classes. Leurs enseignants menacés par certains habitants armés ont dû prendre la tangente pour avoir la vie sauve.

Les écoliers des groupes A, B et C du complexe scolaire de Colli-Bossouvi à Houègbo n’ont plus accès à leurs classes depuis le vendredi 27 mars dernier. Certains habitants du village réagissant à l’arrestation des leurs, ont eu à chasser les enseignants de leur lieu de travail, empêchant ainsi les écoliers de recevoir les cours.
Selon un rapport de la situation dont Désiré Guèdèmè, chef de la Circonscription scolaire de Toffo a reçu ampliation, le corps enseignant n’est pas en sécurité dans ce village. Il est menacé par un groupe d’habitants qui ne semblent pas admettre la construction d’un module de latrines au sein de cet établissement de trois groupes. Rappelant les faits, les trois directeurs signataires du document à savoir Valentine Boko Assogba du groupe A, Germain Houéton du groupe B et Barthélémy Djahounkaki du groupe C ont fait savoir que le groupe B de ce complexe a bénéficié d’un module de trois classes et de deux modules de latrines dont les travaux de construction ont démarré lundi 23 février dernier.

Mais il a été décidé que les latrines soient implantées à côté d’un premier module déjà construit. Cet emplacement choisi n’a pas plu à certains villageois qui ont l’habitude de circuler en traversant l’école. Car l’établissement étant sans clôture, les habitants ont créé une voie le traversant en son milieu. Or, poursuit le rapport, en traversant l’école, les motocyclistes ont déjà occasionné plusieurs accidents d’écoliers. Estimant que ce nouveau module dont la fosse est forée, les empêcherait de circuler. Mécontents, les habitants ont nuitamment, le jeudi 26 mars dernier, procédé à sa fermeture. Surpris par cette réaction, l’entrepreneur a dû recourir au Commissariat de police de Houègbo pour se plaindre. Cette plainte a été appuyée par les directeurs du complexe, le gardien qui a reconnu les mis en cause lors de leur forfait et le président de l’APE. Aussitôt, le commissaire a pris les dispositions requises pour interpeller les présumés.

Les enseignants humiliés devant les élèves

Après l’arrestation des présumés, un groupe de jeunes gens tels des guerriers ont envahi l’école, armés de gourdin, de chicottes, d’armes blanches, de branchages, a précisé le rapport. Non contents d’envahir l’école et très menaçants, ils ont fait irruption dans les salles de classe. Ainsi, ils ont réussi à faire vider les classes avec pour armes, injures et menaces de tout genre. « Sortez, sortez ! L’école est fermée aujourd’hui », a rapporté le document faisant le point de la situation. Ne sachant quoi faire devant les assaillants, le personnel a dû obéir en se retirant tout simplement des classes. Mais les trois directeurs et leurs collaborateurs ont à nouveau informé la police ainsi que les autorités à divers niveaux dont le directeur départemental de l’enseignement maternel et primaire de l’Atlantique-Littoral. Et ne se sentant plus en sécurité, ils ne se rendent plus dans leur école. En lieu et place des salles de classe, ils se rendent à la Circonscription scolaire depuis qu’ils ont été l’objet de menaces de la part des assaillants. De l’autre côté, les salles sont toujours restées fermées, et pas le moindre élève traînant dans la cour.
Face à la situation, la coordination de l’APE a envoyé une correspondance au chef de la Circonscription scolaire. Dans cette correspondance, le président de la coordination sans préciser le motif du débrayage opéré par les enseignants, les invite à reprendre les activités. Il entendait ainsi calmer les enseignants et les amener à reprendre les cours. Mais à la lecture de cette correspondance, le personnel enseignant n’est pas convaincu que leur sécurité est garantie. Rencontrés au niveau des bureaux de la Circonscription scolaire de Toffo, les enseignants ont estimé que cette correspondance n’a pas de sens. A leur avis, elle serait insuffisante au regard de toute l’humiliation subie et des menaces proférées contre eux devant leurs apprenants par les assaillants. Au contraire, ont-ils estimé, la correspondance a tendance à banaliser la situation qui prévaut au sein de l'établissement. Aussi ont-ils exigé des mesures de sécurité sérieuses, un engagement ferme des assaillants à ne plus jamais agir comme ils l’ont fait et même que l’affront soit lavé devant leurs apprenants à travers des excuses publiques avant toute reprise des activités pédagogiques.
En dehors des cours, les apprenants de cette école n’ont pas pu faire l’évaluation à cause de cette situation de crise que Désiré Guèdèmè, chef de la Circonscription scolaire de Toffo, a jugé inutile et totalement bête. Selon son témoignage, entretemps, la police a intimé l’ordre aux habitants du village de retirer tout le sable de la fosse. Ce qui a été fait. Par ailleurs, le chef de la circonscription a dénoncé un autre acte posé par le chef de file des assaillants. Il s’agit du forage de deux puisards de forme cylindrique sur le domaine de l’établissement et à moins de 30 centimètres d’une salle de classe. Malgré tout ce qui a été dit pour l’amener à comprendre le grand danger que cela constitue pour les écoliers, l’intéressé n’a pas cru devoir refermer les puisards dont la profondeur dépasserait les 20 mètres, a souligné tout déçu Désiré Guèdèmè. Toutefois, il reste dans l’espoir qu’avant la fin des congés de Pâques, une solution soit trouvée pour que les enfants de cette école reprennent les classes comme leurs camarades d’ailleurs.

Société 07 avr. 2015


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