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Le dernier Conseil des ministres a autorisé le ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, Idrissou Affo Safiou, à retirer l’agrément à la Fédération béninoise de football (FBF). Une telle décision qui constitue une première dans l’histoire du sport et du football au Bénin, suscite depuis son annonce dans la nuit du vendredi au samedi dernier, beaucoup d’interrogations.
La dissension qui oppose depuis quelques semaines le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs et la FBF, par rapport à la gestion du football béninois vient de prendre une autre tournure. A la faveur du dernier Conseil des ministres, le gouvernement a demandé au ministre Idrissou Affo Safiou de prendre ses responsabilités en l’autorisant à engager la procédure de retrait de l’agrément à la fédération. Selon certaines sources, ce sont les conditions dans lesquelles le Bénin s’est vu infliger deux ans de suspension de toutes les compétitions continentales au niveau des catégories d’âges par la CAF, qui n’aurait pas plu au gouvernement. Pour lui, ce serait trop facile d’admettre que le Bénin a été sanctionné pour faute administrative après avoir triché sur l’âge de ses joueurs. Tel un paquet de crotte reçu sur la tête, cette sanction qui discrédite à plus d’un titre le pays, ne saurait donc rester impunie. Mais encore faudrait-il situer les responsabilités. A cette situation est venue s’ajouter l’indisponibilité de l’instance fédérale à aider le ministre des Sports à concrétiser son appel à l’union de tous les acteurs du football béninois. Autant de griefs pour justifier cette décision qui a surpris les observateurs. Ce qui n’est pas le cas des responsables de la fédération qui avaient déjà vu la chose venir.
En effet, ne supportant plus les interpellations et autres interventions du ministre Idrissou Safiou Affo, qu’ils considérent comme des ingérences intempestives dans la gestion de la fédération et du football béninois, le président Augustin Ahouanvoébla et les membres de son bureau ont, il y a quelques jours, vite fait d’informer la FIFA. L’instance faîtière du football mondial, on se souvient, avait rappelé à l’attention de qui de droit, son principe sacro-saint de non-ingérence de l’Exécutif dans la gestion de la fédération.
Des implications d'une décision
Depuis vendredi 27 mars dernier, le gouvernement est passé à la vitesse supérieure, en demandant au ministre des Sports de retirer l’agrément à la FBF. C’est de son droit le plus absolu de décider de retirer ou d’accorder l’agrément à n’importe quelle fédération sportive. En dehors de la suite qu’il importe de donner à ce dossier, il ne devrait plus se poser de problèmes.
Si cet agrément venait à lui être retiré, la FBF et son bureau n’existeraient plus pour le ministère des Sports. Elle ne devrait plus être représentative du football béninois devant la FIFA et la CAF. Ses actions aussi ne devraient plus engager le ministère. Encore qu’elle n’aura plus le droit d’entreprendre quoi que ce soit dans le cadre de la promotion du football sur le territoire national. De même, le Bénin devrait commencer à mettre entre parenthèse sa participation aux éliminatoires de la prochaine CAN 2017 dont le tirage au sort aura lieu dans quelques jours.
C’est à croire que, parce que la décision ne lui a pas encore été officiellement notifiée, la fédération a fait jouer le week-end dernier, les matches de la 10è journée de la Ligue 1 et ceux de la 7è journée au niveau de la Ligue 2, qu’elle avait déjà programmés. Il restera certainement au ministère, à mettre une organisation en place pour gérer le football béninois en attendant le retour à la normale.
Le président Augustin Ahouanvoébla et les membres de son Comité exécutif chercheront-ils à engager le bras de fer avec l’autorité de tutelle ? Toujours est-il, qu’aussitôt après avoir appris la nouvelle, ils se sont réunis, samedi 28 mars dernier au siège de leur institution à Djassin, à Porto-Novo. C’était pour informer la FIFA et la CAF, puis attendre leurs instructions afin de savoir la conduite à tenir.

La célébration de la femme béninoise, et singulièrement la femme artiste est devenue une tradition pour la galerie Girot. Cette année, elle n’a pas dérogé à la règle et a décidé d’innover à travers l’exposition «A la croisée des Chemins». Laquelle rend hommage à la femme intelligente et créatrice, tout en mettant sous les feux de la rampe, l’esthétique, l’agréable et l’utilitaire.
La designer Emmanuelle Houhéou, la potière Agbogla Togbo Ekpon et la tisseuse Victorine Kossou. Ce sont les trois femmes béninoises dont les œuvres actuellement en exposition à la galerie Girot de Rosine Koupaki forcent l’admiration, émerveillent et épatent le public qui y fait le déplacement depuis le jeudi 26 mars dernier à la faveur du vernissage organisé à cet effet. A travers l’exposition baptisée «A la croisée des Chemins», cette galerie qui offre chaque année une plage spéciale à la promotion de la femme artiste et artisane, travailleuse et intelligente présente au public les réalisations de femmes qui ont réussi dans leurs domaines respectifs, devenant de ce fait un modèle social. Leur travail a donc besoin de valorisation et cette mission, la galerie Girot s’est proposée de l’accomplir. Seulement, en lieu et place des trois élues annoncées dans les starting-blocks, deux ont fait parvenir leurs œuvres, expliquait la direction de ladite galerie à l’occasion du vernissage. En fait, la designer Emmanuelle Houhéou n’a pas réussi à honorer cet engagement. Le public s’est donc contenté, sans être déçu, de la poterie et du tissage proposés par Agbogla Togbo Ekpon et Victorine Kossou.
Ce contenu artisanat-tissage-design visait en effet à offrir au public la rencontre de l'esthétique et de l'utilitaire avec un mélange tradi-moderne dans le cadre de la journée internationale de la femme. Une sorte de promotion autour du travail de ces femmes dont les talents ne sont plus à démontrer et qui font parler d’elles. «Cette année, nous sommes allés à la découverte des femmes dont nous connaissions les talents, des femmes qui créent…», a expliqué Rosine Koupaki à l’occasion du vernissage. Déjà très admirative des œuvres des trois dames, la fondatrice de la galerie Girot sera félicitée dans cette quête de valorisation du patrimoine culturel par nombre des invités. Ceux-ci y ont vu un goût du beau, un travail de recherche, une sublimation du génie féminin et sans doute, une fascination pour les poteries et les tissages exposés.
A vrai dire, cette exposition donne à découvrir à l’intérieur de la galerie Girot, toutes sortes d’objets qui tranchent avec la routine. Depuis le hamac tissé en passant par le panier à linge, les nappes, le cosmétique… sans oublier les poteries de toutes gammes, les pièces rares, les modèles pensés et orientés vers le besoin de la femme, rien pratiquement n’a échappé à l’imaginaire des exposantes qui d’ailleurs n’en sont pas à leur coup d’essai. Les tissages de Victorine Kossou par exemple ont fait le tour du monde et son atelier a été plus d’une fois objet de grande curiosité. A l’instar des œuvres présentées qui ne sont rien d’autres que des pièces rares, une visite de «A la croisée des Chemins» permet de reconnaître avec Rosine Koupaki qu’il s’agit vraiment d’une rencontre entre l’art, l’esthétique, la beauté et l’utilitaire.
Culture 30 mars 2015

C’est une grande première que le Bénin vient d’initier et compte inscrire sur la liste des pays à grande tradition de carnaval. Samedi 28 mars dernier dans les rues de Cotonou, les populations ont eu droit à un déferlement culturel inhabituel. A cette messe de la célébration de la culture béninoise, on pouvait noter également la participation de six pays étrangers.
La première édition du grand carnaval de Cotonou est passée du rêve à la réalité, depuis le samedi dernier. Après avoir réussi dans plusieurs domaines culturels et fait inscrire le nom du pays sur la liste de plusieurs grandes disciplines culturelles, c’est désormais au niveau du carnaval que le Bénin fait parler de lui. Et pour une première édition, on peut dire que le départ a été bien pris. En tout cas le spectacle offert samedi dernier par les dizaines de troupes et groupes folkloriques n’était pas en deçà des attentes. On dira même que de grands moyens ont été mobilisés à cette fin. Déjà, prophétise le ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola, «on en fera davantage pour que le carnaval de Cotonou soit réputé». Pour lui en effet, il ne s’agit pas d’un simple festival comme on en voit, mais plutôt d’un carnaval. Et en tant que tel, ce rendez-vous n’a pas manqué de revêtir les attributs qui sont les siens.
Tout est parti de la place de l’Etoile rouge avec une impressionnante mobilisation d’acteurs culturels pour un tour de ville sur plusieurs kilomètres, avec un arrêt démonstratif au carrefour Cica Toyota, avant le point de chute, l’esplanade intérieure du stade de l’amitié de Cotonou.
Ainsi, pendant plusieurs heures, chants, danses, animations, tambours… étaient le menu de cette grande déferlante qui avait, entre autres, pour acteurs les géantes marionnettes de Porto-Novo, le groupe Makandjou Ola, le Guèlèdè de l’Ensemble artistique Towara, les troupes de la compagnie Super anges, le groupe Forêt sacrée, la troupe Wanilo qui proposait le Sinsinnou, Tonassé avec le Houngan, les Dinosaures avec le Massè Gohoun, Guéli avec Akonhoun, Ashakata de Porto-Novo, les 3L, les Bourian des de Souza de Ouidah et de Cotonou, Ayidoté avec le Sakpata, le groupe Tèkè de Tchaourou, Issè Issè, plusieurs groupes de fanfare… C’est donc cet ensemble vantant divers rythmes et danses du Bénin qui a sillonné le tronçon Etoile rouge-Stade de l’amitié dans une démonstration de force qui n’a pas laissé le public indifférent. Des dizaines d’amateurs de la culture nationale ont ainsi suivi le mouvement et ont accompagné les caravaniers jusqu’à destination, pour être ensuite les témoins de la démonstration de force offerte sur place en présence du ministre en charge de la Culture et son collègue du Développement.
Mais le cocktail n’était pas que béninois. Plusieurs groupes de la sous-région sont venus honorer le rendez-vous du premier carnaval de Cotonou. On notait ainsi par exemple la présence des échasses et des danseuses venues du Togo, d’une troupe chinoise venue proposer les danses du lion et du dragon, les masques du village Gossina au Burkina Faso, une autre troupe venue du Niger avec la danse des génies en l’honneur des femmes. La Côte d’ivoire était également de la partie.
En somme, c’était une belle fête de la culture autour du Bénin qui a permis aux groupes invités de faire parler également leurs cultures. Mais le Bénin n’était pas du reste et comme il fallait s’y attendre, la grande attraction de ce carnaval est restée locale avec les démonstrations proposées par les différentes troupes. Ce carnaval a donc permis de faire découvrir, ainsi que le dira le ministre en charge de la culture, «un large pan de la culture béninoise». Mais il reste une initiative à parfaire, admet Jean Michel Abimbola. Pour les organisateurs même du carnaval, notamment les directeurs de la Promotion artistique et culturelle, de l’Ensemble artistique national et du Fond d’aide à la culture, c’est déjà un grand pas que le Bénin vient ainsi de poser sur le terrain de la valorisation de son patrimoine.

La préfecture de Natitingou accueille depuis hier jeudi 26 mars la première conférence des préfets au titre de l’année 2015 sous l’égide du ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire. Sa tenue à la veille des élections législatives ainsi que des communales et municipales, témoigne à n’en point douter de ses enjeux.
Loin d’être un ballet routinier auquel sacrifient les préfets par moment, la conférence à eux dédiée se veut être, selon Gervais N’dah Sékou, préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, un creuset de réflexion profonde et féconde en vue de rechercher les solutions appropriées aux aspirations des populations toujours en quête du mieux-être.
La tenue de cette formation à quelques jours d’une part de l’organisation des élections législatives et d’autre part au terme imminent de la deuxième mandature des conseils communaux, municipaux et de l’organisation des élections consacrant la troisième mandature desdits conseils ainsi que la désignation des chefs de villages et de quartiers de villes, témoigne à bien des égards de ses enjeux. Outre les questions majeures touchant à la sécurité humaine des populations, les joutes électorales tiennent une place importante dans les débats annoncés à cette rencontre appelée à impacter positivement à l’avenir les prestations de la tutelle et la qualité des services rendus aux usagers clients de ses administrations respectives.
A ces assises, il sera en effet question de la problématique de l’organisation et du suivi des élections législatives et communales au niveau départemental, des modalités pratiques d’installation des conseils communaux et municipaux, de la classification et de l’entretien des routes à l’intérieur des départements, du point de la consommation des ressources du FADeC au titre de l’année 2014 et de la mise en œuvre des décisions du Conseil des ministres relatives à l’amélioration des conditions de travail des préfets.
Difficultés à exercer ses prérogatives
Hôte de ces assises, le préfet des départements de l’Atacora et de la Donga Gervais N’dah Sékou a saisi la tribune à lui offerte pour évoquer quelques uns des problèmes auxquels ses pairs et lui sont confrontés dans leur mission. S’il a des raisons de se réjouir de la franche collaboration qui existe entre les membres de la Conférence administrative départementale (CAD) d’une part, les élus locaux d’autre part, il fait constater néanmoins que l’exercice de la tutelle sur les communes et les prérogatives conférées au préfet par les textes de loi sur la décentralisation en matière de coordination des services déconcentrés buttent de temps en temps sur quelques difficultés : la baisse drastique d’année en année des crédits des préfectures, la faible participation des directeurs départementaux aux sessions mensuelles de la Conférence administrative départementale (CAD), le faible encadrement des communes par les chargés de mission du fait de l’inexistence de matériels roulants, la vétusté des parcs automobiles, du parc informatique des services préfectoraux.
Quoique conscient de ces difficultés évoquées et de l’obligation pour l’Etat de mettre à la disposition des préfectures les moyens adéquats en vue d’un meilleur accompagnement des collectivités locales à travers l’assistance-conseil, Isidore Gnonlonfoun, ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire, a insisté sur la responsabilité des administrations de tutelle à assurer la bonne gestion des ressources mobilisées par l’Etat au profit des collectivités territoriales. « La transparence, la bonne gouvernance, le respect des règles de gestion des finances publiques ainsi que la reddition des comptes doivent être considérés désormais comme les principes cardinaux qui guident et fondent l’organisation et la fourniture du service public dans nos départements et communes », a-t-il souligné.
Il n’occulte non plus la capacité managériale et les sacrifices dont doivent faire preuve tous les acteurs du processus de décentralisation pour mériter davantage de la confiance des populations.
Les travaux de cette conférence prennent fin ce vendredi 27 mars.

Orabank Bénin a procédé, hier jeudi 26 mars à son siège à Cotonou, avec l’Agence des banques populaires pour la coopération et le développement (ABPCD), à la signature d’un contrat d’assistance technique dans le cadre du Projet d’Appui à la Mésofinance (PAMESO). Cette cérémonie consacre officiellement le démarrage des activités de ladite banque en faveur des Très petites entreprises et des Petites et moyennes entreprises.
Le Projet d’Appui à la Mésofinance (PAMESO) vise à permettre aux Très petites entreprises (TPE) et aux Petites et moyennes entreprises (PME) d’accéder plus aisément aux services bancaires et financiers. Il est financé par l’Union Européenne et est délégué à l’Agence française pour le développement (AFD).
Avant la signature du contrat d’assistance technique du projet d’appui à la mésofinance et l’échange des documents, le directeur général d’Orabank, Rizwan Haider a tout particulièrement tenu à remercier les principaux partenaires qui ont permis sa concrétisation. Il s’agit de l’Union Européenne, de l’AFD dont l’appui technique, financier et matériel a permis, selon lui, à l’équipe technique de sa banque de procéder à la sélection d’un consultant international. La mission de ce consultant, a-t-il indiqué, est d’assister sa banque dans la création et la structuration d’une agence spécialisée dans le financement des TPE et Petites entreprises. « Depuis 2011, Orabank Bénin a développé une stratégie commerciale ambitieuse dont l’objectif principal est de lui permettre de figurer parmi les banques les plus dynamiques et les plus innovantes au Bénin », a-t-il confié, en assurant que grâce au projet PAMESO, son institution pourra bien diversifier à court terme son segment de clientèle et d’entreprises qui peinent à obtenir des financements bancaires. C’est conscient qu’aucun pays ne peut se développer sans son secteur privé, qu’Orabank Bénin a opté pour ce projet, a justifié le directeur général Rizwan Haider.
Le sens de l'engagement
Il a, par ailleurs, rappelé le processus ayant conduit à la sélection de l’ABPCD. «Orabank Bénin n’a pas l’intention de dormir sur ses lauriers», a-t-il poursuivi. Dans les mois à venir, a laissé entendre Rizwan Haider, elle ouvrira à Akpakpa son agence destinée à la mésofinance.
A sa suite, la directrice générale de l’ABPCD, Cathérine Barbero, a fait remarquer qu’Orabank Bénin l’honore de la confiance qu’elle a placée en son agence. Aussi, a-t-elle réaffirmé son engagement à signer le contrat d’assistance et à s’acquitter avec dévouement la mission qui lui a été assignée à travers l’exécution de ce projet aussi bien ambitieux pour la banque, les TPE et le développement économique du Bénin. «L’enjeu est de taille. Nous en sommes conscients et nous contribuerons à la réalisation des objectifs poursuivis dans le respect des engagements pris de part et d’autre», a-t-elle promis.
L’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster-Ménager et la directrice de l’Agence française de développement à Cotonou, Cathérine Bonnaud, ont ensemble souligné la vision, l’ambition, ainsi que le sens de l’innovation et de l’engagement qui ont conduit Orabank Bénin à devenir partenaire du projet PAMESO dès 2013. Ce projet, ont-elles admis, appuyé par le chef de la section économique et gouvernance à la délégation de l’UE au Bénin, Rafal Lapkowski, répond à de vrais enjeux, surtout en ce qui concerne le rapport Doing business 2015 de la Banque mondiale rendu public le 29 octobre dernier. Il soulignait, malgré les progrès réalisés par 10 économies dont celle du Bénin, que l’indicateur concernant l’accès aux financements n’a lui malheureusement pas évolué. «C’est dans ce contexte et parce que les enjeux sont autant économiques, sociaux que politiques que la France à travers l’Agence française de développement et l’Union Européenne ont souhaité apporter des solutions aux TPE/PME béninoises - et se sont engagées, ensemble, autour du projet PAMESO», a insisté l’ambassadeur français.
C’est par la signature du contrat d’assistance entre le directeur général d’Orabank Bénin et la directrice générale de l’ABPCD, que la cérémonie à pris fin.

Sa folle passion pour l’art inspire sans doute ses performances. Avec toute l’assurance et la pétulance possible sur scène, Carole Lokossou affirme ses talents de comédienne et passe pour une femme épanouie dans son univers.
De la désenchantée à la femme battante, Carole Lokossou porte si bien ses rôles. Epanouie qu’elle est sur les planches, elle réclame à travers ses personnages son droit d’assouvir sa passion pour le théâtre. Et les ovations à chaque représentation la galvanisent dans son ambition d’aller loin dans ce métier que nombre de ses pairs désertent du fait de ces pesanteurs sociales qui inhibent tout élan de liberté chez la femme. Excepté les jeunes filles ou célibataires qui y évoluent, l’univers du théâtre s’appauvrit en ressources humaines féminines de qualité. Dans une société qui éprouve encore sa capacité à accepter la femme dans le domaine de l’art, Carole Lokossou, elle, doit une fière chandelle au soutien de son mari, lui-même professionnel de la scène. Présente dans le théâtre depuis près d’une vingtaine d’années, la comédienne exerce pleinement sa passion, loin des pressions sociales. Un privilège dont elle se flatte. «Au Bénin, on pense que les métiers qui sont bons pour la femme sont ceux qui lui permettent d’aller et sortir du travail aux heures normales de service. Autrement elles sont taxées de prostituées», confie-t-elle, amère. Outre ces clichés, il lui a fallu, à l’instar de ses rares congénères encore en activité, se battre contre l’incertitude et l’instabilité caractérisant par ailleurs, le secteur des arts et qui n’encouragent guère la pratique.
Carole Lokossou fait aussi partie de cette race des résistantes qui, à travers leur passion et leur engagement, s’accrochent allégrement à la scène.
Ecumant les scènes, la comédienne s’est forgée une réputation qui ne laisse personne indifférente. Et ses pairs semblent avoir une haute image d’elle. «Elle est une grande professionnelle du théâtre et ses qualités sur scène l’attestent. Ayant fait l'Ensemble artistique et culturel des étudiants (EACE) où elle a fourbi ses armes, elle dispose de beaucoup d’atouts qui font d’elle une comédienne complète. Sa maîtrise également de l’anglais, constitue un atout supplémentaire qui l’impose dans d’autres univers outre que francophone», relève Brice Bonou, metteur en scène.
Une boulimie de la formation
Surfant sur nombre de créations aussi bien dans le théâtre qu’au cinéma, l’artiste reste un exemple dans son domaine de prédilection. Une stature qu’elle doit à sa conviction de s’imposer dans ce métier à la fois passionnant et contraignant, puis à son désir ardent d’apprendre.
D’ailleurs, sa dévotion pour le métier de comédienne n’a nullement porté un coup à ses études. Ses diplômes en Sociologie et Anglais obtenus, elle s’est trouvé un bon prétexte pour s’accomplir dans le théâtre. Un parcours qui n’est non plus étranger à ses succès sur scène.
Sourire toujours aux lèvres, parfaite diction, Carole Lokossou se dévoue corps et âme au théâtre, épousant ses principes les plus élémentaires. Ceux-là même qui professionnalisent l’artiste et la distinguent des autres.
«Le métier d’acteur demande une capacité d’adaptation. Quand vous n’avez pas fait une école, il faut apprendre. L’acteur ou l’actrice qui fait du théâtre ou du cinéma son métier, doit apprendre à s’adapter à toutes les situations», affirme-t-elle. L’artiste devant vivre avec son personnage, à son entendement. «Il faut arriver à incarner le personnage tout en étant soi-même. Et pour y arriver, il faut une bonne dose d’humilité et une perpétuelle remise en question», explique-t-elle.
Si elle est arrivée au théâtre par passion, elle s’est attelée à apprendre le métier pour espérer s’imposer, estimant que «l’art n’est pas le dépotoir de ceux qui n’ont pas réussi ailleurs». A ses yeux, l’alternative pour s’en sortir reste la formation. «Il n’y a pas de métier sans formation. C’est la formation et encore la formation», poursuit-elle. Aussi, se rend-elle souvent disponible dès que l’opportunité d’une formation se présente dans son domaine. Balayant du revers de main toute magie ou miracle dans l’univers théâtral.
Point d'honneur à la tâche
«Les métiers de l’art sont comparables aux mathématiques. Il n’y a rien que vous puissiez inventer. Le théâtre, le cinéma c’est la reproduction des choses de la vie mais avec cette magie qu’apporte le comédien. Il est comme un cavalier qui a la bride d’un cheval en main. Le travail d’acteur, le jeu d’acteur est aussi difficile que les autres corps de métier», note-t-elle.
A ceci s’ajoute le travail. Convaincue que pour réussir, le talent seul ne suffit pas, Carole Lokossou met un point d’honneur à la tâche : «Pour réussir dans le domaine de l’art il faut 99% de travail et 1% de talent. La réussite, ce n’est que par la force du travail». Ainsi au quotidien, se donne-t-elle assez pour s’adapter aux personnages qu’elle incarne sur les planches. Autant dans le corps que dans l’esprit, la comédienne s’adapte à tous les rôles.
«Je me sens à l’aise dans tous les rôles et c’est l’avantage qu’offre la formation». Avec une préférence certes pour des rôles proches de la femme mais bien aux antipodes de ceux assimilables à son profil.
Alerte dans sa dégaine et dans ses répliques, Carole Lokossou, pour Osséni Soubérou de la Ligue africaine des professionnels du Théâtre (Lapro-Théâtre), est l’une des meilleures comédiennes béninoises et les formations qu’elle a reçues, ajoutées à ses nombreuses expériences sur scène en font une grande professionnelle dans son domaine.
Irrésistiblement, elle arpente la voie de la progression en bonifiant son jeu d’acteur à travers les personnages qu’elle incarne sur scène.

La saison artistique 2015 du projet «Dekart Expo» fait découvrir au public, une palette de plasticiens aux talents variés. L’initiative, portée par l’entrepreneur culturel Emmanuel Tometin a pris une autre tournure depuis quelques jours, à travers le lancement officiel dudit projet qui pourtant court depuis plusieurs semaines déjà.
Pour donner assez de visibilité et de lisibilité au projet «Dekart Expo», ses initiateurs ont voulu pour le compte de l’édition 2015, impacter plusieurs gammes de clientèles, des connaisseuses aux plus huppées, sans oublier les amateurs et les moindres consommateurs des œuvres artistiques. Pour ce faire, plusieurs endroits stratégiques ont été choisis pour accueillir des expositions semi-permanentes et itinérantes.
Depuis vendredi 20 mars dernier, c’est le Novotel hôtel qui a vu son hall d’accueil honorer. Trois œuvres de Marius Dansou, six du sculpteur pierre Charly Djikou et deux du sculpteur de bois Sébastien Boko y ont été exposées. Au niveau de la peinture, l’exposition a présenté deux grands plasticiens que sont Christelle Yaovi avec deux œuvres et Dominique Zinkpè, quatre. Cette exposition, comme on peut le remarquer, a changé le décor des lieux pour en faire un cadre plus attrayant, ouvert sur le beau et sur l’artistique. Mais l’objectif de ce projet ne se limite pas à une simple exposition. Il va bien au-delà, soutient Emmanuel Tometin pour qui, il s’agit d’une initiative dont la portée permettra d’impacter très positivement le travail et la vie des artistes en général. Il s’agit, dit-il alors, de «promouvoir le patrimoine culturel à travers les arts plastiques en créant un marché innovant et porteur pour le secteur».
Une lumière sur le développement de la filière artistique, pourrait-on aussi dire.
Et, vu sous cet angle, le projet ne passe plus inaperçu. Plus d’un y ont vu un intérêt et l’ont adopté à l’instar du directeur du Fonds d’aide à la culture (FAC), Blaise Tchétchao qui représentait le ministre en charge de la Culture au dernier vernissage. «Je n’ai pas encore vu, depuis deux ans que je suis au ministère de la culture, ce genre d’initiative innovant. Car il donne l’occasion aux artistes plasticiens de faire vivre leurs œuvres et de les faire connaître», soutient-il. Et puisqu’il s’agit d’innovation, il estime impérieux que les acteurs du monde culturel et les consommateurs des produits artistiques en général se l’approprient pour aider le jeune promoteur de «Dekart Expo».
La maison hôte, Novotel hôtel analyse l’initiative comme une aubaine à même d’animer et de créer une autre ambiance sur les lieux d’accueil.
Christelle Yaovi, au nom de ses collègues, a d’abord remercié le promoteur de ce projet et a indiqué que son acte est «audacieux et innovant». Ce projet, estime-t-elle, offre aux artistes un espace d’exposition collective, leur permet de resserrer les liens entre eux et de faire parler leurs œuvres. Dekart Expo est à sa troisième édition. En dehors de Novotel, l’exposition se déroulera sous peu dans d’autres hôtels.
Sil l'’exposition a démarré depuis le début du mois de février mais c’est le vendredi 20 mars dernier que le vernissage a eu lieu. Ont favorablement répondu à l’appel de l’initiateur du projet Dekart expo cinq artistes plasticiens.

Un réseau de trafiquants de munitions composé de collégiens a été démantelé par le commissariat de police de Vodjè à Cotonou. Cinq élèves dont un Gabonais ont été en effet interpelés, hier jeudi 26 mars, dans une enquête sur un trafic illicite de munitions.
Ils sont tous collégiens dans des établissements privés d’enseignement secondaire de renom de Cotonou. Camus D., Naofal A. et Pierre A., tous trois en terminale, Charly K. en seconde A et Césaire A. en 4e sont tombés dans la nasse de la police. Ils ont été interpellés par les éléments du commissaire de Vodjè, Hugues Sédé Koutchikpa en possession de 24 munitions de pistolet automatique moderne (9 millimètres) de fabrication russe. Un à un, ils ont été interpellés suite à la vente d’une cartouche à un individu, une taupe de la police, positionnée comme acheteur. Les cinq collégiens dans le rang desquels, un mineur, sont gardés au commissariat de Vodjè sur instruction du procureur de la République du Tribunal de première instance de Cotonou à qui ils seront présentés lundi prochain.
Selon les premiers éléments des interrogatoires, les prévenus ont déclaré qu’ils ont vendu une cartouche dans le paquet contenant 25 munitions à 20 000 francs CFA. Pour ce qui concerne la provenance de la marchandise prohibée, ils ont fait savoir qu’un élément de la bande aurait trouvé la boîte de munitions dans un hôtel lors d’un séjour au Nigeria. Les enquêteurs redoutent alors un vaste réseau et n’excluent pas la présence d’armements sophistiqués aux mains de certains membres de ce réseau disséminé dans des collèges. Pour l’instant, les interpellations se poursuivent sur la base d’aveux des prévenus en attendant leur présentation au parquet.

Au lendemain de la publication de la décision 15-019/HAAC portant règlementation de la campagne médiatique pour les élections législatives du 26 avril prochain, les conseillers à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ont rencontré hier jeudi 26 mars les responsables des médias de service public. Au centre des discussions, la nécessité d’œuvrer pour des élections apaisées.
Un code de bonne conduite pour le respect de l’équité et de la gratuité en ce qui concerne la diffusion des messages et des manifestations des candidats. C’est le sujet sur lequel les conseillers de la HAAC, en l’occurrence le vice-président Souleymane Ashanti, les conseillers Marie-Richard Magnidet, Rosette Bessou Houngnibo et Félix Adimi ont entretenu les responsables des médias de service public.
Le 7 avril prochain, la HAAC procèdera, avec les partis ou alliances de partis en lice pour les élections législatives, au tirage au sort pour le passage des candidats sur les médias de service public. Il s’en suivra l’enregistrement des messages et les conseillers ont voulu savoir les dispositions prises par les responsables de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB), du journal La Nation et de l’Agence Bénin presse (ABP) pour le bon déroulement de cette phase de la campagne.
Tout en remerciant les responsables de ces organes pour le suivi en général de la décision règlementant la période de pré-campagne, le conseiller Marie-Richard Magnidet n’a pas manqué d’attirer l’attention du directeur général de l’ORTB sur le principe du respect de l’équilibre de l’information au niveau de la télévision nationale notamment au niveau du journal télévisé. En réponse à cette remarque, le DG/ORTB Stéphane Todomè dit avoir le sentiment que c’est un mauvais procès qui, de plus en plus, est fait à l’endroit de l’office dont il a la charge. Il dit donc ne comprendre pas ce que la télévision nationale fait de mauvais pour être tout le temps stigmatisé alors que c’est la HAAC elle-même qui a sorti une décision dans laquelle il est précisé que le chef de l’Etat a un accès illimité aux médias de service public.
«Accès illimité oui, mais le public aussi a le droit à une information variée», lui a répondu le vice-président de la HAAC Souleymane Ashanti. Il a invité le DG/ORTB à faire l’équilibre nécessaire notamment en ce qui concerne le journal télévisé pendant la période électorale. Représentant la directrice générale par intérim de l’ONIP, le rédacteur en chef du journal La Nation Bruno Sèwadé a rassuré les conseillers de ce que l’ONIP est habituée à l’application des décisions de la HAAC en période électorale et que des dispositions sont en train d’être prises pour la publication des messages des candidats. Toutefois, il a voulu savoir la démarche à suivre lorsqu’un parti politique ou alliance de partis pas le journal la Nation pour la couverture médiatique de ses activités parce que les responsables de ce parti collent à l’organe une certaine étiquette. A ces préoccupations, les conseillers ont répondu que l’information est une denrée rare et tous les moyens sont bons pour l’obtenir.
Quant au directeur de l’information de l’ABP Joseph Vodounon, il s’est réjouit du fait que pour une première fois la HAAC associe l’ABP pour la diffusion des messages des candidats. Ce qui contribue, à son avis, à rendre l’agence plus visible.

L’Association des ambassadeurs et ministres plénipotentiaires à la retraite (AMPR) a organisé, hier jeudi 26 mars, une conférence-débat sur le thème «La conduite du diplomate au ministère des Affaires étrangères». Elle a été animée par Candide Ahouansou. C’était en présence du président de l’AMPR, Jacques Adandé et des autorités du ministère.
Réflexions et partage sur les exigences d’un corps d’élite, métier noble. C’est en ces termes qu’on peut résumer les échanges que l’Association des ambassadeurs et ministres plénipotentiaires à la retraite (AMPR) a eus hier, jeudi 26 mars avec ses membres et les diplomates encore en activité.
Pour Jacques Adandé président de l’AMPR, de plus en plus, certains actes se posent aujourd’hui dans la diplomatie et interpellent les aînés. D’où la nécessité de réfléchir et d’échanger pour rappeler les fondamentaux et principes qui gouvernent la diplomatie. La compétence, la formation, la conduite et le comportement sont des éléments qui induisent des modèles et des miroirs à imiter lorsqu’on s’engage dans une pareille carrière. Des caractères et qualités auxquels Candide Ahouansou, le communicateur a largement donné écho par la suite dans son exposé. Ainsi, on peut retenir, entre autres, comme principaux points développés par l’intéressé, les préliminaires, les fondamentaux, les qualités socio-administratives, l’origine du désordre et la moralisation nécessaire.
Sur les préliminaires, Candide Ahouansou estime qu’on peut tout acheter dans la vie, mais qu’on ne saurait acheter ou monnayer l’expérience. Il faut, selon lui, savoir tirer leçon des échecs de sa carrière, mais également pouvoir prendre conscience de ses devoirs. Tout cela appelle, relève-t-il, l’observance de certains fondamentaux. D’abord de l’administration tout court et de la diplomatie en particulier.
Pour Candide Ahouansou, le fonctionnaire est un serviteur mais le diplomate est un serviteur particulier au service de la Nation en relation avec d’autres pays. «C’est un acte de trahison que de mettre de la drogue dans la valise ou de s’adonner au commerce de spiritueux», souligne-t-il.
« Le bon diplomate doit être discret et se montrer circonspect, a l’obligation de réserve ; aussi doit-il faire preuve de neutralité et de probité, être ordonné et sûr de lui-même», précise Candide Ahouansou qui admet que le corollaire de l’ordre c’est la hiérarchie et tout ce qui y est attaché. Concernant l’ordre, il s’est appesanti sur le respect de la hiérarchie qui constitue le socle, le fondement des rapports entre le diplomate et son collaborateur pour une bonne image.
Présents aux côtés du conférencier, le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Fréjus Bocco et le secrétaire général dudit ministère, Robert D. Zantan ont salué l’initiative de l’AMPR et consenti à la proposition des participants visant à approfondir le sujet dans le cadre des échanges qui se déroulent à l’Institut des relations internationales et études stratégiques (IRIES).
Des préoccupations des jeunes fonctionnaires du ministère et les contributions des anciens ou aînés ont mis un terme à la conférence-débat bien appréciée.