La Nation Bénin...
Nouvelles

On le savait souffrant depuis un bon moment. Mais la nouvelle de sa disparition n’était pas envisagée. Pourtant, c’est ce qui est arrivé hier, dimanche 1er février, affligeant l’opinion publique, notamment ses collègues de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (ORTB) et les acteurs culturels avec qui il avait partagé ses heures de comédien.
Car, acteur culturel, le regretté Guy Sallan l’était aussi. C’est surtout la série télévisée «Un tour de vis» qui a révélé son côté acteur. Série dans laquelle il a longtemps officié sous la personne de « Karimou ». Très peu de gens parmi ses admirateurs savaient, en effet, que l’homme à l'accent amusant en français qui avait un sens tout particulier de l’humour, était aussi un fonctionnaire du service Montage de la télévision nationale.
Une double perte donc pour le monde culturel et celui de l’audiovisuel béninois. C’est, en effet, avec beaucoup d’émotions que la journaliste et réalisatrice Jémima Catraye a laissé entendre hier, avoir perdu son ami et frère «compagnon de jeu et de lutte depuis les années 80 où nous étions étudiants et sociétaires à l’EACE». Encore plus ému, la tristesse dans la voix, le réalisateur Ignace Yètchénou (alias Codjo), un autre ami et compagnon de scène du disparu a fait savoir que les meilleurs de cette génération sont souvent pris dans des moments de dénuement total. «Quand quelqu’un est souffrant, l’espoir de le voir franchir ce tunnel n’est jamais atteint », confesse-t-il. Seulement, dit-il, «on ne va pas se consoler à dire que l’artiste est parti». Car la perte de Karimou vaut bien plus à ses yeux et il en déduit que «c’est toute une vie consacrée et dédiée à l’art qui vient de s’éteindre».
Culture 02 févr. 2015

Un mort, trois blessés graves et d’importants dégâts matériels enregistrés, c’est le bilan du grave accident du véhicule 4X4 de l’ancien ministre de l’Intérieur, Benoît Assouan Dègla intervenu le samedi 31 janvier dernier à Dan sur l’axe routier Bohicon-Dassa.
Sur les lieux du drame, il ne reste que deux amas de ferrailles incrustés l’un dans l’autre qui offrent aux passants, choc et curiosité. C'est peu avant midi, samedi dernier sur la montée d’Agbohoutogon, un village situé dans l’arrondissement de Dan, à quelques kilomètres de Bohicon, que s’est produit l’accident. Benoît Assouan Dègla, ancien ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes de Boni Yayi et actuellement conseiller à la Sécurité à la présidence se rendait à Ouèssè, son village natal pour un meeting politique, lorsque le drame est arrivé.
Selon les témoignages recueillis sur place, le camion-citerne avec lequel le véhicule de l’ancien ministre a eu le choc frontal allait s’approvisionner en hydrocarbures à Cotonou. Au niveau du village Agbohoutogon à Dan, un petit bouchon s’est formé en raison du contrôle routier qui s’opérait sur place. Une file de véhicules était donc en stationnement de part et d’autre de la route. C'est à peine à cinquante mètres du poste, que le face-à-face avec le véhicule de l’ancien ministre de l’Intérieur dont le conducteur aurait forcé le passage à vive allure, s'est produit. Du coup, les deux véhicules sont entrés en collision. Le choc a été violent, selon les témoins du drame, au point où les deux véhicules ont été projetés dans le ravin à côté.
Suite à leur télescopage, les deux véhicules ont pris feu. Alertée par les cris de détresse des victimes, la population riveraine a pu évacuer le ministre, son chauffeur et la dame qui l’accompagnait sur l’hôpital de Zone de Dassa pour les premiers soins. Le garde du corps, coincé dans les décombres, n’a pu être sauvé. La violence du choc ne lui a donné aucune chance de survie malgré toutes les tentatives pour l’extraire de la ferraille. Face à l’impuissance des secours qui se débattaient dans tous les sens, les deux véhicules ont pris feu et le garde-corps a été réduit en cendres sous le regard impuissant des usagers de la route. On se croirait dans un film d’horreur.
L’ancien ministre Benoît Dègla serait grièvement blessé des suites de cet accident, tandis que son garde-corps y a péri.
Quant aux deux occupants du camion-citerne, ils sont sains et saufs. Les sapeurs-pompiers envoyés sur le terrain n’ont constaté que les dégâts.
De sources médicales, on apprend que le pronostic vital des blessés n’est pas engagé. L’ancien ministre Benoît Dègla souffrirait d'une brûlure à la jambe et d'une hémorragie vite contrôlée. Quant au conducteur, un policier, il serait par contre grièvement blessé. L’autre occupant du véhicule, une dame s’en est sortie indemne miraculeusement. Il faut noter qu’un hélicoptère est venu, quelques heures après le drame, récupérer les survivants, Benoît Dègla et son chauffeur, pour les évacuer au CNHU de Cotonou.

Le ministère de la Santé a entamé la dernière étape de la feuille de route des actions à mener pour disposer d’un schéma directeur des technologies de l'information et de la communication. Le processus d’élaboration dudit schéma a été lancé, hier mercredi 28 janvier dans la salle de conférence du ministère, par Dorothée Kindé Gazard, ministre de la Santé.
Le processus d’élaboration du schéma directeur des technologies de l’information et de la communication du ministère de la Santé a été lancé. C’est à l’occasion d’une réunion de cadrage et de lancement présidée par Dorothée Kindé Gazard, ministre de la Santé.
Dans son mot d’ouverture, elle souligne l’importance des technologies de l’information et de la communication(TIC) dans tous les secteurs. Elles constituent, selon elle, un levier de développement et des vecteurs de changement transformant la collaboration et la communication entre les individus, réduisant les distances et facilitant l’accès à l’information et aux services. En tant que levier de développement, les TIC permettront aux différentes structures de compter sur des services fiables, des supports réactifs, des infrastructures robustes et évolutives, des projets de systèmes d’information fiables et viables et sur une optimisation des investissements informatiques. Conscient de cet état de choses, le ministère de la Santé qui ne saurait échapper aux TIC, entend organiser leur utilisation au sein de ses différents services. Cette organisation de l’utilisation des TIC se fera sur la base d’un schéma directeur qui définit le cadre général et stratégique dudit système au sein du ministère. En d’autres termes, ce document représente le cadre de gouvernance informatique devant permettre d’avoir une organisation adaptée des systèmes d’information et de communication du secteur. Son élaboration se fait sur la base d'un travail collaboratif. C’est pourquoi, justifie Dorothée Kindé Gazard, les acteurs à divers niveaux du système sanitaire doivent contribuer à son élaboration.
Actualités 29 janv. 2015

Le président et le vice-président du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) étaient face aux médias hier, mercredi 28 janvier au siège de l’institution pour une déclaration de presse. Cette occasion a été choisie par eux pour rassurer les agents des démembrements que les paiements de leurs dus ont commencé et pour mettre en garde ceux qui s’amusent à déchirer les listes électorales.
L’actualité du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) a été marquée ces jours-ci par deux faits majeurs. Le premier, c’est le mouvement de colère dirigé dans plusieurs localités du Bénin contre les responsables de la structure par les membres des démembrements qui exigeaient, entre autres, le paiement des émoluments qui leurs sont dus aux termes de précédentes prestations. Secundo, il y a le fait que certaines personnes s’amusent à déchirer les listes à peine affichées dans les centres de vote aux fins de consultation et de correction.
Face aux médias hier, le président du COS-LEPI, Sacca Lafia et son vice-président Augustin Ahouanvoebla ont mis en garde les auteurs de tels agissements à qui ils ont rappelé que «le code électoral a prévu des sanctions à leur encontre ». Mais cela ne constituera pas un frein à l’opération d’affichage et de consultation desdites listes, estiment-ils, invitant de ce fait les populations à se ruer sur le site internet mis en ligne à cet effet pour procéder à la vérification de leurs données pour ensuite se rendre dans les centres de vote pour tenir informés les agents présents des éventuelles réclamations.
Pour ce qui est du paiement, ils ont affirmé qu’il est effectif depuis hier déjà dans certaines localités du pays. Sauf que par mesure de prudence, ils ont préféré ne pas en dire plus. Ce qui est certain, ont-ils affirmé, cela se fera progressivement et s’étendra à toutes les localités et les personnes concernées recevront leur gain. Mais aucun calendrier ni chronogramme ne sera rendu officiel pour éviter des déconvenues fâcheuses, surtout qu’il s’agit de deniers publics à manipuler sur plusieurs jours. Ils en ont d’ailleurs profité pour lancer un appel à la classe politique afin qu’elle aide le COS-LEPI à réussir sa mission de correction du fichier électoral.

Les matches de poules de la 30è édition de la Coupe d’Afrique des Nations ont livré leurs verdicts. Des seize formations en lice au départ, il ne reste maintenant que huit pour poursuivre la compétition. Une qualification qui a été, au demeurant, très rude pour chacune de ces formations. Autant qu’elles sont, elles ont dû batailler fort pour y arriver. Vu leur niveau actuel et leurs prestations respectives, il est loisible d’entrevoir des rencontres de ¼ finales inédites. Suspense garanti pour des parties de football à sensations.
A mi-parcours de cette compétition de la CAN Guinée Equatoriale 2015, une remarque s’impose: les matches nuls qui sanctionnent la plupart des rencontres. 9 rencontres se sont soldées sur le score nul de 1 but partout et quelque fois par un score vierge. A des moments donnés, c’est l’équipe favorite qui encaisse d’abord avant de réagir, pour finalement égaliser. C’est le cas des rencontres entre la Guinée Equatoriale et le Congo, la Tunisie et le Cap-Vert, l’Afrique du Sud et le Sénégal, le Mali et le Cameroun…
Que comprendre alors par ces scores de parité qui ont sanctionné la plupart des rencontres? Est-ce le niveau de la compétition qui a baissé ou n’y a t-il plus simplement de petites formations ?
On est tenté de répondre par l’affirmative, si l’on se réfère aux éliminatoires ou déjà des formations comme celle du Cap-Vert se sont fait signaler en battant des pays comme la Tunisie et le Cameroun. Ce Cap-Vert a confirmé dans cette compétition en tenant en échec dans son groupe, la Zambie, la RD Congo et la Tunisie.
Que dire de la Guinée Equatoriale invitée surprise de la compétition, qui a tenu en échec le Congo, le Burkina Faso vice- champion d’Afrique, avant de battre le Gabon pour s’octroyer son ticket pour les ¼ finales?
Ces prestations des formations qualifiées de petites, sont la preuve qu’elles s’organisent autrement et travaillent pour rehausser leur niveau. C’est un peu comme pour dire qu’elles ont aussi soif de gloire. Les prestations appréciables des deux Congo ainsi que du Gabon confirment bien cette assertion.
Dans le même temps, certains pays qualifiés de «grands» dorment sur leurs lauriers. C’est le cas de la Côte d’Ivoire qui a déjà arpenté depuis quelques temps la piste descendante. Les Eléphants ivoiriens ne font plus peur. Ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes.
A cela s’ajoute le fait que certains joueurs professionnels lèvent le pied en équipe nationale histoire de préserver leurs salaires au niveau de leurs clubs en Europe contre les primes de matches reçues en équipe nationale.
Forte émulation…
A cette CAN dont le niveau technique est moyen, en tout cas à mi-parcours de la compétition, les plus «petits» ont tenu la dragée haute aux «grands», au point où aucun de ces grands n’a pu se qualifier directement après 2 rencontres. Il a fallu attendre l’ultime journée pour voir des équipes comme l’Algérie et le Ghana pourtant mondialistes, composter leurs tickets.
Aussi note t- on que les rencontres ne se sont pas soldées sur des scores lourds. La différence n’a été, pour la plupart du temps, que d’un écart d’un à deux buts. : Le Gabon qui a battu le Burkina-Faso 2-0, et l’Algérie qui est venue à bout de l’Afrique du Sud 3-1.
Guinée Equatoriale 2015 révèlera tous ses secrets lorsqu’on aura joué la finale le 8 février prochain.
Pour l’heure, la compétition continue avec son cortège de suspense.

L’affichage du fichier électoral national prévu pour démarrer lundi 26 janvier dernier sur toute l’étendue du territoire national n’a été effectif qu’hier mercredi 28 janvier dans certains quartiers de Bohicon et d'Abomey. Le coordonnateur départemental du COS-LEPI, François Gbesso, assure pourtant que tout est remis aux élus locaux chargés de le faire.
Comme partout ailleurs, les élus locaux et autres chefs de village ou de quartiers de ville d’Abomey et de Bohicon ont reçu chacun leurs enveloppes sous plis fermés et contenant la liste des personnes en âge de voter des bureaux de vote installés sur leur territoire de compétence, a confié François Gbesso, coordonnateur départemental du COS-LEPI. «Depuis le dimanche 25 janvier dernier, les différents responsables et autres agents du COS-LEPI étaient sur le terrain pour mettre à la disposition des chefs de village ou de quartiers de ville, sous la houlette des maires et chefs d’arrondissement, les différentes listes à afficher», a-t-il expliqué.
Mais, comme dans les localités de la plupart des départements du pays, les listes n’étaient pas visibles dans les quartiers et villages de Bohicon et d’Abomey. Attendues depuis le lundi dernier, c’est seulement hier mercredi 28 janvier que, par endroits, ces listes ont fait leur apparition sur certains murs.
A cette étape de l’opération, ce ne sont pas les agents précédemment sollicités qui sont mis à contribution. Cette fois-ci, les listes ont été remises aux élus locaux pour être affichées et surveillées. Par ailleurs les réclamations des citoyens lors de cette phase d’affichage seront reçues par les agents d’affichage en présence des élus locaux du 5 au 14 février, de manière ininterrompue.
A Abomey, au quartier Zounzonmè et à Bohicon à Gnidjazoun parcourus hier mercredi, il était toujours difficile de retrouver les listes affichées. Sauf dans certains quartiers comme Vidolé à Abomey et Adamè-Ahito à Bohicon où les listes étaient visibles. Les élus locaux responsables de cette situation, estiment que les listes leur ont été remises sans les pots de colle pour les afficher. C’est donc à défaut de moyens nécessaires que les choses ont du mal à rentrer dans l’ordre et conformément à l’article 299 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin. L’affichage de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP) a donc commencé timidement quand certains se décident à bien le faire.
Toutefois, les cybercafés sont pris d’assaut par certains jeunes pour consulter sur Internet leurs noms. Ceux qui s’étaient inscrits sur les listes et qui ont la chance de savoir dans quel bureau de vote, ils sont répartis ne se plaignent plus. A défaut de pouvoir les consulter sur les lieux d’affichage, ils se contentent donc de vérifier sur le met, s’ils sont retenus sur la LEIP.

Le festival du nouvel an chinois «Happy chinese new year» est à sa 6e édition cette année. En prélude au lancement officiel des manifestations prévu le 7 février prochain, le directeur du Centre culturel chinois Bai Guangming a tenu, hier mercredi 28 janvier une conférence de presse. C’était en présence du directeur de la Promotion artistique et culturelle (DPAC) Patrick Idohou, du chef du 12e arrondissement de Cotonou, Brice Tchanhoun et de nombreux invités.
Le calendrier chinois comporte 12 signes zodiaques qui vont du rat au cochon. Cette année, le nouvel an chinois commence dès le 19 février prochain et est placé sous le signe du mouton. C’est le huitième animal dans l’ordre du zodiaque et il est considéré, selon la tradition chinoise, comme un symbole de chance, de paix, de tranquillité, de piété et de force vitale. Comme aux précédentes éditions, le public est convié, 45 jours durant, à aller à la découverte de la Chine à travers des chants et danses, le cinéma, des vernissages, une soirée gastronomique, des concours d’œuvres littéraires dotés de prix et un carnaval.
Dans son mot de bienvenue, le directeur de Centre culturel chinois, Bai Guangming, après avoir présenté ses bons vœux, a invité le peuple béninois en l’occurrence la jeunesse à venir massivement à ce rendez-vous du donner et du recevoir. Il s’agit, selon lui, de partager avec le public les différentes facettes de la culture chinoise. « Le mouton étant un animal de paix, cette nouvelle année est donc une invite à faire de la culture de la paix une priorité dans le monde entier car il n’y a point de développement sans la paix », a-t-il souligné.
L’honneur est ensuite revenu au directeur artistique du Centre culturel chinois Etienne Arèmon de présenter les grandes lignes du festival. Il a mis un accent particulier sur la participation de la jeunesse à travers un géant spectacle au CEG Gbégamey et l’organisation d’un carnaval au stade de l’Amitié de Kouhounou. A cet effet, le représentant du ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs Boniface Sagbohan a annoncé la participation des majorettes à ce carnaval afin de rompre un peu avec le déjà vu.
Le représentant de la mairie de Cotonou, le chef du douzième arrondissement, Brice Tchanhoun a remercié le gouvernement pour la parfaite collaboration entre les peuples chinois et béninois. Il a assuré le directeur du Centre culturel chinois du soutien et de l’accompagnement de la mairie de Cotonou. Quant au directeur de la Promotion artistique et culturelle Patrick Idohou, il dira que l’implication du ministère de la Culture dans l’organisation du «Happy chinese new year» est un signe de l’accompagnement du gouvernement pour le développement de la culture. Il a ensuite convié les Béninois à vivre avec la Chine d’intenses activités culturelles, cultuelles et sportives tout au long du Happy chinese new year.

Avec l’appui du Système des Nation Unies (SNU), le Bénin s’évertue à formuler un Projet Conjoint Emploi (PCE). Pour ce faire, des cadres techniques des structures administratives concernées par la thématique et des personnes ressources étaient en atelier, hier mercredi 28 janvier à Cotonou. Cette rencontre leur permettra d’harmoniser les contours du concept et les notions liées à l’emploi au Bénin.
La marche pour la formulation du Projet Conjoint Emploi (PCE) au Bénin se poursuit avec la détermination des différents acteurs. Hier, mercredi 28 janvier, les équipes de formulation dudit projet étaient en atelier à Cotonou.
Articulés autour de trois communications suivies de débats, les travaux de cet atelier permettront de clarifier les concepts et explorer les opportunités ou de riches innovantes créations d’emplois verts au Bénin. Les participants partageront également les expériences de quelques pays du Sud sur l’initiative de création ou de développement d’emplois verts. Le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières, Raphaël Edou a confirmé l’engagement sans faille du gouvernement à accompagner cette initiative innovante.
«Le secteur de l’environnement est un secteur pourvoyeur d’emplois durables et les acteurs ont vu juste» selon lui. prenant l’exemple de la collecte des ordures solides ménagères, il fait observer que cette seule activité éco-citoyenne permet de créer plus de 1200 emplois par an à Cotonou. Et c’est pourquoi, Raphael Edou a invité les participants à cet atelier, à répertorier toutes les opportunités d’emplois verts afin que le programme en cours d’élaboration éveille davantage les populations autour des enjeux environnementaux et la gestion des changements climatiques. «Le gouvernement est déterminé et il vous revient d’illuminer les esprits des jeunes en les orientant vers les emplois verts», a martelé le ministre. Rosine Sori Coulibaly, coordonnatrice résident du SNU et représentant résident du PNUD au Bénin, souligne que le pays dispose d’un potentiel important pour créer de nouveaux emplois tout en améliorant la productivité et les conditions de travail existantes dans nombre de domaines et secteurs.
«Et ce sont des potentialités que nous envisageons de saisir dans le cadre du programme conjoint en cours de formulation», précise Rosine Sori Coulibaly. Mettant un accent particulier sur l’engagement du SNU à orienter le projet vers l’économie verte, la coordonnatrice du SNU fait savoir que cette vision « verte » a été promue et souhaitée déjà en 2008 par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement. Au terme des assises, les terminologies telles que travail décent, sous-emploi, économie verte, emplois verts, croissance verte, entreprenariat vert, opportunités en matières d’emplois verts seront clarifiées au niveau de tous les acteurs. Entièrement financé par le PNUD, le PCE vise à contrer l’évolution du chômage passé à 14,3% en 2012 contre 1% en 2001 (INSAE) et le sous-emploi des jeunes qui était de 50% en 2011 et qui avoisinait 70% en 2013. Et chaque année, plus de 150.000 jeunes sont déversés sur le marché du travail béninois dont 30.000 environ sans grande qualification
Environnement 29 janv. 2015

Le ministre en charge de la reconversion et de l’insertion des Jeunes, Alassane Soumanou Djimba a procédé, hier mardi 27 janvier, à l’installation du comité directeur national du Réseau des structures publiques et privées de reconversion et d’insertion des jeunes (RSPPRIJ). Composé de onze membres, ce comité a pris officiellement l’engagement de réorienter les jeunes diplômés vers les emplois porteurs.
Le Réseau des structures publiques et privées de reconversion et d’insertion des jeunes (RSPPRIJ) est désormais opérationnel. Les membres du comité directeur national ont été installés, mardi 27 janvier, à la faveur d’une assemblée générale qui a eu pour cadre la tour administrative A. Selon le directeur de la reconversion et de l’insertion des jeunes, Salomon Chabi, le contexte actuel exige une plus grande synergie d’actions et d’idées en faveur de la réorientation des jeunes vers les emplois porteurs. «Ceci permettra de rendre efficients et plus concluants, les efforts menés dans le sous-secteur», souligne-t-il.
Et puisque la mission de ce réseau est de pallier les problèmes qui se posent dans le sous-secteur transversal de la reconversion et de la réinsertion, le ministre Alassane Soumanou Djimba s’est voulu tranchant sur la question. «Reconvertissez les jeunes diplômés en droit, en géographie, en sociologie, … à l’auto-emploi. Réorientez-les vers les métiers d’entreprises, les emplois porteurs, afin de leur donner une seconde chance de qualification», exhorte-t-il. «Vous avez de la matière pour la reconversion et si vous êtes unis, vous serez forts et vous vous ferez respecter par tous les partenaires techniques et financiers du public et du privé», a-t-il ajouté. Alassane Soumanou Djimba leur a aussi signifié que le gouvernement soutient cette initiative et invite les membres du RSPPRIJ, à élaborer un manuel de procédures en vue de rendre qualitatives toutes les actions sur le terrain.
A en croire le ministre, les ressources financières existent pour cette mission essentielle pour la réduction du chômage et du sous-emploi des jeunes diplômés et surtout pour l’adéquation entre l’éducation et le marché de l’emploi. Le réseau des structures publiques et privées de reconversion et d’insertion des jeunes est créé depuis 2012 mais rendu officiel par l’arrêté 412 portant création, organisation et fonctionnement dudit réseau signé en 2014. Il est dirigé par un comité directeur national de onze membres qui a pour mission d’exécuter les tâches arrêtées par les membres réunis en assemblée générale.
Actualités 28 janv. 2015

Comme les autres composantes de la nation béninoise, les opérateurs économiques réunis au sein des diverses organisations professionnelles ont, hier mardi 27 janvier à Cotonou, échangé les vœux du nouvel an avec le bureau exécutif de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin(CCIB). A l’occasion, Jean-Baptiste Satchivi, président de l’institution consulaire, a annoncé que l’année 2015 sera sous le signe des réformes pour moderniser la structure.
L’année 2015 est consacrée aux actions de modernisation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin(CCIB). C’est l’essentiel à retenir du discours délivré par Jean-Baptiste Satchivi, président de l’institution consulaire, lors de la cérémonie de présentation de vœux à la nation économique. Mais avant lui, plusieurs représentants d’organisations professionnelles sont intervenus pour sacrifier à la tradition.
La santé, la paix et la prospérité sont les vœux formulés à l’endroit du président et des membres du bureau exécutif de la CCIB par Ghislaine Fagbohoun de la Fédération des femmes entrepreneurs et femmes d’affaires du Bénin(FEFA- Bénin), Taïrou Mama, représentant des Organisations professionnelles, Miftaou Fatoké, représentant des élus consulaires, Soufyanou Imorou, président de l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin (UCIMB) et Isabelle Ahouandjinou, pour le compte de la Chambre nationale d’agriculture(CNA) du Bénin. En dehors des vœux, chacun s’est réjoui dans son discours, des actions menées par l’équipe de Jean-Baptiste Satchivi avant de mettre l’accent sur l’aspect de la vie économique qui le préoccupe. Ainsi pour 2015, la FEFA-Bénin souhaite la mise en œuvre effective des recommandations des états généraux du secteur privé. Ce qui tient aussi à cœur aux femmes entrepreneurs et femmes d’affaires, c’est le dépassement des divergences au sein des opérateurs économiques et le maintien du cap sur les objectifs de développement du Bénin.
Quant aux organisations professionnelles, elles tiennent à ce que la CCIB apporte son appui aux entreprises et travaille pour la mise en œuvre immédiate d’un plan d’intermédiation avec les banques et autres institutions financières. L’entrée en vigueur récente du Tarif extérieur commun (TEC) n’a pas échappé à Taïrou Mama, qui a fait savoir que les opérateurs économiques béninois sont dans «une véritable angoisse », parce que le Bénin n’y est pas préparé et n’a pas beaucoup à vendre sur ce marché communautaire. Dès lors, après avoir exprimé la disponibilité des opérateurs économiques et des organisations professionnelles, il demandera que soient élaborés des plans d’adaptation.
L’année 2015 sous la modernisation
Après avoir reçu les vœux formulés par les divers représentants des organisations professionnelles, Jean-Baptiste Satchivi, président de la CCIB, leur rend la pareille avant de répondre aux préoccupations exprimées. La cérémonie coïncidant avec le premier anniversaire de l’installation de son équipe, il profite de l’occasion pour souligner quelques préoccupations majeures.
Selon lui, l’état des lieux fait par son équipe a permis de se rendre compte des défis à relever au niveau organisationnel, de la gouvernance financière et du système d’information. Au vu de cet existant qui, selon lui, ne saurait susciter admiration, le bureau exécutif a pris la mesure des défis à relever. Ainsi, des actions ont été engagées pour qu’à l’horizon 2019, la CCIB soit « une institution d’appui au développement et au rayonnement des entreprises du Bénin dans le monde et présente sur toute l’étendue du territoire national...». Entre autres, Jean-Baptiste Satchivi mentionne l’initiative des « 100 jours pour changer le visage de la CCIB », le plaidoyer auprès du gouvernement pour le repositionnement de l’institution consulaire dans l’ordre protocolaire de la République, la relance du dialogue inclusif avec les organisations du secteur privé. Dans la même lancée, l’année 2015 sera porteuse de réformes. Selon Jean-Baptiste Satchivi, ces réformes permettront de « repositionner résolument la CCIB sur la voie de la modernité ». A ce titre, il faut, entre autres actions, retenir le lancement des études visant à cerner les difficultés spécifiques de certaines filières au Bénin, la réalisation de l’audit comptable et financier de la CCIB. Enfin Jean-Baptiste Satchivi a invité les opérateurs économiques à s’impliquer dans la mise en œuvre des réformes.