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Nouvelles

Franck Kpochémé, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin:« La dépénalisation n’est pas une faveur pour les journalistes »

« Mes impressions sont naturellement bonnes. L’aboutissement de cette loi est le couronnement d’un travail de longue haleine par toutes les associations professionnelles des médias.

Il faut rappeler que c’est un projet de loi. Nous avons pu avoir sur le chemin l’appui de certains membres du gouvernement comme le ministre Komi Koutché et l’actuel ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC). Et il faut surtout remercier les députés, notamment la commission qui a eu en charge l’étude du dossier. Ils ont compris la nécessité de doter le Bénin d’un Code de l’information et de la communication moderne. Car, le projet de loi déposé par le gouvernement contenait les peines privatives liberté. Les associations professionnelles des médias ont travaillé avec la commission qui a pu se convaincre de ce que, débarrasser le projet de loi des dispositions privatives de liberté n’était pas une faveur qu’on faisait pour les journalistes mais que c’était le Bénin qu’on mettait en exergue.

La toute première innovation c’est que le Bénin finit avec une législation éclatée en matière de la presse. Parce que depuis toujours, on évoluait de manière éparse. La presse écrite avait son texte; l’audiovisuel également le sien, ainsi de suite. Nous disposons désormais d’un Code qui prend en compte tous les domaines concernant le secteur de l’information et de la communication.
L’autre innovation c’est que certaines notions ont été clairement définies dans le Code. On peut dire désormais qui est journaliste au Bénin. On sait également comment on peut mettre en place une entreprise de presse et finir avec les petits organes de presse.
Il y a aussi comme innovation importante, l’accès aux sources d’information. On reproche aux journalistes de ne pas aller vers les sources ; mais la réalité est qu’aussi ce n’est pas facile pour les professionnels des médias d’accéder à ces sources d’information en temps utile au niveau de l’administration. Avec ce Code qui vient d’être voté, les rédactions peuvent vérifier facilement telle ou telle information pour pouvoir équilibrer les articles.
Une autre innovation importante c’est la dépénalisation. Nous avons eu un Code qui exclut désormais d’envoyer les journalistes en prison pour délits de presse. Evidemment, le document adopté contient encore des peines d’emprisonnement notamment pour les délits de presse contre la chose publique. Les associations des professionnels des médias ont essayé de faire le débat avec la commission sur ce point, celle-ci n’a pas voulu être flexible. Les peines d’emprisonnement subsistent dans la loi, seulement qu’il ne s’agit plus de peines pour des délits de presse envers les personnes ».

Propos recueillis par Thibaud C. NAGNONHOU A/R Ouémé-Plateau

Actualités 23 janv. 2015


Barthélémy Biao, ancien recteur de l’université de Parakou:«Malgré les innovations et les acquis, beaucoup reste à faire»

L’ancien recteur de l’université de Parakou, le professeur Barthélémy Biao, après la passation de service au professeur Prosper Gandaho se félicite des réalisations de son équipe saluées par l’ensemble de la communauté universitaire. Il parle ici de ses projets pour l’avenir.

La Nation : Monsieur le recteur, vous venez de passer la main au nouveau recteur élu. Les résultats de votre bilan parlent d’eux-mêmes. Avez-vous le sentiment d’un devoir accompli, après trois ans au service de la communauté universitaire ?

Barthélémy Biao : Comme vous le savez sans doute, la situation qui prévalait à l’université de Parakou fin 2011 début 2012 était telle que les défis étaient nombreux et multiformes. Il fallait non seulement ramener l’accalmie et la sérénité au plan du climat social, mais également remettre la communauté universitaire au travail dans l’accomplissement des missions traditionnelles de toute université : formation, recherche et service à la communauté.
Après trois années au service de la communauté universitaire, c’est assurément un sentiment du devoir accompli qui m’anime. En effet, à travers initiatives, réformes et actions, mon équipe et moi avons essayé de réaliser les attentes et les ambitions de départ. Et tous les aspects de la vie de notre institution ont connu des avancées notables. L’approche de gouvernance participative et totalement inclusive marquée par de nombreuses séances d’échanges et de travail avec toutes les composantes de la communauté universitaire, ainsi que le fonctionnement normal et régulier de tous les organes statutaires de gouvernance de l’université ont permis d’avoir un climat social relativement apaisé.
Les conditions ainsi créées ont permis les grandes avancées que nous avons résumées dans un petit document de bilan et qui peuvent être ici brièvement rappelées : rationalisation et assainissement de la gestion financière, consolidation, modernisation et diversification des programmes de formations, recherche universitaire plus visible avec l’organisation du premier colloque international de l’UP, renforcement et modernisation des infrastructures et équipements, une coopération interuniversitaire et relations extérieures redynamisées, professionnalisation des formations et de l’insertion professionnelle au cœur des préoccupations.

La communauté universitaire a décerné un satisfecit à vous et à votre équipe pour les réalisations. Mais avez-vous néanmoins des regrets aujourd’hui, quand vous jetez un coup d’œil dans le rétroviseur ?

Comme vous vous en doutez certainement, la construction d’une université est une œuvre gigantesque et de longue haleine. Aussi, malgré les innovations entreprises et les acquis de ces trois dernières années, nous avons le sentiment que beaucoup reste à faire pour l’édification et le rayonnement de notre université. Plus spécifiquement des difficultés et contraintes inhérentes à notre environnement et aux ressources disponibles ont constitué des limitations à notre détermination pour une université de Parakou paisible et résolument tournée vers la réalisation de ses ambitions essentielles. Ainsi l’administration rectorale a subi les effets collatéraux des revendications liées aux œuvres sociales. De même certains projets d’infrastructures qui nous tenaient à cœur, bloc des bureaux pour enseignants, nouvelle bibliothèque universitaire notamment n’ont pu être réalisés entièrement.

Avez-vous déjà une idée de votre prochain point de chute ?

Bien que, pour assumer cette responsabilité de recteur de l’université de Parakou pour trois ans environ, j’ai été rappelé d’une institution interétatique panafricaine dont le Bénin est membre et où j’étais en position de détachement, il convient de dire que je suis un enseignant permanent de l’université de Parakou. Le fonctionnement institutionnel des universités veut qu’à tour de rôle, des enseignants assument les responsabilités de doyens, vice-doyens, directeurs, directeurs adjoints, recteur et vice-recteurs. Mon point de chute est donc la position d’enseignant de l’UP. Toutefois, étant agent permanent de l’Etat, et au regard d’une riche expérience accumulée et des états de service, le principe du «partout où besoin sera» peut toujours s’appliquer.

Quels sont vos projets personnels ?

Je suis responsable à l’université de Parakou d’une unité de recherche qu’on appelle le Laboratoire de Recherche en Economie et Gestion (LAREG). Cette unité de recherche s’efforce d’avoir une visibilité internationale comme l’illustre notre participation en Novembre 2014 à Pékin (Chine) à la 10e Conférence internationale du réseau NTA sur les aspects macroéconomiques des Transferts intergénérationnels réponses de politique au changement démographique. Nous y avons présenté les résultats de l’équipe du Bénin qui est constituée de chercheurs du LAREG. L’objectif est donc de dynamiser cette unité de recherche non seulement pour soutenir les formations doctorales en vue mais également pour des travaux scientifiques individuels ou collectifs pertinents.

Un mot pour clore cette interview

Mon mot de fin est pour exprimer ma profonde gratitude à tous ceux qui par leur sollicitude et leur engagement ont permis les nombreuses réalisations de l’équipe que j’ai eu l’honneur de diriger pendant trois ans. Je pense d’abord au Dr Yayi Boni, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement qui a honoré l’université de Parakou d’une visite en 2014 en vue d’inaugurer des infrastructures pédagogiques. Je pense ensuite au ministre d’Etat, le professeur François Abiola pour sa bienveillante attention et son appui de tous les jours à nos sollicitations. Merci à toute la communauté universitaire (enseignants, étudiants, personnel administratif) qui a montré que la construction d’une université est une œuvre collective à laquelle chacun doit apporter sa part.

Société 23 janv. 2015


Pratiques de la gestion axée sur les résultats de développement:Le rapport d’évaluation du Bénin en attente de validation

Un atelier de haut niveau sur la Gestion axée sur les résultats de développement (GRD) se tient depuis hier jeudi 22 janvier à Cotonou. La présente rencontre qui bénéficie de l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), tient au respect de la feuille de route de la Communauté béninoise de pratiques de la GRD (Cop-Bénin) et sera consacrée par la validation du rapport d’évaluation des capacités du Bénin en matière de GRD.

L’approche de la GRD est un outil technique destiné à orienter les ressources vers des cibles définies et à utiliser les informations sur les performances pour améliorer la prise des décisions. Elle est surtout, selon le représentant de la BAD au Bénin, Daniel Ndoye, un processus de gestion du changement qui influence la manière de penser et d’agir pour produire des impacts positifs sur les conditions de vie des populations. A ce titre, poursuit-il, elle requiert notamment un leadership fort basé sur la volonté et l’engagement des décideurs politiques avec un sens clair des attentes des citoyens.

D’où, reconnaîtra-t-il, tout comme le vice-président de la Cop-Bénin, Aurélien Atti Dègla et le directeur de cabinet du ministre chargé de l’Economie, président de la Cop-Bénin, Servais Adjovi, l’intérêt de cet atelier de haut niveau prévu pour s’achever ce jour. Ayant pour but de sensibiliser les responsables de haut niveau de l’administration publique, du secteur privé et des Organisations de la société civile, de même que toutes les parties prenantes qui ont participé de façon active au lancement de la Cop-Bénin, il s’inscrit dans le cadre de l’Initiative sur les résultats en Afrique (Afrik4R). Par ailleurs, il fait suite à celui organisé en avril 2014 qui avait permis d’évaluer les performances du Bénin en matière de GRD au niveau de la santé, de l’éducation, des infrastructures, des transports et de l’énergie, puis d’en décliner un plan.
En effet, c’est dans la perspective d’une mise en œuvre effective de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, que la Communauté africaine des pratiques de la gestion axée sur les résultats de développement (AfCoP-GRD) a été lancée en février 2007. C’était à l’occasion de la 3e Table ronde internationale sur la Gestion axée sur les résultats de développement. Sa mission, a indiqué le directeur de cabinet Servais Adjovi, consiste à assurer le renforcement des capacités de ses membres. L’ambition de l’AfCop, a insisté le représentant de la BAD, est d’être un acteur majeur dans la réalisation du programme de la transformation de l’Afrique par l’utilisation de l’approche de la GRD, en mettant l’accent sur l’intégration régionale. Ainsi, avec l’appui de la BAD, a rassuré Daniel Ndoye, AfriK4R a été développée pour servir de cadre d’action en vue de concrétiser cette vision. «Pour ancrer ce processus au niveau des pays et maximiser ses effets sur le terrain, AfCop a inscrit dans sa stratégie, la mise en place de Communautés des pratiques aux niveaux régional et national», a expliqué le représentant de la BAD. Daniel Ndoye a félicité le Bénin dont la communauté nationale mise en place, est déjà au travail avec entre autres, la culture du résultat et de l’obligation de rendre compte et l’adoption des budgets programmes dans le cadre de la nouvelle loi organique de la loi des finances adoptée.
L’objectif poursuivi à travers cet atelier est donc d’assurer le renforcement du leadership pour la GRD au sommet et un consensus sur les priorités. Il s’agira de procéder à la budgétisation des actions proposées dans le plan, de déterminer les sources de financement pour leur réalisation et d’élaborer un système de suivi-évaluation de la mise en œuvre dudit plan en vue de faciliter l’appréciation des résultats et les réajustements nécessaires.

Les grandes lignes des résultats de l’évaluation du Bénin

En dehors de la capacité de l’ensemble du gouvernement à produire des résultats à travers le cycle de gestion et l’ensemble des systèmes et processus, l’évaluation a également permis d’apprécier comment les principes et outils axés sur les résultats sont utilisés dans la formulation, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation pour atteindre les objectifs visés par les politiques régionales. Ainsi, la moyenne du Bénin en matière de Gestion axée sur les résultats de développement s’établit à 3,15 sur un score de 5. Le pilier budgétisation axé sur les résultats vient en tête avec un score moyen de 3,89 et contribue à cette performance à hauteur de 21%. Viennent ensuite les piliers «planification pour les résultats» (3,27), «leadership pour les résultats» (3,09), et «capacité institutionnelle à délivrer des biens et services» (3,08) avec une contribution de 17% chacun. Les piliers «redevabilité pour les résultats» (2,85) et «système d’information, capacité statistique, suivi et évaluation» (2,39) arrivent en dernière position. Estimées respectivement à 15% et 13%, leurs contributions sont les plus faibles.
Au regard de ce qui précède, beaucoup de défis restent à relever. D’où l’élaboration du plan d’action qui définit les objectifs et résultats pour l’amélioration des capacités et performances en matière de pratique de la GRD au Bénin. M.G.

Actualités 23 janv. 2015


1ère Réunion de la CAD Borgou-Alibori au titre de 2015:Point d’avancement des grands chantiers à Parakou et environs

Mercredi 21 janvier dernier, s’est tenue à la salle de conférence de la Préfecture du Borgou-Alibori à Parakou, la toute première réunion de la Conférence administrative départementale (CAD) au titre de l’année 2015. Le niveau d’instruction et/ou d’avancement des travaux publics sur les chantiers ouverts dans la ville de Parakou et environs était au menu des échanges.

Quatre projets étaient essentiellement au cœur de l’exposé du directeur départemental des Travaux publics et des Transports du Borgou-Alibori, Abdoulaye Garba, à la faveur de la CAD du mercredi dernier à Parakou. Il s’agit des projets de transport urbain dans la ville de Parakou comprenant la traversée et le contournement de la ville, de la reprise des travaux de la route Parakou-Béroubouay longue de 142,000 km, de la construction et de l’équipement partiel de l’aéroport de Tourou et de la réalisation du port sec de Parakou.
D’un montant global de 57 375 000 000 de francs CFA environ, les travaux de la traversée et du contournement de Parakou démarreront au plus tard dans le 2e trimestre de l’année 2015, selon Abdoulaye Garba. Après la visite de site avec les entreprises soumissionnaires qui a eu lieu le 8 janvier dernier, le dépôt des offres est prévu pour le 10 février prochain, a-t-il précisé. Les travaux sont divisés en quatre lots et comprennent, entre autres, la mise en 2x2 voies bitumées de certaines sections de la ville, la construction d’une passerelle aux environs du marché Arzèkè, l’aménagement et le pavage de 7 km de voies urbaines, la réhabilitation des marchés Arzèkè et Guéman, de deux centres de promotion sociale, du Centre des arts et métiers, de l’aménagement de trois carrefours ainsi que la construction d’une gare routière à l’entrée Sud de la ville.
En ce qui concerne l’aménagement de la route Parakou-Béroubouay, suite à la résiliation du marché de l’entreprise RCC qui était en charge des travaux, c’est désormais l’entreprise SOGEA-SATOM qui est commise pour cette tâche pour un délai d’un an, soit le 20 janvier 2016 au plus tard.
Pour ce qui est des travaux de construction et d’équipement partiel de l’aéroport de Tourou, les travaux de construction des chaussées aéronautiques sont achevés et réceptionnés le 28 août 2014 ; mais la réalisation de la clôture de sûreté aéroportuaire prévue dans ce lot a été différée, a confié Abdoulaye Garba. Concernant la construction des bâtiments de l’aéroport (aérogare passagers, centrale électrique, dispositif de ravitaillement en eau, etc.), le taux physique d’exécution des travaux est estimé à 66,40%. Quant à la fourniture des équipements, elle est estimée à 95% mais les travaux d’installation des équipements sont à 25%.La fin probable de l’ensemble des travaux est annoncée pour le 31 juin prochain.

Le projet du port sec de Parakou, un projet privé de parc à conteneurs financé à 100% par le compatriote Samuel Dossou-Aworet, s’étend sur un domaine clôturé d’environ 50 ha de superficie. La première phase des travaux démarrée depuis le 22 mai 2013 est prévue pour s’achever à la fin de l'année.
Le directeur départemental des Travaux publics et des Transports du Borgou-Alibori, Abdoulaye Garba, a également présenté sommairement le niveau d’avancement d’autres projets. Il s’agit notamment des travaux de renforcement et de réhabilitation de la route Parakou-Wèwè (73,000 km) qui viennent de démarrer, de l’aménagement et du bitumage de la route Kandi-Ségbana-Frontière du Nigeria (117,618 km) et Contournement de Kandi (4 km) prévus pour finir en avril 2017, de la route Bodjécali-Madécali-Iloua-Frontière Nigeria (30 km) achevée à l’exception du pont prévu sur le tronçon.

Société 23 janv. 2015


1ère édition de la Nuit du micro ouvert au Centre culturel américain:Pour détecter des «Martin Luther King Jr» au Bénin

Dans le cadre de la célébration de la journée Martin Luther King Jr, l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin a organisé, à l’intention de la jeunesse béninoise un concours dénommé "Nuit du micro ouvert". Cette cérémonie qui a connu une forte mobilisation des jeunes s’est déroulée, mercredi 21 janvier dernier, au Centre culturel américain (CCA).

Dénommée «Open Mic Night», c’est-à-dire «Nuit du micro ouvert» en français, la compétition, initiée par l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin dans le cadre de la célébration de la journée Martin Luther King Jr, a connu la participation de 19 jeunes Béninois. En effet, le 19 janvier dernier, le peuple américain a une fois encore rendu hommage à celui qui est considéré comme l’un des ardents défenseurs de l’égalité entre les races au pays de l’Oncle Sam. A Cotonou, pour mieux marquer cette journée, la représentation diplomatique américaine a décidé, à travers la compétition «Open Mic Night», de détecter des jeunes talents qui seront, peut-être, les futurs «Martin Luther King Jr». Ceux-ci étaient en compétition dans quatre catégories, à savoir, la danse, les chansons, le poème et le discours.

Dans son discours d’ouverture, la directrice des affaires publiques par intérim à l’ambassade des Etats-Unis, Carolyn Turpin, a expliqué que l’objectif de la compétition est d’identifier parmi les jeunes Béninois les «Martin Luther King Jr» de demain. «Martin Luther King Jr» était un jeune extraordinaire de son temps. En cette période où nous nous souvenons de lui, j’ai la ferme conviction que le Bénin regorge également de jeunes talents aussi charismatiques que lui, déclare-t-elle.
Elle a, par ailleurs, émis le vœu de voir les années à venir, la jeunesse béninoise marquer le développement et l’histoire de son pays, tout comme l’avait fait Martin Luther King en influençant l’histoire des Etats-Unis et en contribuant à un meilleur changement de son pays.
Devant le public et les membres du jury, les compétiteurs ont pris le devant de la scène. Et, durant plus de deux heures d’horloge, ils ont planché chacun devant les membres du jury et du public. Au terme du concours dans la catégorie danse, c’est Francis Soglo qui a reçu le trophée. Juste-Bernace Amendiet lui, est reparti avec le trophée du meilleur chanteur, et dans la catégorie poème ou slam, c’est à Précieuse Sèmanou qu’est revenu le trophée. Enfin dans la catégorie discours, Flore Sèssinou est sortie gagnante.
Le grand prix appelé "champion des gagnants" de la meilleure performance toutes catégories confondues est revenu à Précieuse Sèmanou.
En plus du trophée, elle a reçu une tablette Kindle Fire H7.
Très heureuse de s’être hissée haut avec ce grand prix, elle s’est confondue en remerciement et a témoigné toute sa gratitude aux organisateurs dudit concours. «Ce prix est un signe d’encouragement à aller plus loin et être une battante comme Martin Luther King Jr», a-t-elle laissé entendre.

Culture 22 janv. 2015


Fidèle Anato dit «le baobab» au sujet de la dernière année artistique :«Je pense, sans remords, que le public n’a pas assez vu mon travail»

L’année 2014 s’est achevée sur un bilan mi-figue, mi-raisin pour la plupart des acteurs culturels du Bénin. Le comédien Fidèle Anato, "le baobab" comme l’appellent certains, l’a achevée sur des notes de satisfaction. Sans être la meilleure de la jeune carrière à peine démarrée, 2014 lui a néanmoins souri sur plus d’un plan et il l’évoque à travers cet entretien.

La Nation : Fidèle Anato, l’année artistique qui vient de s’achever a été abondante et foisonnante pour vous en termes de créations et de présence sur scène ici comme ailleurs. Dites-nous ce que vous retenez de 2014 ?

J’ai envie de dire rien de regrettable en 2014. Mais je crois que ce serait trop prétentieux de me décerner une palme aussi sublime. Ce que je peux ranger dans le casier des regrets, c’est le regard demandeur du public. Je pense, sans remords, que le public n’a pas assez vu mon travail. Du moins, le public béninois ne nous a pas assez vu, écouté et entendu. L’extérieur nous a beaucoup absorbé et c’est tant mieux pour les couleurs nationales que nous défendons vaille que vaille. Néanmoins pour nous, des dix millions de béninois, malgré l’allure commerciale très appréciée de nos VCD et les nombreux spectacles et tournées de sensibilisation émanant de notre compagnie, le 1/10e des Béninois n’a pas encore été touché, possédé, métamorphosé et récupéré par notre art. L’autre chose qui semble n’avoir pas été bien fait, c’est la promotion de nos œuvres, faute d’accompagnements conséquents. Nous avons pu faire ce que nous pouvons pour afficher notre présence sur le marché.

Vous étiez en France pour une tournée avec «Maïa», votre spectacle fétiche de conte et d’humour. Comment s’est passée cette aventure ?

Oui, la fameuse tournée de tous les succès. C’était émouvant, fabuleux et prestigieux à la fois. Tout a commencé à Fifa Djeounkpe, un festival dédié à Feu Théodore Béhanzin alias Cossi et organisé par Ignace Yetchénou en partenariat avec la mairie de Bohicon. C’était à Bohicon. Les partenaires de la Communauté d’Agglomération Seine-EURE (C.A.S.E) en France étaient au Bénin et précisément à Bohicon en février 2014. Et c’est à cette occasion que nous avions été sollicité pour jouer «Maïa» version duo à la maison des jeunes de la commune. Cette représentation, malgré les nombreuses prestations artistiques, a retenu l’attention des partenaires français. Quelques mois plus tard, nous avions été contacté depuis la France, puis de Bohicon, pour nous faire part de la bonne nouvelle de notre sélection pour une tournée française dans le cadre de la semaine de la solidarité en novembre 2014. Ces partenaires ont apprécié le spectacle d’une part parce qu’ils y ont retrouvé, selon leurs propos, un concentré de la culture béninoise, d’autre part parce que la thématique principale de la solidarité et de la tolérance cadrait avec leur initiative de semaine de la solidarité en France.

Parlons de votre participation à la 12e édition du Festival international du théâtre du Bénin (FITHEB) en tant que conteur et du festival lui-même !

La 12e édition du FITHEB relève déjà du passé. Et fort heureusement, cette transition a eu lieu malgré tout. Sinon, tout le monde savait ce qui nous guettait ainsi que tout notre théâtre. S’agissant de mes apports, ils sont constructifs et se déclinent en deux points : d’abord mes observations puis mon appréciation et mes contributions. J’ai constaté que pendant que toutes les troupes ont été soumises à des appels à candidature dont les résultats étaient connus, quelques-unes présélectionnées ont bénéficié d’un traitement particulier qui les a conduits dans la programmation officielle IN au détriment d’autres qui ont été laissées ou programmées en Off. C’est discriminatoire pour les compagnies et troupes béninoises qui se battent toutes quotidiennement et au même titre sur le terrain et qui devraient être logées à la même enseigne, bénéficier d’une même égalité de chance et être soumises au même processus de sélection pour la transparence.
J’ai remarqué aussi qu’il y a eu beaucoup de retard dans les démarrages des spectacles et pratiquement partout. Cela peut s’expliquer par les délais courts pour l’organisation mais de toute façon, les étrangers eux jugeront sans considération d’antériorité quelconque. Je le dis donc pour qu’on y fasse attention les prochaines fois. Il y a eu quelques petits ratés. Certains spectacles étrangers n’ont pas, selon mes observations, tenus la route pour le niveau du FITHEB. J’ai aussi remarqué, et c’est très positif, que les salles étaient relativement remplies. Seulement, la mobilisation populaire assez réussie autour du village du FITHEB à Akpakpa n’a pas été assez mis au service des salles de spectacles qui n’étaient pas souvent bien remplies. Concernant mon appréciation pour le FITHEB de transition, c’est un pari gagné pour le directeur Ousmane Alédji et son équipe à qui je dis bravo et félicitation. Pour ce qui est de ma vision pour le théâtre béninois, nous devrons inexorablement nous inscrire dans la logique de la formation des acteurs du secteur et encourager les compagnies à développer les autres métiers annexes à la pratique scénique.

Les projets, vous n’en manquez pas… Dites-nous les plus imminents qui vous taraudent l’esprit ?

Je peux vous citer à ce propos une tournée nationale scolaire et sous-régionale avec Maia / Vivre et Rire / Adjrou / Création du Roi nu de Hans Andersen…

Un appel à lancer pour conclure cet entretien ?

Je crois que si on passe une année comme celle que nous venons de boucler au LABEL MAFI’ART (Avec tant de projets réalisés, tant de représentations du Bénin à l’extérieur et tant de tournées nationales et de communication), sans prétention aucune, on est en droit de souhaiter une assistance particulière de la part des autorités en charge de la culture que, nous remercions pour tout ce qu’ils font déjà tout en souhaitant mieux car : «Tant qu’il reste à faire rien n’est encore fait», dit l’adage.

Culture 22 janv. 2015


Recrutement d’agents de bureau de vote à la CENA: Toujours de longues files d’attente à quelques heures de la clôture

Ce jeudi 22 janvier à 17 heures, les candidats aux postes de président, assesseur ou assistant coordonnateur ne pourront plus déposer leurs dossiers. A quelques heures de la clôture de cette opération, de longues files s’observent toujours aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur de la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Par Bertrand HOUANHO (Stag)

Bousculades, disputes, tentatives de forcer la porte d’entrée de la Commission électorale nationale autonome (CENA) malgré la présence des forces de l’ordre. ils sont des milliers de jeunes pour la plupart des étudiants à postuler, suite au communiqué de recrutement d’agents de bureau de vote et de 1690 assistants coordonnateur lancé par la CENA. A l’intérieur, de longues files attendent devant les quatre (4) postes installés pour recevoir les dossiers des postulants. Pour le département du Littoral, deux postes sont retenus. Le 1er reçoit les dossiers des postulants du 1er au 6e arrondissement et le second ceux du 7e au 13e arrondissement. Les deux autres postes reçoivent les dossiers des postulants des autres communes du Bénin. Il faut préciser à cet effet que les chefs-lieux des départements sont aussi retenus pour recevoir les dossiers de ceux qui sont à l’intérieur du pays. Hier à 11 heures, au poste 1 du Littoral, 765 dossiers ont été déjà enregistrés contre 1150 à la même heure au poste 2 qui reçoit les dossiers des postulants du 7e au 13e arrondissement. Souvent les postulants font le rang pendant des heures et c’est une fois devant les agents qui reçoivent les dossiers qu’ils sont orientés vers le poste de l’arrondissement ou de la commune de leur ressort. Ils devront alors reprendre tout le processus et cela crée des grincements de dents et le découragement chez certains.
Après quelques heures d’attente dans les rangs, Marius Kowé vient de déposer son dossier pour le poste d’assesseur dans la commune d’Abomey-Calavi. Tout heureux d’avoir enfin rempli cette formalité, il décrit le processus. «Il faut en premier lieu s’inscrire et prendre la fiche de renseignement gratuite. Le véritable problème, c’est de franchir le portail puisque les forces de l’ordre font entrer les gens par petits groupes. Une fois à l’intérieur de la CENA, vous êtes certains de déposer votre dossier. Seulement, je constate que les agents qui reçoivent les dossiers renvoient ceux qui n’ont pas légalisé la photocopie de leurs pièces d’identité alors que cela n’est pas précisé dans le communiqué. Ce n’était pas mon cas et j’ai pu déposer mon dossier. Mon inquiétude maintenant, c’est comment ils arriveront à sélectionner les gens vu le nombre de postulants», confie-t-il.
Son compère Gilbert Houézéklounon vient de déposer son dossier toujours pour le poste d’assesseur dans la commune d’Abomey-Calavi. Il regrette le cafouillage qu’il y a à l’entrée de même que l’attitude de certains commerçants véreux qui ont photocopié un nombre impressionnant de fiches d’inscription pour les revendre plus cher. Edwige Dansou quant à elle n’a pas encore pu déposer son dossier. Avec le niveau BTS, elle se présente pour le poste d’assistant coordonnateur. «Je suis là depuis 9 heures mais j’espère déposer bientôt puisque je suis déjà à l’intérieur», a-t-elle expliqué. Aux environs de 11 heures, les agents de sécurité, visiblement débordés, se sont vus obligés de laisser tous ceux qui étaient encore à l’intérieur de la CENA.
Conditions à remplir pour être assesseur ou assistant de coordonnateur
Ceux qui auront la chance d’être retenus comme agents de bureau de vote seront chargés, entre autres, de la mise en place du matériel de vote (tables, chaises, isoloirs, urnes, etc.), la réception du matériel électoral, l’ouverture, le déroulement et la clôture du scrutin, le dépouillement au poste de vote des résultats du vote... Quant aux assistants coordonnateurs, ils auront à assister les coordonnateurs d’arrondissement dans l’organisation et la gestion des élections au niveau de l’arrondissement de leur ressort. Pour postuler à ces postes, il faut être de nationalité béninoise, avoir le Baccalauréat ou un diplôme équivalent et résider dans la commune du centre de vote de son choix.

Actualités 22 janv. 2015


Répertoire des corps de la Fonction publique : Un document pour mieux gérer les ressources humaines de l’Etat

Le ministère du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle (MTFPRAI) a organisé hier à l’Infosec, une séance en vue de la validation du Répertoire des corps de la Fonction publique. Cette séance constitue l’ultime étape pour rendre disponible ce document qui aidera les gestionnaires des ressources humaines de l’Etat à mieux faire face à leurs obligations.

En lieu et place du ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle empêché, c’est le secrétaire général du ministère, Ernest Djagoun Afouda, qui a procédé à l’ouverture des travaux de l’atelier sur la validation du Répertoire des corps de la Fonction publique. C’était donc une cérémonie très sobre qui ne fait néanmoins pas perdre de vue l’importance et l’utilité de la rencontre, tout comme les attentes à combler par la disponibilité prochaine de ce répertoire. En réalité, il s’agit d’un document élaboré pour aider les gestionnaires des ressources humaines et les fonctionnaires de l’Etat à maîtriser les effectifs par corps, identifier les besoins de formation et les besoins en recrutement au niveau de l’Etat. A ces objectifs, le secrétaire général du ministère du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle, Ernest Djagoun Afouda, ajoute la maîtrise de la masse salariale par corps, la disponibilité d’une liste complète de tous les corps gérés au niveau de la fonction publique béninoise et les différents corps qui la composent.
Il s’agit donc, retient-il, «d’un instrument capital pour l’application de la péréquation lors des travaux d’avancement de grade». Ce répertoire apparaît également à ses yeux comme «un outil d’aide de prise de décisions pour les autorités à divers niveaux, notamment en matière de Gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et compétences (GPEEC) et de la Planification stratégique des ressources humaines (PSRH)». Pour toutes ces raisons, le secrétaire général du MTFPRAI a exhorté les participants à la séance, au-delà de l’assiduité, à une participation active aux travaux afin de rendre disponible un document « prêt à être utilisé». Les compétences réunies à cet effet devraient également parvenir à un consensus aux termes de leurs travaux, afin que le prochain Répertoire des corps de la Fonction publique jouisse d’une exploitation aisée. Des communications, des discussions en plénière, des travaux en groupe… sont prévus à cet effet.
Un autre pas vers la gestion rationnelle des ressources humaines de l’Etat !
Le Bénin et tout particulièrement le ministère en charge du Travail et de la Fonction publique n’est pas à ses débuts en matière de réorganisation de la gestion des ressources humaines de l’Etat. Il y a quelques mois, une étude sur «le système de rémunération dans la fonction publique béninoise» avait été faite. L’ambition de cette étude qui a bénéficié du soutien de certains partenaires techniques et financiers «est de doter le Bénin d’un système de rémunération flexible et dynamique qui soit une combinaison du modèle à statut et du modèle à résultats où la performance est objectivement évaluée et récompensée». Cette étude, il faut le dire, avait constaté la non-maîtrise des effectifs des agents de l’Etat, l’évolution de la valeur du point d’indice souvent en retard sur celle de l’indice des prix à la consommation, des primes et indemnités créées dans une anarchie et une opacité totales, la non maîtrise de la masse salariale…
De nombreuses propositions avaient été alors faites pour corriger cette maldonne et permettre aux agents de l’Etat d’être mieux encadrés, tout en permettant à l’Etat lui-même d’avoir une mainmise sur ses ressources humaines en vue d’une gestion plus optimale. Sur ce dernier chantier, on peut alors saluer l’avènement imminent du Répertoire des corps de la Fonction publique qui viendra en renfort aux précédents documents disponibles sur la gestion de la carrière des agents de l’Etat. C’est donc un pas de plus qui est en train d’être franchi, disons même un pas de géant pour tourner la page de la gestion hasardeuse et approximative de la carrière des agents et en arriver à un système plus organisé, plus rigoureux et plus souple. Deux avantages naîtront sans doute de ces choix. Le premier, c’est que le fonctionnaire de l’Etat travaillera bien et sera suivi, puis rémunéré à sa juste valeur tandis qu’à côté, et c’est là le deuxième avantage, l’Etat gaspille moins de ressources et dispose d’outils efficaces de contrôle et de gestion de ses travailleurs.

Actualités 22 janv. 2015


Alerte contre la grippe aviaire : 2150 poussins saisis hier à Cotonou

Les services béninois de contrôles des transactions de volaille ont redoublé de vigilance depuis la réapparition au Nigeria, de foyers de la grippe aviaire. Dans l’après-midi d’hier, mercredi 21 janvier, ils ont mis la main sur des milliers de poussins en provenance du Nigeria, qu’un commerçant s’apprêtait à déverser sur le marché à Gbèdjromèdé.

L’alerte est maximale au Bénin. Et déjà les services de contrôle passent à la vitesse supérieure pour éviter la propagation de la pandémie en terre béninoise.
En effet, les services de contrôle de la direction de l’Elevage ont procédé, hier mercredi 21 janvier, à une importante saisie de poussins en provenance du Nigeria. Au nombre de 2150, ces poussins d’un jour disposés dans 43 cartons perforés ont été saisis à Gbèdjromèdé, lorsqu’un opérateur économique s’apprêtait à les écouler. Selon le directeur de l’Elevage, Byll Orou Kpérou Gado, la marchandise prohibée sera détruite comme l’exige les textes en vigueur. Dès la confirmation de la notification de la réapparition de la grippe aviaire au Nigeria voisin, le Bénin, à la faveur d’un communiqué du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche avait interdit de façon formelle l’importation, le transit et la distribution de volaille, des parties et abats de volaille congelés, des poussins d’un jour, des œufs, des aliments de bétail et toutes autres préparations à base de volaille en provenance du Nigeria. A travers ce communiqué inspiré d’un arrêté interministériel, le ministre béninois en charge de l’Agriculture, Issa Azizou a officiellement mis en état d’alerte, jusqu’à nouvel ordre, tous les services de contrôle des frontières nationales. Mieux, les officiels béninois ont été invités au strict respect dudit arrêté interministériel du 13 décembre 2014 interdisant temporairement l’importation, la distribution et le transit desdits produits. Les services béninois sont donc à l’épreuve et face à la situation, le directeur de l’Elevage rassure les populations à propos de la grippe aviaire.
Il importe de préciser que dans le même communiqué de presse, le ministre en charge de l’Agriculture a également exhorté les corps de contrôle des transactions frontalières, des douanes, de la gendarmerie et de la police à prêter main forte aux agents des services vétérinaires dans le contrôle des transactions de volaille, produits de volaille et aliments de bétail.

La transmission du virus de la grippe aviaire

Causée par un virus en provenance de plusieurs espèces d’oiseaux comme les poulets, dindons et pintades, la grippe aviaire est une maladie reconnaissable par un certain nombre de symptômes. Selon les explications du docteur vétérinaire Byll Orou Kpérou Gado, directeur de l’Elevage, il s’agit d’un virus qui, à l’état naturel, peut se trouver dans l’organisme des oiseaux sauvages sans que ces derniers ne manifestent la maladie.
«A l’occasion de leurs mouvements migratoires, ils peuvent se déplacer avec le virus et le transmettre à tout moment à des oiseaux domestiques», a indiqué le directeur de l’Elevage tout en soulignant que la grippe aviaire peut détruire en moins de 48 heures toute une basse-cour.
Quant au mode de contamination de l’homme, il mentionnera surtout le contact direct avec la volaille.
Mais de quel type de virus est-il actuellement question? Selon les explications de Byll Orou Kpérou Gado, c’est du virus H5N1. Ce virus, poursuit-il, a montré son pouvoir de mutation de sorte que d’autres combinaisons ont existé et continuent d’être identifiées par les scientifiques.
A part le H5N1, il existe notamment le H7N5 dans certains pays asiatiques.
Le directeur de l’Elevage fait également savoir qu’aujourd’hui, le niveau d’alerte est maximal parce que le virus de la grippe aviaire est déjà aux portes du Bénin. Il suffit, dit-il, d’une petite inattention pour qu’il fasse son apparition dans le pays.
Pour lui, il est important de renforcer les mesures de prévention. Il est recommandé aux populations d’éviter toute promiscuité avec la volaille, de bien cuire tous produits de volaille avant consommation.
Le spécialiste invite surtout les éleveurs à faire en sorte que leurs poulaillers ne soient pas orientés dans le sens des vents dominants. En effet, l’air est aussi vecteur de transmission du virus.


Les vendeurs de volaille de Dantokpa très peu préoccupés

C’est en début de semaine, que l’alerte a été donnée par les services vétérinaires du Nigeria. La maladie de la grippe aviaire serait identifiée dans le Nord et le Sud du pays. A Cotonou, quoique le Nigeria est à proximité du Bénin, la nouvelle semble préoccuper très peu les vendeurs de volaille au marché Dantokpa.
Par Faosiya SEFOU (Stag)

Vendeuses de volaille soucieuses, mains à la tempe face aux chants des coqs et des poulets. Voilà l’ambiance dans laquelle se trouvaient hier les vendeurs du marché de volaille de Dantokpa. Au lendemain, de l’annonce de l’alerte faisant état de la présence de la maladie de la grippe aviaire au Nigeria, le marché béninois reçoit déjà un coup dur. L’affluence remarquée autrefois, au niveau des étalages de vente de volaille a considérablement chuté. Il est rapporté du géant voisin, la détection du premier cas de cette maladie contagieuse qui attaque facilement la volaille. Certaines femmes du marché de volaille de Dantokpa affirment déjà que cette nouvelle «est encore une trouvaille des autorités de ce pays pour créer la panique» dans leurs rangs. Pour Amandine Toha, une vendeuse, la volaille élevée chez nous au Bénin est constituée d’animaux sains. Ils sont rarement touchés par une maladie», affirme-t-elle d’un ton très déterminé. «Par contre les poussins élevés en moins de 24 heures sont souvent exposés», poursuit Amandine Toha. Un peu plus loin, dans le même marché, une autre vendeuse réplique que les œufs des poules de chez nous sont suivis 21 jours avant de s’éclore et sont nourris à la vitamine et non uniquement avec la provende. «C’est un faux problème et nous sommes persuadées que nos produits ne pourront jamais être touchés par cette maladie», affirme pour sa part Bénédicte Houngan.
Les consommateurs pensent pour leur part que la vie de la population est désormais entre les mains des autorités. «C’est triste aujourd’hui de savoir que cette maladie est encore de retour. Il y a quelques années, les autorités ont remarqué sa présence dans les pays de la sous-région tels que le Togo, le Nigeria et autres. Il va falloir que le gouvernement prenne des mesures urgentes pour freiner la propagation de cette maladie au Bénin», fait remarquer Albert Akplogan. «Je pense que la sensibilisation des populations et la sécurisation de nos frontières sont les meilleures armes pour y arriver», propose-t-il.

Société 22 janv. 2015


Examen du Code de l’information et de la communication:Trois titres sur six déjà examinés et adoptés

Les députés ont poursuivi, hier mardi 20 janvier, à l’hémicycle, l’examen du projet de loi portant Code de l’information et de la communication en République du Bénin. Ils se sont arrêtés au troisième titre du projet de loi comportant six titres et 343 articles. Les débats se poursuivent encore demain jeudi pour les trois autres titres avant l’adoption générale de la loi.

La poursuite de l’examen du Code de l’information et de la communication a permis hier aux députés de clarifier certains domaines d’exercice de la profession du journalisme. Qui peut être appelé journaliste? Comment gérer l’aide de l’Etat à la presse privée? Les députés ont tenté de régler ces différentes préoccupations dans le Code de l’information et de la communication dont l’examen se poursuit encore demain jeudi 22 janvier prochain à l’hémicycle.
En effet, aux termes de l’article 20 du Code, «Est journaliste : tout titulaire d’un diplôme professionnel de journalisme délivré par une école ou un institut de formation en journalisme régulièrement agréé par l’Etat et justifiant d’une formation par la pratique pendant au moins deux ans; tout titulaire d’au moins d’une licence de l’enseignement supérieur ou d’un diplôme équivalent et justifiant d’une formation par la pratique pendant au moins deux ans ; toute personne qui exerce l’activité de journalisme dans une entreprise de presse, soit pour le compte d’autrui, soit pour son propre compte ou toute personne qui a pour occupation principale la recherche, la collecte, la sélection, l’exploitation, la présentation d’information et en tire sa principale source de revenus ; toute personne qui exerce en qualité de correspondant de presse ou d’envoyé spécial d’un organe radiophonique ou audiovisuel étranger. La qualité de journaliste est attestée et constatée par la détention d’une carte de journaliste. Toutefois, les correspondants de presse ou les envoyés spéciaux se doivent en plus de leur carte de journaliste, de recevoir l’accréditation de la HAAC».

Auxiliaires ou assimilés de presse ?

Le Code clarifie aussi la situation des autres agents d’appui de la presse. Notamment les rédacteurs traducteurs, les sténographes rédacteurs, les documentalistes de presse, les correcteurs de presse, les reporters-photographes, les graphistes et spécialistes de la publication assistée par ordinateur (PAO), les opérateurs de prise de vues et de sons, les caricaturistes, les assistants de production, les réalisateurs, les scénaristes et les scriptes. Le projet de loi classe ces derniers dans la catégorie des assimilés de presse. Cet article 21 du Code a été amendé par le député Soulé Sabi Moussa qui a demandé dans quelle rubrique peut-on classer les présentateurs d’émission, les animateurs de revue de presse et autres émissions en langues nationales. C’est ainsi que eux-aussi ont été pris en compte. Mais à la demande du député Boniface Yéhouétomè, ils ont été classés dans la catégorie des auxiliaires des médias plutôt que d’assimilés contenus dans le projet. Selon le Code en examen, tout journaliste, dans l’exercice de sa fonction, doit être détenteur de la carte de presse. Les organes de presse ont l’obligation de déclarer à la HAAC et auprès des services compétents du ministère en charge du Travail, tout journaliste en activité dans leur entreprise.

Des cas d’incompatibilité

La fonction de journaliste est incompatible avec toute subordination fonctionnelle à une autorité publique. Il en est de même pour la fonction d’attaché de presse, de chargé de relations publiques ou autres fonctions assimilées qui sont incompatibles avec l’exercice cumulé de la profession de journaliste. Ces réformes n’ont pas manqué de susciter des débats au sein de l’hémicycle. Pour le député Orou Sé Guéné, les journalistes doivent éviter de se comporter comme des relais des magistrats. Ils ne doivent pas prendre partie. Il réclame que le Code prévoit des sanctions à l’encontre des journalistes.
A l’article 36, il est fait obligation à l’Etat d’accorder une aide à la presse privée. Cette aide est inscrite au budget général de l’Etat, après consultation de la HAAC. Il est créé un fonds d’appui au développement des médias qui est une ligne de crédit logée dans un compte bancaire. La gestion du fonds est assurée par un comité de gestion composé d’un représentant de la HAAC, d’un représentant du gouvernement et de trois représentants des associations professionnelles des médias. Ledit comité est présidé par le représentant de la HAAC. La gestion du fonds d’appui au développement des médias est soumise à un audit périodique du gouvernement. Les modalités d’accès audit fonds sont fixées par une décision de la HAAC après avis du comité de gestion. Les débats ont été houleux au niveau de cet article. Certains députés ont souhaité que la gestion du fonds soit confiée au représentant du gouvernement, d’autres par contre ont défendu que ce soit parmi l’un des trois représentants des professionnels des médias. D’autres encore ont insisté pour que l’article soit maintenu comme tel, c’est à dire que la gestion du fonds soit présidée par le représentant de la HAAC. Au finish, cette disposition a été maintenue et adoptée.
Les débats se poursuivent avec les trois derniers titres du Code qui abordent plusieurs autres points d’enjeux, notamment les questions de la dépénalisation, de la régie publicitaire et des dispositions transitoires.

Un hémicycle clairsemé

C’est un hémicycle complètement dégarni qui s’est penché sur l’examen du Code de l’information et de la communication. Les députés étaient à peine une vingtaine dans la salle à la suspension des travaux hier. L’absence des députés est plus remarquée du côté des parlementaires de l’Opposition. Leur rangée était pratiquement vide. Il n’y avait que le député Edmond Zinsou du Parti du renouveau démocratique (PRD). Il est resté jusqu’à la fin des travaux. Ses quelques autres collègues de rangée qui étaient présents quelques heures plus tôt, ont vidé la salle un peu comme si le dossier en étude ne les intéressait point. Tous les autres députés étaient de la majorité présidentielle notamment des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et de la Renaissance du Bénin (RB). Là n’est pas le problème. Ce que d’aucuns trouvent de paradoxal est que ceux-là qui réclament à cor et à cri l’accès aux médias de service public puissent buissonner au moment où le Parlement cherche à légiférer sur la question. Vivement que ces députés de l’Opposition puissent se rattraper demain où se poursuit encore l’examen de ce Code.

Actualités 21 janv. 2015


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