La Nation Bénin...
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C’est désormais la traque aux conducteurs de moto sans casque à Parakou. Après Cotonou, Porto-Novo et autres villes, la police est passée depuis hier jeudi 15 janvier à la phase de répression dans la cité de Kobourou.
Tous les usagers des vélomoteurs, des motocyclettes, des cyclomoteurs, des tricycles et des quadricycles non munis d’un habitacle, sont systématiquement interpellés et leurs engins immobilisés. «Vu que les gens n’étaient pas imbus du principe du port de casque, la sensibilisation continue », indique le commissaire Saliou Koda. S’ils reviennent tout de suite avec le casque, l’engin est retiré ; mais à la fin de l’opération, si le propriétaire ne se présente pas avec son casque, son engin est transféré directement au commissariat où il ne pourra le prendre qu’après paiement de la contravention au trésor public, explique-t-il.
Le port de casque est rendu obligatoire par décret n°72-113 du 27 avril 1972 et remis en vigueur par arrêté préfectoral dans le Borgou-Alibori à compter du 1er novembre 2012. Il s’avère une initiative salutaire, car le nombre de décès et d’invalides dus aux traumatismes crâniens suite aux accidents de route, ne cesse de grimper. Selon le Centre national de sécurité routière (CNSR), les accidents de circulation font chaque jour deux tués et 11 blessés en moyenne. Et plus vulnérables, les conducteurs de motos sont les plus touchés. Le port d’un casque protecteur conforme aux normes internationales en vigueur et surtout son attachement correct avec sa jugulaire bouclée, l’empêchant de quitter la tête du porteur en cas de chute, peut réduire considérablement la gravité des blessures à la tête et même lui éviter la mort. Avis donc aux usagers à deux roues !

Enfant touche à tout, adolescent curieux et très porté par les objectifs, adulte doué pour les arts photographiques. Ainsi se résume le parcours de Audace T. Aziakou. Jeune, plein de talents, mais également d’ambitions, il s’est lancé des défis qu'avec le temps il concrétise à petits coups.
Audace T. Aziakou est un talent en devenir qui se forge tout seul. L’objet de sa réussite, c’est la passion qu’il nourrit depuis sa tendre enfance pour les appareils électroniques en général. Au cours de son enfance, le jeune garçon calme et passionné par les travaux manuels, aime à se lancer des défis, cherche à comprendre le mode de fonctionnement des appareils électroniques. Il démonte et assemble les pièces de ces mêmes machines. Véritable touche à tout, il s’intéresse aussi à l’installation des ampoules domestiques et au branchement des appareils électroménagers. Un peu plus tard, et c’est sans doute là le point de départ de l’aventure, il manipule le «Nikon» de son père. Un photographe est né. Le jeune garçon fixe et capte tout. Il fige sur ses premières pellicules, des objets inanimés, et ne ratera plus dès lors, la moindre occasion pour s’y essayer encore. Cette passion à peine voilée va grandir en lui.
Loin de se limiter à la seule photographie, Audace T. Aziakou, aujourd'hui encore affiche sa passion pour la photographie, mais y associe par ailleurs la régie. Un tel métissage réussi, et son acharnement au travail lui vaudront de se faire repérer en 2009 par Fidèle Dossou. Il devient rapidement régisseur en chef. Et à ce titre, il commence à installer sur de petits espaces lors de représentations publiques, des matériels scéniques tout en s’occupant de la gestion sonore et des lumières, lors des événements culturels, concerts et autres. Il s’occupe de la lumière des salles de spectacle, ainsi que du tournage des vidéo-clips d’artistes locaux. A partir de 2011, poussé sans doute par l’audace et guidé par son amour pour les films, il se fait embaucher, multiplie les expériences et caracole au sommet de son art en développant ses talents dans plusieurs cabinets de télécommunication et auprès des plus grands opérateurs d’installations de la place. Quelques mois lui ont suffi pour s’imposer.
Dans la cour des grands
Désormais propulsé au grade de chef technique, mais aussi d’ingénieur en chef du son et de la lumière, il se retrouve en 2013 au sein du projet dénommé «Un espace pour la culture», qui vise la promotion culturelle au Bénin. S’enchaînent alors pour lui des expériences de haut niveau. Il se fait former par les régisseurs de l’Institut français de Cotonou et ceci lui permettra de s’occuper de la régie des concerts d’artistes réputés tels que Claudine François, Jah Baba, Angélique Kidjo ou encore le groupe Gangbé Brass Band. Son travail de régisseur lumière ne se limite pas qu'aux spectacles musicaux. Il lui est aussi fait appel lors des vernissages ou des représentations scéniques comme le conte théâtralisé «Danxomê-xo» mis en scène par Patrice Toton, les pièces de théâtre «Misère», «Sossoumassédé», ou encore «La sirène tricolore» … Toutes ces expériences dans le domaine du son et de la lumière, lui permettent de nourrir sa carrière de photographe professionnel.
Travaillant d’arrache-pied, il s’élève par échelons. ce qui lui vaut d’intervenir avec son objectif sur les deux éditions du festival de graffiti Regraff, en 2012 et 2013. Ses images y relateront la performance des artistes plasticiens tels que Marius Dansou, Schadrac Aïsso, Benjamin Déguenon…
Parmi les clichés de Audace Aziakou, on peut également noter des expositions du plasticien Dominique Zinkpè et des instants de la Biennale Dak'art 2014. Le jeune photographe pense qu’il n’y a «point de photo sans la lumière, car la prise de bonnes images est tributaire de la maîtrise de cette dernière». On peut retenir également de lui, sa participation à la réalisation photographique du document «Un espace pour la culture», sa collaboration avec l’agence culturelle Dekartcom.net et bien d’autres actions encore. Désireux d’acquérir une dimension exceptionnelle, il s’impose de nouveaux thèmes sur lesquels il planche. C’est ainsi que sur l’Afrique, il réalise des œuvres qui mettent en relief le lien unissant le continent noir à l’Occident. Dans «L’Africaine sensuelle», le jeune photographe immortalise la nudité de la femme noire, tout en révélant toute sa beauté et sa splendeur corporelle. Une exposition en ligne consacrée à cette dernière thématique est prévue du 15 janvier au 15 février prochain.

La célébration de la fête du vodoun a été un grand moment de communion entre les fidèles de cette communauté à Covè, samedi 10 janvier dernier. Cette cité reconnue ici et ailleurs pour son riche patrimoine cultuel traditionnel n’est pas restée en marge de cette commémoration. Prières, libations, danses d'adeptes du vodoun ont marqué ladite célébration qui a drainé une foule d’adeptes.
Le chef du vodoun Djeguida, le Hounnon Agbigbi Fadonougbo a tenu à imprimer un caractère solennel et particulier à cette célébration du 10 janvier dans la commune de Covè, en regroupant ses adeptes autour du vodoun Djeguida. Situé au quartier Todo-Naogon à Covè, le temple vodoun de Agbigbi Fadonougbo a ouvert ses portes très tôt samedi dernier, après la veillée déjà mouvementée, pour accueillir ses adeptes venus nombreux pour prier et surtout offrir des sacrifices aux divinités.
La cérémonie dirigée par le prêtre vodoun Agbigbi Fadonougbo a été faite d’offrandes, d’incantations, de chants et de danses. Après les dispositions propitiatoires au Fâ et aux divinités Hêviosso et Dan, c’est surtout le vodoun Djeguida qui a mobilisé l’énergie et l’attention des adeptes et même du prêtre de ce temple. A cette divinité, plusieurs animaux ont été sacrifiés en reconnaissance de ses nombreux bienfaits et pour continuer à bénéficier de ses faveurs et de sa protection au cours de la nouvelle année. Aussi, au cours de leurs prières, Agbigbi Fadonougbo et ses adeptes ont-ils invoqué la paix sur la cité de Covè et sur tout le Bénin.
Puis, l’assistance a eu droit à de riches sonorités du panthéon vodoun faisant l’éloge des divinités Djeguida, Hêviosso et Dan qu’abrite ce temple à Todo-Naogon à Covè. D’ailleurs, pour Agbigbi Fadonougbo, les Béninois doivent savoir que le salut et la prospérité résident dans les religions endogènes. Alors, il les exhorte à en être fiers et à aimer leur origine afin de profiter du riche patrimoine à eux légué par leurs aïeux. Pour s’en convaincre, assure-t-il, il leur suffit de faire confier leurs vœux aux différentes divinités. Aussi, donne-t-il surtout l’exemple du vodoun Djeguida qui lutte contre la sorcellerie, l’infertilité féminine et diverses difficultés.
C’est donc dans une ambiance festive et de grande ferveur marquée d’espérance que la célébration du 10 janvier dernier s’est déroulée dans le temple du vodoun Djeguida à Todo-Naogon à Covè. Les adeptes de "Djeguida" se sont donnés rendez-vous à la prochaine édition.

Les 20 et 21 décembre dernier, les athlètes béninois de rollers-sports ont participé à la compétition dénommée « Africa game » qui s’est déroulée à Dakar au Sénégal. Pour un coup d’essai, cette Fédération qui participait pour la première fois à une compétition internationale est revenue au bercail avec plusieurs médailles dans son escarcelle, occupant par ailleurs la 2è place sur les cinq pays participants. Le président de la Fédération béninoise de rollers sport Marius Gbaguidi, nous explique dans cette interview le déroulement de la compétition et apporte des détails sur les différentes médailles gagnées.
La Nation : Monsieur le président de la Fédération béninoise de rollers-sport, vous étiez récemment à une compétition internationale, parlez-nous en ?
Marius Tchibozo : Il s’agit de la compétition dénommée « Africa game» qui s’est déroulée à Dakar au Sénégal du 18 au 21 décembre 2014. Elle a regroupé 5 pays africains à savoir le Sénégal, la Guinée, le Cameroun, le Mali et notre pays le Bénin.
Concrètement comment cela s’est-il déroulé ?
La compétition a regroupé deux disciplines que sont le roller acrobatique et la course. Notre pays a aligné seulement des compétiteurs au niveau de la course.
Quel a été le gain du Bénin ?
Je suis heureux de vous annoncer que notre pays a remporté une médaille en or dans la catégorie vitesse d’un km et une médaille d’argent au marathon de 30 km. Chez les seniors, nous avons remporté une médaille en argent en vitesse de 60 km et une autre médaille en argent au niveau de la vitesse. Au niveau des juniors hommes, nous avons remporté l’argent au niveau de la vitesse 1 km.
Je dois préciser par ailleurs que ce sont des épreuves collectives.
Vos impressions après cette moisson...
(Sourire en coin des lèvres) Joie immense! C’est notre première sortie officielle au plan international et nous sommes contents de ne pas revenir bredouilles. Je précise qu’au terme de la compétition, le Bénin s’en est sorti avec la deuxième place. Nous venons juste derrière le Sénégal, pays organisateur, qui a déjà une grande expérience dans la pratique de ce sport.
Les images de la compétition ont montré des athlètes béninois bien habillés. C’est chose rare dans les compétitions internationales. Comment l’expliquez-vous ?
Nous n’allons pas dire que notre association est pauvre. Nous disposons du peu à mettre à la disposition des athlètes pour qu’ils aillent rehausser le nom du Bénin sur l’échiquier international. Soutenus par le ministère des Sports, nous avons mis tous les moyens nécessaires pour que les athlètes soient dans de bonnes conditions.
Il n’est pas courant d’entendre les acteurs des autres disciplines apprécier le ministère des Sports. Avez-vous été si bien traités ?
(Quelques secondes de silence) c’est notre première expérience avec le ministère en charge des Sports. Pour nous à la Fédération béninoise de rollers- sport, nous disons que le meilleur reste à venir au regard de ce que nous venons de faire.
Comment expliquer que le Bénin soit à Dakar avec seulement trois athlètes ?
C’est par manque de moyens, parce que nous avons beaucoup d’athlètes qu’on devait aligner sur les compétitions. Mais faute de moyens, nous avons dû sélectionner un athlète par catégorie pour prendre part à cette compétition.
Pourquoi le Bénin n’a-t-il pas pris part aux autres disciplines ?
Je précise qu’à ce niveau, nous n’avons pas encore un niveau très élevé.
Des pays comme le Sénégal sont très avancés dans ce sport et j’avoue que dans les disciplines comme le freeride (ensemble de sauts), le rollers acrobatique), ils ont un niveau très élevé. C’est ce qui fait qu’au niveau de notre association, nous nous sommes réunis pour faire le choix de ne participer qu’au niveau de rollers de course.
Un mot à l’endroit des amateurs de ce sport ?
Mon mot sera celui d’encouragement. Je demande aux pratiquants de s’entraider. De pousser de l’avant pour qu’à partir de cette année, nous puissions être toujours présents à tous les grands rendez-vous. Je ne vais pas finir sans dire ma gratitude à l’endroit du ministère en charge des Sports pour ses œuvres dans le sens du développement du sport en général.
Sports 16 janv. 2015

En dépit des nombreuses difficultés rencontrées dans son élaboration, la Liste électorale permanente informatisée (LEPI) sera disponible au plus tard le 23 février. La Liste électorale informatisée provisoire (LEIP) étant déjà disponible, le chemin est balisé et l’échéance sera tenue. C’est là, la substance de la déclaration de presse faite hier à Agblangandan par les membres et techniciens du COS-LEPI.
«Le moment tant attendu est enfin arrivé, et je me fais l’agréable devoir de m’adresser à vous, ce jour mercredi 14 janvier 2015, pour vous annoncer que lentement mais sûrement, nous nous acheminons vers l’aboutissement du processus d’apurement, de correction, de mise à jour et d’actualisation du fichier électoral national et de l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI)…
En effet, après l’exécution des différentes phases opérationnelles de collecte de données, et les traitements réalisés par le Centre national de traitement (CNT), le COS-LEPI annonce officiellement ce jour, la disponibilité de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP). Le chemin a été très long, parfois avec beaucoup d'embûches, mais enfin nous y sommes ».
Le visage détendu, l’air visiblement satisfait, le premier responsable du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) annonce les couleurs. Face aux médias hier au siège de l'organe à Agblangandan, le député Sacca Lafia a affirmé la disponibilité, non pas de la LEPI, mais plutôt de la LEIP.
En réalité, la différence entre les deux est mineure, note-t-il. Seulement, il faudra se conformer aux prescriptions légales, notamment celles portant exigence d’un délai d’affichage de 21 jours et c’est l’ultime étape, si l’on s’en tient à ses explications, pour faire passer la LEIP à la LEPI. Dans la déclaration qu’il a faite hier, le président du COS-LEPI a détaillé que «La LEIP procède de la consolidation de toutes les bases de données issues des différentes opérations dans le serveur central», et qu’elle est «extraite du fichier électoral national de l’ensemble des citoyens de 12 ans et plus impactés lors du processus» ayant conduit à sa réalisation. La Liste électorale informatisée provisoire, poursuit-il, «est l’ensemble des citoyens âgés de 18 ans et plus au 31 décembre 2014 répartis dans les 7914 centres de vote». Ceux-ci sont au nombre de 4 435 803 pour le moment, en attendant la mise en conformité de la liste avec les lois.
A la suite de ces explications, Sacca Lafia s’est essayé à un exercice de présentation de la liste imprimée de deux arrondissements. Il s’agit de l’arrondissement de Banikoara, premier arrondissement de la commune de Banikoara, première du Bénin par ordre alphabétique. Il compte 20 131 électeurs répartis dans 53 centres de vote. Ensuite, il a exhibé la liste de l’arrondissement de Zoukou, dernier arrondissement de la commune de Zogbodomè, dernière commune du Bénin par ordre alphabétique qui compte 3523 électeurs répartis dans ses 6 centres de vote. L’impression se poursuit actuellement sur les 544 autres arrondissements du Bénin, a-t-il informé, par ailleurs.
Quid de la LEPI ?
Au terme de l’article 299 du Code électoral, la LEIP sera affichée à plusieurs endroits des villages ou des quartiers de ville pendant au moins 21 jours ininterrompus. «A cet égard, je voudrais me féliciter de la décision DCC 15-001 de la Cour Constitutionnelle qui vient baliser, si besoin en est, le chemin qu’il nous reste à parcourir», a indiqué Sacca Lafia qui souhaitera, par ailleurs, que «tous les acteurs se donnent davantage la main pour gagner le pari de l’échéance du 25 février 2015». Cela demandera, a-t-il dit, de doter le COS-LEPI, avec célérité, de ressources additionnelles indispensables pour l’affichage car le coût de cette opération n’a pas été pris en compte au cours des derniers arbitrages, étant donné qu’une loi dérogatoire dispensant de l’affichage de la LEIP avait été envisagée. Sans pour autant tenir compte de cette exigence, «les préparatifs de l’affichage sont en cours pour la publication de la version définitive de la LEPI au plus tard le 23 février 2015», a-t-il rassuré. Occasion pour lui également de reconnaître la bravoure des 36 800 agents locaux d’actualisation et autres représentants de conseil de village ou quartier de ville, 5850 crieurs publics, 2 500 agents de lecture optique, 10 000 agents d’enregistrement complémentaire, 794 délégués d’arrondissement à l’actualisation, 385 commissaires communaux d’actualisation… qui ont bravé les intempéries et autres vicissitudes pour permettre d’en arriver là.
Actualités 15 janv. 2015

La gare centrale de Benirail, la société qui va naître sur les cendres de l’Organisation commune Bénin-Niger (OCBN) a été inaugurée hier, mercredi 14 janvier par le président de la République. Un re-looking parfait qui sonne la renaissance du rail au Bénin.
Un pas important vient d’être posé dans le processus de réhabilitation et de construction du chemin de fer Cotonou-Parakou-Niamey. La gare centrale de l’OCBN à Cotonou vient de faire peau neuve, grâce à l’investissement du partenaire stratégique du projet de boucle ferroviaire, Bolloré Africa Logistics. Sa façade bleue et blanche et son aménagement intérieur symbolisent l’élan de modernisation qui s’annonce pour le chemin de fer béninois. «Cette gare rénovée, c’est la nouvelle porte d’ouverture vers le développement du Bénin», indique Vincent Bolloré, PDG du groupe Bolloré, à l’inauguration de l’infrastructure. Cette gare constitue, soutient-il, la première des 18 gares à réhabiliter sur la boucle ferroviaire. «Le chemin de fer va permettre d’acheminer des marchandises vers l’hinterland mais a aussi vocation à faire voyager les personnes qui le souhaitent», souligne-t-il. Vincent Bolloré n’occulte pas la construction des espaces de vie, communément appelés Bluezones le long de la ligne ferroviaire. Le premier espace de vie, sis à Zongo est déjà en construction et devra symboliser l’ancrage des problématiques écologiques dans le projet de la boucle ferroviaire. «Sur ce site situé à 500 mètres de la gare centrale, nous avons un domaine de deux hectares où nous avons installé 400 m2 de panneaux photovoltaïques et un conteneur de batteries de très haute technologie pour stocker l’énergie solaire et les reproduire au profit du Bénin», explique Vincent Bolloré pour qui les divers investissements de son groupe témoignent de la confiance qu’il a en l’avenir du Bénin.
Pour Rafini Brigi, Premier ministre du Niger, l’avènement du projet de la boucle ferroviaire représente tout un symbole pour son pays qui depuis les indépendances n’a jamais connu un mètre de rail. «Nous nous retrouvons au cœur d’une boucle ferroviaire qui va transformer l’économie du Niger. Cette gare est une porte ouverte pour le trafic des marchandises vers le Niger et une véritable bouffée d’oxygène pour notre pays», se réjouit-il.
«Nous avons sonné une nouvelle ère, celle de l’émergence de nos pays», déclare le président de la République, Boni Yayi, qui annonce qu’une séance de travail avec les partenaires a permis de lever les derniers obstacles pour la création de la société mixte baptisée Benirail. «Désormais, rien ne peut plus ralentir notre volonté d’aller de l’avant. La gare porte le symbole de la volonté d’aller vers du beau. Nous avons entamé la modernisation des rails au Niger. Les rails vont arriver sur le territoire dans quelques mois et relier Niamey à Parakou, Parakou à Cotonou, puis Cotonou à Lomé», martèle-t-il. Boni Yayi estime que les investissements annoncés par le groupe Bolloré marquent la volonté des gouvernements du Bénin et du Niger, de développer un ensemble intégré à travers la promotion des espaces de vie, appelés Bluezones.
Le Bluezone de Zongo en construction
En marge de l’inauguration de la gare centrale rénovée de l’OCBN, le président de la République et le PDG du Groupe Bolloré, Vincent Bolloré ont effectué une visite sur le site de construction de la Bluezone de Cotonou. Sis derrière la mosquée centrale de Zongo, il s’agit d’un espace de vie écologique conçu par le groupe français pour développer les énergies renouvelables, à travers son concept Blue solutions. Sur les 2 hectares de superficie, environ 400 m2 sont occupés par des panneaux photovoltaïques. Ces panneaux devront capter de l’énergie solaire qu’ils vont transférer à des batteries Lithium Métal Polymère (LMP) qui permettront de disposer de l’énergie solaire en permanence. « C’est une première au monde que nous sommes en train d’expérimenter au Bénin et dans la sous-région », vante Vincent Bolloré.
En dehors de la production de l’énergie solaire, le Bluezone a surtout vocation de servir de centre récréatif pour la jeunesse de Cotonou. Il devra donc abriter des activités économiques, culturelles et sportives. Ces espaces offriront aux populations l’accès aux services internet et à l’eau potable. Il y est également prévu la mise en place d’une médiathèque, des aires de jeu, d’un atelier de fabrication pour les artisans, des sessions d’alphabétisation ainsi que l’initiation à l’informatique.

Le palais du roi Houégbadja situé à l’arrière-plan du palais central de Wéhondji à Abomey a été entièrement consumé par le feu dans l’après-midi d’hier mercredi 14 janvier. En l’espace de quatre ans, c’est la troisième fois que le feu dévore ce palais rénové à coût de centaine de millions grâce à l’appui des bailleurs allemands et retenu comme patrimoine mondial de l’UNESCO.
Après le dépôt de bois des Chinois à Bohicon et un magasin au marché Houndjro à Abomey qui ont été dévorés par le feu la semaine écoulée, c’est le tour hier mercredi 14 janvier, dans l’après-midi, du palais rénové du roi Houégbadja d’être consumé. L’incendie qui serait parti, selon les témoins, d’un feu de brousse, s’est déclaré aux alentours avant de gagner l’enceinte même du palais du roi Houégbadja. Par ces temps de sécheresse, les flammes attisées par l’harmattan ont tout ravagé sur leur passage. Le palais n’étant pas habité, personne n’a pu sonner l’alerte pour que le feu soit maîtrisé à temps. Les riverains aussi sont restés impuissants. L’arrivée des sapeurs-pompiers sur place n’a pas servi à grand-chose non plus. Très tôt, ils étaient à court d’eau et ont dû replier, laissant le feu achever son œuvre. Le bilan ne fait état d’aucune perte en vie humaine. Mais pour avoir subi trois fois en l’espace de quatre ans les assauts des langues de feu, ce palais qui avait pourtant bénéficié de plus de cent millions de F CFA n’a plus rien d’un palais. D’ailleurs, avant l’incendie d’hier, il n’abritait que les hautes herbes et autres reptiles qui y ont conçu leurs habitats, cadre idéal ou de choix pour les enfants qui s’exercent à la petite chasse. Et, même la devanture tient lieu de bistrot puisqu’il accueille régulièrement les tables et les chaises d’une buvette installée juste en face.
Les riverains des lieux qui visiblement ne semblent pas surpris de l’incendie d’hier, peut-être parce que habitués désormais, incriminent plutôt les responsables qui ne feraient rien à leurs yeux pour protéger le site. A preuve, le conservateur des lieux, face à l’ampleur des flammes et à l’impuissance des sapeurs-pompiers qui ne disposaient plus d’eau, a rapidement décampé. Puis, joint un peu plus tard au téléphone par notre équipe, il a préféré se débiner en confiant qu’il a perdu son père, donc qu’il n’est pas présent, alors qu’il était sur les lieux un peu plus tôt.
Face à ce drame qui se répète tous les ans au niveau de ce palais, il urge de faire le bilan et de tirer les conclusions qui s’imposent. Il ne faut pas oublier que c'est ce même palais qui a été réhabilité récemment grâce à l'appui de la République fédérale d'Allemagne avec une contribution à hauteur de 116 millions de F CFA et que les précédents incendies avaient été qualifiés d’intentionnels. Pour quelle cause ? En tout cas, à Abomey, les guéguerres entre les clans pour la succession au trône ou son contrôle ne manquent guère.
Sur place, la représentante de la Coopération allemande, Renate Kraub-Pôtz était désespérée face à ce drame. Elle n’a pas pu contenir ses émotions en lâchant "Mon pays, la République fédérale d'Allemagne a investi près d'une centaine de millions de FCFA pour la réhabilitation de ce musée incendié".

Des professionnels des médias exerçant dans la ville de Parakou ont observé hier mercredi 14 janvier, un sit-in à la Préfecture du Borgou-Alibori pour condamner l’attentat sur le journal satirique français «Charlie Hebdo» dont les principaux dessinateurs et chroniqueurs ont été tués par deux terroristes le 7 janvier dernier.
Les manifestants se disent «consternés, indignés et touchés» par cet attentat qui, au-delà d’avoir ôté des vies humaines, s’attaque à l’un des fondements du monde moderne : la liberté d’expression sous toutes ses formes. A en croire leur porte-parole, Gaston Yamaro, il ne s’agit pas d’un «simple mimétisme», car le terrorisme contre la presse prend des formes de l’intolérance, de la malcompréhension de la pratique du journalisme, des droits et devoirs des journalistes, par le plus grand public qui se porte maladroitement à se rendre justice, justifie-t-il. Pour preuve, rappelle-t-il, les confrères Bruno Souali de la télévision E-télé et Midou Yaya de Kandi FM ont été récemment agressés en plein exercice de leurs fonctions. Aussi, ajoute Gaston Yamaro, dans une affaire de produits pharmaceutiques périmés déversés au CHD-Borgou et dénoncés par le personnel dudit hôpital, le préfet d’alors avait saisi les bandes de l’équipe de reportage pour que les images ne passent pas à la télévision nationale. Les cas d’atteinte à l’intégrité physique, d’intimidation, de filature systématique, de pression fiscale, de tentative de corruption sur les journalistes, sont légion et constituent des atteintes graves à la liberté d’opinion, fait-il remarquer.
Par le même mouvement, Gaston Yamaro et les autres apportent leur soutien à Aboubakar Takou du journal «Béninois Libéré» suspendu depuis plus de trois ans, et à Ozias Sounouvou et tous les journalistes de la télévision nationale qui plaident pour le retour des débats contradictoires sur l’organe de service public.
Tout en promettant de transmettre la motion à qui de droit, le préfet du Borgou-Alibori a demandé aux manifestants de ne pas avoir de crainte et indiqué que la sécurité doit être renforcée partout pour que ces genres d’attaques ne surviennent pas. Aussi, Salamatou Kora Ponou a-t-elle exhorté les professionnels à ne pas aller au-delà de ce qu’ils doivent faire.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

La politique d’occupation des espaces frontaliers mise en place par l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (ABEGIeF) a prévu l’implantation des infrastructures sociocommunautaires comme les écoles, les brigades de gendarmerie, les collèges, les centres de santé, les commissariats… Dans la commune d’Adjarra, elle s’est concrétisée le mardi 13 janvier dernier à travers l’inauguration du poste avancé de gendarmerie du village de Odo-Hongla.
Personne n’a voulu se faire conter, mardi dernier, l’inauguration par le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, du poste avancé de gendarmerie du village de Odo-Hongla dans la commune d’Adjarra. Aux premières loges, il y avait d’abord des gardiens de nuit communément appelés "Zangbéto". En lieu et place des Forces de sécurité publique, ces "gendarmes" d’un autre genre continuent de veiller à la quiétude des populations la nuit, dans cette localité frontalière au Nigeria. En réalité, Odo-Hongla est une porte d’entrée sur le pays de Jonathan Goodluck et les compatriotes de ce dernier ne se feraient pas prier pour imposer leur diktat aux Béninois, surtout pour ce qui est de l’exploitation de la rivière partagée entre les deux communautés. Il y a donc un risque permanent et la brimade aurait droit de cité, faisant des Béninois de cette partie d’Adjarra, des soumis souvent obligés de se conformer aux desiderata de leurs cohabitants de l’autre rive.
Mais ce passé douloureux est révolu. La sécurité et la quiétude des populations béninoises seront assurées en ces lieux, par les éléments affectés au niveau du poste avancé de gendarmerie de la localité dont la mise en service a eu lieu mardi dernier. Lequel poste a été d’ailleurs implanté à un endroit stratégique, à trois cent mètres environ de la frontière. «Vous êtes venus concrétiser une partie de nos rêves qu’est la sécurité», s’est exclamé alors le maire de la commune d’Adjarra, Yaya Saka devant le joyau. Celle-ci, a-t-il expliqué, était menacée, mais grâce à l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (ABEGIeF), «une réponse urgente et efficace» vient d’être trouvée. Seulement, la localité n’entend pas se contenter de ce seul poste, poursuit le maire qui tend déjà les mains pour qu’un poste de commissariat vienne seconder celui de gendarmerie inauguré mardi dernier. Ce vœu se réalisera, s’est engagé le directeur général de l’ABEGIeF, Marcel Ayité Baglo. En réalité explique-t-il, son agence ainsi que le gouvernement ont fait l’option d’accorder la priorité à la gestion des frontières. Dans ce cadre, il était indispensable de prendre en compte Odo-Hongla qui, promet-il, sera doté sous peu d’un collège d’enseignement et d’un centre de santé. «Nous devons marquer la présence du pays et permettre aux nôtres de vivre en paix», dira également le directeur général de l’ABEGIEF avant de laisser place au directeur général de la Gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Emile Elomon qui lui, soulignera la nécessité de sécuriser l’ensemble du pays à partir des frontières.
Aucun sacrifice ne sera de trop pour arriver à cette fin, estime le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Simplice Dossou Codjo. Il faut alors siffler la fin de l’enclavement et de la marginalisation qui obligent les populations béninoises à se tourner vers les voisins, propose-t-il. Toute chose qui, indique-t-il, sera indispensable pour renforcer l’intégrité du territoire national. En tout cas, le gouvernement met les moyens qu’il faut, précise le ministre qui a fait savoir que la valeur du poste avancé de gendarmerie de Odo-Hongla est de 20 378 051 FCFA. Il a été entièrement financé par le budget national. Son inauguration porte à quatorze, les infrastructures du genre déjà réalisées pendant que trois autres sont en cours de réalisation.

Le ministre de la Santé, Dorothée Akoko Kindé Gazard et la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Dr Anne Vincent ont procédé, dans la matinée d’hier mercredi 14 janvier à Cotonou, au lancement officiel du Plan intégré de communication pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant au Bénin (PIC). C’était en présence des partenaires et de nombreux invités
Le Plan intégré de communication pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant au Bénin (PIC) lancé hier définit le paquet de pratiques familiales essentielles (PFE) à promouvoir pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant au Bénin, de même que le paquet de pratiques à promouvoir au niveau des partenaires pour améliorer la demande de service.
Dans son intervention pour la circonstance, la représentante résidente de l’Unicef, Dr Anne Vincent a précisé que le PIC permettra de contribuer, d’ici à 2018, à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile au Bénin.
Pour la représentante résidente de l’Unicef, «le ratio de mortalité maternelle demeure très élevé autour de 350-400 pour 100 000 naissances vivants et celui de la mortalité néonatale de 23 pour 1 000 régresse lentement, trop lentement». Dr Anne Vincent est revenue sur la Promesse renouvelée (APR) du ministre de la santé pour la survie de l’enfant, réaffirmant ainsi l’engagement du pays pour l’accélération de l’atteinte de l’OMD 4. «Nous sommes déjà 2015, année où on doit rendre compte des progrès accomplis», rappelle-t-elle. «Le Bénin a-t-il été à la hauteur des attentes formulées en 1990 ?», s’est-elle interrogée avant de préciser que le lancement du PIC s’inscrit dans le prolongement de cette promesse qui vient soutenir les engagements du Bénin pour l’atteinte de ces objectifs et ceux qui seront définis dans les ODD. «Toutes ces promesses ne sauraient être tenues sans la pleine participation des bénéficiaires, des familles et des communautés», a-t-elle conseillé.
Dr Anne Vincent a étayé ses propos avec quelques chiffres pour montrer la gravité de la situation avant de conclure que le PIC est un outil qui doit permettre les changements de comportement.
En procédant à l’ouverture des travaux, le ministre de la Santé Dorothée Gazard est revenue, elle aussi, sur ces chiffres et a salué le travail abattu par chacun dans le sens de la correction du tir.
Ce fut également l’occasion pour le ministre de la Santé de saluer l’assistance et surtout la contribution des partenaires techniques et financiers. Elle a promis l’élaboration des outils devant accompagner la mise en œuvre de ce Plan intégré de communication
Rappelons que c’est la directrice de la santé de la mère et de l’enfant, Olga Agbohoui Houinato qui a présenté ledit Plan à l’assistance lors de la cérémonie.