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Nouvelles

Construction du Pipeline export Niger-Bénin: Parties chinoise et béninoise apprécient l’évolution des travaux à Sèmè
Les travaux de construction du Pipeline export Niger-Bénin dans la localité de Sèmè évoluent à grands pas. L’entrain des travailleurs sur le site augure du respect des délais contractuels et des cahiers des charges des entreprises. Lundi 12 décembre, le ministre de l’Eau et des Mines en visite sur le site a pu apprécier l’évolution des travaux en terre et en mer. Sur les quatre grandes cuves prévues sur le site de construction du Pipeline export Niger-Bénin dans la commune de Sèmè-Podji, trois se dressent déjà majestueusement sur les lieux. Ce lundi 12 décembre, les rayons du soleil n’ont pas eu raison de l’entrain des travailleurs sur le site. Ils étaient affairés et concentrés, laissant les bruits de soudure percer le silence des lieux. A quelques mètres d’eux, en visite d’inspection, Sam Séidou Adambi. Le ministre de l’Eau et des Mines a décidé de faire un tour sur le site pour se convaincre que les attentes du gouvernement, relativement au respect des délais contractuels, seront comblées par les constructeurs. Au pas de charge, le ministre et sa suite ont parcouru l’ensemble du périmètre et visité les installations en cours de construction. Tout au long du parcours, des échanges, des arrêts, des explications. « Il y a un an, il n’y avait rien ici. Tout était nu. Mais comme vous pouvez le constater, il y a les installations qui sont réalisées un peu partout », indique Jinsong Jin, administrateur général de Wapco Bénin et Niger. L’avancement total est déjà arrivé à 62 %, poursuit-il, satisfait. Qu’il s’agisse des installations en mer ou celles à réaliser sur terre, le calendrier établi pour le projet sera respecté, assure-t-il. Jinsong Jin s’est dit fier de l’entrain des travailleurs sur le site. Malgré la pandémie de la Covid-19 et la crise internationale, « le projet promet de bons résultats grâce au grand soutien de l’Etat béninois », selon ses explications. Autre élément de satisfaction qui justifie la célérité et la quiétude sur ces installations, ce sont les dispositions sécuritaires prises par le gouvernement. « Selon notre programme, d’ici la fin de l’année prochaine, on va commencer la livraison du brut qui va arriver à Sèmè », espère l’administrateur général de Wapco Bénin et Niger. Comme lui, Zuokun Zhou, administrateur général de la China national petroleum company (Cnpc) Niger, est heureux du rythme d’avancement des travaux. Pour sa première visite au Bénin, il se dit heureux de constater que la partie des travaux côté Bénin évolue ont malgré le retard lié notamment à la Covid-19. « Pour l’instant, le projet avance très bien », a constaté Zuokun Zhou au terme de sa visite. Il a mis en exergue l’engagement du gouvernement béninois comme l’un des facteurs à la base du succès qui se note sur le site avec l’évolution à grands pas des travaux. Du côté du ministre Sam Séidou Adambi, le ton est également à la satisfaction. « Les travaux sont très avancés. Sur quatre cuves prévues, trois sont presque achevées », note le ministre avec satisfaction. « Les travaux sont prévus pour être achevés courant avril 2023… Ils avancent très bien et le chronogramme de départ est respecté », soutient-il aussi. Attentes comblées Qu’il s’agisse des travaux sur terre comme en mer, le taux de réalisation noté par le ministre de l’Eau et des Mines et sa délégation au cours de la visite donne espoir que le chantier sera livré à temps et que les attentes seront comblées de part et d’autre. Pour tenir ce challenge, les équipes de travail ont été plus que doublées sur le site. Au lieu de trois, sept équipes sont à l’œuvre, a noté avec satisfaction le ministre. « Normalement en août 2023, les travaux sont entièrement achevés sur terre comme en mer », rassure le ministre. Le projet Pipeline d’exportation de pétrole brut entre le Niger et le Bénin est situé dans la zone maritime au sud de la gare Terminale de Sèmè à environ 500 mètres de la côte. Son contenu principal comprend un pont d’accès de 250 mètres, un quai d’environ 60 mètres sur 25, des projets auxiliaires liés à la technologie… La construction de routes temporaires a démarré en septembre 2021, les travaux de construction du quai ont commencé le 15 septembre dernier. L’achèvement des travaux du quai et du mur de retenue est prévu pour avril 2023. L’état d’avancement global est d’environ 70 %. Les travaux sur le pont d’accès avoisinent 97, 3 % et les travaux d’avant-bec sont à un taux de réalisation de 68,5 %. Pour ce qui concerne les travaux sur le quai, ils sont estimés à 15,1 %. « Nous pensons qu’avec le soutien du gouvernement, les objectifs du projet seront atteints », ont indiqué plusieurs responsables en charge des travaux au cours de la visite. Satisfaction de part et d’autre Autant les travaux évoluent du côté du Bénin, autant ceux prévus du côté du Niger évoluent à grands pas. « Nous sommes globalement à 78 % de taux de réalisation… Les travaux sont suivis de part et d’autre, nous avons un comité inter étatique qui suit les travaux sur les deux territoires », fait comprendre le ministre. Aussi, les visites de site se font des deux côtés par les deux parties. « Le gouvernement attache du prix à l’évolution des travaux », insiste-t-il. Au terme de la visite des installations au sol, cap a été mis sur la partie en mer, pour s’assurer de l’évolution des travaux et du respect des engagements contractuels. Au cours de leurs interventions au terme de la visite, Jinsong Jin et Zuokun Zhou ont évoqué les bonnes relations diplomatiques et les liens forts entre le Bénin et la Chine. Lesquels, ont-ils souligné, se matérialisent par le respect de la législation nationale au cours de la réalisation de ce projet. Ils ont insisté sur les bons rapports entre les populations locales et les employés des entreprises présentes sur le terrain. Autre gain de ce projet relevé par les deux intervenants, la formation de la main-d’œuvre locale. Actualités 14 déc. 2022


Discours du président sur l’état de la nation: Des mesures en faveur de l’école et de la scolarisation des filles
Le chef de l’Etat, à l’occasion de son traditionnel message sur l’état de la nation, est revenu sur les mesures en faveur du secteur éducatif et a mis en exergue les actions spécifiques en faveur de la scolarisation des filles et de la promotion de l’excellence féminine à l’école. L’école béninoise se porte bien. Le secteur éducatif connait de beaux jours. Les performances des écoliers et élèves s’améliorent grâce aux réformes du gouvernement. C’est la substance du message tenu devant les députés par le président de la République, Patrice Talon, ce jeudi 8 décembre. « Le programme des cantines scolaires est déjà à 75 % de couverture de nos écoles primaires publiques et impacte aujourd’hui, plus d’un million d’apprenants dans toutes nos localités », a indiqué le président. Le cap des 100 % de couverture sera donc atteint avant 2026, s’est-il alors réjoui. En somme, «plus aucun enfant inscrit à l’école primaire publique, ne passera une journée en classe le ventre creux ». Une manifestation de la solidarité nationale qui plait bien au chef de l’Etat qui n’a pas manqué de le souligner. Pour ce qui est du grand projet de promotion de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels, il entrera dans une phase décisive en 2023 où l’ouverture des chantiers de construction ou de réhabilitation des lycées techniques agricoles et des écoles de métiers sera une réalité, a annoncé le président Patrice Talon. « Tous les préalables sont désormais satisfaits à cet effet », assure-t-il. Aussi, pour compter de cette année scolaire 2022-2023, « nous étendons à titre expérimental dans vingt communes l’exonération des frais de contribution scolaire des élèves filles, au second cycle de l’enseignement secondaire », a aussi indiqué le président Talon à la grande satisfaction des parlementaires. De même, poursuit-il, des transferts monétaires seront faits à 30 000 adolescentes et filles scolarisées dans les 77 communes pendant trois ans. Le gouvernement envisage aussi des kits scolaires à distribuer sans oublier des bourses d’accompagnement aux études universitaires, pour les dix meilleures filles par département, à raison de 38 500 F Cfa chacune par mois, pendant dix mois et sur trois ans. « De façon toute particulière, dans chaque département, des bourses sont aussi attribuées aux dix meilleures élèves filles inscrites dans les filières scientifiques, techniques et professionnelles, à raison de 27 500 F Cfa par mois pendant dix mois sur trois années. Cette batterie de mesures au profit de l’école n’épargne pas le supérieur. A ce niveau, des réformes sont engagées et elles ne manqueront pas de produire leurs effets sur la gouvernance des universités, comme sur la qualité des enseignements, promet le président de la République. Toutes ces mesures, selon lui, « sont destinées à améliorer la formation de nos enfants et à les rendre plus compétitifs sur le marché de l’emploi ». Le ferment pour poursuivre sur cette lancée, selon le président Patrice Talon, c’est que chaque Béninois œuvre à la préservation de la cohésion sociale et la promotion de l’unité nationale. Actualités 11 déc. 2022


Lancement de « Histoire du Bénin en images » :Un livre pour mieux vendre la destination Bénin
Un nouvel ouvrage vient enrichi l'univers littéraire béninois. En présence des ambassadeurs de la Chine, des Etats-Unis, du Maroc et de la Turquie, « Histoire du Bénin en images » a été officiellement lancé hier par le ministre Aurélien Agbénonci, préfacier de l’ouvrage et parrain de la cérémonie.C’est un document de près de 500 pages en texte et en images, qui retrace de grands moments de l’histoire du Bénin au cours des 75 dernières années. Ecrit dans un registre de langue accessible à tous, l'ouvrage qui a été présenté hier à Cotonou, est l’aboutissement d’un long processus de travail inspiré par le décès d’Albert Tévoédjrè. Victor Sohè, directeur du projet, a fait savoir qu’il fallait recueillir les témoignages de personnalités du pays, de la même génération que l’illustre disparu. L’idée est donc née, et une équipe composée d’un historien, de journalistes, d’archivistes s’est mise à l’œuvre, avec le soutien financier des ambassades de la Chine, des Etats-Unis, du Maroc et de la Turquie, ainsi que de certaines entreprises commerciales. Le recueil de témoignages s’est appesanti sur la vie politique, diplomatique, économique, culturelle et sportive du Bénin, de 1947 à 2022 ; soit 75 ans d’histoire racontée, documentée et illustrée. Au nom des partenaires financiers du projet, le directeur général de Moov Africa s’est réjoui d’avoir contribué, aux côtés d’un partenaire local, à doter le Bénin d’un ouvrage aussi important pour en apprendre sur ce pays plein de potentialités. Rachid Rguibi, ambassadeur du royaume du Maroc près le Bénin, va insister sur l’utilité de l’œuvre. « Cet ouvrage, de par la densité de son contenu, pourra servir désormais de bréviaire à tout diplomate en poste au Bénin », a-t-il professé. Invité à procéder au lancement officiel de l’ouvrage, Aurélien Agbénonci a d’abord dit toute son admiration pour cet ambitieux projet auquel il a été associé, ainsi qu’à l’endroit des témoins de l’histoire qui y ont fortement contribué. Pour le ministre, au-delà de l’intérêt que cet ouvrage devrait susciter chez les chercheurs, apprenants, étudiants, prestataires touristiques et gouvernants, il n’est point de doute que ce soit un précieux support pour faire connaitre et vendre la destination Bénin. « C’est cela notre leitmotiv au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération », justifie-t-il. Dévoilant la quintessence du livre, il ajoutera que c’est un ouvrage particulier en ce sens qu’il s’agit d’un livre documentaire photographique, qui éclaire la narration des faits par des images authentiques. En somme, un mélange de l’histoire et de la photographie, dans leurs évolutions respectives. Place a ensuite été faite à la remise officielle de l’ouvrage à quelques personnalités qui ont marqué l’histoire du Bénin, dont les témoignages ont été recueillis, et qui étaient présentes à la cérémonie, comme le professeur Paulin Hountondji, Abraham Zinzindohoué et bien d’autres. Depuis hier, le livre est disponible dans les librairies de la place au prix de 70 000 F Cfa? Par Désiré G. TCHOKPONHOUE (Stag.) Actualités 08 déc. 2022


Développement de l’audiovisuel: La Haac signe une convention avec un réseau Gsm
Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et Uche Ofodile, directrice générale de Mtn Bénin, ont signé, ce mercredi 07 décembre au siège de l’Institution à Cotonou, une convention. L’objectif de ce partenariat est de construire ensemble la plateforme Yello Vidéo pour le développement de l’audiovisuel au Bénin. Les relations entre la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et le réseau de téléphonie mobile Mtn Bénin, ont fait l’objet d’une convention signée par Rémi Prosper Moretti, président de la Haac et Uche Ofodile, directrice générale de Mtn Bénin. Cette convention, précédée d’une décision de la Haac permettra à Spacetel Bénin Sa connu sous le nom de Mtn Bénin, l’exploitation de services de médias audiovisuels distribués par le mobile Mtn. A en croire le président de la Haac, c’est une coopération qui se traduira par un effort particulier de mise en synergie des compétences respectives et de professionnalisation pour le développement de l’audiovisuel au Bénin. C’est un processus qui vise d’abord à construire ensemble la plateforme Yello Vidéo pour le progrès du Bénin et qui permettra aussi la formation des professionnels des médias du Bénin et d’intégrer les chaines nationales en direct. Il donnera aussi, poursuit-il, une visibilité aux artistes béninois et à la culture béninoise et favorisera également l’ajout de certaines chaines régulées par la Haac à son application Lily-vidéo plus. « Nous osons croire que ce partenariat gagnant-gagnant que nous sommes en train de célébrer aujourd’hui nous permettra d’aller de l’avant pour contribuer au développement de nos structures et aussi au développement de notre cher pays le Bénin », a-t-il relevé. A la directrice générale de Mtn Bénin de le rassurer que les recettes qui seront générées par ce partenariat avec les chaines locales seront partagées. Ce qui permettra à ces chaines de pouvoir investir dans leurs activités et de pouvoir faire face à la concurrence des auditeurs internationaux. Elle n’a pas manqué de témoigner sa gratitude au président de la Haac et ses conseillers sans qui ce partenariat ne saurait être possible?   Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 08 déc. 2022


«Ganmèvo» au palais royal d’Abomey: Dada Dèwènondé Gbêhanzin boucle les cérémonies
Le rideau est tombé, jeudi 1er décembre dernier, sur les cérémonies dites «Ganmèvo» organisées au palais central de Singbodji à Abomey. Dada Dèwènondé Gbêhanzin, roi du Danxomè, a tenu sa promesse d’honorer sa ancêtres pour avoir un règne apaisé et de prospérité.Les cérémonies «Ganmèvo» s’inscrivent dans le cadre de la poursuite des cérémonies royales consacrant l’accession du nouveau roi au trône de Houégbadja. Les derniers rituels permettent au souverain de communier avec ses prédécesseurs au trône. Ils auront duré neuf jours, du mercredi 23 novembre au jeudi 1er décembre sous la houlette du roi, Dèwènondé Gbêhanzin pour qui cette manifestation n’est pas une invention. C’est plutôt une tradition qui se perpétue de génération en génération. A chaque jour, ses cérémonies. Elles vont du «Gbé do agni» au Houn-gnigni en passant par le Ganmèvo et le Wô-hon. Elles sont toutes faites d’hommages, de libations, de sacrifices, de chants et danses en l’honneur de la dynastie royale d’Abomey, en l’occurrence les anciens rois de Danxomè pour implorer leur clémence et leurs bénédictions pour qu’il y ait la paix et l’abondance pour le plateau d’Abomey et le Bénin en général. Ainsi, autour du nouveau roi, tous les Assiata, Gbonougan, vodounon, vodounsi, responsables des lignées royales étaient réunis. La particularité ici, c’est qu’au cours de la célébration, ce sont essentiellement les «dadas», ces femmes qui incarnent les esprits des défunts rois qui sont à l’honneur. Celles-ci se sont vêtues d’habits d’apparat aux mille couleurs qui les rendent aussi envoûtantes que séduisantes. La piste leur est réservée exclusivement. Elles exécutent chacune les pas de la danse sacrée reconnue à chaque roi. A leur arrivée sur la piste, elles déclenchent les applaudissements de la foule médusée et sous le charme. A chaque passage, chacune des lignées se met presque en extase en couvrant d’éloges et de litanies l’ancêtre réincarné. C’était l’apothéose dans la nuit du jeudi dernier, jour de clôture des cérémonies du «Ganmèvo». Les dadas ont rivalisé d’ingéniosité dans l’exécution des pas de danse pour davantage séduire l’assistance, provoquant la liesse de la foule. C’est donc satisfait que le public a pris congé du palais royal dans la nuit de ce jeudi. Après le départ du public, le roi Dèwènondé Gbêhanzin et sa cour ont continué, dans l’intimité cette fois, la cérémonie pour boucler la boucle du «Ganmèvo». Culture 08 déc. 2022


Colloque sur Gléxwé-xwé 2022: Des réflexions pour le développement de la cité de Kpassè
Lancée samedi 3 décembre dernier à la Place Fort français de la ville, la fête identitaire de Ouidah dite Gléxwé-xwé édition 2022 se poursuit avec diverses activités. Ce mercredi 7 décembre, c’est au Centre culturel de la ville historique qu’ont été conviés les fils et filles pour des réflexions scientifiques en vue de son développement.Inventorier les atouts, ressortir les défis pour le développement de la commune de Ouidah. C’est le point de mire de l’Union générale pour le développement de Ouidah(Ugdo) en programmant un colloque dans l’agenda de la fête identitaire Gléxwé-xwé 2022, comme les fois précédentes. Pour faire toucher du doigt la pertinence de ce colloque, Jean Bernard Favi, président de la Commission scientifique de Gléxwé-xwé 2022, a rappelé qu’il s’inscrit dans la dynamique du thème de la présente édition de la fête intitulé : ‘’Ouidah, terre écotouristique, de diversité et d’opportunités’’. L’objectif, a-t-il précisé, est de montrer que Ouidah regorge de beaucoup de potentialités et d’opportunités, qu’elle est une terre riche de sa diversité culturelle, cultuelle et autres, qui méritent d’être mises en valeur de façon cohérente pour son développement. C’est dans ce sens, a-t-il indiqué, que l’Ugdo a été refondée avec pour mission de faire rayonner Ouidah. Plusieurs communications sont prévues au programme de ce colloque dont ‘’le point de mise en œuvre des recommandations de 2020’’, ‘’l’écotourisme’’ et ‘’Ouidah, terre écotouristique, de diversité d’opportunités’’. La communication sur la mise en œuvre des recommandations du symposium de 2020 a été présentée par Célestin Enanto, chercheur et ressortissant de Ouidah. Selon lui, les réflexions en 2020 avaient débouché sur 11 recommandations à mettre en œuvre. Faisant le point, il a indiqué que seulement deux actions ont pu être réalisées. D’une part, il s’agit de la refondation de l’Ugdo devenue effective grâce à la relecture des textes fondamentaux et la mise en place d’un nouveau bureau du Conseil d’administration. D’autre part, l’Ugdo a été dotée d’un domaine de 2 ha octroyé par le maire de la commune de Ouidah et son conseil, a mentionné le communicateur. Ce domaine sert de siège à l’Ugdo et de site au pique-nique de Gléxwé-xwé. Cette contre-performance, a-t-il analysé, serait due au manque de volonté politique en appui aux initiatives de l’Union, et au manque d’intérêt de la part des populations qui n’auraient pas pris conscience des enjeux. Entre autres recommandations non exécutées, il a noté la promotion et la protection des cadres ressortissants et sympathisants de Ouidah par la création d’un comité, la création d’une agence autonome municipale de gestion du patrimoine, la création d’un panthéon de la résistance, la création d’une institution pluridisciplinaire pour des recherches et publications sur l’histoire de Ouidah, etc. Mais l’espoir est permis. Le nouveau bureau de l’Ugdo refondée met les bouchées doubles pour inverser la tendance. La preuve en est la détermination qui caractérise le nouveau comité d’organisation des festivités de Gléxwé-xwé acquis aux actions à impact réel sur les communautés à chaque édition. Les recommandations issues de ces réflexions seront portées à la connaissance de l’Ugdo pour leur mise en œuvre.   Par Alain ALLABI Culture 08 déc. 2022


Francophonie: Cap sur le développement d’une diplomatie scientifique
 Près de 40 pays membres de la Francophonie ont consigné ou validé par accord de principe le Manifeste pour une diplomatie scientifique francophone, lors de la 6e Conférence ministérielle qui a eu lieu au Caire, le 26 octobre dernier. Le document promeut, entre autres, l’apport des systèmes éducatifs et universitaires aux décideurs politiques sur les problèmes complexes sociétaux.Les pays ayant le français et d’autres valeurs et points en partage ne s’affirment pas encore par une forte coopération scientifique. Idem en matière d’alignement efficace des ressources de l’intelligence collective. Pour pallier cet état de choses, ils ont opté pour la mise en place d’une diplomatie scientifique francophone dont la feuille de route est un Manifeste qu’ils ont approuvé lors de la 6e Conférence ministérielle, en octobre dernier, au Caire. « Ce manifeste inédit est un document de référence centré sur l’apport des systèmes éducatifs et universitaires aux décideurs politiques. Son originalité est de proposer une méthodologie et des thématiques prioritaires de coopération internationale et de partenariats dans l’espace francophone, qui soient portés par les gouvernements et soutenus par un réseau mondial d’experts et de scientifiques francophones », soutient l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf), initiatrice dudit Manifeste. En effet, face à la complexité sans cesse croissante des défis mondiaux, explique l’Auf, les décideurs politiques ont de plus en plus besoin de recourir à l’avis expert des scientifiques. « Le développement durable et inclusif ne pourra être atteint que s’il est conçu mondialement. Cette convergence internationale des préoccupations sociétales doit favoriser les approches gagnant-gagnant et non-idéologiques aussi bien au niveau local, national, régional qu’international », ajoutent les pays signataires du Manifeste. Cette convergence, à les en croire, doit profiter à la fois aux scientifiques, avec la diversité de leurs apports, et aux politiques publiques, avec la diversité de leurs orientations, aux pays du Sud, dont l’émergence exige un plus grand recours à la science, à la technologie et à l’innovation ; et aux pays du Nord, dont le développement est menacé par une complexité grandissante et l’aggravation des déséquilibres. La diplomatie scientifique ainsi acté offre cet espace d’échange, de dialogue et une interface entre les parties prenantes de cette problématique que sont les politiques et les diplomates ; les scientifiques en général et les chercheurs en particulier et l’écosystème éducatif et la société civile en général. « Ce Manifeste est donc une première à plus d’un titre, d’abord : c’est une première édition portée par des décideurs politiques et soutenue par un réseau mondial d’universitaires ; ensuite, il est dédié à un espace mondial géopolitique bien identifié ; et enfin, centré sur l’apport des systèmes éducatifs et universitaires aux problèmes complexes de nos sociétés », ont martelé les signataires. A travers ce document, ces derniers expriment leurs engagements à promouvoir l’expertise francophone et le réseautage politico-scientifique dans un contexte mondialisé et plurilingue, tout en garantissant la cohabitation du français et des autres langues de l’espace ; favoriser une coopération solidaire, inclusive, contextualisée et orientée résultats ; adopter une approche plus prospective pour anticiper les évolutions souhaitées des systèmes éducatifs et universitaires en réponse aux besoins spécifiques des pays et aux défis mondiaux.

Sept thématiques

Dans les politiques de coopération internationale en relation avec la science et l’éducation dans l’espace francophone, ils ont convenu de prioriser sept thématiques qui sont : institutionnaliser la mobilité des compétences ; professionnaliser le corps enseignant et les diplômes ; valoriser les publications scientifiques francophones ; normaliser la qualité des établissements scientifiques ; démocratiser le numérique éducatif ; développer l’employabilité des jeunes et promouvoir l’entrepreneuriat et diffuser la culture de la médiation et de la gestion de conflits. Pour opérationnaliser les engagements du Manifeste, un mode de gouvernance a été adopté. Il est basé sur l’institutionnalisation et la pérennisation de la Conférence des ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans l’espace scientifique francophone. Celle-ci mettra en œuvre le document de manière itérative, co-construite et consensuelle. Le projet de Manifeste a vu le jour lors de la première Semaine mondiale de la Francophonie scientifique organisée par l’Auf à Bucarest (Roumanie) en septembre 2021. Depuis, l’Agence a entrepris un travail de concertation et de synthèse ayant débouché sur le document projet du Manifeste qui a été validé par près de 40 pays représentés à la 6e Conférence ministérielle du Caire, le 26 octobre 2022, organisé au cours de la 2e Semaine mondiale de la Francophonie scientifique. Le Manifeste a été présenté aux chefs d’État et de gouvernement lors du 18e sommet de la Francophonie à Djerba (Tunisie), les 19 et 20 novembre derniers.
Société 08 déc. 2022


Sécurité et sûreté des activités logistiques: Bolloré Transport & Logistics Bénin et l’Armée renforcent leur collaboration
Bolloré Transport & Logistics Bénin a organisé les 15 et 16 novembre 2022 une réunion d’échanges avec les Forces armées béninoises (Fab) pour évoquer les différentes questions liées à la sécurité et la sûreté des activités logistiques s’inscrivant dans le cadre du projet fuseau-ouest le long du corridor Cotonou-Niamey.La réunion d’échanges avec les Forces armées béninoises (Fab) a été animée par Johanne Lamotte, responsable régional Sûreté de Bolloré Transport & Logistics, avec le support des équipes QHSE locales et la participation d’une délégation de l’état-major des Fab. Basée sur le partage d’expériences, elle a également été l’occasion de réfléchir ensemble sur les axes d’amélioration en vue de renforcer leur collaboration. « Nous sommes ravis et honorés de coopérer avec les Forces armées béninoises et de déployer tout notre savoir-faire en matière de transport et de logistique pour remplir au mieux notre mission de prestataire logistique. Nous ressortons satisfaits de cette réunion d’échanges qui représente un bel exemple d’initiative civilo-militaire et qui nous a permis d’avancer efficacement sur différents sujets », a déclaré Pierre Ngon, directeur général Cluster Bénin-Niger de Bolloré Transport & Logistics. Fort de son expertise dans les domaines du transport multimodal et de la logistique sur mesure, Bolloré Transport & Logistics Bénin a été missionné pour organiser et gérer ces opérations depuis le Niger jusqu’au port de Cotonou. La mission comprend deux volets : l’acheminement par voie terrestre des cargaisons via les terre-pleins sécurisés de l’entreprise au Niger et au Bénin et la mise en Fob sur des navires affrétés. -------------- À propos de Bolloré Transport & Logistics Bénin ------------ Bolloré Transport & Logistics Bénin est un acteur de référence de la logistique au Bénin et au Niger. Spécialiste de la logistique de « bout en bout », Bolloré Transport & Logistics Bénin assure le transport, le stockage, l’entreposage et la livraison des marchandises à partir du Port de Cotonou. Spécialiste de la consignation maritime, commissionnaire agréé en douane, l’entreprise offre à ses clients des solutions maritime et aérienne import/export ainsi que des solutions logistiques sur mesure. Certifié Iso 9001-2015, Bolloré Transport & Logistics au Bénin et au Niger emploie aujourd’hui près de 350 personnes et mène des actions en faveur des populations locales en partenariat avec des Ong. Société 08 déc. 2022


Forum économique 2022 des objectifs de développement durable: Construire des ponts vers des emplois verts
Abidjan accueille, du 6 au 7 décembre 2022, le Forum économique sur le « Développement durable, l’Écologie et la Création d’emploi ». Scientifiques, acteurs politiques, société civile, secteur privé et médias explorent les opportunités pour l’Afrique de l’Ouest.Conciliants, les débats au Forum économique, Côte d’Ivoire 2022 tracent des chemins pour un monde meilleur. Un monde dans lequel le développement durable, l’écologie et la création d’emploi sont intimement liés. Les communications présentées à cette occasion, et les contributions des participants dévoilent d’immenses opportunités pour faire face au chômage des jeunes. Et c’est justement là, l’une des attentes de la Konrad Adenauer Stiftung (Kas), organisatrice des assises. « Le développement économique, l’environnement et la création d’emploi: pourquoi lier ces notions? Tout simplement parce qu’elles sont indissociables, quoiqu’on dise », a fait savoir Dr. Stefanie Brinkel, représentante résidente de Kas Abidjan et directrice du Programme régional pour le dialogue politique en Afrique de l’Ouest (Pdwa). Outre le caractère scientifique que peut porter un forum comme celui-ci, dit-elle, l’accent devrait être mis sur la responsabilité individuelle que chacun engage sur les questions de développement durable, d’écologie et d’économie. « C’est la combinaison de nombreux efforts individuels qui apporte la solution collective », a ajouté Dr. Stefanie Brinkel. Dans sa communication, Prof. Albert Honlonkou, économiste de l’Environnement, a souligné la nécessité de conserver la nature. Il ajoute qu’il faut transformer cette nécessité en opportunités : production et consommation durables (Odd 12). « Même si le développement durable par l’écologie est difficile, parce qu’il entraine un changement culturel radical, en termes de consommation et de production, il est loin d’être un leurre. Nous devons continuer à accumuler le capital manufacturé, le capital humain et le changement technologique pour compenser la réduction des ressources naturelles », a-t-il souligné. Professeur Georges Kouadio, conseiller technique du ministre ivoirien de l’Environnement, a noté des exemples qui marchent à travers le monde et qui pourraient inspirer les pays de l’Afrique de l’Ouest. « Le Rwanda a créé son propre Fonds vert pour développer le capital humain, à travers la formation technique et professionnelle, la formation en sciences et technologies, l’ingénierie, etc. Ce fonds permet de mettre en place de garanties pour les Pme et les entreprises créées par les jeunes et les femmes », a-t-il fait savoir. Pendant deux jours, les participants venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Togo et de la Guinée, vont faire des recommandations pour une meilleure prise en compte des questions liées au développement durable en lien avec l’emploi dans les instances de décisions. Des produits et services seront également exposés au cours de ce forum qui prend fin ce journ Environnement 07 déc. 2022


Lutte contre la menace terroriste: Un partage de renseignements pour une réponse transfrontalière
Une réponse conjointe transfrontalière pour endiguer la menace terroriste. C’est la thématique au cœur de la 10e réunion du comité de gestion de l’Unité régionale de fusion du renseignement (Rifu) qui se déroule du 6 au 8 décembre à Cotonou. Face à une menace terroriste diffuse et évolutive, les Etats africains optent pour la mutualisation de leurs efforts. « Endiguer ensemble la menace terroriste : réponse conjointe transfrontalière » est la thématique au cœur des réflexions de la 10e réunion du comité de gestion de l’Unité régionale de fusion du renseignement (Rifu). Les mécanismes de lutte mis en place aux niveaux national et régional par les États ont certes permis d’obtenir des résultats probants, mais ils présentent des limites, a renseigné Pamphile Zomahoun, directeur des Services de liaison et de la documentation (Dsld). Il s’avère alors essentiel de les repenser dans l’objectif de pouvoir contenir et éradiquer efficacement et durablement cette menace. Cela appelle à un changement véritable et profond de paradigme. Selon Pamphile Zomahoun, les actions devront être plus collectives, mieux concertées et davantage coordonnées en privilégiant le renforcement de la coopération entre les pays en termes de partage effectif et en temps opportun de renseignement. Alassane Séïdou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, va insister sur le fait que l’atelier de Cotonou s’inscrit dans un contexte sécuritaire relativement critique pour l’ensemble des Etats. Il ajoute que cette menace terroriste, sévissant traditionnellement dans la région sahélienne et dans le Bassin du Lac Tchad, a entamé depuis peu une expansion remarquable vers les Etats côtiers du golfe de Guinée. Ainsi, le Bénin et d’autres pays du littoral du golfe de Guinée subissent, comme l’actualité sécuritaire de ces derniers mois le prouve, des attaques de plus en plus mortifères sur leurs territoires respectifs. Le ministre Alassane Séïdou fait savoir que les conséquences des actes terroristes sur la stabilité socio-politique et la sécurité des Etats demeurent désastreuses.

Conjuguer les efforts

Et au regard de l’évolution des dynamiques observées de l’Ouest à l’Est en Afrique occidentale, relève le ministre, il ne peut être exclu que les groupes terroristes sévissant dans le bassin du Lac Tchad et dans le Sahel travaillent à établir des connexions logistiques, voire opérationnelles, même s’ils sont géographiquement distants. Du fait même de l’éventualité de ces connexions, ne serait-il pas opportun que soient conjugués les efforts consentis par nos organisations sous-régionales et régionales dans le but de mieux contrecarrer la menace ? s’est interrogé le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. L’urgence de la situation et la nécessité d’y apporter une réponse efficace invitent les participants à la rencontre de Cotonou à envisager la mise en place de passerelles permettant les échanges et le partage de renseignements entre leurs différentes organisations. « La menace terroriste qui sévit sur les territoires de nos Etats se hisse au rang des priorités et des plus grands défis sécuritaires à relever. Nous y parviendrons en faisant en sorte que les services des renseignements mettent à disposition des autorités politiques les éléments leur permettant de prendre les décisions idoines pour prévenir toutes les forces d’expansion de la menace », a déclaré Pamphile Zomahoun. Il faut noter que l’Unité régionale de fusion du renseignement (Rifu) est un creuset de coopération entre le Bénin, le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad avec l’appui des pays partenaires stratégiques tels la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis d’Amérique pour lutter contre Boko Haram et toute autre forme de terrorisme et de menace transfrontalière. Cette unité est créée en 2014 à l’issue du Sommet de Paris consacré aux défis sécuritaires dans la sous-région?
Actualités 07 déc. 2022


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