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Nouvelles

Vaccination contre la Covid-19: la vérité sur trois rumeurs
    Plus d’un an après le lancement au Bénin de la campagne de vaccination contre la Covid-19, des résistances continuent d’être observées au sein des populations en raison des idées transmises de bouche à oreille. La Nation fait la lumière sur trois de ces rumeurs dans cet article de fact-checking. « Le vaccin contre la Covid-19 contient de l’aluminium ». Cette idée est transmise de bouche à oreille, et virale sur les réseaux sociaux depuis la mise sur le marché des vaccins contre la Covid-19. D’après vaccination-info-service.fr, un site web de Santé publique France, le
sel d’aluminium figure parmi les adjuvants les plus utilisés au monde dans les vaccins inactivés (sans microbe vivant) depuis 90 ans. Il est indispensable pour activer les mécanismes de défense du système immunitaire. La dose contenue dans les vaccins est extrêmement faible pour nuire à la santé. Elle « est en fait tellement faible que (des membres de l’Académie française de médecine), ne sont pas arrivés, même en utilisant des isotopes radioactifs pour suivre le parcours de l’aluminium à l’intérieur du corps, à repérer des changements dans les concentrations sanguines ou urinaires avant et après l’administration des vaccins », rassure le site internet du Scientifique en chef du Québec (Canada).   Une autre idée reçue fait croire que « le vaccin contre la Covid-19 rend stérile ». Une étude publiée en mai 2021, a évalué l'influence du vaccin à Acide ribonucléique messager (ARNm) sur les traitements de Fécondation in vitro (Fiv). Les chercheurs ont comparé les caractéristiques de stimulation et les variables embryologiques de couples engagés dans la procédure de Fiv, avant et après la vaccination. Sur 36 couples qui avaient repris le processus de Fiv entre 7 et 85 jours après avoir reçu le vaccin, aucune différence n’a été observée dans la stimulation ovarienne. Idem pour les variables embryologiques. L’Etude conclut que le vaccin ARNm n'a pas affecté les performances ou la réserve ovarienne des patientes au cours de leur cycle de Fiv après la vaccination.   Autre rumeur : « les femmes qui se font vacciner contre la Covid-19, ne peuvent pas allaiter ». Le Centre de référence sur les Agents tératogènes (Crat), une structure publique française, a mené une étude sur cette idée reçue. Les données recueillies chez environ 4000 femmes en cours d’allaitement au moment de l’étude, et ayant reçu un vaccin à ARNm contre la Covid-19, indiquent qu’ « aucun événement particulier n’est retenu chez les enfants allaités ». Au vu de ces éléments, le Crat retient qu’une vaccination par vaccin à ARNm ou à vecteur viral contre la Covid-19 est possible chez une femme qui allaite. D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) recommande aux femmes qui allaitent de se faire vacciner comme toute autre personne, car les anticorps produits par le système immunitaire, peuvent être transmis via le lait maternel et ainsi protéger l’enfant. « L’Oms ne recommande pas d’interrompre l’allaitement à cause d’une vaccination contre la Covid-19. L’allaitement maternel est l’un des moyens les plus efficaces de garantir la bonne santé et la survie de l’enfant, notamment en lui fournissant des anticorps et une protection. », a insisté l’Oms Europe lors de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, édition 2021.   Conclusion   En définitive, aucune publication scientifique n’a prouvé la véracité de ces trois idées reçues. Bien au contraire, plusieurs études et recherches autres que celles citées supra, les ont démenties. Ces trois rumeurs ne sont donc pas fondées. Alors, faites-vous vacciner ! Santé 27 mai 2022


Super Ligue Pro de Football du Bénin: Loto-Popo confirme sa suprématie sur Coton Fc
  Annoncé comme le choc de la 18e journée de la Super Ligue Pro de Football, mercredi dernier à Grand-Popo, le match entre le tenant du titre et le leader provisoire, Coton Fc, s’est soldé par la victoire de Loto-Popo. Les champions en titre ont réalisé ce hold-up à Ouidah grâce au but de Faisal Bashir à la 88e minute. Vainqueur à l’aller, Loto-Popo Fc a réalisé un hold-up parfait en allant s’imposer (1-0) à Coton Fc sur ses installations à Ouidah lors de la 18e journée de la Super Ligue Pro de Football du Bénin. Avec comme objectif de réaliser un coup double sur le leader provisoire, les Loto-boys mettent la pression dès l’entame de la partie. Mais, Romaric Amoussou et ses coéquipiers qui avaient à cœur de prendre leur revanche vont réagir à tous les assauts de l’adversaire. Ils vont reprendre le contrôle sans réussir à concrétiser leurs occasions. Dans un scénario action-réaction, la partie va s’animer avec des actions offensives mal conclues dans les deux camps. En manque d’efficacité, les 22 acteurs vont retourner dos à dos (0-0) aux vestiaires. A la reprise, Loto-Popo Fc aura fort à faire avec Issah Razack et Jérôme Bonou entrés en jeu pour prêter main forte à Romaric Amoussou, dépositaire du jeu du leader provisoire en attaque. Le match va prendre une autre allure dans les vingt dernières minutes. Suite à une charge de l’arrière droit de Coton Fc, Ayatoulaye Akondo, sur l’excentré de Loto-Popo à la 71e minute, Coton Fc est réduit à 10. Situation favorable aux champions en titre qui jouaient sans leur coach Abdelslam Ouaddou expulsé depuis la première partie. Les visiteurs vont mettre davantage la pression sur les poulains de Victor Zrunka. En témoigne la frappe de Gaston Houngbédji à 86e minute. Mais, il faudra attendre la 88e minute pour voir Faïsal Bashir faire la différence. Sur un centre de Rodrigue Fassinou, l’attaquant de Loto-Popo, seul au point de penalty, surprend le gardien adverse et ouvre le score. A 0-1, la situation devient tendue ! Plusieurs joueurs, dirigeants et membres des staffs techniques des deux équipes vont écoper de cartons. Les Loto-boys vont conserver leur avance jusqu’à la fin de la partie. Avec ce succès, le club de la Loterie nationale du Bénin est 4e au classement avec 33 points+8 en attendant de recevoir Béké Fc, dimanche 29 mai prochain à Grand-Popo. En dépit de sa défaite à domicile, Coton Fc reste leader avec 39 points + 14 devant Buffles, 2e, 33 points +13. Vainqueur de Béké Fc par le score de 1-0 à Bembèrèkè, l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo) occupe la 3e place avec 33 points +12. ---------------------- Résultats des match ------------- du mercredi 25 mai Coton Fc 0-1 Loto-Popo. Buffles 2-0 Ayéma Fc Panthères 2-2 Jsp Dynamo d’Abomey 1-0 Éternel Fc As Cotonou 0-0 Dadjè FC Béké Fc 0-1 Asvo Cavaliers 1-0 Djèffa Espoir Fc 2-0 Adjidja Sports 27 mai 2022


Appui au Comité paralympique du Bénin: le gouvernement offre 15 fauteuils roulants aux athlètes
  Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a procédé, mercredi 25 mai dernier à Cotonou, à la remise de 15 fauteuils roulants au Comité paralympique du Bénin. Abdel Rahman Orou Baré, président dudit Comité, a témoigné sa reconnaissance au gouvernement pour ce geste. Fidèle à son engagement aux côtés des athlètes en situation de handicap, le gouvernement a doté, mercredi 25 mai dernier, le Comité paralympique du Bénin de quinze fauteuils roulants, à Cotonou. Pour Bruno Gbèhinto, directeur général des Affaires sociales, la mise à disposition de ces fauteuils roulants permettra au Comité paralympique du Bénin de disposer d’équipements adéquats dans le cadre de la préparation aux différentes compétitions. A ce titre, il a salué la présence massive des athlètes en situation de handicap à cette cérémonie. «Cette cérémonie témoigne de la présence du gouvernement à vos côtés », a-t-il noté. Séduit par ce geste, Abdel Rahman Orou Baré, président du Comité paralympique du Bénin, témoigne sa reconnaissance au gouvernement du président Patrice Talon qui ne ménage aucun effort pour soutenir les personnes en situation de handicap. Il se dit sidéré par la synergie d'actions entre la ministre des Affaires sociales et son collègue des Sports qui sont les porte-voix des athlètes paralympiques au niveau du gouvernement. « Nous saluons votre binôme qui constitue notre porte-parole au sein du gouvernement », s’est-il félicité. Pour lui, ce geste est la concrétisation du "hautement social" que prône le président Patrice Talon pour son second quinquennat. « C’est la preuve que le second mandat du président Talon sous le concept du ''Hautement social'' n'est pas un vain mot», a-t-il martelé. A l’en croire, aucun gouvernement n'a autant investi dans l’épanouissement des athlètes en situation de handicap depuis l’indépendance du Bénin. Pour sa part, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, réitère la volonté du gouvernement de contribuer à la protection et à la promotion des droits des personnes handicapées par la pratique du sport. Au regard des performances enregistrées par les athlètes paralympiques lors des compétitions continentale et internationale, le chef de l'Etat Patrice Talon a donné, selon elle, des instructions fermes afin qu'une attention particulière leur soit accordée afin de renforcer leurs capacités. « C’est pourquoi, mon département a inscrit dans ses interventions, l'appui aux personnes handicapées pratiquantes du sport », a-t-elle souligné. Félicitant les athlètes paralympiques qui ont porté haut l'étendard du Bénin lors des compétitions internationales, Véronique Tognifodé reste convaincue que ces actions vont participer au renforcement des performances des athlètes en vue de meilleurs résultats. Invitant les bénéficiaires à faire bon usage de ces équipements, elle plaide pour l’inclusion des personnes en situation de handicap par le sport. Sports 27 mai 2022


Tombés en défendant la patrie : cinq soldats honorés et décorés à titre posthume
Hommage au maréchal des logis chef Tcha Santoma; au brigadier Beldice Roland Djagba; au brigadier Koffi Dessoh; au soldat de première classe Alassane Barassounon; au sapeur de première classe Albert Houessoubo. Cinq soldats dévoués, morts en avril dernier sur le champ de lutte contre le terrorisme dans le Nord-Est du Bénin. Ils ont été honorés par leurs frères d’armes et décorés par Mariam Talata Chabi, vice-présidente et grande chancelière de l'Ordre national, en présence de leurs proches. Dépôt des photos et couronnes de fleurs sous le rythme et les airs mélancoliques de la fanfare, oraisons funèbres, admission à titre posthume dans l'Ordre national de mérite, divers hommages, sonnerie aux morts... en mémoire des soldats : Tcha Santoma, maréchal des logis chef; Beldice Roland Djagba, brigadier; Koffi Dessoh, brigadier; Alassane Barassounon, soldat de première classe; Albert Houessoubo, sapeur-pompier de première classe. La cérémonie d'hommage à ces cinq soldats tombés en avril dernier, dans l’opération Mirador, pour lutter contre le terrorisme dans le parc de la Pendjari, a été un moment de grande tristesse mais aussi d'espérance. Tristesse, parce que le Bénin a perdu, à travers leur mort, des dignes fils. Espérance, car leur mort ne sera pas vaine et leur sacrifice renforce et redonne courage quant à la nécessité de mener une lutte sans merci contre le terrorisme. Pour rappel, le sapeur-pompier a été froidement abattu par des individus non identifiés alors qu'il s'en allait assurer l'approvisionnement en eau à son unité mobilisée dans le parc de la Pendjari ; les quatre autres ont été surpris par un engin explosif dans la même zone du Nord-Est du Bénin. Dans son oraison funèbre, Alain Fortunet Nouatin, ministre délégué chargé de la Défense nationale, a salué l’engagement, la détermination et le professionnalisme de ces soldats. L’âme en peine mais avec fermeté, il déclare : «Honneur à vous, soldats, vous avez contribué à lutter contre le terrorisme dans le parc de la Pendjari et cela, au péril de votre vie... La nation tout entière se souviendra de vos noms. Vos parents biologiques et proches vous pleurent avec la fierté de ceux qui ont accompli leur devoir. Une mort qui fait honneur à notre patrie ». C’est ce que soutient, à son tour, Mariam Talata Chabi, vice-présidente et grande chancelière de l'Ordre national du Bénin. Elle rappelle que le Bénin, jusqu'en septembre 2021, pour ce qui est du terrorisme, était un véritable havre de paix. Au nom de la solidarité, le Bénin est intervenu sur plusieurs champs pour aider des pays frères. Ces cinq soldats du deuxième groupement blindé ont déjà participé à plusieurs opérations de maintien de la paix à l’extérieur des frontières béninoises. « A chaque sortie, ils prenaient des risques pour aider des pays frères… Aider à ramener la paix chez le voisin, c'est travailler à sa propre sécurité », a souligné la vice-présidente qui se dit touchée par ces lourdes pertes. Mais elle précise que devant la patrie en danger, toutes les familles sans distinction sont engagées. « Tombés, vous rappelez à ceux que vous laissez que rien n'est définitivement acquis... Vous avez été notre bouclier. C'est pourquoi, la nation béninoise vous est reconnaissante ... Nous sommes fiers de vous», a-t-elle déclaré avant de procéder à la décoration à titre posthume des cinq soldats. La cérémonie d’hommage s’est déroulée en présence d’Alassane Seidou, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, du chef d’Etat-Major Général des Forces armées béninoises, d’anciens généraux et de hauts officiers de l’Armée, du directeur général de la Police républicaine, du directeur général des Douanes, du directeur général des Eaux, forêts et chasse…, et des représentants des différents corps armés. Actualités 27 mai 2022


Affrontement entre forces de l’ordre béninoises et nigérianes à Kabo : ce qui s’est vraiment passé
La localité de Kabo, commune de Tchaourou, a été, dans l’après-midi du mercredi 25 mai dernier, le théâtre d’un affrontement entre des policiers béninois et des militaires nigérians. Bien que le calme soit, entretemps, revenu, le bilan fait état d’un mort et de plusieurs blessés. Que s’est-il réellement passé dans l’après-midi du mercredi 25 mai dernier à Kabo, une localité frontalière de la commune de Tchaourou avec le Nigeria ? En attendant que les voix autorisées et les plus indiquées apportent les précisions, les informations recueillies indiquent qu’il y a eu un accrochage entre des éléments des Unités spécialisées de la surveillance des frontières (Ussf) du Bénin et des militaires nigérians. Selon les mêmes sources, le bilan de cette situation confuse est regrettable. Il fait état du décès d’un militaire nigérian puis de plusieurs blessés aussi bien du côté béninois que nigérian. L’affrontement entre les deux forces, selon les informations recueillies, fait suite à l’interpellation d’un motocycliste transportant du riz par des agents de contrôle frontalier du Nigeria. Dans la course-poursuite douanière engagée contre lui pour procéder à la saisie de son produit, ils se sont alors retrouvés en faction avancée dans une zone sur le territoire béninois. L’arrivée de la police frontalière béninoise sur les lieux, pour constater cette incursion afin d’informer sa hiérarchie, a tôt fait de dégénérer avec des échanges de coups de feu. Avec la crise économique mondiale caractérisée par la flambée des prix des produits de grande consommation, le Bénin et le Nigeria n’ont certainement pas besoin de vivre cette situation. Il urge, dans l’intérêt de leurs populations, que les deux pays travaillent à maintenir au beau fixe leurs relations de bon voisinage. L’ayant compris, les autorités ont aussitôt entamé des pourparlers pour le retour au calme à Kabo. En effet, aussitôt informés, le chef traditionnel de Kabo, dans l’arrondissement de Kika et l’émir d’Okuta, la localité frontalière voisine de l’autre côté du Nigeria, sont entrés en contact par téléphone pour calmer la situation. En dehors des têtes couronnées et des chefs traditionnels, les autorités béninoises et nigérianes s’activent également pour ramener le calme. Sinon qu’à un moment donné, craignant les représailles des militaires nigérians qui ont bénéficié de renfort, Kabo avait même commencé par se vider de sa population. Actualités 27 mai 2022


Cérémonie de Ganmèvo Fifon au palais de Djimè à Abomey: le nouveau roi Béhanzin honore ses ancêtres
  Après onze années de crise, la cour royale des Béhanzin à Djimè a fini par désigner le nouvel occupant du trône, à savoir sa majesté Dada Dèwènondé Gbêhanzin installé le 28 février dernier. Conformément à la tradition, le nouveau roi organise du lundi 23 au vendredi 27 mai, la cérémonie dite "Ganmèvo Fifon". Une cérémonie d’hommage aux ancêtres qu’imposent les traditions royales à Abomey. Elle est faite essentiellement d’offrandes aux ancêtres, de libations, de chants et danses. Le palais de Djimè vit à nouveau depuis février dernier. Il n’y a pas de jour où les familles princières ne passent faire allégeance au nouveau roi. Et cette semaine est bien spéciale pour ce palais. Il grouille de monde de gens venus d’un peu partout prendre part à la cérémonie d’hommage aux ancêtres. Pendant cinq jours, la cérémonie dite "Ganmèvo Fifon" mobilise les filles et fils de la lignée royale Bèhanzin de Djimè autour de leur roi, de même que les autres lignées alliées et amies de la dynastie royale Houégbadja de Danxomè. Selon Daah Sêlidji Agodéka Béhanzin, secrétaire général du palais de Djimè, la cérémonie "Ganmèvo Fifon" vise essentiellement à communier avec les ancêtres, les anciens occupants du trône et tous les défunts de la collectivité. C’est un moment sacré de communion entre le monde invisible et le monde des vivants. Cette cérémonie permet aussi de purifier le palais en vue d’attirer l’abondance, la paix, l’harmonie et le bonheur sur tout le royaume au cours du règne du nouveau roi. A en croire ses propos, ce n’est qu’après cette cérémonie que le nouveau roi de Djimè, sa majesté Déwènondé Gbêhanzin pourra entrer dans la plénitude de ses prérogatives royales et chercher à conquérir dans les jours à venir le trône de Houégbadja. Plusieurs temps forts marquent la cérémonie de "Ganmèvo Fifon". Il s’agit des libations au cours desquelles des dizaines de bœufs, de moutons et de volaille sont immolés sur des autels des ancêtres avec des repas spirituels constitués de haricot et d’autres mets traditionnels, le tout arrosé par des boissons. Occasion pour les dignitaires de faire des prières, des sacrifices et donner à manger aux divinités et surtout aux mânes des ancêtres.   Communion entre vivants et morts La deuxième étape est consacrée à "Wohon'' au cours duquel des chants des danses spéciaux sont exécutés et des louanges et panégyriques claniques déclamés en hommage aux anciens rois et chefs de collectivités décédés. Après, les femmes dignitaires appelées Dada prennent place pour une animation culturelle et cultuelle. Autre tableau, les lignées royales alliées à Djimè contribuent à l’organisation en apportant des repas, des biens en nature et en numéraire pour accompagner Dada Dèwènondé. Des instants pour savourer les différents tableaux du défilé des dames des différentes collectivités. Tour à tour, les délégations de Gnimavoh, de Adandédjan et de bien d’autres lignées venues faire allégeance à Djimè, se font distinguer par les présents pour donner une touche particulière à la fête. Une véritable communion entre les morts et les vivants au regard du monde qui s’est mobilisé autour de Sa Majesté Dèwènondé Gbêhanzin. A chacune des étapes, les différents groupes, à travers libations, chants et danses se remémorent la bravoure de leur aïeul Gbêhanzin, roi du Danxomè de 1889 à 1894. Culture 27 mai 2022


Commission des Lois du Parlement : les dossiers Haac, Cour constitutionnelle et autres en étude
Les députés membres de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme de l’Assemblée nationale présidée par l’honorable Orden Alladatin, ont entamé l’étude de la série de projets de lois sur des institutions de la République. Les décrets portant transmission au Parlement ont été adoptés, au titre des mesures normatives, par le Conseil des ministres en sa séance du 6 avril dernier. Il s’agit des projets de loi portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Cour suprême; statut des magistrats de la Cour suprême ; règles particulières de procédures applicables devant les formations juridictionnelles de la Cour suprême ; loi organique sur la Cour des comptes ; statut des magistrats de la Cour des comptes ; règles de procédure devant la Cour des comptes; loi organique sur la Cour constitutionnelle; loi organique sur la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) et du projet de loi portant création, composition et organisation du corps des inspecteurs des services judiciaires. L’étude de ces dossiers se déroule à huis clos, conformément à la procédure parlementaire organisant les travaux en commission. Des sources informent que les députés membres de cette commission ont déjà franchi l’étape du débat général sur ces différents dossiers, notamment sur les motivations qui ont amené le gouvernement à demander l’examen et le vote de chacun de ces textes de lois. Ils sont au niveau des discussions article par article. Certains des projets de loi sont même déjà adoptés par les parlementaires lors de leurs travaux du mercredi 25 mai dernier, renseignent les mêmes indiscrétions. L’étude du reste des dossiers va se poursuivre jusqu’à l’achèvement de la série de dossiers. Les regards seront tournés ensuite vers le bureau de l’Assemblée nationale pour la programmation de la séance plénière en vue du vote de chacun des projets de lois par les députés. Les travaux se déroulent en présence du gouvernement représenté par le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum.   Actualités 27 mai 2022


Personnes victimes en missions commandées : une loi pour un appui structurant du gouvernement
Les proches des personnes victimes lors des missions commandées obtiendront désormais une prise en charge sous diverses formes de l’Etat. Le gouvernement a introduit au Parlement un projet de loi à cette fin. En dehors de la douleur de la séparation, la désolation et la souffrance des parents des agents des forces de l’ordre et de défense décédés ou victimes en missions commandées relèvent désormais du passé. Du moins, il en sera ainsi juste le temps pour les députés d’étudier et d’adopter le projet de loi que leur a transmis le gouvernement pour la prise en charge des personnes victimes en missions commandées. Dans leur détresse, l’Etat n’abandonnera plus ces personnes qui ont donné leurs vies pour la patrie. Ou plutôt, il ne se limitera plus à la symbolique somme servant de frais d’obsèques. Mercredi 25 mai 2022, sur la place d’arme de l’État-Major Général de l’Armée béninoise, ont été exposées les photos des cinq soldats tués par des terroristes. Il s’agit du maréchal des logis Santoma Ghislain Tchat, des brigadiers Dessoh Kossi et Roland Beldice Djagba, du sapeur de première classe Gbènoukpo Albert Houessoubo et de son collègue Soldat de première classe Alassane Barassounon. Près de leurs dépouilles mortelles, leurs épouses et enfants en pleurs. Plongés dans la tristesse, ces veuves et orphelins se projettent dans un avenir incertain. La gestion du quotidien, les frais de scolarité, les soins de santé en cas de maladie et toutes les autres charges qui incombaient aux défunts de leur vivant. Comme ces veuves, de nombreuses familles ayant perdu des proches lors de missions commandées trainent encore les douleurs de la séparation. Dans certains cas, les enfants sont abandonnés à leur sort après les obsèques. D’ailleurs, beaucoup de militaires et policiers constatent déjà une meilleure prise en considération de leurs préoccupations et une plus grande sollicitude à l’endroit de leurs frères d’armes blessés ou des proches de leurs camarades morts en missions commandées.   Soutien structurel C’est une bonne nouvelle pour les forces de défense et de sécurité ainsi que les civils. Leur engagement pour la patrie, parfois au prix de leurs vies, sera davantage mieux reconnu par l’Etat. C’est le symbole que représentent les nouvelles décisions prises en conseil des ministres du mercredi dernier et qui devront se matérialiser par le vote d’une loi sur le régime de prise en charge et de protection des personnes victimes en missions commandées. A travers cette décision qui entrera en vigueur dès que le processus législatif sera achevé, l’Etat démontre son attachement aux forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux civils qui mettent leur vie en jeu dans les missions. Jusque-là, la législation en vigueur ne prévoit que l’octroi d’une somme symbolique en guise de frais d’obsèques des victimes ayant perdu la vie dans les missions de sécurisation et de défense de la nation. En conseil des ministres ce mercredi 25 mai, le gouvernement a amorcé le processus pour faire évoluer cette situation. Selon les grandes lignes de cette initiative gouvernementale, les ayants droit des personnes victimes, qu’elles soient des militaires, des policiers républicains ou des civils, impliquées dans des missions commandées, bénéficieront d’une importante prise en charge de l’Etat. Ce soutien se matérialisera par le paiement d’un capital décès aux ayants droit et une prise en charge des orphelins mineurs jusqu’à l’âge de 21 ans. Il s’agira d’un appui matériel, financier et moral de l’Etat sous forme de subventions d’entretien, d’études et d’une assurance médicale gratuite ou prise en charge par l’Etat. Cette initiative constitue une manifestation du « hautement social » annoncé par le chef de l’Etat comme socle de son second quinquennat.   Respect de la parole donnée Lors des échanges de vœux avec le Haut commandement militaire en janvier dernier, le chef de l’Etat annonçait déjà son ambition de valoriser davantage les forces de défense et de sécurité, même si plusieurs réalisations ont été faites à leur profit depuis six ans qu’il a accédé à la magistrature suprême. « Mon gouvernement et moi-même considérons que les efforts engagés pour garantir des conditions de vie et de travail adéquates à nos forces de défense, de sécurité et assimilées, doivent être intensifiés », déclarait Patrice Talon. Mais dans la mise en œuvre, le gouvernement est allé au-delà de cette promesse dont la réalisation était très attendue par les policiers et militaires. Pour preuve, l’approche innovante de la prise en charge ne se limite pas aux hommes en uniforme. En effet, les cibles de cette loi en gestation, ce sont les personnels civils impliqués dans les missions de sécurisation et de défense de la nation et y ayant perdu la vie, les personnels militaires des Forces armées béninoises blessés, décédés ou portés disparus à l’occasion des opérations visées ou leurs ayants droit, les personnels des Forces de sécurité publique et assimilées blessés, décédés ou portés disparus dans les mêmes types d’opérations ou leurs ayants droit, les civils blessés, décédés ou disparus impliqués ou associés par les Forces armées béninoises auxdites opérations ou leurs ayants droit, les ayants droit des victimes enregistrées au cours des missions extérieures dans le cadre des accords bilatéraux ou multilatéraux lorsque lesdits accords ne prévoient pas une mesure de prise en charge. Actualités 27 mai 2022


Conseil des ministres : De nouvelles règlementations du bruit en agglomération
Du souci pour les tenanciers de bars, restaurants, moulins, discothèques, forges, véhicules de publicité et même pour les responsables des confessions religieuses habitués à produire de bruits en agglomérations. Le Conseil des ministres de ce mercredi s’est penché sur qui crée des nuisances aux populations dans toutes les communes.Des créneaux horaires ont été fixés aux structures productrices de bruit pour qu’elles mènent leurs activités. Elles doivent aussi respecter des limites de décibels précises. Selon la décision du gouvernement, toute activité productrice de bruit, quelle qu’elle soit, est interdite les jours ouvrables entre 13 heures et 15 heures puis entre 22 heures et 6 heures. La règlementation s’étend aussi aux jours de repos. Il est formellement interdit à toute structure productrice de bruit de mener leurs activités de 20 heures à 10 heures. Mieux, l’usage de tout appareil de communication par voie acoustique notamment les sirènes, les haut-parleurs, les avertisseurs sonores et qui gêne le voisinage est interdit, sauf si l’emploi est exceptionnel et réservé au signalement d’accident ou d’incident grave. De plus, l’ouverture et l’exploitation à titre professionnel des salles de fête en bâches sont interdites.   Actualités 25 mai 2022


Journée internationale de la biodiversité : le Bénin renouvelle ses engagements
En différé, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd) a célébré, ce 24 mai 2022, la Journée inter-nationale de la biodiversité. C’est l’occasion pour les autorités d’appeler à plus d’engagement pour faire face au déclin de la faune et de la flore. Près de trois décennies après la ratification, par le Bénin, de la convention sur la diversité biologique, les motivations n’ont pas changé. Au contraire, depuis 1994, où la convention a été ratifiée, jusqu’à ce jour, les défis liés au changement climatique et à la dégradation des ressources naturelles forcent à faire encore plus pour protéger la nature. « Notre pays, le Bénin, a l’obligation de poursuivre les efforts de conservation de la flore et de la faune avec une attention particulière sur les nombreuses potentialités dont regorgent nos écosystèmes forestiers. Tout le monde doit jouer sa partition », a martelé Jeanne Adanbiokou Akakpo, directrice de Cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, lors de la célébration hier en différé de la Journée internationale de la biodiversité. Cette célébration a réuni à la direction générale des Eaux, Forêts et Chasse, toutes les parties prenantes, c’est-à-dire les scientifiques, acteurs de la société civile, cadres des Eaux, Forêts et Chasse, tradi thérapeutes, usagers des ressources naturelles, et cadres du Mcvdd. En effet, le dernier rapport d’évaluation de la biodiversité faite par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes) a révélé un dangereux déclin de la nature. C’est l’évaluation la plus exhaustive qui a dénombré un million d’espèces menacées d'extinction. Le Bénin ne fait pas d’ailleurs exception à ce phénomène. Le 6e Rapport national sur l’état de la biodiversité révèle aussi que des centaines d’espèces sont menacées de disparition. Ainsi, pour le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, il s’agira pour les acteurs de prendre conscience de cette situation et du rôle qu’ils ont à jouer. Le thème de la 29e édition de la Journée internationale de la biodiversité : « Bâtir un avenir commun à toutes les formes de vie », en dit long. « Chacun doit se sentir concerné par la question de la biodiversité et contribuer efficacement à sa préservation», a souligné le conservateur principal, Rémi Hêfoumè. De son côté, l’État multiplie les efforts pour faire face aux défis. En plus du dispositif institutionnel existant, le Bénin vient de se doter d’une brigade spéciale des écosystèmes marins et côtiers ainsi qu’une aire marine protégée pour couvrir tout le littoral. Un accent est mis sur le partenariat public privé pour la gestion des parcs nationaux avec l’implication de plus en plus étroite de la société civile, des tradi thérapeutes et usagers des ressources endogènes dans les actions de préservation. De nombreuses autres activités sont prévues dans le cadre de la célébration de cette journée. « Elles visent à éveiller davantage la conscience de l’auditoire sur les menaces auxquelles sont exposés les êtres vivants, y compris l’Homme et les moyens d’y faire face efficacement », a fait savoir le conservateur principal Rémi Hêfoumè. Une séance de formation des acteurs politiques, scientifiques, et de la société civile est prévue ce jour, mercredi 25 mai 2022 sur l’outil Bioland.   Environnement 25 mai 2022


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