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Nouvelles

Cadre légal sur l’économie numérique en Afrique de l’Ouest : Les acteurs échangent sur un avant-projet de règlement
Cotonou a abrité, les 17 et 19 mai derniers, l’atelier de consultation nationale des acteurs sur l’avant-projet de règlement relatif au secteur de l’économie numérique en Afrique de l’Ouest. Réunissant tous les acteurs du secteur de l’économie numérique aussi bien du public que du privé, cet atelier de consultation nationale se tient après ceux du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ayant pour objectifs de recueillir les contributions (commentaires, observations et amendements) de toutes les parties intéressées et de transmettre à la commission le rapport de l’atelier présentant les amendements et les observations du Bénin, il est organisé sur recommandation des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et constitue une étape importante dans le processus d’adoption du projet de règlement. Dans le but d’harmoniser les règles relatives aux communications électroniques, la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine a procédé à l’élaboration d’un nouveau cadre législatif et réglementaire devant régir le secteur de l’économie numérique en Afrique de l'Ouest. Rappelons que cette étude réalisée conjointement avec la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a été financée par l’Union européenne et validée en décembre 2020 lors d’un atelier régional à Lomé. Isidore GOZO Société 24 mai 2022


Lutte contre la fracture numérique : Des progrès significatifs réalisés par le gouvernement
Les investissements du gouvernement dans le secteur numérique et ses efforts pour réduire la fracture numérique ont été passés au peigne fin par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, lors de la célébration de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information. De l’accès aux services numériques à travers le portail des services publics, au paiement électronique des pensions, en passant par le déploiement de fibre optique, elle a réaffirmé la vision du gouvernement pour l’inclusion des personnes âgées. A travers son message, lors de la célébration de l’édition 2022 de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a passé au scanner les progrès significatifs enregistrés par le gouvernement du président Patrice Talon en matière de transformation numérique du Bénin. Elle a également évoqué la poursuite des réflexions pour la réduction de la fracture numérique dans un monde aujourd’hui marqué par la crise sanitaire de la Covid-19 et une succession de crises géopolitiques. « Aujourd’hui, grâce au Portail national des services publics, « service-public.bj », sans se déplacer, les populations peuvent accéder à des informations complètes sur plus de 796 services répertoriés, 139 services dématérialisés », a-t-elle indiqué. Selon elle, le gouvernement de la République du Bénin a pris des dispositions pour soulager les peines des personnes âgées, notamment les agents de l’Etat admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Le paiement électronique des pensions est désormais une réalité. Se focalisant sur le thème autour duquel l’Union internationale des Télécommunications (Uit) a mobilisé l’ensemble de ses Etats membres lors de cette journée : «Les technologies numériques au service des personnes âgées et d’un vieillissement en bonne santé», elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement du président Patrice Talon à investir dans le secteur du numérique pour améliorer la vie des personnes âgées, de leurs familles et de leur entourage. « Depuis 2017, toutes les pensions de montant supérieur ou égal à 50 000 F Cfa sont payées systématiquement par virement bancaire (Banques, Ccp, et Fececam). Les pensions de moins de 50 000 F Cfa, sont, quant à elles, payées par Mobile Money », a-t-elle poursuivi. A l’en croire, ces réformes ont eu comme impact l’amélioration des conditions de vie de ces agents ayant servi leur pays des années durant mais qui étaient obligés de subir des tracasseries administratives jusqu’au soir de leur vie pour percevoir leurs pensions de retraite. Le déploiement de l’internet haut débit et très haut débit qui s’est accru, ces dernières années, avec notamment, la construction de plus de 2 000 km de fibre optique sur le territoire national, la construction et la mise en service de 43 Points numériques communautaires (Pnc) sont entre autres des réalisations ayant permis le rapprochement du haut débit de milliers de Béninois. Société 24 mai 2022


Endométriose : Les vraies faces d’une ennemie silencieuse
Encore ignorée de bon nombre de gens dans la société, l’endométriose est une maladie à risque pour ses victimes. Elle met en jeu la vie de la femme qui en souffre au regard de ses manifestations et conséquences. Elle n’est pas encore connue de tous, mais elle brise la vie de plusieurs femmes en sourdine ici et ailleurs. Les victimes de l’endométriose, les pays en comptent de plus en plus. «Dix femmes en âge de procréer sur cent, (soit près de deux cents millions) en souffrent dans le monde », révèle le professeur Justin Dénakpo, chef de la Clinique universitaire de gynécologie obstétrique de Cotonou (Cugo). Maladie gynécologique causée par la présence de cellules de l’endomètre en dehors de l’utérus, l’endométriose touche les femmes en âge de procréer, c’est-à-dire à l’apparition effective des règles (puberté) et à leur disparition définitive (ménopause). Le Bénin ne dispose pas encore de données fiables concernant la maladie au niveau de la population en général. Toutefois, l’endométriose est une pathologie qui est de plus en plus prise en charge dans les formations sanitaires de la place, notamment à la Cugo au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga à Cotonou. Ses symptômes les plus courants sont les douleurs et des règles irrégulières. L’endométriose ne fait aucun cadeau à ses victimes. « La patiente est programmée pour souffrir à une période de son cycle. Lorsque la maladie évolue, les douleurs deviennent permanentes et insupportables. Sans oublier la diminution de la qualité de vie liée aux douleurs aiguës, à la fatigue, à la dépression, à l’angoisse, à la lassitude, à la faible estime de soi, et à l’infertilité. L’endométriose peut faire gonfler le ventre d’une femme pendant ses menstrues. Dans d’autres cas, elle peut créer l’insuffisance rénale », détaille prof. Justin Dénakpo. Les douleurs sont caractéristiques de l’endométriose. Innocentia Alladagbé, présidente de l’Ong EndoEspoir, en sait beaucoup. Elle est encore la proie de cette maladie. Son émotion intacte dans la voix en cet après-midi du lundi 28 mars 2022 trahit la douleur qui la ronge au fond d’elle. « 10 à 20 % environ des femmes en âge de procréer sont sujettes à l’endométriose. Près de la moitié de celles qui se plaignent de douleurs récurrentes dans le bas-ventre en sont des victimes. Dans cette catégorie, certaines n’auront jamais d’enfants, d’autres peuvent subir des complications pouvant conduire à la mort», révèle-t-elle. Elle s’attarde sur le calvaire des victimes : « L’endométriose cause d’énormes douleurs. Elle affecte aussi la santé psychique de la victime qui, sans une prise en charge radicale, a parfois l’impression de perdre la raison au point d’avoir envie de se donner la mort afin d’abréger ses souffrances ». Douleurs pelviennes chroniques L’endométriose se manifeste par des douleurs pelviennes chroniques. Sur la question, le professeur Justin Dénakpo développe une longue liste de notions scientifiques. Il évoque notamment des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie profonde), des difficultés pour uriner (dysurie), la présence de sang dans les urines (hématurie). Il y a également des signes digestifs, notamment des douleurs lors de la défécation et du sang dans les selles ou encore des saignements anormaux, des règles trop abondantes ou prolongées avec leurs corollaires comme l’anémie, la fatigue, les écoulements de sang par le nombril pendant les menstrues (l’endométriose du nombril). On note également les selles lors des menstrues, les douleurs cycliques et permanentes lors des règles (l’endométriose du rectum), l’urine trop fréquente en petite quantité avec du sang, des douleurs thoraciques exacerbées au moment des règles avec des difficultés respiratoires (endométriose pulmonaire), la dégradation des trompes, les difficultés à avoir une grossesse. Les facteurs de risque sont énormes et prennent notamment en compte les facteurs génétiques. La maladie est transmissible de mère en fille, par les cycles menstruels, l’arrivée précoce des premières règles, l’infertilité, les anomalies de l’appareil génital, la consommation de la viande rouge, la baisse de l’immunité. Contrairement à ces facteurs de risque, il existe quelques éléments protecteurs susceptibles de renforcer l’état de santé des victimes tels que l’allaitement maternel, la consommation de fruits et de légumes verts. Mais au-delà de ces conseils nutritionnels, la lutte contre l’endométriose doit être acharnée pour sauver des générations. « Au-delà du nombre de personnes touchées, c’est également une maladie grave de par les douleurs qu’elle inflige aux patientes. Ces douleurs sont invalidantes chez 70 % des patientes atteintes de l’endométriose symptomatique», renseigne le chef de la Cugo. Le sexe, une torture Les répercussions psychologiques et sociales ne sont pas moins considérables. « Elles sont marquées par l’absentéisme à l’école et au travail, la baisse de rendement scolaire et la baisse de productivité au travail, l’impact sur la vie sexuelle qui amène la femme à éviter les rapports sexuels », poursuit-il. Ce que confirment des spécialistes selon qui, le sexe n’est pas toujours une partie de plaisir pour la femme souffrant de l’endométriose. Elle peut ressentir des douleurs pendant ou après les rapports sexuels. Cette situation l’amène à avoir la phobie et le dégoût des rapports sexuels. L’endométriose peut également mettre en jeu la vie de la femme qui en souffre, notamment dans sa forme dite de l’endométriose profonde. « Ce sont aussi les règles trop abondantes et des répercussions sur la capacité de la femme à avoir une grossesse», explique le chef de la Cugo. Dans certains cas, ces complications peuvent être redoutables. Elles peuvent toucher les poumons, le cœur, les reins et provoquer le cancer de l’ovaire. Le professeur Justin Dénakpo redoute également son caractère sournois, car elle sait dribbler. « L’endométriose sait tromper les praticiens et ces derniers aussi en ont une mauvaise connaissance », se désole-t-il. Sauf que dans le cas d’espèce, tous les signes ne trompent pas. Certains indiquent bien des pistes. Les douleurs atroces pendant les menstrues en sont une. Pour le chef de la Cugo, ces douleurs peuvent évoquer une pathologie concernant l’endométriose. Dans ce cas, elles sont vives, intenses. « Ces douleurs peuvent être progressives ou s’aggraver dans le temps au fur et à mesure que la maladie évolue. Elles peuvent devenir permanentes et s’aggraver par les changements de position. Elles sont plurielles », soutient le professeur Justin Dénakpo qui dévoile que les autres formes de la maladie sont l’endométriose cutanée, l’endométriose cardiaque, l’endométriose des yeux…. Une lueur d’espoir apparaît tout de même au bout du traitement. Aussi redoutable qu’elle soit, l’endométriose n’entraîne pas systématiquement la mort. « Les lésions de la maladie se propagent comme les métastases d’un cancer. L’endométriose est donc douloureuse comme un cancer dont on ne meurt heureusement pas », rassure-t-il. Traitement difficile Pour autant, son traitement n’est pas aisé. C’est une maladie difficile à traiter. « Le vrai traitement, c’est la suppression des ovaires. Ce sont les ovaires qui alimentent la maladie, et il faut castrer la victime. Mais c’est souvent difficile lorsqu’elle n’as pas encore connu la maternité », avertit-il. Dans ces conditions, interviennent la prise de médicaments, le soutien psychologique, les traitements chirurgicaux dont le type d’intervention de la chirurgie est fonction de la localisation de la maladie. Innocentia Alladagbé, prési-dente de l’Ong EndoEspoir, en sait beaucoup du traitement. Selon elle, le palliatif définitif à ces douleurs réside dans la décision la plus difficile que puisse prendre une femme, surtout quand elle n’a pas encore connu la joie de la maternité. Cette solution, « c’est de créer la ménopause de façon artificielle et anticipée, soit par des moyens médicamenteux, soit plus radicalement, en supprimant les ovaires à l’occasion d’une opération chirurgicale », explique-t-elle. A ces traitements, le professeur Justin Dénakpo ajoute la coopération médicale assistée pour améliorer la fertilité, la médecine alternative et la médecine traditionnelle. Des traitements hormonaux. Il s’agit de mettre les ovaires au repos afin qu’ils cessent d’alimenter la maladie. L’utilisation des antidouleurs compte aussi pour soulager les patientes. Ces médicaments sont utilisés par paliers. « Le palier 1 est utilisé pour les formes modérées de la maladie. Lorsque la maladie s’installe correctement, il existe des antidouleurs des paliers 2 et 3. Le palier 3 est utilisé pour traiter les douleurs liées au cancer, indique le chef de la Cugo. Prise de médicaments et divers traitements médicaux pour soulager les douleurs certes, mais l’endométriose n’a pas non plus pour vocation de s’éterniser dans la vie des victimes. Selon certains spécialistes, ses symptômes devraient cesser à l’arrêt des règles, donc à la ménopause, car les douleurs proviennent de la desquamation de l’endomètre. Ce soulagement est observé chez la majorité des femmes lors de la ménopause qui s’accompagne d’une disparition progressive des symptômes. Un soulagement définitif au bout de plusieurs années de tortures. La prévention vaut donc la peine. Actualités 24 mai 2022


Commission mixte du Parlement de la Cedeao : le Bénin fait sensation à la réunion délocalisée de Lomé
Le Bénin à travers le député Bida Nouhoum et le professeur titulaire de Droit Ibrahim Salami, a fait bonne figure à la réunion délocalisée de la commission mixte du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui s’est déroulée du 16 au 20 mai dernier, à Lomé au Togo. Les modalités de mise en œuvre pratique des articles 9 et 11 de l’Acte additionnel du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) relatifs à l’examen des rapports d’audit de la Communauté étaient au cœur de la réunion délocalisée des députés membres de la commission mixte : « Comptes publics, Administration, Finances et Budget, Politiques macroéconomiques et Recherche économique, Commerce, Douane et Libre circulation » du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui s’est tenue du 16 au 20 mai dernier, à Lomé au Togo. Le Bénin a fait forte sensation à cette rencontre parlementaire sous-régionale qui a mobilisé quinze pays ouest- africains. En effet, en dehors du député Bida Nouhoum qui était au présidium en sa qualité de co-président de la Commission mixte, la communication phare de cette importante réunion délocalisée a été assurée par le Béninois Ibrahim Salami, professeur titulaire de Droit public. Cette communication a permis aux participants de réfléchir sur la mise en œuvre des prérogatives que leur confèrent les nouveaux textes de la commission à travers les deux dispositions. « Ces articles font obligation à toutes les institutions de la Communauté, notamment la Commission de la Cedeao, l’exécutif de la Cedeao, même au-delà, la Haute cour de Justice de la Cedeao, d’envoyer leur rapport d’audit au Parlement pour rendre compte aux parlementaires de ce qui a été fait », précise Bida Nouhoum. Selon lui, depuis huit ans, ces prérogatives ont été confiées au Parlement de la Communauté, mais rien n’a été fait en la matière. « C’est la première fois que le Parlement engage une véritable étude sur les voies et moyens de mise en œuvre de ces deux articles », explique le député béninois et coprésident de la commission mixte. « A la date d’aujourd’hui, rien n’a été fait depuis le 17 décembre 2016 à Abudja au Nigeria où les chefs d’Etat et de gouvernements ont bien voulu procéder au renforcement des compétences du Parlement de la Cedeao en lui confiant le mandat de se prononcer sur les rapports d’audit des différentes institutions de la communauté », poursuit-il.   Un nouveau départ Pour le coprésident de la commission mixte, la bonne gouvernance exige des institutions crédibles et dignes de confiance, fondées sur les principes de transparence et de redevabilité en ce qui concerne notamment l’exécution des programmes et projets de la Cedeao. La notion de redevabilité, estime Bida Nouhoum, va au-delà de la simple responsabilité dans la réalisation d’une tâche ou dans la prestation d’un service. Elle signifie également l’obligation de rendre des comptes si un service n’est pas fourni dans les délais et de manière efficace au point de devenir un fardeau. « L’audit fait partie du système permanent de contrôle et d’évaluation dans les grandes organisations. La volonté de transparence dans la gestion des institutions de la Cedeao est concrétisée par la création récente du Bureau de l’auditeur général qui est une institution indépendante des autres institutions de la Cedeao», détaille le député béninois. La communication assurée par l’expert Ibrahim Salami a eu le mérite de plonger les parlementaires dans le fond du sujet relatif aux deux articles avant les délibérations sur « la Lettre d’audit au management, au titre de l’exercice 2020 et le règlement financier et manuel de procédures comptables de la Cedeao». L’accent a été mis sur l’importance de l’intervention des parlementaires dans le processus de contrôle et de promotion de la transparence dans l’utilisation des ressources de la Communauté. Les travaux ont été ouverts par Maïmounatou Ibrahima, deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale togolaise. Actualités 23 mai 2022


Candidature au poste de Secrétaire général du Cames : les regards tournés vers Kinshasa
Cette semaine aura lieu l’élection du Secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (Cames), en marge du Conseil des ministres de l’institution qui se tient du 23 au 27 mai 2022 à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Tout près du but. Cette semaine, les candidats au poste de Secrétaire général du Cames, dont Prof. Christine Ouinsavi du Bénin, seront enfin délivrés. L’élu sera connu en marge de la 39e session du Conseil des ministres de cette institution qui s’ouvre, ce jour à Kinshasa en République démocratique du Congo. « La 39e session du Conseil des ministres du Cames servira de cadre à l’élection du prochain Secrétaire général du Cames ainsi que celle des directeurs des programmes chargés des Comités Consultatifs Inter-africains (Cci), des Concours d’Agrégation et de l’Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa/Cames), d’une part, et de l’Assurance Qualité, de la reconnaissance et de l’équivalence des diplômes (Pred), et des Programmes thématiques de recherche du Cames (Ptrc) , d’autre part », a annoncé l’institution. En effet, suite au décès en fonction du Pr Bertrand Mbatchi, le Prof. Abou Napon, directeur des programmes chargé des Comités Consultants Inter-africains (CCI), des Concours d’agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du Cames, a été nommé au poste de secrétaire général par intérim du Cames, le 27 septembre 2021. Pour le compte de cette élection, le candidat désigné prendra service le 3 janvier 2023. Les Béninois attendent de voir Christine Ouinsavi, professeur titulaire de Sylviculture et de Biologie forestière, enseignant-chercheur à l'Université de Parakou et ancienne ministre du Commerce, occuper ce poste stratégique. Une offensive diplomatique a été menée à cet effet par le Bénin sous l’égide de Mariam Chabi Talata, vice-présidente de la République, pour garantir plus de chance à cette candidature. Cette mission de haut niveau s’est rendue dans de nombreux pays dont la Centrafrique, le Sénégal, le Niger et le Cameroun. A chacune de ces occasions, la vice-présidente du Bénin a plaidé la cause de la candidature béninoise et sollicité le soutien de ces pays. Des discussions de l’ombre, il y a en eu certainement pour porter la vision du Bénin. Et les fruits de ces efforts seront connus au cours de la semaine, lors de la 39e session du Conseil des ministres du Cames à laquelle 16 délégations sont attendues.   Au-delà de l’élection Composé des 19 ministres des pays membres, le Conseil des ministres est la plus haute instance du Cames. Il est actuellement présidé par Adama Diawara, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la Côte d’Ivoire. Ce pays également candidat au poste de Sg/Cames propose Souleymane Konaté, Professeur Titulaire du Cames en Écologie. Siègent aussi au Conseil des ministres, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, Madagascar, le Mali, le Niger, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Sénégal, le Tchad, le Togo et bien évidemment le Bénin. Cette session du conseil des ministres sera aussi l’occasion pour le Secrétariat général sortant du Cames de présenter, entre autres, son bilan d’activités 2021. Les résultats de l’évaluation externe du Plan stratégique de développement du Cames seront également présentés au Conseil, pour aider à bâtir une institution forte répondant davantage aux aspirations de ses parties prenantes. La réunion du Comité des experts se tiendra les 23 et 24 mai 2022, pour statuer sur tous les points inscrits à son ordre du jour et proposer son rapport, assorti des projets de décisions et de recommandations, au Conseil des ministres. La réunion du Conseil de l’Ordre international des palmes académiques du Cames est prévue dans l’après-midi du mercredi 25 mai 2022. La cérémonie solennelle d’ouverture des travaux du Conseil des ministres interviendra jeudi 26 mai 2022. Le huis clos du Conseil des ministres se tiendra par la suite pour examiner le compte rendu des travaux des experts, les projets de résolutions et motions du Comité des experts, les projets de résolutions du Conseil de l’Ordre et enfin le compte rendu de la Commission d’éthique et de déontologie. Actualités 23 mai 2022


Mercato : Kylian Mbappé au Psg jusqu’en 2025
Alors que beaucoup l’annonçaient au Real Madrid, Kylian Mbappé a pris tout le monde à contrepied. L’International français a choisi de poursuivre sa carrière en France sous les couleurs du Paris saint Germain. Ses fans ont été informés avant le coup d’envoi du match entre Paris et Metz, samedi 21 mai dernier, dans le cadre de la 38e journée de la Ligue 1. Devant le public du Parc des Princes, Nasser al-Khelaïfi a pris la parole pour annoncer la prolongation pour trois saisons du contrat du Bondynois avec le Psg. « J’ai une très bonne nouvelle : Kylian Mbappé va rester jusqu’en 2025! Il va continuer avec nous pour écrire la grande histoire du Psg», a lâché le président du Psg sous les chants des supporters en joie. Sports 23 mai 2022


Echanges gouvernement-promoteurs d’hôtels : Les obligations minimales à la connectivité à l’ordre du jour
Les ministres Jean Michel Abimbola du Tourisme, de la Culture et des Arts et Aurélie Adam Soulé Zoumarou du Numérique et de la Digitalisation, ont échangé, vendredi 20 mai dernier à Cotonou, avec les promoteurs d’hôtels et lieux d’hébergement sur la connectivité de leurs établissements. L’objectif est de permettre à ces professionnels de l’hôtellerie de disposer d’une connexion internet performante afin d’offrir à leurs hôtes un séjour confortable. La connectivité au niveau des établissements hôteliers proccupe le gouvernement. Au cours d’une rencontre, vendredi 20 mai dernier à Cotonou, Jean Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation ont échangé avec les managers d’hôtels et lieux d’hébergement touristique sur la question.A cette occasion, Faïzath Kora, directrice du développement du tourisme, a salué la mobilisation des acteurs lors de cette séance dont l’objectif est de leur permettre de disposer d’une connexion internet performante afin d’offrir à leurs hôtes un séjour confortable.Pour Aurélie Adam Soulé Zoumarou, l'accès à internet est impératif dans les établissements d'hébergement. « La connectivité est aussi bien importante que l’eau et l’électricité dans vos établissements d'hébergement touristique », a-t-elle fait remarquer. Selon elle, l’accès à internet constitue non seulement un atout pour l'amélioration de la communication mais aussi un outil de compétitivité. « C'est un instrument qui contribue à la productivité de vos établissements», a-t-elle souligné. Rappelant les investissements du gouvernement actuel dans les infrastructures de qualité, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a rassuré ces managers d’hôtels de l’existence sur place de Fournisseurs d’accès Internet (Fai) capables de les aider à respecter les obligations minimales à la connectivité dans leurs établissements. «Nous avons des Fai qui sont capables de vous offrir des services intéressants et à coûts abordables », a-t-elle martelé. Pour sa part, Jean Michel Abimbola a réaffirmé la détermination du gouvernement à donner un nouveau visage au tourisme béninois. A l’en croire, le secteur du tourisme ne saurait rester en marge de la transformation digitale en cours au Bénin. « Cette transformation digitale a créé des mutations dans tous les domaines d’activités dans le pays », a-t-il souligné. Connexion de qualité pour attirer les touristes ! Conscient de la nécessité de cette réforme, il pense qu’elle va permettre aux professionnels du tourisme de tirer meilleur profit des investissements du gouvernement dans les infrastructures numériques. Pour le ministre chargé du tourisme, le gouvernement se prépare à investir, dans les années à venir, plus de 700 milliards Fcfa dans le tourisme et il serait bon que les hôtels disposent d'une connexion internet de qualité pour attirer les touristes. Avant l’élaboration d’un référentiel Hss dans les établissements d’hébergement touristique et de restauration avec le soutien de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt), Jean Michel Abimbola s’engage à travailler en synergie avec sa collègue du Numérique afin que les promoteurs d’hôtels puissent offrir des prestations qui répondent aux normes et standards de digitalisation à leurs clients. Après la présentation des obligations minimales relatives à la connectivité dans les hôtels et lieux d'hébergement en République du Bénin par Geoffroy Bonou, directeur du Numérique, les professionnels de l'hôtellerie ont apprécié la volonté politique du gouvernement d’améliorer le secteur touristique. Ils ont saisi l’occasion pour présenter des doléances relatives au coût et à la qualité des prestations des Fai. « Je voudrais féliciter le gouvernement pour ses investissements au profit de notre secteur mais il faut une tarification spéciale pour les hôtels », a proposé Mouinou Dine Bouraïma, promoteur d’un hôtel à Cotonou. Comme lui, Albin Fêliho, président de la Confédération nationale des Employeurs du Bénin, pense que tous les promoteurs doivent adhérer à cette réforme. «L'internet est un puissant outil de travail qui s'impose plus à nous qu’à notre clientèle », a-t-il fait savoir. Actualités 23 mai 2022


Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique d’Ifc : « Un nouveau partenariat s’ouvre avec le Bénin pour booster les Pme »
Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique de la Société financière inter-nationale (Ifc) a conduit, il y a quelques jours à Cotonou, une délégation de haut niveau composée de directeurs d’Ifc en Afrique, pour la tenue d’un atelier de renforcement du secteur privé dénommé « Ifc Day ». Dans cet entretien, il revient sur les objectifs de cette rencontre avec le gouvernement et les chefs d’entreprises du secteur privé et décline les axes de la nouvelle coopération qui s’ouvre entre le Bénin et cette structure du Groupe de la Banque mondiale. La Nation : Qu’est-ce qui justifie l’initiative de l’événement « Ifc Day » que la Société financière internationale a organisé, vendredi 13 mai dernier, à Cotonou ? Sérgio Pimenta : Le choix du Bénin, pour ce tout premier Ifc Day, est une preuve de l’importance stratégique du Bénin pour la Société financière internationale (Ifc). L’idée derrière cette initiative est d’engager une discussion approfondie et concrète avec le gouvernement et les entreprises du secteur privé afin d’aligner la stratégie d’Ifc sur la vision de développement du pays et les besoins du secteur privé. Ces échanges ouvrent la voie à une collaboration encore plus étroite entre Ifc et le gouvernement du Bénin pour booster l’économie béninoise à travers le développement de ses entreprises. Comme vous le savez, Ifc est la plus grande institution de développement axé sur le secteur privé dans les marchés émergents. Membre du Groupe de la Banque mondiale, nous travaillons dans plus de 100 pays dans le monde pour fournir des financements et des services-conseils afin de contribuer au développement du secteur privé. La pandémie de Covid-19 et les nouvelles incertitudes mondiales ont donné un caractère encore plus urgent à notre mission.   Que peut-on retenir des échanges ? Les discussions ont porté sur la stratégie et la proposition de valeur d’Ifc au Bénin, le Programme d’action du gouvernement (Pag II, 2021-2026) et le renforcement des secteurs prioritaires pour le développement économique du pays, notamment l’agro-industrie, le logement et les services financiers numériques. Nous avons échangé sur la manière dont l’institution déploie des investissements et des services-conseils pour stimuler la croissance et favoriser la création d’emplois et d’opportunités en Afrique. Le Bénin a déployé des efforts admirables pour faire face à la crise sanitaire et à ses retombées économiques. Avec une croissance de 6,6 % en 2021, et des prévisions tablant sur 6 % en moyenne sur la période 2022-24, le pays est en train de jeter les bases d’une croissance durable. Mais de nouveaux défis se profilent à l’horizon, surtout avec le conflit en Ukraine dont les répercussions exercent de nouvelles pressions sur l’économie mondiale.   Que préconise Ifc dans un tel contexte ? Il est urgent pour le Bénin de renforcer sa résilience aux chocs extérieurs, en mettant en place les conditions favorisant le développement d’un secteur privé fort, dynamique et créateur d’emploi. C’est ce que prévoit, très justement, le Programme d’action du gouvernement. IFC est engagée à soutenir ce programme et cette dynamique en intensifiant ses investissements et ses services-conseils. Pour cela, nous travaillons sur un certain nombre de projets dans des secteurs clés pour l’économie béninoise, notamment l’agroalimentaire, le tourisme, les infrastructures et les marchés financiers. Pour discuter de ces projets, je suis venu avec une délégation de haut niveau. Celle-ci comprend : Aliou Maïga, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et centrale ; Manuel Reyes-Retana, directeur régional pour les institutions financières ; Linda Munyengeterwa, directrice régionale pour les infrastructures ; Samuel Dzotefe, directeur régional par intérim pour l’industrie manufacturière, l’agroalimentaire et les services. Je suis également accompagné d’Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale au Bénin. Ces projets visent notamment à tirer parti des opportunités offertes par la révolution numérique, dont l’importance a été encore mise en lumière par la pandémie, et les partenariats public-privé. Ils mettent aussi l’accent sur les groupes sous-représentés, en particulier les micros petites et moyennes entreprises (Mpme) détenues par des femmes et les jeunes. Les discussions avec les représentants du gouvernement et du secteur privé dans le cadre d’Ifc Day, ont été fructueuses et ouvrent la voie à un nouveau partenariat entre Ifc et le Bénin. Et j’attends des résultats concrets qui déboucheront sur un plan d’action précis.   Pour soutenir l’économie béninoise, Ifc a mis en place des lignes de partage de risques avec des banques locales. Ce dispositif a-t-il véritablement favorisé l’accès des petites et moyennes entreprises au financement ? Effectivement, nous avons mis en place deux lignes de financement des Pme à travers deux institutions bancaires de la place. Je suis content de voir qu’aujourd’hui ces deux banques ont fait, grâce au soutien d’Ifc, à peu près 800 prêts pour un montant total de plus de 30 milliards de F Cfa et ont donc touché de nombreuses entreprises locales dans leurs efforts d’investissements et d’opérations. C’est particulièrement important à une période où la pandémie a rendu l’accès au financement plus difficile pour les entreprises qui ont connu un ralentissement de leurs activités. Les résultats sont très positifs et nous sommes en train de finaliser deux autres lignes, cette fois-ci, de taille plus grande : les deux lignes feront probablement 30 millions de dollars (soit environ 18 milliards FCfa) au profit du Bénin, du Togo et de la Côte d’Ivoire. Avec cela, nous comptons augmenter fortement le nombre de PME bénéficiaires de financement.   Outre les lignes de crédit, IFC apporte une assistance technique aux entreprises. Quel bilan peut-on en faire à ce jour ? En termes de réalisations notables, nous avons soutenu en 2009 le processus de partenariat public-privé pour le port de Cotonou, qui a permis de mobiliser 250 millions de dollars d’investissement et de créer 450 emplois directs. Dans les lignes de crédit dont je parlais plus tôt, il y avait également une composante consacrée au secteur du tourisme qui a été fortement impacté par la pandémie. Cela a permis d’amortir les chocs et d’aider à maintenir et créer de la valeur tout au long de la chaîne du tourisme. Avec la nomination de notre premier responsable pays, M. Cyndo Obre, nous entendons renforcer notre présence et nos activités de services-conseils sur le terrain.   Comment Ifc entend-elle contribuer à la mise en œuvre du nouveau Pag ? Pendant la période de la pandémie, il était surtout question de la préservation des emplois, du maintien de la stabilité macroéconomique, à travers un niveau d’activité qui permet, au sortir de la pandémie, de reprendre une croissance inclusive. C’est sur cela que nous travaillons aujourd’hui. Nous regardons un à un les projets du gouvernement et du secteur privé qui pourraient bénéficier du soutien d’Ifc en termes de mobilisation de financements ou d’assistance technique. Dans les grands axes du programme gouvernemental, je vois la possibilité qu’Ifc augmente fortement ses opérations, notamment dans la mise en place des infrastructures de développement économique, la transformation des produits agricoles sur place, la modernisation de l’industrie textile, le secteur touristique qui recèle un gros potentiel pour le Bénin, l’inclusion financière et le développement des Pme.   Votre mot de la fin Notre présence ici, c’est un signal que nous voulons donner aux chefs d’entreprises du secteur privé et à tous ceux/celles qui sont intéressés par le Bénin, qu’il y a des opportunités à saisir, que nous sommes là pour les accompagner. Ils/Elles peuvent compter sur Ifc pour la réalisation de leurs projets qui permettront de créer plus de valeur et d’emplois. Economie 23 mai 2022


Plafonnement du prix de l’huile végétale : Les contrevenants subiront la rigueur de la loi
Au lendemain du plafonnement du prix de l’huile végétale raffinée, le directeur de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce appelle au respect de la décision. Laurent Akpo informe que des équipes de contrôle seront déployées sur le terrain et les contrevenants sanctionnés. La Nation : Le gouvernement vient de plafonner le prix de l’huile végétale. Quels sont les contours de cette décision ? Laurent Akpo : Face à la hausse des prix dont nous connaissons tous les raisons, le gouvernement a pris une série de mesures. Après la tournée, il est question de prendre en compte les constats que nous avons faits. C’est pourquoi, en urgence, nous avons dû recourir aux dispositions de la loi n°2016-25 du 4 novembre 2016 portant organisation de la concurrence en République du Bénin qui donne les moyens au gouvernement à travers le ministère en charge du Commerce de prendre des mesures temporaires pour contrer l’augmentation excessive des prix. Nous avons examiné les produits dont les prix pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat des populations, notamment l’huile végétale. Nous avons donc dû recourir à ces dispositions pour plafonner le prix à 1 300F au regard de la situation où le plus grand exportateur d’huile au monde vient d’interdire les exportations. Et connaissant effectivement la pratique spéculative de ces prix sur le marché, il était important d’anticiper pour soulager nos populations. Nous pouvons vous assurer que nous avons été dans une démarche participative malgré l’urgence. Nous avons discuté avec tous les acteurs de la chaîne pour nous assurer du prix qui, non seulement serait soutenable pour nos populations mais aussi garantirait l’approvisionnement régulier de notre marché.   Fixer le prix est une chose. Sa mise en application en est une autre. Quels sont les mécanismes mis en place pour le respect du prix fixé ? C’est une disposition de la loi qui prévoit des sanctions. Nos équipes seront dépêchées sur le terrain et les contrevenants à cette disposition subiront la rigueur de la loi. D’ici les jours à venir, vous verrez des équipes sur le terrain pour un contrôle minutieux de l’application de ce prix qui permet à tous les acteurs sur toute la chaîne de faire leur marge.   En dehors de l’huile, qu’en est-il des autres produits? Vous connaissez la méthode de ce gouvernement qui ne prend pas des décisions dans la précipitation. Il y a urgence mais il y a aussi la nécessité de rendre les produits disponibles. Nous sommes dans une situation où l’on parle actuellement du prix trop élevé des produits mais si l’on ne prend pas les dispositions, demain, on ne parlera plus des prix mais de la disponibilité. Cela nous contraint à une démarche inclusive qui nous conduit à discuter avec les producteurs, les distributeurs et tous les autres acteurs de la chaîne. Ces discussions ont déjà abouti avec les acteurs de l’huile végétale. C’est pourquoi, une décision a été prise. Les démarches sont en cours avec les autres filières pour également la prise de nouvelles décisions qui vont permettre de stabiliser le prix et le rendre soutenable aux populations tout en s’assurant de la disponibilité sur le marché.   Pourrait-on s’attendre à une nouvelle modification selon l’évolution de la situation ? Notre souhait est qu’avant l’expiration de cette période de trois mois, les prix soient revus à la baisse. On espère que l’évolution de la situation sera favorable à un dégel pour que l’huile coûte moins cher. Mais il faut préciser que c’est un plafonnement. Il est possible donc que sur le marché les prix soient en dessous de 1300F; sauf qu’ils ne peuvent pas dépasser ce montant.   Un appel aux populations ? Le constat amer est que certains concitoyens rendent la situation déjà pénible, encore plus difficile aux populations à travers la spéculation. Il n’est pas acceptable que le prix de l’huile végétale soit autour de 1 500 F en ce moment. Les acteurs eux-mêmes le reconnaissent. Nous sommes dans une situation où nous avons besoin de la solidarité nationale pour accompagner les mesures prises par le gouvernement. Nous prions donc les concitoyens à respecter le prix plafonné. Les populations peuvent toujours appeler le numéro vert 133 pour signaler les contrevenants à cette décision. Actualités 23 mai 2022


Journée mondiale contre l’hypertension artérielle : Les cardiologues sensibilisent
A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’hypertension artérielle, la Société béninoise de cardiologie (Sbc) a tenu, mardi 17 mai dernier au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou (Cnhu-Hkm), une conférence de presse afin de sensibiliser à l’hypertension artérielle. Faire connaître l’hypertension artérielle aux populations. C’est l’objectif de la conférence de presse organisée, mardi 17 mai dernier, au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou (Cnhu-Hkm) par la Société béninoise de cardiologie (Sbc) en collaboration avec le ministère de la Santé. C’était à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’hypertension artérielle célébrée les 17 mai de chaque année. « Au Bénin, selon l’enquête Steps 2015, l’hypertension artérielle touche 27 % de la population. Cette fréquence atteint les 40 à 50 % dans le groupe des adultes de plus de 50, c’est-à-dire qu’au Bénin une personne sur deux âgées de 50 ans souffre d’hypertension artérielle», a expliqué le professeur Léopold Codjo H., chef service Cardiologie du Cnhu-Hkm et secrétaire général de la Sbc. Malheureusement, la plupart des personnes souffrant de ce mal ne le savent pas. Selon le professeur Léopold Codjo H., près de 70 % des personnes hypertendues vivant en Afrique ne sont pas diagnostiquées et parmi celles qui le sont, plus de  70 % ne sont pas traitées. Parmi celles traitées, plus de 70 % ne sont pas bien traitées. A en croire le cardiologue, cette situation serait due à la méconnaissance de cette maladie par la population et même par certains agents de santé. L’hypertension artérielle est pourtant connue comme l’une des premières causes de décès prématuré dans le monde. La présence d’une hypertension artérielle multiplie par 8 le risque de faire un accident vasculaire cérébral, par 7 le risque de faire une insuffisance cardiaque et par 6 le risque de faire une insuffisance rénale qui pourrait conduire à la dialyse, a fait savoir le professeur. Il qualifie ce mal de tueur silencieux et contre lequel il faut lutter. Il a tenu à préciser qu’elle ne se guérit pas. Elle est héréditaire. Le sel, l’une des causes principales de ce mal Selon docteur Murielle Hounkponou - Amoussou Guénou, cardiologue et représentante des Phu-Cardiologie, au Bénin la consommation moyenne par jour en sel est de 11 g alors que l’Organisation mondiale de la santé (Oms) recommande une consommation maximum de 5 g par jour. « En pratique quotidienne, on consomme beaucoup d’aliments riches en sel tels que le poisson séché très riche en sel, les bouillons, les charcuteries, la moutarde locale », a-t-elle fait remarquer. C’est d’ailleurs ce qui a motivé le choix du thème de l’édition 2022 de la Journée mondiale de lutte contre l’hypertension artérielle qui est intitulé : «Ton sel te tuera ». « La baisse de la consommation en sel peut réduire la mortalité mondiale de près de 2,5 millions de décès par an », a fait savoir la cardiologue Murielle Hounkponou - Amoussou Guénou. A l’en croire, l’un des principaux moyens de prévention de l’hypertension artérielle est la réduction de la consommation en sel. Elle préconise également la réduction de la consommation en sucre, en matières grasses, la pratique d’une activité physique quotidienne, la lutte contre la prise de poids, une alimentation équilibrée constituée de légumes et de fruits. Société 20 mai 2022


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