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Nouvelles

Forces armées béninoises : Les 25 ans de la promotion classe 95/2 célébrés
La promotion classe 95/2 des Forces armées béninoises commémore ses 25 ans de parcours. Une messe d’action de grâce a ouvert les festivités, ce jeudi 19 mai, au Camp Guézo à Cotonou. 20 mai 1997- 20 mai 2022. La promotion classe 95/2 des Forces armées béninoises rend grâce. 25 ans passés au service de la nation, et elle marque un arrêt pour se ressourcer. Au menu des festivités qui s’étalent sur trois jours, des cultes de reconnaissance à l’Eternel Dieu, des œuvres sociales, et un repas à partager. Ce jeudi 19 mai, au Camp Guézo à Cotonou, la messe d’action de grâce célébrée par l’aumônier de la garnison, le père Jacques Gnonhossou, lance les manifestations. Il s’ensuivra une prière à la Mosquée ainsi que des hommages aux divinités endogènes. La promotion classe 95/2 a également initié une séance de don de sang au profit des vies en détresse, une séance de dépistage du cancer de sein, du col de l’utérus et de la prostate. Dans la matinée de ce vendredi 20 mai, se déroule la marche du cœur sur une distance de 6 km. Et le partage de repas mettra un terme aux festivités samedi prochain. « Au départ, nous étions 251. Aujourd’hui, 21 ont rejoint le Père céleste. Il y en a qui sont restés sous le drapeau, c’est-à-dire dans l’Armée béninoise, d’autres sont partis pour d’autres missions. Nous avons en notre sein des personnalités à divers niveaux. Après 25 ans dans la vie, c’est une joie pour nous de rendre grâce à Dieu. Nous avons voulu placer les festivités sous la protection et la bénédiction divines. Prier pour nos frères d’armes défunts, nos familles, et tous ceux-là qui nous ont permis d’être absents tout le temps, et nous mettre résolument au service de la nation », a confié Florent Franck Essou. Au lancement des manifestations, le colonel Chimato Medeto a adressé aux heureux du jour, les mots d’encouragement et de félicitations du chef d’État-major général des armées, et formulé à leur endroit ses meilleurs vœux, tout le long du parcours au sein de l’armée, ainsi que dans la vie civile. « Ils ont eu un parcours très intéressant. J’étais partie manu militari pour leur encadrement, et je puis vous dire qu’ils ont suivi une rude formation. C’est après eux, des années plus tard, qu’il a été interdit de manœuvrer de la sorte les recrues. D’ailleurs, beaucoup parmi eux sont devenus des officiers. Ils m’émerveillent. Je leur souhaite de poursuivre dans cet élan. Certains sont déjà à la retraite. Qu’ils célèbrent 30 ans après la retraite… », a déclaré le Sergent Major (Sgm), Sophie Wanou. Le top est donc donné pour les festivités marquant le 25e anniversaire de la classe 95/2 des Forces armées béninoises, avec l’onction du Colonel Chimato Medeto, conseiller technique aux sports et loisirs du chef d’Etat-major général des armées, le Général de brigade Fructueux Gbaguidi. Société 20 mai 2022


Examens du Cqm de mai 2022 : 201 admis sur 219 candidats inscrits à Lokossa
Après la levée de la décision de suspension intervenue, en octobre 2021, les apprentis artisans sont revenus,    cette année, dans la course pour l’obtention du Certificat de qualification aux métiers (Cqm). A Lokossa, ils étaient 219 candidats inscrits pour l’examen du Cqm organisé, lundi 16 mai dernier. De cet effectif soumis aux phases théorique puis pratique de l’examen, 122 dames et 79 garçons soit 201 candidats ont donné satisfaction aux examinateurs. Ces admis pourront sous peu retirer leurs parchemins au niveau des services du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle qui a mobilisé ses cadres pour le déroulement de l’examen dans de bonnes conditions sur le plan départemental. Au terme des épreuves, Marcellin Dotou, président communal du collectif des artisans de Lokossa a exprimé sa satisfaction relativement aux diligences accomplies pour la tenue de l’examen par le ministre Kouaro Yves Chabi et le gouvernement qu’il a tenu à saluer pour avoir donné une suite favorable aux cris de détresse des artisans depuis la décision de suspension. L’effectif des candidats de Lokossa porte à 1271 le nombre des apprentis artisans inscrits à l’examen du Cqm, session de mai 2022 dans le Mono. Ceci, sur un total de 28 230 candidats enregistrés dans l’ensemble des douze départements du Bénin. Dans le Mono, ce sont 48 métiers qui étaient concernés par l’examen du Cqm. Les gros effectifs de candidats ont été enregistrés notamment dans la couture et la coiffure hommes et dames . Culture 20 mai 2022


« Welcome to Abrakadabraka » : Un spectacle de cirque parsemé de tours de magie
Une mise en scène riche en couleurs, en sonorités et bien plus encore en tours de magie ; avec un public visiblement épris ! Représenté, samedi 14 mai dernier à l’espace Le Centre sis à Lobozounkpa, le spectacle de cirque « Welcome to Abrakadabraka » a plongé petits et grands dans un univers époustouflant. Jeu de lumière, fond de musique et des tours de magie soigneusement mis en scène pour faire vivre au public un moment de magie. La représentation de « Welcome to Abrakadabraka » a plongé la foule dans un univers épatant. « Vous ne pouvez pas vivre à Abrakadabraka sans être magicien ! ». Cette précision donnée dès le début de la représentation introduit dans l’histoire d’un village où la magie vaut plus que l’or et toute autre richesse. La trame de ce spectacle tourne autour de l’histoire du roi Ayanema qui a décidé d’offrir la main de sa fille Nayelema, à la beauté déconcertante, à celui qui réalisera le plus grand tour de magie. Parmi les nombreux prétendants intéressés par le défi et qui firent chacun leurs tours de magie, trois ont attiré l’attention mais les trois avaient tous un handicap. Cossi était aveugle, Codjo était handicapé moteur et Comlan sourd. Vint l’étape finale en présence du roi Ayanema, de la reine et de la princesse Nayelema. Et c’est justement à cette étape que le spectacle «Welcome to Abrakadabraka» arbore ses couleurs. Le roi, la reine et la princesse sont choisis parmi le public et les voilà installés pour suivre la performance des trois prétendants finalistes. Manipulations spectaculaires de cartes ; tours de magie faisant d’abord disparaitre l’eau versée dans un journal plié et soudain la même eau est retournée du journal dans un verre ; un brin de sable dans une caisse vide et après un tour de magie, la caisse est pleine donnant l’assurance que la princesse ne manquera de rien… Cossi a donné du mieux pour séduire la princesse. C’est ensuite au tour de Codjo de s’illustrer. Le handicapé moteur a démontré qu’en dépit de sa difficulté à se déplacer, il a bien des atouts pour conquérir le cœur de la princesse : une feuille qui se transforme en billet de banque ; une plume en bonbons ; une statuette sous forme d’amulette en pigeon… A son tour, Comlan, le sourd, va présenter d’exceptionnels tours de magie qui ont visiblement conquis le public : un bâton qui devient une rose ; une boisson servie miraculeusement à distance ; deux nounours qui se transforment en lapins. A l’arrivée, la princesse est embarrassée. Elle est tellement impressionnée par les tours de magie qu’elle choisit les trois prétendants. Mais quel avenir pour un tel couple ? « Welcome to Abrakadabraka » ne donne pas le temps d’y répondre et ferme ses rideaux dans une salve d’acclamations de la foule. Ecrit et mis en scène par Segun Olabisi, le spectacle a été arboré et représenté par Jean-Claude, Jimmy Belah, Nidal Amousouvi, Stroy Dossou Koko, Essounoussè Kpohento Guy et Donner Sagbohan. « Welcome to Abrakadabraka est une libre inspiration axée sur l’éveil et la curiosité des enfants, voire des adultes qui ne perdent jamais complétement une partie du fantastique qui sommeille en chacun d’eux. Orientée autour de la magie et de tours de cirque, cette proposition artistique plonge dans l’univers féerique et magique du village Abrakadabraka », résume le metteur en scène. Culture 20 mai 2022


Benjamin Soudé : Un corps et une âme consacrés au karaté
Son engagement et sa notoriété ont été pour beaucoup dans l’intérêt des Béninois pour les arts martiaux en général et le karaté en particulier. A 74 ans, le shihan Benjamin Soudé, ceinture noire, 10e dan, ancien directeur technique national de la Fédération dahoméenne des arts martiaux, premier président de la Fédération béninoise de Karaté continue d’arborer le kimono pour monter sur le tatami. D’une humilité légendaire, il ne se considère pas comme le père fondateur ni le précurseur du karaté béninois. Et pourtant, le grand maître Benjamin Soudé est celui qui a ouvert la voie à cet art martial au Bénin. Il a suscité et formé plusieurs pratiquants du nord au sud et de l’est à l’ouest. Dans la famille du karaté béninois, les acteurs sont unanimes sur le parcours de cet homme qui a posé les bases de cette discipline. « Serviable et très humble, le grand maître Soudé a beaucoup fait pour le karaté béninois », témoigne Rock Quenum, actuel président de la Fédération béninoise de Karaté. Il garde de bons souvenirs de ce maître qu’il a rencontré lors d’un stage en 1973. « Il a tout donné au karaté béninois et nous lui devons reconnaissance », a-t-il martelé. Comme lui, beaucoup de ses anciens élèves ne tarissent pas d’éloges à propos de ce formateur hors pair. C’est le cas d’Innocent N’vekounou pour qui, Benjamin Soudé est l’illustration même des valeurs que prône le karaté : la modestie, l’honnêteté, la courtoisie, le courage et le contrôle de soi. « C’est un homme qui sait transmettre sa connaissance et de lui, j’ai pu apprendre à cultiver deux attitudes : la patience et l’humilité », a-t-il confié. Pour Jocelyne Alladayè, ancienne pratiquante de taekwondo et de karaté, le shihan Soudé a tout donné aux arts martiaux au Bénin. « Je l’ai connu dans les années 80 au lycée lors d’une démonstration des grands maîtres pratiquants de karaté et de taekwondo et à cette époque, il se donnait à fond pour les arts martiaux au Bénin », a-t-elle confié. Ce formateur qui a instruit toutes les générations de karatékas est une chance pour le Bénin, selon Fridole Tobossou, jeune karatéka béninoise. « Le grand maître Benjamin Soudé apporte beaucoup pour l’évolution de notre discipline depuis des décennies», a-t-elle déclaré. L’homme qui a tout donné au karaté béninois Avec les cheveux blancs et un visage résolu, aujourd’hui septuagénaire, le shihan Soudé garde encore toute sa force et sa détermination. « Je suis un jeune homme de 74 ans et toujours apte pour le karaté », s’amuse à dire celui qui continue de nouer sa ceinture noire sur son kimono pour partager son savoir. Le parcours de l’unique karatéka béninois, ceinture noire, 10e dan est encore exceptionnel lorsqu’on apprend qu’il a débuté par les sports de mains avant de se faire un nom dans les arts martiaux. « J’ai pratiqué les sports de mains (basket-ball, handball et volley-ball) avant de me diriger vers les arts martiaux en général et le karaté en particulier où j’ai gravi les échelons jusqu’à atteindre les sommets », déclare-t-il avec modestie. L’histoire d’amour entre le shihan Soudé et les arts martiaux a commencé dans les années 1960 où il s’est dirigé vers le judo, art d’origine japonaise. Mais, le mariage entre le judo et lui sera de courte durée. Très tôt, le jeune Benjamin va fausser compagnie aux pratiquants de ce sport. La raison ! « Je déteste me voir projeter au sol », fait-il savoir. Courtisé par plusieurs maitres d’arts martiaux, l’actuel instructeur en chef de la Fédération béninoise de karaté a fini par choisir le karaté. « Arrivé en Belgique en 1969 pour poursuivre mes études en agronomie, je me suis finalement dirigé vers le karaté, seule discipline de proximité à Gembloux dans la province de Namur », a-t-il indiqué. Il s’est inscrit dès mars 1970 au Namieu Karaté club du maitre Pierre Barzin où il va recevoir ses premiers cours. Ainsi, va naitre une histoire qui dure depuis plus d’une cinquantaine d’années. L’apôtre du grand maître Satoshi Miyazaki Convaincu de son choix, Benjamin Soudé va relever le double défi de s’investir non seulement dans ses études en agronomie mais aussi en karaté. Le secret de sa réussite repose sur deux choses : détermination et engagement qui lui confèrent aujourd’hui une notoriété. Le « jeune karatéka de 74 ans » affirme que sa vie et sa carrière sportive ont pris une autre tournure lorsqu’il a croisé sur son chemin le grand maître Satoshi Miyazaki. Il témoigne tenir tout de ce formateur discret pour qui l’éducation et le karaté ne font qu’un. « Son enseignement était dur et intense mais efficace. Il faisait répéter inlassablement les différents mouvements à ses élèves », fait-il savoir. C’est alors qu’en bon apôtre, Benjamin Soudé va diriger dès 1972 un premier club dans le royaume belge en tant qu’assistant de l’instructeur japonais Satoshi Miyazaki. « Etant l’un de ses brillants élèves, il me permettait, malgré ma ceinture marron d’instruire d’autres karatékas en vue de doter la ville de Gembloux de son propre club de karaté », explique-t-il, avec émotion. Soudé faisait donc office d’instructeur en lieu et place de son maitre qui se présentait une fois par quinzaine pour voir le travail qui était fait. Au bout de trois ans d’apprentissage, le Béninois va passer son grade de ceinture noire en mars 1973. Déterminé, il va impressionner davantage l’instructeur japonais qui va lui demander de le rejoindre dans son club à Bruxelles. Chose que maitre Pierre Barzin va accepter en le laissant partir. Mais, l’amour pour cet art martial va l’amener à ne jamais abandonner son club formateur. « Il me fallait donc parcourir une quarantaine de kilomètres entre les deux villes, Gembloux et Bruxelles, pour des entraînements prévus en début de soirée », se souvient-il. Alors qu’il avait bouclé un an et demi sous le premier Dan, Benjamin Soudé va subir un autre examen avec les autres élèves du maitre Satoshi Miyazaki pour passer au grade suivant. Il réussit avec brio et rentre au pays en novembre 1974. Le retour au pays natal…… De retour au bercail en 1974, le shihan Soudé qui s’est moulé dans la formation technique des athlètes a préféré continuer sur cette lancée. Ainsi, l’agronome rentré avec une ceinture noire deuxième Dan et une base en arbitrage et ayant eu la chance d’être issu de deux grandes écoles, celle de Pierre Barzin puis celle du maitre Satoshi Miyazaki, va susciter la vocation de plusieurs jeunes béninois. A la création de la Fédération dahoméenne des arts martiaux qui regroupait : le judo, le taekwondo, le kung-fu et le karaté entre 1976 et 1977, Benjamin Soudé va être choisi par ses pairs pour être directeur technique national. Un poste qu’il occupa jusqu’à l’adoption de la charte sportive qui exigeait que les fédérations sportives soient uni-disciplinaires. Ainsi va naitre la Fédération béninoise de Karaté-Do dont il sera le premier président et directeur technique national. A la suite des réformes au ministère des Sports qui releva une incompatibilité entre le poste de président et celui de directeur technique, Benjamin Soudé, en bon technicien, va opter pour le poste de directeur technique national pour continuer par suivre de près le niveau des athlètes, encadreurs et officiels. Mohamed Paraizo va donc lui succéder en assemblée générale élective à la tête du comité exécutif de cette fédération. Formateur et athlète Jeune formateur à la base, le shihan Soudé n’a pas vécu une carrière d’athlète compétiteur à tout point de vue. « Quand on parle d’athlète, on parle beaucoup plus de compétiteur mais moi, j’ai été formé à la vieille école et à cette période, on enseigne beaucoup plus le ‘’Do’’ qui est la maitrise des techniques pour préparer les athlètes aux compétitions », fait-t-il remarquer. Beaucoup plus intéressé par le côté technique de cet art martial, Benjamin Soudé va par obligation s’aligner dans certaines compétitions en Belgique telles que les championnats nationaux et universitaires entre 1972 et 1974. Pour l’Africain qu’il était dans un monde où il était difficile aux personnes de couleur de s’affirmer, il a eu le mérite d’atteindre le carré d’as à plusieurs reprises. « Mon sang-froid m’a valu deux fois le prix de l’athlète fair-play en 1973 et en 1974 », confie-t-il. Chevalier et grand maitre ! A 74 ans, l’homme qui a bâti la maison karaté ne cache pas son amertume : « Le karaté béninois évolue en dents de scie », fait-il remarquer avant de souligner la volonté de l’actuel comité exécutif de changer les choses. « Depuis plus de quatre ans, un autre visage est en train d’être donné au karaté béninois », a-t-il déclaré. Il est heureux que l’accent soit mis beaucoup plus sur les jeunes à travers les compétitions et les formations. Pour ce qui est des résultats, l’instructeur en chef de la Fédération béninoise de Karaté-Do se félicite des lauriers remportés par les athlètes béninois. Il se souvient du titre de champion du monde remporté par Damien Dovy, il y a 20 ans et celui de champion d’Afrique d’Océane Ganeiro et invite les acteurs au travail pour arriver à d’autres titres. Faut-il le rappeler, en reconnaissance de son investissement dans le développement du karaté au Bénin, Benjamin Soudé va être fait chevalier par feu président Général Mathieu Kérékou par décret présidentiel du 31 décembre 1997. « Ce fut l’un des moments les plus émouvants de ma vie car c’était la première fois au Bénin que des sportifs venaient d’être distingués par la plus haute autorité », a-t-il confié. Benjamin Soudé pense tout de même que d’autres acteurs du karaté pouvaient être aussi honorés pour le travail abattu. Le septuagénaire n’envie personne et vit pleinement sa retraite professionnelle, même s’il continue d’être actif sur le plan sportif. Croyant, il sait se contenter du peu tout en allant chercher le mieux à travers le travail. Il partage ses expériences avec les acteurs actuels de la discipline à travers des stages de formation. En bon père de famille, celui qui est le géniteur de cinq enfants et grand-père de neuf petits-enfants, sait intervenir quand il le faut dans les affaires de la maison karaté. Il rêve de voir le Bénin devenir à nouveau champion du monde mais aussi champion d’Afrique. Société 20 mai 2022


Lutte contre la criminalité : Les évêques apprécient les efforts du gouvernement
Sur le front de la lutte contre l’insécurité et la défense de l’intégrité du territoire national, le gouvernement vient de recevoir un soutien moral de grande importance. Au cours de sa troisième session ordinaire de l’année pastorale tenue à Ouidah du 17 au 19 mai, la Conférence épiscopale s’est prononcée sur la situation sécuritaire. A cet égard, elle a salué les mesures mises en œuvre par le gouvernement pour maintenir la quiétude au sein des populations. « Au plan socio-politique, la Conférence épiscopale du Bénin apprécie les nombreux efforts consentis au quotidien par le Gouvernement pour assurer la sécurité et la défense de l’intégrité du territoire national », ont publié les évêques dans leur communiqué final. Ils n’ont pas manqué d’avoir une pensée pour les victimes et de prier pour elles. Les pères de l’Eglise famille de Dieu du Bénin appellent aussi leur communauté à prier pour ces victimes. Ils n’ont pas manqué d’adresser leurs condoléances aux familles éplorées. Par Joël C. TOKPONOU Actualités 20 mai 2022


L’hydrothérapie du côlon : le remède vital
L’encombrement du côlon fait souffrir le martyre aux victimes qui s’ignorent. Source de beaucoup de troubles, il provient des erreurs alimentaires et de la paresse des muscles intestinaux. Mais grâce à l’hydrothérapie, les patients retrouvent leur bien-être. Ceci, sans douleur ni médicament. Eliminer les déchets après la digestion est une nécessité. Et la propreté des intestins, surtout du gros intestin appelé ‘’côlon’’ l’est encore plus. L’ignorer est source de plusieurs maux et les victimes en payent malheureusement le prix fort. « Constipé ou non, l’homme a des matières fécales vieilles de plusieurs années qui encombrent son côlon et l’intoxiquent. Ainsi, il vieillit et meurt par toxémie et par empoisonnement interne », argumente Ignace N’Vekounou, massothérapeute, spécialisé en ré-équilibration énergétique et posturale puis en hydrothérapie du côlon et directeur du Centre de massothérapie et d’hydrothérapie du côlon de Pahou, président de l’Ong:Club du bien-être et de la bonne silhouette. Ignace N’Vekounou n’est pas devenu massothérapeute par le fait du hasard. Son cas en est une illustration parfaite. Trainant 118 kg alors qu’il n’avait que 38 ans, et après plusieurs échecs pour se départir de ce faux embonpoint, il a fini par découvrir une méthode sans médicament qui lui avait fait perdre 33 kg en deux ans. Le spécialiste qui est dans sa 69e année aujourd’hui dit avoir retrouvé, la pleine forme et la vitalité. Afin d’avoir des éléments scientifiques, concrets pour aider tous les souffreteux, l’enseignant des mathématiques à la retraite depuis 16 ans a dû faire des études, des recherches, des formations sanctionnées par des certificats et diplômes. Aujourd’hui, enseignant de hatha-Yoga et directeur de centre de massothérapie et d’hydrothérapie du côlon, il met à profit son expérience pour sauver des vies. « J’ai tenté beaucoup de choses et pour finir, j’ai découvert la méthode de Hatha-yoga qui m’a permis de consolider les résultats. Il s’agit d’un yoga particulier qui s’intéresse au contrôle du souffle et aux exercices thérapeutiques. Ces résultats m’ont obligé à aller fouiller pour comprendre et j’en suis là aujourd’hui », explique-t-il. Depuis l’ouverture de son centre, le spécialiste a connu des cas, les uns plus graves que les autres. Traitement miracle La visite des différents cas au centre de massothérapie de Pahou en ce début du mois d’avril démontre combien, tous ont l’envie de s’en sortir. Cyrille Houinsou est garagiste. Son témoignage renseigne largement sur le mal dont il a souffert, il y a quelques années. Son cauchemar commença un matin lorsqu’il transporta sa mère malade pour l’amener à l’hôpital. Tout d’un coup, il sentit un malaise dans son dos. A l’hôpital où il reçut les premiers soins, il se rend compte de la gravité de son mal. « J’ai reçu la nouvelle, tel un coup de massue. En plus, le médecin m’avait informé que je ne pourrais faire les soins au pays, faute de plateau technique », fait-il savoir. C’est dans cette situation sans issue, qu’il eut vent de l’existence du centre de massothérapie et d’hydrothérapie du côlon. Ne croyant pas trop à la chose, il finira sous la pression des parents, par accepter de se faire consulter. « Je ne voyais pas au début la liaison entre le lavement du côlon et la massothérapie parce que d’après les médecins qui m’ont consulté, j’avais une vertèbre qui était cassée. Dans le même temps, on m’avait demandé un scanner et à la suite, ils ont parlé d’entassement des vertèbres. J’ai dû douter au début et c’est ma maman qui m’a convaincu de me faire consulter par un massothérapeute », raconte-t-il. Comme Cyrille Houinsou, d’autres victimes ont aussi vécu des situations dramatiques. Etienne F. a souffert pendant plus de 5 ans, de la colopathie fonctionnelle. « J’étais loin d’imaginer que je serais vivant juqu’à l’heure où je vous parle. Au fait, je souffrais d’un mal dévastateur appelé ‘’ colopathie fonctionnelle’’. A Bruxelles où j’avais été évacué pour recevoir des soins, j’apprends désespérément que mes jours sur terre sont désormais comptés », relate-t-il. Ayant pris au sérieux la nouvelle, Etienne rentre au pays dans l’espoir de trouver un remède miracle. Et depuis des années qu’il a commencé l’hydrothérapie du côlon, Etienne est encore debout. «Depuis cinq ans que j’ai intégré l’hydrothérapie du côlon à mes moyens naturels, cela a été d’un appoint capital pour mon hygiène de vie et soulage considérablement mon bas-ventre qui se gonflait», a-t-il précisé. Cyrille Houinsou affirme quant à lui, être totalement satisfait aujourd’hui. « Après avoir fait le lavement du côlon suivi d’un massage complet, je me suis progressivement retrouvé. Et il m’a fallu cinq séances. Et depuis ce temps, je ne me passe plus du lavement du côlon », s’exprime-t-il. Traitement miracle, l’hydrothérapie du côlon ramollit les matières fécales séchées et collées puis les fait décaper des parois. Ignace N’Vekounou souligne que quelle que soit l’alimentation, les évacuations sont incomplètes et les restes des matières fécales entassés, pendant des années, pourrissent dans le côlon et empoisonnent l’humain avec des conséquences inimaginables: fatigue, maux de tête, insomnie, troubles cardiaques, troubles du foie, stérilité, sinusite, cataracte, mauvaise haleine, troubles de mémoire, frigidité, arthrites, problèmes urinaires, hémorroïdes, surdité, accidents vasculaires cérébraux, paralysie, cancer et autres. Selon le spécialiste, « On ne vieillit pas mais plutôt on se laisse vieillir. Le vieillissement et la maladie sont une conséquence directe de l’encrassement lent et progressif de l’organisme dû à l’évacuation incomplète des déchets et au manque d’oxygénation des tissus cellulaires », martèle-t-il. Ignace N’Vekounou souligne que la vieillesse et la mort commencent dans le côlon alors que l’homme n’est pas fabriqué pour être fatigué à 60 ans et à moitié mort à 80 ans. «Imaginons ce qui se passerait si nous ne vidons pas la poubelle dans notre cuisine pendant des semaines, voire des mois tout en continuant à y empiler les restes de nourriture. Notre maison tout entière commencerait à sentir le dépotoir ou même la putréfaction. Eh bien ! il en va de même avec un côlon encombré, obstrué, car les toxines vont envahir tout l’organisme y compris la peau, les dents, les yeux et même le système nerveux, provoquant des troubles mentaux», déclare-t-il. Pour son travail bien fait durant toutes ces années et la recherche du bien-être, Ignace N’Vekounou a reçu plusieurs récompenses d’institutions nationales et internationales de par le monde. Société 19 mai 2022


Tournée sur la cherté de la vie dans le Mono-Couffo : échanges fructueux entre gouvernement-populations
Partie de Lokossa, quatre jours plus tôt, la tournée gouvernementale dans le Mono-Couffo a pris fin, lundi 16 mai dernier, à l’hôtel de ville d’Athiémé. Aux populations de chacune des douze communes des deux départements, les ministres Séverin Quenum, José Didier Tonato et Oswald Homéky ont porté le message du gouvernement sur les causes de la cherté de la vie et les mesures d’atténuation prises. Mais au-delà de ce que cette mission rétablit l’information officielle, les observations et doléances recueillies sur le terrain constituent un autre gain important pour le gouvernement. Si sur les causes de la cherté de la vie et les mesures prises pour en atténuer les effets au Bénin, les populations du Mono-Couffo en savent désormais un peu plus, la délégation gouvernementale en a aussi beaucoup appris sur leurs préoccupations. Mieux que par le passé, les populations savent qu’à la base de la cherté de la vie ambiante vient en premier la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, suivie de la guerre entre la Russie et l’Ukraine et les attaques terroristes qui sévissent sur la côte du golfe de Guinée. Egalement, elles ont eu droit à une reddition de comptes sur les mesures prises par le gouvernement pour atténuer la situation au Bénin. Ces mesures vont des subventions massives au renoncement à prélever nombre de redevances dont la Tva sur les intrants agricoles et autres produits de première nécessité. Les informations officielles ont été fournies dans chacune des douze communes du Mono-Couffo, par les ministres Séverin Quenum, José Didier Tonato et Oswald Homeky. La délégation gouvernementale était partie, jeudi 12 mai, de Lokossa. Elle a effectué durant quatre jours d’affilée son périple dans les communes d’Aplahoué, Djakotomey, de Toviklin, Lalo, Klouékanmey et Dogbo puis Couffo et dans celles de Grand-Popo, de Bopa, Houéyogbé, Comé pour le compte du Mono. La boucle a été bouclée, lundi 16 mai dernier, à l’hôtel de ville d’Athiémé. Outre la mission de couper court aux rumeurs et manipulations, les ministres ont saisi l’occasion pour manifester « la compassion et le soutien » du gouvernement aux populations des villes visitées. Sur la pertinence de ce qui a été fait à l’échelle du Mono-Couffo, les populations n’ont pas de doute. « Nous pensions que la flambée des prix des denrées alimentaires est induite par les réformes et l’introduction de la facture normalisée », confesse Amélie Hounsoukin, citoyenne de Comé. De tels propos suivis des doléances visant la pérennisation des séances d’échanges sur les actions du gouvernement étaient récurrents dans les deux départements. Au trio ministériel et sa suite dont les préfets du Mono et du Couffo, les députés des 11e, 12e, 17e, et 18e circonscriptions électorales, les populations ont fait savoir leur soif d’avoir les informations officielles et l’occasion de se faire entendre sur les mesures qui les concernent. A l’issue de la séance tenue à Athiémé, dernière étape du périple, la délégation gouvernementale s’est réjouie d’avoir fait œuvre utile. « Je veux dire à la fin de ce parcours que nous sommes très satisfaits de cette tournée que nous avons effectuée. D’abord, parce qu’une fois encore, nous avons pu apprécier la pertinence de cette initiative qui, au regard des différentes réunions que nous avons eues, dans les communes, a été confirmée par l’accueil que les populations nous ont réservé et surtout l’intérêt qu’elles ont porté à cette initiative », déclare le ministre Oswald Homéky au nom de la délégation gouvernementale. Renforcer effectivement le contrôle Réussir à transmettre partout où ils ont été, et sans aucune résistance, le message du gouvernement n’est pas le seul motif de satisfaction des ministres. La délégation a pu noter l’engagement des citoyens à ne pas laisser le Bénin sombrer dans la crise économique que traverse le monde entier. Puisqu’en plus de leurs appréciations sur les mesures d’atténuation prises, des contributions utiles ont été faites pour mettre le pays à l’abri d’une éventuelle famine. Les mesures prises pour atténuer la cherté de la vie ont été saluées avec la nuance qu’elles impactent très peu le Mono-Couffo du fait de la course effrénée des commerçants au profit. Dénoncées parfois avec des preuves à l’appui, dans les douze communes, les pratiques malveillantes des commerçants obligent à réclamer l’intensification du contrôle des prix. Face à l’avalanche de plaintes, les ministres admettent que la réalité du Mono-Couffo contraste avec les efforts consentis pour contenir la flambée des prix. « Dans la plupart des cas, les choses telles qu’on les a mises en place ne sont pas toujours respectées comme il le faut. Et à ce niveau, il faut renforcer effectivement le contrôle », reconnaît le ministre Oswald Homéky. La réaction du gouvernement est également attendue sur nombre d’autres préoccupations confiées aux ministres. Entre autres, les populations ont proposé que la gestion de la filière des cultures vivrières se fasse comme celle de la filière coton selon une approche de warrantage. Notamment, avec la fixation des prix de cession par kg en début de la campagne agricole et le rachat de la production pour le compte de l’Etat. Egalement, l’investissement dans l’implantation d’usines de transformation des produits agricoles et la promotion d’une politique ambitieuse de consommation de la production locale ont été fortement suggérés. A la longue liste des doléances, Athiémé ajoute, entre autres, la lutte contre la transhumance du cheptel domestique. Transformer en opportunité de développement les inondations cycliques qui y surviennent fait partie de ce qui tient à cœur à la cité des bois blancs. Premier producteur de crincrin, Athiémé entend aussi moderniser cette filière et s’ouvrir à d’autres cultures prisées sur le marché et adaptées à sa structure géologique. Ces interventions qui constituent des contributions à la recherche de solutions devant prémunir le Bénin contre les chocs économiques exogènes ont été saluées par la délégation gouvernementale. « Nous avons appris beaucoup des populations. Que ce soit sur les sujets relatifs à la cherté elle-même que sur les autres attentes qui ne sont pas liées au sujet de la tournée mais qui sont des doléances des populations et qui sont relatives à leurs conditions de vie », note le ministre Homéky. Relativement aux sujets qui ne sont pas liés à la cherté de la vie, le ministre précise que les trois quarts sont déjà prévus dans le Programme d’action du gouvernement 2. Toutefois, la délégation fait la promesse d’en rendre compte au gouvernement. Dire ce qui est fait La fin de la tournée dans le Mono-Couffo a été l’occasion pour le ministre Oswald Homéky de se prononcer sur les critiques tendant à détourner les populations de l’initiative. Ce qui, heureusement, sur le terrain n’a pas eu l’effet escompté. Au contraire, l’enthousiasme a été au rendez-vous. « Le but de la démarche était de dire aux populations ce que nous avons fait face à cette crise internationale qui ne se passe pas que dans notre pays, et pour laquelle sur plusieurs plans, nous avons quand même fait l’effort de contenir la situation et de rendre certaines choses accessibles dans notre pays alors qu’elles ne le sont plus dans d’autres pays », recadre le ministre. Pour Oswald Homéky, le besoin de prioriser l’homme ne doit pas être suspensif de la construction des infrastructures. A l’endroit de ceux qui pensent le contraire, le ministre indique qu’il est clair qu’aucun gouvernement ne peut cesser de développer son pays et se concentrer exclusivement sur les hommes tout comme aucun gouvernement ne peut se consacrer exclusivement aux infrastructures en laissant les hommes de côté. « Nous allons continuer la construction de notre pays tout en veillant à ce que les citoyens se portent de mieux en mieux, qu’ils vivent mieux », tranche Oswald Homéky. Actualités 19 mai 2022


Tournée gouvernementale à Cotonou : tous unis contre la cherté de la vie
La tournée gouvernementale dans le Littoral s’est achevée, hier mercredi 18 mai, avec des échanges entre la délégation conduite par la ministre Véronique Tognifodé et les populations des 7e et 8e arrondissements de Cotonou dans la salle de conférence de la mairie éponyme. Ce sont des populations des 7e et 8e arrondissements de Cotonou très au fait de l’actualité nationale et internationale qui ont rencontré, hier mercredi 18 mai, la délégation gouvernementale venue leur expliquer les contours de la cherté de la vie que connaissent actuellement bien des pays dans le monde. Entre diagnostics, informations, suggestions et questionnements, femmes des marchés, conducteurs de taxis-motos, fonctionnaires admis à la retraite, jeunes diplômés en quête d’emploi et autres ont fait part aux ministres Véronique Tognifodé, Raphaël Akotègnon et Hamed Aguèmon de leurs préoccupations et attentes ainsi que les possibilités de sortie ou tout au moins d’atténuation de la crise. La quarantaine révolue, Houessou Auriole est le deuxième intervenant. Sa préoccupation découle du paradoxe qui entoure les enseignements reçus au cours de son parcours académique. « On nous a appris que la vallée de l’Ouémé est la deuxième au monde. N’est-il pas temps de valoriser cette vallée, surtout dans cette crise qui perdure ? » s’interroge-t-il. Comme pour le soutenir, Bertin, conducteur de taxi-moto, déclare à sa suite: « Il serait malintentionné d’imputer la cherté de la vie au gouvernement. Nous savons que beaucoup de choses se font mais nous demandons que le gouvernement mette des terres cultivables à la disposition des zémidjans pour qu’ils retournent à l’agriculture ». Les commerçantes ne sont pas du reste. Avec fermeté, Hortense Davès, responsable des femmes du marché saint Michel, salue les mesures du gouvernement pour amoindrir les effets de la situation qui porte d’énormes préjudices aux femmes. Profitant de l’occasion, elle glisse sa principale revendication. « Nous appelons le gouvernement à construire le marché Saint Michel, le seul du 7e arrondissement comme il le fait pour tous les autres », lance-t-elle sous les ovations de l’assistance qui semblait l’attendre sur ce point. L’acteur politique Hubert Ballè propose une autre manière de contraindre les commerçants véreux au respect des prix des produits subventionnés par le gouvernement. « Nous devons mettre en place une brigade de contrôle des prix. C’est le seul moyen pour s’assurer de l’impact des mesures du gouvernement sur les populations », suggère-t-il. Encore plus d’actions Aux questions et propositions des populations, les réponses n’ont pas manqué. Ce sont d’abord le directeur général de la Douane et la directrice départementale du Commerce intérieur du Littoral qui ont exposé les efforts déployés par le gouvernement en termes de réduction des taxes et de contrôle des prix. Préfet du département du Littoral, Alain Orounla a surtout relevé que « le sens d’anticipation du gouvernement a beaucoup contribué à amoindrir la cherté de la vie ». Exemples à l’appui, il a montré que la situation est pire dans d’autres pays. Pour sa part, le ministre Raphaël Akotègnon a apaisé les populations. « Le gouvernement travaille sur une initiative dénommée projet des grandes plantations, qui inclut la vallée de l’Ouémé », a-t-il annoncé. Il s’agit, développe-t-il, d’emblaver 500 000 hectares avec diverses spéculations, notamment les produits vivriers. Cheffe de la délégation, Véronique Tognifodé a rappelé plusieurs mesures déjà mises en œuvre, notamment les transferts monétaires aux artisans pour soutenir leur résilience face à la Covid-19, les subventions et allègements fiscaux accordés aux importateurs, le renforcement du programme de microcrédit Alafia, la revue à la baisse du coût de l’électricité, etc. Elle se réjouit aussi de ce que les populations ont une nette compréhension de la situation causée par la Covid-19 et de la guerre entre l’Ukraine et la Russie. « La Russie et l’Ukraine jouent un important rôle sur le marché du blé, du gaz et autres. Ce qui fait que la guerre entre ces deux pays a d’énormes conséquences sur nos pays », a-t-elle précisé à l’assistance qui, entre temps, s’interrogeait sur ce qui pourrait faire qu’un conflit entre deux pays éloignés du Bénin peut avoir autant d’impacts sur les Béninois. « La rareté et la cherté de certains produits ne sont pas dépendantes de la politique et de la stratégie adoptées par le gouvernement mais sont liées à la crise financière mondiale», a-t-elle aussi martelé. Elle a noté le désir des populations de voir le gouvernement organiser fréquemment de pareilles tournées qui constituent des cadres d’échanges directs au cours desquels les problèmes majeurs de la société sont abordés. La tournée se poursuit Au terme de cette tournée, Luc Atrokpo, maire de la commune de Cotonou, s’est félicité de la réussite des différentes séances. Il a particulièrement exprimé sa satisfaction par rapport à la pédagogie de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, cheffe de la délégation gouvernementale. « La première partie du travail vient de s’achever. Mais il reste à le poursuivre », informe-t-il. Selon lui, plusieurs équipes seront mises en place pour parcourir les différents quartiers des treize arrondissements afin de sensibiliser les populations. « Il sera question pour elles d’informer le dernier citoyen de la commune afin qu’il comprenne les tenants et les aboutissants de la crise ainsi que les mesures du gouvernement », a-t-il déclaré n Actualités 19 mai 2022


Transfert de compétences dans le secteur de l’énergie : La plateforme pédagogique inaugurée
Le Bénin s’assure du transfert de compétences dans le secteur de l’énergie. A cet effet, le ministre d’Etat chargé du Développement, Abdoulaye Bio Tchané a procédé, aux côtés de son collègue Dona Jean-Claude Houssou de l’Energie, à l’inauguration de la Plateforme pédagogique de formation réseaux transport et distribution, ce mardi 17 mai à Abomey-Calavi. Le Centre de formation professionnelle et de perfectionnement (Cfpp) de la Communauté électrique du Bénin (Ceb) abrite désormais une plateforme pédagogique de formation réseaux transport et distribution. L’infrastructure a été inaugurée, ce mardi 17 mai, par le ministre d’Etat chargé du Développement, Abdoulaye Bio Tchané accompagné de son collègue de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou. Cet ouvrage réalisé dans le cadre du Projet d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (Padsbee) avec l’appui de Vinci Energies est exclusivement dédié à des fins pédagogiques. Il s’agit d’une ligne très haute tension de 161 Kv composée de trois portées et d’une travée transformateur composée de disjoncteurs, sectionneurs, réducteurs de mesure, parafoudre et d’un transformateur de puissance de récupération. Elle sera reliée à un système de contrôle commande complet installé dans une salle de relais avec pour objectif de commander les équipements électriques à distance et d’assurer la formation sur le contrôle commande numérique de poste. La sécurité des acteurs, une priorité A en croire Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, cette plateforme renforce le plateau technique de formation et permettra au Centre de formation de la Ceb d’enrichir son catalogue, afin de former des hommes et des femmes capables de mieux tenir les engagements du programme de développement socio-économique des deux Etats que sont le Bénin et le Togo. Il indique qu’il s’agit d'un nouvel outil de formation qui offre plus que jamais la possibilité à cette communauté électrique sous-régionale de se positionner comme centre de référence dans la sous-région. « Cette infrastructure est la première du genre dans toute l’Afrique occidentale. Cela montre le niveau de détermination et d’engagement de nos deux pays et particulièrement pour le programme Padsbee du gouvernement béninois. Il ne suffit pas de mettre en œuvre des projets. Il faut également avoir les bras et les cerveaux capables d’accompagner les changements que ces projets sont en passe d’apporter… », fait observer le ministre de l’Energie. Pour Jean Philippe Gadenne, directeur du projet à Vinci Energies, les hommes constituent la plus grande richesse. Il souligne que cette plateforme de formation ‘’grandeur nature’’ construite au sein de la Ceb sera portée par de nouveaux modules de formation afin de diversifier et de renforcer l’offre de formation du Cfpp, avec un accent particulier sur le volet sécurité. « Elle a pour objectif de former des opérateurs des secteurs d’énergie en s’appuyant sur l’expertise de l’Académie de Vinci Energies, et de développer un contenu local en formant des cadres capables de réaliser, maintenir et exploiter les infrastructures d’énergie au Bénin, parce que nous exerçons un métier dangereux, chaque salarié qui vient travailler doit rentrer chez lui en sécurité », a-t-il déclaré. Un tremplin pour le transfert de compétences Le ministre de l’Energie ajoute que ce contenu local implique la prise en compte de l’environ-nement dans lequel s’inscrivent les projets, du développement des compétences, du volet social, de la sécurité des biens et des personnes. Dona Jean-Claude Houssou soutient que la réalisation de la Plateforme pédagogique de formation réseaux transport et distribution marque une nouvelle ère pour la sécurité souhaitée pour le personnel travaillant sur les réseaux électriques, car des cas d’accidents sont survenus ces trois dernières années. « Les formations techniques qui seront assurées désormais, surtout sur cette plateforme, intégreront ce volet sécurité notamment les habilitations nécessaires pour nos électriciens, l’accompagnement du personnel pour une culture de prévention des risques quotidiens et l’élaboration des règles générales de la sécurité. Notre ambition est que désormais, tout grand projet d’infrastructure soit un tremplin pour la formation et le transfert des compétences », a expliqué le ministre de l’Energie. Le ministre d’Etat chargé du développement, Abdoulaye Bio Tchané, a félicité la Ceb qui abrite désormais un des grands centres de l’Afrique de l’Ouest dans le secteur de l’énergie. « Le Bénin abrite l’essentiel de la construction énergétique au sein de la Cedeao et c’est bien que nous ayons un centre de formation exemplaire », s’est réjoui Abdoulaye Bio Tchané. Société 18 mai 2022


Genre et tourisme au Bénin : la barre à redresser
Au-delà de l’ambition du gouvernement de faire du tourisme béninois le pionnier de l’Afrique, des efforts méritent aussi d’être faits pour corriger le déséquilibre du genre dans ce secteur. C’est ce à quoi exhorte le document de profil genre au Bénin. La Politique nationale du tourisme (Pnt) au Bénin est au point. Pour le gouvernement, il s’agit de «faire du Bénin une destination de référence en Afrique de l’Ouest dans le respect de la préservation du patrimoine culturel et naturel». L’ambition est de faire doubler la contribution du tourisme au produit intérieur brut d’ici 2025. Cette politique soutient non seulement l’accroissement et l’amélioration de l’offre touristique, mais aussi la promotion du tourisme et le renforcement des capacités managériales des acteurs du secteur. Elle repose sur environ une dizaine de stratégies allant du développement des infrastructures touristiques à la promotion de la « destination Bénin » sur les principaux marchés de provenance des touristes en passant par l’amélioration du système d’information sur le secteur touristique et la mise en place de mécanismes de financement productifs adéquats au profit du secteur. A côté de ces ambitions se dressent d’autres défis. Selon un rapport de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement en 2017, le tourisme béninois génère 2,6 % du Produit intérieur brut et fournit 9 % de la totalité des emplois avec 6,5 % d’hommes et 11,7 % de femmes occupant des emplois dans le secteur. Toutefois, la dominance des femmes dans le secteur ne suffit pas à freiner les inégalités. En dépit de leur contribution au développement du secteur, des écarts sont toujours notés. Le document de profil genre du Bénin relève l’inexistence de dispositions spécifiques dans les divers documents de politique et de stratégie de développement du secteur en vue de la valorisation de l’apport des femmes. L’inexistence de données ne permet pas d’apprécier le niveau d’exposition des femmes aux risques d’abus et de violence inhérents au secteur du tourisme. Si des efforts sont faits par l’Exécutif pour maintenir le tourisme béninois au top niveau, les mesures prises aux niveaux mondial et national contre la Covid-19 obligent le Bénin à retrousser les manches. Ces mesures, relève le document de profil genre au Bénin, ont affecté le tourisme et les secteurs connexes comme l’hôtellerie, la restauration et les voyages à 75 %, classant ainsi ces secteurs parmi les quatre branches les plus vulnérables à la crise au Bénin. « L’Etude sur les impacts socioéconomiques de la Covid-19 au Bénin » en 2020 en déduit un accroissement de 66 % du taux de chômage et du sous-emploi dans le secteur du tourisme. Cette situation pourrait également entraîner la disparition de nombreux emplois féminins si des efforts supplémentaires ne sont pas faits par les acteurs à divers niveaux du secteur touristique au Bénin. Actualités 18 mai 2022


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