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Nouvelles

Compétitions sportives pour l’épanouissement de la fille : Sna Ong gagne le pari du projet Championne
La première édition des compétitions du projet Championne a connu son épilogue, vendredi 22 avril dernier. Lors de la finale de ce tournoi de football, l’équipe de Toucountouna a battu par un score de 2 buts à 1 celle de Kandi. Sud nord action (Sna) Ong a réussi la mise en œuvre du projet Championne qui vise l’émancipation et la protection des filles à travers la pratique du sport. La première édition des compétitions a opposé en finale deux équipes de jeunes filles qui ont démontré que les femmes peuvent jouer au même titre que les hommes au football. L’équipe de Kandi venue de l’Alibori et celle de Toucountouna de l’Atacora se sont opposées au stade de Natitingou. Au coup de sifflet final, c’est Toucountouna qui a remporté le trophée par un score de 2-1. Selon Ouorou Yérima Bio, coordonnateur du projet Championne, il a été initié avec l’appui financier de la Fifa, de l’Afd et de Plan international dans trois pays d’Afrique de l’Ouest dont le Bénin, la Guinée Conakry et le Togo. C’est autour du thème: «Permettre aux filles de vivre et jouer au football en sécurité et s’épanouir». Les compétitions sportives ont débuté, le 8 avril 2022, et ont connu trois phases : inter-villages avec 49 matches, inter-communes avec 7 matches joués en 4 poules, inter départemental avec la demi-finale, le match de classement et la grande finale jouée le 22 avril. Au Bénin, ce projet a enrôlé 1 440 filles de 12 à 24 ans, élèves et apprenties, déscolarisées ou non scolarisées et 360 garçons élèves de 12 à 18 ans de 60 villages disposant de collège d’enseignement général dans 12 communes de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. 60 associations sportives ont été mises en place et ont été dotées d’équipements sportifs notamment des ballons, des maillots, des crampons… Le projet a procédé à l’aménagement des aires de jeux avec l’appui des communautés, recruté et formé 120 encadreurs, dont 60 femmes qui constituent ainsi un vivier local d’experts en sport pour le développement. « Championne s’emploie par ailleurs à mobiliser et à sensibiliser les communautés sur les problèmes prioritaires liés à la situation des filles et des femmes. Il fonde ses activités sur un cycle d’apprentissage par l’expérience pour développer les compétences de vie courante chez les apprenants », a ajouté le coordonnateur. Les différentes autorités ont salué cette initiative. Gaelle Smith, représentant du gouvernement, a informé que le sport figure parmi les moyens efficaces pour résoudre plusieurs problématiques auxquelles les filles font face. Notamment, il s’agit des problèmes éducatifs, des conflits intergénérationnels, du manque de confiance en soi, des différentes formes de violences, du respect et de la jouissance de leurs droits à la santé sexuelle et reproductive. Le projet Championne contribue à insuffler la culture du sport et à assurer l’égalité des chances dans la pratique, faire en sorte que les femmes et les filles ne se sentent jamais empêchées. Toutes choses qui ont conduit Adolphe Ogouyon, directeur technique national de la Fédération béninoise de football, Taté Ouindéyama, maire de Natitingou, Jérémie Bertrand-Hardl, représentant de l’Afd, Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora… à plaider pour la pérennisation de l’initiative. Sports 27 avr. 2022


Réforme du secteur de la culture : Le théâtre en quête d’une renaissance
Le théâtre béninois connaît diverses fortunes depuis quelques années. Après la suspension de la direction du Fitheb et du Centre national dédié au théâtre, les initiatives privées fleurissent en attendant le grand réveil. Le secteur théâtral n’est pas épargné par le vent de réforme qui souffle depuis 2016, et qui appelle à plus de responsabilité de la part des acteurs, à une nouvelle structuration, pour une renaissance au bénéfice de tous. Les fruits ont-ils tenu la promesse des fleurs ? Une seule certitude, les acteurs n’ont pas tari d’initiatives. Les salles de diffusion n’ont pas mis la clé sous le paillasson. « Le théâtre béninois renaît de ses cendres. Depuis la fin de l’année 2021, il y a eu un florilège de créations. On ne peut parler du monde du théâtre sans la base que constitue le produit à savoir la pièce de théâtre. Et sur le plan du produit théâtral en lui-même, je suis convaincu qu’il y a un gros effort qui est fait par le gouvernement à travers le ministère de la Culture », a déclaré la comédienne Carole Lokossou. Bien que le vent des réformes ait induit la suspension de la direction du Festival international de théâtre (Fitheb), donc provisoirement de la biennale qui rassemble les amoureux de l’art de la planche de par le monde, les compagnies de théâtre, de même que les acteurs pris individuellement sont restés accrochés à leur passion. « Le théâtre béninois se porte bien sur le plan de la créativité parce que les acteurs continuent de créer et de diffuser des spectacles de bonne qualité », confie le comédien Humbert Boko. Le défi de la diffusion Jean-Louis Kédagni, directeur du Festival scolaire et universitaire de théâtre et de chorégraphie (Festhec), rassure de la survie du creuset d’expression artistique, culturelle et touristique internationale qui favorise non seulement la détection des talents mais aussi promeut ceux existants. « Il y a beaucoup de créations et d’ébauches de création et c’est une bonne base pour parler de la dynamisation du secteur. Mais après la création, il faut pouvoir vendre le spectacle », a indiqué Carole Lokossou. Elle explique que de nombreuses difficultés se posent au niveau de l’économie marchande. Il faudra travailler davantage à organiser des réseaux de distribution des spectacles. C’est à ce prix que les objectifs seront atteints, affirme-t-elle, pour une véritable renaissance, car les acteurs sont appelés à vivre de leur art, et le public devra satisfaire non seulement sa soif de spectacle mais aussi d’apprentissage et d’éducation. Dans ce sens, l’Institut français de Cotonou serait entré en partenariat avec plusieurs salles de diffusion pour tourner des spectacles. « Aujourd’hui, on pense le théâtre du point de vue d’une économie marchande qui permet de faire tourner le théâtre par le théâtre. Vu que les subventions tombent de moins en moins, il faut permettre au théâtre de s’autofinancer même si ce n’est pas à 100 %. D’où l’importance de trouver des mécanismes de diffusion… », fait savoir Carole Lokossou. Le salut dans la structuration Pour Jean-Louis Kédagni, la politique gouvernementale devrait aboutir à une bonne structuration pour permettre aux acteurs de vivre de leur art. C’est une évidence qu’il n’existe pas à l’heure actuelle, au plan national, un festival de théâtre aussi grand que le Fitheb. Certes, les organisations privées prospèrent mais elles sont confrontées au problème de financement. Le système de mécénat et de sponsoring n’est pas très huilé dans les autres domaines artistiques en dehors de la musique. C’est dire que les festivals, issus d’initiatives privées, souffrent d’un manque criant de soutien qui ne favorise pas leur décollage. « Ils font leur bout de chemin mais on ne peut pas dire qu’ils sont déjà de grandes vitrines du rayonnement du théâtre béninois. Ma prière est que l’Etat s’implique beaucoup plus, soit en organisant des festivals de théâtre avec et pour nous, soit en dynamisant les festivals qui existent déjà et régler le souci de la diffusion », préconise Carole Lokossou. Seule la structuration peut rassurer les investisseurs du secteur privé, soutient pour sa part Humbert Boko. Culture 27 avr. 2022


Fintech et services financiers numériques dans l’Uemoa : La Bceao met en place un bureau de suivi
Un cadre d’échange avec le Régulateur est mis en place au profit des entreprises de technologies financières dans la zone Uemoa. Dénommé Bureau de connaissance et de suivi des Fintech (Bcsf), il émane de la Bceao qui entend promouvoir la transformation digitale, la stabilité et l’inclusion financières. La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a mis en place un Bureau de connaissance et de suivi des Fintech (Bcsf) pour accompagner les professionnels du secteur bancaire et financier dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Ils sont appelés à exploiter ce cadre d’échange à travers l’adresse électronique courrier.zbcsf@bceao.int, précise un communiqué de l’institut d’émission. Le Bcsf s’inscrit dans le cadre des initiatives de la Banque centrale visant à promouvoir les innovations financières dans la zone. Il organisera des échanges entre le Régulateur et les sociétés travaillant sur des solutions financières innovantes (Fintech). Il est notamment chargé de recueillir et de traiter toute demande d’information ou d’entretien avec le Régulateur ainsi que tout sujet d’intérêt commun, en rapport avec les innovations technologiques et la régulation du secteur financier. Pour rappel, la Bceao a décidé d’accompagner ces initiatives par la mise en place d’un Comité Fintech pour promouvoir le développement harmonieux des Fintech dans l’Uemoa. Ainsi, il a été relevé la nécessité de créer un site internet afin d’établir avec les Fintech de l’Union un canal d’information et d’échange. L’appel d’offres pour la réalisation du site a été lancé en août 2021. Il devrait également servir d’outil de communication privilégié pour la diffusion d’information à destination des professionnels des Fintech, des secteurs bancaire, financier et de la microfinance, des administrations publiques, des chercheurs/universitaires, des partenaires externes et du grand public. En effet, les Fintech sont devenues incontournables dans la transformation digitale et la promotion de l’inclusion financière. Elles interviennent principalement dans la fourniture de moyens et services de paiement, tels que la distribution de monnaie électronique, le transfert d’argent et l’agrégation de paiement. Elles proposent également des plateformes numériques pour le commerce électronique, la gestion de données et de flux financiers. Outre l’ouverture du Bcsf, la Bceao met l’accent sur l’émission de la monnaie électronique par les trésors publics nationaux (Tpn) ainsi que la création d’un Laboratoire d’innovation financière (Lif). Il est question de faire face aux défis auxquels est confrontée la finance digitale, tels que l’adéquation du cadre réglementaire et de surveillance, le cloisonnement de l’écosystème de paiement électronique et la multiplication d’initiatives nationales et privées d’interopérabilité, l’identification et la protection des usagers, la sécurité des transactions. Face aux risques Quelque 42 initiatives d’émission de monnaie via la téléphonie mobile ont été enregistrées dans l’Union en 2020, avec notamment l’entrée de cinq nouveaux établissements et le développement de partenariats entre les banques, les Fintech et les entreprises de télécommunication. Les banques détiennent la majorité des offres avec 29 initiatives, suivies des établissements de monnaie électronique avec 12 initiatives. Les demandes auprès de la Banque centrale pour l’émission de la monnaie électronique ne cessent de croître, tout comme la demande des services financiers numériques. Le nombre de comptes de monnaie électronique est estimé à 94,23 millions en 2020 contre 76,9 millions en 2019, soit une augmentation de 22,43 %, selon le Rapport annuel 2020 sur la situation des services financiers numériques dans l’Uemoa de la Bceao. Les établissements de monnaie électronique (Eme) détiennent 60,14 % du nombre total de comptes de monnaie électronique ouverts. Cette progression témoigne du dynamisme de ce secteur qui a contribué à hauteur de 48,61 % au taux d’inclusion financière de l’Union établi à 63,8 % en 2020. Des risques subsistent en termes de protection des détenteurs de compte de monnaie électronique (en cas de défaillance des émetteurs ou de la banque de domiciliation du compte de cantonnement des fonds), d’exercice illégal de l’activité de monnaie électronique, de la complexité des modèles de multi-partenariats développés par les banques avec des prestataires techniques. D’où, il importe de bâtir un écosystème harmonisé, inclusif et innovant, basé sur une concurrence équitable et des partenariats bénéfiques pour tous les acteurs. Cela permettra de poursuivre l’interopérabilité des services financiers numériques et la révision du cadre réglementaire régissant les activités en la matière afin de pallier le phénomène de multibancarité et renforcer le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux. Economie 27 avr. 2022


Mise en œuvre de la réforme de la décentralisation : le secrétaire exécutif de Parakou prend fonction
Tiré au sort pour occuper le poste de secrétaire exécutif de la municipalité de Parakou, dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation au Bénin, Hyacinthe Elégbédé a été installé dans ses fonctions ce mardi 26 avril. C’est le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé qui a présidé la cérémonie qui a eu pour cadre la salle des fêtes de l’hôtel de ville. La ville de Parakou a rejoint, ce mardi 26 avril, le lot des communes et autres municipalités du Bénin dont les secrétaires exécutifs ont déjà été installés dans leurs fonctions. C’est au cours d’une cérémonie présidée par le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé. En effet, tiré au sort pour être le secrétaire exécutif de la municipalité de Parakou, Hyacinthe Elégbédé a désormais une idée des défis qui l’attendent dans l’accomplissement de sa mission. Pour les relever, il aura besoin de la franche collaboration avec le maire Inoussa Zimé Chabi, puis du soutien du personnel. Telle est la conviction du préfet, Djibril Mama Cissé, qui a procédé à son installation. Selon lui, la commune de Parakou s’illustre depuis quelques années comme un bon élève de la décentralisation et doit rester dans la même dynamique. Se réjouissant de la réforme du secteur de la décentralisation, le maire de Parakou a, quant à lui, fait observer que c’est l’heure de la séparation du pouvoir politique de celui administratif et technique. Il a alors souhaité la bienvenue au secrétaire exécutif, avant de l’inviter à se mettre à la tâche pour relever les nombreux défis qui vont se présenter à lui. A sa suite, le secrétaire exécutif s’est montré très imprégné des défis qui l’attendent, puis a exhorté les cadres de l’administration municipale à œuvrer pour l’atteinte des objectifs. Il compte sur le personnel pour faire de Parakou l’une des grandes villes du Bénin. Dans ce cadre, un état des lieux de l’administration municipale et du budget sera fait afin d’identifier les difficultés qui entravent le développement de la ville et travailler à apporter les solutions idoines à travers la mobilisation des ressources externes. Le respect strict des textes qui régissent la décentralisation, a également rassuré Hyacinthe Elégbédé, sera de mise. Par ailleurs, un vibrant hommage a été rendu au secrétaire général sortant, Félix N’potcha. « Vous avez bien rempli votre devoir et vous pouvez partir la tête bien haute», a laissé entendre à son égard le préfet. « Plus qu’un collaborateur, Félix N’potcha a été un conseiller qui a mis toute sa connaissance et son savoir-faire à notre service », a soutenu le maire. Actualités 27 avr. 2022


Augmentation des salaires dans l’administration : Les premières orientations convenues entre gouvernement et syndicats
Le gouvernement est déterminé à offrir de meilleures conditions aux travailleurs aussi bien du secteur privé que de l’administration publique. En tout cas, le président Patrice Talon l’a encore martelé dans la matinée de ce mardi où s’est tenue la session de la Commission permanente de concertation et de négociation, cette instance qui regroupe les employeurs, les syndicalistes et le gouvernement. En dehors du secteur privé où la hausse substantielle du Salaire minimum interprofessionnel garanti est envisagée, des débats ont été aussi menés au sujet de la rémunération des agents de l’administration publique. Ceci à bâtons rompus et sans langue de bois, sous la présidence du chef de l’Etat. 
Au terme de longues discussions, il a été retenu qu’une cagnotte globale sera mise à disposition pour l’augmentation des salaires et pour la poursuite des recrutements dans l’administration. 
Cette augmentation des salaires sera alors réalisée à deux niveaux. Dans un premier temps, ce sera au niveau du point indiciaire. Ensuite, les salaires seront catégorisés pour affecter de manière décroissante des pourcentages de revalorisation. Autrement dit, les salaires les plus petits connaîtront une hausse plus forte que celle des rémunérations salariales les plus élevées. 
Ainsi, les agents ayant moins de 100 000 F comme salaires seront les privilégiés. Leurs rémunérations devront être ponctuées d’un plus fort taux de pourcentage. Suivront ensuite les catégories de 100 à 200 000 F, puis de 200 à 500 000 F et enfin les gros salaires de plus de 500 000 F. 
Les taux exacts de relèvement de ces différents salaires seront retenus par le gouvernement puisque les syndicalistes ont demandé et obtenu que les agents admis à la retraite bénéficient aussi de cet acte « hautement social » du gouvernement.
Actualités 26 avr. 2022


Développement de l’Intelligence artificielle : Vers l’élaboration d’une stratégie nationale
Le Bénin entend être le leader dans le domaine de l’Intelligence artificielle (Ia). Dans ce cadre, un atelier technique pour l’élaboration d’une stratégie nationale qui a regroupé des experts, universitaires et chefs d’entreprise, s’est tenu, vendredi 22 avril dernier à Cotonou. Grâce à l’Intelligence artificielle, il est aujourd’hui possible d’automatiser avec une meilleure précision les tâches pour, d’une part, soutenir le développement dans plusieurs domaines tels que l’éducation, la formation professionnelle, la santé, les transports, la formation éducative et, d’autre part, contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable. Avec l’appui du cabinet Antah sollicité en 2021 pour faire l’état des lieux de l’Intelligence artificielle, le Bénin a décidé d’investir dans ce domaine en commençant par l’élaboration d’une stratégie nationale. « Depuis 2016, le Bénin s’est engagé dans une révolution numérique qui impacte tous les secteurs de la vie socioéconomique. Cette révolution s’est caractérisée par la mise en place progressive des éléments nécessaires au développement de l’économie numérique nationale », a rappelé Gaspard Datondji, président du Comité de pilotage de l’élaboration de la stratégie nationale de l’Intelligence artificielle. Il cite, entre autres, l’adoption d’un cadre juridique réglementaire solide, le déploiement de plus de 2500 km de fibres à travers tout le territoire national, la mise en place d’une infrastructure d’accueil public pour renforcer la confiance numérique, la construction d’un data center national et d’un réseau national de l’administration qui intègre aujourd’hui 187 sites et la mise en œuvre de l’administration intelligente. Ces réalisations, à l’en croire, offrent un terreau favorable pour le développement des usages. « Il nous reste encore du chemin pour finaliser cette stratégie qui devra refléter nos réalités et ambitions afin de faire du Bénin un pays prêt pour saisir les opportunités liées à l’intelligence artificielle », déclare-t-il. A h m e d S a c c a Ya r o u , directeur de cabinet du ministre du Numérique et de la Digitalisation, a noté, pour sa part, qu’au cours de ces dernières années, le monde a été marqué par plusieurs mutations numériques qui se sont traduites par un développement des technologies comme l’intelligence artificielle et la robotique. L’intelligence artificielle, souligne-t-il, repose en effet sur la création d’algorithme exécuté dans un environnement informatique dynamique. Ahmed Sacca Yarou martèle que la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’Intelligence artificielle permettra assurément de gérer, de mettre en valeur, voire de monétiser les données massives issues de plusieurs projets du secteur du numérique, du data center et autres. Le directeur de cabinet du ministre en charge du Numérique n’a pas manqué de rassurer les participants à cet atelier de la disponibilité de l’autorité de tutelle à travailler avec eux en vue de doter le Bénin d’une stratégie d’Intelligence artificielle qui tienne compte des préoccupations d’aujourd’hui et de demain. Société 26 avr. 2022


Pollution sonore : un phénomène têtu à Natitingou
La commune de Natitingou subit la pollution sonore de façon permanente. Malgré la détermination des autorités communales, le mal persiste. La lutte contre la pollution sonore dans la ville de Natitingou est un combat permanent. Malgré les mesures prises pour juguler ce mal, objet de plaintes de toutes parts, les objectifs sont loin d’être atteints. Autorités communales, agents de divers services sont conscients de la gravité de ce mal récurrent dans la ville. Ainsi, des actions ont été menées pour faire baisser les décibels pour le bonheur des populations. Étienne N’Tcha, spécialiste en hygiène et assainissement en service à la mairie de Natitingou, relève quelques-unes des actions entreprises par le maire et son équipe pour lutter contre la pollution sonore provenant des bars et lieux de culte. « Nous avons entrepris plusieurs actions de sensibilisation à l’endroit des tenanciers de bars et des lieux de culte. Les plaintes nous sont parvenues et nous avons ajouté ces acteurs dans la sensibilisation », explique Étienne N’Tcha. La mairie a organisé plusieurs séances de sensibilisation pour discuter avec les promoteurs de bars et des lieux de culte, leur faire comprendre les principes et comment les respecter. «Nous sommes allés sur les lieux de travail à savoir les bars, les lieux de culte pour expliquer comment respecter le niveau de bruit à l’aide de sonomètre. Nous avons aidé certains à télécharger l’application sur les téléphones Android et expliqué à quelle position rester pour mesurer le son afin de ne pas excéder ce qui est prescrit par les normes », a ajouté Étienne N’Tcha. Il fait constater que toutes les actions menées dans le cadre de la lutte contre la pollution sonore l’ont été de concert avec les autres services déconcentrés de l’État, notamment la direction départementale du Cadre de vie et du Développement durable. La mairie travaille souvent avec les inspecteurs de l’environnement accompagnés de la Police républicaine, car conformément aux textes de la décentralisation, la lutte contre la pollution reste une compétence partagée, ce n’est pas une compétence propre de la commune. Ces actions concertées ne suffisent pas encore à dissuader les pollueurs. « Nous ne sommes pas entièrement satisfaits. Mais il faut dire que la situation s’est améliorée. Tel que le phénomène était au cours du mois de janvier, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le 14 février, nous avons organisé une opération plus dure, ce qui a fait que dans la ville, nous constatons moins de bruit», a souligné Étienne N’Tcha. Strict respect de la loi « Avant la loi 2022-004 du 16 février 2022, sur l’hygiène publique en République du Bénin, on utilisait la loi-cadre sur l’environnement en République du Bénin et son décret d’application n°2001-294 du 08 août 2001 portant règlementation du bruit en République du Bénin», détaille Chabi Sero Tamou, chef service de la gestion des changements climatiques et de la protection de l’environnement à la direction départementale du Cadre de vie et du Développement durable Atacora-Donga. La loi actuellement en vigueur est celle 2022-004 du 16 février 2022. Ainsi, des répressions organisées régulièrement, d’après le chef service, en collaboration avec la Police républicaine et la mairie permettent de réguler le phénomène. Ladite loi prévoit une amende de 100 000 F à 500 000 F et un emprisonnement d’un à trois mois ou l’une des deux sanctions à l’encontre des contrevenants. On peut aussi ordonner la fermeture temporaire de trois à trente jours pour les discothèques, la suspension de l’autorisation de licence administrative. Après un contrôle au niveau des bars à l’issue d’une séance avec le maire de Natitingou le jour de la Saint-Valentin, plusieurs disc-jockeys ont été interpellés et relâchés après des formalités administratives. « Le maire a invité tous les tenanciers de bars à une séance de sensibilisation, parce que nous avons remarqué que la pollution sonore était récurrente, il y avait trop de bruits dans la ville au point où tout le monde se plaint, même les étrangers. Une descente dans les bars a permis d’interpeller sept Dj qui faisaient tellement de bruit», se souvient Étienne N’Tcha. Il recommande aux tenanciers de bars de revoir leurs copies en soulignant qu’on peut bien jouer en toute sobriété de la musique et avoir de la clientèle. Ils doivent garder à l’esprit, insiste-t-il, qu’il y a des malades qui ont besoin de repos sans quoi, ils risquent de succomber par défaut de respect des principes environnementaux. Aux usagers des lieux de culte, Étienne N’Tcha recommande de prier dans la tranquillité. Pour gagner cette bataille, la population est invitée à coopérer pour dénoncer les récidivistes. Environnement 26 avr. 2022


Art contemporain et environnement : Le plus grand globe en matières recyclables trône au Bénin
La ville de Cotonou abrite depuis jeudi 21 avril dernier l’exposition du plus grand globe au monde en matières recyclables. Œuvre de l’artiste libanaise Caroline Chaptini, cette installation visible dans l’enceinte de l’hôtel Golden Tulip est tout un symbole. Plus de 500 000 bouchons de bouteilles et déchets plastiques, soit environ 5 tonnes pour une œuvre gigantesque. Le tout porté par un globe terrestre de 10 mètres de diamètre en acier autour duquel gravitent une soixantaine de drapeaux de pays issus de tous les continents. Une belle performance de l’artiste libanaise Caroline Chaptini. Il n’en fallait pas plus pour séduire le ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola, présent au vernissage de l’œuvre, jeudi dernier. Il voit à travers cette création une œuvre « audacieuse et singulière qui, d’où que l’on vienne, saisit le regard ». Toutes choses dont il s’imagine tout le sens. «Imaginons justement une terre colorée aux emblèmes des différents pays qui la composent. Imaginons un globe merveilleusement drapé et enveloppé de matériels recyclés. C’est la métaphore d’un bien commun, la terre, qu’on propose d’arracher à l’effet de serre, aux tortures qu’on lui inflige, aux désastres écologiques, qui nous est ainsi offerte à voir. C’est surtout une œuvre d’art gigantesque au volume impressionnant réalisée par une des artistes les plus engagées dans le mouvement écologique, Caroline Chaptini », souligne-t-il. Pour Jean Michel Abimbola, Caroline Chaptini porte, depuis bien des années, un discours avant-gardiste qui tente d’éveiller la conscience du monde sur le destin de la planète. L’artiste n’a de cesse d’interpeler les habitants de la planète sur les défis modernes de l’humanité, la responsabilité de l’homme dans la préservation de son environnement, selon le ministre. L’artiste réputée pour son engagement a vu concrétiser son ambition avec l’aide des mécènes tel Tony Chagoury décédé il y a peu et qui a cru défendre, à l’instar de la créatrice, la terre dans toute sa dimension. Mais sans avoir vu l’aboutissement du projet. Les matériaux ayant servi à la réalisation de l’œuvre, reconnaît l’artiste, ne sont que le fruit d’une collecte de quelques mois, à petite échelle. « Imaginez-vous, l’impact des déchets à plus grande échelle. Chacun de nous peut faire un petit effort dans l’intérêt de la planète », exhorte-t-elle. Sans pour autant occulter l’engagement des agents de santé à faire face au coronavirus au péril de leurs vies. « Je dédie ce projet à tout le corps médical et personnel de santé en première ligne durant la pandémie de Covid-19. Aussi bien au Bénin que dans le monde, et les remercie pour leurs efforts et courage dans les moments difficiles », indique-t-elle. Le grand globe réalisé en matières recyclables figure d’ores et déjà dans le prestigieux « Livre Guinness des records ». Le certificat l’attestant a été présenté par visioconférence à l’occasion du vernissage qui a mobilisé la crème des artistes contemporains ainsi que le gotha d’hommes d’affaires et de défenseurs de l’environnement. Les recettes générées par la vente des déchets matérialisant le globe iront aux organisations caritatives luttant contre le cancer infantile. Culture 26 avr. 2022


Département de l’Atlantique : La coupe des palétuviers interdite
Face aux menaces persistantes sur les écosystèmes de mangroves, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, a interdit, à travers un arrêté en date du 13 avril 2022, l’exploitation des forêts côtières sur son territoire. Les populations riveraines des zones de mangroves sont averties. Elles vont subir la rigueur des lois sur la faune, la flore et le littoral, en cas d’exploitation illégale de ces écosystèmes. En effet, à travers un arrêté en date du 13 avril 2022, le préfet Jean-Claude Codjia interdit, sous peine des sanctions prévues par les textes en vigueur, l’exploitation des écosystèmes de mangroves. Il s’agit notamment de l’abattage, de l’ébranchage, de l’arrachage et de la mutilation des essences forestières protégées, principalement des palétuviers. Sont aussi concernés par cette mesure, tout défrichement de bois et de broussaille à moins de 25 mètres de part et d’autre le long des rives des cours et plans d’eau et l’utilisation des pesticides dans les abords des mangroves. «L’interdiction concerne aussi bien les domaines publics que privés. L’exploitation de ces écosystèmes est subordonnée, en cas de nécessité, à une autorisation spéciale délivrée par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable», avertit le préfet dans son arrêté. Malgré les sensibilisations, les pressions sur ces forêts côtières restent perceptibles. Les études publiées récemment par le Laboratoire de biomathématique et d’estimations forestières de l’Uac indiquent que la superficie que couvrait la mangrove sur le site Ramsar 1017 a baissé de 62,07 % entre 1988 et 2001. Abomey-Calavi et Ouidah dans le département de l’Atlantique ont été les communes les plus dégradées le long de la côte. Cette tendance régressive est la résultante des pressions anthropiques avec les coupes de bois de palétuviers. Mais entre 2001 et 2019, il y a eu un gain de 18,84 %, perceptible notamment à Grand-Popo. Et si les pressions identifiées dans le premier scénario sont maintenues, les forêts de mangrove perdront 50 % de leur superficie actuelle d’ici à 2050. Déjà en 2016, le gouvernement a pris des mesures d’interdiction de la destruction des palétuviers dans les écosystèmes humides et d’abattage des cocotiers dans le littoral. Mais les menaces persistent. Ainsi, après l’avis en date du 11 avril 2022 de la Cellule d’analyse des arrêtés ministériels et préfectoraux, le préfet Jean-Claude Codjia a décidé d’agir. Les contrevenants à cet arrêté seront punis conformément aux dispositions de la loi 93-009 du 2 juillet 1993 portant régime des forêts et de la loi 2018-10 du 2 juillet 2018 portant protection, aménagement et mise en valeur de la Zone littorale en République du Bénin. Environnement 26 avr. 2022


Installation des secrétaires exécutifs des mairies : neuf entrées en fonction dans l’Ouémé/Plateau
Sur les quatorze Secrétaires exécutifs de mairies des communes des départements de l’Ouémé et du Plateau, neuf sont déjà entrés en fonction hier lundi 25 avril. La boucle sera bouclée ce mardi avec les cinq mairies restantes. Les Secrétaires exécutifs (Se) des mairies d’Adjohoun, Sèmè-Podji, Avrankou, Akpro-Missérété et Bonou dans le département de l’Ouémé ainsi que Kétou, Adja-Ouèrè, Ifangni et Sakété dans le Plateau sont déjà entrés en fonction. Ils ont été installés à la tête des administrations communales respectives ce lundi 25 avril sous la supervision des autorités préfectorales compétentes. A Adjohoun, le maire François Zannouagbo a partiellement déchargé ses attributions à Jéronime Bokovou conformément aux dispositions du Code de l’administration territoriale. Gafarou Tchonibarè et Patrice Lafia ont pris service respectivement des mains des maires d’Avrankou, Gabriel Ganhoutodé et de Sèmè-Podji, Jonas Gbènamèto. Le maire d’Akpro-Missérété, Joseph Hounkanrin, a fait de même en remettant les clés du secrétariat exécutif de sa mairie à Latyfatou Bio Ourè. La Se Yazizou Idrissou a pris le témoin des mains du maire de Bonou, Julien Tolègbè. Les cinq secrétaires exécutifs ont été investis, à tour de rôle, par le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. L’autorité préfectorale s’est déplacée pour présider en personne les différentes cérémonies d’installation. L’exercice a été le même dans le département du Plateau. Le préfet Valère Sètonougbo a installé Richard Aho Tossou dans ses fonctions de secrétaire exécutif de la mairie de Kétou. Celui-ci a pris les commandes des mains du maire Lucie Sessinou. Après Kétou, le préfet s’est rendu à Sakété où il a supervisé la passation de charges entre le maire Nestor Idohou et le Se Edmond Kosso. A Adja-Ouèrè, le maire Cyrille Adégbola s’est partiellement déchargé de ses attributions au profit de Kpémayou Bona. Pendant que Chantal Ayosso prenait les rênes du secrétariat exécutif de la mairie d’Ifangni des mains du maire Franck Okpéïcha. Ces deux dernières passations de charges ont été présidées par le secrétaire général de la préfecture de Pobé, Rodrigue Kotounou. Rester collés à la loi Tous les Se installés ont pris l’engagement d’être à la hauteur de la tâche en tant que techniciens. Ils promettent de combler les attentes pour mériter le choix porté sur eux par les maires qui les ont tirés au tort. Les maires déchargés ainsi d’une grande partie de leurs pouvoirs au profit des Se désormais patrons du secrétariat exécutif de la mairie ont salué cette réforme qui leur permettra d’être beaucoup plus libres sur le terrain et davantage aux côtés de leurs mandants. Les cérémonies de passation de charges seront bouclées ce mardi avec les mairies en instance à savoir : Porto-Novo, Aguégués, Dangbo et Adjarra dans l’Ouémé et Pobé dans le Plateau. Actualités 26 avr. 2022


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