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Nouvelles

Assemblée nationale : l’Institut parlementaire du Bénin s’ouvre pour plus d’efficacité
L’Institut parlementaire du Bénin (Ipab) signe une convention de partenariat avec le Centre de droit administratif et de l’administration territoriale (Cedat) de l’Université d’Abomey-Calavi pour plus d’efficacité dans sa mission, notamment le renforcement des capacités du Parlement, la réalisation des études et recherches sur les politiques de développement. Organiser conjointement les études sur les questions relevant des attributions de l’Institut parlementaire du Bénin (Ipab) ; conduire des recherches en sciences juridiques, politiques, administratives, développement durable et tout autre domaine jugé nécessaire par les parties ; élaborer des outils de vulgarisation des études, recherches et autres activités menées par les parties et organiser des activités scientifiques (colloques, journées de réflexion, ateliers,...) dans des domaines relevant de leurs centres d’intérêt. Tels sont, entre autres, les objectifs de la convention de partenariat signée, ce mercredi 20 avril à l’Assemblée nationale à Porto-Novo, entre l’Ipab et le Centre de droit administratif et de l’administration territoriale (Cedat) de l’Université d’Abomey-Calavi. Cette signature trouve son ancrage juridique dans la décision n° 2019-70/AN/PT du 24 septembre 2019 portant création de l’Ipab avec pour mission le renforcement des capacités du Parlement, la réalisation des études et recherches sur les politiques de développement. Robert Gbian, premier vice-président de l’Assemblée nationale, qui a présidé la cérémonie de signature de cette convention, au nom du président du Parlement, a rappelé le grand intérêt pour l’Assemblée nationale à travers l’Ipab d’aller à ce partenariat avec le Cedat. Selon lui, la signature de ce partenariat vient à point nommé et cadre bien avec les dispositions de l’article 10 de la décision citée supra. L’existence de cet accord de partenariat ne fait pas obligation au Cedat de financer les activités de l’Ipab, précise le premier vice-président de l’Assemblée nationale. Le directeur du Cedat, le professeur Ibrahim David Salami, se réjouit de l’aboutissement du processus qui a conduit à la signature de cet accord de partenariat entre son centre et l’Ipab. « Lorsque les institutions sont bien construites, elles peuvent être le creuset de sagesse et de sciences», a-t-il dit pour paraphraser Jean Monnet. Le professeur Ibrahim David Salami salue personnellement le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, sous la supervision de qui, l’Ipab a identifié le Cedat pour la signature de ce protocole d’accord. Et cela, pour que la politique rencontre la science et s’ouvre à l’université et que la science aille aussi à l’école de la politique. Actualités 21 avr. 2022


1re journée en retard de la Super Ligue pro de football : Déplacement périlleux pour Loto-Popo et Buffles ce jour
Reportées en février dernier, les rencontres de la première journée de la Super Ligue professionnelle de football du Bénin auront lieu, ce mercredi 20 avril, sur les différentes installations prévues pour le tournoi. Au nombre des matches au programme, figurent les confrontations entre les Cavaliers de Nikki et Loto-Popo Fc, champion en titre puis entre Dynamo d’Abomey et les Buffles du Borgou. Les matchs de la première journée en retard de la Super Ligue Pro de football du Bénin s’annoncent alléchants, ce mercredi 20 avril, avec les déplacements de Loto-Popo Fc et des Buffles du Borgou. Champion en titre, Loto-Popo Fc va en découdre avec les Cavaliers de Nikki tandis que vice-champion en titre, les Buffles du Borgou vont affronter Dynamo d’Abomey, le leader provisoire. En effet, après deux journées laborieuses à domicile à Grand-popo, les Loto-boys sortiront de la cité balnéaire pour aller défier les Cavaliers de Nikki sur leurs installations. Une virée septentrionale à plusieurs enjeux pour le tenant du titre qui a besoin d’enchainer avec une deuxième victoire consécutive pour engranger des points et remonter davantage dans le classement. Après sa victoire, le week-end dernier sur Djeffa, Loto-Popo Fc, 7e au classement avec 14 points, aura à cœur de remporter cette confrontation face à l’une des formations les moins classées de la compétition. Favoris dans cette confrontation, Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers savent qu’ils n’ont pas droit à l’erreur face aux Cavaliers de Nikki, 15es avec 8 points-8. « Nous jouerons notre avant-dernier match de la phase aller de la compétition et seul un résultat positif nous permettra d’avancer dans le classement », a confié Rodrigue Fassinou, buteur lors de la journée précédente. Selon lui, ses coéquipiers sont conscients de la situation et vont donner le meilleur d’eux-mêmes afin d’arracher ces trois précieux points loin de leur base. A la même heure au stade de Goho, Dynamo d’Abomey va accueillir les Buffles du Borgou pour un duel de repositionnement entre les deux clubs. Leader provisoire avec 22 points + 4, le club de la cité historique aura envie de gagner à domicile pour se maintenir en tête du classement. Les Buffles du Borgou partent favoris dans cette partie lorsqu’on sait qu’en 6 matchs entre les deux formations, ils comptent deux victoires, trois résultats nuls contre une seule victoire pour Dynamo Abomey. C’est dire que cette rencontre entre le leader provisoire et la quatrième équipe au classement sera épique. ----------------- Programme des matchs ---------------- Mercredi 20 avril 2022 Cavaliers # Loto-Popo à Nikki As Cotonou # Js Pobè à Cotonou II Asvo #Adjidja à Adjohoun Dynamo Abomey # Buffles à Abomey Ayéma # Éternel à Pobè Coton # Djeffa à Ouidah Espoir # Béké à Savalou Panthères # Dadjè à Djougou   Sports 20 avr. 2022


Appui au développement du secteur agricole : des Sfd dotés de matériel informatique
En vue d’une production d’information de qualité sur la finance agricole, des systèmes financiers décentralisés ont été dotés de matériel, vendredi 15 avril dernier, dans le cadre du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). Quinze systèmes financiers décentralisés (Sfd) ont désormais reçu du matériel pour une information de qualité sur la finance agricole. Ces partenaires du Fonds national de développement agricole (Fnda) ont été dotés d’équipements informatiques, de logiciels spécifiques et de scanner, dans le cadre du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). «Cet appui vous permettra d’entrer en lien avec le système d’information sur la finance agricole déjà opérationnel au niveau du consortium Alafia. Ces équipements sont exclusivement destinés à la collecte, le traitement et la diffusion des données sur le financement agricole. Par cet appui, l’Union européenne renforce ainsi vos moyens d’interventions et contribue à moyen terme à l’alimentation du processus décisionnel sur le financement agricole », a souligné Mapolin Houessou, régisseur du Paddsa. En effet, ce programme de l’Union européenne vise entre autres l’amélioration de l’efficacité des mécanismes de financement du secteur. Et puisque les Sfd sont des maillons importants dans l’opérationnalisation du guichet 3 du Fnda, le Paddsa a décidé d’accroître significativement leur portée. Au nombre des axes de renforcement de capacités, il y a la formation sur les exigences des réformes intervenues dans le secteur agricole, l’opérationnalisation d’un système d’information sur la finance agricole (Sifa) puis le renforcement en moyens matériels informatifs nécessaires à l’accroissement des capacités de production de données sur la finance agricole. « Le Fnda ne s’est pas trompé en vous mettant au cœur de son dispositif d’attaque. A travers ce programme, vous avez eu une série de formations pour mieux comprendre le secteur agricole. On vous donne plus de moyens pour valoriser ce que vous faites en vue de mettre à disposition des informations capitales sur le financement du secteur agricole », a déclaré Franck Baropa, représentant du directeur général du Fnda, avant d’inviter les bénéficiaires à faire bon usage du matériel reçu. Le directeur général de l’Association professionnelle des Sfd du Bénin (Apsfd-Bénin) a tenu à remercier le Paddsa et le Fnda pour l’appui qui intervient après les renforcements de capacités sur les spécificités du secteur agricole. « Ce sont des équipements nécessaires. Pour produire les données, il faut des outils. On a besoin d’une plateforme et du matériel. Ces équipements iront aux structures de microfinance, partenaires du Fnda. C’est le personnel qui a en charge la production des données qui les exploitera le plus », a laissé entendre Ignace Dovi, directeur général de l’Apsfd-Bénin. De son côté, le Fnda rassure ses partenaires que d’autres besoins pourront être satisfaits afin qu’ils soient plus outillés à accompagner le secteur agricole. Actualités 20 avr. 2022


Culture de l’igname à Pèrèrè : En péril à cause du vol des semenceaux
A Pèrèrè, dans le département du Borgou, la culture de l’igname court le risque de relever du passé. Dans les champs apprêtés pour la circonstance, rares sont les semenceaux de ce tubercule qui arrivent à pousser sur les buttes. Les producteurs d’igname de la plupart des localités de Pèrèrè ont, depuis quelques années, commencé à céder au découragement. Si rien n’est fait, ils risquent même de ne plus s’adonner à sa culture. En effet, déjà contraints de composer avec les effets néfastes du réchauffement climatique, les producteurs d’igname de Pèrèrè assistent, impuissants, aujourd’hui, au vol des semenceaux dudit tubercule dans leurs champs. Grande est leur déception de constater que tout ce qu’ils ont mis en terre pour la prochaine campagne agricole, a été déterré et emporté par des individus non identifiés. Les victimes de cette pratique récurrente chaque année ne se comptent plus. Ne sachant plus à quel saint se vouer, elles menacent tout simplement de ne plus cultiver l’igname. Fatigués d’avoir à déplorer chaque fois la même situation, il y a longtemps que certains ont abandonné. C’est le cas du fermier Christophe Aballo. Par rapport aux auteurs de ces actes, il ne se fait pas d’illusions. Ses soupçons, il n’hésite pas à les porter sur les bergers des troupeaux en transhumance. « La grosse difficulté à laquelle nous sommes confrontés à Pèrèrè, par rapport à la culture de l’igname, c’est celle liée au pâturage. Arrivés dans nos champs, les bergers n’hésitent pas à déterrer les semenceaux. C’est pour les stocker chez eux et les consommer. D’autres, pour pousser loin la provocation, les font même griller dans le champ», soutient le fermier. «C’est en pleine saison sèche que l’on plante l’igname. Au cours de cette période, les activités au champ ne sont plus régulières. La présence humaine est un peu réduite. Profitant de la situation, les éleveurs de passage avec leurs troupeaux vont jusqu’à déterrer 80 % des semenceaux pour les consommer », explique-t-il, un peu plus loin. Devant le fait accompli Ce n’est que quelque temps après, poursuit-il, que les producteurs se retrouvent devant le fait accompli. « Ils constatent qu’il n’y a pas eu de germination. Au premier abord, ils croient avoir utilisé des semenceaux de mauvaise qualité. Mais, en poursuivant leurs recherches, ils découvrent finalement qu’il n’y avait rien en terre », fait observer le fermier. « Cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Je ne suis pas le seul à la vivre chaque année. Sinon, ce sont pratiquement tous les producteurs d’igname à Pèrèrè, qui s’en plaignent également. C’est ce qui fait que, depuis quelques années, l’igname est devenue rare à Pèrèrè. A partir de l’arrondissement de Gbégourou, tout juste après Parakou, jusqu’à Pèrèrè, c’est le même problème. On produit de moins en moins l’igname», expose-t-il. Mais n’étant pas organisés en association ou groupement au niveau de la culture de l’igname, leurs actions pour se faire entendre peinent à porter. « Il y a un comité constitué du roi, du délégué, des conseillers, d’un représentant de l’Agence territoriale de développement agricole au niveau de la commune et auprès duquel nous avons l’habitude de nous plaindre. Il essaie de faire un règlement à l’amiable. Mais le problème demeure », se plaint Christophe Aballo. Conséquence, l’igname se fait de plus en plus rare à Pèrèrè. Elle coûte cher et il n’est plus facile d’en trouver. « Ce qu’on consomme vient des autres communes du département. Alors que par le passé, on faisait partie de leurs grands fournisseurs. Si ça continue ainsi, la production de ce tubercule va disparaître de Pèrèrè», avertit-il. Quand on parle de semenceaux ou semences d’igname, il ne s’agit que des tubercules entiers ou de leurs fragments. Ils proviennent de la récolte précédente. Enfouis au sommet des buttes sous des amas de feuilles mortes pour les protéger contre le soleil, ils n’ont besoin que d’un peu d’humidité pour prendre. La saison sèche est la période la plus propice. En saison de pluies, les semences pourrissent rapidement. D’où les difficultés pour les producteurs de reprendre à nouveau le semis, les premières pluies ayant déjà commencé par s’installer dans le septentrion. Encore que les semences ne sont même plus disponibles. Par ailleurs, le fermier Christophe Aballo remercie le gouvernement qui envisage désormais la sédentarisation de l’élevage au Bénin. Mais en attendant, il demande à ceux qui sont assermentés pour le faire de veiller au respect du Code pastoral. « Le code a tout prévu. Mais entre ses dispositions et la réalité sur le terrain, c’est tout un parallélisme », fait-il remarquer. Comme appel, il exhorte les autorités compétentes à prendre à bras-le-corps le problème afin que la production de l’igname soit relancée à Pèrèrè. Société 20 avr. 2022


Pour des partis politiques inclusifs et démocratiques : Le programme Rappid mis en branle
Financé par le Royaume des Pays-Bas, le programme Renforcement et Appui pour des Partis politiques inclusifs et démocratiques (Rappid) a été officiellement lancé au Bénin, hier mardi 19 avril. Ce programme va renforcer les capacités des partis politiques à mieux jouer leurs rôles et à contribuer au développement et à la paix. Il sera mis en œuvre dans les 77 communes du Bénin pour une durée de 48 mois. Faire en sorte que les partis politiques du Bénin contribuent plus efficacement au développement inclusif et à la paix à travers la mise en œuvre de leurs missions. C’est l’objectif stratégique du programme Renforcement et Appui pour des Partis politiques inclusifs et démocratiques (Rappid) qui a été officiellement lancé hier. D’un budget estimé à un milliard trois cent quarante-quatre millions sept cent onze mille huit cent cinquante (1 344 711 850) francs Cfa, majoritairement financé par le Royaume des Pays-Bas, ce programme sera mis en œuvre dans les 77 communes du Bénin pour une durée de 48 mois sous la houlette de l’Institut néerlandais pour la Démocratie multipartite (Nimd) et de l’Institut pour la Gouvernance démocratique (Igd). Dr Azizou Chabi Imorou, directeur de l’Igd et représentant-pays du Nimd, fait savoir que le lancement de ce programme est l’aboutissement d’un processus qui a démarré en mai 2021 où l’Igd a été mandaté pour formuler un projet d’appui aux partis politiques. To Tjoelker-Kleve, ambassadrice des Pays-Bas près le Bénin, précise que l’idée de ce projet a germé au lendemain des dernières élections législatives et communales qui ont connu quelques troubles. Selon elle, ce programme est nécessaire pour améliorer la capacité des partis politiques à mieux jouer leurs rôles et à accompagner les efforts de développement et de paix au Bénin. L’ambassadrice des Pays-Bas près le Bénin est confiante quant à la réussite du projet. Elle salue particulièrement l’implication des jeunes et des femmes. « A travers ce programme, nous voulons que les jeunes et les femmes soient au cœur de l’animation de la vie politique au Bénin. Faisons confiance aux jeunes et aux femmes », a-t-elle déclaré avant de réaffirmer le soutien du Royaume des Pays-Bas au Bénin. Séverin Maxime Quenum, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, a reconnu l’engagement du Royaume des Pays-Bas en tant que partenaire légendaire qui accompagne les efforts de démocratisation au Bénin. Il a exhorté les bras opérationnels de ce programme à maintenir une approche inclusive et participative pour que toutes les parties prenantes soient effectivement impliquées dans la mise en œuvre du programme. Ce programme dénote, selon lui, les bonnes relations entre le Bénin et le Royaume des Pays-Bas d’une part et le bien-fondé des réformes politiques mises en œuvre d’autre part. Il rappelle que la nouvelle Charte des partis politiques prévoit que tous les partis politiques contribuent à la sauvegarde de la cohésion et de la paix ainsi qu’à la protection des libertés fondamentales. Le ministre Séverin Maxime Quenum est convaincu de ce que la mise en œuvre de ce programme va renforcer les capacités des partis politiques dans ce sens et permettra d’instaurer la culture du dialogue. « La démocratie commence par le dialogue », va souligner Dakpè Sossou, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale. Pour le porte-parole du Parlement, le présent programme vient contribuer au renforcement des réformes déjà engagées pour assainir le système partisan. Trois axes, trois résultats à long terme Pour atteindre son objectif, le programme Rappid est basé sur trois axes d’intervention. Il s’agira de contribuer à l’amélioration du fonctionnement et à la gouvernance des partis afin de leur permettre de mieux jouer leurs rôles ; d’appuyer les institutions de la République et les ministères sectoriels dans leurs rôles et missions en lien avec le système partisan ; de contribuer à instituer le dialogue inter-partis dans les pratiques politiques du Bénin. Les bénéficiaires directs sont donc les partis politiques et leurs militants ; les institutions de la République et les ministères sectoriels intervenant dans le système partisan et les élections ; les citoyens à la base ; la Société civile et les médias. Présentant le programme, Dr Azizou Chabi Imorou, directeur de l’Igd, indique que trois résultats sont envisagés à long terme. Primo, les partis politiques sont plus inclusifs, plus attractifs, plus représentatifs et performants. Secundo, l’environnement partisan et électoral béninois est favorable au rayonnement et à l’action efficace des partis politiques. Tertio, le dialogue enter-partis est devenu un outil de prévention et règlement des crises politiques au Bénin. Actualités 20 avr. 2022


Menace d’inondations à Abomey-Calavi : les revers de l’occupation des exutoires
Bien que située, en partie, sur un plateau, Abomey-Calavi fait face de plus en plus à la menace des eaux en saison pluvieuse. C’est encore le cas après les pluies du week-end dernier. Mardi 19 avril 2022. Temps ensoleillé à Abomey-Calavi. Dans la cité La Victoire, aux encablures de la bibliothèque, les eaux se retirent, mais les dégâts après les pluies du week-end sont toujours perceptibles. Occupé à exposer aux rayons du soleil son matelas mouillé, Célestin Loukou peine à trouver les mots pour décrire son calvaire. Cet étudiant s’empresse de chercher son smartphone sauvé de justesse et avec lequel il a pu filmer le désastre dans la nuit profonde, entre samedi et dimanche. « Comme vous le voyez, c’est tard dans la nuit vers 2 heures du matin, que nous avons été surpris par les eaux de ruissellement. En plus de coloniser la maison, elles sont rentrées dans nos chambres. Nous étions obligés de rester sur les tables en espérant que la pluie cesse. Puis, quand la pluie a cessé, avec des bassines, nous avons évacué l’eau de la chambre », se désole-t-i, insistant sur le fait qu’il est resté piégé dans la maison pendant plus de 24 heures sans pouvoir sortir. Son voisin renchérit: « On en a marre ! ». A 200 mètres de là, dans la rue adjacente, les pieds dans des bottes, deux étudiantes regagnent délicatement leur chambre. En les suivant dans cette mare circonstancielle, on apprécie l’ampleur de ce qu’elles disent avoir vécu le week-end et qu’elles ont pris le soin aussi de filmer. «Le samedi, autour de 6 heures du matin, l’eau a envahi notre chambre. C’est ma grande sœur qui m’a sauvée», confie Gwladys Magnindé, étudiante. Ses effets, documents, vivres et vêtements sont exposés au soleil. Il n’en faudra pas plus pour qu’elle décide de déménager. «En louant la chambre il y a trois mois, on ne pouvait pas imaginer vivre un pareil scénario. Nous allons devoir quitter », ajoute-t-elle. Une menace devenue cyclique En effet, ce week-end, la partie méridionale du pays a connu plusieurs évènements pluvieux orageux. A Cotonou, les hauteurs d’eau mesurées ces dernières 72 heures avoisinent 110 mm. Déjà, beaucoup de rues sont colonisées. Pourtant, la saison pluvieuse n’est qu’à son début. Pour une ville qui s’ouvre dans sa partie Nord sur un plateau et sur des sols ferralitiques ou terre de barre, avec des possibilités d’évacuations vers le Lac Nokoué, cela devient préoccupant. « Quand il pleut à Calavi, il est difficile de circuler parce que la terre glisse. Elle contient assez d’argile qui ne facilite pas l’infiltration. Ensuite, il y a l’installation anarchique des populations qui bouchent les exutoires de l’eau. Quand on combine ces facteurs, ajoutés aux déchets qui sont jetés dans les caniveaux, on ne peut qu’assister à ce scénario », analyse Dr Théodore Adjakpa, spécialiste des risques et catastrophes. Il y a deux ans, quelques jours après sa prise de fonction, le maire Angelo Ahouandjinou a été très vite confronté à la réalité. Il indexait l’occupation des exutoires. «A certains endroits, certains habitants ont mal construit. Ils ont empêché la circulation de l’eau. Nous aurons à interpeller ces derniers », disait-il en juin 2020. Les appels au secours à l’endroit de la mairie d’Abomey-Calavi ne font que se multiplier. Maxime Adido, chef quartier de la Cité La Victoire, rassure ses administrés. « C’est une situation qu’on a toujours vécue ces dernières années. Mais actuellement, les dispositions sont prises pour réaliser un grand caniveau qui prendra en compte plusieurs rues dans le quartier et qui doit déboucher sur le grand caniveau au petit portail de l’université. Une première équipe est déjà passée. Nous avons fait le tour pour informer les riverains du démarrage imminent des travaux et des perturbations que cela va engendrer dans leur mobilité. Tout est fin prêt», déclare l’élu local. Du côté de la mairie, les dispositions sont également en train d’être prises, assure-t-on, face à la situation. Actualités 20 avr. 2022


Prorogation du délai d'enrôlement au Ravip : Cyrille Gougbédji s’explique
Au cours d'un point de presse, vendredi 15 avril dernier, dans les locaux de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication, Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) a évoqué les raisons de la prorogation de l’opération de régularisation des résidus devant figurer sur la Liste électorale informatisée (Lei) dans la perspective des législatives de 2023. Estelle VODOUNNOU (Stag.) L’opération de régularisation des résidus pour les inscriptions sur la Liste électorale informatisée (Lei) prévue pour s’achever le 16 avril dernier, est prorogée au 22 avril. Cette prorogation se justifie par le manque d’engouement de la population au début de l'opération et le bilan très peu satisfaisant. C’est ce qu’a expliqué aux médias, Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), lors d’un point de presse tenu vendredi 15 avril à la Haac. « Quand on lance une opération dans notre pays, les gens attendent le dernier délai pour prendre d’assaut les lieux et créent une affluence difficile à maitriser», constate-t-il. A l’en croire, cette prorogation est la dernière chance pour les retardataires. La date du 22 est en effet le deadline pour l’atteinte des objectifs fixés. A cet effet, il sera mis à la disposition des populations une application de consultation de la liste pour leur permettre de consulter à distance et avoir des précisions sur leurs postes de vote. Sur cette liste, indique le gestionnaire mandataire, seuls les potentiels électeurs qui ont satisfait aux exigences du Ravip verront leurs noms. Néanmoins, ceux qui ont fait le Ravip et qui n’ont pas pu faire le déplacement pour la correction de leurs données dans le cadre de cette opération verront leurs noms affichés dans la localité qu’ils ont déclarée comme lieu de résidence pendant qu’ils ont fait le Ravip. Ce serait donc, à l’en croire, un affichage par défaut. Pour la satisfaction de la population et l’atteinte de l’objectif fixé, le gestionnaire mandataire de l’Anip a fait part des dispositions prises pour contrer toutes sortes de corruption et de fraude. Pour lui, il ne s’agit pas actuellement de forcer la main aux agents enrôleurs pour prendre les enfants. La présente opération concerne les citoyens en âge de voter qui n’ont jamais participé aux processus électoraux mais qui ont fait le Ravip ou qui n’ont jamais fait le Ravip. Il ne s’agit pas alors d’un grand Ravip lancé. Le second détail qu'il a évoqué concerne les dispositions que doivent prendre les citoyens contre toute corruption au niveau des agents enrôleurs. « Nous avons reçu quelques bruits ces dernières heures selon lesquels, à Parakou, certains enrôleurs exigent de la population de l’argent avant de les enrôler. Si cela est vrai, je demande que des plaintes soient portées contre ces agents. Ils seront traités comme les indélicats », recommande l’autorité de l’Anip. Il martèle qu’il est interdit de demander de l’argent chez quiconque pour le faire enrôler. Par ailleurs, la bonne nouvelle pour les enfants, est qu’après le 22, ils ont la chance d’être pris en compte pour l’enrôlement, grâce à l’appui de la Banque mondiale. Actualités 20 avr. 2022


Protection de la femme au Bénin : L’Inf, pour le bonheur des victimes de violences
L’Institut national de la femme (Inf) se fait mieux connaître des populations. C’est à travers l’organisation d’une causerie-débat sur le thème «Institut national de la femme. Tout sur l’assistance juridique et judiciaire », ce mardi 19 avril à Cotonou. Plus qu’un gardien des victimes des violences basées sur le genre, l’Institut national de la femme (Inf) se positionne comme leur protecteur, leur secours. Instrument de promotion du leadership féminin, il est en amont et en aval de la lutte contre les infractions commises à raison du sexe au Bénin. Mais ses missions ne sont pas véritablement perçues de tous. C’est ce qui justifie l’organisation d’une causerie-débat, ce mardi à Cotonou. L’objectif est de permettre à toute la population de mieux cerner son importance, sa mission, ses attributions. Sa mission est grande et diversifiée. « Au-delà de la femme béninoise que cet organisme public à caractère social et scientifique est appelé à protéger et à promouvoir, c’est toute la société qui bénéficie de ses actions, car le bien-être de la femme détermine le bonheur de la société et une nation qui abandonne une seule femme en détresse est vouée à la perte et s’enlisera indéfiniment dans le sous-développement », assure Claudine Prudencio, présidente de l’Inf.« Ce sont donc toutes les couches sociales, toutes les catégories socioprofessionnelles, toutes les classes au sein de notre peuple qui sont bénéficiaires de la mission que le président de la République, Patrice Talon a assignée à l’Inf qui est un produit de sa lucidité politique, de sa clairvoyance sociale », apprécie-t-elle. Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, voit à travers l’Inf l’amorce d’un tournant historique pour le Bénin en matière de protection de la femme. L’institut vise, entre autres objectifs, à donner des orientations stratégiques et à proposer des outils techniques pour la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques, stratégies, plans…, en vue de la protection et de la promotion des femmes et des filles au Bénin. Au nombre des attributions, il est appelé à dresser un état des lieux sur toutes les formes de violences et plus généralement toutes les formes de discriminations à l’égard de la femme et de la fille et à initier des études et recherches en la matière. Conscients de leur mission Ses responsables sont bien conscients des attentes du pays. « A l’Institut national de la femme, nous nous sommes attelés à avoir une juste compréhension de notre mission, nos attributions, nos objectifs à court, moyen et long termes et surtout des attentes du président de la République et des aspirations des Béninoises et Béninois sur la condition féminine. Notre mission est claire, cohérente et multidimensionnelle. Elle a des composantes politiques, économiques, sociales, culturelles », développe Claudine Prudencio. Les facettes de l’Inf reposent également sur le droit dans toutes ses dimensions. Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive dudit institut, dévoile ses attributions en matière d’assistance juridique et judiciaire. « L’Inf a le devoir de pouvoir assister les victimes en matière de travail ou d’une discrimination spécifique. Il s’intéresse aux infractions liées aux violences basées sur le genre, aux violences sexuelles, au viol, au harcèlement sexuel ordinaire, au harcèlement sexuel sur une apprenante, aux violences patrimoniales, psychologiques». Il assiste les personnes ayant besoin d’aide, mais ne s’occupe pas des cas de divorce, sauf lorsqu’une violence intervient en la matière. Selon Véronique Tognifodé, le chef de l’Etat a vu juste en mettant en place ce modèle (Inf : Ndlr), qui prend en compte toutes les failles du passé. Elle exhorte tout le monde à œuvrer en faveur de la protection de la femme: «La protection de la femme n’est pas seulement une lutte qui concerne l’Institut national de la femme ou le ministère des Affaires sociales. Tout le monde doit se sentir concerné. Chacun doit prendre à cœur la cause de la protection de la femme », lance-t-elle. Actualités 20 avr. 2022


Exposition d’art contemporain « Youth » : Lumière sur de jeunes artistes émergents
Une douzaine d’artistes visuels et sculpteurs béninois font découvrir leurs créations dans « Youth », une exposition d’art contemporain qui se déroule du 14 au 24 avril prochain à la Maison Rouge. L’évènement est organisé en collaboration avec Hbmc. Une exposition exclusivement dédiée aux jeunes artistes émergents du Bénin. Dénommé «Youth», l’évènement qui a démarré jeudi dernier, met en lumière une douzaine d’artistes visuels et sculpteurs. Parmi eux figurent de jeunes créateurs qui ont le vent en poupe à l’instar de Nobel Koty ou Youss Atacora, deux artistes qui exposent actuellement au palais de la Marina. L’objectif de l’exposition est de faire découvrir ces jeunes talents béninois aux amoureux de l’art contemporain. «Youth» est aussi le prolongement de l’exposition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui». Les thématiques abordées par les artistes à travers leurs œuvres, sont diverses et variées, mais presque tous ont un dénominateur commun : le corps humain. Frigg Toss est l’un des douze exposants. Il est à la fois artiste visuel et sculpteur. L’exposition cadre parfaitement avec sa démarche artistique en dessin vectoriel qui porte sur la jeunesse africaine. Frigg Toss est « honoré » d’être sous les projecteurs de « Youth ». Pour cette exposition, il fait découvrir six de ses œuvres : quatre toiles et deux sculptures. « Je pratique le dessin vectoriel qui est un art numérique que je développe pour ensuite les imprimer sur toile. Ma démarche artistique porte sur les mutations qui secouent le continent africain aux plans économique, social, culturel, politique, et je jette un regard sur comment la jeunesse réagit face à ces mutations, comment malgré les aléas elle essaie d’aller de l’avant, de s’émanciper à travers son style de vie, ses rêves, etc. », explique l’artiste. En sculpture, la démarche de Frigg Toss porte beaucoup plus sur l’homme notamment la condition humaine. Il aborde alors tout ce que l’homme peut traverser comme expérience de vie, qu’il s’agisse de peine ou de joie. Mais ses sculptures (à base de sable) sont de petite taille. «C’est pour exprimer la grandeur de l’homme dans sa petitesse », fait noter Frigg Toss. Comme lui, les jeunes artistes qui sont à l’honneur dans « Youth », s’illustrent à travers leur liberté de pensée, liberté esthétique, liberté introspective,… De plus, « ce sont des créateurs bien inscrits dans ‘‘l’ici et maintenant’’, des artistes, venus d’univers singuliers mais complémentaires. Tous témoins et acteurs d’une nouvelle ère post-restitution, où l’histoire de l’art peut reprendre là où elle s’est arrêtée et suivre le chemin tout fraîchement tracé », indiquent la Maison Rouge et son allié Hbmc. Ce dernier accompagne le développement de l’art contemporain au Bénin et ailleurs à travers des partenariats avec des acteurs privés qui s’engagent à soutenir et promouvoir les artistes dans une démarche créatrice de valeurs et d’intérêt général. L’exposition séduit ses visiteurs qui sont aussi jeunes pour la plupart. «Youth » fait en outre un clin d’œil aux jeunes collectionneurs d’art contemporain qui souhaiteraient acquérir, à des prix moins élevés, des œuvres d’artistes émergents. Le vernissage de cette exposition a été meublé par une performance artistique. Culture 19 avr. 2022


Journée nationale de l’hygiène et de l’assainissement de base : Les usagers de Dantokpa sensibilisés par Agir-eau
A travers le projet Agir-eau, la Giz a sensibilisé les femmes du marché Dantokpa et leur a offert des outils d’assainissement. C’est à l’occasion de la 15e édition de la Journée nationale de l’hygiène et de l’assainissement de base, vendredi 15 avril à Cotonou. Les femmes et autres usagers du marché Dantokpa ont été sensibilisés aux bonnes pratiques d’hygiène, et ont reçu des outils d’assainissement, vendredi 15 avril dernier, sur l’esplanade principale du marché. C’est à l’occasion de la 15e Journée nationale de l’hygiène et de l’assainissement de base. L’action émane de l’Agence nationale des soins de santé primaires avec l’appui de la Giz à travers le projet Agir-eau (Programme d’appui à la gestion intégrée des ressources en eau). Le chef projet, Tobias Godao, a indiqué que cette journée offre l’occasion de rappeler l’importance de l’hygiène et de l’assainissement dans le développement socio-économique d’un pays. «L’hygiène et l’assainissement sont indispensables pour la santé et le bien-être humains. La promotion des services d’assainissement et d’hygiène, gérée de manière sûre, va créer des communautés résilientes vivant dans des environnements sains », a-t-il fait savoir. Tobias Godao explique que l’Etat béninois a pris la mesure de la chose, et s’est engagé à accroître durablement le bien-être social des populations. Il souligne que dans ce sens, des efforts ont été consentis notamment avec le vote et l’adoption de la loi portant hygiène publique en République du Bénin, la création de la Société de gestion des déchets et de la salubrité, et bientôt l’exploitation de deux stations de traitement de boues de vidange. En dépit de ces efforts, a-t-il relevé, la route est encore longue. Les mauvaises pratiques persistent, rendant ainsi difficiles la prévention et la prise en charge de certaines maladies notamment la malnutrition et le choléra. D’où l’action menée dans le marché Dantokpa, lors de la commémoration de la Journée nationale de l’hygiène et de l’assainissement de base. Les femmes ont pris conscience des causes de ces maladies et ont reçu du matériel pour relever le défi de l’assainissement. Grâce à la Coopération allemande, à travers le projet Agir-eau, la fosse centrale du marché a été vidée. Une prise de conscience collective A en croire Tobias Godao, les mauvaises conditions d’assainissement privent les personnes, en particulier les femmes et les filles de leur dignité et de leur sécurité. A l’endroit des usagers du marché Dantokpa, il insiste sur le lavage des mains à l’eau et au savon, avant de rappeler que selon les données factuelles de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), ce geste peut réduire le taux des maladies diarrhéiques à concurrence de 50 %, et les taux des maladies respiratoires à raison de 25 %. « Le lavage des mains permet de sauver des vies humaines. L’importance de ce geste a été confirmée avec l’avènement de la pandémie de la Covid-19. C’est pour cette raison que le Programme d’appui à la gestion intégrée des ressources en eau (Agir-eau), dans le contexte du changement climatique, soutient cette initiative de l’Agence nationale des soins de santé primaires, qui profite de cette journée pour expliquer davantage aux usagers du marché Dantokpa l’importance et les bienfaits des bonnes pratiques d’hygiène et assainissement », a expliqué le chef projet Agir-eau. Ce projet entend accompagner l’Etat béninois dans la bonne gestion des eaux usées et des boues de vidange avec la mise en place des actions telles que la sensibilisation des ménages au tri des déchets, c’est-à-dire la bonne utilisation des ouvrages d’assainissement. A juste titre, Tobias Godao a invité les usagers à prendre effectivement conscience de la situation pour le bien-être commun, en faisant de l’hygiène et de l’assainissement leur cheval de bataille, pour un Bénin plus prospère. « Nous avons besoin de ces genres d’activités dans le marché Dantokpa parce que notre marché produit beaucoup de déchets et a besoin d’être assaini au jour le jour. J’aimerais féliciter les initiateurs et leur demander de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Nous avons besoin de sensibiliser les acteurs qui évoluent à Dantokpa et d’accompagner le gouvernement qui a pris l’engagement d’assainir nos villes, nos communes, nos marchés respectifs. L’appui que nous venons de recevoir de la Giz à travers le projet Agir-eau a déjà des destinations connues. Les locataires gérants des cabines de toilettes au niveau du marché Dantokpa ont besoin de ces genres d’appui…», a reconnu Armand Gansè, directeur général de la Sogema. Le représentant du préfet de Cotonou a également salué l’engagement du projet Agir-eau aux côtés des acteurs du marché Dantokpa. « Le marché Dantokpa constitue l’un des premiers producteurs de déchets de la ville et l’un des points noirs qui doit être assaini pour notre santé communautaire», a-t-il souligné. Société 19 avr. 2022


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