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Nouvelles

Déclaration universelle des droits de l’homme: Une référence incontournable
La résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948 par laquelle l’Assemblée générale a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme reste la pierre angulaire de la garantie de la dignité humaine. Première référence de portée internationale pour les droits de l’homme, ce corpus reflète un idéal auquel tous les Etats doivent aspirer. lle est l’expression de l’idéal commun à atteindre par tous. Traduite en plus de 500 langues, la Déclaration universelle des droits de l’homme interpelle Etats, peuples, organisations et individus…. Les termes conclusifs du préambule de cet instrument juridique international permettent d’en saisir le but ultime et la portée : « L’Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction ». Le 10 décembre 1948, à l’occasion de l’adoption de cette déclaration, quarante-huit Etats ont voté pour et aucun Etat n’a voté contre ; il y a eu 8 abstentions. L’adoption de cette Déclaration est considérée comme une réalisation remarquable, un progrès important. « C’était la première fois qu’une communauté organisée de nations élaborait une déclaration des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Cet instrument était renforcé par l’autorité que lui donnait l’opinion de l’ensemble des Nations Unies, et des millions de personnes, hommes, femmes et enfants de toutes les parties du monde, chercheraient en lui une aide, un guide et une inspiration », soutient Dr Ludovico Allegretti, enseignant en Théorie générale des droits de l’homme. C’est pour commémorer cette adoption historique que la journée internationale des droits de l’Homme est célébrée chaque 10 décembre. La Déclaration universelle des droits de l’homme se compose d’un préambule et de 30 articles énonçant les droits de l’homme essentiels et les libertés fondamentales auxquels peuvent prétendre sans discrimination tous les hommes et toutes les femmes du monde entier.

Principes et valeurs inaliénables

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité », l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme est évocateur en ce qu’il pose les fondements des droits de l’homme. Cet article relève les postulats essentiels que la Déclaration érige en principes incontournables. Il s’en dégage que le droit à la liberté et à l’égalité est acquis dès la naissance et ne saurait être aliéné. Contrairement aux êtres vivants : animaux, végétaux, bactéries…, la seule nature humaine suffit à garantir à tout homme sa liberté et sa dignité sans distinction. Justement, l’article 2 de la Dudh qui énonce le principe essentiel de l’égalité et de la non-discrimination pour ce qui est de la jouissance des droits de l’homme et des libertés fondamentales, interdit toute distinction, « notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation ». Plus significatif, l’article 3 est le point de mire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il proclame le droit à la vie, le droit à la liberté et le droit à la sûreté de sa personne, lesquels droits sont essentiels à la jouissance de tous les autres. Cet article introduit les articles 4 à 21, où sont énoncés d’autres droits civils et politiques, qui prévoient notamment que nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; que nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants; que chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique; que toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions; que nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé; que toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial; que toute personne est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie; que nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance; que toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence et de chercher asile; que tout individu a droit à une nationalité; que l’homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille; que toute personne a droit à la propriété, à la liberté de pensée, de conscience et de religion, à la liberté d’opinion et d’expression, à la liberté de réunion et d’association; que toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques et d’accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays. Dans les articles 23 à 27 de la Dudh, sont énoncés les droits économiques, sociaux et culturels ; des droits auxquels peut prétendre toute personne par le simple fait d’être membre de la société. L’article 22 précise d’ailleurs que ces droits sont indispensables à la dignité de l’homme et au libre développement de sa personnalité et indique que toute personne est fondée à jouir de ces droits « grâce à l’effort national et à la coopération internationale ». D’autre part, il prévoit des limites à la jouissance de ces droits dont l’étendue dépend des ressources de chaque pays. Les articles 22 à 27 reconnaissent, au nombre des droits économiques, sociaux et culturels, le droit à la sécurité social, au travail, à un salaire égal pour un travail égal, au repos et aux loisirs, à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé et son bien-être, à l’éducation, et le droit de prendre part à la vie culturelle de la communauté. Les derniers articles notamment 28 à 30 reconnaissent que toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés fondamentales énoncés dans la Déclaration puissent y trouver plein effet, et ils soulignent les devoirs et responsabilités qu’a l’individu envers sa communauté. L’article 29 prévoit que, « dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique ». Il ajoute que ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies. L’article 30 souligne qu’aucun Etat, groupement ou individu ne peut prétendre tirer de la Déclaration un droit quelconque « de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés ».

Importance et influence de la Dudh

La Déclaration universelle des droits de l’homme est le baromètre permettant de déterminer dans quelle mesure sont respectées et appliquées les normes internationales en matière de droits de l’homme; dans quelle mesure chaque Etat intègre dans sa législation interne la garantie des droits inaliénables à tout être humain. Elle a d’ailleurs été conçue comme étant "l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations". Depuis 1948, la Dudh est la plus importante et la plus influente de toutes les déclarations de l’Organisation des Nations Unies. La Déclaration universelle des droits de l’homme demeure une source d’inspiration fondamentale qui motive les efforts entrepris sur les plans national et international en vue de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales. Elle a défini une direction pour tous les travaux ultérieurs dans le domaine des droits de l’homme et fourni les principes de base pour de nombreux instruments internationaux ayant force exécutoire et destinés à protéger les droits et libertés qu’elle proclame. Dans la proclamation de Téhéran, adoptée par la Conférence internationale des droits de l’homme qui s’est tenue en Iran en 1968, il est reconnu que « la Déclaration universelle des droits de l’homme exprime la conception commune qu’ont les peuples du monde entier des droits inaliénables et inviolables inhérents à tous les membres de la famille humaine et constitue une obligation pour les membres de la communauté internationale». La Conférence affirme sa foi dans les principes de la Déclaration et recommande à tous les peuples et tous les gouvernements "de se faire les défenseurs de ces principes... et de redoubler d’efforts pour que tous les êtres humains puissent, dans la liberté et la dignité, s’épanouir sur le plan physique, mental, social et spirituel ». Dans le domaine des droits de l’homme toute législation de portée nationale ou internationale prend sa source dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Toutefois, d’autres mécanismes associés à cette déclaration sont devenus presque aussi incontournables. Il s’agit du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels d’une part et d’autre part du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et ses deux Protocoles facultatifs. Ce sont ces instruments mis ensemble avec la Dudh qui forment la Charte internationale des droits de l’homme ■
Droits et Devoirs 24 févr. 2023


Transformation de l’économie informelle: Des pistes pour un renforcement des systèmes d’apprentissage
Le Bénin a abrité l’atelier régional de renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a clôturé les travaux qui ont réuni plus d’une vingtaine de pays à Cotonou, les 22 et 23 février.Des résolutions sont prises à Cotonou pour une amélioration des systèmes d’apprentissage dans les pays africains. Au total, plus de 200 délégués provenant de plus de 20 pays, ont participé aux réflexions sur la thématique. Au terme des travaux, il est revenu à Davis Tuo, directeur de l’insertion professionnelle de la Côte d’Ivoire, de décliner les facteurs clés de succès identifiés par les participants, de même que les priorités pour toutes les parties prenantes à savoir, les gouvernants, les patronats, et les partenaires sociaux. En ce qui concerne les facteurs d’amélioration des systèmes d’apprentissage, il relève un environnement propice notamment en termes de gouvernance, de financement et de cadre réglementaire, des systèmes de certification basés sur des référentiels. La mise en œuvre de programme d’apprentissage constitue également un facteur clé. Le développement des programmes d’études et les ressources liées à l’apprentissage dans le secteur informel sont des éléments importants facilitant la mise en œuvre. Et en ce qui concerne le quatrième facteur clé, il s’agit du soutien après les apprentissages, qui permet la transition de l’apprentissage à l’emploi durable. Au-delà de ces facteurs, des évidences ont été relevées dont l’importance d’identifier les besoins des bénéficiaires.

Priorités

Pour l’implémentation des différents facteurs, des priorités sont définies par les participants à cet atelier régional consacré au renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité. En ce qui concerne les gouvernants, ils doivent travailler entre autres, à la mise en place du cadre national de certification des apprentissages, l’appui à la structuration des organisations professionnelles d’artisans et au renforcement de leurs capacités pour pouvoir assurer la mise en œuvre des différentes formations, le financement durable de l’apprentissage, l’introduction du numérique dans le processus d’apprentissage, l’amélioration du suivi-évaluation, l’établissement d’un réseau subsaharien sur les compétences et l’apprentissage, faire de Cotonou un point focal de l’apprentissage pour assurer le dialogue, et la mise sur pied d’un comité interafricain de l’apprentissage pour accompagner le point focal. Quant aux organisations d’employeurs, elles sont appelées à introduire le sujet de l’apprentissage dans le dialogue social national, à renforcer le dialogue entre apprentis, employeurs et centres de formation, à adopter le mode dual comme modèle privilégié de l’apprentissage. Les organisations des travailleurs devront également promouvoir le dialogue social. « On pense souvent à tort que la formation professionnelle est la dernière alternative en termes d’insertion sociale. Nous avons besoin de l’apprentissage, nous avons besoin d’insérer nos jeunes », a déclaré Régis Facia, représentant du Conseil national du patronat du Bénin, qui note que cette rencontre de Cotonou donne une autre dimension aux systèmes d’apprentissage. A en croire Yves Chabi Kouaro, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, les conclusions des assises de Cotonou offrent les perspectives d’un programme régional sur le renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité.
Société 24 févr. 2023


Politique forestière du Bénin 2023-2032: Faire des espaces forestiers des leviers de développement
Ce qu’ambitionne le gouvernement en adoptant, le document de Politique forestière du Bénin 2023-2032, c’est de restaurer et conserver les espaces forestiers du Bénin pour en faire des leviers de développement. La vision est explicitement énoncée dans le compte-rendu du Conseil des ministres du mercredi 22 février.« A l’horizon 2040, les espaces forestiers du Bénin sont restaurés, conservés et gérés durablement pour remplir leurs multiples fonctions en faveur de l’économie, de la société, de l’environnement et du climat » ; telle est la vision en lien étroit avec la Politique forestière du Bénin 2023-2032 qui a été adoptée lors du dernier Conseil des ministres. Face aux limites de la politique datant de 1994, cette nouvelle feuille de route vise à améliorer d’ici 2027, la qualité de la gouvernance du secteur forestier sur tous les plans puis à préserver, à partir de 2030, la biodiversité dans la totalité des espaces forestiers. En effet, la révision de la politique forestière du Bénin, a été motivée par la nécessité de l’arrimer à la nouvelle vision de développement socioéconomique, aux fins d’engager une politique sectorielle plus favorable à la gestion durable des ressources forestières. Selon l’Exécutif, il ressort de l’analyse de la réglementation forestière en vigueur que la politique forestière adoptée en 1994 est devenue obsolète et inadaptée à la situation actuelle du Bénin. Au constat, de multiples prélèvements sont faits sur les produits forestiers au mépris des taxes prévues par la fiscalité forestière actuelle ; et la menace croissante des phénomènes naturels extrêmes liés aux changements climatiques sur les ressources naturelles et forestières est persistante. « En outre, les efforts multiples engagés depuis lors en vue d’élaborer une politique forestière rénovée n’ont pas abouti ; ce qui oblige l’administration forestière à multiplier les solutions et les textes réglementaires partiels, d’où le besoin d’une refonte complète de la législation dans le secteur », relève le Conseil des ministres. Pour trouver une solution pour la sauvegarde du patrimoine forestier, le gouvernement a mis en place la Commission nationale de réforme du secteur. Les travaux de cette commission ont abouti à plusieurs recommandations dont la révision du cadre législatif et réglementaire du secteur forestier. La Politique forestière 2023-2032 adoptée en est donc la résultante. Ce document stratégique dont la vulgarisation et la mise en œuvre effective sont confiées au ministre du Cadre de vie et du Développement durable en collaboration avec les autres ministres concernés, traduit « la volonté de disposer d’un cadre de vie décent, propice au bien-être durable des populations, au développement des activités économiques ; et confirme la nécessité d’éviter l’accentuation de la dégradation forestière actuellement observée avec des conséquences fâcheuses, l’accélération de la fragilisation des écosystèmes naturels, de la désertification et du réchauffement climatique ainsi que la détérioration du cadre de vie et l’aggravation de la pauvreté », va préciser le compte-rendu du Conseil des ministres. Actualités 24 févr. 2023


Confusion dans la chaîne de distribution des boulangeries: « Le prix du pain au Bénin reste à 125 francs… », dixit la ministre Assouman
La décision des producteurs et exploitants de boulangeries de revoir le prix de cession du pain aux distributeurs a induit une surenchère au niveau du marché local et laissé entretenir de fausses rumeurs sur l’augmentation du prix de cette denrée. Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce clarifie et déploie ses équipes pour faire respecter la règlementation en vigueur. « Il est hors de question que le prix du pain aux consommateurs soit au-delà de 125 F ». Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce est formelle et a indiqué, ce mercredi 22 février, qu’il existe une subvention dans la chaîne de production. « La farine de blé est subventionnée pour que le prix du pain puisse rester à 125F», a-t-elle insisté. Ainsi, il n’y a pas de raison, selon l’autorité ministérielle, qu’on assiste à une augmentation du prix de cette denrée alimentaire de grande consommation. La ministre Assouman explique qu’en l’absence d’un nouveau texte régissant le secteur, le pain sera vendu au consommateur final, les 160 g à 125 F conformément à l’arrêté qui date de 2008 et toujours en vigueur. Après cette clarification, la ministre fait savoir que la confusion entretenue vient du fait que les boulangers ont décidé de revoir les prix de cession à la source aux intermédiaires. Alors que l’arrêté a prévu ce prix de cession à 112F, les boulangers cédaient le pain à 80, voire 90 F aux distributeurs, qui vont ensuite le remettre aux bonnes dames à 100 F afin que le consommateur final l’obtienne à 125 F. « Donc, au lieu de céder le pain à 112 F conformément à l'arrêté, ils cèdent le pain à 90, voire 80 F, après c’est monté à 100 francs, 105 F . C’est un contrat qui est régi par un accord tacite entre les distributeurs et les boulangers. C’est un contrat dans lequel l'État n'intervient pas puisqu’il a déjà réglementé la distribution du pain à 112 F la cession et 125 F au consommateur », clarifie la ministre. Elle ajoute que depuis quelques jours, unilatéralement, les boulangers ont rompu ce contrat, sans un dialogue préalable. Ainsi, elle invite les boulangers à un dialogue avec les femmes revendeuses, pour revoir les termes de ce contrat qu'ils ont eux-mêmes mis en place. Alimatou Shadiya Assouman relève qu’au niveau de son ministère, les équipes sont déployées aux fins de faire respecter la règlementation en vigueur, les réformes dans le secteur étant presque à terme. « La réforme part de la recette, la distribution, le prix, l'outil même de production, et surtout la formation des boulangers. Nous sommes avec la Chambre de l'artisanat à travers le ministère des Pme pour pouvoir arriver à aborder toutes ces questions afin que le pain soit distribué dans de très bonnes conditions », a conclu la ministre Assouman ■ Actualités 23 févr. 2023


Emprunt obligataire sur le marché de l’UEMOA: Le Bénin à la recherche de 150 milliards F cfa
L’emprunt obligataire de 150 milliards F CFA lancé mi-février par le Bénin court jusqu’au 6 mars prochain. Quinze millions de titres sont disponibles au prix de 10 000 F CFA par obligation aux taux d’intérêt annuel de 5,70 % ou 6,20 % selon la maturité.Les personnes physiques et morales des pays de l’UEMOA et autres investisseurs institutionnels désireux d’investir peuvent encore souscrire à l’emprunt obligataire de 150 milliards F CFA du Bénin sur le marché financier régional. Les 15 millions de titres émis restent disponibles à la Société de Gestion et d’Intermédiation du Bénin (SGI-Bénin), arrangeur et chef de file de l’opération, et dans toutes les SGI de l’UEMOA et ce, jusqu’au 6 mars prochain. Toutefois, la période de souscription pourra être raccourcie, prolongée ou déplacée en cas de besoin par l’émetteur, après saisine de l’Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (AMF-UMOA), indique la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP), chargée de la gestion du portefeuille des titres de l’Etat. Cette émission simultanée d’obligations du Trésor par syndication est répartie en deux volets : « TPBJ 5,70 % 2023-2030 » pour un montant indicatif de 70 milliards F CFA et « TPBJ 6,20 % 2023-2038 » pour 80 milliards F CFA. Les titres sont admissibles aux guichets de refinancement de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le paiement des intérêts se fera annuellement, les 13 mars de chaque année dès 2024 jusqu’au 13 mars 2030 pour l’emprunt « TPBJ 5,70 % 2023 – 2030 », et jusqu’au 13 mars 2038 pour le « TPBJ 6,20 % 2023 – 2038 », précise la DGTCP. Le remboursement du capital se fera également annuellement par séries égales (amortissement constant). Les revenus liés à ces titres sont exonérés de tout impôt pour l’investisseur au Bénin et soumis à la législation fiscale applicable aux revenus de valeurs mobilières en vigueur dans les autres pays, au moment du paiement des intérêts. L’emprunt par appel public à l’épargne servira à financer des projets inscrits au titre du budget national exercice 2023 d’un montant total de 3 033,337 milliards F CFA dont 959,750 milliards prévus pour les investissements. L’Etat entend ainsi accroître sa capacité à satisfaire les besoins vitaux des populations, conformément au Programme d’Action du Gouvernement (PAG 2021 - 2026) qui nécessite la mobilisation de 12 011 milliards F CFA. Les investissements concernent l’assainissement du cadre de vie, la protection sociale et la microfinance, l’éducation, l’eau, l’énergie, la santé, le numérique, la sécurité et la protection civile, l’emploi des jeunes, les sports, l’agriculture, etc. Société 23 févr. 2023


Lutte contre l’extrémisme violent: Care International Bénin/Togo lance Prevnire à Djougou
Le projet de Prévention de l’extrémisme violent au Nord Bénin par les initiatives de résilience économique (Prevnire) a été lancé à Djougou, ce mardi 21 février, en présence d’un parterre de personnalités et d’acteurs des Organisations de la société civile. Une initiative de Care International Bénin/Togo, d’une durée de vingt-quatre mois, dans les communes de Nikki, Pèrèrè, Bassila et Djougou.Le lancement officiel du projet de Prévention de l’extrémisme violent au Nord- Bénin par les initiatives de résilience économique (Prevnire), ce mardi 21 février dans la commune de Djougou est, selon Alain Troukou, représentant du directeur de mission de Care International Bénin/Togo, une réponse au tableau sécuritaire préoccupant dans des régions vulnérables à l’extrémisme violent du Bénin. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la vision 2030 de Care en adressant les possibles solutions en matière de stabilisation et prévention des conflits à travers la résilience des groupes. Il intègre, selon le représentant de Care, la vision du Programme d’action du gouvernement. Son objectif, précise-t-il, est de prévenir l’extrémisme violent dans les zones du Bénin les plus exposées au risque afin d’éviter que ces milieux deviennent des terreaux fertiles de canalisation et/ou d’expansion des entrepreneurs de violence. Spécifiquement, Prevnire soutient les initiatives des Organisations de la société civile visant à renforcer les capacités professionnelles et économiques des jeunes et femmes vulnérables exposés au risque de l’extrémisme violent. Prevnire est financé à hauteur de 733 333 euros pour un appui conséquent de 550 000 euros par l’Union européenne à travers le 11e Fonds européen de développement. Il sera mis en œuvre durant vingt-quatre mois à Nikki et Pèrèrè dans le Borgou et à Djougou et Bassila dans la Donga.

Impacter les communautés du Nord-Bénin

Il ressort des explications d’Alain Troukou que l’analyse situationnelle dans la région Nord du Bénin, conduite par plusieurs organisations y compris Care International Bénin/Togo, a confirmé la vulnérabilité socio-économique des jeunes et des femmes. Les incidences de pauvreté monétaire en 2019 y sont élevées avec 53,3 % dans le Borgou et 43,3 % dans la Donga contre 38,5 % au niveau national, selon l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (Ehcvm 2019). « Grâce à l’appui des Ong partenaires sur le projet, Care International Bénin/Togo entend impacter 600 jeunes vulnérables composés de 300 jeunes femmes et 300 jeunes hommes de 18 à 35 ans sans emploi ou exerçant un emploi précaire, 1 200 femmes vulnérables constituées en groupes d’épargne et de crédit dénommés Fafawa (femmes autonomes, filles ambitieuses). 60 Fafawa, 50 agents et membres des Organisations de la société civile locale (Osc), 10 Osc locales et 4 mairies seront aussi impactés », fait savoir Alain Troukou. Les bénéficiaires finaux sont 15 300 personnes des ménages des participants au projet. Leurs conditions de vie sont indirectement impactées par le renforcement des activités économiques des participants au programme. 234 000 actifs agricoles dont 128 922 hommes et 105 414 femmes des quatre communes cibles sont impactés par la promotion des opportunités économiques locales ainsi que 911 646 personnes dont 452 786 hommes et 457 860 femmes représentant les populations exposées au risque de radicalisation et d’extrémisme violent dans les quatre communes cibles. Pour Djibril Amadou, premier adjoint au maire de Djougou, le projet prend en compte les garanties d’une paix durable en vue du développement socio-économique des femmes. Mountarou Kassimou, directeur exécutif de l’un des consortiums en charge de la mise en œuvre du projet, réitère l’engagement des partenaires à atteindre les résultats. Toutes choses qu’encourage Amadine Amoussouga-Akpo, chargée de mission à la mobilisation des ressources bilatérales à la direction générale du Financement et du développement. La présentation de Marielle Dégboé, coordonnatrice de programme, a permis aux participants de cerner le contour du projet Prevnire.

Initiative sociale

Le préfet de la Donga souligne qu’au Bénin comme ailleurs, plusieurs programmes sont mis en œuvre pour réduire les risques liés aux actes de violence par et envers les jeunes et les femmes, cibles les plus vulnérables du fait de leurs conditions de vie précaires. « À travers ces initiatives, nous sommes d’accord qu’aucune raison, qu’elle soit d’ordre culturel, économique ou social, ne justifie que les jeunes hommes et femmes âgés de 18 à 35 ans et les femmes de 15 à 49 ans se voient restreindre l’accès aux multiples opportunités », a insisté le préfet Illiassou Biaou Aïnin. Prevnire vient compléter les efforts du gouvernement béninois en fournissant aux jeunes et aux femmes les moyens adéquats d’autonomisation leur permettant de s’épanouir pleinement, a-t-il ajouté. Il recommande aux acteurs d’accorder de l'importance au projet à tous les niveaux afin que les jeunes et les femmes puissent atteindre une autonomisation socio-économique véritable pour le bien-être des populations.
Société 23 févr. 2023


Lutte contre le cancer: L’appel de l’Oms pour l’Afrique
A l’occasion de la célébration, le 4 février, de la journée mondiale de lutte contre le cancer, la directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique a indiqué que le cancer est un problème de santé publique majeur. Elle a lancé un appel à la construction d’alliances plus solides, ainsi qu’à de nouvelles collaborations innovantes dans la lutte.Les chiffres sont préoccupants. Chaque année, l’Afrique enregistre environ 1,1 million de nouveaux cas de cancer, et jusqu’à 700 000 décès des suites de cette maladie. « Si l’on se fie aux prévisions, en l’absence de mesures d’interventions urgentes et audacieuses, la mortalité due au cancer augmentera de façon considérable pour atteindre près d’un million de décès par an à l’horizon 2030 », a souligné Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique. Pour montrer l’urgence de cet appel, dont le succès est tributaire d’une synergie d’actions innovantes, le thème de l’édition 2023, de la journée mondiale de lutte contre le cancer est : « Combler les lacunes en matière de soins : unir nos voix et agir ». Selon les données de la direction régionale de l’Oms pour l’Afrique, les cancers les plus fréquents chez l’adulte sont les cancers du sein (16,5 %), du col de l’utérus (13,1 %) et de la prostate (9,4 %), auxquels s’ajoutent le cancer colorectal (6 %) et le cancer du foie (4,6 %). Ensemble, ces types de cancer représentent près de la moitié des nouveaux cas de cancer. Malgré les défis considérables en matière de données, relève Dr Matshidiso Moeti, l’incidence du cancer chez l’enfant est estimée à 56,3 cas par million d’habitants en Afrique subsaharienne. Les projections actuelles, quant à elles, indiquent que l’Afrique supportera près de 50 % de la charge mondiale du cancer chez l’enfant d’ici 2050, ce qui nécessitera un déploiement rapide des efforts nécessaires pour faire face à cette situation alarmante.

Des défis pressants

A en croire Dr Matshidiso Moeti, la campagne de cette année est un appel lancé aux personnes partageant les mêmes idées, l’objectif étant que ces dernières s’unissent pour construire des alliances plus solides, ainsi que de nouvelles collaborations innovantes dans la lutte contre le cancer. Car, en dépit des réalisations par endroits, certains obstacles restent à surmonter. Il s’agit notamment de la faible disponibilité de registres d’enregistrement des cas de cancer axés sur la population, du niveau de promotion limité dont la santé fait l’objet, de l’accès insuffisant aux services de prévention primaire et de détection précoce et de la pénurie de structures de diagnostic ; autant de facteurs qui prolongent les délais de diagnostic et de traitement. La prestation de soins palliatifs est rare en Afrique, malgré la forte demande enregistrée. Le continent ne dispose que de 3 % des établissements de traitement du cancer dans le monde et seuls 22 pays d’Afrique subsaharienne offrent des services de radiothérapie, d’où le faible taux de survie recensé sur le continent. «En unissant voix et actions, nous pouvons lutter contre le cancer aux niveaux individuel et communautaire, notamment en choisissant des modes de vie sains, en nous faisant vacciner et en nous faisant dépister systématiquement contre les cancers évitables. Il incombe aux parents de s’assurer que leurs filles admissibles reçoivent le vaccin contre le virus du papillome humain… », a déclaré Dr Matshidiso Moeti.

Des plans nationaux de lutte

Elle invite les gouvernements à élaborer ou à actualiser les plans nationaux de lutte contre le cancer, à assurer un financement durable et à investir dans l’enregistrement des cas de cancer. Aussi, à intégrer les soins du cancer dans les programmes de prestations essentielles et les systèmes nationaux d’assurance-maladie. Au Ghana et en Zambie, l’Etat a procédé à l’inclusion des médicaments utilisés contre le cancer infantile dans le régime national d’assurance-maladie en place. La directrice régionale de l’Oms encourage également les pays à mettre en place les infrastructures nécessaires, tenant compte des ressources humaines, ainsi que des besoins de dépistage, de diagnostic et de traitement. Il faudra par ailleurs qu’ils étendent l’utilisation de la santé numérique et doivent prévoir des formations pertinentes pour le personnel de lutte contre le cancer. « Les survivants du cancer peuvent faire entendre leur voix et militer pour de meilleurs services de lutte contre le cancer. En tant que personnes ayant fait l’expérience du cancer, elles devraient être associées à la conception des services de lutte contre le cancer à tous les niveaux des soins de santé ».
Société 22 févr. 2023


2e colloque scientifique international: Le Ladodylcal promeut les langues maternelles
Le Laboratoire de dynamique des langues et cultures à Calavi (Ladodylcal) a commémoré la journée internationale des langues maternelles, et lancé, à l’occasion, son deuxième colloque international, ce 21 février à l’Université d’Abomey-Calavi. « L’éducation multilingue, une nécessité pour transformer l'éducation ». Tel est le thème de l’édition 2023, de la journée internationale de la langue maternelle, célébrée chaque 21 février par l’Unesco. Le Laboratoire de dynamique des langues et cultures à Calavi (Ladodylcal) a marqué cette commémoration, par l’organisation du 2e colloque scientifique international consacré à la thématique de la défense des langues maternelles. Créé depuis 2007 et institutionnalisé en 2009, le Ladodylcal a une riche expérience scientifique, selon son directeur, le professeur Julien GbaguIdi, et cette rentrée scientifique permet, à l’en croire, d’encadrer davantage les jeunes chercheurs afin de relever les défis de développement de l’université et de la nation. Au cœur des travaux scientifiques de ces assises, le professeur Julien Gbaguidi place, la défense des langues maternelles. Plus qu’un outil de communication, indique Dr Charles Ligan, président du comité d’organisation, chaque langue est une dimension fondamentale de l’être humain. « En structurant notre pensée, en articulant nos relations sociales et en construisant notre rapport à la réalité, la langue véhicule, enregistre et conserve tous les actes humains qu’elle est capable de laisser décoder en cas de besoin », a-t-il ajouté. Au dire du Dr Ligan, la langue constitue les archives vivantes du vécu des hommes et de toutes les mutations qui s’opèrent sur l’axe du temps et dans l’espace. Et en tant qu’acteurs de premier plan de l’utilisation des langues maternelles, les chercheurs savent, selon lui, qu’elles constituent le point de rencontre de nombreuses problématiques aussi sensibles que controversées. « Si dans nos communautés, l’usage de nos langues maternelles fait l’objet de honte pour certains, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit de l’expression de l’identité et de la fierté d’être pour d’autres. Offrir à l’enfant l’opportunité de conceptualiser le monde et de prendre connaissance de son être et de son environnement à partir de sa langue est un mécanisme assez puissant qui détermine l’avenir de l’être dans la société », a souligné Dr Ligan. Il dénonce le snobisme linguistique qui retarde certains compatriotes africains qui décident volontairement de freiner l’élan de leurs enfants en supposant un hypothétique désordre dans leur mécanisme cognitif. Le thème « L’éducation multilingue, une nécessité pour transformer l'éducation » interpelle donc la conscience de chacun, en particulier des dirigeants, qui doivent écouter la voix de la science, pour engager des actions responsables et cohérentes qui promettent un avenir meilleur aux peuples africains. A juste titre, le Laboratoire de dynamique des langues et cultures à Calavi (Ladodylcal) a pour but de soutenir le rayonnement de la linguistique et des sciences du langage dans une perspective de développement durable. Une vision approuvée par le Professeur Patrick Yélindo Houessou, vice-recteur chargé des Affaires académiques, représentant le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi à l’ouverture des travaux de ce colloque scientifique ■ Education 22 févr. 2023


Lutte contre l’insécurité dans la sous-région: Une initiative germano-américaine en gestation
Une initiative germano-américaine de soutien à certains pays de la sous-région dont le Bénin dans le cadre de la lutte contre l'insécurité se met progressivement en place. Cette initiative a fait l’objet d’une séance de travail, ce mardi 21 février, entre une délégation gouvernementale avec à sa tête Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et une délégation conjointe de la République fédérale d’Allemagne et des Etats-Unis conduite par Robert Jenkins, assistant de l’Usaid auprès de l’administrateur du Bureau de la prévention des conflits et de la stabilisation. La rencontre tenue, ce mardi, a connu la présence d’Alassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, de Fortunet Alain Nouatin, ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, des représentants du ministre d'État chargé du Développement et de la Coordination de l'action gouvernementale, du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, du chef d'état-major général des Armées et du directeur de la Police républicaine. Au terme des échanges, les parties béninoise et germano-américaine ont convenu d'approfondir les réflexions aux fins d'une prise en compte des besoins du Bénin dans la mise en œuvre de l'initiative. Actualités 22 févr. 2023


Leadership au profit des femmes handicapées visuelles: Un manuel pour changer la perception sur le handicap
L’Ong Bartimée a organisé, vendredi 17 février, une formation sur le manuel d’accompagnement psychosocial personnalisé au profit des femmes handicapées visuelles. Celle ci s’est déroulée au siège national de la Fédération des associations de personnes handicapées du Bénin et ambitionne d’aguerrir les bénéficiaires afin de les rendre plus aptes à accompagner leurs paires.Tout, sauf une fatalité. Malgré son handicap, on peut bien gravir des monts. A cet effet, l’Ong Bartimée dote les femmes handicapées visuelles de capacités afin qu’en retour, elles puissent se mettre au service de leurs pairs. L’exercice se fait sur la base d’un manuel d’accompagnement psychosocial personnalisé élaboré en 2022. Le choix de la cible se justifie au regard de la double discrimination qu’elle subit. « La femme handicapée visuelle est victime d’une discrimination liée à son statut de femme et à son handicap. Nous nous sommes rendu compte que le besoin de la former sur certains défis est plus pressant. Une femme qui connait ses droits, qui est autonome peut bien gérer son foyer. Le handicap ne saurait être une raison pour la laisser en marge du développement de son pays », explique Roméo Kpossou, chargé de programme à l’Ong Bartimée. Le manuel est un condensé de plusieurs notions répertoriées par des acteurs dans différents domaines. Il est soutenu par la Mission évangélique braille en Suisse, et accompagné par le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, la mairie de Cotonou et des spécialistes genre, nutrition, santé, mobilité et écriture braille. « Après l’élaboration de ce document, nous avons jugé utile de former les actrices principales à son usage. Ce sont des femmes leaders ayant déjà fait du chemin avec le handicap visuel. Elles ont l’habitude d’aller vers leurs pairs et les populations pour les sensibiliser à changer leur perception du handicap. Il faut un accompagnement complet pour l’autonomisation de nos cibles. Cet accompagnement se trouve dans le présent manuel », se réjouit Roméo Kpossou. Le document est un tout. « Le manuel prévoit les principaux outils en faveur de l’accompagnement des femmes handicapées visuelles. Il permet d’identifier leurs besoins spécifiques et propose des solutions pour les aider à aller de l’avant. En termes de besoins, les femmes handicapées visuelles peuvent en avoir d’ordre psychologique, sanitaire ou communicationnel ». Les bénéficiaires accueillent l’initiative à cœur joie. Elles ont pleinement conscience de leur rôle. « Ma mission, c’est d’accompagner les femmes handicapées visuelles sur le plan psychosocial, c’est de leur apprendre comment vivre en société, leurs droits et devoirs et de les aguerrir afin qu’elles deviennent aussi des actrices du développement », apprécie Pamela Falola, femme leader de l’Ong Bartimée. Elle se réjouit de ce que le manuel offre des techniques et outils pratiques pour les aider à être à la hauteur de leur tâche. Après la formation, les bénéficiaires seront déployéss sur le terrain afin de jouer leur rôle d’auxiliaires de vie courante au profit de leurs sœurs qui sont encore complexées par leur statut de femme et de personne handicapée au regard des pesanteurs socioculturelles dans notre pays ■ Société 21 févr. 2023


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