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Nouvelles

Développement de l’audiovisuel: La Haac signe une convention avec un réseau Gsm
Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et Uche Ofodile, directrice générale de Mtn Bénin, ont signé, ce mercredi 07 décembre au siège de l’Institution à Cotonou, une convention. L’objectif de ce partenariat est de construire ensemble la plateforme Yello Vidéo pour le développement de l’audiovisuel au Bénin. Les relations entre la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et le réseau de téléphonie mobile Mtn Bénin, ont fait l’objet d’une convention signée par Rémi Prosper Moretti, président de la Haac et Uche Ofodile, directrice générale de Mtn Bénin. Cette convention, précédée d’une décision de la Haac permettra à Spacetel Bénin Sa connu sous le nom de Mtn Bénin, l’exploitation de services de médias audiovisuels distribués par le mobile Mtn. A en croire le président de la Haac, c’est une coopération qui se traduira par un effort particulier de mise en synergie des compétences respectives et de professionnalisation pour le développement de l’audiovisuel au Bénin. C’est un processus qui vise d’abord à construire ensemble la plateforme Yello Vidéo pour le progrès du Bénin et qui permettra aussi la formation des professionnels des médias du Bénin et d’intégrer les chaines nationales en direct. Il donnera aussi, poursuit-il, une visibilité aux artistes béninois et à la culture béninoise et favorisera également l’ajout de certaines chaines régulées par la Haac à son application Lily-vidéo plus. « Nous osons croire que ce partenariat gagnant-gagnant que nous sommes en train de célébrer aujourd’hui nous permettra d’aller de l’avant pour contribuer au développement de nos structures et aussi au développement de notre cher pays le Bénin », a-t-il relevé. A la directrice générale de Mtn Bénin de le rassurer que les recettes qui seront générées par ce partenariat avec les chaines locales seront partagées. Ce qui permettra à ces chaines de pouvoir investir dans leurs activités et de pouvoir faire face à la concurrence des auditeurs internationaux. Elle n’a pas manqué de témoigner sa gratitude au président de la Haac et ses conseillers sans qui ce partenariat ne saurait être possible?   Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 08 déc. 2022


«Ganmèvo» au palais royal d’Abomey: Dada Dèwènondé Gbêhanzin boucle les cérémonies
Le rideau est tombé, jeudi 1er décembre dernier, sur les cérémonies dites «Ganmèvo» organisées au palais central de Singbodji à Abomey. Dada Dèwènondé Gbêhanzin, roi du Danxomè, a tenu sa promesse d’honorer sa ancêtres pour avoir un règne apaisé et de prospérité.Les cérémonies «Ganmèvo» s’inscrivent dans le cadre de la poursuite des cérémonies royales consacrant l’accession du nouveau roi au trône de Houégbadja. Les derniers rituels permettent au souverain de communier avec ses prédécesseurs au trône. Ils auront duré neuf jours, du mercredi 23 novembre au jeudi 1er décembre sous la houlette du roi, Dèwènondé Gbêhanzin pour qui cette manifestation n’est pas une invention. C’est plutôt une tradition qui se perpétue de génération en génération. A chaque jour, ses cérémonies. Elles vont du «Gbé do agni» au Houn-gnigni en passant par le Ganmèvo et le Wô-hon. Elles sont toutes faites d’hommages, de libations, de sacrifices, de chants et danses en l’honneur de la dynastie royale d’Abomey, en l’occurrence les anciens rois de Danxomè pour implorer leur clémence et leurs bénédictions pour qu’il y ait la paix et l’abondance pour le plateau d’Abomey et le Bénin en général. Ainsi, autour du nouveau roi, tous les Assiata, Gbonougan, vodounon, vodounsi, responsables des lignées royales étaient réunis. La particularité ici, c’est qu’au cours de la célébration, ce sont essentiellement les «dadas», ces femmes qui incarnent les esprits des défunts rois qui sont à l’honneur. Celles-ci se sont vêtues d’habits d’apparat aux mille couleurs qui les rendent aussi envoûtantes que séduisantes. La piste leur est réservée exclusivement. Elles exécutent chacune les pas de la danse sacrée reconnue à chaque roi. A leur arrivée sur la piste, elles déclenchent les applaudissements de la foule médusée et sous le charme. A chaque passage, chacune des lignées se met presque en extase en couvrant d’éloges et de litanies l’ancêtre réincarné. C’était l’apothéose dans la nuit du jeudi dernier, jour de clôture des cérémonies du «Ganmèvo». Les dadas ont rivalisé d’ingéniosité dans l’exécution des pas de danse pour davantage séduire l’assistance, provoquant la liesse de la foule. C’est donc satisfait que le public a pris congé du palais royal dans la nuit de ce jeudi. Après le départ du public, le roi Dèwènondé Gbêhanzin et sa cour ont continué, dans l’intimité cette fois, la cérémonie pour boucler la boucle du «Ganmèvo». Culture 08 déc. 2022


Colloque sur Gléxwé-xwé 2022: Des réflexions pour le développement de la cité de Kpassè
Lancée samedi 3 décembre dernier à la Place Fort français de la ville, la fête identitaire de Ouidah dite Gléxwé-xwé édition 2022 se poursuit avec diverses activités. Ce mercredi 7 décembre, c’est au Centre culturel de la ville historique qu’ont été conviés les fils et filles pour des réflexions scientifiques en vue de son développement.Inventorier les atouts, ressortir les défis pour le développement de la commune de Ouidah. C’est le point de mire de l’Union générale pour le développement de Ouidah(Ugdo) en programmant un colloque dans l’agenda de la fête identitaire Gléxwé-xwé 2022, comme les fois précédentes. Pour faire toucher du doigt la pertinence de ce colloque, Jean Bernard Favi, président de la Commission scientifique de Gléxwé-xwé 2022, a rappelé qu’il s’inscrit dans la dynamique du thème de la présente édition de la fête intitulé : ‘’Ouidah, terre écotouristique, de diversité et d’opportunités’’. L’objectif, a-t-il précisé, est de montrer que Ouidah regorge de beaucoup de potentialités et d’opportunités, qu’elle est une terre riche de sa diversité culturelle, cultuelle et autres, qui méritent d’être mises en valeur de façon cohérente pour son développement. C’est dans ce sens, a-t-il indiqué, que l’Ugdo a été refondée avec pour mission de faire rayonner Ouidah. Plusieurs communications sont prévues au programme de ce colloque dont ‘’le point de mise en œuvre des recommandations de 2020’’, ‘’l’écotourisme’’ et ‘’Ouidah, terre écotouristique, de diversité d’opportunités’’. La communication sur la mise en œuvre des recommandations du symposium de 2020 a été présentée par Célestin Enanto, chercheur et ressortissant de Ouidah. Selon lui, les réflexions en 2020 avaient débouché sur 11 recommandations à mettre en œuvre. Faisant le point, il a indiqué que seulement deux actions ont pu être réalisées. D’une part, il s’agit de la refondation de l’Ugdo devenue effective grâce à la relecture des textes fondamentaux et la mise en place d’un nouveau bureau du Conseil d’administration. D’autre part, l’Ugdo a été dotée d’un domaine de 2 ha octroyé par le maire de la commune de Ouidah et son conseil, a mentionné le communicateur. Ce domaine sert de siège à l’Ugdo et de site au pique-nique de Gléxwé-xwé. Cette contre-performance, a-t-il analysé, serait due au manque de volonté politique en appui aux initiatives de l’Union, et au manque d’intérêt de la part des populations qui n’auraient pas pris conscience des enjeux. Entre autres recommandations non exécutées, il a noté la promotion et la protection des cadres ressortissants et sympathisants de Ouidah par la création d’un comité, la création d’une agence autonome municipale de gestion du patrimoine, la création d’un panthéon de la résistance, la création d’une institution pluridisciplinaire pour des recherches et publications sur l’histoire de Ouidah, etc. Mais l’espoir est permis. Le nouveau bureau de l’Ugdo refondée met les bouchées doubles pour inverser la tendance. La preuve en est la détermination qui caractérise le nouveau comité d’organisation des festivités de Gléxwé-xwé acquis aux actions à impact réel sur les communautés à chaque édition. Les recommandations issues de ces réflexions seront portées à la connaissance de l’Ugdo pour leur mise en œuvre.   Par Alain ALLABI Culture 08 déc. 2022


Francophonie: Cap sur le développement d’une diplomatie scientifique
 Près de 40 pays membres de la Francophonie ont consigné ou validé par accord de principe le Manifeste pour une diplomatie scientifique francophone, lors de la 6e Conférence ministérielle qui a eu lieu au Caire, le 26 octobre dernier. Le document promeut, entre autres, l’apport des systèmes éducatifs et universitaires aux décideurs politiques sur les problèmes complexes sociétaux.Les pays ayant le français et d’autres valeurs et points en partage ne s’affirment pas encore par une forte coopération scientifique. Idem en matière d’alignement efficace des ressources de l’intelligence collective. Pour pallier cet état de choses, ils ont opté pour la mise en place d’une diplomatie scientifique francophone dont la feuille de route est un Manifeste qu’ils ont approuvé lors de la 6e Conférence ministérielle, en octobre dernier, au Caire. « Ce manifeste inédit est un document de référence centré sur l’apport des systèmes éducatifs et universitaires aux décideurs politiques. Son originalité est de proposer une méthodologie et des thématiques prioritaires de coopération internationale et de partenariats dans l’espace francophone, qui soient portés par les gouvernements et soutenus par un réseau mondial d’experts et de scientifiques francophones », soutient l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf), initiatrice dudit Manifeste. En effet, face à la complexité sans cesse croissante des défis mondiaux, explique l’Auf, les décideurs politiques ont de plus en plus besoin de recourir à l’avis expert des scientifiques. « Le développement durable et inclusif ne pourra être atteint que s’il est conçu mondialement. Cette convergence internationale des préoccupations sociétales doit favoriser les approches gagnant-gagnant et non-idéologiques aussi bien au niveau local, national, régional qu’international », ajoutent les pays signataires du Manifeste. Cette convergence, à les en croire, doit profiter à la fois aux scientifiques, avec la diversité de leurs apports, et aux politiques publiques, avec la diversité de leurs orientations, aux pays du Sud, dont l’émergence exige un plus grand recours à la science, à la technologie et à l’innovation ; et aux pays du Nord, dont le développement est menacé par une complexité grandissante et l’aggravation des déséquilibres. La diplomatie scientifique ainsi acté offre cet espace d’échange, de dialogue et une interface entre les parties prenantes de cette problématique que sont les politiques et les diplomates ; les scientifiques en général et les chercheurs en particulier et l’écosystème éducatif et la société civile en général. « Ce Manifeste est donc une première à plus d’un titre, d’abord : c’est une première édition portée par des décideurs politiques et soutenue par un réseau mondial d’universitaires ; ensuite, il est dédié à un espace mondial géopolitique bien identifié ; et enfin, centré sur l’apport des systèmes éducatifs et universitaires aux problèmes complexes de nos sociétés », ont martelé les signataires. A travers ce document, ces derniers expriment leurs engagements à promouvoir l’expertise francophone et le réseautage politico-scientifique dans un contexte mondialisé et plurilingue, tout en garantissant la cohabitation du français et des autres langues de l’espace ; favoriser une coopération solidaire, inclusive, contextualisée et orientée résultats ; adopter une approche plus prospective pour anticiper les évolutions souhaitées des systèmes éducatifs et universitaires en réponse aux besoins spécifiques des pays et aux défis mondiaux.

Sept thématiques

Dans les politiques de coopération internationale en relation avec la science et l’éducation dans l’espace francophone, ils ont convenu de prioriser sept thématiques qui sont : institutionnaliser la mobilité des compétences ; professionnaliser le corps enseignant et les diplômes ; valoriser les publications scientifiques francophones ; normaliser la qualité des établissements scientifiques ; démocratiser le numérique éducatif ; développer l’employabilité des jeunes et promouvoir l’entrepreneuriat et diffuser la culture de la médiation et de la gestion de conflits. Pour opérationnaliser les engagements du Manifeste, un mode de gouvernance a été adopté. Il est basé sur l’institutionnalisation et la pérennisation de la Conférence des ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans l’espace scientifique francophone. Celle-ci mettra en œuvre le document de manière itérative, co-construite et consensuelle. Le projet de Manifeste a vu le jour lors de la première Semaine mondiale de la Francophonie scientifique organisée par l’Auf à Bucarest (Roumanie) en septembre 2021. Depuis, l’Agence a entrepris un travail de concertation et de synthèse ayant débouché sur le document projet du Manifeste qui a été validé par près de 40 pays représentés à la 6e Conférence ministérielle du Caire, le 26 octobre 2022, organisé au cours de la 2e Semaine mondiale de la Francophonie scientifique. Le Manifeste a été présenté aux chefs d’État et de gouvernement lors du 18e sommet de la Francophonie à Djerba (Tunisie), les 19 et 20 novembre derniers.
Société 08 déc. 2022


Sécurité et sûreté des activités logistiques: Bolloré Transport & Logistics Bénin et l’Armée renforcent leur collaboration
Bolloré Transport & Logistics Bénin a organisé les 15 et 16 novembre 2022 une réunion d’échanges avec les Forces armées béninoises (Fab) pour évoquer les différentes questions liées à la sécurité et la sûreté des activités logistiques s’inscrivant dans le cadre du projet fuseau-ouest le long du corridor Cotonou-Niamey.La réunion d’échanges avec les Forces armées béninoises (Fab) a été animée par Johanne Lamotte, responsable régional Sûreté de Bolloré Transport & Logistics, avec le support des équipes QHSE locales et la participation d’une délégation de l’état-major des Fab. Basée sur le partage d’expériences, elle a également été l’occasion de réfléchir ensemble sur les axes d’amélioration en vue de renforcer leur collaboration. « Nous sommes ravis et honorés de coopérer avec les Forces armées béninoises et de déployer tout notre savoir-faire en matière de transport et de logistique pour remplir au mieux notre mission de prestataire logistique. Nous ressortons satisfaits de cette réunion d’échanges qui représente un bel exemple d’initiative civilo-militaire et qui nous a permis d’avancer efficacement sur différents sujets », a déclaré Pierre Ngon, directeur général Cluster Bénin-Niger de Bolloré Transport & Logistics. Fort de son expertise dans les domaines du transport multimodal et de la logistique sur mesure, Bolloré Transport & Logistics Bénin a été missionné pour organiser et gérer ces opérations depuis le Niger jusqu’au port de Cotonou. La mission comprend deux volets : l’acheminement par voie terrestre des cargaisons via les terre-pleins sécurisés de l’entreprise au Niger et au Bénin et la mise en Fob sur des navires affrétés. -------------- À propos de Bolloré Transport & Logistics Bénin ------------ Bolloré Transport & Logistics Bénin est un acteur de référence de la logistique au Bénin et au Niger. Spécialiste de la logistique de « bout en bout », Bolloré Transport & Logistics Bénin assure le transport, le stockage, l’entreposage et la livraison des marchandises à partir du Port de Cotonou. Spécialiste de la consignation maritime, commissionnaire agréé en douane, l’entreprise offre à ses clients des solutions maritime et aérienne import/export ainsi que des solutions logistiques sur mesure. Certifié Iso 9001-2015, Bolloré Transport & Logistics au Bénin et au Niger emploie aujourd’hui près de 350 personnes et mène des actions en faveur des populations locales en partenariat avec des Ong. Société 08 déc. 2022


Forum économique 2022 des objectifs de développement durable: Construire des ponts vers des emplois verts
Abidjan accueille, du 6 au 7 décembre 2022, le Forum économique sur le « Développement durable, l’Écologie et la Création d’emploi ». Scientifiques, acteurs politiques, société civile, secteur privé et médias explorent les opportunités pour l’Afrique de l’Ouest.Conciliants, les débats au Forum économique, Côte d’Ivoire 2022 tracent des chemins pour un monde meilleur. Un monde dans lequel le développement durable, l’écologie et la création d’emploi sont intimement liés. Les communications présentées à cette occasion, et les contributions des participants dévoilent d’immenses opportunités pour faire face au chômage des jeunes. Et c’est justement là, l’une des attentes de la Konrad Adenauer Stiftung (Kas), organisatrice des assises. « Le développement économique, l’environnement et la création d’emploi: pourquoi lier ces notions? Tout simplement parce qu’elles sont indissociables, quoiqu’on dise », a fait savoir Dr. Stefanie Brinkel, représentante résidente de Kas Abidjan et directrice du Programme régional pour le dialogue politique en Afrique de l’Ouest (Pdwa). Outre le caractère scientifique que peut porter un forum comme celui-ci, dit-elle, l’accent devrait être mis sur la responsabilité individuelle que chacun engage sur les questions de développement durable, d’écologie et d’économie. « C’est la combinaison de nombreux efforts individuels qui apporte la solution collective », a ajouté Dr. Stefanie Brinkel. Dans sa communication, Prof. Albert Honlonkou, économiste de l’Environnement, a souligné la nécessité de conserver la nature. Il ajoute qu’il faut transformer cette nécessité en opportunités : production et consommation durables (Odd 12). « Même si le développement durable par l’écologie est difficile, parce qu’il entraine un changement culturel radical, en termes de consommation et de production, il est loin d’être un leurre. Nous devons continuer à accumuler le capital manufacturé, le capital humain et le changement technologique pour compenser la réduction des ressources naturelles », a-t-il souligné. Professeur Georges Kouadio, conseiller technique du ministre ivoirien de l’Environnement, a noté des exemples qui marchent à travers le monde et qui pourraient inspirer les pays de l’Afrique de l’Ouest. « Le Rwanda a créé son propre Fonds vert pour développer le capital humain, à travers la formation technique et professionnelle, la formation en sciences et technologies, l’ingénierie, etc. Ce fonds permet de mettre en place de garanties pour les Pme et les entreprises créées par les jeunes et les femmes », a-t-il fait savoir. Pendant deux jours, les participants venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Togo et de la Guinée, vont faire des recommandations pour une meilleure prise en compte des questions liées au développement durable en lien avec l’emploi dans les instances de décisions. Des produits et services seront également exposés au cours de ce forum qui prend fin ce journ Environnement 07 déc. 2022


Remise de nouveaux véhicules aux forces de sécurité: Les capacités opérationnelles de la Police républicaine renforcées
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a officiellement remis, ce mardi 6 décembre à l’état-major des armées, au directeur général de la Police républicaine quarante véhicules tout-terrain. Ces moyens roulants permettront aux forces de sécurité de mieux accomplir leur mission, dans un contexte de fin d’année et de tentatives d’actes terroristes aux frontières.Les forces de sécurité publique disposent davantage de moyens matériels et roulants pour mieux veiller à la quiétude des populations. Elles ont reçu, ce mardi 6 décembre, un lot de 40 véhicules pick-up tout-terrain des mains du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en présence de son collègue chargé de la Défense nationale. Ces véhicules destinés aux différentes unités permettront de renforcer leurs capacités opérationnelles pour intervenir dans différentes situations notamment en cette veille de fêtes de fin d’année et dans un climat de menace terroriste. « Pour mieux adapter les moyens roulants aux nouvelles menaces, le gouvernement a décidé d’augmenter la capacité opérationnelle de notre police en la dotant de moyens spécifiques et conformes aux exigences du terrain. Cette dotation qui intervient dans un contexte d’aggravation de la menace terroriste constituera, à n’en point douter, une bouffée d’oxygène dans l’amélioration de la mobilité des unités de la police et par ricochet de leur capacité de réaction», a indiqué Alassane Séidou, démontrant ainsi la capacité de ces véhicules à rouler sur tous les fronts quelles que soient la nature du sol et les intempéries. Cette dotation est aussi une marque de soutien aux efforts des éléments de la Police républicaine dont les résultats sont de plus en plus éloquents. C’était aussi l’occasion pour le ministre de rappeler les différentes mutations qui ont marqué la vie de ce corps de sécurité publique depuis quelques années et qui permettent d’améliorer ses performances. Alassane Séidou a ainsi rappelé que de 2016 à ce jour, 910 motocyclettes et 259 véhicules de type pick-up ont été acquis pour accroître le niveau de surveillance des corridors et assurer la réactivité dans les interventions. Aussi, 155 commissariats de police ont été construits dans les communes. Face aux nouvelles menaces, le gouvernement béninois veut accroître les effectifs de la Police républicaine à travers le recrutement de 2 000 élèves agents de police par an sur les cinq prochaines années. « A ce jour, 80 % des unités composant la Police républicaine sont dotées de moyens roulants leur permettant d’assurer une quiétude nécessaire à l’épanouissement des populations de nos villes et campagnes », a ajouté le ministre. En raison des nouvelles menaces qui pèsent sur notre pays, poursuit-il, le gouvernement a entrepris un accroissement des effectifs à travers le recrutement de 2 000 élèves agents de police par an sur cinq ans. Ceci améliorera de façon substantielle le ratio sécuritaire et contribuera à assurer la résilience nécessaire pour défendre les limites territoriales du pays aux côtés des forces de défense. Il finit en faisant savoir que pour le compte de cette année, une première vague de 1 300 élèves agents de police est déjà recrutée et mise en formation au centre de formation militaire de Bembèrèkè. La deuxième vague constituée de 700 élèves agents de police sera recrutée au cours du mois de mars prochain et sera suivie de 2 000 autres. Toutes choses qui permettront d’offrir de bonnes conditions sécuritaires aux populations tout en continuant à améliorer les conditions de vie et de travail des forces de sécurité? Actualités 07 déc. 2022


Lutte contre la menace terroriste: Un partage de renseignements pour une réponse transfrontalière
Une réponse conjointe transfrontalière pour endiguer la menace terroriste. C’est la thématique au cœur de la 10e réunion du comité de gestion de l’Unité régionale de fusion du renseignement (Rifu) qui se déroule du 6 au 8 décembre à Cotonou. Face à une menace terroriste diffuse et évolutive, les Etats africains optent pour la mutualisation de leurs efforts. « Endiguer ensemble la menace terroriste : réponse conjointe transfrontalière » est la thématique au cœur des réflexions de la 10e réunion du comité de gestion de l’Unité régionale de fusion du renseignement (Rifu). Les mécanismes de lutte mis en place aux niveaux national et régional par les États ont certes permis d’obtenir des résultats probants, mais ils présentent des limites, a renseigné Pamphile Zomahoun, directeur des Services de liaison et de la documentation (Dsld). Il s’avère alors essentiel de les repenser dans l’objectif de pouvoir contenir et éradiquer efficacement et durablement cette menace. Cela appelle à un changement véritable et profond de paradigme. Selon Pamphile Zomahoun, les actions devront être plus collectives, mieux concertées et davantage coordonnées en privilégiant le renforcement de la coopération entre les pays en termes de partage effectif et en temps opportun de renseignement. Alassane Séïdou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, va insister sur le fait que l’atelier de Cotonou s’inscrit dans un contexte sécuritaire relativement critique pour l’ensemble des Etats. Il ajoute que cette menace terroriste, sévissant traditionnellement dans la région sahélienne et dans le Bassin du Lac Tchad, a entamé depuis peu une expansion remarquable vers les Etats côtiers du golfe de Guinée. Ainsi, le Bénin et d’autres pays du littoral du golfe de Guinée subissent, comme l’actualité sécuritaire de ces derniers mois le prouve, des attaques de plus en plus mortifères sur leurs territoires respectifs. Le ministre Alassane Séïdou fait savoir que les conséquences des actes terroristes sur la stabilité socio-politique et la sécurité des Etats demeurent désastreuses.

Conjuguer les efforts

Et au regard de l’évolution des dynamiques observées de l’Ouest à l’Est en Afrique occidentale, relève le ministre, il ne peut être exclu que les groupes terroristes sévissant dans le bassin du Lac Tchad et dans le Sahel travaillent à établir des connexions logistiques, voire opérationnelles, même s’ils sont géographiquement distants. Du fait même de l’éventualité de ces connexions, ne serait-il pas opportun que soient conjugués les efforts consentis par nos organisations sous-régionales et régionales dans le but de mieux contrecarrer la menace ? s’est interrogé le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. L’urgence de la situation et la nécessité d’y apporter une réponse efficace invitent les participants à la rencontre de Cotonou à envisager la mise en place de passerelles permettant les échanges et le partage de renseignements entre leurs différentes organisations. « La menace terroriste qui sévit sur les territoires de nos Etats se hisse au rang des priorités et des plus grands défis sécuritaires à relever. Nous y parviendrons en faisant en sorte que les services des renseignements mettent à disposition des autorités politiques les éléments leur permettant de prendre les décisions idoines pour prévenir toutes les forces d’expansion de la menace », a déclaré Pamphile Zomahoun. Il faut noter que l’Unité régionale de fusion du renseignement (Rifu) est un creuset de coopération entre le Bénin, le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad avec l’appui des pays partenaires stratégiques tels la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis d’Amérique pour lutter contre Boko Haram et toute autre forme de terrorisme et de menace transfrontalière. Cette unité est créée en 2014 à l’issue du Sommet de Paris consacré aux défis sécuritaires dans la sous-région?
Actualités 07 déc. 2022


Accouchement: Les motifs du recours à la césarienne
La césarienne est une intervention chirurgicale qui a lieu au cours d’un accouchement à risque pour l’enfant ou la mère. Elle consiste à extraire le bébé par voie abdominale après incision de l’utérus, lorsqu’il ne peut passer par voie naturelle. N’importe quelle femme peut-elle avoir besoin d’une césarienne ? Dans quel cas recourt-on à cette opération ? Plusieurs raisons peuvent expliquer cette décision, nous ont révélé le gynécologue - obstétricien Bérenger Amadji et la sage-femme Sandrine Dénon. La césarienne est une intervention chirurgicale pratiquée pour sauver la vie de l’enfant et de la mère quand la voie basse est contre-indiquée. Elle permet de mettre au monde un nouveau-né sans danger lorsque le médecin estime qu’il s’agit d’une meilleure option comparativement à un accouchement par voie vaginale. Elle est réalisée par un gynéco-obstétricien dans un bloc opératoire et sous anesthésie. Les médicaments empêchent la mère de ressentir la douleur pendant l’intervention mais elle reste consciente pour accueillir son bébé.

Quand recommande-t-on la césarienne ?

Selon le gynécologue Amadji, un médecin peut opter pour la naissance de l’enfant par césarienne bien avant le début du travail. On parle d’une césarienne programmée. Cela arrive lorsque le bébé se présente en siège, ou en cas d’une grossesse gémellaire, d’un traumatisme au niveau du bassin qui empêche d’accoucher par voie basse, d’une affection comme le diabète, d’atteinte d’hypertension artérielle ou du Vih par la génitrice, d’un antécédent de trois césariennes ou pour d’autres raisons maternelles et fœtales. Il existe aussi des césariennes qui se font en cours de travail en urgence. Elles sont les plus fréquentes. Ce cas se présente lorsque le col ne veut plus s’ouvrir, qu’il stagne à 5 ou 6 cm, ou parce que le bébé n’arrive pas à s’engager dans le bassin. Parfois, même quand le col est dilaté, le bébé ne parvient pas à franchir le bassin, soit parce qu’il est trop gros ou que le bassin est étroit. La césarienne peut également intervenir en cours de travail lorsque l’on a des anomalies au niveau du rythme cardiaque du fœtus. Par ailleurs, l’intervention chirurgicale peut aussi être faite par convenance, c’est-à-dire faite à la demande de la future maman.

Qui peut subir une césarienne ?

Toute femme ne pouvant pas accoucher par voie basse peut subir une césarienne. Mais des variabilités au niveau du type d’anesthésie doivent être faites en tenant compte des conditions de la patiente, informe le spécialiste de l’appareil génital de la femme. La sage-femme Dénon renchérit : « Il n’y a pas de critères particuliers à remplir sur le plan physique ou sanitaire avant une césarienne dès lors que c’est une urgence ». Néanmoins, elle précise qu’avant une césarienne programmée, il est primordial de s’assurer de la pertinence de l’indication de la césarienne, de faire un bilan préopératoire. Il s’agit d’une analyse de sang pour vérifier certains paramètres de l’organisme. Il est également important de faire une consultation pré-anesthésique pour s’assurer que la patiente est apte pour l’anesthésie. Cet examen permet au médecin de savoir quel type d’anesthésie réaliser.

Risques liés à une césarienne

La césarienne élimine les douleurs dues à l’accouchement par voie basse, évite à la mère un travail trop long, les traumatismes des parties molles liées à la voie basse, diminue le risque de prolapsus génital et d’incontinence urinaire, a martelé l’obstétricien. Elle est pratiquée pour éviter les complications liées à un accouchement par voie basse quand celui-ci est contre-indiqué et pour réduire les décès maternels et fœtaux. En outre, cette intervention n’est pas sans conséquence sur la vie des sujets concernés, a souligné la sage-femme. À court terme, la mère peut sentir des douleurs post-opératoires. Elle peut contracter une infection de la plaie et de l’utérus. Un saignement accru peut se déclencher et nécessiter une transfusion sanguine. La femme peut connaître un traumatisme à la vessie, aux intestins et des infections urinaires. Elle peut aussi avoir un problème d’initiation et de maintien de l’allaitement. La mort peut également survenir au cours de cette intervention. À long terme, la future maman peut développer des problèmes d’adhérence qui peuvent causer une douleur persistante à l’endroit de la cicatrice et lors des relations sexuelles. Avec le temps, la césarienne peut provoquer des problèmes intestinaux graves et des difficultés lors d’une grossesse subséquente. Une femme qui a connu la césarienne peut être victime d’un décollement prématuré du placenta ou d’une rupture utérine. À court terme, le nouveau-né est exposé à une blessure causée par un instrument chirurgical, des troubles respiratoires transitoires, surtout si la césarienne est faite avant 39 semaines de grossesse. L’asthme et les allergies peuvent rendre pénible l’existence de cet enfant à long terme. Difficultés pour la sage-femme Il n’est pas aisé pour la sage-femme « d’aider le gynécologue obstétricien à faire le diagnostic de la césarienne à temps », a confessé Sandrine Dénon. Selon elle, « la non existence d’une trousse d’urgence pour vite faire une césarienne en cas d’urgence obstétricale nécessitant une césarienne» ne leur facilite pas la tâche. Parlant toujours des difficultés rencontrées pendant l’accou-chement par césarienne, les médecins ne sont pas épargnés. Le gynécologue révèle que les désagréments auxquels ils font face sont généralement liés à « l’extraction du bébé qui impose l’utilisation d’instruments ou la modification du type d’incision utérine, à la fermeture de l’utérus s’il y a une déchirure utérine ou une rupture des pédicules utérins ». La délivrance prolongée, le saignement anormal de la tranche utérine après suture, la plaie vésicale sont autant de situations qui font transpirer les agents de santé pendant l’intervention chirurgicale en question, a fait comprendre le gynécologue Amadji. Pour ce faire, il invite les patientes à toujours solliciter un agent de santé qualifié pour le suivi de leur grossesse. Uniquement le personnel soignant a la compétence requise pour évaluer les risques liés à la grossesse et les orienter pour une prise en charge adéquate, a-t-il déclaré en concluant que c’est le seul gage de la réduction de la morbidité et de la mortalité materno-foetale. Consciente que la peur de la césarienne est courante, l’assistante des futures mères pendant l’accouchement rassure que le fait qu’une femme a vécu un accouchement par césarienne ne signifie automatiquement pas qu’elle devra accoucher par césarienne lors d’une prochaine grossesse.
Santé 07 déc. 2022


Médecine traditionnelle au Bénin: Soif d’entrée en pharmacie
Les phytothérapeutes veulent repositionner la médecine traditionnelle et la pharmacopée béninoise. En s’appuyant sur la recherche scientifique, ils nourrissent l’espoir d’avoir des produits sécurisés accessibles au public. Mais, des efforts restent à faire.Phytothérapeute, Raphaël Yao Tchidimè n’a « jamais été si optimiste » sur le repositionnement de la médecine traditionnelle. Le rapprochement entretenu par les praticiens et les scientifiques lui fait croire à la fin prochaine de la traversée du désert. « Je me demandais si nous allons en arriver là un jour au Bénin. Aujourd’hui, ça devient réalité. Des professeurs d’université, praticiens de la médecine traditionnelle s’associent pour démontrer la possibilité d’avoir des molécules à partir des plantes en vue de soigner nos populations », confie-t-il, au détour d’un séminaire scientifique, vendredi 2 décembre 2022. Ce spécialiste en phytothérapie ne se fait pas non plus des illusions pour prétendre que le Bénin ait de sitôt la réputation chinoise en la matière. Cependant, il rêve que d’ici quelques années, des médicaments à base de plantes soient disponibles en grand nombre en pharmacie et acceptés en médecine moderne. « Combien avons-nous de phytomédicaments dans les rayons de nos pharmacies ? Nous pouvons faire en sorte d’avoir des produits dignes et des phytopharmacies dans nos rues au Bénin et en Afrique», croit Raphaël Yao Tchidimè. En effet, la médecine traditionnelle constitue, selon l’Organisation mondiale de la Santé, « la somme de toutes les connaissances, compétences et pratiques reposant sur les théories, croyances et expériences propres à différentes cultures, qu’elles soient explicatives ou non, et qui sont utilisées dans la préservation de la santé, ainsi que dans la prévention, le diagnostic, l’amélioration ou le traitement de maladies physiques ou mentales ». A travers le monde, cette médecine très ancienne constitue un mode principal de prestations de soins de santé. Selon l’Oms, 80 % de la population en Afrique dépend des plantes pour les besoins sanitaires essentiels. « Toutes les plantes sont majoritairement des médicaments. Lorsque nous prenons l’arsenal de la pharmacie dite moderne, tout part des plantes. C’est normal que l’Afrique et le Bénin qui regorgent de nombreuses familles de plantes puissent servir de vivier à cette situation », explique Dr Victorien Dougnon, responsable de l’Unité de recherche en microbiologie appliquée et pharmacologie des substances naturelles (Urmapha) de l’Uac.

Fin du déni

On le sait, une proportion importante de produits pharmaceutiques sont issus de substances naturelles. C’est par exemple le cas de l’aspirine découverte grâce à des formules de médecine traditionnelle utilisant l’écorce de saule. Mais, la médecine traditionnelle est souvent sous-estimée par les services de santé. Beaucoup de praticiens béninois déplorent le défaut d’une « saine collaboration » avec les autres acteurs de la santé et de la recherche. « Avant, on nous prenait pour des sorciers avec qui on n’a pas envie de rester, voire de collaborer. Aujourd’hui, nous sommes acceptés parce que la science entre en jeu. Nous avons maintenant des médicaments améliorés qui sont approuvés », explique Augustin Hontongnon Kouglo, responsable du département de l’Ouémé. Sur le continent, une dynamique est en cours. Plus de 40 pays disposent en 2022 d’une politique nationale sur la médecine traditionnelle contre huit en 2000. Le Bénin fait de petits pas à son niveau. « Des décisions sont prises pour permettre à ce que la médecine traditionnelle soit effectivement d’actualité dans notre pays. Le fait même d’avoir créé un programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle au niveau du ministère de la Santé, prouve l’importance qu’accorde le gouvernement à cette thématique », souligne Professeur Mansourou Moudachirou, chimiste académicien. Mais les unités de fabrication locale de médicaments à base de plantes agréées peinent à se mettre en place. Les tradithérapeutes, pour diverses raisons, ne parviennent pas facilement non plus à avoir une autorisation de mise sur le marché pour leurs produits. Le défaut de formation et la qualité des analyses effectuées sur leurs produits en sont pour beaucoup dans ces échecs. « Il y a beaucoup de tradithérapeutes qui ne savent pas comment monter un dossier d’autorisation de mise sur le marché. Et je crois que nous pouvons les aider dans ce sens, dans l’intérêt de la communauté», renseigne Dr Victorien Dougnon. Ainsi, le triangle formé par les chercheurs, la médecine moderne et la médecine traditionnelle a tout son sens. La cohésion entre les différentes parties est nécessaire pour aider le Bénin à tenir le pari, comme c’est le cas ailleurs. Au moins 34 instituts de recherche sont consacrés à la recherche et au développement de la médecine traditionnelle dans 26 pays africains. C’est un secteur que Dr Victorien Dougnon voit prometteur, se référant à la Chine. « La médecine traditionnelle chinoise s’est imposée même au-delà de la Chine, et on ne conçoit pas au niveau de notre pays, nous sommes à des années-lumière, faute de cohésion », note l’enseignant chercheur, Maître de conférences en microbiologie. L’une des plus grandes batailles à mener est de pouvoir disposer d’une autorisation de mise sur le marché pour faire entrer les produits en pharmacie.
Santé 07 déc. 2022


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