La Nation Bénin...
Nouvelles

Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et messieurs les membres de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale,
A la suite du Dialogue politique auquel j’ai convié les partis politiques, le gouvernement a examiné, ainsi que vous l’avez suivi dans le compte rendu du Conseil des ministres d’hier mercredi 16 octobre 2019, les conclusions qui en sont issues.
Il est apparu que les recommandations consensuelles contenues dans la synthèse du rapport, concernent essentiellement l’organisation des partis politiques, l’organisation des élections, une meilleure présence des femmes dans les instances de décision, le statut de l’opposition et les mesures d’apaisement politiques liées aux événements des mois d’avril, mai et juin 2019.
A l’analyse, la mise en œuvre effective de ces recommandations appelle l’intervention de la représentation nationale.
C’est à cette fin que j’ai pris l’initiative de la présente rencontre pour partager avec vous la pertinence des recommandations qui ont été formulées par les participants au Dialogue politique.
A mon sens, ces recommandations participent à la consolidation de la Concorde nationale.
C’est pourquoi je vous prie de voir dans ma démarche un plaidoyer qui appelle votre responsabilité historique.
Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Je n’ai pas de doute que votre institution jouera sa partition avec diligence et efficience pour satisfaire les légitimes attentes de notre peuple.
D’ores et déjà, je vous assure de ma disponibilité personnelle et de celle de mon gouvernement en vue de la mise en œuvre diligente des délibérations qu’il vous plaira de prononcer.
Je vous remercie.

La malnutrition infantile prend des proportions inquiétantes. Le tout dernier rapport de l’Unicef livre l’évaluation la plus complète du phénomène à ce jour et exhorte les acteurs à tous les niveaux à changer d’approche de lutte.
Alerte sur la malnutrition des enfants. Dans son nouveau rapport sur « les enfants, la nourriture et la nutrition », l’Unicef attire l’attention sur ce phénomène qui nuit à la santé des enfants.
Le document décrit le triple fardeau de la malnutrition, à savoir la dénutrition, la faim insoupçonnée induite par des carences en nutriments essentiels et le surpoids que subissent les enfants de moins de 5 ans.
Les données sont alarmantes : «Un enfant de moins de 5 ans sur trois souffre de malnutrition ; deux enfants de moins de 2 ans sur trois s’alimentent mal » ; « 149 millions d’enfants présentent un retard de croissance ou sont trop petits pour leur âge, 50 millions d’enfants souffrent d’émaciation ou sont trop maigres pour leur taille, 340 millions d’enfants, soit un enfant sur deux, souffrent de carences en vitamines et en nutriments essentiels, tels que la vitamine A et le fer et 40 millions d’enfants sont en surpoids ou obèses ».
S’agissant de la malnutrition aigüe, 5 % des enfants de moins de 5 ans sont touchés au Bénin.
L’Unicef indexe le mauvais régime alimentaire des enfants comme l’une des principales causes du phénomène. « Un nombre trop élevé d’enfants subissent les conséquences d’une mauvaise alimentation et d’un système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins », relève l’institution.
« Au moins un enfant de moins de 5 ans sur trois, soit plus de 200 millions d’enfants, souffrent de dénutrition ou de surpoids dans le monde. Près de deux enfants âgés de 6 mois à 2 ans sur trois ne consomment pas d’aliments capables de soutenir la croissance rapide de leur corps et de leur cerveau », déplore-t-elle.
Les conséquences sur la santé et la vie des victimes sont énormes. Selon l’Unicef, « cette situation est susceptible d’entraver leur développement cérébral, de nuire à leur apprentissage et d’affaiblir leur système immunitaire. Elle augmente les risques d’infections et, dans de nombreux cas, de décès ».
Inquiète de l’ampleur du phénomène, la directrice générale de l’Unicef, Henrietta H. Fore, fait savoir que les efforts des acteurs ces dernières années sont mitigés. «Nous perdons du terrain dans notre combat pour instaurer des régimes alimentaires sains ; malgré toutes les avancées technologiques, culturelles et sociales des dernières décennies, nous avons perdu de vue l’essentiel : les enfants qui mangent mal vivent mal. Des millions d’enfants ont une mauvaise alimentation pour la simple raison qu’ils n’ont pas d’autre choix », se désole-t-elle.
Faire évoluer les regards
Pour elle, les regards sur la malnutrition et la manière dont elle est traitée doivent évoluer. «L’enjeu n’est pas tant de donner aux enfants suffisamment de nourriture, mais de leur donner les bons aliments. Voilà le défi que nous devons tous relever aujourd’hui », indique-t-elle.
C’est aussi l’approche du secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition du Bénin selon qui, les besoins nutritionnels de l’enfant doivent être satisfaits avec les aliments complémentaires adéquats, sûrs, apportés au bon moment et correctement administrés.
Toutefois, la riposte ne doit pas être la seule affaire des acteurs de la lutte. Les parents doivent également veiller au grain. Cela passe par le respect de certaines pratiques essentielles en matière de l’alimentation et de la nutrition, car les mauvaises pratiques en matière d’alimentation commencent dès les premiers jours de vie de l’enfant.
Les problèmes de nutrition à savoir la mauvaise hygiène, la mauvaise protection contre les petites affections qui empêchent l’organisme de valoriser l’aliment pour la vie affectent le développement du cerveau et condamnent l’enfant pour la vie. La rigueur des parents est sollicitée relativement aux soins à leur apporter. Là-dessus, Antoinette Houndékon Ayilara, sage-femme à la retraite, indique quelques conduites pour assurer une croissance harmonieuse de l’enfant. Elle présente le menu idéal pour les bébés. « On ne peut pas donner à un bébé de trois mois une bouillie non fluide. Entre six et neuf mois, c’est la bouillie moyenne et entre neuf et douze mois, la bouillie épaisse parce qu’à partir de cet âge, l’enfant ne se rassasie pas vite », explique-t-elle.
Après cette phase, il faut assurer la transition vers les aliments de substitut dans les règles de l’art. « On commence l’aliment de complément, à partir du moment où l’enfant lui-même manifeste l’envie de découvrir autre chose en matière de nourriture », préconise Dr Ambroise Nanéma, nutritionniste à l’Unicef-Bénin.
L’Unicef appelle les gouvernements, le secteur privé, les donateurs, les parents, les familles et les entreprises à aider les enfants à grandir sainement. L’institution les exhorte à « donner les moyens aux familles, aux enfants et aux jeunes de demander des aliments nutritifs, notamment en améliorant l’éducation à la nutrition et à encourager les fournisseurs de denrées alimentaires à agir dans l’intérêt des enfants, en les incitant à produire des aliments sains, pratiques et abordables ».

Difficile d’évoquer les défis de la nouvelle rentrée des classes sans faire allusion au cas des jeunes élèves qui, enthousiastes dès le premier jour des classes, ont pourtant très peu de chance de finir l’année scolaire. Une grossesse, non désirée dans la plupart des cas, pourrait y mettre un frein. Pour y remédier, de plus en plus d’anciennes victimes donnent de la voix afin que leurs cas servent d’exemples.
Stéphanie Montcho Fagbohoun. Le nom est bien connu dans le milieu des médias et même du showbiz au Bénin. Journaliste et animatrice, la jeune dame dont la voix est sollicitée pour bien des émissions et animations a pourtant une vie que très peu de personnes connaissent. Mais Stéphanie ne s’en cache pas. Depuis des années, elle mène une lutte acharnée contre les grossesses en milieu scolaire. Campagne de sensibilisation, journée d’écoute et de conseils… Tous les moyens sont mis à contribution par la jeune dame pour éviter à d’autres de connaître le même sort qu’elle. « L’activité de sensibilisation aux grossesses en milieu scolaire est partie d’une histoire personnelle. Il y a plus d’une vingtaine d’années, je suis tombée enceinte sur les bancs. J’avais 16 ans, très naïve. A partir de ce moment, toute mon existence a changé. Des étapes qui m’ont fait traverser des difficultés énormes. Quelques années plus tard, j’ai commencé à aller vers les élèves afin de leur éviter de tomber dans certains pièges qui non seulement affectent la vie scolaire, les affectent sur le plan psychologique et aussi mettent l’élève face à des maladies sexuellement transmissibles », raconte-t-elle.
Si elle en est arrivée là, c’est parce que sa propre vie a pris un autre tournant depuis sa grossesse précoce. Un mal qui aurait pu être évité, reconnait-elle, remontant le temps. « J’étais une jeune fille très renfermée. J’étais timide et fille unique pour mes parents. J’avais commencé le collège à l’âge de 12 ans. Je souffrais d’un mal chronique qui faisait dépenser énormément mes parents alors que nous étions une famille pauvre. Le luxe ne nous connaissait pas et on vivait pratiquement au jour le jour. En classe de 5e, j’ai fait la connaissance d’un monsieur largement plus âgé que moi. Ce qui m’a poussée vers lui en premier, c’était que je retrouvais auprès de lui cette illusion d’affection parentale », raconte Stéphanie au sujet de son vécu. « Un an plus tard, un jour de la fameuse fête de la St Valentin, je me suis rendue chez lui à la maison et je me suis offerte à lui en guise de cadeau. C’était ma première fois d’aller au sexe. J’avais 15 ans. Deux mois plus tard, je me suis rendu compte que j’étais en état ». Quid de l’auteur ? « Ce dernier n’a pas nié, mais il est reparti pour ne revenir que douze ans plus tard. Pendant ce temps, il fallait continuer mon cursus scolaire, nourrir un enfant et subvenir à tous ses besoins… J’étais la risée de tout mon établissement. Je n’étais pas fréquentable. J’ai fait pas mal de tentatives de suicide. Mais ça n’a pas marché ». Un récit de vie plutôt douloureux qui l’oblige à devenir auprès des jeunes adolescentes, l’apôtre de la bonne nouvelle pour leur éviter de tomber dans les mêmes travers.
Sensibilisation tous azimuts
Pour mieux tenir ce challenge, une association a été créée en soutien. Son nom, « La vie est belle ». Chaque année, les membres font des tournées dans les établissements privés et publics pour sensibiliser les filles mais en général les élèves aux dégâts des grossesses en milieu scolaire. « Il y a deux ans, nous avons reçu les chiffres sur les taux de grossesses en milieu scolaire, et ceci nous a encore réconforté dans cette lutte que nous menons depuis quelques années. Nous n’avons pas le droit de nous taire », rétorque Stéphanie Montcho. « Un élève est en apprentissage des fondamentaux pour être utile à sa nation demain. Un élève est une personne vulnérable parfois vite déroutée à l’adolescence par des désirs incontrôlables. Il n’a forcément pas la maîtrise de soi pour sortir de l’adolescence sans tomber dans la dépravation et autres vices qui mineront sa vie scolaire, sa jeunesse et donc sa vie d’adulte », poursuit-elle.
Son association n’est pas la seule à travailler dans ce sens, bien d’autres organisations portent cette cause. « Nous devons toujours parler, sensibiliser et tenir un langage qui favorise l’ouverture de ces élèves à nous parler lorsqu’ils font face à des situations difficiles comme le harcèlement, les mariages forcés, les propositions indécentes, la sexualité précoce », soutient pour sa part Ambroisine Lokossou, responsable elle aussi d’une structure d’écoute qui aide spécifiquement les jeunes filles à s’épanouir à travers une sexualité responsable. Cette autre victime de la maternité sur les bancs dit avoir eu « une adolescence difficile et douloureuse », du fait de sa grossesse à l’âge de 17 ans. « Je sais ce que c’est qu’être jeune fille mère. J’ai vécu cela et le but de notre association, c’est d’éviter aux jeunes que nous allons rencontrer de vivre cette tragédie. Peu sont ceux et celles qui s’en sortent. Pour beaucoup, cela est parfois fatal », note Stéphanie.
Agir sur toutes les cibles
L’action portée par ces organisations et surtout les mesures mises en place par le ministère en charge de l’Enseignement secondaire ont fait que les chiffres sont quelque peu en baisse. De 3045 grossesses au cours de l’année scolaire 2016-2017, on est passé à 2912 cas en 2017-2018 contre seulement 1122 grossesses en 2018-2019. Il devrait encore chuter à la fin de la nouvelle année scolaire. Mais en attendant, ce sont les auteurs des grossesses, notamment les élèves-garçons que visent les actions de sensibilisation. Il faut changer d’approches, disent ces responsables d’organisations. « Le message est adressé et aux jeunes filles et aux jeunes garçons. L’un ne va pas sans l’autre. Il faut sensibiliser les filles oui mais aussi sensibiliser les jeunes garçons. Faire le message uniquement à l’endroit de la jeune fille c’est comme si nous vivons dans un monde où le sexe masculin est inexistant », disent-ils. « Nous ne pouvons réussir à faire régresser le taux de grossesses en milieu scolaire sans y impliquer la couche des jeunes garçons. Non seulement il y a de la sensibilisation à faire à ce niveau mais aussi aujourd’hui, nous les appelons pratiquement des partenaires pour réussir cette mission », indique Stéphanie Montcho.
La participation de ces jeunes élèves aux campagnes initiées est très encouragée. Leur part dans le taux élevé de grossesses enregistrées en milieu scolaire n’est pas négligeable. Sur les 3045 grossesses au cours de l’année scolaire 2016-2017, 307 auteurs étaient des élèves ou étudiants. Quand on a noté 2912 cas en 2017-2018, ils y étaient pour 371 et sur les 1122 grossesses en 2018-2019, on notait 185 pères, ou du moins « engrosseurs » émanant du milieu scolaire. Des chiffres non moins inquiétants qui obligent à agir du côté de ces jeunes qui, comme les filles, se laissent aussi aller à des comportements qui finissent par leur porter préjudice.
« Le jeune homme aussi a des défis de jeunesse »
Dans la sensibilisation que mènent les organisations, Ambroisine Lokossou pense que « un jeune homme bien sensibilisé est capable de dire à la jeune fille de faire attention à ses fréquentations ». Stéphanie Montcho dira pour sa part que ce genre de message porté par cette couche, est peut-être beaucoup mieux assimilé par la jeune couche féminine. « Aujourd’hui, nous ne pouvons pas les exclure. Ils ne sont pas à abattre, ils ne sont pas mal vus, les mettre au banc des accusés, ne fera qu’augmenter le mal. Le jeune homme aussi a des défis de jeunesse. Adolescent, il fait face à certains changements qui sont plus difficiles à canaliser chez lui que chez la jeune fille. Nous devons absolument mener le dialogue avec les deux couches », insiste-t-elle. On devrait aussi se poser la question de savoir l’appréciation que portent les jeunes apprenants sur ces actions diligentées à leur endroit. Ruth Leslie Faton dit en être venue à « devenir méfiante des hommes ». Pour cette élève en classe de Première, « fuir les hommes » et remettre à leur place les camarades qui lui tournent autour est sa formule pour se tirer d’affaire. Pour mieux se prémunir contre, elle milite dans une organisation de sensibilisation des élèves à la sexualité précoce. « A force d’entendre tout le temps le même message et de le véhiculer aussi, on finit par être aguerri contre les assauts », estime-t-elle. Tout près d’elle, son camarade Jude-Hubert Houédété peine à se convaincre de cet argumentaire. Il est même formel. « Il faut agir beaucoup plus sur les filles », suggère-t-il.
Mener un tel combat sans tendre la main aux parents serait illusoire, pensent aussi nos interviewées. « Les premières personnes que nous sollicitons pour nous aider dans la régression du taux de grossesses en milieu scolaire, ce sont les parents. Aujourd’hui, au vu de l’évolution des choses, le langage rigide ne fonctionne plus avec les jeunes. Il faut plutôt aller vers eux en tant qu’ami, en personne expérimentée », ont-elles proposé.

Plus qu’une question de jours, sans doute le temps que le Parlement agisse, pour que les doléances de l’opposition béninoise, du moins celles issues du dialogue politique trouvent satisfaction. Un pas de géant vers la décrispation de la tension politique qui couve depuis peu dans le pays.
Il n’aura fallu que sept jours après la fin des travaux du dialogue politique pour que le chef de l’Etat pose l’acte déterminant qui permettra de donner corps aux attentes des délégués à ces assises. En invitant la Conférence des présidents du Parlement pour envisager avec elle les solutions aux recommandations issues de la rencontre, le chef de l’Etat honore ses engagements.
« Il est apparu que les recommandations consensuelles contenues dans la synthèse du rapport concernent essentiellement l’organisation des partis politiques, l’organisation des élections, une meilleure présence des femmes dans les instances de décision, le statut de l’opposition et les mesures d’apaisement politiques liées aux événements des mois d’avril, mai et juin. A l’analyse, la mise en œuvre effective de ces recommandations appelle l’intervention de la Représentation nationale. C’est à cette fin que j’ai pris l’initiative de la présente rencontre pour partager avec vous la pertinence des recommandations qui ont été formulées par les participants au dialogue politique ». Ainsi s’exprimait le président
Patrice Talon, un peu comme pour illustrer son engagement à aller au bout des attentes des participants, même si la mise en application de ce qui a été convenu n’est pas de son ressort. Non seulement, il souhaite voir le Parlement jouer « sa partition avec diligence et efficience pour satisfaire les légitimes attentes de notre peuple », mais il assure aussi de sa disponibilité personnelle et de celle de son gouvernement.
Autant d’éléments qui devraient réconforter l’opposition, surtout lorsqu’on sait que ses attentes majeures sont désormais prises en compte, en tout cas en voie de résolution. La première, la relecture des textes législatifs à l’origine de la tension. « Il faut revoir les parties qui fâchent au niveau de la Charte des partis politiques, au niveau du Code électoral… Nous sommes d’accord au niveau du Parlement pour jouer notre partition afin que tout cela se fasse et que la quiétude revienne », s’est engagé le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Vient ensuite la prise en compte du cas des personnes impliquées dans les violences post-électorales. « La plupart des dispositions à prendre sont des dispositions au niveau du Parlement. Nous avons vu la pertinence et l’opportunité de ces actions que nous devrons prendre… Au total, entre cinq et six lois pour concrétiser toutes les décisions qui ont été prises au niveau du dialogue politique, une loi d’amnistie pour permettre à tous ceux qui sont impliqués dans les évènements issus des élections législatives » de retrouver leur quiétude, a confié le président Louis Vlavonou à l’issue de la séance. De quoi rassurer ceux qui se posaient des questions sur l’issue de ce dialogue et les recommandations et doléances qui en découlent.

Suite à une plainte déposée à son encontre par la direction générale des médias, les responsables de la radio Soleil Fm ont été auditionnés, hier jeudi 17 octobre, par les membres de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Apres audition des mis en cause, les conseillers de la Haac ont prononcé une sanction de mise en demeure.
« Etant donné que la radio Soleil Fm a récidivé dans la violation des textes régissant la presse et la communication en République du Bénin, ses responsables sont mis en demeure de respecter les dispositions des articles 211 du Code de l’information et de la communication, 16 et 17 de la convention signée avec la Haac et l’article 2 du Code de déontologie de la presse béninoise». C’est la décision prise par les conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, hier jeudi 17 octobre, à l’encontre de la radio Soleil Fm pour avoir diffusé un élément de son correspondant, Belhassen Belco Boukari, au cours de l’édition du journal parlé du mardi 15 octobre dernier.
Les faits
Le rapporteur a affirmé que dans ledit reportage, le correspondant a indiqué que l’honorable Adam Bagoudou a été pris à parti, lors de la cérémonie de huitaine de sa tante à Tchaourou, quartier Ayegoun. Le conseiller Bastien Salami indique que le correspondant a précisé que la tension serait apaisée avec le départ du député et de ses accompagnateurs. Le correspondant ajoute également que les élections législatives du 28 avril 2019 ne se seraient pas déroulées dans la commune de Tchaourou et le matériel électoral saccagé. Le conseiller de la Haac révèle que Belhassen Belco Boukari a fait observer que le bilan des violents affrontements postélectoraux n’a pas été fait à ce jour et a, pour finir, mentionné que l’honorable Mariam Chabi Talata Zimé, première vice-présidente de l’Assemblée nationale, aurait été éconduite à Tchaourou, après un tête-à-tête avec le roi de la localité. Suite à la diffusion de cet élément, les conseillers ont noté que des incidents sont survenus à Tchaourou et ont occasionné des dégâts matériels et des blessés graves.
Réquisitions
À la suite des faits relatés, les conseillers ont martelé que le journaliste a fait preuve de légèreté et de manque de professionnalisme dans le traitement de l’information relative à l’incident survenu le mardi 15 octobre dernier à Tchaourou. Ils notent que la radio Soleil Fm n’a pas pu apporter la preuve de ses allégations, encore moins justifier l’objectif poursuivi en diffusant une telle information. Reconnaissant la gravité de tout ce qui leur a été reproché, le directeur de la radio, Jérôme Kassa et le rédacteur en chef Saturnin Djossou ont sollicité l’indulgence et la clémence des conseillers. Ces derniers à leur tour, après s’être concertés, ont décidé de la mise en demeure de l’organe. Les informations relayées par la radio seraient de nature à inciter à la violence.

Le Championnat national de football de Ligue 1 aborde, dès ce vendredi 18 octobre, sa deuxième journée avec des affiches alléchantes. Contraints au nul lors de la première journée, les Dragons de l’Ouémé sont attendus à Cotonou par Esae Football club tandis que battu lors de la journée précédente, Energie Football club se déplace à Parakou pour défier Dynamo de la localité.
Les matchs de la deuxième journée du Championnat national de Ligue 1 se jouent ce vendredi 18 octobre, avec une rencontre alléchante entre Dynamo de Parakou et Energie Football club de la Société béninoise d’Energie électrique, au stade municipal de Parakou. Après avoir contraint au nul (1-1) les Dragons de l’Ouémé lors du match inaugural de la compétition, Dynamo de Parakou aura à cœur de remporter sa première rencontre à domicile. Le nouveau promu en division d’élite devra en découdre avec Energie Football club qui a besoin d’une victoire pour se relancer. Battus (1-2) le week-end dernier par Esae Football club, les poulains de Mathias Déguénon devront se battre pour éviter une deuxième défaite d’affilée dans le tournoi.
Au stade René Pleven de
Cotonou, les Dragons Football club de l’Ouémé sont attendus, ce dimanche 19 octobre, par l’Ecole supérieure d’Administration, d’Economie, du Journalisme et des Métiers de l’Audiovisuel (Esae). Tenus en échec, le week-end dernier, les Dragons de l’Ouémé ont besoin également d’une victoire pour se repositionner dans le classement. Ils ont seulement 1 point et sont 8e au classement tandis qu’Esae Fc est deuxième avec 3 points+1. Après sa victoire sur Energie Fc, le week-end dernier, Esae Fc, vainqueur de la Coupe du Bénin 2019, seul représentant béninois encore en lice dans une compétition de la Confédération africaine de Football (Caf) part favori dans cette confrontation. Alfred Linkpon et ses coéquipiers voudront enchaîner avec une deuxième victoire pour se maintenir dans le premier cadran du tableau. A la même heure au stade municipal de Bohicon, l’Union sportive de Sèmè-Kraké (Uss-Kraké) doit défier l’Association Tonnerre de la localité pour se conforter dans le classement après sa victoire du week-end dernier face à
l’Université polytechnique Obiang Nguéma Mbasogo par le score de 3-2. Un duel épique sans doute lorsqu’on sait que l’As Tonnerre devra laver l’affront subi sur ses installations lors de la journée précédente pour donner espoir aux dirigeants du club et au public sportif du Zou. Vaincus lors de première journée, Béké Fc et la Jeunesse sportive de Pobè se donnent rendez-vous, ce dimanche, à Kandi pour un duel de positionnement.

Par un communiqué en date du 15 octobre 2019, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, président du Comité interministériel de suivi de l’évaluation des connaissances professionnelles des enseignants reversés en agents contractuels de l’Etat en 2008, ou en attente de reversement, informe les enseignants concernés qu’ils peuvent réclamer les notes à eux attribuées.
Pour ce, faire, ils doivent se rapprocher des directions départementales des Enseignements pour s’inscrire dans le registre de l’Office du baccalauréat y relatif. Le ministre des Enseignements maternel et primaire, précise que les enseignants ayant pris part aux sessions des 24 août et 07 septembre 2019 de ladite évaluation sont concernés par cette disposition. Ils disposent de deux semaines, soit du 16 au 30 octobre 2019 pour remplir les registres ouverts par l’Office du baccalauréat à cet effet. « Les enseignants concernés désireux de connaître leur note ou de formuler des réclamations sont invités à déposer leurs requêtes dans les directions départementales dont ils relèvent. Ils veilleront à y mentionner un numéro de téléphone ou une adresse mail par lesquels les notes leur seront individuellement communiquées », a précisé le ministre.
Il faut souligner que cette mesure vise, selon nos sources, à taire toute polémique tendant à jeter de l’opprobre sur l’organisation de l’évaluation des enseignants. De quoi rassurer sur la transparence dans laquelle les travaux de correction ont été effectués.
Education 17 oct. 2019

Le président Patrice Talon échange ce jeudi matin avec la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale sur les diligences à accomplir pour donner une suite favorable aux recommandations du dialogue politique tenu du 10 au 12 octobre dernier.
Dans sa brève intervention à l’ouverture de la séance qu’il a initiée pour ce jeudi en vue d’échanger avec la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale composée des membres du bureau de l’institution, les présidents des groupes parlementaires et les présidents des commissions, le président de la République est revenu sur ses attentes vis-à-vis du Parlement pour concrétiser les recommandations des participants au dialogue politique.
« Il est apparu que les recommandations consensuelles contenues dans la synthèse du rapport concernent essentiellement l’organisation des parties politiques, l’organisation des élections, une meilleure présence des femmes dans les instances de prise de décision, le statut de l’opposition et les mesures d’apaisement politique liées aux événements d’avril, mai et juin dernier », leur a rappelé le président Patrice Talon.
A l’analyse, poursuit-il, « la mise en œuvre effective de ces recommandations appelle l’intervention de la représentation nationale et c’est à cette fin que j’ai pris l’initiative de la présente rencontre pour partager avec vous, la pertinence des recommandations qui ont été formulées par les participants au dialogue politique ». Le chef de l’Etat prie le Parlement de voir à travers sa démarche, « un plaidoyer qui appelle sa responsabilité historique ». Ce qu’il attend du Parlement, c’est qu’il joue sa partition avec diligence et efficience pour satisfaire les légitimes attentes du peuple.

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 16 octobre 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I- Mesures normatives.
Textes d'application de la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la fonction publique relatifs aux instances disciplinaires et paritaires.
Cette loi instaure des innovations dans le fonctionnement des organes dédiés aux sanctions disciplinaires ainsi que de celui du Comité consultatif paritaire de la Fonction publique.
Elle fixe par ailleurs les principes fondamentaux de gestion des emplois et des carrières des agents.
C'est pour définir les modalités pratiques de mise en œuvre de ladite loi que des décrets d'application, notamment ceux relatifs aux instances disciplinaires et paritaires sont élaborés. Ils ont fait l'objet d'étude et d'approbation du Comité consultatif paritaire de la Fonction publique et portent :
- attributions, organisation et fonctionnement des instances disciplinaires ;
- attributions, composition et mode de fonctionnement des Commissions administratives paritaires ; puis
- attributions, organisation et fonctionnement du Comité consultatif paritaire de la Fonction publique.
Le ministre du Travail et de la Fonction publique est instruit d'assurer la vulgarisation de ces textes en direction des gestionnaires des ressources humaines et tous autres acteurs de l'Administration publique.
Au titre des autres mesures normatives, le Conseil a adopté le décret :
- fixant le cadre institutionnel de mise en œuvre et de suivi-évaluation de la Politique et des Stratégies nationales de Développement du Secteur de la Justice (Psndsj) ; puis ceux portant
- nomination des membres du Conseil d'Administration du Laboratoire central de Contrôle de la Sécurité sanitaire des Aliments (Lcssa) et de l'Office béninois de Recherches géologiques et minières.
II- Communications.
II-1. Compte rendu du Dialogue politique.
Le président de la République a fait au Conseil, le compte rendu des travaux du Dialogue politique qu'il a convoqué et qui s'est tenu à Cotonou du 10 au 12 octobre 2019.
Le Conseil note qu'il se dégage des conclusions dudit Dialogue, le consensus des acteurs politiques, toutes tendances confondues, autour des points ci-après:
- le toilettage de la charte des partis politiques et du code électoral ;
- l'institution des élections générales selon les modalités à convenir ;
- la révision du nombre de sièges des députés à l'Assemblée nationale ainsi que l'actualisation du nombre de conseillers communaux ;
- la déconcentration de l'organisation des élections locales ;
- les mesures de clémence envers les personnes détenues suite aux élections d'avril 2019 ;
- la participation de tous les partis politiques à la compétition électorale ;
- la poursuite du renforcement du système partisan et du processus électoral, en assurant la prépondérance des partis politiques d'envergure nationale ;
- la promotion de l'équité dans la représentation du peuple, à travers des mécanismes favorisant une meilleure présence des femmes dans les institutions et instances de décisions ;
- le renforcement de la démocratie par l'élaboration et la mise en œuvre d'une loi organisant véritablement le statut de l'Opposition.
Plus spécifiquement, les participants se sont accordés sur la nécessité de préserver ou de promouvoir certaines avancées à savoir :
- l'exigence de 10 % des suffrages exprimés comme seuil de représentativité des partis ;
- la mise en place dans le processus de l'élection présidentielle d'un mécanisme de parrainage par des élus politiques, notamment communaux, en vue d'une plus grande implication des partis politiques ;
- l'effectivité du financement public des partis politiques avec un effet immédiat en faveur de tous les partis enregistrés ;
- le maintien dans les dossiers de candidature des pièces essentielles suivantes: quitus fiscal, casier judiciaire, attestation de résidence, caution, carte d'électeur et déclaration sur l'honneur.
Par ailleurs, des doléances ont été exprimées à l'endroit du Président de la République par certains participants au Dialogue politique; celles-ci devant faire l'objet d'un examen approfondi dans le respect des textes en vigueur.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil a marqué son adhésion aux recommandations consensuelles contenues dans la synthèse du rapport. Le Gouvernement entreprendra dès les prochains jours, les actions nécessaires à la mise en œuvre de celles relevant de sa responsabilité. En ce qui concerne les recommandations dévolues à d'autres Institutions et en vue de donner une suite responsable à cet important événement politique, le chef de l'Etat a décidé de prendre des initiatives à cette fin.
Ainsi, dès ce jeudi 17 octobre 2019, le Président de la République rencontrera la Conférence des présidents de l'Assemblée nationale.
II-2. Relève de l'Unité constituée de Police (Fpu) du Bénin, engagée dans les opérations de soutien à la paix de la mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), au titre de l'année 2019.
Dans le cadre de la contribution de notre pays aux efforts de maintien de paix sur divers théâtres en Afrique, le Conseil a autorisé cette relève et le déploiement de 140 fonctionnaires de Police pour le compte de la Minusma.
Le Conseil rappelle aux différents contingents déployés pour des missions à l’extérieur, le devoir d'exemplarité et d'efficacité dont ils doivent toujours faire montre.
III- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé :
- la participation d'une délégation du Bénin à l'Assemblée générale constitutive du Réseau des Associations des hémodialysés et insuffisances rénaux de l'espace Cedeao (Rashir-Cedeao) à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, du 16 au 20 octobre 2019 ;
- la participation du Bénin à la cérémonie d'intronisation du nouvel Empereur du Japon le 22 octobre 2019 et au 1er Sommet «Russie-Afrique » à Sotchi, les 23 et 24 octobre 2019 ;
- l'organisation à Cotonou, du 3 au 9 novembre 2019, de la 43e Assemblée générale scientifique du Collège ouest-africain des Médecins ; et
- l'organisation à Cotonou, le 17 décembre 2019, du séminaire national de restitution des conclusions de l'état des lieux-audit qualité des communes de Sèmè-Kpodji, Toffo et Parakou, réalisé par l'Association des élus français d'origine béninoise (Efob).
IV- Mesures Individuelles.
Au ministère de la Communication et de la Poste,
Le directeur général de l'Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (Ortb),
monsieur Joël Houndolo, est relevé de les fonctions;
Les nominations suivantes ont été prononcées.
Au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération
Sur proposition du ministre,
Conseiller technique à l'Administration, au Développement personnel et au Dialogue social
Monsieur Hervé S. K. Zanvo
Conseiller technique à la Communication et aux Relations culturelles
Madame Raïssa Eudoxie Gbédji
Directeur Afrique et Moyen-Orient
Monsieur Jean-Marie Zinsou
Directrice Amérique
Madame Zelma Yollande Nobre Fassinou
Directeur des Affaires juridiques
Monsieur Fiacre Loko Hounkpatin
Directrice des Relations économiques et commerciales internationales
Madame Djohodo Inès Monwanou
Directeur du protocole d'Etat
Monsieur Tagnoè Sadéï Kakpo
Au ministère du Numérique et de la Digitalisation
Sur proposition du ministre,
Directeur adjoint de Cabinet
Monsieur Fiacre Metowanou
Conseiller technique au
Numérique et à la Digitalisation
Monsieur Michel Dossou
- A la Cour Suprême,
Sur proposition du ministre de la Justice et de la Législation, et après avis conforme du Conseil supérieur de la Magistrature,
Avocat général
Monsieur Pierre Nicolas Biao
Sur proposition du président de la Cour suprême, et après avis conforme du Conseil supérieur de la Magistrature,
Président de la Chambre
judiciaire
Monsieur Innocent Sourou
Avognon
- A la Cour d'Appel de Cotonou
Sur proposition du ministre de la Justice et de la Législation,
Conseiller
Monsieur Justin Seyivi
Gbenameto.
Fait à Cotonou, le 16 octobre 2019,
Le secrétaire général du
gouvernement
Edouard Ouin-Ouro

Répondre aux préoccupations des opérateurs nigériens, rassurer davantage les partenaires, identifier et prospecter d’autres clients. Tel est le but de la mission commerciale qu’entreprend le Port de Cotonou au Niger du samedi 19 au jeudi 24 octobre prochain.
Un partenariat dynamique ne peut être assuré sans que les partenaires se parlent, échangent sur leurs préoccupations respectives et les points d’ancrage de partenariat. Il en est de même en ce qui concerne les usagers d’origine nigérienne qui empruntent le port de Cotonou. Beaucoup des préoccupations de ceux-ci relatives au port de Cotonou, en raison de la dynamique impulsée depuis peu, ont trouvé réponses et solutions et il convenait, assure-t-on du côté de l’autorité portuaire, de les réitérer, de les présenter à ces interlocuteurs de choix. Cette mission sera conjointement menée par le Port autonome de Cotonou, la Douane béninoise, la Direction des Ports et certains partenaires stratégiques tels Bénin Control, Atral et Pic Network Ltd.
Agenda
A l’agenda de cette mission qui a tout d’une offensive commerciale, est inscrit aussi le rappel des avantages des réformes initiées en cours et celles à venir. En prenant attache avec cette cible importante, il s’agit pour le management du port de Cotonou de faire le point d’étape des réformes en cours et de faire également le point du Plan directeur, en vue de motiver d’autres opérateurs à investir au Port de Cotonou.
En effet, la modernisation et la dynamique en cours actuellement sont bénéfiques aux usagers du port de Cotonou dont les Nigériens. Aussi, le management du port entend-il mieux les faire connaître afin que ceux-ci, les Nigériens en l’occurrence, se les approprient.
De même, la mission va échanger sur la relance des travaux du comité paritaire du Corridor. Cadre de concertation entre le Port autonome de Cotonou et les opérateurs nigériens, ce comité est un creuset qui permet aux deux parties d’échanger sur les points de préoccupations et d’y apporter les solutions correspondantes. Il s’agit d’une première, depuis la mise en œuvre des réformes avec la nouvelle autorité portuaire. Et cela s’inscrit sans doute dans la perspective, habituelle, d’instaurer un climat serein des affaires bénéfique au Niger qui doit jouir d’un traitement qui sied à sa place stratégique. Le Niger et le Bénin sont membres de plusieurs institutions d’intégration et signataires conjoints de plusieurs accords de coopération. Toutes choses favorables au développement de la coopération commerciale entre ces deux pays, ce que conforte la mission initiée par la partie béninoise du 19 au 24 octobre prochain.