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Dans le cadre de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes vulnérables au Bénin, d’une vingtaine d’enfants de victimes d’accidents de la circulation bénéficiaires d’une formation en entrepreneuriat social ont reçu leurs attestations, ce lundi 14 octobre, à Abomey-Calavi. Ceci sous l’initiative de l’Ong Alinagnon avec le soutien de l’Ambassade de France au Bénin.
Originaires de Kétou, d’Abomey-Calavi et de Djougou, 24 enfants de victimes d’accidents de la voie publique ont bénéficié d’une formation en entrepreneuriat social. Au bout de six mois, ils ont reçu leurs attestations, ce lundi à Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi. Initié par l’Organisation non gouvernementale Alinagnon avec l’accompagnement de l’Ambassade de France au Bénin, ce projet a permis à ces enfants, majoritairement des filles, d’être aguerris en entrepreneuriat social et solidaire avec des notions en construction de maison avec blocs hydraform et ordinaires, peinture, étanchéité, maraîchage et aviculture.
Au nom des bénéficiaires, Silifath Zocli a exprimé sa satisfaction au bout de ces six mois de formation. « Nous sommes venus en orphelins mais grâce à ce projet, nous repartons avec une nouvelle famille », a-t-elle déclaré. Selon elle, le coordonnateur de l’Ong Alinagnon, Casimir Migan et tous les encadreurs de la maison d’accueil à
Ouédo leur ont permis d’avoir une nouvelle vision du monde. « Nous avons affronté avec succès les épreuves de la vie et nous avons désormais des notions de la coopérative et sommes prêts pour devenir de grands entrepreneurs sociaux » a-t-elle ajouté. A l’en croire, ils ont également été outillés pour sensibiliser aux Ist, violences faites aux filles et femmes, comportements à risques des jeunes, la loi pénale, la communication sur l’entrepreneuriat social et la coopérative et autres.
Après les témoignages des enfants Albertine Akanni et Marc Monhossou, le coordonnateur de l’Ong Alinagnon s’est réjoui de l’aboutissement de ce projet innovant qui a permis de donner une chance aux orphelins de victimes d’accidents de la voie. Pour lui, les enfants sont désormais engagés dans l’entrepreneuriat social et solidaire.
Jean Michel Kasbarian, conseiller de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France au Bénin est satisfait de l’engouement des apprenants au terme de leur formation. Pour lui, l’Ambassade de France à travers le Fonds Piscca a vu juste en soutenant ce projet innovant dans le cadre de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes vulnérables au Bénin. « Nous avons fait le choix de l’intégration sociale des jeunes, mais quand on vous écoute, on est convaincu qu’on ne s’est pas trompé », a-t-il conclu.

L’Union interparlementaire a ouvert dimanche 13 octobre dernier, en Serbie précisément à Belgrade, les travaux de sa 141e Assemblée. Le Bénin y participe activement avec une forte délégation de députés et de cadres parlementaires conduite par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou.
« Renforcement du droit international : rôles et mécanismes parlementaires, et contribution de la coopération régionale ». Ce thème général mobilise, depuis ce dimanche, à Belgrade abritant le siège de l’Assemblée nationale serbe, les députés membres de l’Union interparlementaire (Uip). Le Bénin y prend part aux travaux. La délégation béninoise est conduite par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, accompagné de ses collègues députés Sossou Dakpè et Mathias Kouwanou et des cadres de l’administration parlementaire. Les participants proviennent principalement de tous les organes statutaires de l'Uip à savoir le Conseil directeur ; les Commissions permanentes; le Comité des droits de l'homme des parlementaires ; le Comité sur les questions relatives au Moyen-Orient ; ainsi que le Forum des femmes parlementaires et le Forum des jeunes parlementaires de l’UIP. Ils se pencheront sur cinq points portant surtout sur les dernières avancées en matière de renforcement de l'égalité des sexes, d’autonomisation des jeunes, de défense des droits de l’homme des parlementaires et de couverture sanitaire universelle. Les travaux qui s’achèvent, jeudi 17 octobre prochain, mobilisent plus de 1 700 représentants de 140 pays environ dont 70 présidents de Parlement, 40 vice-présidents d’Assemblée nationale et plus de 700 députés dont 30 % de femmes et 17 % de jeunes parlementaires de moins de 45 ans. Des représentants des Nations Unies et de la Société civile partenaires de l’Uip sont également de la partie.
Actualités 15 oct. 2019

Le taux de mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag), que ce soit au niveau des routes ou des réformes, impressionne Birgit Pickel. La directrice de la division Afrique de l’Ouest II au ministère fédéral allemand de la coopération et du développement, et cheffe de la délégation allemande lors de la 20e session des négociations intergouvernementales bénino-allemandes, l’a clairement affirmé à l’ouverture de ladite session, jeudi 10 octobre dernier, à Cotonou.
« Après les nombreux échanges et discussions pendant les deux jours que j’ai déjà passés à Cotonou, j’ai pu constater que votre pays est vraiment en chantier et que les travaux progressent. Cela ne concerne pas seulement les routes mais aussi vos projets ambitieux de réformes…», a déclaré Birgit Pickel, cheffe de la partie allemande, à travers son discours tenu lors de la cérémonie d’ouverture de la 20e session des négociations bénino-allemandes.
Plus loin, la représentante du gouvernement allemand dit être «impressionnée que 54,7 % du financement prévisionnel pour la durée totale du Programme d’action du gouvernement (Pag) ait déjà été mobilisé », et que le Bénin ait atteint un taux record de « 140 %» en termes de financement public attendu. « Ceci veut dire qu’à mi-chemin du Pag, vous êtes aussi à mi-chemin de son financement, et que vous avez su mobiliser les ressources publiques largement au-delà des attentes sur la période entière », se réjouit la directrice de la division Afrique de l’Ouest II au ministère fédéral allemand de la coopération et du développement. Ce taux d’autofinancement est de « 17,4 % », a-t-elle rappelé, avant d’indiquer, une fois encore, que le gouvernement béninois est allé au-delà des prévisions en matière de contribution budgétaire et emprunts obligataires.
Birgit Pickel va affirmer que cette capacité de mobilisation de ressources publiques est inhabituelle, selon ses expériences.
Dans son discours comme dans les échanges bipartites, la directrice de la division Afrique de l’Ouest II au ministère fédéral allemand de la coopération et du développement a aussi évoqué plusieurs autres sujets ayant trait à la situation politique et socioéconomique du Bénin dont le dialogue politique promis et organisé par le chef de l’Etat, Patrice Talon. Sur ce point précis, informe le communiqué de presse conjoint ayant sanctionné de la 20e session, « la partie allemande invite au consensus pour des recommandations responsables pouvant conduire à la révision des textes législatifs, dont la mise en œuvre avait créé des difficultés et tensions ».
Il a également été question de la liberté d’expression et de la presse lors des discussions, et le gouvernement allemand a encouragé le Bénin « à poursuivre ses efforts pour la restauration de la confiance mutuelle et d’un climat de paix ».
Concernant l’amélioration de l’environnement des affaires, un autre point sur lequel les deux parties ont échangé, l’Allemagne incite l’Exécutif béninois « à continuer la mise en œuvre des réformes nécessaires à la promotion des investissements privés nationaux et internationaux », d’après la note conjointe. Et parlant justement de l’amélioration du climat des affaires au Bénin, les deux délégations informent, toujours à travers leur communiqué de presse conjoint, que le gouvernement allemand a marqué sa disponibilité à examiner la requête de l’Etat béninois relative à une contribution de l’Allemagne à l’augmentation du capital de l’Agence pour l’Assurance du commerce en Afrique.

Ambiance particulière ce vendredi 11 octobre à Athiémé, commune du Mono, située à environ 102 kilomètres de Cotonou. Les populations ont accueilli une forte délégation du gouvernement conduite par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et sa collègue chargée des Affaires sociales, Véronique Tognifode Mewanou.
Les bras chargés de matériels de couchage, des balles de vêtements et des vivres ( sacs de riz, bidons d'huile, etc.), la délégation, au dire des ministres, est venue “donner le témoignage de la solidarité du gouvernement aux populations d’Athiémé et de ses environs”. Suite au débordement du fleuve Mono causé par des lâchages du trop-plein d’eaux au niveau des barrages de Nagbéto, ces populations enregistrent l’inondation de leurs exploitations agricoles, écoles et habitations. Cette situation serait critique au niveau de l’arrondissement d’Atchanou. En tout, plus d’une quinzaine de localités sont déjà sous l’eau à Athiémé, selon le point présenté par Saturnin Dansou, le maire de la commune. Les premiers cas d'inondations ont été signalés depuis le 5 octobre dernier mais heureusement, aucune perte en vie humaine n’est encore enregistrée, s'est félicitée l’autorité communale. A l’en croire, cette maîtrise de la situation n'aurait pas été possible sans les sollicitudes de la préfecture de Lokossa et, surtout, les diligences du gouvernement. Lesquelles diligences, selon le maire, ont permis d’obtenir désormais des alertes avant les lâchages et faire la sensibilisation sur les menaces à l’endroit des populations. La plateforme nationale de prévention des risques et de gestion des catastrophes, présidée par le ministre de l’Intérieur, n'a pas été oubliée pour son accompagnement technique. Le ministre était représenté au sein de la délégation par le directeur général de l’Agence nationale de protection civile. La descente de la délégation gouvernementale qui vise à constater de visu la situation et soutenir matériellement les sinistrés, enchante davantage la commune, ajoute le maire qui a manqué de mot pour exprimer la gratitude au nom de ses administrés. Il s'en est suivi une visite guidée pour prendre la mesure de la situation sur le terrain. Entre autres, la crue du fleuve a été appréciée au niveau de la berge située non loin de l’hôtel de ville. Le vice-président du Conseil économique et social, Nestor Wadagni, qui a suivi la délégation a promis de rendre compte, à son retour, à l'institution constitutionnelle qui ne manquera pas de porter “ses observations” à l’attention du gouvernement. Pour finir, les ministres ont exhorté à ne pas baisser la garde en matière de respect des mesures de sécurité et des règles sanitaires. Sept sites sont retenus pour l’accueil des sinistrés dans la ville du bois blanc. Phénomène cyclique, les inondations ont causé, l’année dernière, la mort par noyade de deux citoyens à Athiémé où d’importants dégâts matériels étaient également enregistrés. Principale cause des inondations, les barrages de Nagbéto, installés sur le territoire togolais, sont exploités par la Communauté électrique du Bénin (Ceb) pour produire de l’énergie électrique au profit du Bénin et de son voisin, le Togo.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Actualités 12 oct. 2019

Dans le cadre des élections consulaires qui se tiendront le mercredi 18 décembre prochain, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin a confié à la Commission électorale et nationale autonome les opérations d’enregistrement des électeurs et des candidats. Ce vendredi 11 octobre lors d’un point de presse, la Céna a lancé les opérations entrant dans le cadre desdites élections et a fait connaître le calendrier électoral.
Dès demain samedi 12 octobre, la Céna procède à la formation des équipes sur l’enregistrement et l’étude de complétude des dossiers des électeurs. Puis, de ce lundi 14 au dimanche 23 octobre, se tient la phase d’enregistrement et d’étude de complétude des dossiers des électeurs. L’examen et la validation desdits dossiers vont s’étendre sur la période allant du 25 au 29 octobre. C’est au terme de cette phase que la liste électorale provisoire et la liste des rejets motivés seront transmises le 31 octobre à la Ccib pour publication. La Céna pourra ensuite procéder, du 12 au 13 novembre, à l’intégration des éventuelles corrections sur la liste électorale provisoire. Après quoi, la liste électorale définitive sera transmise, ce même 13 novembre, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin pour publication.
Sollicitée par le comité d'organisation des élections consulaires du mercredi 18 décembre prochain, la Commission électorale nationale autonome est déjà à pied d’œuvre. La mission qui lui a été confiée est celle-ci : procéder à l'enregistrement des électeurs pour la mise en place de la liste électorale et à l'enregistrement des candidats aux élections. Elle a signé dans ce cadre, un partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib). Ce partenariat a été matérialisé par un mémorandum d'entente signé par les deux parties le 7 octobre dernier. Un communiqué de presse qui annonce ledit partenariat, circule d’ailleurs depuis peu. Le point de presse de ce vendredi consacre alors le démarrage de la mise en œuvre des engagements contractuels de la Céna.
Du 4 au 8 novembre, l’enregistrement des candidats
La deuxième manche de la mission confiée à la Commission électorale nationale autonome dans le cadre des élections consulaires du mercredi 18 décembre, notamment les opérations d’enregistrement des candidatures, va démarrer le 1er novembre avec la formation des équipes sur la réception et l’étude de complétude des dossiers de candidatures. La réception et l’étude de complétude proprement dites sont prévues pour se tenir du 4 au 8 novembre. Les candidats pourront alors déposer leurs dossiers qui, du 11 au 15 novembre, feront objet d’examen pour validation ou rejet. Ce checking des dossiers de candidatures débouchera sur la publication, le 15 novembre, de la liste provisoire des candidats retenus et de la liste des rejets motivés par la Céna. Du 24 au 25 novembre, il sera procédé à l’intégration des éventuelles corrections. Puis le 26 novembre, la Commission électorale nationale autonome transmettra à la Ccib, la liste définitive des candidats aux élections. C’est par un point de presse prévu pour le 27 novembre, que la Céna mettra officiellement un terme aux travaux qui lui ont été confiés dans le cadre des élections consulaires du mercredi 18 décembre 2019.

Plan international Bénin et l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) ont marqué d’une pierre blanche la célébration de la journée internationale de la fille, édition 2019. A l’occasion, Pascaline Sossoukpè Eké, jeune fille leader de Plan international Bénin, dans le rôle de présidente de l'Upmb, a entretenu les journalistes sur la situation des enfants dans le monde.
Le partenariat entre l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) et Plan international Bénin prend désormais en compte la promotion du leadership féminin. Les deux organisations ont manifesté ce souhait dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de la fille, hier jeudi 10 octobre. L’événement a mobilisé un parterre de journalistes à la Maison des médias à Cotonou, en présence du représentant résident de Plan international Bénin, Karl Frédérick Paul et de Zakiath Latoundji, présidente de l’Umpb autour du thème : « Rôle des professionnels des médias dans la promotion du leadership des filles ». A l'occasion, la jeune fille leader de Plan international Bénin, Pascaline Sossoukpè Eké, âgée de 22 ans, en position de présidente de l’Upmb a échangé avec les journalistes sur les résultats des recherches relatives à l’influence des stéréotypes dans les films et les médias sur la vie et les ambitions de leadership des filles et des jeunes femmes.
La jeune fille leader de Plan international Bénin dispose, selon les participants, d’une forte potentialité. Pascaline Sossoukpè Eké a également été appréciée au regard de son élocution et sa maîtrise du sujet sur lequel elle a entretenu les professionnels des médias. Elle suggère, dans son rôle de présidente de l’Upmb, qu’il y ait, dans les prochains jours, des productions de presse pour montrer le leadership des filles. Les médias, soutient-elle, doivent chercher des sujets qui valorisent la fille pour la sortir des stéréotypes qui l’embrigadent.
Tel est également le souhait de
Zakiath Latoundji, présidente de l’Upmb. «J’apprécie l’effort. C’est un exemple pour chacun de comprendre qu’on peut faire des jeunes filles des leaders», a confié Zakiath Latoundji. Selon elle, les médias ont donc pour mission, dans le cadre du partenariat Upmb-Plan international Bénin, de travailler à promouvoir le leadership féminin.
Il faut rappeler que l’étude menée dans environ 41 pays du monde sur la situation des enfants recommande de rendre visibles et normales les histoires présentant le leadership des femmes. Elles doivent encourager les aspirations et les ambitions des jeunes femmes, plutôt que de les freiner. L’étude suggère également d’arrêter la sexualisation et la chosification des femmes et des filles à l’écran et de veiller à ce que le contenu des médias ne soit pas discriminatoire et ne renforce pas les stéréotypes et les comportements négatifs. Aussi, a-t-elle proposé de financer les femmes réalisatrices, conceptrices de programmes et productrices de contenu et d’investir davantage de temps et d’argent dans les femmes et les filles afin qu’elles puissent créer des histoires tout en luttant contre le harcèlement et la discrimination sur le lieu de travail, pour encourager les filles et les femmes à occuper des postes clés dans le secteur des médias.

Le projet d’interopérabilité initié par la Bceao pour accroître l’adoption des services financiers numériques dans l’Uemoa est en bonne voie. Le point à mi-parcours de sa mise en œuvre augure d’une réforme profonde de la finance digitale au profit aussi bien des utilisateurs que des fournisseurs.
Avec 62,9 millions de comptes ouverts pour 1907,7 millions de transactions et 23 533 milliards francs Cfa en 2018, les services financiers numériques sont en pleine croissance dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le taux d’activité reste cependant faible : 37,77 %.
L’écosystème reste diversifié avec 148 établissements de crédit dont 129 banques et 19 établissements financiers, 33 initiatives d’émission de monnaie électronique et plus de 600 Systèmes financiers décentralisés (Sfd) et environ 40 sociétés de transfert rapide d’argent. Tel est l’état des lieux présenté dans le cadre de la concertation régionale pour la mise en œuvre de l’interopérabilité des services financiers numériques dans l’Uemoa, qui s’est tenue du 30 septembre au 3 octobre au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Dakar au Sénégal.
L’espace communautaire est caractérisé par la multiplication des initiatives multiformes d’interopérabilité, l’inefficience et des risques liés aux mécanismes de compensation et de règlement des transactions ainsi que le coût élevé des services financiers offerts à la population. Toutes choses qui ont amené la banque centrale à initier le Projet d’interopérabilité des services financiers numériques, en vue d’accroître progressivement l’adoption des services financiers formels par tous les citoyens des pays de l’Union.
D’un coût global estimé à 9,6 millions de dollars US, soit environ 5,47 milliards F Cfa, ce projet lancé en avril 2017 pour trois ans, s’inscrit dans la vision de la banque centrale de mettre en place une infrastructure de paiement permettant les échanges de « compte à compte » quels que soient le type de compte (bancaire, non bancaire), l’instrument, le service et les canaux utilisés, ainsi que l’intégration de tous les prestataires de services financiers, via la plateforme du Groupement interbancaire monétique de l’Union
(Gim-Uemoa). Ainsi, le projet met l’accent sur l’accès à l’infrastructure de tous les émetteurs de paiement électronique, la diversification des services, la réduction des coûts et des délais des transactions, la mutualisation des investissements et réalisation d’économies d’échelle, la maîtrise des risques liés à la compensation et au règlement des opérations et la contribution à l’inclusion financière des populations et des petites entreprises.
Pour ce faire, une démarche structurée et participative est adoptée et implique les différentes parties prenantes. La concertation régionale qui s’est tenue à Dakar, fait suite aux rencontres spécifiques qui ont permis de sensibiliser quelque 130 dirigeants d’institutions aux objectifs et enjeux du projet ; ou renforcement des capacités de 600 acteurs sur les concepts clés et les principes fondamentaux de l’interopérabilité et aux travaux des groupes thématiques qui ont eu lieu en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Mali. Des échanges avec les pays non membres des groupes thématiques se sont déroulés par la suite au Bénin, au Burkina, en Guinée-Bissau, au Niger et au Togo.
Perspectives
La rencontre de Dakar annonce l’implémentation de la solution, la communication et la mise à jour du cadre réglementaire avant le déploiement des nouveaux services pour l’interopérabilité. A l’occasion, sont présentés l’état d’avancement du projet, les différentes activités réalisées, les préoccupations issues des missions itinérantes dans l’Uemoa et surtout les résultats de l’étude réalisée sur l’évaluation de la capacité technique de la plateforme du Gim-Uemoa à prendre en charge des transactions induites par l’interopérabilité et de celle sur la maturité du marché des Sfn.
Au nombre des recommandations faites par les acteurs pour la nouvelle plateforme interopérable, il est suggéré la promotion d’un identifiant unique des populations ; la révision de la réglementation sur les comptes dormants ; l’approfondissement des échanges avec les Autorités de régulation des télécommunications ; le renforcement de la capacité opérationnelle et technique du Gim-Uemoa. Un point d’honneur devrait être également mis sur l’accélération du processus de digitalisation des paiements des administrations et des grandes entreprises, la mise en place d’un modèle économique axé sur la réduction de la circulation de la monnaie fiduciaire et la promotion des paiements numériques.
Pour atteindre les objectifs, il est envisagé la modernisation des systèmes et de l’infrastructure numérique pour les petits acteurs tels que les Sfd, l’examen des coûts d’adhésion au Gim-Uemoa, la réglementation de l’Ussd (Service supplémentaire pour données non structurées) qui permettrait d’établir une infrastructure réglementaire solide pour les Sfn.
Il est également nécessaire, selon les experts, de mettre en place des incitations économiques pour les fournisseurs ainsi que pour les utilisateurs pour favoriser l’étendue et la portée des Sfn. Les banques, établissements de monnaie électronique (Eme), Sfd et services postaux sont appelés à mettre au goût du jour leurs systèmes et interfaces, leurs normes de messagerie, leurs délais de règlement et de rapprochement en conformité avec la norme commune.
L’atteinte des objectifs fixés passe, entre autres, par la définition des délais pour chaque étape du projet, du cadre de gouvernance du projet, du cadre juridique nécessaire pour l’interopérabilité des Sfn et d’activités connexes dans les pays de l’Uemoa. Aussi, s’agit-il de définir un modèle commercial viable aux niveaux opérationnel, managérial et technique pour le bon fonctionnement de l’approche de mise en œuvre retenue ainsi que les conditions opérationnelles et techniques préalables telles que la continuité des opérations, l’évolutivité technique, la conformité aux normes requises.

Le Bénin et l’Allemagne entendent réécrire une nouvelle page de leur partenariat et souhaitent tout particulièrement s’engager sur un nouvel axe prioritaire de développement en plus des trois existants. Les réflexions sont en cours, au ministère des Affaires étrangères, dans le cadre de la 20e session des négociations intergouvernementales qui se tient, du 10 au 11 octobre, entre les parties prenantes.
La 20e session des négociations intergouvernementales bénino-allemandes s’est ouverte, hier à Cotonou, conformément à l’accord-cadre de coopération technique signé entre le Bénin et l’Allemagne en 1978. Ces assises bipartites permettront aux autorités des deux pays d’entériner les conclusions des consultations organisées en mai dernier, et de consacrer l’engagement financier de l’Allemagne dans le cadre de la mise en œuvre des projets et programmes de développement retenus d’accord-parties. La coopération bilatérale entre le Bénin et l’Allemagne est en passe de prendre un nouvel envol.
Pour Birgit Pickel, la cheffe de la délégation allemande, ces négociations constituent un élément important des bonnes relations qui lient son pays et le Bénin. « Après avoir échangé sur l’état des lieux, les défis et perspectives de notre coopération au développement lors des consultations de mai 2019, ces assises constituent la concrétisation de nos engagements futurs en termes de contenu et moyen financier », informe-t-elle à l’occasion du lancement officiel de ladite session. Mieux, précise le ministre des Affaires étrangères, ces discussions permettront aux deux parties, par domaine d’intervention, d’acter leur engagement financier, et de définir les actions à entreprendre en vue d’une réalisation effective des programmes envisagés.
Que ce soit Aurélien Agbénonci ou Birgit Pickel, tous restent convaincus que cette 20e session des négociations sera le creuset d’un échange constructif, et permettront d’aboutir à la définition d’un nouveau cadre de partenariat plus ambitieux pour un raffermissement des liens d’amitié et de coopération entre le Bénin et l’Allemagne.
Un quatrième axe prioritaire
A l’initiative du gouvernement béninois, un nouvel axe prioritaire de développement pourrait être retenu et intégré dans le plan triennal pour compter de 2021. Il s’agit de la formation professionnelle. Au dire du ministre Aurélien Agbénonci, il est important que cette coopération tienne compte des priorités du Programme d’action du gouvernement. Et au nombre de ceux-ci, figure la formation professionnelle et technique parce que, dit-il, « la conviction du chef de l’Etat, c’est qu’un pays se bâti avec les mains ; pas seulement avec des idées. Un pays se bâti lorsqu’on transforme l’environnement dans lequel l’on vit ». C’est pour cette raison que le président de la République et son gouvernement ont décidé que dans les années à venir, près de 70 % des apprenants béninois iront vers la formation professionnelle pour transformer le pays. Et d’ores et déjà le ministre annonce à la partie allemande que le Bénin est prêt à étudier avec elle, les voies et moyens pour parvenir à intégrer véritablement la formation professionnelle et technique dans les axes prioritaires de développement, et d’en définir rigoureusement les bases.
Il est à signaler que l’Allemagne vient d’affecter, au titre du prochain triennal, un montant de 188 640 000 000 F Cfa pour la mise en œuvre des projets de développement dont elle finance la réalisation au Bénin.

Le rapport d’avancement 2018 du Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d) 2018-2021 était au cœur d’une revue entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers, du 7 au 8 octobre à Cotonou. Des assurances ont été données quant à la prise en compte des préoccupations de ces derniers en vue de renforcer leurs actions.
« Le Bénin reste dans une dynamique de croissance économique… Cette année, le taux sera certainement au-delà des 6,7 % obtenus en 2018 contre 5,7 % en 2017 ; nous sommes en droite ligne pour atteindre les 10 % en 2025 fixés dans le Programme national de développement ». C’est l’assurance donnée par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, ce mardi, à l’occasion de la revue Gouvernement-Partenaires techniques et financiers sur la mise en œuvre du Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d) 2018-2021.
Outre l’accélération de la croissance économique, le point à mi-parcours du programme affiche une certaine performance au niveau de l’éducation, quoique des défis restent à relever en matière d’amélioration des conditions d’enseignement, de scolarisation, de réussite des apprenants, de financement des projets de recherche. Le démarrage de la première phase de 195 km du projet Asphaltage, la réhabilitation de 660 km de voiries urbaines, la construction d’une digue immergée de 4 km dans la commune de Ouidah, le reboisement de 1102,7 ha, la réalisation de travaux d’inventaire dans des forêts classées, l’exécution des transferts Fadec à 102,15 %, sont également salutaires. En matière de promotion de l’Etat de droit, sur l’échelle de l’indice Mo Ibrahim en Afrique, le Bénin occupe en 2018 la 13e place contre la 14e en 2017 sur 54 pays ; le ratio habitants/ magistrat est passé de 73.869 en 2017 à 2018.
Des résultats à mettre au crédit non seulement des réformes engagées par le gouvernement mais aussi du soutien massif des partenaires techniques et financiers, souligne le ministre Abdoulaye Bio Tchané. Il assure que le gouvernement poursuivra ses efforts au niveau des investissements et des réformes, notamment celles sur le renforcement du capital humain, la santé et l’éducation. En vue d’atteindre la croissance durable et inclusive souhaitée, les investissements seront concentrés sur les secteurs de l’agriculture, du tourisme, de l’économie numérique, de l’économie du savoir, avec un point d’honneur sur la fourniture de l’eau, de l’électricité, précise-t-il.
Corriger les insuffisances
Document d’opérationnalisation du Plan national de développement, le Pc2d 2018-2021 adopté le 21 mars 2018 vise à corriger les insuffisances qui persistent après les Stratégies de croissance pour la réduction de la pauvreté (Scrp) déployées par le passé. Il vient en appui au programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) dont la mobilisation des ressources a fait l’objet d’échanges, les 23 et 24 septembre derniers à Cotonou, entre les différentes parties prenantes.
La revue à mi-parcours du programme revêt une importance capitale en cette période de finalisation de la loi de finances 2020, selon le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Il assure que les recommandations issues des échanges « francs et directs » seront intégrées dans le projet de budget qui sera bientôt en examen au Parlement.
Pour Siaka Coulibaly, coordonnateur résident du Système des Nations Unies (Snu) au Bénin, chef de file des Ptf, c’est « un exercice de redevabilité mutuelle entre le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et les acteurs de la Société civile sur la mise en œuvre des politiques de développement en lien avec l’Agenda 2030 auquel a souscrit le Bénin ». Il se réjouit de la qualité du rapport d’avancement et de la disponibilité du gouvernement à poursuivre les discussions inclusives et les efforts en vue de renforcer le dialogue politique avec les partenaires et d’assurer le succès des différentes réformes engagées pour l’atteinte des objectifs de développement durable au Bénin.

Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, célèbre la journée mondiale de l’habitat. Comme c’est de coutume, le mois d’octobre est dédié à l’habitat au Bénin. Dans ce cadre, il est conçu un programme alléchant qui se déroulera avec la participation d’experts et des autorités en charge du cadre de vie. Il vise la modernisation des villes du Bénin ainsi qu’un cadre sain où l’insalubrité n’aura plus droit de cité.
La 34e édition de la journée mondiale de l’habitat se veut une occasion pour échanger sur les questions liées à la transformation des déchets. Pour cette édition, le thème choisi par l’Onu Habitat est intitulé: « Les technologies de pointe comme outils innovants de transformation des déchets en richesse ». Le directeur général de l’Habitat et de la Construction, Victor Annanouh, estime qu’il faut commencer à traiter les problèmes de l’habitat à la racine, en passant par les enfants pour atteindre facilement les adultes. C’est ce qui justifie le démarrage des activités inscrites dans le cadre de cette journée par la sensibilisation des enfants aux fins des gestes écocitoyens.
Outre cette activité, il est prévu dans la même journée du lundi 7 octobre, deux panels de discussions à Sèmè City. Le premier a traité des questions de collecte, de transport et de transformation des déchets en matériaux de construction. Le second panel a abordé les questions de transformation, de valorisation des déchets en énergie et de production des bioproduits. « Ces deux thématiques très importantes seront animées par des éminents professeurs, des chercheurs, des inventeurs qui ont déjà reçu des brevets d’invention. Vous serez épaté de savoir qu’on peut utiliser nos déchets pour fabriquer des matériaux de construction qui vont rendre nos bâtiments plus éclatants, plus brillants et plus modernes. Même avec nos déchets, nous allons fabriquer des pavés qui seront utilisés », renseigne le directeur général de l’Habitat et de la Construction, Victor Annanouh.
Le reste du mois, il se tiendra la formation des communes sur la délivrance du permis de construire par la commission nationale du permis de construire. Il est prévu également la vulgarisation de la loi sur le bail à usage d’habitation domestique et aussi des visites de chantiers lancés dans le cadre du Programme d’action du gouvernement. «Le ministre fera la descente de terrain pour voir comment les chantiers évoluent», a rassuré Victor Annanouh.
A cela s’ajoutent des conférences-débats au niveau du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et des échanges entre les acteurs du cadre bâti pour améliorer davantage le cadre de vie. Ces différentes activités visent à donner un élan aux mesures d’amélioration du cadre de vie et de lutte contre les pollutions de divers ordres. C’est à raison que le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, informe que les solutions à ces désagréments commencent par des mesures modestes que chacun peut prendre pour changer le mode de fonctionnement des villes. « Nous devons réduire la quantité de déchets que nous produisons et en même temps, commencer à considérer ces déchets comme des ressources précieuses qui peuvent être réutilisées et recyclées, y compris pour produire de l’énergie. Cela passe en effet par la promotion des technologies de pointe pour la gestion durable des déchets afin de réaliser l’objectif de développement durable n°11 et parvenir à des villes inclusives, sûres, résilientes et durables. Dès lors, l’on peut espérer qu’avec le respect des mesures et normes environnementales, le Bénin aspire à un cadre de vie sain.