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Lutte contre la criminalité financière : Des avancées réelles face à des menaces grandissantes

Economie

Présenté le 6 juillet à Dakar, le Rapport annuel 2025 du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) met en évidence les progrès réalisés par les États membres dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Mais il alerte sur l’essor des flux financiers illicites, de la cybercriminalité et des cryptoactifs.

Par   Claude Urbain PLAGBETO, le 07 juil. 2026 à 18h18 Durée 3 min.
#lutte contre la fraude fiscale

« L’année 2025 a représenté un moment charnière, marqué par la consolidation des acquis du deuxième cycle des évaluations mutuelles et le lancement officiel du troisième cycle », souligne Edwin W. Harris Jr., directeur général du Giaba. Ce cycle, inauguré par le Ghana, met l’accent sur « l’efficacité opérationnelle et les réformes institutionnelles durables », avec un calendrier consolidé qui apporte « clarté, prévisibilité et orientation stratégique ». Harris Jr. salue aussi le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Nigéria de la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi), preuve de « l’importance d’un engagement politique de haut niveau, d’une action nationale coordonnée et d’un appui régional soutenu ».

Le rapport note des avancées : assistance technique accrue, renforcement des Centif, formations spécialisées et étude régionale sur les typologies de criminalité financière fondée sur le commerce.

Mais les menaces demeurent. « La montée des cryptoactifs et la transformation numérique offrent aux réseaux criminels des moyens inédits pour dissimuler et transférer des fonds illicites », avertit Cherno Mam Jallow, directeur de l’Administration et des Finances par intérim.

Parmi les priorités stratégiques figurent le partage transfrontalier de renseignements, la supervision des FinTech, la prévention du détournement des organisations à but non lucratif et le recouvrement des avoirs criminels. « Notre objectif reste clair : enraciner l’efficacité, consolider les réformes, renforcer la solidarité régionale et accroître la contribution de nos membres à la lutte mondiale contre la criminalité financière », insiste Harris Jr.