La Nation Bénin...
Célébrée le 29 octobre, la Journée
mondiale de lutte contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC) rappelle les
dangers de cette maladie. Un proche qui peine soudainement à parler, qui perd
la force d’un bras ou dont le visage se déforme doit alerter son entourage.
Dans ces moments, savoir reconnaître les signes et agir rapidement peut faire
toute la différence.
Des signes à ne pas négliger
Un AVC peut survenir sans prévenir. La victime peut avoir du mal à parler, à comprendre ce qu’on lui dit ou à bouger un membre. Une perte brutale de la vision, des troubles de l’équilibre ou des maux de tête intenses peuvent également signaler une urgence.
La Dr Rolande QUENUM AHOLOUKPÈ,
cardiologue, explique que l’AVC se manifeste notamment par une perte soudaine
de la capacité à bouger un membre, des difficultés à parler ou à comprendre,
voire des troubles de la vision ou une perte de connaissance. L’accident
survient lorsqu’un vaisseau sanguin qui alimente le cerveau se bouche ou se
rompt. Le manque d’oxygène qui en résulte peut endommager les cellules
cérébrales.
Le Dr Dominique Batoumbla CAMARA,
neurologue, met également l’accent sur deux points essentiels : savoir
reconnaître les signes d’alerte et réagir rapidement. « En présence de
symptômes évocateurs, il ne faut pas perdre de temps à attendre une amélioration.
Une prise en charge médicale urgente s’impose », recommande-t-il.
Les bons réflexes peuvent faire la
différence
Dès les premiers signes, il faut contacter les secours ou un service médical d’urgence. Même si les symptômes disparaissent après quelques minutes, la personne doit être examinée rapidement.
En attendant les secours, restez auprès d’elle et notez l’heure d’apparition des symptômes, si vous la connaissez. Ne lui donnez ni médicament, ni nourriture, ni boisson sans avis médical. Les remèdes traditionnels ne doivent pas retarder le recours aux soins.
Chaque minute compte, car certains
traitements doivent être administrés dans un délai limité. Une prise en charge
rapide peut réduire les lésions cérébrales et le risque de séquelles.
La prévention reste essentielle
L’hypertension artérielle, le diabète et un taux élevé de cholestérol augmentent le risque d’AVC. La Dr QUENUM AHOLOUKPÈ insiste sur l’importance de limiter le sel et les matières grasses, d’éviter le tabac et l’alcool et de pratiquer une activité physique adaptée.
Le contrôle régulier de la tension
artérielle et le suivi médical permettent aussi de mieux maîtriser les facteurs
de risque. Connaître les signes d’alerte, ne pas banaliser les symptômes et
solliciter rapidement les secours sont des réflexes essentiels pour préserver
des vies et limiter les conséquences d’un AVC.
AVC