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Nouvelles

Campagne cotonnière 2018-2019: L’Aic prend des mesures pour des performances record

L’Association interprofessionnelle du coton (Aic) n’entend pas s’arrêter aux performances enregistrées au cours des deux dernières campagnes cotonnières. A l’occasion de séances tenues avec les producteurs de l’Atacora et de la Donga, mercredi 27 à Natitingou et jeudi 28 juin derniers et à Djougou, ses responsables ont invité ces derniers à augmenter leur rendement avec le ferme engagement de mettre à leur disposition à temps des intrants de qualité et en quantité suffisante.

Les départements de l’Atacora et de la Donga ont fait un bond quantitatif et qualificatif en ce qui concerne la production de l’or blanc au titre de la campagne 2017-2018. Au total, 105 661,81 tonnes contre 94 559 tonnes la campagne précédente pour l’Atacora et 10 649 tonnes contre 4 021 tonnes pour la Donga, ont été enregistrées. Des statistiques dont se flattent les responsables de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) sans toutefois perdre de vue l’objectif qui est de battre le record de cette campagne qui a tenu toutes ses promesses.
700 000 tonnes, c’est la performance record qu’ils entendent obtenir à la fin de la nouvelle campagne qui a démarré avec les semis.
A la rencontre des producteurs des deux départements, Mathieu Adjovi, président de l’Aic, n’a nullement occulté cette ambition : hisser le Bénin au rang des meilleurs producteurs du continent et mieux, battre le Burkina Faso et le Mali qu’il talonne dans le classement. Provenant de toutes les communes de l’Atacora, les producteurs se sont vus préciser cet objectif, mercredi 27 juin dernier et ceux de la Donga le lendemain par la délégation de l’Aic conduite par le président. D’entrée de jeu, Mathieu Adjovi a dit combien le chef de l’Etat est fier des efforts consentis par les cotonculteurs pour relever le niveau de la production nationale depuis l’avènement du pouvoir de la Rupture et le retour de l’Aic aux commandes de la filière. Pur produit de cette spéculation, Patrice Talon, a-t-il indiqué, nourrit l’ambition de voir son pays prendre la tête des meilleurs producteurs de l’or blanc. «Nous avons besoin d’aller plus loin. Et pour y arriver, il nous faut prendre les dispositions idoines pour battre les deux records enregistrés depuis l’avènement du président Patrice Talon au pouvoir », souligne le président de l’interprofession tout en martelant que les 700 000 tonnes seront dépassées cette année avec les efforts des producteurs et tout l’accompagnement technique adéquat des agents encadreurs. Avec le souhait que les pluies soient au rendez-vous, il a noté que des dispositions sont en train d’être prises pour que les produits de traitements recommandés soient disponibles pour éviter des impairs et autres déconvenues. Aux côtés des producteurs, il admet que le régime actuel apporte vraiment un bol d’air à la filière à travers les réformes suscitées pour son organisation. Gageant que les conditions de vie des producteurs s’amélioreront avec les revenus issus de leurs efforts et que l’on assistera au recul de la pauvreté.

Juguler les difficultés

Tenues dans l’objectif d’encourager les cotonculteurs à maintenir le cap et à leur faire part des mesures prises par l’Aic pour une campagne réussie, les séances ont été également l’occasion pour les producteurs d’informer sur l’état de leurs champs à l’heure des semis et des difficultés qu’ils éprouvent dans la mise en place des intrants coton par l’organisation interprofessionnelle.
Par ailleurs ils ont exigé pour le bien-être de la filière coton au Bénin, la réduction des frais de révision des bascules et la transparence dans cette révision afin d’éviter de pénaliser les producteurs sur le revenu des prestations, la révision à la hausse du taux des prestations sur commercialisation pour renforcer leur autonomie financière et le retour du crédit Fnm pour leur permettre de mieux organiser leurs opérations de production pour une embellie de la filière.
Aussi réclament-ils l’augmentation de l’espace linéaire des pistes coton à réfectionner et leur réfection effective à temps afin de faciliter l’évacuation du coton graine et de diminuer les risques de renversement de camions chargés.
Pour Tamou Badou, président de la Fédération nationale des coopératives villageoises de producteurs de coton, l’intérêt que porte le gouvernement à la filière coton est à saluer et il importe que les cotonculteurs l’accompagnent dans cette vision pour le bien de tous les Béninois.
Rassurant les producteurs que les pistes seront réfectionnées et que des intrants de qualité et en quantité suffisante seront mis en place à temps à leur profit, Mathieu Adjovi a souligné tous les efforts consentis par le gouvernement pour maintenir les prix des intrants en dépit des spéculations dont ils font l’objet avec la hausse du prix du pétrole.

Actualités 29 juin 2018


Assemblée nationale: Une proposition d'amendement de la Constitution introduite

L’Assemblée nationale a enrôlé, ce jeudi 28 juin, une proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990. L’initiative est portée par les députés Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji, Robert Gbian, Mathurin Nago, André Okounlola Biaou, Barthélémy Kassa, Raphaël Akotègnon et Nassirou Bako Arifari.

Le dossier a été affecté à la Commission chargée des Lois pour étude au fond, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, à la faveur de la séance plénière en cours actuellement au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Selon la proposition déposée, les initiateurs souhaitent l’amendement de l’article 15 de la Constitution du 11 décembre 1990 pour y introduire l’abolition de la peine de mort pour de conformer aux dispositions de la loi n°12018-16 portant code pénal adopté il y a quelques jours par le Parlement. Ils veulent également la création de la Cour des comptes qui sera détachée de la Cour suprême, la promotion de la représentation des femmes au sein de l’Assemblée nationale et l’alignement du mandat des députés à cinq ans à partir de la prochaine législature à ceux du président de la République et des communaux et locaux de sorte à voir désormais au Bénin des élections générales.

Actualités 28 juin 2018


Le Brésil et la Suisse qualifiés pour les huitièmes de finale
[caption id="attachment_29742" align="alignnone" width="1024"]L'équipe du Brésil[/caption]

Les matchs comptant pour la troisième journée dans le groupe E ont rendu leur verdict, ce mercredi, avec la qualification du Brésil et de la Suisse. Les buts de Paulinho à la 35e minute et de Thiago Silva à la 68e minute ont permis à la Seleçao de remporter la partie (2-0).

Dans la seconde rencontre de cette poule, contrainte au nul (2-2), la Suisse s’est également qualifiée pour les huitièmes. Les Suisses ont ouvert le score par l’intermédiaire de Džemaili en première mi-temps à la 31e minute. Au retour des vestiaires, les Ticos corrigent leur manque de réalisme et égalisent sur corner par le biais de Watson sur un coup de tête. Les Suisses vont reprendre l’avantage à la 88e minute par Drmic. Mais, dans le temps additionnel, le Costa Rica va égaliser par le biais de Sommer suite au penalty manqué par Bryan Ruiz. Le Brésil termine en tête de cette poule E devant la Suisse et affrontera le lundi prochain le Mexique tandis que la Suisse sera aux prises avec la Suède.

Sports 28 juin 2018


Programme national de lutte contre le paludisme: Des sanctions contre les auteurs des irrégularités

Tout n’est pas sain dans la gestion du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Une mission d’investigation dépêchée au sein de la structure révèle de nombreuses irrégularités. Et les mis en cause répondront des faits à eux reprochés, a indiqué le Conseil des ministres de ce mercredi 27 juin.

Des sanctions administratives d’une part et des poursuites judiciaires d’autre part. C’est ce que recommande le Conseil des ministres de ce mercredi 27 juin, eu égard aux manquements à l’orthodoxie de gestion constaté par la mission d’investigation dépêchée au sein du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). « La mission d’investigation dépêchée au Programme national de lutte contre le paludisme a révélé plusieurs irrégularités et insuffisances. Il s’agit de l’inefficacité du dispositif d’audit et de contrôle interne, des actes de mauvaise gestion financière et comptable, des actes de détournement de moustiquaires par des agents», révèle le ministre Oswald Homeky, présentant le compte rendu du Conseil des ministres. Lequel Conseil a décidé d’infliger des sanctions administratives au coordonnateur du Pnlp et à son adjoint. 

Le conseil a aussi demandé la mise en œuvre des recommandations issues du rapport à savoir le remboursement contre quittance, dans le compte approprié du programme, de la somme de 8 004 000 F Cfa relative aux tickets-valeur sortis par l’assistant régisseur et gestionnaire du stock sans aucune autorisation, la justification de la somme de 56 540 000 F Cfa décaissée pour la location de magasins et le convoyage de moustiquaires, des arrondissements vers les villages, alors que l’activité n’a pas été réalisée et la mutation, en liaison avec la direction de l’Administration et des Finances du ministère de la Santé, des agents de l’Etat qui ont une ancienneté supérieure ou égale à cinq ans au sein du programme.
Par ailleurs, les agents fautifs doivent rembourser, sous le contrôle des directeurs départementaux de la Santé, en liaison avec les médecins coordonnateurs de zone concernés, des sommes représentant le coût des moustiquaires manquantes.
Comme on peut le constater, il s’agit là d’une autre affaire de prévarication des ressources publiques face à laquelle, le gouvernement ne s’est pas fait prier pour prendre des mesures idoines comme ce fut le cas dans d’autres structures par le passé. L’ambition zéro mauvaise gestion dans l’administration publique qui semble être le credo du chantre du Nouveau départ trouve une fois encore une belle justification. L’ambition d’en finir avec la mauvaise gestion est manifeste, dira-t-on aussi?

Société 28 juin 2018


Indicateurs de suivi des inégalités de genre et protection sociale au Bénin: Le document des valeurs de référence et des valeurs cibles validé

Il existe désormais au Bénin un document des valeurs de référence et des valeurs cibles des indicateurs de suivi des inégalités de genre et protection sociale. Le document a été validé, ce mercredi 27 juin à Cotonou, au cours d’un atelier organisé par la direction de la Programmation et de la Prospective du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance.

Au Bénin, le secteur genre et protection sociale n’a pu se doter de l’instrument pouvant lui permettre de contribuer de façon efficace à l’élaboration des cadres de mesure des performances des différents outils sectoriels d’opérationnalisation des stratégies de réduction de la pauvreté qui se sont succédé. Pour remédier à cette situation, les acteurs du groupe technique Genre et Protection sociale du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance ont retenu un certain nombre d’indicateurs dont le document des valeurs de référence et valeurs cibles. Ce document qui a fait l’objet d’un atelier de validation, hier, ressort pour chaque indicateur retenu la valeur de référence, la valeur cible, les difficultés rencontrées lors de la collecte ainsi que les solutions proposées. 

A l’ouverture de l’atelier, le directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, Thierry Adoko, a souligné que toute planification qui se veut concrète doit se baser sur des données fiables pouvant permettre de décrire une situation de base à partir de laquelle peut se projeter un futur désiré. La validation de ce document, selon lui, vient à point nommé, puisqu’elle intervient dans une période où le Plan d’action du Programme de croissance pour le développement durable et le Plan national de développement sont en cours de rédaction.
Le directeur de la Programmation et de la prospective estime que le secteur genre et protection sociale dispose donc d’un panier d’indicateurs fiables et ayant fait objet d’un consensus au sein du Groupe technique.
Au nom du ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, la directrice adjointe de cabinet, Mireille Victorine Capo, a souligné que les indicateurs contenus dans ce document contribueront à étoffer le cadre de mesure des performances des différents documents de planification.
Il faut rappeler que l’atelier d’hier fait suite à celui de pré-validation tenu avec les cadres techniques des ministères sectoriels, le 29 mai dernier. Lors de la rencontre de validation, il a été question tout au long de la journée d’apprécier la prise en compte par les consultants des observations faites et de proposer de nouveaux éléments d’amélioration de la version actuelle du document.

Société 28 juin 2018


Célébration de la Journée de l’enfant africain: Le médiateur de la République au centre des sourds de Porto-Novo
[caption id="attachment_29735" align="alignnone" width="1024"]Soutenir les enfants vulnérables[/caption]

 

Le médiateur de la République a célébré, en différé, ce mercredi 26 juin, la Journée de l’enfant africain avec les pensionnaires du centre d’accueil, d’éducation et d’intégration des sourds de Louho à Porto-Novo. Occasion pour Joseph Gnonlonfoun de visiter le cadre, d’échanger avec ses responsables et surtout d’écouter les enfants pour voir dans les limites de ses missions comment porter leurs problèmes plus loin pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Il a encouragé les enfants qui, malgré leur handicap, excellent à l’école et dans les ateliers afin de gagner leur vie. Il leur a conseillé de maintenir le cap pour apporter aussi leur contribution au développement du Bénin.

Pour le chargé de mission des questions Genre et Personnes vulnérables du médiateur de la République, cette célébration s’inscrit dans le cadre des directives de l’Association des ombudsmans et médiateurs de la Francophonie (Aomf) qui travaille déjà depuis quelques années à la promotion et à la protection des droits de l’enfant, des droits des femmes et des droits des personnes vulnérables. Gladys Gandaho trouve édifiant le thème choisi cette année 2018 pour la célébration de cette journée par l'Union africaine à savoir « Leave no child behind for Africa’s development » qui signifie en français « Ne laissez aucun enfant en marge du développement de l’Afrique ». Ce thème fait référence aux Objectifs de développement durable (Odd) fixés par l'Organisation des Nations Unies (Onu) pour l'horizon 2030, souligne-t-elle. Et c’est à ce titre que le médiateur de la République, explique Gladys Gandaho, a décidé de se porter vers les pensionnaires de l’école des sourds de Louho pour marquer à sa façon la célébration cette année de l'enfant africain.
Pour sa part, le directeur exécutif du centre, Paul Agboyidou remercie le médiateur de la République pour le choix porté sur l’école qui a déjà permis, en vingt-cinq années d’existence, à 258 sourds d’obtenir le Certificat d’études primaires (Cep) ; 75, le Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et cinq, le baccalauréat. Vingt-cinq sourds ont pu obtenir leur diplôme de libération et s’installer à leurs propres comptes. Paul Agboyidou plaide pour une subvention de l’Etat que le centre bénéficie des partenaires étrangers qui ne prennent pas en compte le budget de fonctionnement. Le directeur exécutif de l’école invite le médiateur de la République à aider le centre à avoir une autonomie financière pour l’atteinte de ses objectifs?

 

Société 28 juin 2018


Violences faites aux femmes: Associer les hommes à la lutte
[caption id="attachment_29734" align="alignnone" width="1024"]Il faut agir sur la mentalité des hommes en renforçant la sensibilisation pour combattre les violences faites aux femmes[/caption]

La lutte contre les violences basées sur le genre est possible si l’on agit sur la conscience des hommes, principaux bourreaux des victimes. La sensibilisation à travers les médias sociaux peut également se révéler comme une arme efficace.

Les violences sur les femmes sont quasi permanentes dans toutes les sphères de la vie sociale au Bénin. Que ça soit en couple, en famille, à l’école, dans les milieux professionnels, les femmes sont quotidiennement exposées à ce phénomène. Cela passe presque pour de la banalité ou un fait divers tant que l’acte de violence n’induit pas de graves conséquences. Au point où, à défaut de s’indigner sur ces cas lorsqu’ils font la ‘’Une’’ des médias, ces actes constituent à la limite du divertissement pour certains individus qui éprouvent du plaisir à les banaliser. 

Dans certaines communautés béninoises, infliger une peine à une femme paraît a priori un acte normal pour des hommes qui n’hésitent pas à raconter à qui veut l’entendre : ‘’comment ils ont dû corriger leurs femmes pour manque de respect’’. Ou ‘’comment ils ont dû remettre à leur place, leurs conjointes pour le fait qu’elles ont oublié de demander une permission pour une sortie’’.
En plein XXIe, les femmes continuent de souffrir le martyre pour leur refus de satisfaire le désir sexuel de leurs conjoints ou de se soumettre totalement à ceux-ci. Que dire des petites filles victimes de viol et d’agression sexuelle tous les jours et dont les cas sont passés sous silence ? Ces faits sont récurrents et se passent en violation constante des lois. Ce qui perpétue le cycle vicieux des violences.
Une étude récente de la Banque mondiale révèle que « plus d’un milliard de femmes ne bénéficient pas d’une protection juridique contre les violences sexuelles conjugales ou intrafamiliales». Intitulée, « Les tendances mondiales et régionales de la protection juridique des femmes contre la violence domestique et le harcèlement sexuel », l’étude souligne que près de « 1,4 milliard de femmes ne sont pas protégées par la loi contre les violences économiques au sein du couple ».
Qu’on le veuille ou non, les violences ont la peau dure en Afrique et au Bénin du fait des normes socioculturelles soutenues par une éducation qui renforce les stéréotypes de genre dans certains milieux. Pourtant, les femmes sont des éducatrices par excellence des hommes. C’est en cela que les violences exercées par les hommes sur elles sont incomprises.
Pour éradiquer le phénomène, il serait intelligent d’associer les hommes à la lutte en agissant sur leur esprit. La prévention doit être envisagée de sorte à transformer, façonner et faire des potentiels bourreaux des partenaires de la lutte contre les violences. Il doit être de même pour les lois existantes dont la vulgarisation dans les diverses langues nationales dans les milieux où le phénomène persiste permettra aux hommes d’être suffisamment imprégnés des conséquences et des peines encourues. Les initiatives incitant les hommes à s’impliquer dans la lutte en remettant en question leurs propres comportements doivent être encouragées. Une répression sérieuse de ces cas permettra d’en venir à bout.

Refuser la complicité

Pour la Banque mondiale, les violences faites aux femmes sont aussi des questions de développement. « Aucune économie ne peut atteindre son plein potentiel sans la participation pleine et entière des hommes et des femmes », souligne la directrice générale de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva, dans un communiqué publié par l’institution en mars dernier. Elle met l’accent sur la protection à offrir aux femmes contre les violences pour favoriser leur pleine participation au développement.
La volonté politique visant à promouvoir l’égalité des sexes et de réduire les inégalités conformément aux Objectifs du développement durable (Odd) 4 et 10, risque de demeurer un vœu pieux si la complicité n’est pas découragée. Outre le fait que les victimes se réservent et n’aiment souvent pas dénoncer leurs bourreaux, du fait de la méconnaissance des lois ou du regard social, les violences exercées sur les femmes se jouent en toute complicité. Beaucoup de gens sont témoins de ces scènes ou en sont informés, mais restent souvent inactifs du fait de leur manque de volonté de dénoncer et d'agir.
Selon une étude du ministère en charge de la Famille, citée par l’Ong Médecins du monde (Mdm), en 2017, le niveau de prévalence des violences faites aux femmes et aux filles est de 69%. Et à l’administrateur du Pnud (2009-2017), Hélène Clark, d’ajouter que « L’inégalité hommes-femmes coûte chaque année 95 milliards de dollars à l’Afrique sub-saharienne ».
La lutte contre les violences est une responsabilité collective. Les politiques mettent en place l’arsenal juridique nécessaire pour renforcer la protection des victimes. L’exemple du Bénin est souvent cité dans la sous-région en la matière. Au-delà des textes existants, il va falloir que chaque acteur, chaque individu apporte du sien pour décourager les auteurs.
Le phénomène peut être enrayé si chaque individu refuse d’être acteur passif, en brisant le silence. Pour ce faire, il faut encourager les victimes à la dénonciation. Cette lutte passe également par les jeunes, connus pour leur activisme sur les réseaux sociaux. Des médias tels que Facebook,
Twitter, WhatsApp ou
YouTube sont devenus les premières sources d’information chez les jeunes. Ils ont la possibilité de contribuer à la lutte à travers ces différents comptes, en y partageant des messages de sensibilisation ou en diffusant des messages capables de faire évoluer les mentalités et les stéréotypes en faveur des droits des femmes. Ces vecteurs sont les plus à même de soutenir l’élimination des violences de genre?
Les victimes
masculines

Les violences sur les femmes sont tangibles certes, mais il faut également admettre qu’il y a aussi des victimes masculines, des hommes particulièrement stigmatisés qui subissent silencieusement ce phénomène et éprouvent une telle honte qu’ils s’enferment dans le mutisme. En matière de violences, l’utilisation de la bonne terminologie, par exemple, les expressions «violences faites aux femmes» et « violences basées sur le genre» sont souvent confondues. Ce qui contribue à rendre invisibles les violences faites aux hommes, moins répandues mais qui sont bien réelles.
Le bon usage des termes permettra de faire comprendre que ce phénomène n’est pas une préoccupation qui touche seulement les femmes. Cela facilitera aussi un dialogue sur le fait que des hommes peuvent aussi être victimes de violences perpétrées par des femmes, même si ces cas sont moins fréquents. Dans le cas d’espèce, le même bâton qui a frappé les hommes, auteurs de violences, doit également frapper les femmes qui s’adonnent à ces pratiques déshonorantes. Les femmes, auteures ou complices ne doivent pas non plus échappées aux sanctions en matière de violences. Chaque auteur doit subir la rigueur de la loi.

Société 28 juin 2018


Palme Cardinal Gantin des artisans de Paix: 25 personnalités distinguées dont Ramleg Gandaho

L’Ong Paix liberté a gratifié vingt-cinq personnalités de la distinction « Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix ». Parmi elle, Ramleg Gandaho, président de l’Ong Changement social Bénin. Il a été honoré, ce mercredi 27 juin à Cotonou, pour sa contribution à la compétence et l'excellence des jeunes volontaires activistes au service de la promotion et la défense des droits humains au Bénin.

Pour le lauréat, cette gratification vient le conforter davantage dans sa vocation. Il affirme : « Je me sens davantage conforté dans ma mission d'excellence et d'expertise dans la promotion et la défense des droits humains au Bénin et en Afrique ». Car, selon M. Gandaho, rien ne vaut l’excellence.
« Tout le monde doit être pour la compétence », conçoit-il. Et, c’est le combat qu’il mène depuis des années à travers son Ong, en vue d’aider la jeunesse africaine à se prendre plus en charge.
A noter que cette distinction est initiée en hommage au regretté prélat, Bernardin Cardinal Gantin, premier évêque noir au Dahomey nommé en 1956 et qui s’est illustré au sommet de la hiérarchie de l’Église catholique romaine. Il constitue un modèle pour les Béninois?

Yêdafou KOUCHÉMIN (stag.)

Société 28 juin 2018


Affaire placement de fonds de la Cnss à la Bibe: Le jugement mis en délibéré au 24 juillet prochain

Les mis en cause dans l'affaire de placement hasardeux de fonds de la Caisse nationale de Sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe) étaient à nouveau devant le juge, ce mercredi 27 juin. Si le dossier a beaucoup avancé dans le fond, les prévenus devront hélas attendre jusqu’au 24 juillet prochain pour être fixés sur leur sort.

« L’affaire est mise en délibéré pour le 24 juillet prochain », a prononcé hier le président de céans, Rodolphe Azo, au terme des comparutions des prévenus, des réquisitions du ministère public et des plaidoiries de la défense.
Laurent Mètongnon et les six autres personnes écrouées dans cette affaire devront encore faire preuve de patience. Mais cette fois-ci, au regard des contradictions relevées dans les confrontations d’hier, l’issue du dossier se peaufine. Face au juge d'instruction, les deux témoins invités à comparaître, ont vécu un véritable assaut de l’ensemble du conseil de la défense qui les ont purement et simplement démontés. Il s’agit de l’auteur de la plainte déposée contre les prévenus, notamment l’inspecteur général des finances Edinson Fassinou, et de l’actuel directeur général de la Banque internationale du Bénin, Emmanuel Acakpo.
A la barre, Edinson Fassinou a présenté le rapport de la commission bancaire de l'Uemoa. Ce rapport atteste que les 71 millions ont été effectivement décaissés. « Aucune preuve de reversement des commissions aux apporteurs d'affaires n'a été apportée à la commission », indique le rapport. Il n'y a donc pas de preuve que l'argent ait atterri dans leurs mains. Le témoin a également reconnu que les placements en dépôt à terme (Dat) et les commissions octroyées aux apporteurs d’affaire sont des pratiques bancaires. Ce qui est bien curieux, c’est que celui là-même qui a porté plainte contre les mis en cause et avait auparavant affirmé que les placements seraient moins motivés par les intérêts de la Cnss que des intérêts individuels, arrive aujourd’hui à l'évidence qu’au regard des documents obtenus de la comptabilité de la Bibe, il n'existe aucune preuve qui lie les 71 millions décaissés à Laurent Mètongnon et ses co-accusés.
Peinant à répondre aux questions de la défense, l’actuel directeur général de la Bibe, Claude Emmanuel Acakpo, n’a pas pu démontrer, preuves et chiffres à l’appui, que la Bibe était réellement en difficulté au moment des placements.
Appuyée par le bâtonnier Robert Dossou avec la légendaire dextérité qui lui est connue, la défense a plaidé la relaxe pure et simple de ses clients ainsi que la restitution de leurs titres de propriété et biens saisis.
Le ministère public a, quant à lui, maintenu ses réquisitions notamment la condamnation à cinq ans d’emprisonnement des mis en cause à l’exception des agents de la Bibe?

Le flou persiste !

De comparution en comparution, il apparaît que les fondements de l'affaire sont fragiles. Trop de contradictions en l'occurrence dans les propos du plaignant qui ne semble plus maîtriser ni le contenu de la plainte qu'il a déposée ni les bases sur lesquelles il s'est appesanti pour identifier les responsables de la Cnss comme auteurs de fraude. Il n'est même pas sûr que lesdits responsables ont reçu les fameux 71 millions F Cfa. A la barre, il a préféré employer le conditionnel : « Les fonds auraient été reversés aux responsables de la Cnss ». Or dans sa plainte, il avait explicitement affirmé que les commissions leur ont été reversées. Au regard de ces incohérences, les avocats des personnes écrouées ont rappelé au président d’instance que le droit pénal est d’interprétation purement strict. « Il n’y a pas d'interprétation hasardeuse en matière pénale et l’on ne saurait s’appesantir sur des incertitudes d’un témoin unique qui se contredit », a laissé entendre Me Robert Dossou.
Par ailleurs, le relevé du Conseil des ministres en sa séance du 2 novembre 2017 avait précisé que les fonds ont été reversés au sieur Laurent Mètongnon et consorts. Mais, l'extrait du rapport de la commission de l'Uemoa indique, a contrario, qu'il n'existe aucune preuve du reversement des fonds aux mis en cause... En outre, celui qui est supposé avoir transmis les fonds à Laurent Mètongnon, a affirmé, sans ambages, qu'il ne l'a jamais fait. Le flou persiste !?

Société 28 juin 2018


Examen du Cep 2018 : 21 109 candidats attendus dans 74 centres dans le Borgou

L’examen du Certificat d’études primaires (Cep) démarre, lundi 2 juillet prochain, sur tout le territoire béninois. Au total, 21 109 candidats sont attendus dans le Borgou où sont prévus 74 centres de composition.

Le département du Borgou est quasi prêt pour l’organisation de l’examen du Cep qui commence lundi 2 juillet prochain sur toute l’étendue du territoire national. Le matériel lourd, constitué des feuilles de composition, de brouillons et autres, a été déployé depuis quelques jours dans tous les centres de composition. De même, les listes des surveillants et des correcteurs ont été validées. Il ne reste que le matériel sensible notamment les épreuves à répartir dans les centres d’examen ouverts à travers le département.
Dans le Borgou, l’effectif des candidats à cet examen s’élève à 21 109 dont 10 135 filles. Ils seront répartis dans les 74 centres et 615 salles de composition.
Le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire du Borgou, Jacob Toudonou, s’est voulu confiant par rapport à la réussite de l’organisation mise en place. Pour ce qui est du niveau d’exécution des programmes d’études sur lesquels les apprenants seront évalués, il estime que ceux-ci n'ont pas d'inquiétude à se faire. Au sortir des mouvements de débrayage qui ont perturbé pendant près de trois mois le système éducatif béninois, explique-t-il, les enseignants se sont retrouvés pour procéder à une planification du reste de l’année scolaire et des situations d’apprentissage essentielles qu’ils devraient pouvoir atteindre pour autoriser les enfants à passer en classe supérieure ou à se présenter au Cep. Jacob Toudonou a alors saisi l’occasion pour remercier les enseignants qui se sont acharnés pour atteindre le seuil recommandé?

Société 28 juin 2018


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