La Nation Bénin...
Nouvelles

Les secrétaires généraux de cinq centrales et confédérations syndicales sont montés au créneau, mardi 10 mai, pour se prononcer sur trois points : la gestion calamiteuse de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop), la mauvaise gouvernance à La Poste du Bénin et la violation des libertés syndicales par le secrétaire général du ministère en charge des Mines.
« Sur la situation de la Sonacop, la gestion est totalement calamiteuse ; les directeurs qui se sont succédé l’ont plongée dans l’agonie. Le dernier est venu lui porter le coup de grâce », a déploré Noël Chadaré, secrétaire général de la Confédération des Organisations syndicales indépendantes du Bénin qui a planté le décor de la conférence de presse. Il n’approuve pas qu’on ait retiré les tickets valeurs depuis et que les travailleurs ou populations qui les ont déposés ne soient pas encore entrés en possession de leurs dûs.
Sur le même sujet, le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin, Pascal Todjinou a rappelé que déjà en 2006, la Sonacop avait demandé aux clients de ramener les tickets et que cette fois-ci, il faut que les choses soient tirées au clair. « Je suis fâché contre ce directeur général qui nous a grugés ; je veux avoir tout de suite et maintenant mes tickets valeurs ; ça ne peut pas rentrer dans pertes et profits », exige-t-il.
Pour sa part, Dieudonné Lokossou, secrétaire général de la CSA-Bénin estime que le peuple béninois est en face de hauts faits de mauvaise gestion et de corruption active. Pour lui, ce qui se passe à la Sonacop est grave. Les syndicats souligne-t-il, ne sont pas opposants mais veulent que la gestion des dossiers et des sociétés soit transparente. C’est pourquoi, il s’est réjoui que le gouvernement ait fait preuve de salubrité publique en supprimant les Organismes non constitutionnels budgétivores. Il est temps, selon lui, que les responsables de la mauvaise gestion à la Sonacop ou dans les autres sociétés répondent de leurs actes. «J’ai honte parce que je suis de la Sonacop ; j’ai beaucoup de documents qui illustrent la mauvaise gouvernance (et il cite les contrats de marchés de carburant et de lubrifiants en exhibant lesdits documents). Les orateurs expliquent qu’ils ne se tairont pas tant que ça tournera mal. «Nous ne nous arrêterons pas seulement à cette conférence de presse ; nous passerons à l’assignation si le gouvernement ne fait pas vite», a menacé Dieudonné Lokossou qui retient que cela servirait de leçon aux autres directeurs généraux qui ne gèreraient pas bien les affaires qu’on leur aurait confiées.
En ce qui concerne La Poste du Bénin, Noël Chadaré a souhaité qu’on y trouve un modus vivendi pour empêcher son directeur général de mettre une muselière au syndicat qu’il s’emploie à humilier et à ridiculiser. Là-dessus, Pascal Todjinou trouve qu’il n’est pas normal de vouloir créer la rébellion dans les rangs des organisations syndicales.
Sur le directeur général de La Poste qui distribue des mises à pied lorsque certains travailleurs trouvent à redire sur sa gestion, le secrétaire général de la CGTB pense qu’il y a matière à réflexion.
Autres sujets
Par rapport au ministère de l’Energie, le secrétaire général de la COSI-Bénin désapprouve le secrétaire général dudit ministère qui privilégie un syndicat au détriment d’un autre. Cette attitude n’est pas conforme aux conventions de l’Organisation internationale du travail. Ce faisant, il a violé selon lui, les libertés syndicales.
Par ailleurs les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales présents à la conférence estiment que le Bénin doit la survie de sa démocratie à la veille des travailleurs ainsi qu’à la contribution des animateurs des médias. Par conséquent, ils n’acceptent pas que le gouvernement ait mis sur pied une commission pour les réformes politiques sans penser à eux. Ils plaident également que pour les mêmes raisons, la presse et la Société civile dignes du nom fassent également partie de la même commission. Pascal Todjinou plébiscite comme Organisations de la Société civile devant faire partie desdites commissions, les ONG Alcrer et/ou Fonac. Celles-là sont débarrassées de manteaux politiques.
Sur un autre registre, les secrétaires généraux auraient bien voulu faire partie de la commission qui est chargée de faire la lumière sur les concours frauduleux. Pascal Todjinou pense que les centrales qui se sont engagées dans des combats citoyens, défendent les droits des parents d’enfants qui n’ont pas les moyens de soudoyer les gens. « Nous ne sommes pas contre ceux qui ont travaillé et qui ont du mérite mais nous nous battons pour l’égalité de chance pour tous», a relevé Pascal Todjinou.
Christophe Dovonon de la Centrale des syndicats du privé de l’informel du Bénin (CSPIB) a embouché la même trompette que ses prédécesseurs qui n’entendent pas que la gestion sous le Nouveau départ soit entachée des mêmes travers que sous le gouvernement précédent. ?

La configuration politique de la 7e législature est en recomposition totale. Une vingtaine de députés ont déposé mardi 10 mai leurs démissions de leurs groupes parlementaires. Il s’agit du groupe parlementaire « République et démocratie » composé de 10 députés et présidé par Rachidi Gbadamassi.
Il a connu sept démissions dont le président Rachidi Gbadamassi lui-même. Celui-ci serait en pleine tractation pour recréer un autre groupe parlementaire. L’autre groupe parlementaire qui a aussi saigné est celui baptisé « République et Solidarité nationale » présidé par Barthélémy Kassa. Il a perdu trois députés sur ses 10 membres. Le dernier groupe parlementaire concerne « République, Paix et Progrès » dirigé par Octave Houdégbé fort de neuf députés. Il a enregistré deux démissions. Aucun des trois groupes parlementaires n’a pu survivre après la cascade de démissions. Ils ont tous volés en éclats. Ce qui donne ainsi l’imminence de la recomposition de la configuration politique de l’Assemblée nationale. Laquelle est induite par l’alternance au sommet de l’Etat avec l’élection du président de la République, Patrice Talon. Les cartes politiques devraient être redistribuées au Parlement pour clarifier l’échiquier parlementaire avec la majorité d’un côté et la minorité d’un autre. ?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 11 mai 2016

La Commission qui a pour mission de vérifier la régularité des concours de recrutement des agents de l’Etat organisés au titre de l’année 2015 est officiellement installée. La cérémonie qui a eu lieu, mardi 10 mai à l’Infosec de Cotonou, a été présidée par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys.
Les lauréats des concours suspendus sauront à quoi s’en tenir d’ici 45 jours au plus. La Commission chargée de vérifier la régularité desdits concours a en effet pris fonction mardi 10 mai. Ses membres ont été officiellement renvoyés à leur mission qui ne devrait durer que 45 jours avec des rapports à mi-parcours par quinzaine au président de la République. La mission de cette commission consiste essentiellement à la vérification de la régularité des concours de recrutement des agents de l’Etat organisés au titre de l’année 2015 dans tous les corps de l’Etat notamment de l’administration centrale des Finances, de la Douane, des Impôts, du Trésor, de la Justice, de l’Enseignement, de la Jeunesse et des Sports. Et comme l’indique le décret n° 2016-284 du 3 mai 2016 portant constitution de la commission, la mission de vérification se décline en plusieurs tâches. Il s’agira de réunir tous les textes relatifs à l’organisation desdits concours de recrutement des agents de l’Etat. De même, la commission aura à décrire toutes les étapes de la procédure suivie par tous les acteurs dans le cadre de la gestion des concours de recrutement concernés. Il faudra également auditionner les différents acteurs impliqués dans la chaîne de l’organisation des recrutements et rencontrer tous ceux qui ont connaissance des cas d’irrégularités en vue de leur prise en compte. L’identification des cas de fraudes éventuelles et la réunion des éléments de preuve sont également des tâches à accomplir par la commission en vue de situer les responsabilités.
Au terme des travaux de la commission, des recommandations et des suggestions seront formulées au gouvernement pour la suite à donner auxdits concours. La mise en place de cette commission répond, selon le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, à la promesse du chef de l’Etat au point 4 de son projet de société, de «redynamiser et moderniser l’administration publique». Et le choix porté sur les personnes de la commission pour mener les investigations, est d’après Adidjatou Mathys, une marque de confiance du gouvernement pour leurs expériences avérées du management de l’administration publique ainsi que leur probité morale et les valeurs intellectuelles remarquables qu’ils incarnent. «Le peuple béninois a les regards tournés vers vous et vous n’avez pas le droit de décevoir ses attentes», a averti le ministre.
Actualités 11 mai 2016

Les responsables à divers niveaux membres du Comité de direction du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) ont été entretenus lundi 9 mai à Porto-Novo, sur les acquis de la première phase et les perspectives du Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (PAEFE). C’est à la faveur d’une présentation assurée par une délégation de la coordination de ce projet financé par la Coopération suisse et mis en œuvre par le consortium Helvetas et Solidar suisse.
Le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (PAEFE) est un label. A ce titre, il se veut une offre d’éducation qui accorde une seconde chance aux enfants du système éducatif tout en les préparant à être des citoyens actifs pouvant lire, écrire et compter dans leur langue nationale et en français, maîtrisant leur culture et ayant des possibilités diverses pour s’insérer dans la vie active.
Financé par la Coopération suisse et mis en œuvre par le consortium Helvetas et Solidar suisse, le programme boucle sa première phase 2011-2015 avec des résultats encourageants. Lesquels résultats ont été présentés aux responsables à divers niveaux du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) réunis en Comité de direction lundi 9 mai à Porto-Novo. Cette présentation s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne qui s’étend sur une semaine à travers une série d’actions pour zoomer sur le PAEFE, a précisé Bruno Poitevin, directeur du programme Helvetas suisse intercoopération Bénin. En d’autres termes, il s’agit de faire connaître les acquis de la première phase de ce programme et les perspectives de la seconde phase qui dure de 2016 à 2020. « C’est une semaine importante pour le PAEFE surtout pour les acteurs du système éducatifs du Bénin», apprécie Bruno Poitevin.
Nadine Oké, coordonnatrice du PAEFE lèvera un coin de voile sur la genèse de ce programme pensé par la Coopération suisse pour donner une chance de scolarisation aux enfants exclus du système éducatif formel dont la tranche d’âge est de 9-15 ans. Ceux-ci sont récupérés et formés dans les centres dits Barka afin de leur permettre de gagner leur vie. La démarche pédagogique est inspirée de l’expérience du Burkina Faso en matière d’approche bilingue qui allie enseignement et apprentissage, a souligné la coordonnatrice Nadine Oké. « Le PAEFE est un enseignement bilingue, français et langues locales. C’est quatre années d’études au bout desquelles l’enfant est présenté au Cep. Le programme offre également aux enfants l’opportunité d’être initiés à une formation professionnelle de leur choix telle que l’élevage, la couture et le maraîchage », a-t-elle ajouté.
Bilan élogieux
La première phase du programme a couvert toutes les communes du Borgou à l’exception de Parakou. Pendant les quatre ans, 2 167 apprenants dont 1223 filles ont été encadrés dans les centres Barka par 88 animateurs formés, suivis et coachés régulièrement par des experts du Burkina Faso et du Bénin, des inspecteurs et conseillers pédagogiques. La première cohorte de 384 a passé l’examen du Cep 2015 avec un taux de succès de 77%, soit 295 admis et dont certains ont été inscrits dans les collèges d’enseignement et d’autres dans des centres de formation professionnelle, se félicite Nadine Oké qui salue la contribution des communautés, des communes et autres Ongs partenaires pour la réussite du programme. Le succès de cette première phase a conduit les responsables du programme à étendre les actions du programme sur le terrain. Ainsi, outre toutes les communes du Borgou y compris Parakou désormais pris en compte, la seconde phase du programme s’étend à toutes les six communes de l’Alibori dès la rentrée scolaire 2016-2017. Aussi, cette phase prendra-t-elle en compte l’éducation des enfants handicapés. Cette deuxième phase du programme sera celle de la consolidation des acquis de la première phase, certifie la coordonnatrice du PAEFE. Le programme compte travailler à améliorer l’approche pédagogique pour garantir une éducation de qualité. Nadine Oké souhaite que d’autres partenaires financiers emboitent le pas à la Coopération suisse pour une couverture nationale du PAEFE afin de mieux impacter d’ici à 2020 la cible.
Le directeur de cabinet du ministre des Enseignements maternel et primaire, Albert Adagbé, président du comité interministériel de pilotage du PAEFE salue aussi les résultats obtenus par la première phase du programme. Il a assuré que le gouvernement jouera totalement sa partition pour l’atteinte des objectifs du programme d’ici à 2020. ?

Les examens professionnels du Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (CEAP) et du Certificat d’aptitude pédagogique (CAP), option Enseignement maternel et primaire ont démarré depuis le lundi 18 avril dernier dans les départements de l’Atacora et de la Donga. Pour qui connaît les pratiques qui ont cours dans le cadre du déroulement de ces examens, les appels aux comportements vertueux de la Direction des Examens et Concours semblent enrhumer le système de corruption.
«Il est interdit aux candidats d’organiser des réceptions encore moins de faire ripailles à l’endroit des commissions d’examens, tout comme ils ne doivent pas leur offrir des présents ni des enveloppes. En un mot la corruption en ces périodes d’examens est formellement réprimée », rappelle Albert N’da, secrétaire général de la Direction départementale des Enseignements maternel et primaire, pour montrer combien les autorités accordent du prix à rompre avec les actes de corruption lors du déroulement des examens professionnels du CEAP et du CAP.
A l’instar des chefs des circonscriptions scolaires de Kouandé et de Kérou qui ont été épinglés et sanctionnés l’année dernière, les indélicats, précise-t-il, subiront les rigueurs de la loi 2011-20 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin. Dans le cas d’espèce, c’est l’ordonnance 73 portant lutte contre les fraudes dans les examens qui est applicable.
Les pratiques de corruption longtemps décriées pendant la période des examens professionnels du CEAP et du CAP au Bénin résisteront-elles à ces mesures de la Direction des Examens et Concours engagée à assainir le cadre organisationnel desdits examens depuis 2013 suite à l’ampleur prise par le phénomène ?
Tout porte à le croire, selon Joseph Azantchémè, chef service des Enseignements maternel et primaire. Du moins jusqu’à l’entame de la deuxième semaine de la phase pratique des examens professionnels du CEAP et du CAP dans les départements de l’Atacora et de la Donga. « Il est vrai que depuis le démarrage de ces examens, des prétendus faits de corruption nous sont rapportés mais je pus vous dire qu’aucun de ces cas n’est encore avéré. Quoiqu’il soit difficile d’enrayer du jour au lendemain de telles pratiques il convient néanmoins de souligner que le phénomène est en recul. Nous avons foi que les mentalités vont évoluer et que ne seront admis au CEAP et au CAP que les candidats méritants. Plus besoin de soudoyer tel membre d’une commission pour espérer réussir », note-t-il, tout optimiste.
Ainsi, en prélude au démarrage de ces examens, une délégation de la Direction des Examens et Concours s’est fait le devoir de parcourir les départements aux fins de sensibiliser les acteurs à la base. Pour ce qui concerne les départements de l’Atacora et de la Donga, c’est précisément le 22 mars 2016 que ces derniers ont été entretenus par les cadres de cette direction sur les instructions relatives au déroulement des examens et les comportements que les inspecteurs des Enseignements maternel et primaire membres de commission d’examen sont censés avoir dans le cadre de ces examens.
Au total, c’est 1913 candidats dont 890 provenant du département de la Donga et 1023 de l’Atacora qui sont concernés par ces examens au titre de cette année.
Ces pratiques qui discréditent
Les examens professionnels donnaient lieu à toutes sortes de pratiques de corruption qui ont fini par jeter le discrédit sur les inspecteurs. Pour Dieudonné Bangana, chef service des Examens et Concours de la Direction départementale des Enseignements maternel et primaire, les nombreuses plaintes reçues de candidats quant aux rançonnements des membres des commissions d’examens ont tôt fait d’alerter les autorités sur les actes de corruption en cours lors du CEAP et du CAP. « Il y a des enseignants réputés pour leur absentéisme et qui savent qu’ils peuvent compter sur la fraude pour réussir à ces examens et en paient le prix. Ces candidats indélicats et leurs complices ne sont plus appelés à s’illustrer aussi négativement car ils sont passibles de sanctions graves », confie-t-il, tout en admonestant les intermédiaires que sont souvent les directeurs d’écoles. Des libéralités et autres présents sont offerts aux membres des commissions qui pouvaient à l’époque faire jusqu’à trois ou quatre examens par jour. « C’est devenu une tradition. Offrir des cadeaux aux membres des commissions d’examens est systématique », s’offusque-t-il.
Des candidats à l’approche de ces examens épargnent de l’argent ou sollicitent l’aide de leurs parents ou proches et parfois de parents d’élèves pour faire face aux dépenses relatives à ces pratiques.
Si d’aucuns saluent les décisions en cours pour assainir l’organisation des examens professionnels bien d’autres restent dubitatifs, arguant que des subterfuges pourraient relancer autrement ces actes. Certains n’excluent pas que des réceptions soient faites dans des résidences à l’abri des regards indiscrets ou que des enveloppes ne soient glissées aux inspecteurs dans la stricte intimité.
Déjà les instructions données par la Direction des Examens et Concours font état de ce que les jurys d’examen doivent fonctionner en pool afin d’éviter que le président soit le même inspecteur pour tous les candidats de la circonscription scolaire. Aussi rappelle-t-on que chaque jury d’examen est autonome et souverain. Aucune pression d’où qu’elle ne vienne ne doit influencer les décisions d’une commission d’examen et cette dernière se doit d’être impartiale. Par ailleurs, il est retenu qu’un même inspecteur ne peut présider qu’un seul examen du CAP par jour et un examen du CEAP par demi-journée.
Ces examens se dérouleront jusqu’au 22 juillet prochain puis interviendra une pause pour cause de vacances scolaires. Ils reprendront à partir du 15 octobre prochain pour prendre fin à la fin du mois de novembre.
Il est à noter également que cette année, avec le nombre écrasant de candidats, beaucoup d’inspecteurs à la retraite ont été sollicités. ?

Les doyens, vice-doyens des facultés de médecine de l’Afrique de l’Ouest ainsi que d’autres responsables intervenant dans le secteur de la santé, sont en conclave du 9 au 11 mai à Cotonou. Leurs assises portent sur la responsabilité sociale des facultés de médecine dans la sous-région.
Analyser, proposer des initiatives liées à la responsabilité sociale des facultés de médecine, c’est entre autres le but des assises qui se tiennent à Cotonou et réunissent les cadres intervenant dans le domaine de la santé.
Selon certains spécialistes, la responsabilité sociale, c’est d’abord et avant tout d’assumer les conséquences de ses actes à court et à long termes. Quelle est alors celle des facultés de médecine en Afrique de l’Ouest? C’est autour de cette problématique que s’associent certains acteurs de la sous-région.
En intervenant à la cérémonie d’ouverture des travaux, le représentant de l’Oms au Bénin, Pierre M’pele Kilibou, a insisté sur l’impact des facultés sur les populations. Il a affirmé que cela fait l’objet de préoccupation pour l’Oms. Les facultés de santé sont de haut lieu du savoir, de la connaissance et de la recherche, du donner et du recevoir. Elles doivent envisager la réconciliation entre les enseignants, les étudiants, et la société dans laquelle ils vivent, enseignent ou font leurs recherches. Il ajoute que ces facultés doivent se prescrire la mission de contribuer à répondre aux défis de la santé de chaque société où elles se trouvent. «Une contribution qui ne peut se réaliser que si le partenariat et les synergies sont mutuellement bénéfiques pour le système», souligne t-il
Pierre M’pele Kilibou a ensuite révélé qu’en Afrique, le constat général sur la santé reste en deçà des espérances. De nombreux pays ont raté l’atteinte des Omd pour la santé, précise t-il, fondant néanmoins un nouvel espoir dans l’Objectif du Développement durable pour la santé, afin que d’ici à 2030 les pays africains aient accès aux soins et aux services de santé de qualité abordable pour envisager la couverture universelle. « C’est parce qu’il y a espoir que, toute initiative noble allant dans ce sens doit faire l’objet d’une attention particulière alors que la responsabilité sociale en santé doit être exploitée au mieux pour contribuer au développement sanitaire», a-t-il insisté.
Pour sa part, le représentant du ministre en charge de la Santé, le docteur Christian Chaffa, a fait remarquer que les assises se tiennent dans un contexte de réorganisation du système de santé du pays pour une couverture sanitaire plus efficace. Puis, il a rappelé les nombreux dysfonctionnements pour lesquels le gouvernement veut être appuyé par les institutions de formation des personnels de santé, la collaboration avec le Conseil national hospitalo-universitaire et les autres acteurs du développement pour entreprendre des réformes aux travers de négociations sociales avec le personnel de santé, le renforcement des plateaux techniques, des formations sanitaires, l’analyse d’un partenariat public-privé en faveur de la population. «Etre socialement responsable, c’est être comptable devant la société des actions que l’on entend mener en sa faveur », a indiqué le représentant du ministre de la Santé.
Il sera appuyé respectivement par le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Médenou Daton, ainsi que le vice-recteur de l’Uac, Maxime da-Cruz qui ont soutenu le bien-fondé de l’initiative et ont exhorté à l’aboutissement d’un travail de qualité à la fin des travaux.

Les candidats à l’examen du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) planchent depuis lundi 9 mai, ouvrant ainsi le bal des examens de fin d’année au titre de l’année 2016. Au Lycée technique de l’Amitié sino-béninoise d’Akassato dans la commune d’Abomey-Calavi, centre de composition choisi pour le lancement officiel, ils sont au total 397 candidats pour les options enseignement familial et hôtellerie et restauration.
Des candidats majoritairement jeunes, mais sereins, l’air apaisé et le visage rassurant ont suivi avec attention, dans la matinée du lundi 9 mai, au Lycée technique de l’Amitié sino-béninoise d’Akassato, le message d’encouragement que le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Lucien Kokou, est venu leur livrer avant le lancement officiel des épreuves de l’examen du Cap enseignement technique au titre de l’année 2016. Cet exercice, devenu une tradition, reste néanmoins très motivateur pour les candidats aux examens qui, bien souvent, ont besoin dans les ultimes secondes avant les épreuves, d’être réconfortés. Au Lycée technique d’Akassato, l’adresse du ministre qui les invitait à la concentration et la sérénité a réussi à arracher des applaudissements et même de petits sourires à leurs visages jusque-là peu détendus. Pour le patron de l’enseignement secondaire, le Cap est un examen comme tout autre et non un concours. «Si vous avez été moyen tout au long de l’année, vous pouvez vous en sortir», a apaisé le ministre avant le coup de sirène à 8 heures. Lequel coup, lui a permis de procéder à la distribution des épreuves aux candidats de la salle 12 de ce centre de composition. L’exercice achevé, Lucien Kokou et sa délégation vont ensuite sillonner d’autres salles de composition, toujours pour doper le moral aux apprenants.
Une fois la phase protocolaire achevée et avant de prendre congés des lieux pour d’autres centres d’examen, il a expliqué que toutes les dispositions ont été prises pour un déroulement normal du Cap sur l’ensemble du territoire national. Déjà vendredi 6 mai dernier, assure Lucien Kokou, il avait pris la peine de s’assurer que tout était fin prêt. «Dans l’ensemble, ces examens vont dans le sens de ce que nous voulons laisser la formation professionnelle prendre l’élan qu’il faut. Les besoins du marché ont évolué. Nous devons nous adapter et faire des formations qui permettent de combler les besoins du marché de l’emploi et du marché économique, en donnant plus de chances aux jeunes d’affronter le marché de l’emploi», pense-t-il. Raison pour laquelle, rappelle le ministre en charge de l’Enseignement secondaire, une part belle est faite à l’enseignement technique et à la formation professionnelle dans le programme d’actions du président Patrice Talon.
L’intérêt du gouvernement pour les filières techniques et l’enseignement professionnel pourrait aussi se justifier par l’intérêt que les apprenants eux-mêmes y accordent. De 2664 candidats en 2015, ils sont passés cette année à 3368, soit un accroissement, de 26,46% selon le directeur des examens et concours, Mahugnon Kakpo.

La phase théorique du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) technique et industrielle a effectivement démarré, lundi 9 mai. Au Lycée technique Coulibaly, les responsables se félicitent du démarrage sans incidents de l’examen et les candidats trouvent les épreuves abordables.
Sur les 3 368 candidats enregistrés sur le plan national, 1 267 dont 86 filles composent au Lycée technique Coulibaly de Cotonou pour le compte du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) technique et industrielle, édition 2016. Selon le chef centre, Luc Cossi Ahoya, les candidats sont répartis dans neuf spécialités à savoir : mécanique générale, électricité, constructeur en bâtiment, mécanique automobile, menuiserie et revêtement, opérateur géomètre, constructeur métallique, froid et climatisation et plomberie. «Les épreuves ont bien démarré. Pas d’incidents pour le moment. Pas de cas de maladie ni de tricherie. 70 candidats environ sont absents», a-t-il récapitulé.
Les journées des lundi et mardi sont consacrées aux épreuves communes de composition française, d’hygiène, de mathématiques, etc.
C’est dans le silence et sous l’œil vigilant des surveillants conviés à cet examen que les candidats composent dans les salles. Têtes baissées, stylos en main, ils planchent sur les épreuves proposées. Et quand la sirène résonne, les feuilles de composition sont retirées, emballées dans des enveloppes et acheminées ensuite vers le secrétariat.
Entre candidats, libre cours désormais aux discussions. Chacun apprécie à sa manière l’épreuve. Mais dans l’ensemble tout va bien.
«Par rapport aux cours que nous avons reçus en classe, les épreuves sont abordables, du moins pour le moment», avance la candidate Imelda Nombimé. «Nous avons composé en français et hygiène. Tout s’est déroulé dans des conditions confortables», relève pour sa part le candidat Simon Tossa.
Des épreuves abordables, c’est bon certes, mais ça ne suffit pas pour réussir forcément. C’est ce que pensent certains candidats qui implorent déjà la clémence des enseignants pendant la correction. «Je voudrais qu’au cours de la correction des copies, nos enseignants fassent attention à nos réponses. Qu’ils ne soient pas trop exigeants», plaide Jeanine Gnansounou. «Qu’ils soient larges lors de la correction», souhaite pour sa part Léonce Odjougbélè.
Les épreuves de la phase théorique du Cap vont s’achever jeudi 12 mai prochain. Quant à la phase pratique, elle est prévue pour juillet 2016, a annoncé le proviseur et chef-centre, Luc Cossi Ahoya.
Par Sêmèvo B. AGBON & Pélagie TOUKO (Stagiaires)
Actualités 10 mai 2016

Par anticipation sur les examens du Certificat d’études primaires (Cep) au titre de l’année académique 2016, l’Ong « Enfance épanouie », a offert, samedi 7 mai dernier, une variété d’outils de travail aux écoliers du Complexe scolaire de Ladji, à Cotonou.
Cahiers de choix, vrais dessinateurs, stylos, crayons de couleurs, boîtes de couture et cartables en plastique. C’est ainsi que se présente la consistance des différents lots de kits scolaires qu’ont reçu chacun des écoliers en classe de Cm2 au Complexe scolaire de Ladji, dans le 6e arrondissement de Cotonou. Ces enfants bénéficient ainsi de la générosité dont fait preuve l’Ong « Enfance épanouie ».
Avec pour objectif majeur de contribuer à l’équilibre psychologique et social des enfants dans leur milieu d’habitation, «Enfance épanouie » entend apporter aux enfants en difficulté, toute aide matérielle, alimentaire, morale, psychologique et éducative. La présente action sociale se révèle de ce fait, de nature à permettre une prise en charge des enfants pour bien faire face aux difficultés liées à leurs conditions de vie et mieux, à leur instruction scolaire.
Pour la présidente de l’Ong, Marcellina Aissi, «le choix du Complexe scolaire de Ladji n’est pas anodin». Ce choix émane en réalité des situations particulièrement délicates que vivent les enseignants face aux écoliers démunis. « C’est suite aux multiples doléances relatives à l’insuffisance de fournitures scolaires, outils indispensables aux candidats pour la composition du Cep prochain, que nous avons perçu la subtilité de donner des kits scolaires aux écoliers dudit complexe », rassure-t-elle.
Apport précieux pour les candidats au Cep de la session de juin 2016, cette remise de don vient préparer les écoliers de ce complexe aux futures épreuves d’examen et leur rappeler leurs devoirs lorsqu’ils sont en situation de composition : la concentration, l’application et le succès. C’est ce que confirme Fernande Gaou, représentante des bénéficiaires de cette cérémonie. « En ces temps durs, nos parents éprouvent d’énormes difficultés à nous doter de ces matériels importants à la réussite de nos examens », précise-t-elle. Au-delà de son expression de reconnaissance vis-à-vis de l’Ong, Fernande Gaou rassure donc toute la délégation d’« Enfance épanouie », que seront utilisés à bon escient tous les instruments de travail reçus avant de souhaiter que ces œuvres éducatives et sociales, bref, actions humanitaires de l’Ong, s’étendent à toutes les écoles du Bénin où les enfants subissent des situations pénibles.
L’occasion s’avère propice pour Jean Baptiste Dègbogbahoun, président de l’association des parents d’élèves qui a également exprimé toute sa joie et son satisfecit en faveur de cet événement aussi symbolique que profond dans la mesure où, selon lui, « celui qui fait du bien aux enfants, en sort toujours récompensé ».
Quant au représentant des directeurs et directrices des groupes A, B, C et D du complexe présents, Antonin Comlan Djossou, il a remercié la présidente de l’Ong « Enfance épanouie ». Car, ces dons viennent soulager les géniteurs des bénéficiaires dans un contexte où « l’indigence des parents de cette localité ne favorise pas la scolarisation normale des enfants, plombant de ce fait les efforts des enseignants et des gouvernants à atteindre les objectifs pédagogiques et du développement », fait-il remarquer. Source de motivation, la présente initiative se veut un événement qui fortifie davantage le partenariat existant entre l’Ong et le complexe scolaire de Ladji, à en croire Antonin Comlan Djossou. ?

Le président de la République a procédé, vendredi 6 mai dernier, à la mise en place de la Commission technique chargée des réformes politiques. Cette commission composée d’éminentes personnalités doit proposer au gouvernement un avant-projet de Constitution et un projet de réformes du système partisan.
L’idée faisait partie des promesses phares du candidat Patrice Talon. Un mois jour pour jour après sa prise de pouvoir, le président de la République a installé la Commission technique chargée des réformes politiques. Il s’agit d’un cocktail alléchant de juristes de haut niveau, d’anciens rédacteurs de la Constitution du 11 décembre 1990 et de personnalités politico-administratives. Mission : faire un diagnostic de la constitution actuelle et du système partisan béninois et proposer suivant l’air du temps une nouvelle mouture de constitution qui réponde aux aspirations présentes et futures du peuple béninois. «Notre constitution avait fini par révéler, à l’épreuve du temps et de l’exercice du pouvoir d’Etat, ses limites eu égard aux prérogatives implicitement excessifs qu’il confère au président de la République. Il en est de même du système partisan qui ne favorise pas l’émergence de grands ensembles politiques représentatifs. Le moment est venu d’établir un diagnostic approfondi des écueils et d’envisager des solutions pour renforcer notre démocratie», indique le président de la République, à la cérémonie d’installation des membres de la Commission. L’enjeu, soutient Patrice Talon, c’est d’aboutir à un projet consensuel qui sera d’abord soumis à l’Assemblée nationale et ensuite au peuple pour la voie du référendum.
S’il accorde aux membres de la Commission le pouvoir d’explorer de nouvelles pistes pour concrétiser la rupture, le chef de l’Etat souligne que toutes les dispositions qui organisent la forme républicaine de l’Etat doivent rester intangibles. Il évoque notamment le principe de la laïcité de l’Etat, le régime présidentiel, la protection des libertés individuelles ainsi que l’alternance au pouvoir.
La Commission technique chargée des réformes politiques est composée de 30 membres. Elle est présidée par Joseph Djogbénou, ministre de la Justice.