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Nouvelles

Santé et bien-être : Les techniques de la médecine traditionnelle chinoise exposées

La médecine traditionnelle chinoise était samedi 12 décembre dernier au cœur des échanges au Centre culturel chinois de Cotonou. C’était à travers une conférence publique qu’a organisé Baï Guangnming, directeur dudit centre au profit des admirateurs de cette médecine. Hé Jun Zhi, chercheur de l’hôpital orthopédiste de Tianxiang a également, l’occasion, à échangé avec le public sur les techniques de cette médecine.

Partager les expériences et techniques de la médecine traditionnelle chinoise pour guérir certaines maladies. C’est ce à quoi ont eu droit les participants à la conférence publique du samedi 12 décembre dernier. A l’occasion, Hé Jun Zhi, chercheur de l’hôpital orthopédiste de Tianxiang a mis en exergue les techniques dont font usage les Chinois pour guérir. Selon lui, il existe deux types de médecine chinoise, celle traditionnelle pure et celle populaire. La médecine traditionnelle chinoise populaire, encore appelée médecine ethnique est celle que l’on pratique dans les régions. Hé Jun Zhi affirme qu’elle connait de plus en plus un développement impressionnant et ce, grâce à ses résultats. Une fois le mal détecté, plusieurs techniques sont utilisées et font appel souvent au massage et ce, en tenant compte du mal dont souffre l’individu. A ce titre, le conférencier indique que quatre techniques sont souvent utilisées et chacune d’elle a pour but de guérir le mal. Pour y parvenir, Hé Jun Zhi indique que le médecin doit bien diagnostiquer le mal. Ces deux médecines, a-t-il poursuivi, ne sont pas les seules à guérir des maladies, il y a aussi la danse et les médicaments.

Selon ses explications, il existe entre la danse et la médecine chinoise une relation très serrée. Car les deux ont la même source et la même vision. La danse guérit certaines maladies psychologiques et fait du bien à l’organisme.
Il a pour finir, affirmé que la médecine traditionnelle innove chaque jour pour mieux accompagner la médecine moderne. Cette dernière n’arrive pas parfois à guérir certains maux que la médecine traditionnelle soigne avec une certaine aisance.
Pour Baï Guangnming, directeur du Centre culturel chinois, cette conférence vise à faire découvrir les subtilités de la médecine traditionnelle chinoise qui s’affirme de plus en plus à travers le monde. Il a également mentionné qu’elle permet aux participants de mieux cerner les contours de cette médecine, sa pertinence et ses techniques qui sont très efficaces pour la guérison des maladies. Il faut noter que les différentes techniques ont été illustrées avec des projections de vidéos.

Santé 15 déc. 2015


Mise en œuvre des Objectifs de développement durable: Les cadres de la sous-région revisitent les outils

Soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le ministère à la présidence de la République chargé de la coordination des Politiques de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement, des Objectifs de développement durable et des grands travaux organise au profit des cadres des pays de la sous-région, du 14 au 18 décembre à Cotonou, un atelier sur les outils d’analyse systémique de la durabilité (ASD), de gestion axée sur les résultats (GAR) et les modes de consommation et de production durables (MCPD).

La mise en œuvre des Objectifs de développement durable est confrontée au retard dans leur appropriation et dans la maîtrise des outils et instruments nécessaires à leur opérationnalisation. C’est le constat fait par Gustave Sonon, ministre chargé de la coordination des Politiques de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement, des Objectifs de développement durable et des grands travaux par intérim à l’ouverture de l’atelier francophone régional sur les résultats (GAR) et les modes de consommation et de production durables (MCPD).

Cet atelier, a-t-il souligné, relève d’une bonne démarche visant à développer au niveau des cadres les compétences idoines pour une meilleure prise en charge des ODD. Il doit contribuer à «réduire le champ d’amateurisme et d’improvisation» ayant freiné les bons élans et initiatives pris par les gouvernements. A cet effet, le ministre Gustave Sonon a précisé que la formation portera sur l’appropriation des objectifs et des accords qui y sont liés, sans oublier les outils de gestion de la durabilité et les techniques et méthodes des ODD aux politiques nationales et sectorielles. Au-delà de ces notions, il a souhaité des échanges d’expériences et de bonnes pratiques qui pourraient déboucher sur la création d’une plate-forme des experts francophones en matière de durabilité.
Pour Nicolas Biron, directeur du Bureau régional Afrique de l’Ouest de l’OIF, il revient à la Francophonie de poursuivre et d’accélérer ses actions en matière de développement durable. De même, il a rappelé quelques enjeux auxquels doit s’intéresser le présent atelier. Notamment, il s’agit de l’élaboration d’un document stratégique de planification du développement durable conforme aux engagements pris en septembre 2015, le rôle des autorités locales, la prise en compte des aspirations et priorités des populations locales dans les documents de planification nationaux, l’analyse et l’identification des besoins de compétences en développement durable, etc. Au regard de ces enjeux, Nicolas Biron a fait savoir que l’OIF souhaite favoriser les synergies et la cohérence des interventions à tous les niveaux afin d’y répondre efficacement.
A son tour, Arab Hoballah, chef du service Mode de consommation et de production durables du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, a relevé le rôle majeur des indicateurs servant à mesurer les ODD. Pour ce faire, il est important, selon lui, que les pays soient dotés des outils efficaces pour évaluer les progrès réalisés au niveau des ODD et informer les gouvernements, les élus, les collectivités locales, les entreprises, les citoyens et la société civile des évolutions de l’économie, de la société et des pressions exercées sur l’environnement.
Les participants à cet atelier sont des cadres venus du Bénin, du Mali, du Niger, de la Guinée, du Sénégal, du Madagascar, du Burkina Faso, du Canada, du Togo, de la République démocratique du Congo, du Tchad et de la Côte d’Ivoire ?

Actualités 15 déc. 2015


Deuxième session ordinaire du Conseil national du Travail: Sous le signe d’une législation fondée sur le dialogue social

Le Conseil national du Travail tient depuis ce lundi 14 décembre à Cotonou, sa deuxième session ordinaire au titre de l’année 2015. Une rencontre au cours de laquelle, ses membres auront une fois encore l’occasion de se pencher sur des sujets sensibles relatifs au milieu du travail.

Le maintien de la paix sociale est une condition indispensable pour le développement d’un pays. C’est conscient de cette réalité que le représentant des travailleurs au sein du Conseil national du Travail (CNT), Daniel Ataïgba rappellera que le dialogue social doit se faire au Bénin avec les partenaires sociaux et non à Genève. Il a affirmé que le gouvernement n’anticipe pas souvent sur les questions qui fâchent.

Aussi, a-t-il attiré l’attention du gouvernement sur les engagements qu’il a pris avec les enseignants et qui prennent effet à partir de janvier 2016.
Les employeurs ont, quant à eux, des inquiétudes par rapport au fonctionnement sporadique du CNT et surtout sur le sort des textes examinés, notamment le Code du travail.
Le secrétaire général du ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle,
Ernest Djagoun Afouda, a rappelé que le gouvernement, conscient de l’importance du dialogue social, prend toutes les mesures qui traduisent sa volonté et sa disponibilité pour asseoir un dialogue franc et sincère avec les partenaires sociaux et ce, dans un environnement qui tienne compte du respect des lois de la République et des réalités socio-économiques du Bénin.
Il a félicité les membres du CNT qui, tout au long de leur mandat, ont eu à examiner et à adopter des textes qui viendront enrichir l’arsenal juridique du pays sur le plan social.
Au cours des travaux, les membres auront à examiner les rapports des premières sessions ordinaires du Conseil national du Travail au titre des années 2014 et 2015. De même, ils examineront le projet de décret portant mesures de sécurité et de santé au travail dans l’agriculture.
Des documents dont l’étude revêt, selon le secrétaire général du ministère en charge du Travail, une importance et dont l’examen permettra , pour le premier, de valider le contenu des rapports ; et pour le second, de doter le secteur agricole de textes subséquents qui visent la réduction sensible des nombreux risques professionnels liés à l’agriculture, l’élevage, la pêche et certains travaux de transformation de produits agricoles exacerbés par la mécanisation et l’usage des produits phytosanitaires, sources d’ accidents, de maladies et de décès.
L’examen, l’étude et l’adoption du projet de décret portant mesures de sécurité et de santé au travail dans l’agriculture, au-delà de son caractère enrichissant des textes juridiques, est la garantie d’une protection efficiente de la sécurité et la sauvegarde de la santé des travailleurs du secteur agricole ?

Actualités 15 déc. 2015


Perfectionnement en police judiciaire: Les stagiaires de la 13e promotion du CPPJ sur le terrain

Le Centre de perfectionnement de la Police judiciaire (CPPJ) a libéré la promotion du 13e stage des unités judiciaires pour la sécurité intérieure et le maintien de la paix. La cérémonie de sortie officielle de ces stagiaires s’est déroulée jeudi 10 décembre dernier dans les locaux du centre à Porto-Novo, en présence du directeur général adjoint de la Gendarmerie nationale, le colonel Soumaïla Yaya.

Ils sont au total 24 gendarmes et policiers membres du 13e stage des unités judiciaires pour la sécurité intérieure et le maintien de la paix à recevoir jeudi 10 décembre dernier, leurs parchemins au Centre de perfectionnement de la Police judiciaire. Les récipiendaires proviennent de sept pays d’Afrique francophone, à savoir le Bénin, le Niger, le Togo, le Sénégal, la Guinée Conakry, le Mali et le Burkina Faso. Ils ont renforcé du 16 novembre au 10 décembre dernier, leurs capacités en Police judiciaire et ont parfait leurs études en directeur des opérations, en directeur d’enquête et en directeur des techniques d’identification criminelle. Selon le chef d’escadron JilesYèkpè, directeur des études au CPPJ, les 24 récipiendaires sont aguerris pour mieux gérer désormais en professionnels efficaces les enquêtes judiciaires de grande envergure et les crimes. Ils ont été spécifiquement formés dans la découverte de charnier, du trafic de stupéfiants et des catastrophes aériennes. Jiles Yèkpè a félicité les stagiaires pour le sérieux dont ils ont fait preuve tout au long des quatre semaines de stage. Ce qui lui permet d’affirmer sans ambages que les objectifs assignés à ce cours de stage sont atteints. Mais il a demandé aussi aux récipiendaires de ne pas dormir sur leurs lauriers. Il faut qu’ils continuent de se cultiver pour mériter davantage leurs parchemins. Le directeur des études du CPPJ n’a pas manqué de témoigner sa gratitude à l’endroit aussi de la Cedeao qui a financé de bout en bout ce stage. Jiles Yekpè souhaite que ce partenariat entre le CPPJ et l’organisation sous-régionale se renforce davantage pour la consolidation de la paix et la sécurité au niveau des pays membres. Il a félicité aussi le gouvernement béninois et tous les membres de l’encadrement pour leurs soutiens qui ont permis de faire de ce 13e stage un succès.

Les 24 gendarmes et policiers récipiendaires ont promis, par la voix de leur porte parole, Mahè Akalalo, d’honorer les parchemins reçus. Ils s’engagent à mettre en application sur le terrain, les enseignements reçus dans la lutte contre l’insécurité, dans leurs pays respectifs. Un engagement que salue le directeur général adjoint de la Gendarmerie nationale, le colonel Soumaïla Yaya. Ce stage de perfectionnement fait des récipiendaires, des spécialistes capables d’intervenir avec professionnalisme sur des situations de grande criminalité et les théâtres de maintien de la paix. L’importance de ce stage n’étant plus à démontrer, le directeur général adjoint de la Gendarmerie a lui aussi félicité la Cedeao les Etats-Unis d’Amérique et le gouvernement béninois pour leur accompagnement constant au profit du CPPJ pour l’atteinte de la mission de ce centre à vocation régionale pour le perfectionnement en Police judiciaire?

Actualités 14 déc. 2015


Avec "Alogo", premier album: Alain Constant Alladayè donne une autre dimension à sa carrière

Plus qu’un simple musicien et un accompagnateur sur scène, Alain Constant Alladayè peut se considérer désormais comme un artiste complet avec la production de son premier album solo, Alogo, lancé il y a quelques jours à Cotonou.

L’amour, la vie, sa fille, le quotidien… ce sont là, quelques sujets importants abordés dans le tout premier album solo de celui qui se fait affectueusement appeler Alino Yes Papa. Le nom est assez connu dans les couloirs des arts de la scène. Sa musique l’est tout autant. Et ce sont, sans doute, ces éléments qui ont contribué à forger cet album de dix titres «Alogo» dont le lancement officiel a mobilisé les abonnés du centre culturel «Yes Papa». En effet, le nom, la carrière et la musique de Alino s’associent intimement à cet centre dont il est le précurseur et qui se veut le laboratoire des musiques urbaines. Y défilent, de nombreux artistes aux profils divers sans autre forme de considération.

Le premier album d’Alino s’est voulu même, on peut le dire, la synthèse de toutes ces musiques qu’il a accompagnées des années durant. Mais fidélité oblige, à une philosophie, il ne s’est pas pour autant écarté de ce que lui et ses pairs du groupe Zem proposaient entre temps. On peut seulement observer qu’Alino Yes Papa qui entend faire aimer son style "Pop World Traditionnel", ne l’a pas oublié. Au total, dix titres à travers lesquels le mélomane trouve son compte, peu importe son goût. Un délice, pourrait-on dire, quand on connaît le talent d’Alino Yes Papa qui, même s’il en est à son premier album de solo, n’est pas moins un artiste confirmé qui a fait ses preuves.
Le lancement officiel ponctué d’un concert live en était d’ailleurs l’illustration grandeur nature. "Je chante, pour louer Dieu et exalter l’amour, mais aussi pour consoler et bercer les enfants. Je n’oublie pas les vaillantes mamans à qui je rends également hommage dans mes chansons", confie le pape de «Yes Papa». Musicien, compositeur, interprète et guitariste, Alain Constant Alladayè qui s’est fait accompagner de certains de ses pairs Christy Jo, Lèkan, Yes Mama, RoBass… offre son premier album comme le début d’une autre aventure après celle des cabarets, des animations et ambiances de nuit dans lesquels il s’est illustré pendant de nombreuses années.

Culture 14 déc. 2015


Obsèques officielles du Général à Natitingou: Mathieu Kérékou conduit à sa dernière demeure

Les obsèques officielles du général Mathieu Kérékou ont connu leur apothéose, samedi 12 décembre dernier où il a été conduit à sa dernière demeure, après de vibrants hommages au stade municipal de Natitingou.

La dernière messe d’enterrement du général Mathieu Kérékou a encore mobilisé tout le gratin politico-administratif béninois. Aux côtés du chef de l’Etat, Boni Yayi, son homologue togolais, Faure Gnassingbé qui, deux jours plus tôt, était déjà présent aux hommages du stade de l’amitié de Cotonou.
Sous l’égide de Mgr Pascal N’Koué, archevêque de Parakou, le culte catholique a offert l’occasion de rendre un dernier hommage à l’une des personnalités phares de l’histoire politique du Bénin. Mais l’Eglise retient surtout la foi inébranlable de Mathieu Kérékou qui, même pendant la période révolutionnaire, n’a jamais remis en cause sa foi en Dieu et ses croyances aux valeurs du catholicisme. «La preuve en est que nous avons reçu son livret de catholicité qui montre qu’il a toujours souscrit aux deniers de culte, même pendant la période révolutionnaire», témoigne le père célébrant.
Monseigneur Paul Vieyra, évêque de Djougou a aussi témoigné de l’amour que porte Mathieu Kérékou pour son pays le Bénin. «S’il n’y a pas eu d’effusion de sang pendant la période de transition, nous le devons à lui. Il puisait son humilité de la crainte de Dieu», affirme-t-il, avant de demander au défunt de continuer à supplier dans l’au-delà afin que jamais le sang de Béninois ne soit versé pour des raisons politiques.
Les témoignages n’ont pas tari sur le parcours et les valeurs intrinsèques de l’homme du 26 octobre 1972. Pierre Osho, ancien ministre et compagnon de vieille date du Général reconnait en lui un artisan du dialogue et la paix. «Mathieu Kérékou était tout simplement un authentique descendant de notre terroir, un militaire accompli, un patriote inflexible, un vrai chef », témoigne-t-il. Pour lui, l’ancien président de la République a toujours abhorré l’injustice à l’égard de quiconque, et manifesté une sollicitude constante à l’égard des «masses populaires». «Notre vaillant peuple est le témoin oculaire de votre brillant parcours sur cette terre du Bénin. Lui seul peut, à la lumière de son expérience et jusqu’à la fin des temps, passer le témoin à de nouveaux dirigeants patriotes et responsables, et pérenniser cette féconde et impérissable contribution à faire du Bénin un peuple réconcilié avec lui-même et avec son histoire, un peuple uni et déterminé dans la voie d’un authentique renouveau démocratique, dans la voie de la modernité et du progrès», conclut-il.

Un père protecteur

Marina Kérékou témoigne que Mathieu Kérékou a été pour ses enfants une réelle béquille dont la disparition crée un vide dans leur existence. «Au-delà de ce que tu as été comme dirigeant, pour nous tes enfants, tu étais simplement un papa bien-aimé, toujours bienveillant, protecteur et rassurant en dépit de ton caractère réservé. Tu resteras toujours notre modèle», confie-t-elle, rappelant que Mathieu Kérékou est toujours resté fidèle à ses valeurs. Le colonel Montand Kérékou a tenu à remercier tout le peuple béninois pour avoir témoigné son amour pour le Général pendant toute cette période de deuil et surtout les temps forts des obsèques officielles. Il en veut pour preuve le nombre important de Béninois, du sud, du centre comme du nord, qui se sont mobilisés vendredi dernier sur le parcours lors du transfert du corps de Cotonou à Natitingou.
Le président de la République a réitéré toute la reconnaissance du peuple béninois au Général. «Nous sommes ici pour poursuivre les hommages », affirme-t-il. De ses échanges avec son prédécesseur lors de la passation de charge le 6 avril 2006, il retient surtout l’intérêt de ce dernier pour la jeunesse. «Comme vous, nous sommes attachés à la formation de la jeunesse», affirme-t-il. Cet attachement, indique Boni Yayi, se traduit lors de ses deux mandats de président par la construction de nombreuses salles de classes, la construction des centres universitaires ou encore la prise de mesures de gratuité dans l’enseignement primaire et dans l’enseignement secondaire pour les filles. Pour l’importance que le Général accorde à l’éducation des filles, le chef de l’Etat a ainsi décidé de baptiser le Lycée militaire des filles de Natitingou, Lycée militaire des jeunes filles Mathieu Kérékou. « Prenons l’engagement d’incarner les valeurs qu’il a incarnées », conseille-t-il.
Mathieu Kérékou a été inhumé dans l’intimité familiale dans le mausolée familial sis sur la montagne à Dassagaté, où reposent également sa maman et son grand-frère ¦

Actualités 14 déc. 2015


Obsèques officielles du Général à Natitingou: Ferveur et enthousiasme autour d’un patriarche rassembleur

C’est dans une effervescence digne d’un grand jour de fête, marquée par une cavalcade, une interminable haie d’honneur et des ovations nourries le long des artères pavoisées, que les habitants de la cité de Kobourou ont dit adieu au général Mathieu Kérékou.

L’homme du 26 octobre 1972 avait entamé son dernier voyage vers la terre qui l’a vu naître, non pas dans la démarche élégante à pas pesants, le regard fixe et grave qu’on lui connaît mais plutôt dans son cercueil conduit. Vanité des vanités, c’est le passage obligé et la fin de tout mortel. Quoique personne n’ait clairement vu la bière qui contenait la dépouille parmi la myriade de véhicules alignés en direction pour Natitingou, l’accueil du cortège funèbre a été chaleureux et grandiose à Parakou.

Il sonnait 13h40 ce vendredi 11 décembre quand la caravane s’est immobilisée devant l’hôpital d’instruction des armées à Parakou. Là, attendaient autorités préfectorales, municipales, rectorales, membres de la Conférence administrative départementale du Borgou-Alibori et une foule immense d’anonymes. En précurseurs, les fils Moïse et Modeste Kérékou étaient descendus quelques minutes plus tôt pour les civilités habituelles. Poignées de mains, accolades et tapes amicales et autres gestes de salutation sont accompagnés des mots : courage, compassion, condoléances.
A l’arrivée du cortège, le ministre d’Etat, Alassane Soumanou, l’ancien ministre Marie-Elise Gbèdo se tapent un bain de foule et haranguent. «Kérékou ! Kérékou !...», reprennent en chœur les écoliers, élèves et autres curieux massés le long de la voie, agitant fanions, drapeaux et banderoles dédiés à l’ancien président de la République. L’on pouvait y lire: «Général Mathieu Kérékou, merci pour le précieux héritage que tu nous as laissé», «Papa Mathieu Kérékou, vas en paix et veille sur notre cher et beau pays, le Bénin», «Mathieu Kérékou, grand homme d’Etat, dors en paix», «...Un repos éternel à notre très regretté président, le général Mathieu Kérékou, «Adieu mon général», « Papa national, tu resteras à jamais gravé dans nos mémoires ».
Pendant une dizaine de minutes, le préfet Salamatou Kora Ponou, le député Rachidi Gbadamassi, le ministre Aboubacar Yaya et d’autres sont intervenus. Leurs hommages sont empreints d’éloges, de reconnaissance, de témoignages, de prières et de chants révolutionnaires. L’humilité et la vie simple de l’homme, son caractère de rassembleur, le patriotisme, la culture de la paix et l’unité nationale qu’il incarnait, sont mis en exergue.
Puis, le cortège s’est ébranlé vers le Carrefour-Hubert-Maga avec des colonnes de cavaliers. Tout au long de la voie, par milliers, hommes et femmes de tous âges, de toutes confessions religieuses et de tous bords politiques, s’enthousiasment. Certains arborent des tee-shirts, des casquettes, des chemises, des posters à l’effigie de l’illustre disparu. De la sortie sud à la sortie nord de Parakou en passant par le carrefour-Hubert Maga, le marché Arzèkè, la mairie de Parakou, la préfecture Borgou-Alibori, le carrefour de la Municipalité (carrefour trois banques), le carrefour-Alwouda, la mobilisation n’a pas faibli. Il est difficile de se frayer un chemin au passage du cortège qui aura passé une cinquantaine de minutes sur le territoire communal de Parakou. Les ruelles sont bondées de monde. Personne ne voulait se faire conter l’événement du retour à Natitingou de celui qui a battu le record de longévité au pouvoir (27 ans en tant que chef d’Etat) et dont le parcours atypique et les sacrifices consentis pour le peuple constituent tout un symbole et un modèle pour les citoyens. Les forces de sécurité déployées en grand nombre ont du mal à contenir la foule de curieux qui faisaient à peine attention au soleil ardent qui dardait de ses rayons. Nombreux sont devenus chasseurs d’images. Les cameras, smartphones et autres téléphones portables sont mis à contribution pour immortaliser ces instants afin d’en parler à ceux qui ne les ont pas vécus et certainement aux générations futures. Même mort, Kérékou rassemble les Béninois de tous les horizons. Enigmatique Kaméléon !

Actualités 14 déc. 2015


Obsèques officielles du général Kérékou: La mémoire du grand homme d’Etat saluée

Aux grands hommes disparus, des hommages mérités. Le président Mathieu Kérékou a reçu les siens, jeudi 10 décembre au stade de l’Amitié de Kouhounou à Cotonou. Toutes les composantes de la nation de l’illustre disparu ont salué aussi bien l'œuvre que la mémoire. C’était sous l’égide du président de la République Boni Yayi et ses invités de marque : les présidents Muhamadu Buhari du Nigeria, Faure Gnassingbé du Togo, Mahamadou Issoufou du Niger, ainsi qu’une forte délégation venue des pays frères et amis de la sous-région et du continent.

Une présence massive pour des hommages mérités à un disparu !

Le grand retard accusé par la cérémonie d’hommages au général Mathieu Kérékou n’a rien enlevé à sa solennité. Toutes les forces vives de la nation se sont mobilisées comme un seul homme pour rendre à l’homme d’Etat les hommages dus à son rang. Décors majestueux, organisation qui se veut digne des grands moments. Il ne manquait que la mobilisation de la foule pour que la fête soit totale. Toutefois le général président peut se réjouir d’avoir, une fois encore, rassemblé le gratin de personnalités sociopolitiques du pays : les anciens collaborateurs sous l’ère de la Révolution et du Renouveau démocratique, soldats, hommes de rang, les cadres de l’administration à divers niveaux, tous étaient présents.

Au cours de la prière liturgique le Nonce apostolique, Brian Udaigwe est revenu sur les qualités d’homme d’Etat du fils de Kouarfa qui a su gravir les échelons pour devenir, par la force des choses le premier magistrat du pays. Puis, il a loué ses qualités intrinsèques : le don de soi, l’humilité et son amour pour sa patrie. A sa famille, le prélat a demandé de prier. «Dieu a donné et Dieu a repris», pour le reste, il n’y a que la prière, a confié le Nonce. A son tour le président Yayi Boni a beaucoup insisté sur la douleur qui étreint chaque Béninois depuis l’annonce de la disparition de l’ancien président. «Mon général, ce n’est qu’une séparation physique. Vos œuvres parleront encore longtemps pour vous. Vous demeurez présent spirituellement parmi nous, et la flamme de la démocratie allumée à la faveur de la Conférence nationale demeure une boussole pour le peuple», a indiqué le président de la République.

Condoléances des pays étrangers

A sa suite le président nigérian Muhamadu Buhari a, au nom de ses pairs de la sous-région, salué lui aussi la mémoire du grand homme d’Etat qu’a été le général Kérékou. Il a présenté les condoléances de son pays et du peuple frère du Nigeria ainsi que celles des autres pays de la sous-région à la famille éplorée.
Au nom de celle-ci, l’ambassadeur Moïse Kérékou a dit toute la gratitude des fils, filles et des autres membres de la famille à la nation toute entière pour le soutien, la marque de sympathie depuis l’annonce de la disparition de leur géniteur et père de la nation. «Ce n’est pas seulement notre deuil, c’est également celui de la nation» a-t-il indiqué avant d’exhorter tout le monde à faire de cet instant un moment de méditation. Il a également rappelé les qualités intrinsèques du disparu. «Celui-là qui a su sacrifier sa vie pour le peuple. Il a fait le renoncement de soi pour le peuple. Bel exemple que de renoncer à soi pour l’autre», a-t-il insisté. Puis rappelle-t-il, que ce sacrifice doit être le ciment de tout le peuple du Nord au Sud. Que chacun s’appuie sur ce socle pour faire décoller le pays. Utilisons la douleur qui étreint nos cœurs pour montrer au monde entier que nous sommes un peuple solidaire», a ajouté Moïse Kérékou, au nom de sa famille. Il a également salué, au nom des siens, la présence des chefs d’Etat étrangers à cette cérémonie.
Cette phase protocolaire de la cérémonie a été suivie de recueillement des différentes personnalités et autres devant la dépouille. Au terme de la cérémonie, la dépouille du général Mathieu Kérékou a été exposée dans la grande salle du palais des Sports pour y recueillir les hommages des autres corps constitués de la nation.

Kouhounou, stade Mathieu Kérékou

La grande surprise de cette cérémonie d’hommages au président Mathieu Kérékou aura été le nouveau nom de baptême du stade de l’Amitié. «Pour immortaliser votre nom, mon général, j’ai décidé, avec mon gouvernement, que le stade de l’amitié soit rebaptisé stade de l’Amitié Mathieu Kérékou ». Une annonce accueillie par un tonnerre d’applaudissement. 42 ans après sa construction, le stade de l’Amitié sino-béninoise prend le nom du président sous qui il avait été érigé. Belle manière de rendre immortel celui sous qui le plus grand stade du pays a été construit.

Actualités 11 déc. 2015


Obsèques du président Mathieu Kerekou: Les hommages des Forces armées au Camp Guézo

Décédé le 14 octobre dernier à Cotonou, l’ancien président de la République, le général Mathieu Kérékou a reçu les honneurs de ses frères d’armes. C’était au Camp militaire Guézo à Cotonou, plus précisément à la Place d’armes, en présence du chef de l’Etat, le président Boni Yayi, des membres de son gouvernement, de la haute hiérarchie de l’Armée, des soldats et hommes de rang et anciens collaborateurs du défunt.

C’est peut-être parce qu’il y est venu les pieds devant et pour la dernière fois, que l’accueil à lui réservé mercredi 9 décembre dernier au Camp Guézo a été davantage solennel. En tout cas, il y avait un monde impressionnant composé d’éminentes personnalités socio-politiques du pays pour rendre un dernier et vibrant hommage à Mathieu Kérékou. C’était dans une discipline militaire que ses frères d’armes ont su lui rendre un hommage digne de son rang.

A 16h 50 mn, la dépouille pénètre l’enceinte du camp dans un silence pesant. Command-car drapé aux couleurs nationales, des couronnes qui garnissent un cercueil marron clair et brillant recouvert du drapeau tricolore du Bénin. Le cercueil est descendu du command-car puis installé sur un catafalque trainé par huit officiers provenant des différents corps composant les forces de sécurité et de défense du pays. Devant eux, trois jeunes dames : une policière et deux militaires tenant en mains des couronnes et une photo du général en tenue kaki et képi sur la tête. Après 15 bonnes minutes de tours de la place, la dépouille sera immobilisée au milieu de la haie formée par la garde d’honneur en face du podium des officiels.
Ambiance lourde et pesante. Les visages sont fermés. Le silence qui a envahi les lieux est rompu de temps à autre par la musique militaire.
Au cours d’un témoignage ponctué de 21 coups de canon, le chef d’état-major général des Armées, le général Awal Bouko Nagnimi retrace le parcours à tout le moins élogieux du disparu: enfant de troupe, soldat, officier, chef d’état-major de l’Armée dahoméenne, général…Bref, l’enfant de Kouarfa a eu un parcours exceptionnel, selon le témoignage du chef d’état-major général des Armées.
A sa suite, intervient le chef de l’Etat. Dans un témoignage émouvant, le président Boni yayi a salué la mémoire de l’illustre disparu, son parcours et surtout son œuvre militaire. « La nation béninoise vit actuellement un moment difficile. Mathieu Kérékou est un homme exceptionnel. Une perle unique qui a marqué l’histoire de notre pays.», a-t-il dit en présentant les condoléances des forces de défense et de sécurité à la famille de l'illustre disparu. «Par cette cérémonie, nous partageons nos douleurs en ces lieux chargés d’histoires militaires», poursuit Boni Yayi qui révèle que pendant les dix années passées à la tête du pays, qu’il a eu droit au soutien des forces de sécurité et de défense. «Je témoigne aujourd’hui que vos frères d’armes continuent de respecter leur engagement en retournant dans les casernes, pour veiller sur les populations et accompagner le développement. C’est une Armée républicaine organisée, soucieuse de ses responsabilités», a confié le chef de l’Etat. Il a saisi l’occasion pour dire sa gratitude au général Mathieu Kérékou, devant ses frères d’armes. «Votre départ n’est qu’un symbole. C’est une lourde responsabilité, que ce soit moi qui vous conduise dans votre dernière demeure. Cher papa, merci pour tout ce qui a été fait pour notre pays. Bon repos. Par ta foi, le Père Céleste veillera sur nous. Adieu mon général. Que la terre vous soit légère ! », a-t-il indiqué pour mettre un terme à son intervention.
Témoignages. L’étape des témoignages du chef de l’Etat a été suivie du recueillement. Ce fut d’abord le chef de l’Etat et les membres de son gouvernement. Puis s’ensuivra le tour des anciens ministres en charge de la Défense et de la Sécurité, les chefs d’état major général des Armées, les directeurs généraux des forces de sécurité et assimilés, les généraux, les retraités, puis les attachés militaires et enfin, les responsables des 7 composantes des forces de défense et de sécurité.
Après l’instant de la sonnerie aux morts, un défilé funèbre des troupes a mis fin à la cérémonie¦

Actualités 11 déc. 2015


Priorités de recherches et de développement agricole en Afrique de l’Ouest: Convenir des mécanismes de financement durable de la filière maïs

L’atelier régional de restitution de l’étude sur le financement de la filière maïs en Afrique de l’Ouest s’est ouvert, mercredi 9 décembre à Cotonou. Il est organisé par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF/WECARD), partenaire de l’Union économique et montétaire ouest africaine (Uemoa) dans la mise en œuvre des priorités de recherche et de développement agricoles de la sous-région depuis le 17 septembre 2014 pour une période de 3 ans, 2014-2016.

Au cours de ces dix dernières années, l’attention a été focalisée sur les petits agriculteurs. Des experts ont élaboré des méthodes innovantes pour améliorer leurs productivités et les entreprises se sont efforcées à mieux les intégrer dans les chaines de valeurs agricoles afin que leurs revenus soient améliorés. La production, la transformation, le stockage et la commercialisation exigent une mise à niveau pour pouvoir ensemble soutenir une économie croissante. Encore qu’il ne faudrait pas occulter la question de l’accès aux financements qui joue un rôle important dans une approche beaucoup plus globale des chaines de valeurs qui relient les agriculteurs aux marchés.

C’est dans ce contexte, a indiqué le directeur général de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab), David Arodokoun, que s’inscrit la convention entre le CORAF/WECARD et l’Uemoa pour la mise en œuvre d’une politique agricole à travers les priorités de recherches et de développement au sein de l’espace ouest africain. Parmi les priorités de recherches identifiées, David Arodokoun qui représentait le directeur exécutif du CORAF/WECARD, a fait remarquer qu’il y a celle portant sur le développement des systèmes adaptés et durables de financement de la production, de la transformation et de la commercialisation du maïs. Elle a d’ailleurs fait l’objet, a-t-il déclaré, d’une étude approfondie par le CORAF/WECARD au terme de laquelle des modèles de financement durable de la chaine de valeur maïs avaient été identifiés.

Des objectifs précis

Ainsi, au cours du présent atelier, se propose-t-il de restituer les résultats de l’étude commanditée, de prendre connaissance des observations des participants et de convenir de façon consensuelle des mécanismes de financement à promouvoir pour chaque maillon de la chaine de valeur maïs au niveau de l’Afrique de l’Ouest, en tenant compte des contraintes sur le terrain. Selon le directeur général, David Arodokoun, cette rencontre participe du souci de voir l’agriculture se transformer, de manière à réduire la pauvreté, éradiquer la famine et assurer une croissance durable et inclusive en Afrique de l’Ouest. Il a également, en sa qualité de coordonnateur du système national de recherches agricoles, remercié le CORAF/WECARD et l’Uemoa pour l’esprit de suite qui leur ont permis d’accorder l’opportunité au Bénin d’abriter cet atelier. «Il permettra de renforcer les activités du Centre national de spécialisation sur le maïs basé au Bénin dans le cadre de la mise en œuvre du programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest», a-t-il poursuivi.
Pour le gestionnaire du Programme politique, institution, marché et commerce du CORAF/WECARD basé à Dakar au Sénégal, Youssouf Camara, l’objectif de l’atelier est d’identifier les maillons porteurs de la chaine de valeur maïs et de voir le type de financement qui pourrait aider à booster leur développement dans la zone Uemoa. Les maillons dont il s’agit concernent la production, la transformation et la commercialisation du maïs. En fonction de chacun des principaux nœuds de cette chaine de valeur maïs, des modèles de financements importants et surtout pertinents seront identifiés et proposés aux décideurs des Etats membres de l’espace sous-régional, a expliqué Youssouf Camara.
L’atelier qui s’achève demain vendredi 11 décembre, tient son importance du fait que le maïs constitue aujourd’hui la principale spéculation cultivée dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest dont le Bénin. Il enregistre la participation d’une trentaine de personnes représentants les pays impliqués dans l’étude, des spécialistes de la chaine de valeurs maïs et des partenaires techniques et financiers?

Economie 11 déc. 2015


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