La Nation Bénin...
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Une bonne vingtaine de dossiers constitue le menu de la cinquième session extraordinaire de l’année 2015 qui s’ouvre lundi 21 septembre prochain à l’Assemblée nationale. De quoi occuper les députés pendant quinze jours ouvrables.
Les députés renouent avec l’hémicycle dès le lundi 21 septembre prochain. Ils vont ouvrir les travaux de la session extraordinaire, la cinquième de l’année demandée à la fois par certains d’entre eux et par le gouvernement. Cette session extraordinaire devra permettre à l’institution parlementaire d’examiner et d’adopter en priorité son projet de budget pour l’année 2016. Lequel sera ensuite intégrer dans le projet de budget général de l’Etat, gestion 2016 avant sa transmission à l’Assemblée nationale pour adoption. Outre ce point, les députés signataires de la demande d’ouverture de la session extraordinaire ont inscrit d’autres points dont le dossier de la mise en conformité avec la Constitution béninoise de la loi portant Code de l’enfant en République du Bénin et l’élection du deuxième questeur de l’Assemblée nationale suite à la démission de l’occupant du fauteuil, le député Georges Bada, désormais élu maire de la commune d’Abomey-Calavi. Les députés n’auront pas que ces trois dossiers à examiner. Le gouvernement leur en a ajouté 14 autres dont cinq concernent l’examen des projets de lois portant règlement définitif du budget général de l’Etat, gestion 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013. Il y a ensuite des autorisations de ratifications d’accords de financement. Il s’agit du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé avec le Fonds koweitien pour le développement économique arabe (FKDEA) dans le cadre du financement partiel du projet de construction et d’équipement de l’hôpital de zone de Tchaourou et de six (6) centres de santé, du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 22 juillet dernier entre la République du Bénin et la Banque ouest africaine de développement (BOAD), dans le cadre du financement partiel du projet de pavage de rues et d’assainissement dans 12 villes (Allada, Banikoara, Bantè, Bassila, Covè, Djidja, Glazoué, Gogounou,Matéri, Ouèssè, Ségbana et Toffo) en République du Bénin, du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé entre la République du Bénin et l’Association internationale de Développement (AID) dans le cadre du deuxième financement additionnel du Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU).
Autres autorisations de ratification
A ces dossiers d’autorisations de ratifications, le gouvernement ajoute le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé à Maputo le 10 juin 2015 entre la République du Bénin et le Fonds saoudien de développement (FSD) dans le cadre du financement additionnel du Projet de protection de la côte à l’Est de la ville de Cotonou, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt et d’ISTISNA’A signé à Maputo le 09 juin 2015 entre la République du Bénin et la Banque islamique de développement (BID) dans le cadre du financement partiel du Projet de développement des périmètres
irrigués en milieu rural (PDPIM), le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé par échange de courrier, le 07 avril 2015 entre la République du Bénin et EXIMBANK de Chine dans le cadre du financement du Projet de développement des infrastructures des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication Large Bande Nationale (PDI2T).
Les autres dossiers du gouvernement portent sur le projet de loi uniforme relative aux comptes dormant dans les livres des organismes financiers des Etats membres de l’UEMOA, le projet de loi uniforme sur les contentieux des infractions à la
règlementation des relations financières des Etats membres de l’UEMOA et le projet de loi uniforme portant règlement des Bureaux d’Information
sur le Crédit (BIC) dans les Etats membres de l’UEMOA. Ce qui fait une bonne vingtaine de points à l’ordre du jour de cette cinquième session extraordinaire de l’année 2015. Ainsi, les quinze prochains jours seront sans repos pour les députés.

Du 21 au 26 septembre prochain, le Bénin organise pour une cinquième fois « la semaine de l’Internet». Pour annoncer l’évènement au grand public, le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi a animé hier jeudi 17 septembre à Cotonou, une conférence de presse. Il était entouré pour la circonstance de quelques collaborateurs.
La cinquième édition de la «semaine de l’Internet» a pour thème: «Connecter le Bénin, un rêve à concrétiser».
Un thème qui, selon le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi, s’inscrit dans la vision de l’Union internationale des télécommunications de connecter le monde à travers sa série d’initiatives à savoir: «Connecter le Rwanda», «Connecter l’Afrique», «Connecter l’Asie», «Connecter l’Amérique», et celle du Bénin de devenir le quartier numérique de l’Afrique.
Aussi, a-t-il affirmé que le principal objectif visé par ce thème est de mobiliser les ressources humaines, financières et techniques nécessaires pour que toute la population béninoise soit connectée et puisse avoir un accès sécurisé aux technologies de l’information et de la communication.
Il a rappelé que les efforts déployés par les institutions de développement indiquent que pour améliorer les communications large bande, il est nécessaire d’investir à tous les niveaux de la chaîne logistique ; d’encourager les investissements privés ; de réformer la politique de développement du secteur des Tics et de stimuler la demande.
Etienne Kossi a aussi indiqué que pour l’atteinte des objectifs cités supra, son département ministériel a entrepris depuis 2011 des réformes dans le secteur qui ont conduit au vote de la Loi sur les communications électroniques et de la poste en 2014, à l’installation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste(ARCEP), à la création de deux agences à savoir : l’Agence béninoise du Service universel pour les Communications électronique et de la Poste (ABSU CEP) et l’Agence béninoise des technologies de l’Information et de la Communication (ABETIC).
Selon lui, les différents acquis de «la semaine de l’Internet» donnent le droit de rêver à un Bénin connecté qui sera le quartier numérique de l’Afrique.
Au cours de la « semaine de l’Internet», dont les activités auront lieu au stade de l’Amitié et au palais des Congrès, il sera organisé un concours d’Applications Web sur la gestion du foncier, des formations en Technologies de l’information et de la communication, des conférences-débats, un championnat Tic interuniversitaire. Un village numérique y sera également installé.

Le Bénin prépare activement sa participation à la 21è Conférence des Parties sur le changement climatique (COP 21) à Paris en décembre prochain. En prélude à cette rencontre de haut niveau, il est organisé depuis hier jeudi 17 septembre, un atelier au profit des négociateurs juniors climat, appelés à prendre la relève pour défendre les intérêts de la sous-région ouest- africaine lors desdites négociations. La rencontre se déroule à Cotonou et dure 72 heures.
Le Bénin est dans la dynamique de marquer d’un sceau particulier sa participation à la tenue prochaine à Paris de la 21è Conférence des parties sur le changement climatique (COP 21). C’est ce qui justifie l’organisation depuis hier à Cotonou, d’un atelier de renforcement des capacités de jeunes négociateurs sur le changement climatique. Cet atelier servira de tremplin pour mettre les participants dans le bain de la thématique du climat et balisera le terrain pour faire tâche d’huile à la COP 21.
L’atelier de Cotonou occupe une place de choix au regard des nombreux écarts qui attendent encore d’être comblés dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques et son financement. Sur ce point, le secrétaire du Comité permanent inter- Etats de lutte contre la Sécheresse dans le Sahel/Bénin (CILSS), Bio Irenée Aboudou, évoque les chocs climatiques sans précédent que subit l’espace CILSS-CEDEAO, et qui limitent les efforts en faveur de la sécurité alimentaire et du développement socio-économique des pays.
Théophile Worou, ministre en charge de l’Environnement au lancement officiel des travaux, n’a pas caché sa désolation face aux coups durs que reçoit l’Afrique de l’Ouest en matière de changement climatique. «Notre sous-région fait face depuis quelques années à une vulnérabilité accrue des précipitations et une recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations dont les incidences négatives affectent tous les secteurs prioritaires de nos économies», a-t-il évoqué. Au regard de ces menaces, le défi qui attend les négociateurs juniors climat africains est grand.
Fort de cette réalité, le secrétaire du Comité permanent inter-états de lutte contre la Sécheresse dans le Sahel/Bénin (CILSS), Bio Irenée Aboudou, souligne que «les résultats obtenus dans le cadre d’âpres négociations au cours des dernières Conférences des Parties sur le Climat sont encore en deçà des attentes des pays en développement, notamment du groupe Afrique et des pays de l’espace CILSS-CEDEAO». D’où l’atelier de Cotonou qui se propose de donner les outils nécessaires aux participants pour leur meilleure compréhension des discussions intergouvernementales sur le climat devant aboutir à l’accord de Paris. Ces assises sont surtout destinées aux jeunes négociateurs climat ouest-africain. Il s’agira pour les participants, détaille-t-il, de faire un décryptage des «enjeux techniques et économiques des négociations et de comprendre les rapports de forces géopolitiques». La rencontre selon lui, vise également à bâtir «des alliances stratégiques avec d’autres pays en vue de défendre les positions du groupe Afrique et des thématiques spécifiques de négociation de la zone ouest-africaine lors des négociations».
Attentes de l’Afrique de la COP 21
A la COP 21 à Paris, il est attendu l’adoption d’un nouvel accord sur le régime climatique post 2020. Le groupe Afrique souhaite qu’il soit applicable à tous et suffisamment ambitieux pour permettre d’atteindre l’objectif de limitation du réchauffement climatique de 1,5 degrés et qu’il soit doté d’une force juridique contraignante. Aussi, l’Afrique souhaite-t-elle, un objectif global pour l’adaptation et des engagements de soutien par les pays développés pour l’approvisionnement du Fonds vert.
Environnement 18 sept. 2015

Neuf mois après la tenue du deuxième forum sur l’éducation, la Coalition béninoise des Organisations pour l’Education pour Tous (CBO-EPT) s’indigne de la non-officialisation des actes ayant sanctionné les travaux. Les responsables de la coalition, ayant à leur tête leur président Thomas Kossi Cakpo, ont exprimé leurs inquiétudes face à cette situation, à travers une conférence de presse organisée, hier jeudi 17 septembre à son siège à Cotonou.
Les actes du deuxième forum de l’éducation ne sont pas rendus officiels neuf mois après la fin des travaux. Cette indisponibilité du document pourtant indispensable à la correction des dysfonctionnements du système éducatif indigne la Coalition béninoise des Organisations pour l’Education pour Tous (CBO-EPT) qui exprime ses inquiétudes.
Après une brève présentation de la Coalition béninoise des Organisations pour l’Education pour Tous (CBO-EPT) à travers sa mission, Thomas Kossi Cakpo, son président, a rappelé que les dysfonctionnements du système éducatif national ont conduit à la tenue du deuxième forum de l’éducation du 17 au 19 décembre 2014 pour y trouver des solutions. Ces assises, selon lui, ont abouti à des recommandations. Aujourd’hui, la CBO-EPT regrette que les recommandations issues de ces assises ne soient pas mises en œuvre. «Force est de constater que les résolutions de ce forum qui se veut être un forum de rupture pour la promotion d’une éducation inclusive de qualité au service du développement peinent à se concrétiser», a fait constater Thomas Kossi Cakpo.
Faisant le point, Berthe Tèhou, responsable à la communication de la CBO-EPT, a avancé que le deuxième forum a accouché d’une «soixantaine de recommandations». Toutefois, elle a constaté des goulots d’étranglement qui empêchent sa mise en œuvre. Au nombre de ceux-ci, elle a relevé que «les actes ne sont pas officiellement remis au chef de l’Etat». De même, a-t-elle poursuivi, le séminaire gouvernemental qui devrait suivre la remise officielle «se fait toujours attendre, neuf mois après la fin des travaux du forum».
Les propositions de la CBO-EPT
Pis, a-t-elle laissé entendre, «les acteurs éducatifs sont loin d’être informés du contenu des résolutions du deuxième forum et de son plan de vulgarisation». Pour elle, la non-officialisation des actes du forum constitue un blocage pour le reste du processus. C’est pourquoi, elle s’est demandé si le deuxième forum n’est pas en train de subir le même sort que le premier tenu en 2007 avec «49 recommandations dont seulement 8 ont pu être entièrement appliquées et 25 partiellement».
Soulignant que cette pléthore de recommandations expose à une dispersion des énergies lors de la mise en œuvre, Epiphane Azon, président de la Fédération nationale des Associations des parents d’élèves et d’étudiants du Bénin (FENAPEB), a indiqué «la nécessité de procéder à une priorisation» pour qu’il y ait réellement «rupture comme annoncé». La CBO-EPT a invité les autorités gouvernementales à mettre au premier plan 12 des recommandations. Celles-ci relèvent, de l’accès de tous les enfants à une éducation de qualité. A ce titre, la CBO-EPT a, entre autres, proposé des actions allant dans le sens de la mise à disposition des enseignants qualifiés et en nombre suffisant. «Le sous-secteur des enseignements maternel et primaire manquent de plus de 11 000 enseignants.
Au secondaire on dispose d’un professeur de Mathématiques et des Sciences physiques pour 400 élèves», a-t-il révélé, avant d’ajouter d’autres actions telles que l’évaluation objective de l’approche par compétence, le maintien des enseignants dans les salles de classe, une étude sur la gratuité de la scolarisation.
Dans le cadre du pilotage et de la gestion du système éducatif, Hervé Kinha, coordonnateur de la CBO-EPT, a proposé plusieurs actions dont la priorisation de la gestion des ressources humaines dans le secteur, la participation de la Société civile au processus d’élaboration d’un nouveau Plan de développement du secteur de l’éducation post 2015, la relecture du règlement intérieur des écoles primaires publiques datant de 1992, sans oublier l’augmentation du budget alloué au sous-secteur alphabétisation. «Actuellement, les ressources allouées à ce sous-secteur sont estimées à 0,16% du budget national», a relevé Hervé Kinha.

Les 11 et 12 septembre derniers à Porto-Novo, des dizaines d’impétrants étaient à l’école du savoir musical. A travers une session de formation initiée par l’artiste Jean Adagbénon, ils ont approfondi leurs connaissances et appris à se mettre dans la cadence du «Mass-go» et du «Go-on», deux concepts en vogue dans l’arène musicale béninoise ces derniers mois.
Sur la même lancée que ses pairs qui s’illustrent à travers les partages d’expériences, l’artiste Jean Adagbénon et l’ONG Jaya ont organisé à la suite de la première édition tenue l’année dernière, la seconde édition du stage d’initiation et de renforcement des capacités au profit des amateurs et des artistes semi-professionnels de la musique béninoise. Ledit stage s’est déroulé au centre CEMAAC de Koutongbé à Porto-Novo autour de huit modules de formation portant entre autres sur la batterie, le clavier, la guitare, les chants, les percussions, et l’animation des Disc-jokers. En dehors de l’initiateur lui-même, huit autres moniteurs ont assuré l’animation des ateliers. Quelques défaillances ont été notées par endroits et l’effectif de dix apprenants par atelier n’a pas été atteint à tous les niveaux. Mais cela est resté sans impact sur le déroulement des activités qui se sont déroulées autour du thème «Le Mass-go et le Go-on s’installent », puisqu’au-delà du stage, il était aussi question de promouvoir ces deux variantes qui sont venues se greffer il y a peu sur le patrimoine musical national.
«Mass-go» est dérivé du Massègohoun, un rythme traditionnel propre aux régions du département de l’Ouémé et singulièrement à la localité d’Avrankou. L’un des artistes qui l’a le mieux valorisé, c’est le regretté Yédénou Adjahoui. Ce que propose depuis peu Jean Adagbénon, à travers son «Mass-go», est une forme améliorée, si non la version modernisée du Massègohoun obtenue à partir de l’ajout d’autres instruments de musique comme la guitare et les claviers. «Le Mass-go se laisse apprécier tout comme le Massègohoun qui est avant tout une danse populaire, mais aussi très prisée par les personnes de la haute et moyenne classes de la société», explique l'artiste à la fin de la formation. Et à la question de savoir pourquoi il mise autant sur ce rythme, il répond par son originalité et l’identité qu’il confère à sa région d’origine. Raison pour laquelle il a été inscrit au cœur de cette formation afin d’y familiariser très tôt les artistes en herbes et surtout ceux des régions de Porto-Novo et environs. S’agissant du «Go-on», il est tout simplement la reprise modernisée de la danse qui accompagne le rythme «Massègohoun».
Au terme des deux jours de formation, les apprenants en plus des autres connaissances acquises, sont donc repartis assez outillés sur le Mass-go et le Go-on et en ont donné la preuve à une délégation de la municipalité de la ville de Porto-Novo conduite par le conseiller François Ahlonsou, venue les visiter au cours de leur séjour. Le conseiller a d’ailleurs fortement apprécié l’initiative et en a profité pour inviter d’autres partenaires à l'appuyer afin qu’elle grandisse davantage, comme le fait la Direction du fonds d’aide à la Culture. Pour l’initiateur, Jean Adagbénon, le ton était également à la satisfaction. En dépit des difficultés rencontrées, celui-ci estime que les séances et spectacles de démonstration et de restitution offerts par les impétrants témoignent du travail de qualité abattu par les moniteurs. Désormais, c’est sur la troisième édition que lui et son partenaire, l’ONG Jaya misent pour en offrir davantage.

Commencés le 4 septembre dernier à Brazzaville, les XIè Jeux africains prendront fin demain, samedi 19 septembre. Déjà, les différentes délégations dont celle du Bénin, ont commencé à faire le point de leur participation.
L’heure est désormais au bilan, à 24 heures de la fin des XIè Jeux africains. Au tableau des médailles desdits jeux, c’est l’Egypte qui, au classement, mène la danse avec pas moins d’une centaine de médailles dont une trentaine en or, suivie de l’Afrique du Sud, une soixantaine. A l’issue des épreuves le mardi dernier, la délégation sud africaine était à 55 médailles dont 23 en or, 17 en argent et 15 en bronze. Suivent, l’Algérie, la Tunisie et le pays hôte, le Congo, avec environ 25 médailles en or, argent et bronze confondues.
Loin derrière, arrivent les autres pays. A défaut d’accrocher une médaille en or à sa besace, la délégation béninoise peut s’honorer de ne pas rentrer bredouille au bercail. C’est déjà un exploit en soit dans la mesure où tous les pays participants n’ont pas eu cette chance. Que ce soit au karaté, en pétanque, au tennis et en athlétisme, le Bénin a essayé de tirer son épingle du jeu.
Au tennis Alexis Klégou a raté de justesse la grande marche du podium, après avoir perdu en finale. Il a remporté la médaille d'argent, après avoir perdu 2 sets à 1 face à Denis Ndondo de la RDC.
Odile Ahouanwanou a été médaillée d'argent en heptathlon avec 5734 points, derrière la Nigériane Naomie Osazuwa et devant Marthe Yasmine Koala du Burkina Faso. Elle aura toutefois eu le mérite d’établir un nouveau record du Bénin au saut en hauteur dame. L’athlète béninoise a fait 1m72 dans la deuxième épreuve de l'heptathlon, mardi 15 septembre dernier au complexe sportif Kintélé à Brazzaville.
Avant eux, Océane Ganiero avait déjà décroché une médaille de bronze au Karaté DO et le Bénin s’était également contenté d’une médaille d’argent au niveau de la pétanque.
La triplette béninoise a pris la deuxième place après avoir perdu en finale contre le Sénégal sur le score de 13 à 4, après une demi-finale âprement disputée contre le Burkina Faso.
Hier, jeudi 17 septembre, le Bénin a ajouté une autre médaille à sa moisson. C'est avec Cosme Akpovi qui a remporté une médaille de bronze en haltérophilie au niveau du handisport.
En attendant un sursaut de nos représentants au beach-volley, le Bénin compte pour l'instant cinq médailles dont trois en argent et deux en bronze dans cinq disciplines.

85 jours après son retour au gouvernement, le ministre de la Communication des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi a pris langue avec les professionnels des médias. C’était à la faveur d’un dîner de presse qu’il leur a offert, hier jeudi 17 septembre à Cotonou.
Dans pratiquement 15 jours, le ministre Etienne Kossi fera 100 jours à la tête du ministère de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication. Le souhait du président de l’Union des professionnels des médias et de la communication (UPMB), Franck Kpotchémè à cet effet, est que ces quelques jours soient mis à profit pour réaliser un certain nombre de choses dans le cadre d’une bonne collaboration entre les journalistes et leur ministre de tutelle. Il s’agit notamment de la remise du rapport des deuxièmes états généraux de la presse assortis de recommandations au chef de l’Etat. Il a déploré que ces travaux demandés par le chef de l’Etat lui-même, aient déjà fait près de deux ans alors que les résultats ne lui sont jamais parvenus. Il serait souhaitable qu’il ait copie de ce rapport dont des milliers de copies dorment encore dans les tiroirs de la HAAC.
Franck Kpotchémè a saisi l’occasion pour demander au ministre Etienne Kossi de commencer par réfléchir aux voies et moyens pour accompagner les journalistes dans le cadre de la couverture médiatique de l’élection présidentielle de 2016.
Le président de l’UPMB a fait remarquer au ministre que, les professionnels des médias auraient souhaité que la carte professionnelle à eux délivrée soit plus moderne et numérique. «Cette carte doit pouvoir procurer de réels avantages aux journalistes en leur facilitant l’exercice de leur métier», a-t-il martelé. Il a prié le ministre de faire diligence auprès du chef de l’Etat afin qu’avant la fin de son mandat, qu’un décret soit pris pour l’application du code de l’information voté depuis près d’un an.
Le président du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (CNPA), Malick Gomina, est aussi revenu sur les dispositions à prendre afin que la présidentielle de 2016 se passe bien. « Nous voulons que le monde des journalistes soit bien règlementé comme mentionné le Code de l’information », a-t-il souligné. Il a émis le vœu de tous les patrons d’organes de presse de jouir enfin de l’Internet qui tarde à devenir une réalité. Revenant sur la couverture médiatique de la présidentielle de 2016, il a souhaité que le ministre fasse en sorte que des aides subséquentes parviennent tant à la presse de service public qu'à la presse privée.
A ces préoccupations, le ministre Etienne Kossi a répondu favorablement que des dispositions seront prises afin que satisfaction soit donnée aux journalistes pour qu’ils jouent leur partition dans la couverture médiatique de la présidentielle prochaine. Il n’a pas douté des compétences ni du savoir-faire des journalistes qui ont fait la preuve lors des dernières élections au Bénin. Il a saisi l’occasion pour rappeler aux professionnels des médias, les réformes qui s’opèrent au niveau du ministère notamment au niveau de Bénin Télécoms SA.

Après deux semaines de séjour au Bénin du 31 août au 14 septembre dernier, l’équipe du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Christine Dieterich, chef de mission pour le Bénin a rendu public une déclaration dans laquelle des constats ont été faits sur la performance macroéconomique du pays. Cette mission qui s’inscrit dans le cadre des consultations au titre de l’année 2015, n’a pas manqué de faire des propositions pour une amélioration de ladite performance.
«La performance macroéconomique du Bénin est restée solide depuis 2014, année à laquelle l'accord avec le FMI au titre de la Facilité élargie de crédit est arrivé à expiration. Les faibles niveaux de déficit budgétaire des années précédentes ont maintenu la dette à un niveau bas, ce qui fournit maintenant un espace budgétaire nécessaire au plan ambitieux du gouvernement d'augmentation des investissements publics dont l'objectif est de corriger les déficits d’infrastructures en termes d'énergie et de transports ». C’est la conclusion tirée par la mission du Fonds monétaire international (FMI) qui a séjourné au Bénin du 31 août au 14 septembre dernier.
Selon la déclaration rendue publique au terme de cette mission conduite par Christine Dieterich, le Bénin devrait, pour la troisième année consécutive, enregistrer une solide croissance économique, projetée à environ 5,5 % en 2015 et 2016. Ce taux indique que la déclaration de la mission est en ralentissement modéré de l’activité en comparaison avec 2014. Un ralentissement qui est dû à des effets négatifs de contagion du Nigeria, le principal partenaire commercial du pays. Mais l'inflation reste maîtrisée et devrait s’établir à environ 2 % en 2016.
Les priorités
Pour assurer une réduction du niveau élevé de pauvreté, Christine Dieterich et les membres de la mission estiment qu’une croissance plus forte et plus inclusive est nécessaire. Ils précisent dans leur déclaration que le recul durable de la pauvreté ne sera possible que si le secteur privé peut créer des emplois pour la population béninoise, jeune et en pleine croissance. Et le défi macroéconomique majeur pour les années à venir ajoutent-ils, sera la mise en œuvre efficace d’une hausse des investissements publics sans hypothéquer l'objectif de préservation de la viabilité de la dette que s'est fixé le gouvernement. Cela nécessite des réformes structurelles vigoureuses, selon des priorités.
Premièrement, pour que les dépenses d’investissement produisent des infrastructures de qualité, les envoyés du FMI indiquent que plus des réformes s’imposent au niveau de la gestion des finances publiques, comprenant la mise en place d'un cadre réglémentaire solide pour les partenariats public-privé et un meilleur suivi des sociétés d'État. Deuxièmement, ils proposent qu'une mobilisation plus importante des recettes fiscales domestiques pourrait créer un espace budgétaire supplémentaire pour des dépenses d'investissement, tout en réduisant la dépendance du Bénin à l'égard des recettes douanières.
La mission du FMI souligne troisièmement que les investissements publics dans le secteur des infrastructures ne suffiront pas à attirer l'investissement privé si le climat des affaires n’est pas amélioré davantage. A cet égard, concluent-ils, le renforcement du secteur financier doit être considéré comme une priorité afin de faciliter l'accès au financement et d'améliorer sa contribution à la croissance économique.
Pour Christine Dieterich et les membres de sa délégation, bien que la mise en place de ces réformes ait commencé, des progrès plus rapides dans leur mise en œuvre doivent être réalisés pour que l'augmentation des investissements publics se traduise par une croissance forte et durable.
Les complications de la politique budgétaire
En ce qui concerne la politique budgétaire, les membres de la mission du FMI révèlent qu’elle a fait face à des complications en 2014 et 2015. Ces complications selon la déclaration sont liées à la sous-performance des recettes provoquée par le ralentissement de l’activité observé au Nigeria, à des retards dans la privatisation de la société publique de téléphonie, et à un montant de financements extérieurs inférieur aux prévisions. Cette situation, conjuguée aux problèmes de capacité au niveau de l’exécution du budget, a retardé l'accélération prévue de l'investissement public.
Ces sous-performances aussi ont eu pour conséquence des retards de paiement du gouvernement, qui fragilisent la crédibilité du budget et qui sont préjudiciables au secteur privé.
En effet, afin de garantir une forte accélération des investissements pour le reste de 2015, le gouvernement selon les constats de l’équipe du FMI a récemment réagi face à ces sous-performances en augmentant le volume des placements sur le marché obligataire régional. « Bien que les titres d'Etat récemment placés aient en moyenne des maturités plus longues qui réduisent les risques de refinancement, le passage d’un financement extérieur concessionnel à un financement intérieur aux conditions du marché augmente sensiblement les charges d’intérêts », note la mission du FMI. De même, font remarquer les membres de la mission, l'accélération prévue du programme d'investissement est d'une telle ampleur que sa qualité risque d’en souffrir.
D’après les discussions que l’équipe du FMI a eues avec les autorités, indique la déclaration, le budget général de l’Etat exercice 2016 prévoirait des évolutions similaires. C’est pourquoi, les services du FMI souhaiteraient plaider en faveur d'une augmentation plus graduelle de l’investissement. Le processus serait en effet moins onéreux à financer, lorsque les réformes qui devraient renforcer l’impact de l’investissement sur la croissance seront bien avancées.
L'octroi de crédit bancaire limité
Quant au niveau élevé de créances improductives depuis 2009, la mission fait constater qu’il a limité l’octroi de crédit des banques commerciales au secteur privé. Conclusion, les niveaux de provisions associés ont provoqué une baisse du ratio de fonds propres dans le système bancaire. Mais ces ratios se sont récemment améliorés. Toutefois, la concentration du portefeuille de prêts des banques, révélateur des problèmes structurels de l’économie, selon la mission du FMI reste une source de préoccupation. La création prévue d'un bureau d’information sur le crédit dont la loi est en instance d’examen à l'Assemblée nationale, ainsi que les améliorations apportées au registre foncier permettraient aux banques de diversifier leurs portefeuilles et élargir l’accès aux services financiers.
Les dépôts et les crédits des institutions de micro finance (IMF) ont enregistré une forte croissance, facilitant ainsi l'accès aux services financiers. Cependant, le nombre important d'IMF non-agréées exige que soient renforcées les mesures prises par le gouvernement, y compris par des décisions de fermeture de structures non-agréées.
Enfin, bien que le cadre juridique et réglementaire de lutte contre le blanchiment d'argent dans le secteur financier soit en place, sa mise en œuvre doit être renforcée, y compris au niveau du système judiciaire.

Autour du préfet du Mono-Couffo, Corentin Kohoué, les membres de la Conférence administrative départementale (CAD) se sont réunis hier mercredi 16 septembre pour le compte de ce mois de septembre. Au nombre des points inscrits à l’ordre du jour, une communication sur les performances et surtout les tares du système éducatif dans les deux départements.
Un satisfecit devrait être décerné hier, mercredi 16 septembre aux acteurs du système éducatif du Mono-Couffo. Mais il n’en sera pas ainsi en dépit du tableau élogieux des performances présenté par la communication sur l’état des lieux du secteur de l’enseignement de base.
Présenté par Patrice Kohoundé, directeur départemental des Enseignements maternel et primaire (DDEMP), le tableau crédite le Mono-Couffo de 83,82% de taux de réussite au Certificat d’études primaires (CEP) session de juin 2015. Une performance à laquelle les acteurs de l’éducation d’Aplahoué ont largement contribué en ce sens que la commune vient en tête devant ses sœurs avec 89,23% comme taux de réussite. Au nombre des écoles de cette commune, 50 établissements dont 39 écoles publiques ont enregistré 100% d’admis au CEP de la même année en cours. En revanche, pour la commune de Houéyogbé, dernière du classement, le tableau affiche que 24 écoles dont 20 relevant du secteur public ont réalisé 100% comme taux de réussite au CEP 2015. Ce qui a permis à Houéyogbé d’avoir 78,02% de taux de succès.
A l’analyse, le DDEMP relève que ces données masquent bien des tares. «Il sera difficile de soutenir que les apprenants issus de ce système sont pour autant compétitifs», tranche-t-il. Pour lui, les maux qui plombent le véritable essor du système éducatif dont il a la charge sont nombreux. Des problèmes liés à la massification, à la politique cooptant des responsables peu qualifiés à la tête des établissements, les «graves insuffisances» que trainent des enseignants pour la plupart absentéistes au profit des activités lucratives, la précocité de la scolarisation des enfants, le chapelet égrené est long.
Selon Patrice Kohoundé, le système d’Approche par Compétence (APC) appliqué dans un tel contexte ne peut que produire des résultats quantitatifs et non qualitatifs. «La situation est catastrophique, Monsieur le préfet», se plaint-il en précisant que le Mono-Couffo est relégué au 5è rang au plan national.
Au chapitre des approches de solutions, Patrice Kohoundé sollicite d’abord des membres de la CAD, leur implication au fonctionnement des établissements de leur localité, puis celle des mairies qu’il projette de rencontrer en vue de les sensibiliser à participer aux charges du système éducatif. «Les besoins sont immenses, nous avons une pénurie de 1800 enseignants dans le Mono-Couffo», a-t-il martelé.
Le préfet Corentin Kohoué recommande que la communication soit reprise au cours de certaines assises en préparation. Aussi a-t-il été envisagé l’organisation des états généraux du secteur de l’éducation au plan départemental.
Ce volet de l’ordre du jour a pris fin par la relance de souscriptions volontaires sollicitées au profit de l’Université de Lokossa par son recteur. En réponse, les membres de la CAD ont fait la promesse d’y répondre favorablement pour soulager l’équipe rectorale par rapport aux charges de location et de fonctionnement de l’administration de l’Université.

En marge des manifestations entrant dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la couche d’ozone, le directeur général de l’Environnement, Martin Pépin Aïna revient ici sur ce que c’est que la couche d’ozone et le comportement que l’homme doit avoir vis-à-vis de ce phénomène.
La Nation: Monsieur le directeur général de l’Environnement,la communauté internationale célèbre chaque année la Journée mondiale de préservation de la couche d’ozone. Qu'est-ce que la couche d’ozone?
Martin Pépin Aïna : La couche d’ozone, c’est une sorte de parapluie qui sépare les humains des rayons solaires. C’est cette couche qui empêche les rayons nocifs du soleil de parvenir sur la planète. C’est une couche stratosphérique de l’atmosphère qui protège les hommes, les animaux, les végétaux, la planète entière des rayons ultra nocifs du soleil.
Le thème retenu cette année appelle à une mobilisation des acteurs pour évaluer le chemin parcouru en matière de protection de l’environnement, mais aussi à une thérapie pour soigner les maux dont souffre l’environnement. De quel mal souffre cette couche d'ozone?
«Trente ans pour guérir la couche d’ozone ensemble», parce que ça fait 30 ans que le monde entier a pris conscience de l’importance de la couche d’ozone et de ce qu’elle nous protège. Nous avons constaté que des activités humaines, dont l’industrie, l’agriculture, les artisans emploient des gaz à effet de serre et d’autres substances qui l’appauvrissent et la détruisent. De ce fait, il y a certains rayons ultra-violets qui parviennent directement à la terre au lieu de passer par leur filtre. On parle de guérison de la couche d’ozone parce qu’il faut tout faire pour éviter que ces substances, telles que les gaz à effet de serre cessent de l’appauvrir. Le CH4, le CO2 et les différents gaz, une fois limités, permettent systématiquement d’agir sur la couche d’ozone.
Concrètement qu’est-ce-que les populations ont à gagner en préservant la couche d’ozone ?
C’est la couche d’ozone qui préserve la vie sur la terre. Une fois qu’on l’aurait détruite, il n’y aura plus de vie sur terre.
Le deuxième facteur important, c’est de réconcilier le peuple avec son environnement. Une fois que les populations vont comprendre qu'elles sont dans un environnement et que les impacts liés aux activités qu’elles exercent sur cet environnement sont considérables, ces effets auront un retour systématique sur la vie. Elles ont énormément à gagner en préservant la couche d’ozone.
L’autre avantage, est que la couche d’ozone protège non seulement les hommes mais aussi les animaux et les végétaux. Que pouvons-nous faire sans la famille végétale ? Sur le plan de la sécurité alimentaire, les populations ont beaucoup à gagner en préservant la couche d’ozone.
Quand nous parlons de l’homme, nous faisons allusion à la vie sur la terre. Justement sur ce point, les individus exercent un certain nombre de pression sur l’environnement tendant à le détruire ou le dégrader. Quels doivent-être désormais leur comportement ?
Des actions ont été déjà engagées au ministère en charge de l’Environnement, en termes de sensibilisation. Elles ont commencé par les frigoristes. Il y a des gaz frigorigènes que nous utilisons dont les ‘’hydrothorax’’ qui détruisent systématiquement la couche d’ozone. Depuis un certains temps, le Bénin a opté pour l’utilisation de nouvelles substances en remplacement de ces gaz. Sur la base de leur formation, ces artisans peuvent préserver la couche d’ozone. Aussi, au niveau des lycées techniques, les élèves sont-ils systématiquement formés sur les nouvelles technologies pour lutter contre les impacts de l’Homme sur ladite couche. Pour le commun des mortels, brûler par exemple des déchets, c’est envoyer du dioxyde de carbone (CO2) dans l’air et donc à partir de ce moment, si nous ne brûlons plus les déchets et si chaque maison s’abonnait aux ONG de collecte et de pré-collecte des déchets, cela constituerait un pas très important vers la préservation de la couche d’ozone. En ce qui concerne les conducteurs de motos, ils doivent leur faire des révisions à temps pour éviter d’envoyer aussi des gaz nocifs dans l’environnement
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Environnement 16 sept. 2015