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Nouvelles

Appui de l’AFD au sous-secteur enseignement secondaire: 28,6 milliards F CFA pour renforcer la formation professionnelle

Les retombées de la visite du président de la République française, François Hollande, au Bénin, commencent par se faire enregistrer. Dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux pays, l’Agence française de développement vient d’accorder une enveloppe de 44 millions d’euros, soit environ 28,6 milliards F CFA au sous-secteur enseignement secondaire béninois. Cet appui permettra de renforcer la formation professionnelle.

En marge de la visite que le président français a effectuée hier, jeudi 2 juillet au Bénin, le directeur Afrique de l’Agence française de développement, Jean-Pierre Marcelli, a eu des échanges avec le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes, Alassane Soumanou. Il lui a exprimé la volonté de son institution d’accompagner davantage, et ceci à compter de cette année 2015, le sous- secteur de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle au Bénin.

Cet appui à plusieurs volets d’un premier montant de 10 millions d’euros soit environ 6,5 milliards F CFA, a-t-il expliqué, est destiné à poursuivre la mise en œuvre de la stratégie nationale en matière d’accès, de qualité et de pilotage du système éducatif béninois notamment dans les départements de l’Atacora, de la Donga, de l’Atlantique et du Littoral. Les réalisations essentielles sur le projet concernent la construction des plusieurs centaines de salles de classe, la rénovation et la déconcentration du dispositif d’encadrement et d’animation pédagogique pour un meilleur suivi accompagnement de l’ensemble des établissements et des enseignants. Il faudra y ajouter la prise en charge des frais de formation de nouveaux inspecteurs, la formation d’une centaine de conseillers pédagogiques, le renforcement de 100 inspecteurs, 400 conseillers pédagogiques et 2000 animateurs d’établissement des départements pilotes.
Par ailleurs, l’Agence française de développement a aussi décidé d’attribuer une autre cagnotte exceptionnelle de 16 millions d’euros environ 10,5 milliards F CFA à la formation professionnelle. Au total, ce sont 44 millions d’euros soit 28,6 milliards de F CFA qui seront injectés dans l’encadrement et la formation de la jeunesse béninoise.

Actualités 02 juil. 2015


Une délégation de l’ONIP en audience à la HAAC: Les 25 ans de La Nation au menu des discussions

Une délégation de l’Office national d’imprimerie et de presse, conduite par Reine Azifan, la directrice générale par intérim de l’office, a été reçue, hier jeudi 2 juillet, au siège de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Elle a échangé avec Adam Boni Tessi, le président de l’institution de régulation en présence de quelques conseillers sur les 25 ans d’anniversaire du quotidien de service public La Nation.

« Le quotidien La Nation a 25 ans depuis le 2 mai dernier. La date retenue pour la célébration est le 9 juillet prochain ». C’est la quintessence de l’information que la délégation de l’ONIP conduite par la directrice générale par intérim, Reine Azifan, est allée porter hier jeudi 2 juillet à la connaissance du président Adam Boni Tessi et des conseillers.

Elle a ajouté qu’en de pareilles circonstances, l’équipe dirigeante avait l’habitude de se rapprocher des partenaires et des autorités pour recueillir leurs appréciations sur le travail qui se fait afin d’envisager les améliorations à apporter. « La HAAC ne saurait rester en marge de ces usages », développe la directrice générale par intérim qui a expliqué que la démarche visait également à adresser une invitation à l’institution sollicitée à être aux côtés de l’ONIP pour cette célébration.
Reine Azifan a également indiqué que la délégation de l’ONIP venait plaider pour que la HAAC pense à l’imprimerie de l’ONIP qui dispose d’équipements renouvelés par l’Etat mais dont malheureusement les agents se tournent trop les pouces par manque de travail.
Des informations et préoccupations que le président Adam Boni Tessi a trouvé préoccupantes et pertinentes. Mais c’est aux conseillers que celui-ci a passé la parole.
Lambert Dogo, premier rapporteur a salué la démarche de la délégation qu’il a qualifiée de marque d’attention. «Le journal fait du bon travail ; je souhaite que vous vous amélioriez. C’est une bonne équipe ; vous avez beaucoup de mérite mais également de contraintes», a-t-il apprécié avant d’ajouter que le journal constitue la vitrine dans la mesure où il passe dans tous les ministères et il dispose des ressources humaines de qualité. Sur cette base, il a félicité l’équipe pour tout le travail abattu.
Le conseiller Félix Adimi et le directeur de cabinet Rock Orou Sanni, sur le même ton, ont salué les efforts de l’équipe pour la qualité de la présentation ; le journal ayant connu une grande évolution. Reconnaissant la qualité de la rédaction, ils ont félicité le personnel pour les soins mis pour éviter aux lecteurs les coquilles qui demeurent désagréables au goût des lecteurs et autres annonceurs.
Des mérites que la conseillère Rosette Bessou Houngnibo a surtout reconnues avant de s’associer comme son prédécesseur aux manifestations qui sont prévues dans le cadre des 25 ans de La Nation.
En ce qui la concerne, Grâce Noutaïs Holo a invité l’équipe à améliorer le travail et à proposer des journées portes ouvertes pour permettre à la jeune génération de s’imprégner de ce qui s’y passe.

J’aime ceux qui osent

Pour le vice-président de la HAAC, Souleymane Ashanti, l’institution apprécie à sa juste valeur les efforts qui sont déployés à La Nation et à l’ONIP et s’associe aux manifestations qui s’y dérouleront bientôt. Toutefois, il a rappelé que l’institution de régulation entend jouer la partition que l’Etat lui a confiée.
«J’aime ceux qui osent. Il faut bien tenir. Ne vous arrêtez pas en si bon chemin, on vous encourage à continuer dans l’amélioration de la présentation», a conseillé, Adam Boni Tessi, clôturant les appréciations des uns et des autres. Le président de la HAAC a invité l’équipe à créer de nouvelles rubriques et à intéresser les collaborateurs extérieurs pour l’animation du journal.
En ce qui concerne l’imprimerie, il a invité l’équipe à nouer des contacts avec les commerciaux et spécialistes de marketing et à lui faire des propositions concrètes.
Des conseils que la directrice générale par intérim et sa délégation ont promis prendre en compte pour une meilleure présentation et de meilleures prestations en vue du rayonnement de l’Office.
Dévoilant le programme des manifestations, elle a expliqué qu’en avant-goût aura lieu le mercredi des enfants, mercredi 8 juillet prochain et qu'à cela succèdera la célébration proprement dite qui sera marquée par des Journées portes ouvertes les jeudi 8 et vendredi 9 juillet prochains.

Actualités 02 juil. 2015


Visite du président Français à Cotonou: Boni Yayi fait Grand Croix de la légion d’honneur

Les efforts déployés par le chef de l’Etat pour le rayonnement international de son pays et son engagement pour la paix et la sécurité dans la sous-région lui valent aujourd’hui la reconnaissance de son homologue français. Hier, en marge du tête-à-tête entre les deux personnalités, Boni Yayi a été élevé à la dignité de Grand croix de la légion d’honneur en France. Dans le même temps, le chef de l’Etat béninois a fait de son homologue français Grand Croix de l’Ordre national du Bénin.

Le séjour de François Hollande au Bénin a offert l’occasion au pays de bénéficier d’un financement dans le secteur de l’éducation. Ce financement sera particulièrement consacré à la construction et l’équipement des salles de classes ainsi qu’un appui à la formation à l’entreprenariat. Les villes de Cotonou et de Porto-Novo ont aussi bénéficié d’un financement d’environ 20 milliards de francs CFA, destiné à mettre en œuvre des programmes d’assainissement devant permettre à ces deux villes de répondre aux défis des changements climatiques.
Deux visites importantes ont également meublé le séjour de Hollande au Bénin : le Centre de lutte intégré contre le paludisme (CLIP) financé par la France et la Bluezone de Zongo construit par le groupe français, Bolloré. Dans cette enceinte, le président français a échangé avec les jeunes boursiers de la Fondation Odon Vallet, doctorants en sciences de l’Environnement, jeunes militants d’ONG dédiée aux changements climatiques. François Hollande poursuit son périple africain, ce jour en Angola et au Cameroun, avec une forte délégation d’hommes d’affaires français et des personnalités du monde sportif, en l’occurrence Blaise Matuidi, joueur du Paris Saint Germain et de l’équipe de France.

Actualités 02 juil. 2015


Visite du président français à Cotonou: François Hollande salue la démocratie béninoise

Il ne fait l’ombre d’aucun doute, la vitalité de la démocratie béninoise a pesé dans le choix de Cotonou comme première destination de son troisième voyage officiel sur le continent africain. « J’ai décidé de venir au Bénin parce que vous êtes aussi une référence sur le continent, pour le rythme de la démocratie, la régularité dans la tenue des élections. Si je suis ici, c’est aussi pour montrer qu’il y a des exemples à donner », martèle François Hollande, lors d’un message devant les membres des institutions de la République.

Le président français inscrit à l’actif du pays, deux alternances au pouvoir, une Constitution jamais tripatouillée, des élections régulières, preuves que le Bénin a réussi à donner à ses institutions une pleine tradition démocratique. Il a tenu à rendre hommage aux présidents Nicéphore Soglo, Mathieu Kérékou et Boni Yayi, trois présidents de l’ère du renouveau qui se sont employés à garder solide l’édifice démocratique béninois dans une sous-région qui traverse souvent des zones de turbulences. Pour lui le Bénin est attaché à la paix et aux droits de l’Homme comme son pays, la France. Les deux pays peuvent donc agir ensemble pour porter des valeurs communes et des initiatives.

Le défi sécuritaire dans la sous-région a toujours suscité l’intérêt du gouvernement béninois, et François Hollande l’a fait remarquer. «La France est à vos cotés pour la sécurité. Ce projet sur lequel vous avez travaillé demeure d’actualité. Nous n’intervenons pas forcément parce qu’un pays est attaqué. La France doit intervenir lorsqu’il y a menace du terrorisme. Et contre le terrorisme, il doit avoir une réponse commune », soutient-il. Pour lui, l’enjeu sécuritaire dans la sous-région va au-delà de la stabilité sur le continent africain, d’autant que ses répercussions n’épargnent aucunement les pays occidentaux. « En appuyant les Africains contre le terrorisme, nous nous protégeons aussi. Et la France avait aussi à honorer sa dette vis-à-vis de l’Afrique dont les soldats ont contribué à sa libéralisation lors de la deuxième guerre mondiale. Nous n’oublions rien de ce sacrifice», s’exclame-t-il. Mais Hollande soutient que la meilleure des manières, c’est d’accompagner les pays africains à renforcer les actions de développement porteuses de stabilité et de sécurité. Raison pour laquelle la France accorde du prix à l’éducation et à la formation.
Le rendez-vous de Paris sur le climat est crucial pour François Hollande qui dit compter sur la mobilisation des Etats africains pour trouver un accord sur les changements climatiques. «L’enjeu, c’est d’assurer à travers la lutte contre le réchauffement climatique, le passage pour le développement des pays comme le Bénin. Nous devons chercher l’accord et je sais que je dois compter sur votre soutien », martèle-t-il, ajoutant que derrière les changements climatiques, il y a la lutte contre les inégalités. Il conclut: «Nous avons besoin de l’Afrique et l’Afrique a besoin de la Conférence de Paris pour protéger notre planète. L’Afrique sera essentielle dans la réussite de cette conférence. La France sera toujours à vos cotés car nous partageons avec vous les mêmes ambitions, le respect de la nature et des droits humains».

Actualités 02 juil. 2015


A l’occasion de son séjour au Bénin: François Hollande se rend au Centre de lutte intégrée contre le paludisme

Le chef de l’Etat français, était en fin de séjour au Bénin hier jeudi 2 juillet. Au nombre des deux projets de la Coopération française au Bénin qu’il a visités, au cours de son bref passage à Cotonou, se trouve en bonne place le Centre de lutte intégrée contre le paludisme (CLIP) logé dans l’enceinte de l’Institut des Sciences biomédicales appliquées (ISBA).

Accompagné du chef de l’Etat Boni Yayi, le président de la République française, François Hollande a pris connaissance de l’effectivité du Centre de lutte intégrée contre le paludisme (CLIP) implanté à Cotonou au Bénin. Les deux présidents, en tête d’une forte délégation officielle bénino- française, ont visité les grands compartiments de ce centre sous la direction d’Achille Massougbodji, professeur de médecine de parasitologie mycologie à la Faculté des sciences de la Santé de Cotonou, et médecin-chef du Laboratoire de microbiologie du CNHU .

En effet, le CLIP rassemble des institutions scientifiques en charge de la lutte antipaludique à savoir: l’Université d’Abomey-Calavi, le Centre de recherches entomologiques de Cotonou, l’Institut des Sciences biomédicales appliquées, l’Institut de recherche pour le développement, ainsi que l’Union des professionnels et des acteurs de la santé béninois vivant en France (UPAS).
Il permettra notamment de doter le Bénin de la plate-forme de recherche et de formation en biologie moléculaire et en protéomique la mieux équipée de la région en vue d’encadrer de jeunes chercheurs en leur offrant la possibilité de travailler dans un environnement scientifique d’excellence. Les résultats attendus concernent l’amélioration des outils de lutte anti-vectorielle et la mise au point de nouveaux médicaments pour prévenir et traiter le paludisme. Le CLIP fédère les activités concernant le paludisme au Bénin, en vue d’optimiser les interventions et recommandations du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Cette plateforme d’excellence favorise la mutualisation des moyens et l’optimisation des activités de recherche et d’évaluation des méthodes de lutte. L’un des axes majeurs est le développement d’un vaccin contre le paludisme gestationnel dont les essais cliniques sont prévus courant 2015.

Situation du paludisme au Bénin

Au Bénin, le paludisme constitue un véritable problème de santé publique et se situe au premier rang des maladies motivant la consultation et/ou l’hospitalisation dans les formations sanitaires. Il représente 45 % des motifs de consultation des enfants de moins de cinq ans. Il est également la cause de 43% des hospitalisations d’enfants de moins de cinq ans et de 44% de décès.
Le paludisme est une maladie transmise à l'homme par la piqûre de moustiques du genre Anophèles infectés par des parasites, les Plasmodiums. Responsable de plus de 198 millions de cas et de 584 000 décès par an, principalement chez les enfants en Afrique subsaharienne, le paludisme reste un problème de santé publique majeur. Il constitue également un frein au développement économique et social des pays du Sud.
Une étude scientifique conduite au Bénin par des chercheurs de l'Institut de recherche pour le Développement et du Centre d'étude et de recherche sur le paludisme associé à la grossesse et à l'enfance (CERPAGE Bénin) confirme les impacts néfastes des infections palustres submicroscopiques pendant la grossesse : anémie maternelle, naissances prématurées et faible poids de naissance des enfants. Les chercheurs montrent par ailleurs, que les techniques de biologie moléculaire s'avèrent plus sensibles que les examens microscopiques classiques pour diagnostiquer les infections palustres, avec 40 % des infections détectées pour les premières, contre 16 % pour les secondes.
Pour contrôler cette maladie, le Bénin a adopté et mis en œuvre les stratégies préventives et curatives recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Grâce à l’appui du Booster Program de la Banque mondiale, le pays a procédé en octobre 2007 à la mise à l’échelle des programmes de moustiquaires imprégnées destinées aux enfants de moins de cinq ans à travers une campagne de distribution gratuite sur toute l’étendue du territoire. La couverture des nouvelles cohortes d’enfants nés après la campagne a continué à travers l’octroi gratuit de moustiquaires imprégnées à ces derniers au cours de la vaccination anti rougeoleuse ainsi qu’aux femmes enceintes au cours de la consultation prénatale. Les Combinaisons Thérapeutiques à base Artémisinine (CTA) ont également été mises à disposition des communautés via les centres de santé et les Organisations non gouvernementales (ONG).

Actualités 02 juil. 2015


Visite du président français à Cotonou: Hollande et Yayi, même vision sur le climat !

Le Bénin et la France partagent les mêmes visions de développement, en l’occurrence sur les questions liées aux changements climatiques. Boni Yayi et son homologue François Hollande l’ont encore martelé hier, jeudi 2 juillet, pendant le séjour du locataire de l’Elysée à Cotonou. Le rapprochement de l’axe Paris-Cotonou aussi !

Les autorités béninoises devront sans doute l’enregistrer comme un réel succès diplomatique. La visite hier du président de la République française vient davantage rapprocher l’axe Paris-Cotonou, avec à la clé un nouvel élan de coopération devant impacter les populations béninoises. Le tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat, doublé d’une réunion élargie entre les deux gouvernements, s’est soldé par la signature d’importants accords de partenariat. Ces accords hors domaines de concentration touchent notamment les secteurs de l’éducation et de la formation professionnelle ainsi que l’appui des grandes villes béninoises à répondre au défi du changement climatique.
«Votre visite d’Etat traduit la qualité exceptionnelle des relations d’amitié qui lient nos deux peuples, une amitié qui plonge ses racines dans les liens séculaires qui unissent nos deux pays », indique le président de la République. Il se réjouit surtout de ce que le Bénin continue de compter parmi les 17 pays prioritaires pour l’affectation des moyens concessionnels de l’aide publique au développement.
Le document d’accord-cadre de partenariat 2006-2010 a permis au pays d’engranger 101 milliards de francs CFA, investis dans trois secteurs prioritaires : appui à la gouvernance démocratique et financière, atteinte des OMD, appui aux secteurs de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de la culture. Cet accord a été renouvelé l’année dernière pour trois ans, avec une dotation de près de 70 milliards de francs CFA. Pour Boni Yayi, il vient surtout accompagner les réformes économiques majeures entreprises ces dernières années par son gouvernement, qui affiche une moyenne de croissance de 6%. « Le Bénin apparait comme le premier pays de l’UEMOA où le taux de pauvreté monétaire est le plus bas et fait partie des pays du continent attendus pour la réalisation d’au moins cinq des huit OMD », se vante le chef de l’Etat.

Même vision sur le climat !

La France et le Bénin partagent la même vision sur les changements climatiques, ce qui explique la forte attente du gouvernement Boni Yayi quant à la réussite de la conférence de Paris sur le climat. « La COP 21 reste une échéance cruciale pour engager les pays de la planète autour d’un accord qui limite le réchauffement de la terre à un niveau soutenable pour les générations présentes et futures», soutient Boni Yayi. Ce qu’il considère comme un rendez-vous de la dernière chance, insiste-t-il, doit pouvoir aboutir à un accord juridiquement contraignant, prévoyant un financement additionnel et adéquat sur l’opérationnalisation du Fonds mondial du climat. De manière à apporter une réponse efficace aux changements climatiques. Plus clairement, les attentes du Bénin concernent la facilitation de l’accès au Fonds vert pour le climat, la garantie de financement de la période post 2020, les transferts de technologies et le renforcement des capacités humaines. Boni Yayi mobilise également la France autour de l’enjeu énergétique de son pays. « Dans l’immédiat et pour tenir compte de sa situation de vulnérabilité chronique en matière d’accès à l’énergie, le Bénin voudrait travailler avec la France, sur des actions urgentes », plaide-t-il. Il évoque en l’occurrence la construction d’une centrale solaire d’une capacité de 20 Mw, la réfection et la mise en service opérationnel de trois centrales électriques d’une capacité totale de 36Mw., le renforcement de l’expertise de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité. Cotonou demande également le soutien de Paris pour abriter le siège de l’Agence africaine d’électrification. «Nous partageons la vision selon laquelle aucun développement n’est envisageable sans énergie dont la maîtrise est également source d’emplois pour les jeunes et les femmes », conclut-il.

Actualités 02 juil. 2015


Promotion des langues nationales et éducation des adultes: L’alphabétisation réclame 2% du budget de l’Education nationale

Le Réseau national des opérateurs privés pour la promotion des langues nationales (ReNOPAL), plaide pour une augmentation du budget alloué au sous-secteur de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales. C’est ce qui ressort de la conférence de presse qu’il a animée hier, jeudi 2 juillet, au Codiam de Cotonou.

Le sous-secteur de l’alphabétisation est laissé pour compte. Le montant à lui accordé est insignifiant et décroit d’année en année. Cette situation fait actuellement l’objet de lobbying. C'est à cette fin, qu'une conférence de presse, animée hier par le Réseau national des opérateurs privés pour la promotion des langues nationales (ReNOPAL), qui appelle les pouvoirs publics au secours dudit sous-secteur. Les conférenciers ont présenté, documents à l’appui, l’état calamiteux dans lequel végète ce sous-secteur depuis 2009. Il en ressort que le montant le plus élevé à lui alloué a été 0,49% du budget de l’éducation en 2009, contre 0,36% l’année qui a suivi. Depuis, la courbe est restée décroissante. Le pourcentage dont bénéficie actuellement le sous-secteur de l’alphabétisation est réduit à 0,16, se désolent-ils.

Ce tableau peu reluisant, constitue selon eux, une «descente aux enfers du sous-secteur de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes». Cette situation, argumentent-ils, dérange un domaine de souveraineté et de fierté nationales.
Elle est d’autant plus inquiétante que leur préoccupation prend en compte plus de 63% de la population béninoise, alerte le secrétaire exécutif du ReNOPAL, Franck Sèdjro.
Fondant son argumentaire sur quatre points essentiels, le chargé d’étude du Cercle de réflexions et d’actions pour le développement de l’éducation non formelle, Blaise Djihouessi, fera également remarquer qu’il existe une indifférence notoire «face à tout ce qui menace la volonté des populations à sortir de l’analphabétisme».
Aussi, les membres dudit réseau se désolent-ils du fait que les recommandations et engagements nationaux et internationaux relatifs au sous-secteur sont en déphasage avec la situation qui prévaut au plan national.
Pour le directeur exécutif de l’ONG Sian’son, Salomon Balogoun, «la régression drastique du budget alloué au sous-secteur de l’alphabétisation est une négation de tous les efforts de développement», car, insiste-t-il, les langues nationales revêtent une priorité pour les populations à la base et constituent un pilier important dans le processus de développement du Bénin.
Autant de facteurs qui ont amené les conférenciers à la conclusion selon laquelle, aucun pays ne saurait se développer « avec un taux d’analphabétisme élevé ».
Au regard de cette situation, le ReNOPAL estime que l’heure est grave et qu’il faut parer au plus pressé. D’où son énième cri de cœur à l’endroit de tous les acteurs du système éducatif formel, du ministre en charge de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales, des députés et du président de la République.
Il plaide pour qu’un minimum de 2% du budget de l’éducation soit accordé à ce sous-secteur ainsi qu’à la promotion des langues nationales.
«L’aboutissement de ce plaidoyer pourrait avoir comme effet direct le renforcement de l’appui des partenaires techniques et financiers au processus d’alphabétisation et à l’éducation non formelle», avance-t-il. Si rien n’est fait, a-t-il averti, l’histoire retiendra la complicité des pouvoirs publics dans la mort programmée dudit sous-secteur.

Culture 02 juil. 2015


Visite du président français à Cotonou: Un séjour pour booster une coopération déjà fructueuse

« Bienvenue au pays du vodoun », est-on tenté de dire au président français, François Hollande qui a foulé, la nuit d’hier mercredi 1er juillet, le sol béninois. Son séjour cotonois viendra booster la coopération déjà fructueuse entre Cotonou et Paris.

La présence de François Hollande à Cotonou revêt un caractère historique ! C’est la toute première fois depuis l’ère du renouveau démocratique qu’un président français foule le sol béninois. Et pour le président de la République, Boni Yayi il s’agit d’une consécration de plus sous sa mandature, ayant eu l’honneur et le privilège de recevoir en neuf ans de pouvoir, le président américain Georges W. Bush, le Pape Benoît XVI et maintenant l’actuel locataire du palais de l’Elysée.
Reçu hier à sa descente d’avion par son homologue béninois, François Hollande devra se plier dans cette journée à son agenda bien chargé pour un court séjour. Les deux personnalités devraient s’entretenir au cours d'un tête-à-tête sur la coopération bilatérale entre le Bénin et la France, évoquer la situation politique et sécuritaire régionale ainsi que l’organisation en fin d’année de la Conférence de Paris sur le climat, un sujet qui tient à cœur au président de l’Hexagone. La signature de plusieurs accords de coopération devrait sanctionner les échanges. François Hollande devra aussi échanger avec les responsables des institutions de la République et visiter le Centre de lutte intégrée contre le paludisme (CLIP) logé à l’Institut des Sciences biomédicales appliquées (ISBA) et financé par la coopération française. A la Blue-zone de Zongo, le président français rencontrera des jeunes porteurs de projets auxquels il va adresser un message d’espoir sur le développement du continent africain.
Actuellement, la coopération bilatérale entre le Bénin et la France repose essentiellement sur le deuxième document-cadre de partenariat qui s’étend sur la période 2014-2016. Le programme a été signé le 28 novembre 2013. D’un montant global de 102 millions d’euros, soit 67 milliards de francs CFA, il s’articule autour de quatre principaux axes, à savoir la consolidation de la gouvernance, le soutien aux secteurs sociaux, l’appui aux infrastructures d’eau, d’assainissement, d’énergie et d’aménagement urbain, et le soutien à la croissance en appui aux secteurs productifs. Les deux pays développent également d’importants échanges commerciaux. La France reste l’un des principaux partenaires commerciaux du Bénin qui capitalise, également un flux d’investissement français conséquent. Le projet de réhabilitation de la voie ferrée Cotonou-Parakou et de construction de la ligne ferroviaire Parakou-Dosso en est une parfaite illustration.

Actualités 02 juil. 2015


Contre une éventuelle manipulation des résultats des dernières élections: Le collectif de candidats ABT de Kalalé met en garde

«Nous préférons prévenir que guérir. Nous tenons à ce que le suffrage des Béninois de Kalalé soit respecté et en aucun cas, nous n'accepterons que les résultats de l’alliance ABT soient faussés au profit d'autres candidats pour des objectifs à eux ».

Ces propos sont du porte-parole des candidats de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), Sabi Sidi Orou, hier mercredi 1er juillet face à la presse à Parakou. Par cette sortie médiatique, le collectif entend mettre en garde des adversaires politiques qui crient déjà à la fraude et qui œuvreraient dans l’ombre à l’annulation des résultats dans cette commune, alors qu’ils auraient orchestré des « votes multiples, des votes massifs par procuration, des votes de mineurs, etc. »

« Qu’il soit clair, notre alliance ne contestera pas les résultats de l'élection qui ne sont pas encore publiés par la Commission électorale nationale autonome (CENA) mais il s'agit d'une mise en garde contre les tentatives de manipulation qui pourraient porter préjudice au scrutin du dimanche 28 juin dernier», tient à préciser Sabi Sidi Orou au nom des siens. « Même si le vote est terminé, le processus électoral se poursuit avec la gestion du contentieux. Une seconde zone de turbulence dont profitent souvent certains politiciens malintentionnés, pour essayer de transformer la vérité sortie des urnes à leur profit machiavélique. Or, nous connaissons nos amis d’en face et leur dextérité nocive chaque fois qu’il s’agit de tromper le peuple pour lui voler sa victoire. Cette fois-ci, nous n’allons pas nous laisser abuser », avertit le porte-parole des candidats ABT à Kalalé. «Nous avons confiance en la Cour suprême pour faire respecter l’impartiale autorité constitutionnelle que lui confère notre loi fondamentale», souligne la déclaration du collectif.
Les candidats ABT ont saisi l’occasion pour remercier leurs électeurs du dimanche 28 juin dernier qui auraient fait preuve « de lucidité et de vigilance » pour « n’avoir pas répondu aux provocations, aux intimidations et autres manœuvres dilatoires des adversaires ».

Politique 02 juil. 2015


Examen du Certificat d'études primaires: 90,33% de taux de réussite dans l’Atacora - Donga

Les départements de l’Atacora-Donga pour la deuxième année scolaire consécutive arrivent en quatrième position des départements du Bénin à l’examen du Certificat d’études primaires (CEP). Le taux de réussite de la session de juin 2015 est de 90,33%, a-t-on annoncé hier mercredi 1er juillet à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire à Natitingou.

« Ce jour, mercredi 1er juillet 2015 est un grand jour pour nos candidats, leurs parents et les enseignants ici réunis. Je comprends donc l’importance qu’ils accordent à cette cérémonie et le stress qu’ils vivent en ce moment. Mais d’ores et déjà je puis vous dire que les fruits ont tenu la promesse des fleurs. Ainsi, les résultats de cette année sont meilleurs à ceux des trois dernières années ». Ainsi s’est exprimé hier Jean Douakoutché, directeur départemental des Enseignements maternel et primaire à l’occasion de la proclamation des résultats du Certificat d’études primaires (CEP) session de juin 2015 dans les départements de l’Atacora et de la Donga. En présence des chefs de circonscriptions scolaires des treize communes, de la Coordination des Associations de parents d’élèves et des autorités politico-administratives, il a annoncé que pour un total de 21 082 candidats ayant régulièrement composé sur 22 166 élèves inscrits, 19.045 candidats sont déclarés admis. Soit un pourcentage de 90,33% contre 88,88% pour les résultats du CEP session de 2014, 67,59% pour ceux de 2013 et 66,07% au titre de la session de 2012.

Premier diplôme académique dans le parcours scolaire de tout apprenant, le CEP, a-t-il souligné, n’est pas seulement exigé pour l’accès aux études secondaires. Il l’est aussi pour de nombreux concours et même pour l’accès à de nombreux emplois. Aussi reste-t-il et demeure-t-il, à ses yeux, une référence au plan national.
Quoique ces résultats soient encourageants, nombre d’acteurs du système éducatif ont déploré les insuffisances de l’école béninoise et surtout celles relatives aux départements de l’Atacora et de la Donga jadis vivier de l’excellence. Mais tout ceci n’a nullement ébranlé le sens de responsabilité et d’engagement des enseignants. Aussi un hommage vibrant a-t-il été rendu aux partenaires sociaux qui ont su faire prévaloir la quiétude au sein de l’école. Limitant les mouvements de grèves qui ont par le passé assombri les espoirs des usagers. Prudence M’po et Magloire Yokossi, respectivement chargé de mission du préfet de l’Atacora et de la Donga et secrétaire général de la mairie de Natitingou ont appelé tous les acteurs du système éducatif à jouer convenablement leur partition afin que le cap de la performance soit maintenu.

Education 02 juil. 2015


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