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Nouvelles

Echos du centre:Route Akassato-Bohicon : crise entre les Chinois et la mairie de Zogbodomey

La mairie de Zogbodomey a un contentieux avec la société chinoise chargée de l’exécution des travaux de la route Akassato-Bohicon.

En effet, à la page 22 du contrat que l’entreprise chinoise a signé, il est mentionné en français et en chinois que « …les redevances d’exploitation de carrières aux communes et de passage sur les postes de péage pesage seront payées par l’exécutant…. ». En clair, ce dernier doit payer des frais par camion sur l’exploitation des carrières de sable. Mais aujourd’hui, l’entreprise chinoise en question ne semble pas avoir cette compréhension de cette partie du contrat.
Après l’échec d’une rencontre avec le préfet des départements du Zou et des Collines qui avait intimé l’ordre au maire David Zinsou Towèdjè d’arrêter de percevoir ces taxes qui avoisineraient aujourd’hui 58 millions F CFA, c’est le ministre en charge de la Décentralisation qui menace à son tour de suspendre le FADeC à la Commune de Zogbodomey si le maire ne fermait pas les yeux sur cette clause du contrat pour laisser travailler l’entreprise chinoise.
Confus, le maire David Zinsou Towèdjè se demande comment est-ce que sa commune va refaire ses pistes après les travaux sans ces taxes de développement local.
Or, dans des communes sœurs, ces taxes sont bel et bien perçues à raison de 7000 F CFA par camion.
Un tour à Zogbodomey et on constate avec stupéfaction que toutes les pistes rurales sont aujourd’hui dégradées du fait des camions en mouvement permanent vers les carrières.

Accident de l’ancien ministre Benoît Dègla : les conclusions de l’enquête !

L’enquête sur l'accident du véhicule 4X4 de l’ancien ministre de l’Intérieur, Benoît Assouan Dègla intervenu samedi 31 janvier dernier à Dan, sur l’axe routier Bohicon-Dassa est désormais bouclée. De sources proches de la commission d’enquête, on apprend que l’accident serait dû à un dépassement défectueux en troisième position de la part du nommé Honoré Détongnon, conducteur du véhicule Toyota Iforce immatriculé AX 6145 RB à bord duquel se trouvait aussi Benoît Dègla. Puis, par manque de maîtrise aussi de la part conducteur du camion citerne bouille immatriculé E 91239 RB.
Selon les enquêteurs, l’accident est survenu quand le conducteur du véhicule Toyota qui a quitté Cotonou en direction de Savè à vive allure, s'est heurté au camion à la hauteur du village Agbohoutogon.

A ce niveau, la montée ne favorisant pas une vue lointaine, il a tenté de négocier un dépassement en troisième position mais a été surpris par le camion citerne venant en sens inverse aussi à une vive allure. Toutes les tentatives pour éviter le choc frontal ont été vaines. Et le drame arriva, bilan: un mort et deux blessés graves. L’autre occupant du véhicule qui a eu plus de chance que les trois autres, c'est dame Thérèse Adandé âgée de 35 ans et conseiller technique à la Promotion emploi-Femmes au ministère en charge de l’Emploi, des Jeunes et des femmes. Cette dernière n'aurait souffert que de douleurs lombaires.
En ce qui concerne les dégâts matériels, outre les deux véhicules calcinés, deux armes de guerre ont été consumées. Il s'agit d’un AKM plus un chargeur garni de trente cartouches calibre 7,62 mm et un pistolet automatique appelé PA Glock 19 et un chargeur garni de dix cartouches calibre 9 mm.

Société 02 mars 2015


Journée internationale de solidarité avec le peuple vénézuélien:L’évènement a été célébré à Cotonou

La communauté vénézuélienne résidant au Bénin s’est retrouvée vendredi 27 février dernier autour de l’ambassadeur de la République bolivarienne du Venezuela près le Bénin, Aléjandro Correa, pour célébrer la Journée internationale de la solidarité avec leur pays.

Il y a quelques mois, la République bolivarienne du Venezuéla a connu des mouvements de protestation.
Depuis 2014, le président de ce pays avait dénoncé une conspiration de la droite vénézuélienne et des agents étrangers pour renverser le gouvernement démocratiquement constitué.
Au cours de la célébration de la Journée internationale de solidarité organisée vendredi dernier, les hôtes des diplomates vénézuéliens en poste à Cotonou ont eu droit à la diffusion d’un message dans lequel le président vénézuélien, Nicolas Maduro, affirme que les attaques violentes contre son pays proviennent des secteurs de l’extrême droite avec pour objectif de déstabiliser la démocratie pour imposer leur point de vue à la volonté populaire.
Aussi, a-t-il indiqué qu’un plan dénommé « La sortie » a été élaboré et appelait à des manifestations prétendument pacifiques.
Ce plan de déstabilisation appuyé par des secteurs de la droite vénézuélienne, vise, selon Nicolas Maduro, à conduire à des actions violentes et dévastatrices déclenchées le 12 février 2014. Le bilan de l’action a été de quarante-trois morts et des centaines de blessés et des dégâts incalculables du patrimoine public du pays.
Le gouvernement vénézuélien a estimé que les évènements violents provoqués par ces secteurs de l’Opposition ont été déformés par le biais des médias nationaux et internationaux qui les comparaient à des manifestations pacifiques réprimées.
Dans un document distribué aux hôtes de l’ambassadeur du Venezuela près le Bénin, les Etats-Unis ont été accusés de discréditer publiquement les politiques mis en place par l’Etat vénézuélien pour affronter la crise engendrée par le secteur de l’extrême droite.
Dans cette épreuve, le Venezuela a reçu le soutien de la communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes qui, dans un communiqué sur les actions unilatérales contre le Venezuela ont réitéré leur rejet à l’application des mesures coercitives unilatérales qui ne sont pas conformes au droit international. Ils ont également réaffirmé leur préoccupation pour l’adoption d’une loi par le gouvernement des Etats-Unis qui font appliquer des sanctions unilatérales contre les représentants du gouvernement du Venezuela.
Les peuples et les gouvernements de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de l’Amérique- Traité de commerce du peuple (Alba-TCP) ont eux aussi apporté leur soutien au peuple vénézuélien.
L’ambassadeur de la République bolivarienne du Venezuela près le Bénin, Alejandro Correa, a rappelé que son pays connaît l’importance de l’Afrique et souhaite que les pays africains continuent de soutenir son pays. Il a affirmé que les œuvres entreprises par le gouvernement de son pays dans le cadre du renforcement de la coopération avec le Bénin seront renforcées.

Actualités 02 mars 2015


Gestion des usines et du personnel de la SODECO:Le SYLTRA-SODECO dénonce un traitement sélectif au niveau des paiements

Le Syndicat libre des travailleurs de la Société du développement du Coton (SYLTRA-SODECO) est monté au créneau, vendredi 27 février dernier, pour dénoncer la gestion faite par le gouvernement des usines de cette société. Au détour d’une conférence de presse à la Bourse du travail, le secrétaire général dudit syndicat, Idrissou Bouraïma, a dressé une liste d’actes posés par le gouvernement et qui, à terme, risque de faire disparaître la société. Il avait à ses côtés le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin) Dieudonné Lokossou.

La réquisition des usines de la SODECO et de son personnel suivie de la nomination par le gouvernement d’un coordonnateur en la personne du directeur général de la Société nationale pour la promotion agricole (SONAPRA) Idrissou Bako ne finit pas de faire des vagues dans le rang des travailleurs. Cette situation, selon le SYLTRA-SODECO est à la base du fait qu’une partie du personnel se retrouve sous-employée et privée de ressources financières. Au nombre des griefs portés à l’encontre de la SONAPRA et donc du gouvernement, la réquisition de ses usines et de son personnel, le point des dépenses d’exploitation des usines conformément aux dispositions contenues dans le décret N°2014-003 du 10 janvier 2014, le remboursement des dettes depuis la campagne 2012-2013 à ce jour, la décision de faire égrener le coton béninois dans les pays de la sous-région. Pour le secrétaire régional zone sud Vladimir Guèdègbé, cette décision va engendrer de graves conséquences sur l’économie nationale mais également sur la situation des travailleurs des sociétés d’égrenage de coton en général et de la SODECO en particulier.

Par cette sortie médiatique, le SYLTRA-SODECO voudrait rappeler au chef de l’Etat que 90% des travailleurs risquent de perdre leur emploi du fait de la réquisition et du non-paiement à temps des frais de prestation d’égrenage. Aussi, voudraient-ils prendre l’opinion nationale et internationale à témoin des situations dommageables créées à la SODECO et à ses travailleurs par le directeur général de la SONAPRA, Idrissou Bako.
Dans cette lutte, le SYLTRA-SODECO a reçu le soutien du secrétaire général de la CSA-Bénin Dieudonné Lokossou qui, au regard de la dégradation de la situation sociale de la SODECO depuis la réquisition de ses usines par le gouvernement, interpelle le chef de l’Etat afin que cette anomalie soit corrigée. Pour lui, la réquisition n’est pas éternelle. Elle prendra fin tôt ou tard. Pour cela, il invite le chef de l’Etat à demander des comptes au DG/SONAPRA. Il menace d’entrer dans la danse si Idrissou Bako ne clarifie pas la situation.

Deux poids, deux mesures

Créée le 15 octobre 2008, la SODECO est une société anonyme avec un Conseil d’administration au capital de 34 milliards de francs CFA. Elle est une société d’économie mixte née de la privatisation de l’outil industriel de la SONAPRA. Ayant pour objet l’égrenage et la commercialisation du coton, elle dispose de 10 usines réparties sur l’ensemble du territoire. Mais au cours de la campagne 2013-2014, le gouvernement par les décrets N°2014-003 et N°2014-004 du 10 janvier 2014, a pris la décision de réquisitionner l’ensemble des usines de la SODECO et de son personnel et la nomination du DG/SONAPRA comme coordonnateur desdites usines.

Cette situation a entraîné, selon le SYLTRA-SODECO, une scission de la société dans la mesure où le personnel des usines réquisitionnées se retrouve sous la coupole du coordonnateur désigné par le gouvernement, pendant que le personnel de la direction générale devient sous employé et privé de ressources financières. Par ailleurs, l’article 4 du décret N°2014-003 stipule que la SONAPRA doit verser une somme de soixante mille francs (60 000f) CFA par tonne de coton égrené. Ce qui selon le SYLTRA-SODECO n’a jamais été fait.

Société 02 mars 2015


Association cotonnière africaine (ACA):Les 13èmes journées démarrent le 12 mars prochain

En prélude aux manifestations des 13è journées annuelles de leur institution prévues pour les 12, 13 et 14 mars prochains au palais des Congrès à Cotonou, des membres du comité de direction de l’Association cotonnière africaine (ACA) avec à leur tête le premier vice-président, Kafla Sanogo ont animé, hier jeudi, une conférence de presse au siège de l’association à Akpakpa. L’objectif est d’informer les médias sur le niveau des préparatifs et faire connaître l’association à travers sa mission.

Tout est fin prêt pour les 13èmes journées annuelles de l’Association cotonnière africaine (ACA). C’est ce qu’il convient de retenir de la conférence de presse tenue hier au siège de l’association à Akpakpa à Cotonou.
A l’occasion, le premier vice-président, Kafla Sanogo, a annoncé que les membres du bureau du comité de direction se sont déjà réunis, pour faire le point des préparatifs. «Nous avons fait le tour des préparatifs et nous nous sommes rendus compte que tout se passe relativement bien», a-t-il fait savoir avant d’ajouter qu’il espère que les acteurs béninois du coton s’impliqueront davantage dans les manifestations. Cela permettra de renforcer l’efficacité de l’association, a estimé le premier vice-président de l’ACA.
Abondant dans le même sens, le secrétaire permanent de l’association, Adéyèmi Achamou Fahala a indiqué que l’ACA organise chaque année plusieurs manifestations dont les formations, les visites de promotion commerciale, les ateliers de réflexion et les journées annuelles.

Ces divers événements sont organisés avec l’appui technique et financier des partenaires internationaux et certains membres actifs et correspondants. Ils portent sur diverses thématiques techniques. Le thème des 13èmes journées qui se tiendront au palais des Congrès de Cotonou est: «La filière coton: un levier pour la sécurité alimentaire». Ces journées interviennent après les 12èmes abritées par la ville de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire en mars 2014, a-t-il rappelé.

La mission de l’ACA

En ce qui concerne la mission de l’ACA, le secrétaire permanent dira que cette association créée, le 19 septembre 2002, à l’issue des assises constitutives tenues à Cotonou cette même date, est chargée «d’assurer la défense et la promotion du coton africain dans le respect des règles du commerce international, contribuer à améliorer la productivité, la qualité, la compétitivité et la valorisation du coton africain dans une perspective de développement durable. Pour ce faire, elle a, entre autres, pour objet de regrouper l’ensemble des professionnels africains du coton et crée un cadre de concertation pour traiter, assurer la mise en œuvre et le respect de bonnes pratiques commerciales par l’élaboration et le respect du contrat type africain».
Elle compte trois catégories de membres à savoir les membres actifs, les membres associés et les membres correspondants. Les membres actifs sont les sociétés cotonnières exerçant ou les associations de sociétés cotonnières dont les membres exercent en Afrique l’activité de production et d’appui à la production du coton-graine, d’égrenage et de commercialisation de fibre. Ces derniers sont au nombre de 25 et proviennent de 16 pays que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Nigeria, l’Ouganda, la République centrafricaine, le Sénégal, le Soudan, la Tanzanie, le Tchad, le Togo, la Zambie et le Zimbabwe.

Quant aux membres associés constitués des organisations de producteurs de coton, des associations d’industriels du textile et des associations de triturateurs, ils font un effectif de sept. Enfin, la catégorie des membres correspondants sont au nombre de 28 et sont les personnes physiques ou morales dont les activités contribuent au développement de la filière telles que les sociétés de transport et de transit, les banques, les assurances, les associations cotonnières étrangères et les sociétés de négoce international.

Les présidents de l'ACA

Depuis sa mise en place, l’ACA a été dirigée successivement par cinq présidents. Le premier a nom Ibrahim Malloum du Tchad, le deuxième est Célestin Tiendrebeogo du Burkina Faso. Viennent ensuite Ahmed Bachir Diop du Sénégal, Mohamed Iya du Cameroun et enfin Mahieldin Ali Mohamed Abdalla du Soudan, président en exercice.
A ce jour, l’ACA peut se féliciter de certains acquis. Entre autres, le secrétaire permanent a mentionné l’élaboration et la mise en œuvre du plan stratégique 2011-2016, la création et l’animation des commissions techniques, la fréquence de l’organisation des concertations statutaires, l’amélioration régulière des standards du coton africain. L’ACA dispose également d’un site web dynamique sans oublier le partenariat conclu avec divers organismes.

Société 27 févr. 2015


Audience du médiateur de la République:Quatre ambassadeurs béninois chez Joseph Gnonlonfoun

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun s’est entretenu avec une délégation de quatre ambassadeurs béninois nouvellement promus et en partance pour rejoindre leurs postes respectifs à l’étranger. C’était hier jeudi 26 février, au siège de l’institution à Porto-Novo.

Récemment nommés en Conseil des ministres, Bio Toro Orou Guiwa, ambassadeur du Bénin près le Maroc, Mèmouna Kora Zaki Léadi, ambassadeur du Bénin près le Niger, Eusèbe Agbangla, ambassadeur du Bénin près le Royaume du Danemark et Chabi Imorou Azizou, ambassadeur du Bénin près l’Iran, s’envolent bientôt pour rejoindre leurs postes respectifs. Comme il est de tradition, ils font le tour des présidents d’institutions de la République pour recevoir leurs conseils pour la réussite de la mission à eux assignée par le gouvernement.
Les quatre ambassadeurs étaient hier jeudi 26 février en audience chez médiateur de la République. Ils sont allés partager avec Joseph Gnonlonfoun, leurs priorités respectives, une fois à leurs nouveaux postes à l’étranger et recevoir de lui ses conseils avisés.
Selon le porte-parole de la délégation au terme de l’audience, Mèmouna Kora Zaki Léadi, l’entretien leur a été très bénéfique. La délégation a pu bénéficier du médiateur de la République, par ailleurs, ancien ministre de la Justice et ancien membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), de ses expériences et conseils d’aîné. Lesquels ils comptent mettre en pratique pour pouvoir relever les défis qui attendent chacun d’eux en poste. Joseph Gnonlonfoun leur a conseillé de créer des cellules pour travailler en synergie.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir, par ailleurs, échangé avec leur hôte sur les problèmes de bonne gouvernance.

A ce sujet, le porte-parole confie que le médiateur de la République leur a demandé de faire preuve de bonne gestion tout au long de leur mission diplomatique. Toutes choses qui ne feront que rayonner l’image de marque du Bénin auprès de ces pays respectifs. Principalement au Niger, Mèmouna Kora Zaki Léadi inscrit comme priorité des priorités le renforcement des relations économiques, culturelles que le Bénin entretient avec ce pays voisin. Elle compte initier dans ce cadre des foires bénino-nigériennes pour vanter les richesses économiques et culturelles des deux pays. Un peu comme ce qui se fait déjà avec l’Iran où une foire commerciale est organisée chaque année au Bénin, soutient l’ambassadeur du Bénin près le Niger et porte-parole de la délégation de diplomates.
Mèmouna Kora Zaki Léadi dit avoir été principalement instruite par Joseph Gnonlonfoun pour aller rencontrer le médiateur de la République du Niger pour fouetter les relations d’amitié et de travail entre leurs deux institutions.

Actualités 27 févr. 2015


Première session ordinaire de l’année 2015 du CES:Plusieurs sujets d’auto-saisine programmés

Les hauts conseillers de la 5e mandature du Conseil économique et social ont démarré hier, au siège de l’institution, les travaux de la première session ordinaire de l’année 2015. Prévues pour durer 30 jours francs, ces assises sont essentiellement consacrées aux réflexions sur la fiscalité locale, le développement de la culture maraîchère et l’adéquation entre l’enseignement supérieur et les réalités socioéconomiques du Bénin.

Les travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 du Conseil économique et social (CES) ont démarré, hier jeudi 26 février, au siège de l’institution. Prévue pour s’achever le 27 mars prochain, cette session permettra aux hauts conseillers de la République d’étudier des sujets d’auto-saisine portant, entre autres, sur la contribution de la fiscalité locale au développement économique et social des communes et la question du développement des cultures maraîchères au Bénin.

Aussi, vont-ils réfléchir sur la sempiternelle question de l’adéquation du système de l’enseignement supérieur avec les réalités économiques et sociales du Bénin. Du haut de leur engagement républicain, les hauts conseillers de la 5e mandature du CES vont analyser les contours des sujets à l’ordre du jour et proposer, in fine, des approches de solutions déclinées en recommandations en direction du gouvernement et du Parlement. Selon le président Tabé Gbian, cette démarche dénote de la volonté affichée du CES à participer activement à l’effort de développement de tous les acteurs économiques en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations. Par ailleurs, ils s’est prononcé sur le contexte national actuellement marqué par la montée de tension au niveau des états-majors des partis politiques à cause du processus électoral qui va conduire aux législatives, municipales, communales et locales.

«Le pire est à craindre si rien n’est fait», a dit Tabé Gbian à l’endroit des 30 hauts conseillers de la République pour les affaires économiques et sociales. Et pour ce faire, il a appelé au sens de responsabilité de tous les acteurs politiques afin de contenir les dérapages et de gagner, dans la paix et la concorde, le pari des élections au Bénin. Mais avant, le président du CES a révélé que son institution va organiser au besoin, des séances de sensibilisation sur les dangers du fanatisme et le devoir de la tolérance. «Ceci afin d’amener les Béninois à adopter des comportements favorables à la paix avant, pendant et après le processus», a martelé le président du CES.

Au cours de cette session, les hauts conseillers de la République pour les affaires économiques et sociales vont procéder à l’adoption des procès-verbaux des sessions extraordinaires antérieures. Ils examineront et adopteront également le rapport d’activités du président du CES pour l’année 2014. Institution de la République consacrée par la Constitution du Bénin, le Conseil économique et social donne son avis obligatoire sur les projets de loi de programme à caractère économique et social. De sa propre initiative, il peut faire des recommandations pour attirer l’attention de l’Assemblée nationale et du gouvernement sur les réformes d’ordre économique et social qui lui paraissent conformes ou contraires à l’intérêt général.

Actualités 27 févr. 2015


22e circonscription électorale :Kétou et Pobé contestent Christine Ouinsavi comme tête de liste FCBE

Les militants de l’alliance Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) des communes de Pobè et de Kétou sont fâchés. Ils étaient dans la rue hier jeudi 26 février à Kétou. Ils ont marché contre le positionnement de l’ancien ministre Christine Ouinsavi comme tête de liste FCBE dans la 22e circonscription électorale regroupant les deux communes. La marche est partie de la Place Centenaire jusqu’au Palais royal de Kétou où les manifestants par la voix de leur porte-parole, Blaise Olofindji ont lu leur motion de protestation.

Ils réclament le positionnement du ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola pour conduire la liste FCBE dans cette circonscription électorale comme c’était le cas en 2011. Ils refusent de subir l’humiliation qu’on veut leur faire en positionnant sur la liste FCBE Jean Michel Abimbola, suppléant de Christine Ouinsavi. «Tout sauf ça », dénonce les militants FCBE qui exigent la correction de la liste avant qu’il ne soit trop tard. Sinon, ils menacent de basculer dans l’Opposition.

Recevant leur motion, le roi de Kétou a calmé les manifestants. Il dit avoir pris bonne note de leurs récriminations. Le roi de Kétou a promis d’échanger avec qui de droit pour voir si quelque chose peut être fait pour que le tir soit corrigé.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Politique 27 févr. 2015


Législatives d’avril 2015:Karimou Chabi Sika réaffirme sa position politique

En dépit de son absence sur la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) pour les prochaines législatives, le député Karimou Chabi Sika se dit toujours solidaire du regroupement politique de la majorité présidentielle. A travers une déclaration à l’allure d’un message de campagne faite hier jeudi 26 février à la maison des jeunes de Tchaourou, sa commune natale, il a réaffirmé sa position politique en tenant à apporter son soutien à cette liste et exhorté ses admirateurs, les militants et sympathisants de la 8e circonscription électorale à rester sereins et surtout fidèles.

Faisant allusion à l’affaire de délit d’initié dans laquelle il serait impliqué, Karim Chabi Sika se réfère à Alfred de Vigny : «Que des personnes parlent et pensent tout ce qu'ils veulent. Aucune insulte ne peut atteindre un sage. Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse».

Il appelle «ses compagnons de lutte» à la foi en toutes circonstances. Aussi, a-t-il saisi l’occasion pour témoigner sa gratitude au chef de l’Etat et à toutes les populations qui, dit-il, l’ont «adopté et sans contrepartie» et n’ont jamais ménagé leur soutien à son égard.
A noter que des têtes couronnées, chefs traditionnels, sages et notables et autres dignitaires et représentants des confessions religieuses étaient présents à cette déclaration que certains jugent «conciliante et sage» de la part du député.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Politique 27 févr. 2015


Enregistrement de dossiers pour les législatives d’avril 2015:Quid des candidatures à polémique ?

Au cœur de la polémique électorale, la déclaration de candidatures au scrutin législatif. Sur les vingt dossiers réceptionnés par la Commission électorale nationale autonome (CENA), seize ont été déclarés recevables. Et ceci au lendemain de la clôture des opérations d’enregistrement des déclarations de candidatures.

Lors d’un point de presse, le président de la CENA, Emmanuel Tiando a fait savoir que les listes de l’Union pour le Bénin (UB) de l’honorable Lucien Houngnibo, du parti Rassemblement pour la démocratie et la République (RDR) de Epiphane Quenum, l’alliance Nouvel Espoir pour le Bénin de Séverin Adjovi et la Coalition pour une alternance républicaine de Paul Gnimagnon sont irrecevables après vérification des dossiers enregistrés. L’Honorable Lucien Houngnibo accompagné de son collègue Orou Sé Guéné rencontrés dans l’après-midi d’hier à la CENA ont déclaré avoir rempli toutes les conditions requises par la loi. Et pour convaincre, ils brandissent le récépissé provisoire N°018 à eux délivré, mardi 24 février dernier à 23h59 minutes. Ils clament donc à qui veut les entendre que l’alliance est belle et bien en règle.

De son côté Epiphane Quenum du RDR explique sa version des faits. Mais il laisse entendre qu’il a régularisé cette situation qui n’incombe guère à son parti mais plutôt à la CENA. Le député Epiphane Quenum exhibe un récépissé en date d’hier jeudi 26 février. Que dit alors la loi en matière de déclaration de candidatures? La CENA a-t-elle prérogative de rejeter ipso facto des listes de partis ou alliance de partis?
Le code électoral en République du Bénin stipule en son article 381 qu’en cas de refus d’enregistrement d’une déclaration ou en cas de contestation, les candidats, partis ou alliances de partis peuvent se pourvoir devant la Cour constitutionnelle qui statue sans recours dans le délai de huit (08) jours. L’article suivant précise que dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature, les partis politiques ou groupes de partis devront verser auprès du trésorier-payeur du Bénin ou auprès d’un receveur-percepteur du trésor qui transmettra au trésorier-payeur, un cautionnement fixé à cent mille francs par candidat titulaire.

La loi précise même que ce cautionnement est remboursable aux partis ou groupe de partis dont les listes auront recueilli dix pour cent au moins des suffrages exprimés sur l’ensemble du territoire national. L’article 383 dispose sans ambages qu’aucun retrait de candidature ne sera admis après la délivrance du récépissé définitif prévu par la loi. Le contexte légal n’autorise aucune ambiguïté en matière de déclaration de candidature. Ainsi, candidats, agents électoraux et les autres acteurs électoraux ont l’impérieux devoir de respecter les dispositions légales afin d’éviter d’entretenir la confusion dans le processus électorale comportant déjà beaucoup d’innovations.
J.D (Stag)

Actualités 27 févr. 2015


Accompagnement et soutien des enfants en situation de mobilité:Le plaidoyer pour sécuriser et renforcer leur protection

Sous la coordination de Terre des hommes, Mazidath Bello, secrétaire général du Conseil consultatif national des enfants du Bénin, a présenté, hier jeudi 26 février, un plaidoyer au ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes Simplice Codjo Dossou. Ledit plaidoyer porte sur l’accompagnement protecteur des enfants en situation de mobilité. C’était dans l’enceinte du ministère devant plusieurs acteurs et défenseurs des droits des enfants.

«Vous avez le devoir comme le stipule la Convention relative aux droits de l’enfant, de garantir un environnement protecteur pour tous les enfants y compris ceux vivant hors de leur cadre familial d’origine», a déclaré hier Mazidath Bello, secrétaire général du Conseil consultatif national des enfants du Bénin, au nom de tous les enfants du Bénin et de ceux en déplacement sur le territoire béninois.

Pour elle, jusqu’à présent, l’ensemble des efforts fournis par le gouvernement à travers ses bras opérationnels que sont le service social, le service judiciaire et les forces de l’ordre n’ont pas toujours apporté des réponses adéquates à la situation de l’ensemble des enfants en déplacement qui ne sont pas toujours des enfants victimes de traite. «Il s’agit souvent d’enfants en quête d’opportunités ou d’une situation meilleure inexistante dans leur milieu d’origine. Ces enfants ont donc besoin d’un accompagnement protecteur en vue de sécuriser leur trajectoire de mobilité et de renforcer leurs capacités d’autoprotection pour la réalisation de leur rêve», explique-t-elle.
Mazidath Bello a indiqué que dans l’intérêt supérieur des enfants, la responsabilité incombe à l’Etat de les protéger dans leur milieu de vie familiale en leur offrant des opportunités concrètes et pérennes de réalisation de soi.

Elle met également à la charge des pouvoirs publics, des mécanismes et filets sociaux de protection et d’accompagnement des enfants contraints par leur environnement socio-économique à partir en mobilité à la quête d’un mieux-être. Le secrétaire général du Conseil consultatif national des enfants du Bénin prévient toutefois que le rapatriement et la réintégration systématiques et forcés des enfants migrants dans leur milieu d’origine ont montré leurs limites. Ces retours des enfants à la case départ, analyse-t-elle, constituent des sources de rupture voire d’échec de leurs projets de vie et les forcent à la mobilité clandestine avec tous les dangers et risques associés.

C’est pourquoi elle plaide pour un discernement personnalisé dans l’appréciation de la situation de chaque enfant en mobilité. Ce qui, selon elle, requiert de la part des officiers de Police judiciaire (OPJ), une écoute attentive, une analyse approfondie et une collaboration avec l’enfant et les acteurs du système de protection de l’enfant pour des solutions de protection et d’accompagnement garantissant l’intérêt supérieur de l’enfant en présence.
Un argumentaire qui n’a pas du tout laissé indifférent le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Simplice Codjo Dossou. «Je voudrais vous rassurer du soutien indéfectible de mon département à accompagner le bon déroulement du processus, car la mobilité des mineurs ne constitue pas en soi une mauvaise chose», a reconnu le ministre de l’Intérieur. Et de rassurer la porte-parole des enfants que s’il advenait que pour une raison ou une autre, face aux cas de force majeure, des enfants étaient appelés à se déplacer hors de leur zone d’origine, c’est bien possible que ses services compétents soient fortement impliqués pour les préserver et les protéger de tout danger aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Le ministre de l’Intérieur envisage la mise sur pied d’un comité ad hoc constitué des acteurs clés du système de protection pour examiner la faisabilité et les moyens à mettre en œuvre en vue de créer un environnement favorable à l’accompagnement protecteur des enfants migrants.

Car, ce n’est pas seulement au-delà des frontières que se trouve le pire et tout déplacement d’enfants n’est pas assimilable à la traite, assure Simplice Codjo Dossou qui sollicite l’appui technique de toutes les structures et ONG travaillant sur la mobilité, pour aider également au renforcement des capacités de ces structures et à l’appropriation de cette approche pour le bonheur des enfants.
Il faut préciser qu’avant la soutenance du plaidoyer, l’assistance a eu droit à une présentation de la clarification conceptuelle de l’approche mobilité et de tout ce qui l’entoure par Fidèle Marcos Kikan, chef du Programme intégré de protection de l’enfant à Terre des hommes.

Société 27 févr. 2015


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