La Nation Bénin...
Nouvelles

La Direction des Archives nationales basée à Porto-Novo s’ouvre au public. C’est dans le cadre des journées portes ouvertes officiellement lancées jeudi 17 décembre dernier et qui s’étendent jusqu’au jeudi 31 décembre prochain.
La Direction des Archives nationales offre une gamme variée de prestations. Elle conserve dans ses dépôts un fonds riche issu de l’époque coloniale qui retrace l’histoire du Bénin depuis la pénétration française jusqu’à l’indépendance. En dehors de ces documents coloniaux, les archives nationales mettent également à la disposition du public les fonds de photographies, de cartes et de plans. Le public peut également consulter les archives relatives à l’époque contemporaine du Bénin. La liste n’est pas exhaustive. Malheureusement ses prestations ne sont pas assez connues. C’est donc pour corriger cet état de chose que la direction organise depuis jeudi 17 décembre dernier des journées portes ouvertes qui s’étendent jusqu’au 31 décembre prochain. Pour le directeur par intérim des Archives nationales, Alphonse Labitan, l’organisation de ces journées sera l’occasion de mettre en lumière les prestations offertes par sa direction placée sous tutelle de la présidence de la République. Les visiteurs pourront découvrir les locaux de la direction, notamment le service de communication et de conservation, le service éducatif, l’atelier de reliure et de numérisation.
Aussi prendront-ils connaissance des activités proposées aux professeurs et aux élèves, rencontreront des spécialistes des archives, découvriront concrètement les métiers d’archivistes et de relieurs. Ces journées portes ouvertes offriront par ailleurs au public l’occasion de visiter les expositions «cent ans d’histoire du Bénin : les archives témoignent», «le voyage retour sur la Conférence des forces vives de la Nation» et aussi les stands de vente des publications «mémoires du Bénin». Pour Alphonse Labitan, ces journées sont destinées à toutes les couches de la population qui auront l’opportunité de s’informer à la source, d’apprendre et de comprendre, de poser les questions qui les intéressent, et ainsi mieux se familiariser avec la Direction des Archives nationales. Il a réitéré au secrétariat général du gouvernement l’engagement de la Direction des Archives nationales à continuer d’accompagner le Bénin dans la mise en œuvre de ses ambitions en matière de développement, de bonne gouvernance et de démocratie. L’importance des archives nationales sera aussi vantée par le représentant du préfet de l’Ouémé-Plateau, Thomas Fabité. L’espoir de faire des archives un outil de développement au service du citoyen est désormais permis avec l’organisation de ces journées portes ouvertes, se réjouit la première secrétaire générale adjointe du gouvernement qui a lancé officiellement les manifestations. Pour Clémentine Agbomadokan, les archives nationales doivent être accessibles aux citoyens car elles sont le témoignage de notre existence et celles de tous ceux qui, témoins ou acteurs, ont contribué, contribuent et contribueront à la construction de la communauté nationale. Leur mise en valeur apparaît donc comme un enjeu fondamental, insiste Clémentine Agbomadokan qui a pour cela invité le public à venir massivement découvrir la richesse des archives nationales dans les domaines les plus variés comme l’histoire, la politique, l’administration territoriale, la religion et l’éducation?
Culture 21 déc. 2015

La FIFA ne souhaite pas voir le Comité de normalisation (Conor) du football au Bénin dont elle a nommé les membres, le 9 novembre dernier, vivre la même odyssée que ceux du Togo et, jusqu’à un passé récent du Cameroun, avant le dénouement intervenu. L’instance faîtière du football mondial a procédé à un réaménagement de l’équipe du comité, vendredi 18 décembre dernier, après ses mises en garde, suite aux incidents qui ont empêché la tenue de la réunion hebdomadaire des membres dudit comité le mercredi 9 décembre dernier.
Depuis vendredi 18 décembre dernier, Médard Sèssinou et Laurent Houngnibo ne font plus partie du Comité de normalisation du football au Bénin (Conor). Après avoir été nommés comme membres, lundi 9 novembre dernier, ils en ont été éjectés pour trouble au sein du comité par la FIFA, laquelle tient au respect du délai du 30 avril 2016 accordé au comité présidé par Rafiou Paraïso, ainsi qu’à l’accomplissement sans faille des tâches qu’elle lui a assignées. Malgré la délicatesse du dossier qu’elle lui a confié, l’instance n’enttend pas le voir s’enliser et ne pas réussir dans sa mission de relance du football béninois.
En effet, chaque fois qu’elle est informée des difficultés auxquelles le président Rafiou Paraïso et les membres de son comité sont confrontés, la FIFA s’est employée à parer rapidement au plus pressé. Aussitôt les incidents qui n’ont pas permis au Conor d’organiser sa réunion hebdomadaire du mercredi 9 décembre dernier, portés à sa connaissance, elle n’a pas hésité à donner carte blanche à Me Rafiou Paraïso. Elle l’avait instruit de prendre ses responsabilités en tant que président du comité. C’était déjà le cas, au moment où la collaboration entre l’ancien secrétaire général de la Fédération béninoise de football, Bruno Dossou et le même président, s’est avéré peu saine et franche.
Sa mission étant connue et les grandes orientations pour l’atteindre ayant été définies, il n’est pas question, à en croire la FIFA, que le Conor devienne une tribune au sein de laquelle chacun de ses membres vienne plutôt défendre la position de son camp au détriment des intérêts supérieurs du football béninois. Pour les avoir nommés, c’est d’elle que relève, jusqu’à nouvel ordre, leurs pouvoirs. Elle a donc mis sa menace d’exclure, s’il le faut, certains membres qui ne travailleront pas dans ce sens. Ce qui constitue un avertissement pour les autres encore en poste¦

Le président de la République a pris part, jeudi 17 décembre à Abuja, à la cérémonie de commémoration des 40 ans de création de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les acquis, les défis et espoirs de l’organisation ont été passés en revue.
Lorsqu’ils lançaient en 1975 la première communauté économique régionale en Afrique, les pionniers de la CEDEAO étaient loin de croire qu’ils posaient les jalons de l’une des organisations les plus dynamiques du continent. 40 ans après, les nouveaux dirigeants de la région se réjouissent de ce qu’elle soit devenue la référence en Afrique en matière d’intégration régionale. «La CEDEAO doit être fière de ses 40 ans parce qu’elle symbolise ce que Cheikh Anta Diop appelle la restauration de la conscience historique de l’Afrique », déclare Macky Sall, président en exercice de la CEDEAO. Il reconnait ainsi aux anciens d’avoir eu l’inspiration lumineuse de faire un pari sur le futur. «Ils ont eu la sagesse de créer, par la mutualisation des potentialités de nos pays, les conditions de notre développement, dans l’unité et la solidarité», appuie-t-il. Le président sénégalais trouve que l’ampleur et la beauté du projet ouest-africain les engagent et défend la responsabilité historique de poursuivre sans relâche l’œuvre des pionniers. «40 ans, c’est l’âge de la maturité. C’est le moment de tirer les leçons du passé, de consolider des acquis et d’aller de l’avant dans la conquête de nouveaux horizons», souligne-t-il.
Les acquis de la communauté
Les acquis de la communauté, il les recense à travers certaines réformes d’intégration phares notamment la mise en œuvre du Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO, le difficile chantier du schéma de libéralisation des échanges, l’adoption du passeport de la CEDEAO ainsi que la mise en vigueur dans les semaines à venir de la carte d’identité biométrique. La CEDEAO, indique le président sénégalais, a surtout ses compétences vers les questions de paix et de sécurité. Nul n’ignore aujourd’hui l’importance de l’organisation dans la résolution des conflits dans la sous-région, dont les plus spectaculaires auront été la gestion des crises au Liberia et en Sierra-Léone. Le défi majeur de la communauté, c’est de passer de la CEDEAO des Etats à celle des peuples, insiste Macky Sall pour qui la CEDEAO devra investir davantage dans des projets touchants le quotidien des populations ouest-africaines. «Nous y arriverons en renforçant l’Etat de droit et les principes de bonne gouvernance dans notre espace, en investissant davantage dans le capital humain, en particulier la formation et l’emploi des jeunes, et en œuvrant davantage à la réalisation d’un programme de développement axé sur les résultats et bénéficiant à tous les Etats membres», conclut-il.
Kadré Désiré Ouédraogo, président de la Commission de la CEDEAO soutient également que nul ne peut ignorer aujourd’hui la pertinence de la création de l’organisation, en dépit des sacrifices et des risques encourus. «Le bilan est assez parlant et met à l’actif de la communauté de réelles avancées», précise-t-il. Il cite à ce propos un plus grand enracinement de la culture démocratique dans la région, une efficacité accrue dans la prévention et le règlement des conflits et des crises, la réalisation de l’union douanière, le lancement du projet d’autoroute Abidjan-Lagos, la marche vers la création de la monnaie unique. Mais ces succès cachent bien de difficultés, notamment celles liées au déficit de financement de l’organisation encore fortement dépendante des partenaires extérieurs. Il pense qu’il est temps que la CEDEAO se dote des moyens de financement propres afin de se donner les moyens d’agir efficacement. «Aller toujours plus loin et faire continuellement mieux, cela requiert une efficacité constamment accrue telle que nous voulons l’obtenir dans toutes nos institutions, à travers les réformes en cours», soutient Kadré Désiré Ouédraogo, qui n’a pas manqué de reconnaitre le travail des fonctionnaires de la CEDEAO.
La carte d’identité biométrique de la CEDEAO en janvier 2016
Après le passeport de la CEDEAO, la communauté disposera à partir de janvier prochain d’une carte d’identité biométrique. Le spécimen de ce nouveau document d’intégration a été symboliquement remis hier aux chefs d’Etat de la région, en marge de la commémoration des 40 ans de création de la CEDEAO. Selon Kadré Désiré Ouédraogo, président de la Commission de la CEDEAO, la carte d’identité de la CEDEAO vient renforcer la citoyenneté des ressortissants de la région qui pourront désormais s’établir et travailler en toute quiétude dans les 15 pays membres. «Elle annule et remplace le permis de résidence et établit le citoyen ouest-africain dans ses droits», affirme-t-il. Il est également annoncé la mise en place des laissez-passer biométriques au profit du personnel de la CEDEAO.
Dans le cadre des festivités marquant les 40 ans de l’organisation, la CEDEAO a procédé à l’émission d’un timbre postal dont le logo a été dévoilé par le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat Macky Sall. Les autorités de la communauté évoquent l’initiative comme une première dans le monde postal et soulignent qu’elle permettra surtout de mieux vendre la CEDEAO à travers tous les pays du monde entier.
Yakubu Gowon, le sultan de Sokoto et Gervais Djondo distingués
L’ancien président nigérian, Yakubu Gowon était pratiquement la tête d’affiche de la célébration des 40 ans de création de la CEDEAO à Abuja. L’homme qui a inspiré la création de cette organisation a reçu jeudi 17 décembre, une distinction de ses pairs en guise de reconnaissance pour son engagement pour la construction d’un espace régional intégré et unifié. On ne saurait parler des pionniers de la CEDEAO sans évoquer feu président togolais, Eyadéma Gnassingbé dont le leadership a été aussi déterminant dans la concrétisation du projet. Sa distinction à titre posthume a été remise à son fils, le président actuel du Togo, Faure Gnassingbé.
La CEDEAO a également distingué sa Majesté Muhammad Saad Abubakar, actuel sultan de Sokoto. Avant d’accéder à la tête de l’empire haoussa du nord du Nigeria, il fut d’abord un officier supérieur de l’armée nigériane qui a activement participé aux forces de maintien de la paix de la CEDEAO (ECOMOG) qui intervint dans la guerre civile en Sierra Léone. Il prend sa retraite de l’armée nigériane en 2006 comme général de brigade avant de prendre les rênes du Sultanat de Sokoto.
L’homme d’affaire togolais, Gervais Koffi Djondo a été également distingué par la CEDEAO. Co-fondateur du réseau bancaire ECOBANK, cet entrepreneur hors pair a été l’initiateur et le promoteur de la compagnie aérienne régionale ASKY qui facilite aujourd’hui la liaison aérienne entre les Etats membres de la CEDEAO.

Pour la première fois depuis sa création en 1975, un Béninois aura la responsabilité de diriger la Commission de la CEDEAO à partir de mars 2016. C’est l’une des conclusions du sommet de l’organisation clôturé hier à Abuja.
Le chef de l’Etat, Boni Yayi vient de remporter un succès diplomatique sans précédent. La présidence de Commission de la CEDEAO sera attribué au Bénin à partir de mars 2016. La décision émane de la 48e session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation clôturée hier à Abuja la capitale nigériane. Selon Kadré Désiré Ouédraogo, président de la Commission de la CEDEAO dont le mandat prend fin en février prochain, la conférence a décidé d’attribuer le poste de présidence de la Commission au Bénin et la vice-présidence à la Gambie, conformément au principe de rotation alphabétique retenue lors des dernières réformes de l’institution. Le président de la République Boni Yayi devra soumettre le nom du candidat du Bénin à ses pairs dans les prochains jours. Bien que ce principe soit retenu, la décision de céder le poste a été l’objet d’intenses négociations d’autant que, de sources diplomatiques, certains Etats membres, notamment les anglophones, auraient tenté de remettre en cause cette nouvelle disposition au profit de la rotation linguistique. Le succès diplomatique obtenu à la dernière minute des tractations est d’autant plus éclatant que le sommet avait décidé d’observer un mandat de transition jusqu’en 2018, avant d’opérer le renouvellement complet de l’ensemble des postes attribués aux pays. Du coup, c’est le Béninois qui devra assurer la transition de mars 2016 jusqu’en 2018 avant que les chefs d’Etat décident du choix qui sera fait deux années plus tard. La balle est désormais dans le camp du président de la République qui aura le privilège de désigner le prochain président de la Commission de la CEDEAO.
Actualités 18 déc. 2015

Soucieux de respecter le délai du 30 avril qui lui a été accordé, le Comité de normalisation nommé le lundi 9 novembre dernier par la FIFA, vient de se doter de sa feuille de route. Malheureusement, certaines voix s’élèvent déjà pour réclamer la démission de l’un de ses membres, Quentin Didavi et surtout celle de son président, Me Rafiou Paraïso. En témoigne leur point de presse organisé, mercredi 16 décembre dernier à Cotonou.
Tel que le football béninois est aujourd’hui malade, c’est une thérapie de choc qu’il lui faudra. Plutôt que de laisser la crise née du retrait de l’agrément à la Fédération béninoise de football (FBF) perdurer, la FIFA a préféré installer un Comité de normalisation afin de relancer à nouveau la pratique du sport roi au Bénin. Bientôt deux mois que ce comité dirigé par Me Rafiou Paraïso a été nommé, mais rien ne bouge encore apparement.
En effet, l’initiative de sa création par la FIFA est loin de bénéficier de l’adhésion de certains clubs. Regroupés au sein d’un collectif des clubs actifs de Ligue 1, de Ligue 2 et de la Nationale, ils le lui ont même signifié, mercredi 16 décembre dernier à Cotonou, au cours d’un point de presse qu’ils ont animé. C’était pour se prononcer sur la crise qui frappe le football national.
Crise de confiance
Dans la déclaration faite par leur porte-parole et vice-président de Tonnerre FC, Emile Kponoukon, ils ont dénoncé leur mise à l’écart du processus ayant conduit à la nomination des membres du Conor du football au Bénin. Il sera appuyé par Anasthase Dantékpon alias Gankpo, membre du bureau exécutif dirigé par l’ancien président de la FBF, Augustin Ahouanvoébla démis par la FIFA. «La réaction de ces clubs est normale. La première démarche que ce comité nommé par la FIFA devrait entreprendre, c’était de rencontrer tous les clubs. Aucun des membres de ce comité n’est responsable de club. Jusqu’à ce jour, ils n’ont pas cherché à avoir le point de vue qu’épouse chaque club», a confié Anasthase Dantékpon. «Ils sont arrivés avec une idée arrêtée, faire des règlements de compte. Nous allons voir là où ça va les conduire. C’est maintenant que la vraie crise s’est installée», a-t-il poursuivi. Selon lui, il y avait une douzaine d’équipes présentes à cette rencontre sans compter celles qui se sont excusées. «Inutile de vouloir dire que ce sont deux ou trois clubs qui se sont retrouvés au sein de ce collectif. Je ne veux pas rentrer dans cette polémique. Attendons que ce comité lance le championnat et on va voir combien de clubs vont y participer», a-t-il coupé court, en balayant du revers de la main l’argument selon lequel, ce sont ceux qui ont voyagé dans le cadre des activités du COS-LEPI à l’extérieur, qui ont voulu ainsi remercier Augustin Ahouanvoébla.
Démission exigée
Pour les membres de ce collectif, ce comité est mort-né et la reprise d’un quelconque championnat est clairement subordonnée à leur indemnisation pour les préjudices subis par ceux qui ont été arrêtés après le retrait d’agrément, vendredi 27 mars dernier. Ainsi, les difficultés que le Conor connait sont dues à son président, Rafiou Paraïso qui, selon eux, est aux ordres et serait visiblement venu pour régler des comptes et servir un camp donné, même s’il clame qu’il a été proposé par le gouvernement afin de concilier les différentes parties. Aussi, ont-ils saisi l’occasion pour exiger sa démission et celle de Quentin Didavi. A les en croire, le premier serait en conflit d’intérêt avec la FBF pour l’avoir traduit en justice et le second, parcequ'il est poursuivi devant les tribunaux par l’Assemblée générale.
Au regard du délai du 30 avril 2016 accordé par la FIFA au Conor, il y a de quoi se demander si dans ces conditions, ses membres pourront remplir la mission dont ils ont été investis. Loin de se laisser ébranler par la réaction de ces clubs, le président Rafiou Paraïso contacté jeudi 17 décembre, a réaffirmé sa volonté de ne pas décevoir l’espoir placé en lui par les différents acteurs pressés de reprendre le chemin des stades et de voir le football béninois disposer enfin à sa tête d’une Fédération.
Les premières décisions du Conor
Conscient du peu de temps dont les membres de son comité et lui disposent, le président du OMOR n’entend pas perdre du temps, en procédant méthodiquement, étape par étape. En témoigne, a-t-il fait observer, la feuille de route validée lors de la réunion hebdomadaire du Conor, mardi 15 décembre dernier au siège de la FBF à Porto-Novo. Dès la semaine prochaine, informe certaines sources proches de la Fédération, les consultations vont commencer avec l’ensemble des différents acteurs.
Par ailleurs, le Conor a-t-il également décidé de l’inscription du Bénin aux compétitions des catégories d’âges, cadets et juniors. De même, le comité a-t-il, par interpellation sommative, invité la comptable de la Fédération à suspendre ses congés afin de venir remettre à la disposition du président, les chéquiers et autres pièces comptables, pour éviter que son absence ne cause plus des préjudices au bon fonctionnement du Conor.
Par rapport à la responsabilité qu’il a prise, en pourvoyant au remplacement du secrétaire général Bruno Dossou révoqué, par Marius Dadjo comme intérimaire, Rafiou Paraïso, soutient qu'il ne pouvait en être autrement. Ayant été nommé par la FIFA et non par l’Assemblée générale des clubs, le Conor agit dans un régime d’exception. Ses membres et son président tirent leur légitimité directement de la FIFA, l’instance faîtière du football mondial qui pour le moment, est la seule habiletée à les démettre.
S’agissant des conflits d’intérêts pour lesquels le collectif de clubs tente de remettre sa crédibilité en cause, il évoque le dossier qui oppose le président Augustin Ahouanvoébla à Wenceslas Téko et Félix Sohoundé Pépéripé et dans lequel il défend les deux professionnels des médias, mais pas en tant qu’avocat de la FBF. L’affaire est pendante devant la justice. «Ce dossier, je l’ai eu avant d’être nommé président du Comité de normalisation par la FIFA. A l’audience qui va suivre, il y a déjà un arrêt de déconstitution. Il y a un autre avocat qui se chargera de les suivre», a-t-il tenu à préciser. «Le second dossier est celui des Magloire Oké et consorts qui est devant le 5e cabinet d’instruction et dans lequel, je ne suis ni pour Adam, ni pour Eve. Mais en tant que président du Conor, dès lors que c’est par rapport au patrimoine de la Fédération, je dois m’intéresser à la procédure, voir si effectivement, il y a eu détournement», a souligné le président.
Quant au troisième dossier judiciaire, il concerne ses honoraires d’avocat de la FBF en 2010. La FBF mettant du temps pour le régler, il a dû pratiquer une saisie. «Un avocat a été constitué. Il m’a écrit pour demander que je puisse le laisser régler à l’amiable le dossier», s’est-il défendu.
Face à la traversée du désert que connaît le football béninois, le Conor ne saurait être le théâtre indiqué où s’affrontent des membres de quelconques clans.

Pour pouvoir participer à l’examen du Baccalauréat, session unique de juin 2016, les établissements privés, publics et les candidats libres ont désormais 45 jours pour constituer et déposer les dossiers d’inscription en rapport avec les nouvelles dispositions. C’est ce qu’a annoncé, jeudi 17 décembre, le directeur de l’Office du Baccalauréat, le professeur Alphonse da Silva au cours d’un point de presse qu’il a tenu dans les locaux de l’Office à Cotonou.
Le professeur Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Baccalauréat lance l’ouverture officielle du dépôt des dossiers relatif à l’inscription des candidats à l’examen du Baccalauréat, session unique de juin 2016 tout en fixant la liste des pièces constitutives. Ce lancement s’inscrit dans le cadre du dynamisme de faire de l’examen du Baccalauréat, un instrument éducatif fiable en accord avec le respect des textes, des décisions issues des différents forums sur l’éducation et l’harmonisation des dispositions requises dans l’espace UEMOA,
«Aujourd’hui, c’est le premier jour du démarrage de l’inscription à l’examen du Baccalauréat, session unique de juin 2016 et elle va durer jusqu’au 29 janvier 2016», a déclaré le directeur de l’Office du Baccalauréat. «C’est avec beaucoup de joie, a-t-il poursuivi, que je lance ce début de saison et je pense qu’elle va être moissonneuse au-delà, je compte sur le travail que les enseignants ont abattu sur le terrain avec les élèves notamment ceux de la terminale», indique-t-il.
Selon Alphonse da Silva, les réformes enclenchées l’année dernière et qui ont permis à l’office de gagner 10 points après les résultats de 2014 seront poursuivies afin de faire en sorte que l’examen de Baccalauréat puisse connaître un taux de réussite supérieur. L’application des textes notamment en ce qui concerne les candidats libres au cours de la session de juin 2015 où, il leur a été exigé le relevé de note du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) sera également étendue aux candidats officiels. Pour ce faire, les candidats ayant échoué l’année passée, devraient cette année, en plus du relevé de notes du BEPC, ajouter celui du Baccalauréat.
Par ces nouvelles dispositions, l’Office du Baccalauréat entend par une sensibilisation active et progressive permettre aux candidats et chefs d’établissements, de participer à l’application réelle des textes en vigueur afin de faire en sorte que les candidats qui vont à l’examen du Baccalauréat soient ceux qui y sont préparés et aptes à y être.
Par ailleurs une étude minutieuse sera faite des dossiers des candidats qui ont moins de 17 ans afin de s’assurer de l’authenticité de leurs actes?

La 4e édition du Programme de cours accéléré (PCA) a été officiellement lancée jeudi 17 décembre à Bopa dans le département du Mono. Elle offre de nouvelles chances aux enfants non scolarisés et déscolarisés de goûter à l’éducation formelle.
Si le Programme de cours accéléré (PCA) n’avait pas existé, il fallait à tout prix le rendre disponible pour sortir les enfants déscolarisés et non scolarisés de l’ignorance. L’Unicef, le gouvernement béninois et la plupart des communes du Bénin l’ont compris et se donnent la main pour le rendre dynamique et pérenne. En témoigne le lancement hier de la 4e édition dudit programme à Bopa. Depuis sa première édition en 2012, que d’adolescents ont été touchés et que de performances le Bénin a enregistré !
Résultats importants
«La création du PCA résout un problème éducatif et social car des adolescents livrés à eux-mêmes et n’ayant aucune perspective d’avenir basculent dans la catégorie des personnes vulnérables», explique la représentante résidente adjointe de l’Unicef au Bénin, Isabelle Bardem. Au nombre des résultats importants, elle souligne la mise à disposition des documents stratégiques et outils pédagogiques nécessaires à la mise en œuvre du programme. Les exploits s’apprécient également au regard de la forte demande sociale enregistrée. La qualité des enseignants et apprentissages constitue un défi du système éducatif béninois, avec seulement 29% des élèves du CM2 ayant un niveau acceptable de maîtrise du français et des mathématiques. Dans ce cas, relève la représentante résidente adjointe de l’Unicef, le PCA «constitue un cas de déviance positive», au regard du taux de succès encourageant à l’examen du Certificat d’études primaires (CEP), session de juin 2015. «Sur les 249 candidats ayant effectivement composé, 195 sont admis, soit un taux de réussite de 78,31%», a-t-elle apprécié.
Avec l’ouverture de 40 nouveaux PCA au titre de la rentrée scolaire 2015-2016, le programme couvre actuellement 47 communes qui totalisent 96 centres avec un effectif d’environ 9000 apprenants dont plus de la moitié est constituée de filles, encadrés par plus de 200 enseignants, a-t-elle salué.
En termes de performances, il convient aussi de souligner la satisfaction des besoins des apprenants qui ont décerné, à travers la voix de leur porte-parole, Georgine Sènou, un satisfecit total à l’Unicef, pour leur avoir donné une nouvelle chance de réussite dans la vie.
Bonnes perspectives pour l’éducation
Au-delà de ces retombées, le PCA augure d’un lendemain rassurant en faveur de l’éducation au Bénin. Son appropriation par les communes est une réalité manifeste. Aujourd’hui, souligne Isabelle Bardem, sept conseils communaux payent les salaires des animateurs, avec comme pionnière la commune de Djougou. Neuf autres communes s’alignent déjà, informe-t-elle.
Mieux, le programme de cours accélérés de cette année a enregistré vingt nouvelles communes adhérentes. Sur place, à la berge du lac Ahémé à Bopa, les documents officialisant ce partenariat ont été signés par les trois parties prenantes, à savoir l’Unicef, le gouvernement représenté par le ministre des Enseignements maternel et primaire et les communes adhérentes.
Pour le maire de Bopa, Frédéric Dandévèhoun, représentant des communes bénéficiaires, l’objectif de ce programme est une déclinaison des objectifs de développement durable qui prône l’éducation pour tous. Son sentiment fera l’unanimité des autorités qui y voient une chance inouïe pour les bénéficiaires sauvés de certains fléaux sociaux, tels que les mariages forcés et précoces, le travail forcé, l’exploitation et autres abus.
Le représentant de la coordination des Associations des parents d’élèves de la localité, Alphonse Kpanou et celui du collectif des artisans, Modeste Hadonou, estiment que le PCA est venu combler tant soit peu le vide créé par la gratuité de l’enseignement maternel et primaire. Toutefois, le premier exhorte le gouvernement à créer les conditions favorables aux animateurs. Lesquels se résument au recrutement d’enseignants, à leur appui en matériels didactiques et en vivres en vue de la réussite du programme.
Eléonore Yayi Ladékan, ministre des Enseignements maternel et primaire est bien consciente des défis à relever. «Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour la pérennisation du PCA», s’est-elle engagée au nom du gouvernement. Elle exhorte les apprenants à profiter au mieux de cette opportunité pour assurer une bonne relève?

Le président de la République a pris part, mercredi 16 décembre à Abuja, à la 48e session de la Conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO. Les chefs d’Etat présents se sont penchés sur les nouveaux défis d’intégration, à l’aune des 40 ans de création de l’organisation.
La 48e session de la Conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO a un parfum de souvenirs, le sommet se tenant la veille de la célébration du 40e anniversaire de la création de l’organisation. Pour donner à ces assises son cachet particulier, la commission a eu le génie d’inviter le Général Yakubu Gowon, l’un des pères fondateurs de la CEDEAO. Mais en attendant de se plonger dans les festivités de la commémoration de ce mercredi 16 décembre, les chefs d’Etat se sont penchés sur les défis de l’heure, notamment celui de la sécurité. «Ce défi persiste encore dans notre sous-région toujours confrontée aux trafics de drogue, la criminalité transfrontalière, la piraterie maritime et le terrorisme. Cela constitue un réel frein à la paix et la sécurité dans notre sous-région », déclare Muhamadu Buhari, président de la République fédérale du Nigeria. L’enjeu aujourd’hui, souligne-t-il, c’est de renforcer les initiatives communes de lutte et d’adopter des stratégies régionales pour lutter plus efficacement contre ces différents fléaux. Mais Muhamadu Buhari retient de ces derniers mois dans la sous-région, une période d’embellie démocratique qui s’est traduite par la tenue d’élections libres et transparentes dans cinq pays ouest-africains. «Nous démontrons par là, notre adhésion commune au principe démocratique universel en vertu duquel la légitimité du pouvoir émane du libre consentement des citoyens», renchérit Macky Sall, président en exercice de la CEDEAO. Le chef de l’Etat sénégalais ajoute à ces acquis démocratiques, des progrès significatifs dans le sens de l’intégration économique et citoyenne. Le lancement en janvier dernier du Tarif extérieur commun (Tec) de la CEDEAO vient, à son avis, ajouter une nouvelle pierre angulaire dans le processus de construction du marché commun ouest-africain. L’émission prochaine de la carte d’identité biométrique de la CEDEAO, poursuit Macky Sall, viendra renforcer le sentiment d’appartenance communautaire que porte la vision partagée de la CEDEAO des peuples. La riposte sanitaire contre le virus Ebola est aussi à l’actif des pays de la sous-région qui n’ont pas ménagé aucun effort pour aider le Liberia, la Sierra-Léone et bientôt la Guinée à éradiquer ce virus. «A l’aune de nos acquis, nous avons de quoi être satisfaits et fiers. Aussi au regard de nos défis, nous avons aussi de quoi rester mobilisés, vigilants et combatifs», pointe le président sénégalais. Il indique que la lutte contre le terrorisme exige une solidarité plus agissante. «Face à la logique de la mort, il nous faut rester unis et solidaires dans l’action », insiste-t-il, tout en préconisant une véritable stratégie globale de lutte préventive, par l’échange d’information et d’expérience, l’harmonisation des législations en la matière et la surveillance des frontières. Pour lui, il y a aujourd’hui un besoin urgent de concilier le principe de la libre circulation des personnes et des biens et l’impératif sécuritaire.
Amplifier les avancées !
Le président sénégalais défend aussi la nécessité d’accélérer le processus de création du marché commun, de parachever la mise en œuvre du TEC/CEDEAO, de finaliser la procédure d’adoption de l’APE régional et d’élever le niveau encore trop faible du commerce intra-communautaire. Il n’occulte pas les grands chantiers inachevés dans les secteurs stratégiques de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie et du capital humain.
Kadré Désiré Ouédraogo, président de la Commission de la CEDEAO est d’avis qu’il faut faire preuve de résilience pour consolider et amplifier les avancées que la région a enregistrées en matière de gouvernance. Il se réjouit de l’aboutissement de la transition au Burkina Faso et surtout des efforts de pacification de la Guinée Bissau. Kadré Désiré Ouédraogo note aussi des résultats probants dans la lutte contre le terrorisme. «En réalité, dans le Nord du Mali comme dans le Nord-Est du Nigeria, les terroristes doivent être aux abois du fait d’un isolement de plus en plus grand et d’une traque sans merci et toujours plus efficace», soutient-il, saluant le courage des Forces de défense et de sécurité engagées dans ce combat. Il reconnait aussi que la communauté a posé cette année d’importants jalons vers l’effectivité de l’union douanière et le parachèvement de son intégration. Il en veut pour preuve l’adoption de la carte d’identité biométrique unique de la CEDEAO qui sera lancée en janvier 2016. Le dossier de la monnaie unique est tout aussi prometteur «Nous avons d’autant plus de raisons de penser que cette tendance sera pérenne si elle a lieu en même temps que l’harmonisation de la plupart des politiques sectorielles dans les Etats membres», assure-t-il. Kadré Désiré Ouédraogo évoque aussi l’initiative de la Commission d’entreprendre une étude globale sur le financement de la communauté. «Cette étude nous permettra en outre, d’harmoniser le taux de prélèvement communautaire avec celui de l’UEMOA, comme convenu lors de l’adoption du TEC/CEDEAO, a-t-il poursuivi. Le président de la Commission qui tenait hier sa dernière session de la Conférence des chefs d’Etat aura le privilège d’organiser ce jour, la commémoration des 40 ans de création de la CEDEAO?

La Cour constitutionnelle,
Saisie d'une requête du 17 août 2015 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 1727/190/REC, par laquelle Madame Abiba Dafia forme un «recours pour violation de l'article 375 du code électoral par le député Yempabou B. Jacques pour cumul de mandat de conseiller communal avec son mandat de député»;
Saisie d’une autre requête du 18 août 2015 enregistrée à son secrétariat le 27 août 2015 sous le numéro 1820/201/REC, par laquelle Monsieur Maurice Chabi Katotcha, suppléant de Monsieur Jacques B. Yempabou, introduit devant la haute juridiction un recours tendant aux mêmes fins ;
Vu la Constitution du 11 décem-bre 1990 ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle; Ensemble les pièces du dossier;
Oui Monsieur Zimé Yérima Kora-Yarou en son rapport;
Après en avoir délibéré,
Contenu des recours
Considérant que dame Abiba Dafia expose : «L'article 375 du titre III de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin dispose "sous réserve des dispositions de l'article 370 ci-dessus, le député qui, lors de son élection, se trouve dans l'un des cas d'incompatibilité visé au présent est tenu d’établir dans les trente (30) jours qui suivent son entrée en fonction ou sa validation, qu’il s'est démis de ses fonctions incompatibles avec son mandat. Le député qui a accepté en cours de mandat une fonction incompatible avec celui-ci ou qui a méconnu les dispositions des articles 371 et 374 ci-dessus, est également déclaré démissionnaire d'office. La démission d’office est prononcée dans tous les cas par l'Assemblée nationale à la requête du bureau de l'Assemblée nationale. Elle n’entraîne pas d’inéligibilité.’’
Dans le cas d'espèce, Monsieur YEMPABOU B. Jacques, député à l'Assemblée nationale, qui a connu la validation de son élection par la Commission électorale nationale autonome (CENA) le 15 juillet 2015 comme conseiller communal dans la commune de Kérou sur la liste AND de l'arrondissement-centre, se trouve depuis le 15 août 2015, soit 30 jours après le délai prévu pour choisir entre son mandat de député et son siège de conseiller communal, en position d'incompatibilité conformément aux dispositions de l'article précité.
Le député Yempabou B. Jacques a donc violé le code électoral et doit être Considéré comme démissionnaire d’office par l'Assemblée nationale; qu'elle conclut : «Je demande donc à la haute juridiction de dire et juger que le député Yempabou B. Jacques a violé l'article 375 sus-visé du code électoral pour cumul de mandat de conseiller communal avec son mandat de député, de constater sa démission d'office et d'ordonner à l'Assemblée nationale de procéder à son remplacement»;
Considérant que par un courrier du 17 août 2015 enregistré au secrétariat de la cour sous le numéro 1794 du 25 août 2015, la requérante a fait tenir à la haute juridiction trois procès-verbaux de constat d’huissier des 17; 19; et 21 août 2015 adressés respectivement par Maître Antoine C. Lassehin, huissier de justice près le tribunal de première Instance d’Allada et la cour d'Appel de Cotonou et Maître Bertrand Togla, huissier de justice près le tribunal de première instance et la cour d’appel de Parakou;
Considérant que Monsieur Maurice Chabl Katotcha reprenant les mêmes faits, demande à la haute juridiction de dire et juger que le député Jacques B. Yempabou a violé l’article 375 sus-cité du code électoral;
Considérant qu'en réponse à la mesure d'instruction de la Cour, le président de l’Assemblée nationale, Maître Adrien Houngbédji, écrit : «Je n'ai pas reçu notification officielle de la situation alléguée par la requérante Abiba Dafia. Je ne suis donc pas en mesure de faire des observations; aussi je m'en rapporte à la sagesse de la Cour.» ;
Analyse des recours
Considérant que les deux recours portent sur le même objet et tendent aux mêmes fins; qu'il y a lieu de les joindre pour y être statué par une seule et même décision ;
Considérant que les articles 114 de la Constitution et 124 alinéa 1 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin énoncent respectivement: «La Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction de l'Etat en matière constitutionnelle. Elle est juge de la constitutionnalité de la loi et elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Elle est l'organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l'activité des pouvoirs publics); «Tout le contentieux électoral relatif aux élections présidentielles ou législatives est soumis à la Cour constitutionnelle qui statue conformément aux textes en vigueur»; que les articles 369 alinéa 1, 425 alinéa. 1 et 375 alinéas 2 et 3 de la loi n° 2013- 06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin énoncent respectivement: «Sont également incompatibles avec le mandat de député, l'exercice de tout manndat électif local, les fonctions de directeur administratif, membre de conseil de surveillance, gérant ou représentant dans les sociétés, entreprises ou établissements jouissant ce titre spécial, sous forme de garantie d'intérêts, de subventions ou autres équivalents, d'avantages assurés par l'Etat : ou par une collectivité publique ainsi que dans les entreprises nationales. L'exercice des fonctions publiques électives (président de la République, député à l'Assemblée nationale) est incompatible avec le mandat de conseiller communal ou municipal, de village ou de quartier de ville»; «Le député qui a accepté en cours de mandat une fonction .incompatible avec celui-ci ou qui a méconnu les dispositions des articles 371 et 374 ci-dessus, est également déclaré démissionnaire d'office.
La démission d'office est prononcée dans tous les cas par l'Assemblée nationale à la requête du bureau de l'Assemblée nationale. Elle n'entraîne pas d'inéligibilité»;
Considérant qu'il découle de la lecture croisée et combinée de ces trois dispositions, d'une part, que les mandats de député et de conseiller communal ou municipal, de village ou de quartier de ville sont incompatibles et que leur exercice simultané est interdit par la loi, d'autre part, que tout député à l'Assemblée nationale qui lors de l'exercice de son mandat de député accepte le mandat de conseiller communal ou municipal, de village ou de quartier de ville est considéré comme démissionnaire de son mandat de député à l'Assemblée nationale; qu'en conséquence, le bureau de l'Assemblée nationale doit constater le cumul de mandats et saisir par requête l'Assemblée nationale qui doit prononcer la démission d'office du député en cause de sa fonction de député à l'Assemblée nationale ;
Considérant qu’il résulte des éléments du dossier que Monsieur Jacques B. Yempabou, député à l'Assemblée nationale, en fonction, s'est fait élire conseiller-communal dans la commune de Kérou sur la liste AND de l'arrondissement de Kérou-centre, lors de l'élection communale du 28 juin 2015 ; que le 15 juillet 2015, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a proclamé les résultats définitifs de ladite élection; que le 21 août 2015, le conseil communal de la commune de Kérou a été installé et les conseillers exercent déjà leur mandat; qu'ainsi, il sied de constater qu'à partir de son installation au conseil communal de la commune de Kérou, c'est-à-dire, le 21 août 2015, Monsieur Jacques B. Yempabou, député à l'Assemblée nationale, a entamé l'exercice de la fonction de conseiller incompatible avec son mandat de député à l'Assemblée nationale; que dès lors, il y a lieu de conclure qu'il est démissionnaire d'office de son mandat de député à l'Assemblée nationale; qu'en conséquence, il y a lieu pour la Cour, en sa qualité d'organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l'activité des pouvoirs publics, d'inviter, au regard de l'article 375 précité du code électoral, le bureau de l'Assemblée nationale à saisir l'Assemblée nationale aux fins de prononcer la démission d'office de Monsieur Jacques B. Yempabou de son mandat de député à l'Assemblée nationale;
DECIDE
Article 1er.- Le député Jacques B. YEMPABOU a violé le code électoral.
Article 2.- La Cour invite le bureau de l'Assemblée nationale à l'application des dispositions du code électoral,
Article 3.- La présente décision sera notifiée à Madame Abiba Dafia, à Monsieur Maurice Chabi Katotcha, à Monsieur le président de l'Assemblée nationale et publiée au Journal officiel.
Ont siégé à Cotonou, le vingt-six novembre deux mille quinze,
Messieurs Zimé Yérima Kora-Yarou Vice-Président
Simplice Comlan Dato Membre
Bernard Dossou Dégboé Membre
Madame Marcelline-C. GBEHA Afouda Membre
Monsieur Akibou Ibrahim G. Membre
Madame Lamatou Nassirou Membre.

De plus en plus, les bâtiments faits de briques en terre comprimée sont d’usage courant et appréciés. Si d’aucuns éprouvent un penchant pour ce matériau, en raison de son coût et de ce qu’il garantit le confort thermique par ces temps de changements climatiques, d’autres n’y pensent pas parce que ce n’est pas intéressant pour eux. Le directeur général du Laboratoire d’essai, de recherche en génie civil (LERGC), Crépin Zèvounou, rencontré à l’occasion d’une formation initiée par l’Uémoa qui s’y est intéressée du 14 au 19 décembre, revient dans cet entretien sur les avantages liés à ce choix.
« Aux Béninois, je demande de croire en ces bâtiments et de ne pas éprouver le complexe que c’est pour les pauvres». Voilà comment Crépin Zèvounou, directeur général du Laboratoire d’essai, de recherche en génie civil. (LERGC), enseignant chercheur à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi encourage les Béninois à s’orienter vers les bâtiments construits avec des briques en terre comprimée.
Comment obtenir une BTC
«Quand on descend dans la Vallée de l’Ouémé ou à Hlan, on peut avoir le sable approprié pour pouvoir faire ces briques en terre stabilisée, indique le technicien. Aujourd’hui, on ne parle plus de terre stabilisée mais de brique en terre comprimée (BTC) parce qu’il faut stabiliser le ciment», précise-t-il. Donc pour avoir ces types de briques, il faut non seulement du sable mais aussi de l’argile. C’est pourquoi la terre de barre est appropriée. Mais il faut une certaine proportion de sable et d’argile dans ce matériau pour avoir un bon mélange, nuance-t-il.
Il faut que dans le sable, les particules soient grossières, apprécie-t-il. Parfois, il est nécessaire, selon lui, d’améliorer la qualité du sable qui est en place pour avoir de bons matériaux et des briques de très haute performance.
Cette technologie existait, depuis le temps de nos parents a reconnu Crépin Zèvounou. Mais à l’époque, rapporte-t-il, on ne comprimait pas. Il n’y avait pas de presse. «Cependant, on "battait" le sable pour les maisons qu’on rencontrait en ces moments-là. Mais elles se lézardaient. Au Bénin, la technologie des briques en terre comprimée existe, il y a 20 à 30 ans qu’on l’expérimente », explique l’enseignant chercheur. «A l’université, nous disposons d’un pôle qu’on appelle le "Potema". Le pôle de technologie de matériaux locaux qui existe à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) dont j’ai longtemps été membre et le suis encore. On a travaillé avec nos frères burkinabé qui ont développé cette technologie», se souvient-il. Et de poursuivre que «Nous avons également travaillé avec ceux qui ont parcouru le monde entier et qui sont basés en France, avec qui nous avons réalisé un bâtiment- type. A Porto-Novo, nous avons réalisé avec eux le centre de l’artisanat situé en face de l’église Saint Pierre-Paul. Donc, nous avons réalisé ce bâtiment pour pouvoir faire la pratique et la mise en œuvre de ces technologies», insiste-t-il.
Avantages des BTC
Il est possible de disposer de sable « Partout », pour fabriquer les briques en terre comprimée, répond Crépin Zèvounou. «Mais je vais scandaliser en indiquant que vous pouvez le trouver dans votre maison. Ce qui est plus simple, c’est que lors de la réalisation d’un bâtiment privé, pour faire des fosses septiques, la terre prélevée que ce soit à Porto-Novo ou n’importe où, est déjà assez bonne, pour pouvoir faire ce type de briques», estime l’enseignant-chercheur. Maintenant, précise-t-il, si vous voulez plus de performance et si vous êtes par exemple à Porto-Novo, vous ajoutez juste la terre de Djassin, c’est-à-dire du sable avec des gravions, ça améliore la qualité de ce matériau. On adapte, ajoute-t-il, ces technologies de plus en plus. Mais il nuance que les ouvriers font des briques de 10 avec de petites presses, mais que cela ne présente pas la meilleure qualité. Mais que c’est déjà quelque chose au départ.
Enumérant les avantages attachés à cette technologie, Crépin Zèvounou avance que le premier critère de choix pour toute personne porte sur le coût. Donc l’avantage financier.
Ensuite, «Si vous prenez de la terre parce que vous allez réaliser des fosses, vous disposez déjà de la terre et vous n’avez plus besoin d’acheter du sable pour le faire. Vous avez déjà les matériaux disponibles chez vous en même temps», apprécie l’ingénieur.
Le 2e avantage, apprécie-t-il, c’est le confort thermique. « Vous allez constater que dans les maisons de nos grands-parents, il ne fait pas trop chaud. Pendant l’harmattan, on n’a pas trop froid et pendant la sècheresse, on n’a pas trop chaud. Donc le confort thermique est au rendez-vous», explique-t-il. Ainsi, au lieu d’utiliser tout le temps le ventilateur pour faire face à des factures salées par la suite, avec ces matériaux, on diminue le coût », observe. Il faut, selon Crépin Zèvounou, bien orienter le bâtiment en respectant un certain nombre de précautions pour qu’il y ait assez d’air afin que le confort et l’avantage de ce matériau soit renforcé.
En définitive, apprécie le technicien, c’est du matériau noble, le matériau de l’avenir. « Que les Béninois enlèvent de leur tête que la terre de barre est pour les pauvres. Je comprends par ailleurs, qu’il n’y ait pas encore assez d’ouvriers qualifiés et qu’il y a des déceptions pour certains qui ont voulu utiliser ce matériau », regrette-t-il.
Bâtiment à entretien facile
La mise en forme relève également, selon lui, d’un art que ceux qui savent le faire maîtrisent de telle sorte que quand ils le réalisent, vous avez un bâtiment dont l’entretien est facile. Sur des années, vous n’aurez plus à reprendre la peinture. Parce que le matériau lui-même, apprécie-t-il, ne requiert plus de badigeonnage. «C’est le même matériau, de sorte que si vous tamisez, vous n’avez plus besoin de la chaume pour faire la peinture à partir du même matériau et avec un peu de ciment. Que les Béninois y croient, car aujourd’hui, nous avons des techniciens qualifiés. Et c'est encore une occasion où on peut former des personnes à l’utilisation, à la production et à la mise en œuvre», retient l’enseignant-chercheur ¦