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Nouvelles

Lancement officiel du Pinex: L’ananas béninois fortement attendu sur les marchés sous-régionaux et internationaux

L’organisation non gouvernementale internationale américaine Partners for development (PFD) a lancé officiellement, mercredi 9 décembre, Pineapple processing for export (Pinex). Un projet financé par le gouvernement dans le cadre du déroulement du programme food for progress avec pour objectif d’accroître la productivité de l’ananas béninois et de le promouvoir au plan international via une exportation massive.

Pineapple processing for export (Pinex). Ce nom sonne le renouveau de la filière ananas du Bénin. Grâce à ce projet étalé sur cinq ans, et financé à hauteur de dix millions de dollars US par le gouvernement américain et mis en œuvre à travers l’organisation Partners for development (PFD). En co-signant mardi 24 novembre dernier l’accord d’établissement de cette organisation au Bénin, après quatre ans d’activité, sa représentante résidente, Cynthia Taha avait insisté sur l’impact positif induit par ladite organisation dans le milieu agricole du Bénin. Elle avait aussi à l’occasion fait cas du projet Pinex. Mais elle ne croyait pas si bien dire. Depuis mercredi 9 décembre, on peut dire que la parole a cédé place à la concrétisation avec le lancement officiel dudit projet. Lequel se propose, entre autres d’accroître la productivité agricole de l’ananas par le renforcement des capacités techniques et de management des producteurs, l’amélioration des services d’encadrement, et d’accès au financement agricole, l’amélioration de la transformation de l’ananas en produits dérivés (jus, tranches séchées…), le développement du commerce national et international de ce fruit…

Ces objectifs, les responsables du projet, notamment son directeur exécutif, Jack Marrkand conviennent qu’on peut les atteindre, au regard des actions déjà engagées par PFD. Le ministre en charge de l’Agriculture, Rufin O. Nansounon y croit davantage. Et po ur se justifier, celui-ci brandit la qualité de l’ananas béninois. La variété pain de sucre par exemple, l’une des plus intéressantes au monde, spécialité béninoise, vante-t-il, reste inégalée. D’abord de par sa forme unique, ensuite par sa qualité gustative hors du commun, enfin par son arôme plaisant et sa chaire légère. Autant d’atouts qui n’ont pas suffi, regrette-t-il, pour hisser ce fruit de qualité sur le marché international en dépit de la forte demande et de l’importance à lui accordée par le gouvernement qui l’a hissé au rang des treize filières agricoles prioritaires du pays. Et c’est alors que le patron de l’agriculture salue l’avènement du Pinex qui, indique-t-il, a pris en compte les contraintes les plus importantes de la filière et a développé une approche novatrice, surtout en travaillant en amont avec les services techniques compétents et les acteurs professionnels. Eu égard aux présentations faites par Jack Marrkand et Cynthia Taha, le ministre Rufin O Nansounon y voit déjà des solutions adéquates, simples et novatrices pour renforcer les synergies en cours afin que cette filière soit apte à affronter les défis du marché international.

Fin de calvaire pour l’ananas béninois

Les nombreux engagements pris par les responsables du PFD, organe en charge de l’exécution du projet Pinex devraient paraître osés quand on sait que l’ananas béninois représente 1,2% du Produit intérieur brut et rapportait déjà en 2006, près de treize milliards de franc Cfa, occupant de ce fait la troisième place des recettes d’exportation derrière le coton et le cajou. Et que, paradoxalement, il n’est exporté qu’à 2% sur le marché européen, notamment français avant d’atteindre d’autres destinations. Comment alors inverser la tendance ? A cette question, Pinex répond déjà en se proposant de tourner l’énorme production à venir vers le vaste marché nigérian. Une cible bien choisie, puisque 40% de l’ananas produit au Bénin y est déversé, mais dans des conditions peu indiquées, regrette le ministre en charge de l’Agriculture. A l’avenir, cela se fera avec plus de professionnalisme. Raison pour laquelle, une forte présence nigériane a été notée à l’occasion du lancement du projet Pinex. Des représentants de l’instance en charge du contrôle de qualité de ce pays étaient aussi présents.
Les activités prévues pour combler ces attentes se résument à la formation et au renforcement de capacités techniques des producteurs, des transformateurs, l’accès aux services financiers, des subventions, la facilitation des échanges commerciaux… Le projet sera mis en œuvre dans les zones de production, de transformation et de commercialisation de l’ananas au Bénin, principalement celles des départements de l’Atlantique et du Littoral, à savoir les communes d’Allada, Tori-Bossito, Toffo, Zè, Abomey-Calavi, Ouidah, Kpomassè et Cotonou?

Economie 11 déc. 2015


Postes de vote pour la présidentielle de 2016: Les députés adoptent la clé de répartition des sièges

Postes de vote pour la présidentielle de 2016: Les députés adoptent la clé de répartition des sièges

Les députés ont adopté, mardi 8 décembre, les modalités de désignation de leurs représentants au sein des postes de vote devant gérer la présidentielle du 28 février 2016. La clé de répartition a été adoptée à l’unanimité des parlementaires présents et représentés sous la supervision de Eric Houndété, premier vice-président de l’Assemblée nationale et président de céans.

Après la désignation de ses représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS/LEPI), l’Assemblée nationale a posé mardi 8 décembre, le deuxième acte de ses actions prévues dans le cadre de l’organisation à bonne date de la présidentielle de 2016. Elle a adopté la clé de répartition des sièges des agents électoraux devant la représenter dans les postes de vote. Cette action est une mise en œuvre des dispositions de l’article 76 de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin. Lequel article prévoit que «Le poste de vote est tenu selon qu’il s’agit d’élections ordinaires ou d’élections couplées respectivement par cinq et sept agents électoraux. Les membres du poste de vote sont composés de 01 président, 2 assesseurs, 01 représentant de la majorité parlementaire, 01 représentant de la minorité parlementaire, tous inscrits sur la liste électorale de la commune. En cas de couplage, outre les représentants de la majorité parlementaire et de la minorité parlementaire, le poste de vote est composé d’un président et de deux assesseurs par une…». En application des dispositions de cette loi, la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme qui a présenté hier son rapport à la plénière, a suggéré aux députés membres des groupes parlementaires de la majorité et de la minorité à se concerter pour proposer un candidat par tendance politique dans chacun des postes de votes créés sur toute l’étendue du territoire national. Cette clé de répartition proposée par la Commission des Lois présidée par le député Joseph Djogbénou a été adoptée à l’unanimité des députés présents et représentés. La répartition des sièges acquise, les députés de la majorité et de la minorité parlementaires ont été invités à déposer la liste unique de leurs candidats sur la table du président de l’Assemblée nationale. La liste unique nominative de candidatures proposées sera ensuite soumise à l’appréciation de la plénière en vue de son adoption par vote au scrutin secret, détaille le rapport présenté par la Commission des Lois. Le Parlement aura plus de 26 000 agents électoraux à désigner au sein des 13 000 postes de votes si on s’en tient aux données des dernières élections législatives et municipales. Ce nombre connaîtra encore une évolution d’autant que c’est le nombre d’électeurs qui détermine le nombre de centres de votes puis de bureaux de vote à créer.

L’actualisation de la LEPI sur la base de laquelle ont été organisées les deux dernières élections avec l’enrôlement des Béninois de la diaspora va certainement fait grossir la liste électorale de la présidentielle de 2016. L’Assemblée nationale attend donc le COS-LEPI en charge de l’actualisation du fichier électoral pour être fixée sur le nombre exact des postes de vote à créer dans le cadre du prochain scrutin. Ce nombre est déterminé en divisant le nombre total des électeurs enregistrés par 500 représentants, le maximum de votants par postes de vote prévus par la loi. C’est ce travail de détermination du nombre de postes de vote que fait actuellement le COS-LEPI sur le terrain.
L’adoption de la clé de répartition des sièges par les députés est donc une première étape du processus devant conduire à la mise en place de la liste nominative des agents électoraux. Les deux agents électoraux désignés par tendance politique du Parlement seront ensuite complétés par les trois autres membres qui seront pourvus par la Commission électorale nationale autonome (CENA) ¦

Actualités 09 déc. 2015


Exposition «3 en1»: Le dialogue porté sur la toile par trois artistes de renom

Exposition «3 en1»: Le dialogue porté sur la toile par trois artistes de renom

Le tournant politique qu’amorce le Bénin dans les prochaines semaines préoccupe certains artistes plasticiens qui prêtent déjà leurs pinceaux à la sensibilisation. Il s’agit de faire de la prochaine élection présidentielle, une expérience réussie en escamotant toute velléité à l’antipode de l’unité nationale et en travaillant pour le dialogue. Tel est le leitmotiv de l’exposition que proposent, depuis samedi 5 décembre dernier, trois plasticiens au public.

«Dialogue» ! Le thème est tout trouvé pour rappeler à la population béninoise en cette veille d’élection présidentielle, la nécessité de conserver l’unité nationale malgré les divergences d’opinions et les oppositions dans les choix politiques. Lorsque ce sont trois artistes aux talents avérés qui décident de porter un tel projet, le public ne peut qu’exulter. Et c’est ce qui a eu droit de cité, samedi 5 décembre au Centre culturel chinois de Cotonou à l'occasion du vernissage de l’exposition organisée par Erick Ahouansou, Francel Dagbéto et Etienne Arèmon. De jeunes et expérimentés pinceaux qui se sont donnés la main à travers une résidence de création dont le résultat se laisse contempler, entre tableaux et installations qui brisent la routine, tutoient l’ingéniosité, entrecroisent le génie et abordent la dextérité dans l’art. Des petits formats de Erick Ahouansou alias Dah-Jah, aux géants de Francel Dagbéto alias Aris sans oublier les installations de Etienne Arèmon, les exposants ont rivalisé d’ardeur pour laisser entrevoir sous divers prismes, des messages se rapportant au dialogue. Dialogue entre religions, entre populations, entre frères, entre dirigeants, nécessité de cohabiter, unité nationale… rien n’a été omis.

Apôtres du dialogue

Pour Etienne Arèmon, cette exposition dénommée «3 en 1» constitue déjà en lui-même, la matérialisation du dialogue. Car, venus de divers horizons avec des profils et parcours divers, ils sont tous trois décidés à travailler ensemble. Une sorte de message lancé à l’endroit de leurs pairs, prioritairement à l’endroit des populations pour leur rappeler que la fraternité, premier postulat de notre devise nationale, devrait être l’élément premier qui guide nos actions. Mais au-delà, l’exposition se propose comme le vecteur de cette sensibilisation jugée indispensable par les temps qui courent. C’est donc une œuvre de grande portée qui n’est rien d’autre que le reflet des ambitions de trois talentueux artistes dont les parcours sont plus qu’édifiants.
Erick Ahouansou alias Dah-Jah est artiste-peintre, musicien et collaborateur architecte. On dit de lui qu’il est un artiste original qui puise son inspiration dans l’art primitif et qui travaille sur l’art lié à l’éducation spirituelle. On comprend donc la prédominance du Fâ dans les œuvres qu’il propose. Mais cette sobre présentation n’est que le résumé de la riche et longue carrière de l’homme aux longs cheveux qui a déjà parcouru assez de pays avec son pinceau. Etienne Arèmon lui, n’est pas issu des écoles récentes. C’est un self-made-man qui a fini par s’imposer au fil du temps avec un niveau de réflexion artistique souvent au-delà de la normale. Ses œuvres, si non ses installations, sont d’une inspiration qui épate souvent et il en était ainsi, samedi dernier.
Le benjamin de la fratrie, Francel Dagbéto alias Aris est peintre, plasticien, auteur et compositeur. Il est venu à la peinture par la caricature. Mais depuis quelques années, ce jeune passionné de dessins s’inspire de la tradition et des croyances spirituelles pour proposer des œuvres authentiques, souvent sur de grands supports, partagées entre beauté, authenticité et révélations. Il fait beaucoup dans l’abstrait et s’illustre par de vives couleurs qui donnent à son art, éclat et attrait. Ce sont donc ces trois pinceaux qui offrent le dialogue à travers des dizaines d’œuvres ¦

Culture 09 déc. 2015


Nouvel aéroport international de Glo-Djigbé: Les études techniques socio-économiques et environnementales actualisées

Nouvel aéroport international de Glo-Djigbé: Les études techniques socio-économiques et environnementales actualisées

Encore une autre étape de franchi dans le cadre de la construction du nouvel aéroport international de Glo-Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi. C’est à la faveur des travaux d’un atelier de restitution des études de faisabilité techniques socio-économiques et environnementales du projet, organisé au profit des techniciens béninois, mardi 8 décembre à Cotonou, afin de recueillir leurs observations et recommandations pour l’amélioration et la préparation des dossiers définitifs à transmettre au gouvernement.

Le rapport de l’actualisation des études de faisabilité techniques socio-économiques et environnementales du nouvel aéroport international de Glo-Djigbé, phase avant projet sommaire (APS), était au centre d’un atelier de validation, mardi 8 décembre à Cotonou. C’est le ministre des Transports et des Travaux publics, Gustave Dépo Sonon qui a procédé à l’ouverture des travaux. Il a été introduit par Dieudonné Dahoun, coordonnateur national du Projet de Compétitivité et de Croissance Intégrée (PCCI) que le gouvernement a mandaté à l’issue de la Table ronde de Paris sur le financement du développement du Bénin, comme maître d’ouvrage de diverses études dont celle qui fait l’objet de restitution au cours de la présente rencontre.

Avec l’appui des techniciens de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), le PCCI a sélectionné le bureau d’étude tunisien STUDI International pour réaliser cette étude. Un Comité de suivi technique a aussi été mis en place, de concert avec l’ANAC, l’ASECNA, le ministère des Transports et des Travaux publics et l’Agence de gestion du périmètre de Glo-Djigbé (ADPG). Il a effectué diverses validations des rapports provisoires d’études. Au nombre de ces rapports, il y a ceux confirmant la mise à disposition des 3200 ha pour le domaine aéroportuaire de même que la nécessité de sa sécurisation par le gouvernement.
Pour le ministre Gustave Dépo Sonon, l’organisation de cet atelier marque une nouvelle ère dans le développement du transport aérien au Bénin. L’actualisation des études, estime-t-il, doit permettre une approche plus technique avec un résultat conséquent. «Le nouvel aéroport de Glo-Djigbé est conçu pour être un hub, un aéroport d’accueil, de passagers et de fret, des vols internationaux et leur éclatement sur des vols régionaux et vice-versa. Il doit être capable d’accueillir tous les types d’aéronefs de nouvelle génération», a rappelé le ministre.
Ces études ont été possibles grâce à l’appui de l’Association internationale de développement (IDA), de la BIRD et de la Banque mondiale.

Actualités 09 déc. 2015


Formation sur l’analyse des risques industriels: Les banquiers outillés pour mieux accompagner les entreprises industrielles

Formation sur l’analyse des risques industriels: Les banquiers outillés pour mieux accompagner les entreprises industrielles

Des gestionnaires de crédits des banques membres de l’Association des professionnels des banques et établissements financiers (APBEF) ont suivi, mardi 8 décembre à Cotonou, une formation sur l’analyse des risques industriels. C’est une initiative du Bureau de restructuration et de mise à niveau (BRMN), une structure opérationnelle chargée de mettre en oeuvre la politique nationale de restructuration et de mise à niveau des entreprises, dans le but de renforcer leurs compétitivités sur le marché national et à l’exportation.

Doter l’un des partenaires stratégiques dans la restructuration du projet, c'est-à-dire les banquiers, de connaissances et compétences nécessaires aux fins de mieux accompagner le Programme de restructuration de mise à niveau. C’est l’objectif des assises qui ont eu lieu mardi 8 décembre à Cotonou. Elles regroupent des gestionnaires de crédits des banques membres de l’Association des professionnels des banques et établissements financiers (APBEF).

Procédant à l’ouverture des travaux, le directeur général du BRMN, Airy Tonato Lucius rappelle que l’environnement du Bénin est globalement fait de beaucoup de commerçants. Ce qui explique que la plupart des banquiers savent apprécier et analyser les dossiers des commerciaux et des agents de services. «L’industrie est une approche nouvelle et a besoin également de compétences nouvelles», a t-il avancé. Il précise qu’on a besoin de donner ces compétences à tout le secteur bancaire. L'objectif est de faire réussir le Programme de manière à ce que, l’effort qui est fait en amont et qui vise à améliorer la compétitivité des entreprises à travers les diagnostics stratégiques, soit reconnu par ce secteur chargé de financer les projets et programmes qui sont proposés aux entreprises qui adhèrent aux programmes du BRMN. Il rappelle l’importance pour sa structure de se rendre compte que tout le dispositif environnemental de ce programme se met progressivement au pas. Ce qui, en réalité, n’est qu’une suite logique de ce qui a été fait jusque-là, puisque cela a d’abord commencé par les consultants chargés de faire les diagnostics. Le directeur général du BRMN, Airy Lucius Tonato, a révélé que «le Programme sera doté prochainement d’un dispositif technique appelé centres techniques afin que ledit programme réussisse. «Donc c’est normal que les banquiers soient associés à ce programme», soutient le directeur général du BRMN.
Parlant de la réticence des banques à financer les entreprises industrielles, Airy Lucius Tonato a expliqué qu’après discussion avec les professionnels des banques et les établissements financiers, les problèmes posés ont été de plusieurs natures. «Il y a ceux que nous pouvons régler nous-mêmes et d’autres qui dépendent de structures plus larges comme l’Etat», précise t-il. Ajoutant que ce qui relève un peu de l’Etat et de l’environnement est la mise en place de fonds de garantie, parce que pour pouvoir accompagner une entreprise, il faut une garantie. Mais lorsqu’il s’agit d’un projet industriel, ces garanties peuvent dépasser les biens propres d’un entrepreneur. Donc, il faut un effort spécial pour pouvoir ouvrir ces risques que le banquier peut prendre. Il est nécessaire de doter l’environnement industriel du Bénin d’un fonds de garantie. Le secteur privé, le secteur bancaire a déjà pris des initiatives dans ce domaine. «Toutefois, il y a ce que nous pouvons faire, c’est-à-dire donner à ces banquiers les outils nécessaires aux fins de mieux accompagner les entreprises industrielles. Beaucoup d’entreprises demandent des gages à tous ceux qui sollicitent de crédits. Mais ce n’est pas cela qui donne toujours l’assurance de la réussite de ce que vous financez, mais plutôt avoir le flair de mieux apprécier le projet qui vous est soumis. De nombreux banquiers déplorent aujourd’hui que la plupart des projets qu’ils ont eu à financer, se sont soldés par des échecs. Ce qui veut dire que le dossier n’a pas été traité dans les conditions optimales assurant un bon recouvrement des fonds», déplore-t-elle.
Globalement, ce sont ces éléments d’appréciation qui seront donnés aux banquiers afin qu’ils renforcent et capitalisent l’expérience qu’ils ont déjà dans le domaine commercial au profit du monde industriel?

Actualités 09 déc. 2015


Scolarisation des filles au second cycle du secondaire: L’extension de la gratuité est à réajuster

Scolarisation des filles au second cycle du secondaire: L’extension de la gratuité est à réajuster

Dans le relevé du Conseil des ministres du 21 novembre dernier, le gouvernement béninois a élargi la gratuité de la scolarisation des filles au second cycle du secondaire. Cette mesure a été appréciée des directeurs d’établissements et parents d’élèves qui souhaitent toutefois voir le gouvernement payer les subventions au début de l’année scolaire.

« C’est une mesure salvatrice que le gouvernement vient de prendre pour faire reculer l’ignorance au niveau des filles », apprécie le directeur du Collège d’enseignement général (CEG) de Sainte Rita, Bernadin Tavi. Pour lui, une fille non scolarisée est une victime facile. D’où loue-t-il davantage la mesure sociale du gouvernement béninois. Cette décision du gouvernement est courageuse et loyale, confie à son tour le directeur du CEG Zogbo, Maurille Mondé.

«Je ne peux que remercier le gouvernement qui a à cœur l’éducation des filles», lance Yves Aïdasso, un parent d’élève. Pour lui, l’élargissement de cette gratuité est un soulagement pour les parents d’élèves. Il a ensuite souhaité que le président Boni Yayi généralise cette mesure au profit des garçons aussi. Anne Houessou, élève en classe de Seconde D au CEG Gbégamey se réjouit de cette décision. «C’est notre mère qui nous paie les frais de scolarité, je suis très contente de cette aide du président Boni Yayi», confie-t-elle, toute souriante. Elle souhaite aussi que le gouvernement élargisse cette mesure sociale afin de prendre en compte ses frères. Estelle Vigan, élève en classe de Première au CEG Houéyiho, très gaie, mesure aussi l’importance de cette décision du gouvernement béninois. Pour elle, grâce à cette gratuité, son père lui payera plus de livres au programme.
L’émotion est partagée par tous. Directeurs, élèves et parents d’élèves reconnaissent l’importance sociale de l’extension de la gratuité de la scolarisation des filles jusqu’en classe de Terminale.

L’inquiétude….

«Mais cette décision ne reste pas sans conséquences si on ne s’y prend pas à temps», prédit Maurille Mondé. Par rapport à la gratuité de la 6e en 3e, il a expliqué qu’ils ont eu d’énormes difficultés. Parce que, justifie-t-il, la subvention arrive en retard, c’est-à-dire vers la fin de l’année. Il a ensuite fait remarquer que les garçons n’atteignent plus 50% de l’effectif des élèves alors que pour le fonctionnement du collège, il dépasse les 50% des dépenses avant la fin d’année. «Si la subvention n’arrive pas à temps, certains collèges se feront couper l’électricité par la Sbee et l’eau par la Soneb parce qu’ils ne pourront plus payer les factures», avertit-il.
«Ce qui dérange les chefs d’établissement, c’est le retard qu’accuse le transfert des subventions. L’établissement fonctionne purement grâce aux contributions scolaires des élèves», confie Bernadin Tavi. Et d’ajouter qu’avec cette extension, le retard dans le transfert des subventions bloquerait les activités pédagogiques. Donc, propose-t-il, il serait bon de transférer les subventions aux établissements au plus tard fin décembre des années scolaires ¦

Education 08 déc. 2015


«Le retard des subventions est un problème mineur», selon Salifou Mama

«Le retard des subventions est un problème mineur», selon Salifou Mama

Le directeur des Ressources financières et matérielles du ministère de l’Enseignement secondaire, Saliou Mama, s’est prononcé sur le retard qu’enregistrent les chefs d’établissement dans le transfert des subventions liées aux frais de scolarisation des filles. En tant qu’ordonnateur délégué du budget dudit ministère, il a donné les raisons qui justifient ce retard.

La Nation : Pourquoi le ministère a voulu étendre cette mesure de gratuité de la scolarisation aux filles jusqu’au second cycle alors qu’il accuse du retard dans le transfert des subventions ?

Salifou Mama : Je pense que la volonté de l’Etat d’étendre cette mesure jusqu’au second cycle ne devrait forcément pas être liée au fait qu’il y ait retard dans le paiement des subventions. Ce sont deux problèmes différents. Le retard dans le paiement s’explique par un seul fait. Nous sommes en 2015 et les subventions sont inscrites dans le budget de 2016 qui n’est pas encore voté. C’est le décalage entre l’année budgétaire et l’année scolaire qui justifie le retard qu’il y a dans le paiement. Déjà au niveau de l’année scolaire, pour 2015, ils feront déjà trois mois en fin décembre, c'est-à-dire le premier trimestre alors que le budget de 2016 n’est pas encore voté. Après son vote, les outils de gestion de ce budget seront mis en place courant janvier. Son exécution réelle commence vers février 2016. Ainsi, avant de mettre à disposition les ressources aux collèges, il faudra environ deux mois. pour suivre tout le processus. On se retrouvera en mars ou avril.
Etant donné qu’au début de la rentrée, les garçons payent, ils devraient planifier ces ressources en les utilisant d’abord avant que l’Etat ne leur envoie les subventions. L’Etat a régulièrement payé ses subventions. Le montant ne fait pas défaut jusqu’à présent. Si c’était le cas, on pourrait nous demander pourquoi on l’étend jusqu’au second cycle du secondaire.

Selon les directeurs des collèges, l’Etat ne paye pas la totalité de ses subventions. Confirmez-vous cela?

Il faut le reconnaître jusqu’ici, nos statistiques ne sont pas tout à fait fiables. Tout cela est lié à notre mentalité. Lorsque le directeur départemental demande aux directeurs d’établissements le nombre de filles par classes on lui communique un chiffre donné. Mais lorsque le DRFM appelle, ils lui communiquent un autre. Parce qu’on sait que le directeur départemental est sur le terrain et a la possibilité de le vérifier automatiquement, ce qui pourrait ne pas être le cas avec le DRFM. Ils se disent peut-être que derrière cette liste, il aura une incidence financière. Evidemment, nous utilisons les chiffres de la Direction de la Programmation et de la Prospective qui fait son travail de statistiques au milieu de l’année scolaire. Donc cela fait que le montant que nous avons au moment de la prévision, lorsqu’on le compare aux chiffres qu’on nous communique au début de la rentrée, ne sont pas les mêmes. Qu’à cela ne tienne. Je pense quand même que nous sommes en face d’un budget qui est une prévision. Aucun chef d’établissement ne peut démontrer qu’au cours d’une année, il a encaissé les 100% de la scolarité des élèves. Parce qu’il s’agit de l’Etat, on veut que ça soit à 100%. C’est vrai, si on arrivait à faire un travail de statistiques pour que les chiffres soient harmonieux, l’Etat pourrait payer la totalité. Moi, je pense que ce qui est payé aux établissements pourrait largement suffire pour faire face aux dépenses de l’année scolaire. Je leur ai souvent répété que personne ne dépense l’argent qu’il n’a pas dans sa poche.
Lorsqu’un gouvernement se penche sur un dossier, on ne regarde pas les petits problèmes autour. Mais on regarde beaucoup plus l’importance de la décision qu’on veut prendre. Si c’est une bonne décision on la prend et les petits problèmes qu’il y a autour, on les règle. C’est pourquoi les services techniques sont là.

Quelles solutions proposez-vous pour pallier ce phénomène de retard ?

Au niveau de notre cabinet, on n’est pas resté les bras croisés. On a déjà engagé une négociation avec le ministère de l’Economie et des Finances pour voir dans quelle mesure, peut-être par système d’avance, mettre à la disposition des établissements les ressources à temps. Par exemple dans le budget de 2015, la moitié des fonds et quand le budget proprement dit dans lequel sont inscrits les fonds des subventions sera disponible, payer la seconde moitié. C’est une proposition que nous avons faite au moment de l’élaboration du budget au ministère de l’Economie et des Finances. Il y a eu d’autres propositions qu’on pourrait aussi expérimenter. Lorsqu’un établissement connaît le nombre de filles inscrites on pourrait en début d’année scolaire émettre des titres à son profit. Et ces établissements pourraient encaisser au niveau des banques, peut-être perdre un peu, en payant des ajouts.

La scolarisation des filles dans l’enseignement technique est-elle subventionnée ?

Lorsque vous prenez les filles de l’Enseignement technique et professionnel, elles sont subventionnées à 1/3. Et vous savez bien que ces établissements sont spécifiques. Au niveau des lycées, vous avez soit des élèves boursiers que l’Etat prend en charge totalement. Donc à l’issue des concours d’entrée dans ces lycées, si une fille est admise, elle est prise en charge et empoche chaque année une bourse. Après ces filles, celles qui s’inscrivent à titre payant, sont exonérées d’un 1/3 des frais de scolarité. Ce qui est largement au-delà de ce que l’Etat donne pour les filles qui sont au niveau de l’enseignement général, parce que le taux de contribution le plus élevé c’est 15 000FCFA alors que dans les lycées techniques, ce taux va jusqu’à 300 000 FCFA. Donc si quelqu’un doit payer 300 000 FCFA et qu’il est exonéré d’un 1/3, ça veut dire que l’Etat a pris en charge 100 000 FCFA ¦

Education 08 déc. 2015


Cancers digestifs: L’AFBLCC sensibilise les populations

Cancers digestifs: L’AFBLCC sensibilise les populations

L’Association franco-béninoise de lutte contre le cancer (AFBLCC) a organisé, samedi 5 décembre dernier à Cotonou, une conférence publique sur les cancers de l’appareil digestif. Elle avait pour thème : «Cancers digestifs : foie-colon-œsophage, de la prévention à la prise en charge».

Le cancer est une maladie qui fait des ravages en Afrique et dans le monde. Pour Martial Zannou président de l’Association franco-béninoise de lutte contre le cancer (AFBLCC), président du comité scientifique d’une conférence publique organisée samedi 5 décembre à Cotonou, la manifestation vise à aider les populations à prendre conscience de la gravité du cancer.

Au Bénin, révèle t-il, le constat fait état d’une nette progression des cancers digestifs du point de vue de la mortalité. Raison pour laquelle son association se propose d’attirer l’attention à travers cette conférence publique sur les facteurs de prévention et les signes d’alerte.
Martial Zannou a rappelé que le cancer peut se guérir et se guérit lorsqu’il est découvert à temps. Par contre, rien ne peut se faire, s’il atteint un niveau irréversible.
Le professeur titulaire de médecine, point focal cancer au ministère de la Santé, Fabien Houngbè a averti que le cancer demeure un problème de santé publique.
Aussi, dira-t-il qu’au Bénin, le diagnostic est souvent tardif et la prise en charge très couteuse. Selon lui, il faut disposer de données fiables pour pouvoir mener une lutte efficace contre la maladie.
Tous les cancers ont des facteurs de risques, ont-il souligné, citant des exemples comme l’alcool, le tabac, les infections de l’estomac et virale… Il y a également des facteurs professionnels tels le surpoids, l’obésité, l’inactivité physique. Certains polluants et l’amiante constituent aussi des facteurs de risque du cancer.
La progression du cancer survient dans les pays à faibles moyens comme le Bénin, parce qu’il y a moins de moyens humains et un accès limité aux moyens de diagnostics et thérapeutiques.
A l’origine des cancers, les maladies infectieuses occupent une place importante.

Au cours de la conférence publique, le développement du thème a été subdivisé en quatre communications données par des spécialistes des cancers.Elles ont porté sur le cancer du foie, du colon, de l’œsophage et sur les modes de prévention.
Selon le Dr Kpossou Raîmi, 859 cas de cancer du foie ont été enregistrés au Bénin en 2015. Sur ces cas, 573 ont été diagnostiqués sur des hommes et 286 sur les femmes. Son traitement dépend de l’état du foie, de la taille et de l’emplacement. On peut le traiter par greffe, ablation, injection d’éthanol, etc.
Le cancer colorectal est quant à lui beaucoup plus fréquent dans les pays développés. Mais, compte tenu des habitudes de plus en plus proches de ceux de l’Occident, il apparaît de plus en Afrique. Au Bénin par exemple, 240 cas ont été enregistrés en 2012 au nombre desquels 187 décès.
Le Dr Freddy Gnangnon a quant à lui entretenu l’assistance sur le cancer colorectal qui, selon lui, est lié au style de vie. Cette forme de la maladie est beaucoup plus fréquente dans les pays développés. Il se manifeste par l’amaigrissement, les constipations et les douleurs abdominales.
En somme, le cancer peut être traité s’il est diagnostiqué très tôt?

Santé 08 déc. 2015


Réflexions sur la Constitution et les crises en Afrique: Redéfinir les conditions de la stabilité constitutionnelle

Réflexions sur la Constitution et les crises en Afrique: Redéfinir les conditions de la stabilité constitutionnelle

L’Association béninoise de droit constitutionnel (ABDC), avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie et la Fondation Hans Seidel organise depuis lundi 7 décembre à Cotonou, un colloque international sur le thème, "La Constitution et les crises en Afrique". Ouvert par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, Evelyne da Silva, ce colloque prend fin ce jour.

Redéfinir les conditions d’une vie politique, de la garantie de la stabilité constitutionnelle et politique des Etats à partir de la Constitution et sa pratique par les acteurs. Voilà, selon le professeur Frédéric Joël Aïvo, président de l’ABDC, l’objectif que poursuit le colloque de Cotonou axé sur le thème, ''La Constitution et les crises en Afrique''. Il offre, précise-t-il, l’occasion aux spécialistes et aux praticiens de la Constitution d’échanger sur les crises qui ont éprouvé la stabilité de plusieurs Etats. Il s’agit d’identifier les causes de l’instabilité qui compromet la paix et le développement de certains pays africains. «Le tableau politique et constitutionnel en Afrique préoccupe. 15 Etats ont connu des violences sanglantes; d’autres ont frôlé le basculement», a déploré le professeur de droit constitutionnel, Frédéric Joël Aïvo. Le principal enseignement, relève-t-il, est que l’Afrique des crises a des rapports étroits avec la Constitution.

En effet, la Constitution est le référent incontournable, avant, pendant ou après la crise. Elle est la proie d’appétits politiques démesurés. C’est la cause du déclenchement des crises. Avant, la Constitution est la source des crises, pendant, elle en est au cœur et au sortir elle est réaménagée, réajustée ou abandonnée. Pour le président de l’ABDC, il est temps de susciter la réflexion autour de la question avec le parterre impressionnant de personnalités de renom, de responsables de premiers plans rodés dans le rétablissement des Constitutions, des personnalités et hommes politiques, acteurs ou victimes des crises. Au total, le droit constitutionnel est en crise, retient le professeur.

Déficit notoire du respect des droits de l’Homme

L’Association française de droit constitutionnel représentée par son secrétaire général, Fabrice Hourquebie, qui porte également la casquette de l’Organisation internationale de la Francophonie a noté que la plupart des crises sont dues au déficit notoire du respect des droits de l’Homme et à l’inobservation des règles du jeu démocratique. La francophonie, confie-t-il, prend une part active dans le débat et apporte son expertise pour la mise en place de solutions durables avec des mécanismes performants.
Le représentant de la Fondation Hans Seidel, Ralf Witter, quant à lui, a fait montre de la même disponibilité vis-à-vis de l’ABDC en déplorant la gestion qui est faite des pouvoirs en Afrique au sud du Sahara et les crises qui en résultent. «Il faut des institutions fortes et que les Constitutions soient appliquées», a-t-il souligné.
Pour Georges Barnabé Gbago, doyen de la Faculté de droit et de sciences politiques de l’Université d’Abomey-Calavi, les différents thèmes qui seront développés permettront d’éviter les aventures et de pacifier les pays. Il a donc invité à puiser dans les différentes théories qu’il a rappelées pour juguler les crises et aller plus loin.
«C’est un honneur que vous faites au peuple béninois qui depuis 25 ans a choisi la voie de la démocratie, du droit et donc de la Constitution comme instrument de résolution des crises», a souligné Evelyne da Silva Ahouanto, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, lançant officiellement le colloque. Et de poursuivre qu’au cours de l’année 2015 qui s’achève, l’on a vu des transitions politiques dans la violence, des élections dont l’organisation et les résultats sont contestés, occasionnant des violences qui déstabilisent non seulement les Etats, mais certaines régions et menacent de fragiliser le continent lui-même. Si ces échéances politiques majeures présentent un risque de déstabilisation des Etats ou d’une grande partie du continent, apprécie-t-elle, elles peuvent aussi être une formidable opportunité pour les peuples africains. A la seule condition que les partis politiques, les acteurs de la vie politique, les institutions étatiques et inter-étatiques présentent suffisamment de solidité et de maturité pour résister aux forces centrifuges. Ainsi ils pourront offrir à l’Afrique et aux peuples d’Afrique, les perspectives d’un avenir de stabilité constitutionnelle et politique indispensable à un développement économique?

Actualités 08 déc. 2015


Visite du MCTIC à Porto-Novo: Etienne Kossi dope le moral des agents de la DDCTIC Ouémé-Plateau

Visite du MCTIC à Porto-Novo: Etienne Kossi dope le moral des agents de la DDCTIC Ouémé-Plateau

Le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC) en sait un peu plus sur les difficultés de sa direction départementale au niveau de l’Ouémé-Plateau installée à Porto-Novo. Etienne Kossi accompagné d’une forte délégation de son ministère a rencontré l’ensemble des agents de cette direction départementale nouvellement créée et basée à Porto-Novo. Il a été accueilli par le directeur départemental de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication de l’Ouémé-Plateau. Dans son mot de bienvenue, Sylvain Ahounou a remercié le ministre Etienne Kossi pour l’initiative de cette visite. Il a salué son implication personnelle pour l’effectivité de la création de cette direction départementale. Il a ensuite passé en revue les différentes actions et activités qu’il a menées pendant les dix mois de gestion. Au nombre de celles-ci, Sylvain Ahounou a cité sa tournée dans les différentes antennes et agences départementales des structures publiques sous-tutelle du ministère. Il a visité notamment l'ONIP, l'ORTB, l'ABP, la Poste du Bénin et Bénin Télécoms. Ce qui lui a permis de toucher du doigt, dit-il, les conditions de travail appréciables pour les uns et pénibles pour les autres. Les organes de presse du secteur privé ont reçu sa visite de prise de contact. Aussi, Sylvain Ahounou a-t-il évoqué la tournée statutaire du préfet de l’Ouémé-Plateau à laquelle il a participé du 2 au 12 novembre dernier avec les autres membres de la Conférence administrative départementale. Cette mission lui a permis de retenir trois problèmes essentiels des populations concernant le ministère. Il y a le problème de vol de câbles téléphoniques de Bénin Télécoms, la non couverture de certaines localités par les opérateurs GSM et le problème de la connectivité Internet. Face à ces différents problèmes, Sylvain Ahounou dit n’être pas resté les bras croisés. Il a fait part au ministre de certaines actions qu’il a entreprises pour soulager tant soit peu les populations. Le DDCTIC Ouémé-Plateau n’a pas manqué de mettre l’accent sur certaines difficultés de sa direction. Il a surtout attiré l’attention du ministre sur l’indisponibilité de siège propre à la direction départementale obligée de squatter les locaux de Bénin Télécoms à Porto-Novo. A ce problème, Sylvain Ahounou ajoute le manque de véhicules de services pour la direction départementale et l’absence de lignes téléphoniques et de la connexion Internet. Le DDCTIC Ouémé-Plateau a plaidé pour la résolution de tous ces problèmes pour permettre à la direction, vitrine du ministère dans le département, d’atteindre les objectifs à elle assignés.
Prenant la parole, le ministre Etienne Kossi s’est dit sensible aux différents problèmes évoqués. Mais ceux-ci seront résolus progressivement. Les difficultés relatives à l’accès à l’Internet sont en train d’être réglées avec l’acquisition par le Bénin d’un câble ACE d’une capacité de 40 Mégabits pour seconder la fibre optique. L’autre défi du ministère, insiste le ministre, sera la réussite du passage de l’analogique au numérique. Ce projet qui n’a pu être une réalité à la date échue du 17 juin 2015 à cause de certaines difficultés, le sera d’ici à la fin du mois d’avril 2016, promet-il. L’organisation de la présidentielle de 2016 n’a pas été passée sous silence par le ministre. Etienne Kossi a invité les journalistes exerçant dans l’Ouémé-Plateau à faire preuve de professionnalisme dans la couverture de cette élection comme ils ont su le faire lors des législatives et communales dernières?

Actualités 08 déc. 2015


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